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Feu de quand

Source: Facebook

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Lettre ouverte aux martiens

Avant-propos:

(Image: secrète. Bout de stylo trafiqué. Vu que les imagiers  sont tristes à chier, et qu’ils ne veulent rien partager, on va se débrouiller pour faire semblant que c’est une fusée. )

LES NOUVEAUX UTOPISTES (1/4) – Les nouveaux utopistes, veulent rendre notre monde meilleur en s’appuyant sur l’évolution très rapide des technologies. Le PDG de SpaceX, lui, voit l’avenir de l’homme dans les étoiles. Il veut commencer par la colonisation de Mars.

Faire de l’humanité une espèce interplanétaire, en commençant par la colonisation de Mars. Tel est le rêve d’Elon Musk, figure emblématique du «serial entrepreneur» de la Silicon Valley. Après avoir fait fortune avec PayPal (paiement en ligne), il a créé la société spatiale SpaceX, le constructeur de voitures 100 % électriques Tesla et a lancé plusieurs projets futuristes à l’instar du système de transport interurbain Hyperloop.  Le Figaro  .

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Chers martiens,

Si vous existez, quand vous verrez arriver une bande de cowboys habillés pour respirer de l’air, percez leur camisole avec un stylo. Si vous n’avez pas de stylo, prenez un morceau de roche rouge et défoncez leur masque. Vous les verrez se tordre. Ils sortiront leurs armes et vous abattront, même si votre peau est jaune. Si vous êtes blondes et belles, usez de vos charmes pour leur couper le tuyau. Ils seront confondus.

Ils disent que la première chose qu’ils feront, c’est de chercher de l’eau. Ils ne peuvent vivre sans eaux. Ils en sont constitués à 90%. D’ailleurs, vous pourrez vérifier: percez-les. Vous verrez sortir de l’eau rouge. C’est bon signe. Mais, attention, c’est une tromperie. Ils se sont bourrés de liquide rouge pour vous faire croire qu’ils sont des vôtres, ceux de la planète rouge.

Si jamais ils trouvent de l’eau avant que vous puissiez les intercepter – car ils sont dangereux et armés- ils prendront de l’eau et feront un usage immodéré. Ils pourraient même aller jusqu’à se baigner dedans ou encore y faire leurs besoins. Chaque famille américaine bien nantie a, en moyenne, trois salles de bain. Ils sont propres comme des chats. Ce qui revient à dire qu’ils prendront votre planète pour une litière.

Si vous les laissez faire, ils découperont votre sphère en carrés, dits terrains. Pour eux, la quadrature du cercle est possible. Et dans ces carrés, ils creuseront jusqu’à ce qu’il en sorte un liquide noir. Ils en auront besoin pour repartir. Si  jamais ils veulent repartir,  dites que vous avez froid et que vous ne connaissez pas le feu. Ils vous donneront un briquet pour 1 million de barils. Ils sont d’une générosité à nous faire larmer.

En cas de besoin, utilisez les briquets qu’ils vous donneront pour allumer un grand feu près de leur appareil en l’approchant du  liquide noir. Boum! Vous serez soulagés de les voir filer vers le ciel-   peut-être un peu en morceaux-  mais bon, on ne fait pas d’homme laite   sans casser des eux.

Après quelques années martiennes passées, vous en verrez d’autres arriver. Habillez-vous avec une plume sur la tête et fabriquez un tipi. Je vous envoie les plans en format PDF. Ça les déconcertera un peu, mais ils seront ravis. Car ils y verront là un procédé d’assimilation simple à suivre: vous aurez droit à un petit carré dans la sphère. Alors, par un beau soir de Terre, sortez le briquet et refaites la même opération. Après quelques opérations, vous verrez que votre planète sera vraiment rouge et la nôtre un peu plus propre.

Votre tout dévoué,

Gaëtan Pelletier,

Spécialiste en US et coutumes.

Joyeuses fêtes sous le régime du néolibéralisme

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« Vous êtes libres de marcher sous le libre-marché »

GP

Les désanalyses. Chapitre 1: Trump et le reste

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«Chaque jour, je me lève, déterminé à améliorer la vie des gens de ce pays qui ont été négligés, ignorés et abandonnés.»

Vous pouvez lire ICI  Personne ne semble s’être rendu compte que depuis des siècles les marchands on pris tout le pouvoir. Au début de l’humanité ce furent des engrangeurs bien gentils qui voulaient sauver les villages qui en cas de catastrophe naturelle allaient souffrir de la faim. Ils engrangent maintenant pour eux… Mais ils sont devenus banquiers, hommes d’affaire, hyper avocats et coqueluches des peuples en perdition. On ne se lèvera jamais assez tôt pour comprendre le « monde » et ses tirailleurs bizarres qui finissent sur un trône. Ce doit être quand on meure qu’on a compris mais une fois mort la langue cesse ses fonctions. On ne peut plus passer le message… Il en est qui meurent en ne comprenant rien. En se disant qu’il faut un surhomme ou une surfemme pour sauver ce monde. Le plateau est rempli de petits marchands coiffés. Qui aurait pensé un jour qu’en faisant le bilan de ce que vous avez dans votre maison est un produit de l’autre bout du monde? On ne trouve même plus de tomates Made in Canada en boîte pour la cuisine en hiver. Elles viennent d’où? Fouillez la boîte avec des lunettes grossissantes vendues au Dollorama. Pour des lunette 1 X, c’est 1$. Pour des lunettes 1.5X, c’est 1.50$. Devinez combien coûte une 2X?

Bon! Ne reste plus qu’à tenter de lire sur la boîte, la comprendre, la rincer et l’envoyer au recyclage. On ne sait pas trop où s’en va la boîte de conserve de tomates. Qui a déjà vu chez-lui une boîte de conserve de tomate sur laquelle il est écrit: « Faites à partir de boîtes de tomates recyclées ».

CONCERNANT LA BIÈRE ARTISANALE ET LES CHANTEUSE ARTISANALES

Hier, à la télévision, une really belle fille se plaignait de son métier de mannequin. On pouvait voir sa photo sur le magazine ELLE. Et puis entendre de sa voix enjôleuse et vraiment talentueuse une chanson traitant d’importants problèmes de ce mode: l’amour.  C’Est maintenant ça le Québec: on produit des bières artisanales et des chanteuses ou des chanteurs.  Au point où un jeune éleveur de veaux a eu l’idée de nourrir ses veaux à la bière. On se demande maintenant quel goût aura la chair des veaux une fois dans la sieste… Sans doute un petit goût de Trump qui lui doit bien s’être fait tout seul. Malheureusement, ou heureusement, il n’y a personne qui peut se faire « tout » seul. S’il c’était fait tout seul, il ne saurait même pas comment acheter des lunettes 2X.

***

Je suis allé à la rivière pour me baigner. Après deux heures de peintre de peinture, j’avais emmagasiné tellement d de chaleur que je pouvais en vendre sur Ebay. Tout l’art de la baignade ne consiste pas à plonger et à nager mais à trouver une eau propre.  C’était  assez bien. Quoique les petits poissons ne cessaient de mordiller les jambes sans doute que je n’étais pas dans mon territoire. En fait, j’ai changé de rivière trois fois. La dernière fois que j’étais allé à la pêche, c’est la dernière fois que j’ai voté. J’ai plongé et retiré une plaque de métal d’une rivière à truites.

ENVIRONNEMENT. Les fortes pluies du 18 juillet ont forcé un faible déversement d’eaux usées dans le bassin de Chambly. Préservatifs, produits d’hygiène féminine et emballages divers ont été repérés à la surface de l’eau par des plaisanciers.

Il est bien difficile de nager sans respirer. À moins d’être Donald Duck Trump, le canard plumé de toutes les critiques. Vert comme un terrain de golf. Qu’il a acheté, se plaignant d’un possible parc d’éoliennes près de celui-ci.  Si vous tentez de comprendre où s’en va le monde, dites-vous que le petit marchand qui vendait des saucisses et du pain au petit marché du coin et devenu coincoin. Il a fini par acheter une compagnie. Puis une autre… De sorte que c’est lui le DG de la saucisse. Et Trump est un pêcheur qui vous promet des truites longues comme ça. La sécurité? C’est vraiment le mot le plus cruel pour une nation championne vendeur d’armes. On peut passer le reste concernant les guerres et la pauvreté des God Bless America comme formule tampon. Ça flottes sur toutes les eaux des rivières et des lacs.

Un vrai langage de serviette hygiénique. Il en est qui nagent dans la piscine de la politique et qui avalent ça. Et plusieurs d’entre eux sont allés à l’université pour « s’instruire ». À quoi servent les connaissances si on ne peut même plus boire l’eau des rivières et encore moins celle des langues mortes qui bougent encore dans le monde merveilleux du discours?

On a toujours pensé que l’intelligence pourrait servir à changer le monde. Eh! ben! L’erreur est monumentale. C’est l’imbécillité qui change le monde ou refuse de le changer.

C’est elle qui réussit… Sinon nous nagerions dans la richesse et le bonheur. Enfin presque. Si nous étions si avides de justice, nous pourrions créer une revue qui présente les gens les plus laids et les moins intelligents, payés 4$ millions de dollars par an pour avoir son petit visage sur une pub de produits de laideur. Pourquoi pas? Trouvons une fille laide, maigre, représentant le pipeline qui traversera le Canada pour transporter l’essence en provenance des sables bitumineux. Il existe des magazines pour ce qui est beau ou ce qui rend beau. Où sont ceux qui devraient exister?

Bon! Je m’en vais au dodo. Demain, je tenterai de trouver une autre rivière pour me baigner. Méchamment, je dirais que la tête de Trump serait une belle piscine.Mais je ne veux pas me noyer, seulement me baigner…

Gaëtan Pelletier

Une histoire d’eau…

Nice: l’homme cultivé dans un ventre des mères patrie

Nice

 

La nuit, tous les terroristes sont gris…

Babillages télévisuels et annonces d’un nouvel attentat partout dans le monde.  En toutes les langues. On en met plus que la demande du client, ce consommateur de nouvelles « fraîches ». Et tous les grands chefs de ce monde: Poutine, Obama, Hollande, Valls  ( qui, soit dit en pensant n’a pas la jugeote nécessaire pour être plongeur dans un restaurant,  Trudeau, et bien d’autres… Tous au premier plan des « bêtiseurs » destructeurs de sociétés, d’empires, tous hypocrites et falsificateurs. De grands joueurs d’échec malhabiles, mais accros à leur jeu aux discours au faciès cireux . La parade des empaillés ne s’arrêtera jamais.

Ce monstre est la construction de sociétés en voie de perdition. Une société qui dévore des romans et des films aux cadavres tellement déchiquetés que l’on retrouve une jambe en Norvège et une autre au Danemark. C’est l’art moderne du roman policier avec  sang, couteaux, aux tueurs plus intelligents que « la police ».  Des séries policières aux héros encore plus aliénés que les assassins qu’ils poursuivent. Séries de tueurs en série… La profondeur de nos sociétés a maintenant celle d’une flaque d’eau que l’on prend pour des océans.

Nous vivons dans un monde officiel aux valeurs qui dessinent des êtres comme dans les peintures de l’ère du pointillisme. Le tableau des cerveaux est tracé de par tout ce qui nous entoure et de par la vitesse ébouriffante et foisonnante. Nous vivons dans un état de surexcitation en  une sorte de Parkinson psychique. De quoi alors voulez-vous que ce plasma politique et économique engrosse les citoyens? Notre cerveau n’est malheureusement qu’un papier buvard assoiffé…

Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es…

On parlera de pollution des lacs, des rivières, des océans, mais curieusement on parle peu de cette pollution psychique qui nous dérobe chaque jour ce monde meilleur promis depuis des siècles. Un esprit retord et ambitieux, – et souvent bien conformiste et naïf- fera autant de dommages qu’une âme grise et brisée: enlever des vies parce que les brésillés de l’âme sont à bout de souffle. On a râpé leurs nerfs. Dans un monde d’ambition obligatoire pour les bienfaits de la patrie et de tous,  nous avons construit une immense toile schizophrénique. . On se croirait dans un roman de Simenon où tous les ratés sont un peu fêlés. Aujourd’hui, ces petites gens  ont le loisir de se venger par de grandes causes par tous les moyens.

LIBERTÉ, FRATERNITÉ, ÉGALITÉ

On peut rigoler un peu en voyant ces trois mots: c’est le triumvirat de valeurs que nos dirigeants détruisent chaque jour. Il y a belle lurette que le ventre social des sociétés dites développées est pourri, en état de décomposition avancé, mais qui continue sournoisement d’infiltrer les esprits par une forme de propagande  formulée en mots mais pas en action.  Alors, ce n’est plus qu’une formule orwellienne.

Nous cultivons et entretenons le contraire. Cela se nomme illusion, mensonge, et 100 nuances de gris. Et si on vendait des choux et des carottes au lieu des armes?

On récolte ce qu’on s’aime…

Gaëtan Pelletier

La mort était morte de rire (Attentats Paris 2015)

Publié par Marie-José Sibille

                                                  La mort était morte de rire

                                                       Attentats Paris 2015

En empathie avec toutes les familles de toutes les victimes du terrorisme, de la guerre, des  criminels climatiques, à Paris, en Russie, au Liban, et partout sur la Terre.

Il y a des personnes qui coupent les vers de terre en plusieurs morceaux. Je les ai vus ces garçons plus si jeunes, rire aux éclats en regardant se tortiller les bouts de vie sur le bitume.
J’en ai vu d’autres, des hommes déjà, essayant de démembrer un crabe vivant sur la plage, toujours riant, riant, jusqu’à ce que je leur fonce dessus pour leur demander d’arrêter. Et là, les yeux baissés comme des enfants pris en faute. Sûrement vite oublié. J’aurai sauvé un crabe.
Les crabes, mon grand-père les plongeait vivants dans une grande bassine d’eau bouillante, je revoie l’image comme si c’était hier. Il me disait que ça ne les faisait pas souffrir. Parce qu’il ne sentait pas leur souffrance.
Et il y a ce paysan débonnaire que je croise la semaine dernière dans le champ à côté de chez moi, armé d’un fusil à double canon pointé vers le bas. Je m’arrête pour lui dire que je ne veux pas le voir chez moi, en gardant un ton mesuré car nous vivons dans un village de chasseurs, et tout se négocie, même l’insupportable. Il me dit en riant lui aussi : « Ne vous inquiétez pas je ne suis pas chasseur, je guette juste les taupes et quand elles pointent leur nez, je leur tire dessus, elles bousillent ma prairie ». Ah bon? Tout va bien alors, ce ne sont que des taupes. Elles ne méritent pas le terme de chasseur. Alors lequel ? Nettoyeur ?
Avez-vous déjà tenu une taupe dans vos mains ? J’ai eu cette chance quand j’étais petite. Egarée hors de son trou – un produit chimique ? – mon père me l’avait mise dans les mains avant de la reposer sur sa terre. Un univers de douceur absolue, une innocence totale, aveugle, devant faire face à la violence, tout aussi aveugle. Et les petites pattes.
La peau de taupe est telle que les dames riches d’une autre époque s’en faisaient coudre des manteaux. Huit cent peaux de taupes pour un manteau. Je fais demi-tour cinq minutes plus tard pour demander au nettoyeur de les prendre vivantes, je les mettrai chez moi. Il a disparu. Je pense que je lui ai fait peur. Je peux avoir cette violence-là.
En ce lundi de deuil national, j’achète le Sud-ouest: les victimes locales prennent un visage, des créateurs, une mère adoptante, je suis émue, l’empathie est facile quand on se voit dans le miroir. Je prends une seconde le jeune terroriste recherché pour une des victimes, je ne regarde pas assez les infos.
Dans la même maison de la presse, toute une vitrine est réservée aux journaux des chasseurs. C’est la pleine saison. La couverture de l’un d’entre eux me sidère. Un sanglier mort ensanglanté, des chiens en train de rire, un homme la bave aux lèvres, non, excusez-moi, c’est le contraire. Ne foncez pas sur les commentaires pour insulter mes amalgames supposés. Je fais juste le constat que les mêmes zones sensibles résonnent en moi. Peut-être parce que les mêmes zones agressives sont éveillées chez ces hommes ?
Le soir, au journal télévisé que nous regardons pour l’occasion, de jeunes terroristes à l’air très « boy next door », s’amusent en menaçant les passants. « La guerre comme un jeu », dit la commentatrice. « Je me sens un peu moins vivante » dit une toute petite fille sur France Inter, quand sa maîtresse lui demande ce qu’elle ressent. La mort ricane derrière son épaule.
Ma part de sociopathie à moi ? Ce sont les mouches.
Je les tue. Sans rire, mais je les tue. Sans rire, mais parfois avec une seconde de jouissance, quand l’une d’entre elles m’a particulièrement ennuyée.
Les mouches sont trop nombreuses. Multipliées et portées par le réchauffement climatique, elles envahissent mon territoire. Elles sont différentes, et donc pour moi elles se ressemblent toutes. Pourquoi ne pas les massacrer alors? Ce ne sont pas des individus. Elles ont un pouvoir de reproduction mille fois supérieur au mien. Et en plus, elles m’ont agressées les premières. Je ne fais que me défendre de leurs frappes continues. J’ai enfin trouvé mon combat.
Car bientôt sur Terre, si je ne fais rien, les mouches prendront le pouvoir.

La mort était morte de rire (Attentats Paris 2015)

Je suis Paris

Tour Eiffel

JE  SUIS PARIS… Ou quelconque formule du genre. Je suis Charlie pour la liberté d’expression et je serai Paris pour la liberté, tout simplement.

À partir de là, dans  l’infime casier temporel, les diri-gens vont vous donner toutes les explications nécessaire pour comprendre un drame. Toujours à court terme. À long terme, c’est à chacun de chercher et de dénouer le mensonge de la vérité.

JE SUIS PARIS, et je suis conscient que des décennies, voire des siècles ont préparé ce climat de terreur et ce drame pendant que nous dormions un peu…

La responsabilité des États d’aujourd’hui ne date pas d’hier. Heureusement qu’on meurt pour oublier l’Histoire des conquêtes, de l’esclavage, par l’éternelle et persistante pourriture bien vêtue d’une partie de la race humaine à laquelle nous avons donné notre pouvoir ou  été obligés ou convaincus de le faire de par les punitions sanglantes nécessaires.  Le même  « travail » d’enterrer notre humanisme sous une croûte du monde affairistes et guerrier nous a fait prendre conscience qu’il existe une sorte de copulation entre les affaires, la religion, et les diri-gens. Il y a ceux qui font vivre et ceux qui tuent en pensant faire « vivre ».  Nous sommes des condamnés depuis longtemps à cette étrange schizophrénie de l’avoir et de l’être. Mais, heureusement, on nous a facilité la tâche: l’être a disparu. Les valeurs également, les vraies sont passées sous un beau tapis à fleurs de bouches et de discours. Aujourd’hui on peut tuer des gens comme on tuait les bêtes jadis pour se nourrir.

On peut se vanter de « connaître » et d’être informé, comme si « informé » pouvait déjouer les plans ou contrer les plans les enjeux géopolitiques. Nous également avons été « chaleureusement » dématérialisé dans nos contacts sociaux. On nous a alors donné un pouvoir de parole mais pas un pouvoir d’acte. Car l’acte appartient au pouvoir qui a toujours été perçu comme « juge » de ce qui est moral. Et il a le pouvoir de décider, de condamner, de dévier, de contrôler, pour notre … bien.

JE SUIS PARIS deviendra une formule comme une autre. Les hypocrite se feront des larmes avec des gouttes pour lentilles cornéennes: liberté, égalité, fraternité…  Comme si trois mots pouvaient rayer toutes les manœuvres passées de par ces gens autant esclaves que nous de colossaux systèmes qui bouffissent jusqu’à se perdre eux-mêmes dans leur compréhension.

C’est toujours et ce sera toujours l’histoire de ce petit homme qui bâtit et de ce « grand » qui détruit.

JE SUIS L’E.I , car il l n’y a que la folie des grandeurs qui n’est pas la même mais qui est en même temps la même.

Comme dirait Orwell :  » La vérité est dans la somme des mensonges ».

Gaëtan Pelletier

VOS GUERRES, NOS MORTS 

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Julien Salingue

J’ai soutenu en 2013 une thèse de doctorat en Science politique à l’Université Paris 8. Mes recherches, auxquelles un autre blog est consacré (www.juliensalingue.fr), portent sur la question palestinienne. Je suis en outre membre de l’observatoire critique des médias Acrimed

Avis au prochain qui nous expliquera qu’il ne comprend pas pourquoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est votre nouvel allié Assad qui en porte la responsabilité première, en ayant réprimé sauvagement un soulèvement alors pacifique.

Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela permet à certains de faire des affaires.

La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saoudite. La France se félicite de vendre ses machines de guerre aux Émirats arabes unis.

Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aussi ciblée.

Hypocrisie. Lâcheté. Mensonge.

Les chiens sont lâchés. Leurs babines écument.

extrait d’un article de Julien Salinge: 

http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/2015/11/vos-guerres-nos-morts.html