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La nature nous le rendra

 

Merci à Jacqueline pour la suggestion

C’est beau parce que c’est la Vie

Allez faire un tour ICI.  C’est plein de Vie et de beautés.

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https://ninaochiolino.wordpress.com 

La fin d’un monde

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Les scientifiques ont établi plusieurs scenario de fin du monde, de la chute d’un astéroïde géant à une invasion extraterrestre. Lequel vous semble le plus crédible?

Le plus probable, c’est celui qui est déjà là, ce qui est en train de se passer. Le réchauffement climatique, la pollution généralisée, l’érosion de la biodiversité. Nous sommes déjà plongés dedans. La question est de savoir jusqu’où cela va aller ? Ce qui est terrifiant aujourd’hui c’est l’augmentation de la température terrestre. Pourtant les gens vivent comme si tout cela n’existait pas. Si je me pose la question de savoir comment sera la Terre dans trente ans, et son habitabilité, je ne peux vous le dire.

Nous sommes dans une période de changement profond de tout ce qui touche la vie terrestre. Je crois que la vie continuera. La vie est très riche. Nous ne sommes pas en mesure d’éliminer la vie sur le globe. Mais quelles seront les adaptations, quelle sera celle de l’être humain ? C’est cela la vraie question. Les espèces qui durent sont celles qui savent s’adapter. source

– See more at: http://www.espritsciencemetaphysiques.com/astrophysicien-reeves-fin-du-monde.html#sthash.9ZUN1SIV.dpuf

Ballet fatal

Hikikomori

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Crédit photo Hensor – Oscar (Fotolia.com) / D.R.

Hikikomori (引き篭り?) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent coupés du monde et des autres, cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels, d’après les spécialistes. ( Le monde nu, La dictature invisible du numérique.  Marc Dugain, Christophe Labbé 

Il y a une dizaine de jours, j’ai semé des graines. Et chaque matin, je suis là, comme un enfant, à les regarder germer, feuiller, fabriquer de la vie, par je ne sais quel miracle. Si je voulais en fabriquer une de mes mains, cela me serait impossible. Comme on ne fabrique pas un humain à partir d’un monde virtuel…  Ils est un proverbe qui dit que le cheval n’est pas différent de la pomme qu’il mange…

Les plantes ne peuvent survivre et se multiplier sans la terre dans laquelle elle pousse. Tout comme l’humain… Nous vivons dans une ère de culture d’illusions aux fins de contrôle, râpés par des compagnies transnationales pour une culture du capital et d’un monde sculpté par des cerveaux et non par des cœurs, des âmes.

Je ne mourrai pas comme un pleurote électronique greffé à une machine, soumis, reprogrammé. La révolution, la vraie, doit commencer par le simple geste du zeste philosophique d’ouvrir les yeux sur la grandeur de l’univers et de la petite feuille qui pousse à travers les milliards de mondes que nous percevons la nuit, là où la lumière de villes n’a pas souillé les ciels.

Aimer, c’est poursuivre l’oeuvre de la nature et non pas la détruire. C’est se distancer de cette masse de de constructivistes sataniques.

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C’est tout beau! Faut-il peindre, écrire, chanter et devenir célèbre?

Je vois dans tout ce monde vivant du printemps, les guêpes, les oiseaux qui se chamaillent dans les conifères du voisin, les feuilles surgir des arbres et verdir la forêt, la chenille qui rampe et qui bientôt se fera papillon, quelque chose de grand. Et cette grandeur est d’une grande simplicité: nous sommes, au fond, tous pareils, à la fois différents. La Vie est un dieu constant et ce monde insaisissable me rend curieux. J’ai des yeux grands comme deux étoiles qui auraient le pouvoir de jeter un œil sur une fleur au mois de mai.

La nature est sauvage. On dirait que la vie nous a livré un matériau brut, vivant, informe, au point de pouvoir en faire tout ce que nous voulons qu’il soit. Il n’y a pas que cet infini d’ailleurs, il y a celui d’ici. Les hommes ont de grandes ambitions… Pendant que les grands, dans leur énorme casino détruisent la simplicité et la magie de cet univers, la petite feuille survivra, ainsi que le perce-oreille. Tout ça peut se passer de nous, mais nous ne pouvons pas nous passer de cela ni de chacun des unités du NOUS qui nous ont construits.

Gaëtan Pelletier

Joyeux sapin!

Sapin animé

 

L’image de l’arbre comme symbole de renouveau de la vie est un thème traditionnel païen qui se retrouve dans le monde antique et médiéval (voir notamment le culte idolâtrique et les nombreuses mythologies liées à l’Arbre du Monde) avant que ce symbole soit assimilé par le christianisme.

Wikipedia

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La parlure des arbres

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Ce matin je suis allé marcher dans la forêt. La forêt a rapetissé parce que  de colossales machines d’acier à grandes gueules broutent   les arbres comme les vaches dévorent les herbes des pâturages, comme les rasoirs cisaillent des barbes des mentons, au point de se demander s’il restera des arbres un jour. Des arbres qui sifflent aux vents et qui répondent aux oiseaux.

Je me suis dit que si « dieu » existe, c’est un arbre, car on ne le voit pas. Il est caché derrière tous les arbres comme se cachent les arbres derrière tous les arbres. Ce  sont des dieux reliés entre eux par des racines invisibles, biscornues, de temps en temps boursouflées  à  en sortir de terre,  qui s’en vont fouiller les sols pour se nourrir avec leurs grandes mains noueuses  et tentaculaires.  Les arbres se respirent entre eux. Ils prennent l’air du vent, l’avalent et, curieusement, ils l’ont fabriqué eux-mêmes en quelque sorte.  Mais pas seuls… Avant, je n’avais pas pensé à ça, parce que pour bien penser il faut « se laisser penser ».  Il  est des arbres  qui , en vieillissant, s’écroulent pour nourrir les autres. Mais ce sont les gros arbres  qui sèchent, pourrissent, qui tombent et écrasent les petits. Victimes de ce qu’ils ont conçu ensemble avec le reste de la nature: le vent. Plus ils sont hauts, plus le vent les touche. Alors, ils tombent pendant que l’on dort.  Comme s’ils craignaient de nous faire peur avec leur propre mort.  Mais je n’en suis pas certain… Les hommes, on les enterre rapidement,   mais les arbres ne s’enterrent pas entre eux. Un arbre ça ne se penche pas, mais quand ça se penche, c’est au ralenti et c’est pour finir dans la terre où il a poussé. Ils vieillissent comme s’ils avaient des os, finissent par être rognés, mollir, plier, puis se transforment en poudre d’arbre. Ce qui en fait de la terre…

Mais il y a des arbres qui parlent:  Il se penche et dit: « Regardez ce qui va vous arriver ». Vous allez fléchir sans réfléchir, car si vous ne réfléchissez pas à votre fléchissement vous allez faire l’erreur de ne pas bouger et voir l’arbre tomber. C’est l’avantage des hommes que de prévoir. Mais quand les hommes ont les pieds tellement ancrés dans les certitudes, ils ne bougent plus.  On dit qu’ils prennent racine.

Quand t’es petit, t’es pas vraiment un arbre; t’es un « arbrion », fluet, mais tu ne t’inquiètes pas trop à savoir si tu vas vivre ou mourir. T’es frêle comme un drapeau d’un pays. Et quand il y a une grande peine, ils descendent le drapeau et vous disent qu’il est en berne. Le drapeau « deuille » pour vous…

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Ça fait des semaines et des semaines  que je vais chaque jour marcher dans la forêt. Au début, je me suis dit qu’il n’y avait rien à apprendre de la forêt parce que c’est comme une matière première à abattre.   Comme les pauvres… Les politiciens lèchent les caméras pour parler des pauvres. Ils ne disent pas qu’ils sont pauvres, ils disent que les pauvres ne veulent pas devenir riches. Mais ça c’est une autre histoire, en même temps que ça n’est pas une autre histoire puisqu’il n’y a pas d’histoire sans que la grenouille, le lombric, le croque-mort, Aristide Morin, Mohamad Saïd Salibi, la truite et les nuages ne soient liés.

Je vous le dis sincèrement, je n’ai jamais eu « d’intentions » en allant passer des heures en forêt à marcher. Je ne me suis pas dit: « Je vais méditer ». Je me suis dit que j’allais faire de l’exercice pour secouer un peu les vieux muscles accrochés aux vieux os. Mais plus j’y allais, plus je revenais en forme,  vers 11h30 et que j’étais vivant comme  à 20 ans , complètement électrisé  sans en comprendre la « raison » . J’ai compris un peu plus tard, à force de marcher et de marcher en regardant des arbres et même la foultitude de petits sapins de Noël qu’il y avait un cadeau en dessous des tout petits sapins qui échappe à la vue des humains. Le cadeau des arbres est de m’avoir fait comprendre que la pauvreté, au fond, c’est de ne se servir que de son cerveau. La pauvreté c’est de ne pas voir l’autre dans son miroir. Comme s’il n’y avait rien d’autre qui avait quelque chose d’intelligent à dire. Aujourd’hui, nous sommes pauvres à n’en plus finir. On est en train de mourir dans une pauvreté planétaire. Comme disait quelqu’un que je ne connais pas très bien: « On pisse dans l’eau que l’on boit ». Si les arbres prenaient notre eau, je pense qu’ils deviendraient malades. Mais il attendent que le ciel leur en envoie. Puis ils s’abreuvent avec leur bouche racine et leurs feuilles et échangent entre eux l’eau qui tombe du ciel. Les humains, eux, en trouvent, la mettent en bouteille et la vendent.

Mais le plus étonnant est que les humains n’ont jamais compris la forêt. Ils ne savent pas qu’un arbre seul ne peut donner une forêt.  Les arbres ne s’arment pas pour détruire les autres arbres. Et ici, au Canada, les arbres ne se demandent pas pourquoi l’érable côtoie le sapin, le bouleau, l’hêtre, le merisier. Les arbres de même « nature » ne se regroupent pas pour combattre les autres arbres.  Les arbres ne disent pas: « Je crois au ciel, même s’ils ont tous les feuilles rivées vers le ciel. Ils ne disent pas, « Je crois aux racines, même si ils ont des branches qui ont l’air de s’incliner pour zieuter le sol pour dire:  » Mes racines sont plus grosses que les tiennes ».

Non!

On a écrit tous les livres du monde avec des arbres, mais les arbres n’ont jamais écrit de livres. On en a fait des maisons, du carton, du papier, du carburant à homo-sapiens, des feux de camp pour chanteurs d’occasion, des sculptures, du sirop, du thé, des canots, des frégates, des cuillères, des arcs et des flèches, et des balançoires pour enfants…  On a fait de la Terre ce qu’on peut faire avec les arbres. Mais, on les a tués… Un arbre mort est utile, mais il ne parle pas.

Les arbres ne se sont jamais dit:  » J’ai tout ce qu’il faut pour fabriquer un arc et des flèches. Il me suffira de me secouer un peu pour faire tomber l’oiseau et lui voler quelques plumes ».

C’est comme ça qu’en marchant ce matin, j’ai croisé, comme presque tous les jours Marie-Perdrix. J’ai la manie de donner des noms aux animaux comme si un être suprême en avait fait quelque chose de singulier. Ils le méritent. Et un à un . Comme « baptisés » dans leur unicité. On donne bien des noms aux chats, alors viva Marie-Perdrix!  Et je me suis dit qu’on devrait vivre comme des arbres. Ainsi, on pourrait marcher fièrement à travers nous sans penser qu’un autre aura des plans bizarres pour nous dire comment  vivre. J’ai dit pour « vivre », mais au fond je devrais dire pour nous faire mourir à petit feu, ou dans une sorte de bûcher économique, pour flamber toutes les Jeanne-d’Arc du monde. Car non seulement ils veulent être un grand arbre, mais avoir toute  la forêt. C’est bête et stupide, car ils utilisent des arbres, leur font la leçon, les instruisent, et brûlent ceux qui semblent ne servir à rien. Puis ils prennent les livres écrits sur des arbres mis en feuillets et font une sorte de propagande pour contrôler les arbres.

Et ce sera comme ça à Noël: on chantera la paix, l’harmonie, on sortira les mouchoirs de papier ( fabriqués avec des arbres), on pleurnichera. Et ça se vendra comme des petits pains de sapins. On se dira qu’on est grands, fils de dieu, qu’on a des émotions et de bonnes banques. Et qu’elles ont remplacé les voleurs de coffre-fort.

Les humains cherchent des systèmes complexes sur l’art de bien vivre. Et les spécialistes-technocrates  sont nombreux  pour vous faire des plans de l’art d’être heureux. Mais au fond, c’est bien simple: il suffit de cultiver des terres, de prendre soin de son voisin comme la prunelle de nos yeux, tout en sachant qu’un jour on ira sous terre,  séchés comme des feuilles d’automne et  qu’on aura nourri quelqu’un.  Il n’existe pas de grands plans pour l’humain. Il y a 7 milliards de dieux, sans compter Marie-Perdrix, des poissons, de la lumière, de l’eau.

À Noël, ne pensez pas donner quelque chose, mais donner quelqu’un: vous. Emballons nous de la Vie!.. Le reste a peu d’importance.

Gaëtan Pelletier

 

Le goulag de velours

J’ai le droit d’avoir un arbre. Un arbre, une forêt, un petit coin où il n’y a personne, un petit lac sans requins. Un monde où il n’y a pas que ce cher asphalte et ses cancrelats d’acier. Un monde sauvage qui parle à un sauvage. Un monde légué par la Vie. Le bel invisible… Mon droit est votre droit. Nos droits. Il n’y a pas de pétrole dans mes veines, mais de l’eau.

Dommage qu’on rase et qu’on tue… On tue ce qui nous fait vivre.

« L’ARGENT », le pouvoir, les grandes civilisations mécaniques et inhumaines sabrent tout. Ils coupent cent arbres à la vitesse de la lumière avec de grandes faucheuses. Puis après ils se demandent où sont les arbres. Ils plantent de l’asphaltent à coups de milliards de dollars. Les écureuils ne se font pas de maison dans l’asphalte.

L’Homme n’a pas passé des milliers d’années à entretenir son espace. Ni a créer. Il a inventé la destruction totale. De la flèche à la bombe atomique.

Achats. Ventes. Profits… virtuels. Votre demeure passe du visible à l’invisible par la grandeur des hommes d’affaires.

Tassez-vous! On développe. Destruction exponentielle et barbarisme exponentiel. Il n’y a que la douleur qui est durable.

Tous les humains auraient le droit de manger pour vivre , le droit d’avoir un logis, le droit d’avoir du temps à ne rien faire. Le  droit à un repos…  Mais tout ce dont auquel nous avons droit est enfermé dans des banques, des fortunes personnelles, et une bouffe merdique. Un goulag de velours…

Droit de marcher, droit de courir, droit de vivre en paix.

Où sont nos droits? Ou est ce cher partage tant promis?

Il est dans nos peurs et indifférences…

gp