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Quand la franc-maçonnerie vend Mozart pour 1 euro

Mozart

Dans toutes les couches de la population, le nom de Mozartest célèbre, popularisé par des œuvres qui ont su toucher des publics très différents, de La flûte enchantée auRequiem, en passant par la Symphonie Jupiter ou le Concerto pour clarinette. Sa partition la plus connue n’est toutefois aucune de celles-ci, mais La petite musique de nuit, une modeste sérénade, témoin d’un fait indubitable : même en composant des œuvres mineures pour le divertissement des puissants personnages de son époque, Mozart a su élever très haut le niveau de son inspiration…

 Cent Papiers  

Mozart par Fergus

Agoravox  

Mozart Hiram.be 2

Pour acheter ce contenu: 1 euro.

Hiram.be

Rédacteur principal : Gérard Plumecocq, Géplu – geplu@hiram.be – 06.52.62.62.99

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Pingback : Hiram.be | Mozart et la musique de divertissement ( Source, Cent Papiers)

Un blog maçonnique! Dans le secret des secrets.  Chut! Nous savons tout. Nous somme l’élite des élites. Il est écrit que Mozart est …Frère Mozart.

Fergus

En espérant que Frère Fergus qui, comme la plupart d’entre nous écrivons pour enseigner, divertir, dans un esprit d’humanisme, reçoive son euro à chaque abonné.

Avec un grand sous-rire,

Gaëtan Pelletier

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Les riches se cuisinent un monde à porc

Porc

 

Je vous passerai volontairement, n’ayant pas pu en avoir la certitude et la preuve par moi-même, les rumeurs très insistantes faisant état ces derniers mois d’un nombre très important de démissions de collaborateurs d’assez haut niveau dans différentes institutions américaines. Je vous passerai également le fait qu’il semblerait que ceux qui démissionnent partent se mettre au vert le plus loin possible des grandes villes et, pour certains, dans ce que l’on appelle des « enclaves survivalistes »… Bref, de cela nous ne parlerons pas vraiment même si je vous le mentionne parce que nous n’en avons pas la preuve absolue. En revanche, cela vaut la peine d’être simplement dit parce que ces rumeurs sont parfaitement compatibles avec des informations qui, elles, sont prouvées sans ambiguïté possible. Le Contrarien 

Ne rêvez pas en regardant l’image: les riches ne cuisinent pas, ils cuisinent des pauvres. Selon l’article, les riches partiraient en jet privé, s’achèteraient des terres en Nouvelle-Zélande, avec un kit de survie: de l’eau, des boîtes de conserve, du sucre, du riz, du caviar, des pâtes. Pas de chance! Manque le kérosène pour revenir en cas de « reprise économique ». Il est rassurant toutefois de voir que les riches mangeront la même nourriture que les pauvres.

L’austérité, la vraie, c’est de constater l’indigence de l’intelligence terrienne. C’est maigre à mourir. Les politiciens n’ont plus de cerveaux, mais des cages à escargot. C’est pas vite, et ça répète. Blouf! Blof! Austérité. Malheur par la  déshydratation économique et du boude-bouche de la clique nommée « entreprise privée » si chère à l’État, et encore plus chère pour le citoyen. C’est comme le poulet: le meilleur est près des os.

Le mystère de la femme voilée 

 

hqrihanna:i-D magazine. 2015. Photographed by Paolo Roversi.</p><br /><br /><br />
<p>how?

Qui sait qui se cache derrière cette image étrange que les possesseurs de la vérité occidentale ne comprend pas? Une dame toute belle, toute gentille, ou une bombe?

Aucun rapport? La beauté du monde est un poème et la femme est le poème du monde. L’électrisant mitraillage des analyses des amateurs d’internet font autant de ravages dans le complotisme délirant pour formater les cerveaux.  La classe moyenne, l’ancienne (sic) instruite lors des 30 glorieuses est en train de faire comprendre à des sourds la beauté de l’oeuvre de  Mozart.

Écho- no(t) me! 

Aujourd’hui tout est économie! Tu viens au monde par l’économie, tu vis par l’économie et tu meures dans un tombeau à 7000$. Avant on jetait les marins à l’eau. C’est tout de même mieux que les bateaux qui passent sur le fleuve Saint-Laurent et déversent leurs huiles usées, ou leurs toilettes portatives.

Nous sommes les poissons empoisonnés d’un fleuve mondialiste. Et le monde des « zidées » est en train de capoter par son pouvoir nébuleux de la liberté d’expression: en effet, plus le système de l’éducation s’appauvrit de par la « nécessité de l’austérité », – et des  intello-livresques des macchabées de la vraie vie, devenus des spécialistes en éducation -, plus le citoyen s’appauvrit et perd de sa capacité de jugement et de vision. Mais il a le droit d’écrire. Il a le droit de réclamer son infime droit à l’intellectualisme jadis réservé à un petit groupe.

Si les cochons étatistes  ont permis aux cochons affairistes de s’éclater et de tout acheter, même les directives des savoirs en couloirs, notre soumission est devenue celle d’une ignorance contrôlée. On n’a pas besoin de démarquer des idées reçues, mais simplement d’en avoir. Et ils sont en vente partout.

La malbouffe intellectuelle est en train de bouffer le peu que  les gens sérieux de l’information – même dans la presse « normale » – avait gagné il y a quelques années.

Résultat: On a tous notre kit de survie par les analyses désâmées et bêtes. Comme les riches, on pense se « sauver » de la déflagration à venir.

L’image parle par elle-même quand on …s’y penche. Le porc est-il en train de faire cuire son porcelet?

Le cannibalisme est désormais planétaire. Finie la nécessaire fraternisation. Nous avons tous nos outils, nos armes, et nous parlons au bout du monde à des étrangers avec le petit copain qui parle à des étrangers. Les miroirs d’Apple sont venu vous chercher…

BRRRR! Dans la bible il était écrit de ne pas manger de la pomme du bien et du mal. J’ai du mal à le croire…. Mais bon! Il faudrait que Jésus nous écrive en 144 caractères.

Gaëtan Pelletier

Par un soir de janvier.

Le dressage du Lambda

 01

 

Texte: Elyan, Cent Papiers 

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Poutiniste, Obamaphobe, ou Poutinophobe, Obamiste?

 

Que fait-on lorsque l’on ne réussit plus à s’identifier dans cette purée d’idéologies, à part faire dur sur le réseau Facebook et dans n’importe quelle conversation parce que Poutine se cause au petit déjeuner comme au lit et qu’Obama est tapissé sur chaque magazine, chaque article?

 

Médias citoyens bougez-vous les neurones pour sortir du patron dans lequel vous vous enlisez:  patron produit en série, repris par tous, usé jusqu’à la corde, monotone à pleurer parce que les idées sont monochromes, tendancieuses, stéréotypées et sans surprises autres que des scandales appelés en renfort qu’on n’hésite plus à fabriquer.  Le fait que les idées soient de gauche ne leur enlève pas la même propension navrante à se standardiser comme le sont les idées de droite.  La gauche et la droite deviennent rigides.  On les dirait prêtes à casser.  Droite, gauche, droite, gauche.  Repos bon sang!

02

On accepte sans rechigner un peu tout ce qui devrait susciter la réflexion, du fait que l’on a intronisé à gauche (la gauche de nos pensées) une conjoncture idéologique qui se vante d’envoyer aux oubliettes toute connaissance acquise afin d’y introduire un courant établissant les nouvelles règles qui provoquent les élus comme les déchus, et ce toujours dans les têtes et pas ailleurs…  Il en était de même pour le courant que l’on avait suivi pour se rendre à cette illumination.  Suivre, toujours suivre:  une sorte de marche aveugle parce que faire volte-face ne procure pas plus de vision.  On a beau dire que regarder l’histoire offre un regard nouveau sur le présent et le futur, mais si l’on n’y voyait pas au départ on risque de se planter avec cette maxime et s’il faut soudoyer des témoins moraux pour débrousailler l’histoire autant comprendre qu’elle se reflète à travers le regard de qui ne l’a pas vécue, ce qui montre l’importance de préserver notre capacité de discernement.

 

Lorsqu’il est question de faits relatés, le discernement ne peut se baser que sur l’ensemble de l’information reçue et sur l’interprétation qui en est faite, la plus susceptible d’être accréditée reposant sur la crédibilité en qui la transmet.  Les faits font les frais de ces deux mesures.

 

Si personne n’arrive à placer dans un texte l’expression média mainstream, assurément l’article sera moins percutant.  Il voisinnera le flop.  Il faut à un texte maintenant 3 mots-clefs:  mainstream, quidam lambda (souvent réduit à sa plus simple expression:  lambda) et oligarchie qui sont la base de tout exposé afin que les propos puissent susciter l’intérêt et bien sûr rouler à fond à partir des moteurs de recherche internet qui sont l’expression de nos habitudes pour ne pas dire de nos dépendances.  Lambda, mainstream et oligarchie…  le triumvirat de la recherche internet utile à ceux qui souhaitent ardemment se positionner en top vues contre ces trois infâmies.  Des sortes d’aimants à penser.  Il y a bien les aimant penser mais ce ne sont pas les mêmes…  Ils sont cependant ceux que l’on cherche clairement à annihiler de plus en plus.

 

J’en ai marre.  Marre aussi qu’on s’abreuve tous aux mêmes conclusions.  Il faut absolument un complot tellement tordu que quiconque moindrement censé doit renoncer à en contester les arguments.  Mais à force de se dire qu’on pousse le bouchon trop loin, il y a un tas de bouchons enfoncés.  Tout ceci devient la « désinformation de l’information désinformante » qui elle a fait s’enfoncer les bouchons au départ.  Marre des bouchons!  La mode étant aux complots tordus, bien qu’il en existe tout de même, il y a là une façon récurrente d’abrutir, car on ne sort pas indemne d’un complot tordu.   Assurément on y laisse plusieurs illusions, on y gagne des doutes et on termine par la certitude que l’on est assurément désespérément trop con de n’avoir songé à rien avant, bien que trop souvent rien de ce qui nous est présenté soit tangible ou vérifiable et qu’avec le temps on en fera plutôt une sorte de légende qui perdurera faute de mieux et dont les fondements deviendront aussi obscurs que le complot lui-même.

 

Et si je me tapais la tête contre les murs?

Il doit pourtant y avoir quelque chose à comprendre dans toute cette marmelade…

03

Que dire de la surprise navrante lorsqu’à la lecture de textes structurés et bien documentés, nos yeux butent tout à coup sur l’une des expressions mentionnées plus haut, foutue là par habitude incontournable d’en faire usage, non pas pour bonifier le texte mais pour faire accréditer la position de l’auteur afin qu’il ne soit pas perçu comme dissident de la pensée globale.  C’est comme un disque qui soudainement accroche alors que la musique était belle et limpide.  Ça vient tout gâcher.

 

Il m’arrive de débuter la lecture d’un article avec tout cet attirail d’idées à la carte en tête pour accélérer la lecture.  Il s’agit d’une litanie que je me récite:  les américains sont des salauds, l’EI est une création des USA, Poutine is the best, l’Ukraine est nazie, je suis conne parce qu’on me l’écrira subtilement quelque part, je commencerai à comprendre parce qu’on me l’affirmera aussi et sinon, à la limite, je demeure sur mes gardes car le sujet ne fait que mettre en évidence la propagande qui s’applique à plusieurs articles et prend la forme d’un entonnoir mental:  on nous ment, nous sommes les kings de la découverte de la vérité et vive internet et la lumière qu’il nous permet de faire dans nos vies.  Inclinons-nous bien bas, hop hop hop.  Embrassons le clavier et l’écran!  N’eut été d’eux nous croupirions dans le mensonge et la stupidité.  Vive les 26 lettres de l’alphabet et la touche « enter »!

 

Récemment j’écoutais une entrevue faite par un journaliste à la solde des médias sociaux (ça se dit ça maintenant?) qui interviewait un pauvre gars, nouvellement atteint d’illumination internet, au sujet d’un conflit …  (j’ai oublié lequel mais c’est sans importance, puisqu’il y a depuis des mois une purée de conflits nappée de sauce conscience sociale 101 à propos desquels le même gars aurait eu l’air tout aussi con).

 

Le pauvre gars interrogé tentait bien de broder autour des idées qu’il avait lues, avalées et digérées à partir d’internet, mais de son propre chef il lui était impossible, sans se référer à son Iphone, de reconstruire pour les besoins de la caméra un complot tellement tordu qu’on peut sans encombre y balancer les mots Gaza, EI, Israel, Ukraine, Obama, mainstream, USA, Poutine, oligarchie comme des pièces de casse-tête qui finiront par former une image réaliste si l’auditoire a assez d’imagination.  En clair il avait l’air d’un lambda d’appellation d’origine contrôlée, cloué au mur de la torture et de la prospection mentale, zombifié, décapsulé, les tripes à l’air:  un naufragé des médias conventionnels et sociaux qui semblait déjà regretter le temps de l’innocence.

 

Il y a eu aussi l’entrevue avec un vieil homme tellement secoué par ce qu’il avait appris sur internet qu’il faisait pitié à voir.  Sa vie venait de basculer et à moins de s’astreindre à suivre le gourou internet il allait désormais ramper dans un quotidien truqué, falsifié dont il savait maintenant qu’il allait tout ignorer s’il ne passait pas le plus clair de son temps devant l’écran de son ordinateur.  La vie venait de prendre un sens:   celui d’internet et des médias sociaux:  « the truth beneath the lies « .  Les yeux hagards, un peu de salive aux coins des lèvres et les mains tremblantes, il valsait avec tous les Gaza dont il avait la mémoire, des USA empiriques tellement monstrueux qu’il militait depuis pour que la France leur renvoie Disneyland.  Le coup de grâce au terme d’une vie de citoyen porté par le courant mainstream.  Il allait devoir tout reconstruire, à la limite se foutre de tout puisque tout était faux.  Poutine?  oui oui j’veux bien qu’il remplace Hollande.  D’ailleurs Hollande a trop à faire avec ses femmes.  Et puis avec google translate et google map… impossible de se perdre dans tous ces mensonges!

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Que dire aussi de tous les experts-maison qui se dressent avec assurance, intronisés au rang d’experts interneteux de débroussaillage de conflits… On dirait des vedettes d’Hollywood avec une tondeuse à concepts:  un tel a dit ceci: oh ah oh! admiration! vérité! courant social! ne pas penser autrement! ne pas raconter différemment! les citer comme des dieux:  leurs propos sont préalablement approuvés 100% pixelproof:  ils écrivent, ils parlent… ILS SONT.  Il pleut des spécialistes d’occasion, théâtralement mis en scène qui nivellent la vérité à coups de clics, beurrent les consciences d’incertitudes, noient le discernement et hantent les blogs pondus par et pour une mode de laquelle ils se font les revendeurs, tant qu’elle rapporte.  Leur succès tient en trois mots:  lambda, mainstream et oligarchie.

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Je sors ici le torchon et je frotte tout ça dans l’espoir que nos idées demeurent critiques en toutes circonstances.  Portés par la foule, ces dieux dérapent parfois et la foule entourée de foule n’ose pas lever la main et dire qu’elle souhaite nuancer:  lynchage assuré!  Etiquette à vie de citoyen internet récalcitrant qui la fout mal sur Facebook.  Pourtant il faut voir que ce mouvement de foule assure aux dieux toute liberté d’en diriger la destination et il s’avère trop souvent que cette destination va très loin, au seuil de l’endoctrinement.  Les règles sont toujours les mêmes lorsqu’il s’agit de manipulation.

 

Entre le discernement et la perception, se pointe un monde de confusion:

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C’est ainsi que sieur lambda fait les cent pas devant le Crazy Horse, convaincu qu’on y prépare un sale coup monté made in USA:  un crook-en-jambes capable de déstabiliser la France.

Incorporer les liens:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crazy_Horse_%28chef_am%C3%A9rindien%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Crook

 

Depuis une année les conflits se sont succédés et ont cohabités aussi.  La communauté internet, particulièrement celle de la planète Facebook, a été innondée de lignes de pensées monocordes, à saveur de propagande anti tout, à tel point qu’éteindre son PC signifie depuis se livrer à un monde hostile, errer dans le mensonge.  La haine, la discrimination, le harcèlement, le racisme sont devenus monnaie courante.  Ils font partie de ce « package deal » internet.  Si nous n’y sommes pas exposés au moins 3 heures par jour, nous sommes des novices et à la limite notre cas est désespéré.  Mais rassurons-nous:  haine, discrimination, harcèlement et racisme sont tous dénoncés chez LES AUTRES, à tel point qu’on aurait envie de leur crier:  vous ne comprenez rien bande de caves!  A force c’est frustrant d’être frustré à cause des AUTRES.

 

Comme les caves sont nombreux (ils font la file dans la vraie vie), seigneur internet et ses disciples ont du boulot pour bien faire comprendre de quelle haine il faut se nourir (haine du mensonge qui est le contraire de la vérité qui s’avérait être un mensonge, ou du mensonge qu’on nous vendait comme une vérité et que maintenant la vérité nous démontre à quel point cette ancienne vérité était un mensonge……..), de quelle discrimination il faut user (celle visant à écarter les idées de ceux qui n’applaudissent pas), de quel harcèlement psychologique il faut se méfier (celui des médias mainstream qui disent des cochonneries aux quidam lambdas – non n’applaudissez pas:  j’ai pu foutre deux de ces expressions dans une seule phrase!  C’est un tour de force que je m’approprie sans peine) et de quel racisme nous pouvons naturellement nous réclamer (celui contre ceux qui en souffrent bien entendu … eh oh!  Il faut suivre un peu sinon on risque de décrocher du sujet !)…

 

Finalement LES AUTRES sont une belle bande d’écoeurants!  Des poules sans tête!  Des caniches de dirigeants et de médias!  Des invariablement stupidement quidam lambdas!  Frottons-nous la gratification (sorte d’auréole autour du nombril), nous qui sommes passés du côté de l’intelligence, qui sommes les disciples des pensées véridiques (oui oui les pensées véridiques, soit le contraire des pensées mensongères et ne traînez pas à réfléchir ici) car (roulement de tambour):  Nous savons maintenant! … YES SIR!  Nous ne sommes plus des canards enchaînés mais des internautes à idéologie contrôlée!   Emmenez-en des conflits!:  Nous pouvons d’avance dénoncer les coupables.  Nous connaissons la liste par coeur.  Le complot?  Rien de plus facile:  en quelques heures il sera tricoté.  Les nouvelles sont comme le téléphone arabe:  impossible de s’en tenir à l’original et comme il n’y a plus de frais d’appel cela rend son usage encore plus courant.

 

Je me demandais comment les complotistes allaient s’en sortir avec les 19 récentes exécutions commises par l’EI.  Bien vicieuse façon d’examiner les travers de la société.  Il allait y avoir beaucoup de boulot sur la table.  D’ailleurs le complot traîne à être dévoilé.  On a mieux cerné celui de Sydney qui a été pondu live, la prise d’otage ayant duré suffisamment longtemps.

http://lesmoutonsenrages.fr/2014/12/15/prise-dotage-par-un-islamiste-a-sydney-et-si-cetait-faux/

Il est clair pourtant que chaque événement maintenant signifie un complot à dévoiler ou un voile à lever (et on ne lésine plus sur l’épaisseur du voile).  A force nous nous emmêlons dans les draperies.  Nous pourrions ici décrire un complot visant à DEPLACER LA PENSEE GLOBALE DE L’EST A L’OUEST…  Mais complot il n’y a pas nécessairement… Le sens critique s’engouffre parfois dans un sens unique et il n’arrive plus à faire marche arrière.  Si on lui ajoute les difficultés des travers de la nature humaine, les facultés étonnantes du marketting, la panoplie d’usurpations et d’impostures, la route vers la vérité s’avère parfois risquée.

 

Dire qu’il y a à peine une décennie, afin de paraître plus intelligente une personne devait se soumettre à tout un décorum:  études universitaires, cercle d’amis en voie de devenir intelligents, discours vaseux parsemés de mots que l’on saupoudre comme du poivre de cayenne pour éloigner les aspirants intelligents, le but étant de l’être toujours plus qu’eux ce qui permet de valider le tout en une vérité impossible à démontrer et, mieux encore, à contredire.

 

Aujourd’hui, l’intronisation au monde des intelligents prétentieux passe par les liens internet vers tout ce qui requiert l’usage d’un deuxième cerveau pour terminer la lecture d’un texte, le cerveau principal ayant disjoncté avant la fin de celui-ci.  Quand il est dans un sale état, on lui propose de cliquer sur des liens de magie virtuelle, d’isotérisme (ésotérisme accrédité), de bouquins tous plus bouquins les uns que les autres et de vidéos pub youtube.  Les plus prétentieux font maintenant la moue… youtube? ce vulgaire outil?  Je ne consulte que dailymotion moi!  J’adore ses paramètres régionaux qui changent du vulgaire URL et des lambdas qui colonisent youtube comme des larves sans cervelle.  Je peux link le tout avec exagération:  plus il y a de links sur ma page Facebook, moins j’air l’air d’un audacieux mélange mouton-lama.

 

Et les nouvelles… pauvres nouvelles

07

Elles sont vampirisées par les sites:  on dirait un os lancé à une meute de chiens affamés.  On tape la recherche et TOUS les sites en parlent.  Le vol 317 est tombé tellement souvent qu’il sera difficile de trouver des preuves.  Des gens ont été décapités tellement souvent qu’on oublie qu’ils sont morts.  Les USA sont si souvent écoeurants qu’on entre chez McDonald en criant un Big Brother double avec fromage.  Le berceau de l’humanité est tellement secoué que le poupon pleure jour et nuit.  On bouffe bouffe bouffe de la nouvelle qu’on passe au scan de validation:  nouvelle à retenir… pour la linker! … évidemment on n’a pas le temps d’y réfléchir car il y en a trop.  Donc allez hop scan scan nouvelle!  Nous devenons des pacmans de la nouvelle et quand le week-end arrive, assis au bar avec un martini à la main on peut tout déballer en vrac.  Paf voilà la semaine!

https://www.youtube.com/watch?v=6oGDSUfMVL4

– Dis-donc tu l’as lu quand le dernier mensonge à propos du vol mh17?

– Eh bien euh c’était après le crash déjà… et tout juste avant mon quatrième martini!  Je ne quitte jamais mon téléphone intelligent des yeux.  Il est mon cerveau de rechange pour quand le mien atteint un taux d’alcolémie trop élevé.  La devise:  « Save informations » mon grand ! si tu ne veux pas demeurer ignorant! … je les lirai hic quand je serai sobre.

– C’est quand même incroyable toute cette désinformation à propos de cet avion!

– Tu dis… y a pas de photo!  A moins que j’en trouve une sur internet … oh ahahahah.  Un jeu d’enfant avec le IPhone et en passant je photographie ta tronche que j’envoie sur Facebook.

– Tu savais qu’il manque les 2 enjoliveurs de ta voiture garée juste devant la porte?

– T’es sûr?

– Bah en vision 2D oui, mais je n’ai pas fait le tour…

– Aye t’es con toi…  tu penses que je n’ai que ça à faire surveiller mes enjoliveurs pendant que la planète explose dans mon téléphone et que le serveur attend pour mon cinquième martini?  Va donc rejoindre les lambdas qui sont pendus au mainstream et subissent l’oligarchie (oh bon sang vite la salle de bain)!

On nous accuse d’être les partisans de la théorie du complot.  A vos marques, prêts, partez!  Je veux bien que l’opinion publique m’accuse d’être pointilleuse, récalcitrante, ignorante mais partisanne de la théorie du complot:  non MONSIEUR.  Je veux bien pouvoir m’estropier librement les neurones.  Et la réalité c’est qu’à gauche comme à droite, c’est un énorme foutoir, que pour dénoncer il faut souvent adhérer à la contrepartie qui elle-même est à se constituer une légitimité dont elle abusera avec la même ambition de tirer profit des girouettes qui lui ont porté allégence.  Tant que l’on brasse des vérités et des mensonges, on n’obtient que des mots mélangés comme au scrabble et peu sont enclins à terminer la partie.

 

Depuis quelques semaines, des lambdas passés du côté de l’illumination que leur proposent les médias sociaux réclament désormais le nouvel ordre mondial…  alors qu’il y a à peine quelques mois les médias sociaux se faisaient les dents sur ce nouvel ordre mondial…  Courant social… poussé par le vent d’engeance…  Ohé du bateau on rentre au port, la queue entre les fesses!  Témérité plombée à la pensée de la vague célérate capable d’envoyer par le fond le désordre et le donner en pâture aux requins?  On craignait de devoir grafigner à plat ventre vers la rive?  Ce n’est pas très chic à l’oeil cette fuite vers la rive ordonnée…  La conscience s’est échouée quelque part entre le danger et l’habitude de sauter à l’eau lorsque tout le monde saute à l’eau.

08

 

Présentement on fout la connaissance et la conscience dans une marmitte à idéologies, à feu intensif, de laquelle on retire le couvercle pour mieux exposer le contenu.  Aucune distillation: un débordement constant de contenu bouillonnant.   Au lieu de mijoter, le contenu se vide à vive allure et se répend en pure perte tant et si bien qu’on perd l’envie d’y goûter.  Un énorme gâchis pour qui nourrissait cet espoir et devra plutôt se rabattre sur les éternelles préparations vendues, étiquetées, pesées, comportant des ingrédients suspects, inutiles pour qui les consomme mais utiles à qui profite du fait qu’elles soient ingérées:  l’info ficelée mainstream livrée hachée, épicée, réétiquetée et figurant à la carte de certains médias sociaux qui lui concoctent en accompagnement une piquette qui tournée en vinaigre.

 

Que dire des médias sociaux qui pour un oui, pour un nom, affublent les titres de mots innoportuns simplement parce qu’ils attireront l’attention?  Nous avons appris à être des fumistes?  Certains optent ouvertement pour le même sensationnalisme que ces magazines vendus en kiosque:  Hervé Gourdel ou quand la France néglige de baliser ses sentiers montagneux.  Il leur faut l’aide d’un élément capable de frapper les esprits et d’attirer  l’attention..  et le dieu Google se chargera du reste.

 

Je n’en peux plus des titres qui se terminent par:  ce que les médias mainstream ne vous diront pas…  Pourquoi croit-on que les gens consultent les médias sociaux?  On a envie de jouer au professeur  » je-sais-tout  » et on a le culot de prendre les lecteurs pour des nuls?  Petit prétentieux pousseur de plume!

 

On dirait une secte!

Oyé oyé les lambdas… Tous à vos portables!  On se cramponne!

09

Ce que je vois de cette récente recette de purée qui sort de l’ensemble des médias (sociaux et conventionnels), c’est le phénomène d’engouement qu’ils ont appris à provoquer en sombrant sciemment dans le sensationnalisme et qui prend trop souvent sa seule mesure à partir du nombre de visiteurs que leur stratégie attire.  La ligne mince qui sépare l’information de l’idéologie, de l’endoctrinement et de la propagande devrait suffire à convaincre les médias sociaux de ne participer à aucune de ces dérives afin qu’ils demeurent une porte ouverte sur les événements, sur les enjeux, sur l’histoire et puissent favoriser la réflexion, en n’affublant pas automatiquement le lecteur de la même étiquette et du même sceau de conformité que la société lui appose dans toutes les sphères de sa vie où il tient trop souvent le rôle de témoin passif et de victime.

 

Il n’y a pas que le refus des conventions et le déni des pensées globales qui mènent au non-conformise souhaitable pour tous.  En faire un must pour plaire à la tendance du jour est vain dans la mesure où le refus et le déni deviennent stéréotypés.   On peut donc être d’un conformisme ennuyant en tirant à gauche comme à droite.  Il faut au non-conformisme sa dose de liberté.

 

Le danger qui existe bel et bien présentement est celui de basculer naturellement dans l’idéologie qui finira par prendre forme et révéler son identité.  Au stade ou elle libère cette identité, il est généralement trop tard pour que libre-arbite suffise à permettre de faire marche arrière, car il n’y a rien de plus puissant que la dualité de l’être qui héberge la victime et son bourreau.

 

Médias laissez penser librement.  Au lieu de cultiver le navrant défi de contrôler, donnez du lest à qui souhaite avant tout s’informer sans lui imposer le think tank à coups de cravaches mainstream-lambda-oligarchie.  On ne vous en demande pas tant.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Think_tank

 

Elyan

CentPapiers

Le jardin des drames

Le paysan est absorbé par ses travaux, le négociant par son commerce, l’artisan par son métier, le vulgaire par ses petites affaires de chaque jour. — Plus les circonstances sont favorables, plus ils s’immergent dans leur spécialité. À chaque échec, à chaque déception, ils s’affligent. Ils suivent une idée fixe, sans jamais s’accommoder aux choses. Ils surmènent leur corps et accablent leur esprit. Et cela, toute leur vie. Hélas ! Tchoang-tzeu

La Terre est comme un jardin de drames. Si on pouvait percevoir – je le répète – toutes les âmes qui montent et qui descendent dans cette  ruche chaude, que trop belle de ses océans,  on aurait droit au plus grand défilé de « fibres de lumière » qui circulent entre deux mondes.  Des fibres de lumière. Des lucioles visiteuses.

Les premiers habitants de la planète mouraient de faim. Quand tu chasses le Mammouth pendant trois jours, c’est comme le tour de France, avec pour médaille et prix de bons repas. Pas repus de gloire, mais repus d’avoir un peu moins de creux dans l’estomac. En fait, soulagés de cesser de  ne penser qu’à sa panse.

C‘était une mer montante de bière, les tonnes de la veuve Désir éventrées, la bière arrondissant les panses, coulant de partout, du nez, des yeux et d’ailleurs (Zola,Germinal,1885,p.1271)

J’ai toujours aimé Zola qui savait avec son scalpel d’écriture décrire les misères et les folies d’une société qui allait devenir de plus en plus folle. Il en faudrait un aujourd’hui pour éventrer la tranquillité d’esprit d’une masse de petits bourgeois qui n’ont plus besoin d’aller dans la rue pour changer le monde : Facebook est là pour le défilé et parade des grands enjeux mondiaux.

Mais dans la colonne du débile et du crédit, ça nous adjuge un statut de mercenaire du matin et de clavier. Fourni par Microsoft et Coca-Cola. Coca-Cola, couleur de la présidence étasunienne. Pour l’instant…

Passez au suivant 

Les premiers habitants de la planète mouraient de faim. Étant donné que l’argent électronique est devenu l’arnaque aussi invisible que le F-35, les furtives compagnies agglomérées ont maintenant remplacé les rois d’antan. Alors, on choisit ceux qui doivent mourir de faim en prenant leur  eau, leurs terres, leurs métaux. Et, malgré toute les richesses du monde, encoffrées, de plus en plus de gens meurent de faim.

Et voilà l’apparition de ces faux Christ: « Prenez et mangez-en tous, car ceci est mon c(or)ps ».

Al(or)s! Vive Facebook. L’endroit idéal pour passer au suivant les drames du jour pendant que tout le jour on a ses petits drames. Mais tous ces petits drames sont issus des grands drames. Sans que nous nous en rendions vraiment compte, tout en en rendant conte… On conte, on se raconte… Et tout conte fait, on s’en va au lit soulagé. Facebook, c’est le psy parfait des gens parfaits.

C’est presque amusant de voir jusqu’à quel point, non seulement nous vivons dans un monde virtuel, mais on nous a anesthésiés dans un grand sourire et une une bouffée d’air à s’emplir le poumon-cerveau… Ce bel engin, aussi détaché de son petit intérieur de lumière que nous le sommes entre nous, RÉELLEMENT.

Facebook! La pilule du lendemain…

Le charme discret de la division  

C’est bien tout ça. L’avantage est que vos amis ne puent pas de la bouche… En plus, c’est la même division que nous avons dans la vraie vie: à force de tout avoir pour pouvoir se débrouiller seul, on en vient à la formule: « J’aime mon prochain mais pas mon voisin ». Il bruite avec sa tondeuse le dimanche… Il laisse tomber les feuilles de ses arbres sur VOTRE terrain. Alors, plaignons nous de Gaza!

C’est l’ère du crapaud bouffi qui fume trop d‘information. 

Mais bon!… Chacun a droit à son opinion. Le problème est que l’opinion devient une idée que l’on croit solide et « vraie ». Mais ce n’est qu’une opinion. Car, en fait, les gens se battent pour des idées ne sachant pas que ce ne sont que des opinions.

Viva! les passeurs d’opinion…

Du moins, c’est la mienne… 🙂

La multiplication des génies 

Jésus aurait multiplié le pain et le vin. On a multiplié le pain blanc et le vain. Si la pauvreté a grandement augmenté, le nombre de génies-opinions s’est accrut. Mais ça n’a pas empêché les gens de mourir de faim.

C’est vrai que me voilà un tantinet sarcastique… Mais je ne m’éloigne pas de la masse, j’en fais OBLIGATOIREMENT partie. Alors, comme tout le monde, j’ai envie de mitrailler tous les drames de la planète. Mais en tant que créature vivante et pensante, cherchant une solution à tous les drames, je ne crois plus, ou n’ai jamais cru qu’elle passerait par les immondes organisations planétaires aussi bouffies que les crapauds.

Non.

Cultiver la haie(ne)

Il y a quelques jours, la haies qui sépare le terrain de notre maison à celle de mon voisin a été déclarée …morte. Trop haute, impossible à tailler. Donc, il faut la faire disparaître. Une belle haie de cèdres… C’est jolie une haie!  Mais après 50 ans, c’est …terminé-terminator.  Les branches sont trop grosses… C’est du bois…

J’en ai parlé au voisin et sa femme m’a demandé ce qu’on pourrait mettre à la place pour faire une démarcation de terrain.

J’ai eu envie de lui dire que vu la largeur de la haie, ( 6 pieds), sa longueur ( 47 pieds), l’idéal serait de faire une ligne d’un potager de la même grandeur et de se partager les fruits et légumes du jardins.

Belle solution! Et pratique… Surtout amusante.

Mais voilà! Une haie, c’est comme un frontière à ne pas franchir entre l’avoir du voisin et le sien. C’est comme Israël et la Palestine.

Et c’est le petit drame des grands drames: car, au fond, nous pourrions nous enrichir mutuellement, autant dans le partage chaleureux que dans l’avoir.

Nous avons une culture d’avoir, de possession et de frontaliers.

Rien qu’à l’idée d’en parler, je me sens ridicule. Alors, c’est normal d’être de ne pas partager, de se diviser, de cultiver son ego… pour finalement mourir de faim d’amour et de compréhension pour une petite parcelle de terrain.

Nous arrosons nos drames en calquant les imbéciles heureux… Et ça pousse jusqu’à la religion de l’avoir. Celle qui est la source de tous les drames.

Il faudrait un verbe nouveau:

Je drame

Tu drames

Il drame…

etc.

C’est ainsi que le jardin Terre s’est appauvrit tout en étant riche.

Nous nous plaignons d’être pauvres dans des pays riches. Mais de quelle richesse parlons-nous?

La haie c’est la haine…

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

Le bonheur haut de « game »: Do ré mi fa sol la Si bé rit

vieillissement-de-la-population

Il est possible de prendre sa retraite à 55 ans, dit Gaëtan Veillette, planificateur financier au Groupe Investors. « Il faut toutefois avoir une discipline de fer, puisqu’il s’agit là d’un objectif très ambitieux », dit-il.

Il donne l’exemple d’un travailleur ayant un revenu net après impôt de 27 548$ et qui épargne entre 25 et 55 ans. Il devra avoir épargné au total près de 650 000$, ou environ 800$ par mois, s’il compte se retirer du marché du travail et vivre selon le même niveau de vie jusqu’à 90 ans.  ( Souche ) 

***

En 1939, on riait en moyenne 19 minutes par jour. 
4 minutes en 1982 
2 minutes en 2006.  
🙂 
En 2014 on LOL… 

gp

***

Les planificateurs devraient être internés à Sobibor… L’écart entre la réalité et les  « idées » analystes financiers est un Grand Canyon.

90 ans? Eh! Monsieur! Nous en avons des 90 ans…Ils sont parkés dans des boîtes à sardines kitsch ou la couleur des pilules correspond à la couleur des murs, des rideaux, et l’arsenal délicieux de Big Pharma. Full color! Psychédéliquement ridés. Comme la Rolls-Royce de John Lennon. Plusieurs marchent à roulettes et d’autres… pas ( bon, pas un jeu de mots) du tout!

La génération ZZZZZZZZZ

La grande plaignardise, en ce moment, est de dire que les baby-boomers ont tout eu. C’est mal connaître les baby-boomers d’après guerre ( 39-45) qui vivaient sous le régimes de parents pauvres, encore attachés aux petites terres ou au petits emplois de « survivalistes » obligés. Nous mangions à notre faim, du bon pain blanc, des fèves au lard, du macaroni pauvre, lové en foetus, mais gonflé à l’eau et au jus de tomate. J’oubliais l’oignon…  Et pour les loisir, il fallait aller nager à la rivière, sortir l’hiver sous des froids si sibérien que nous enfouissions nos pieds dans le four du poêle à bois pour dégeler nos orteils. Quant aux skis, mon oncle Urbain m’en avait fabriqué une paire. Mais il n’avait pas de monte-pente. Le monte-pente c’était nos genoux. Il fallait grimper la petite montagne 20 minutes pour descendre trois minutes. Pas de casque… Pas de bottes… Des bâtons et des skis coupés à même les branches toutes croches et cornues.

Si j’avais su ce qu’était un psy, à l’époque, … je n’y serais pas allé.

Puis le soir, avant d’aller au lit, nous allions marcher dans les ruelles du village pour rencontrer des filles. En ce qui concerne le « sexe », si tu voulais voir un sein, il fallait fermer les yeux. Pour le reste, comme les tapis que ma mère tressait pendant des jours avec des vêtements taillés en lanières, recyclées, il fallait tout faire à la main. Après, il fallait avouer ses péchés dans un confessionnal: sorte de cabine téléphonique pour parler à dieu, alors que nous parlions à un prêtre. Après on se purgeait aux prières. Puis, les hormones affolées, on retournait aux tapis…

Un vrai massacre: il fallait bouger pour vivre… Les jeux n’étaient pas inventés… Il fallait les inventer. Comme mon ami Raymond,  qui avait la manie d’inventer de mauvais coups, il avait créé une bombe artisanale que nous avions lancé un jour sur la foule sortant de l’église.

Le décalage 

Tout cela est un problème de société. Tout ce qui nous arrive, tous ces vieux « envillagés », ces jeunes qui s’en vont à l’or des grandes cités pour devenir artistes, fonctionnaires, est dû à un décalage créé par les nouveaux administrateurs: ils ont artificiellement modifié l’âge actif à l’âge de la retraite en créant de par le système d’éducation un prolongement inutile des études.  Dans bien des cas… De sorte qu’ils commencent à travailler vers l’âge de 30 ans, et le temps de s’acheter un abris à 300,000 $, ils décident, une fois « carriérisés » de bâtir la chose la plus merveilleuse au monde: un enfant.

Beaucoup avaient alors de petites entreprises qu’ils vendaient à 50 ans pour prendre leur retraite. Les petites entreprises familiales et LOCALISÉES, ont fini par disparaître de par les monstres de la mondialisation.

Le temps des roses  

Quand t’as 20 ans, 30 ans, Mon Dieu  que t’es beau! Ouah! T’as la chair aussi luisante que celle d’un bébé, des hormones à injections naturelles, des muscles, des formes, des projets pour cent ans. Tu pètes le feu! Et tu veux répéter le feu!  Et ça continue comme ça, jusqu’au moment où ton corps commence à avoir des ratés. Si t’es chanceux… T’es vivace! Tu changerais le monde. Et ON T’EMBAUCHE pour le changer.

Et voilà ce que ça donne… Bobby Boomer Latrimouille vient de se faire avaler par sa propre dégénérescence alliée à la dégénérescence des sociétés. Il bouffe de l’avoir et du McDo. C’est cool! Et voilà qu’à 50 ans, déjà, plusieurs commencent à flétrir et à courir au pas de loi. Comme le nazisme détourné mais par des élus.

Tu bouges pas? Ils te font des terrains de soccer si tu votes pour eux? Tu veux « tous »être artiste, comédien, chanteur, poète, écrivain, mais mieux encore: administrateur et conseiller en « futur ».

The end

Eh! oui! Nous sommes tous un peu kapo. Nous voulons survivre. Mais nous avons vendu notre meilleur instrument de survie: notre être. Et nos valeurs sont dans un garage. Et les cerveaux transformés en garages pour ingurgiter tout ce qui est en solde. De sorte que tous les garages d’un pays contiennent sans doute autant d’outils que dans les magasins à grande surface.

Hier a eu lieu l’enterrement de Liberté 55.

Aujourd’hui ont lieu les funérailles de Liberté 67.

Demain auront lieu les funérailles de Liberté 75.

Mais c’est pour ceux qui seront encore vivants… Les morts n’ont pas de retraite. et ne sont pas comptabilisés.

L’heure est la planification… L’hyper planification. Par des spécialistes… Étonnamment, vous les payez pour vous préparer une retraite « précoce », et ils ne sont pas assez compétents pour vous la « fabriquer ».  Et quand vous leur téléphonez pour vous plaindre, ils ont un numéro dans le Sud-paradisiaque.

50% de la masse monétaire mondiale serait dans des paradis fiscaux. C’est donc dire que certains peuvent vivre sans effort jusqu’à 400 ou 500 ans…

À condition qu’ils ne prennent pas un conseiller pour prendre leur retraite.

Le diable emporte la rose et la poésie! On est devenu froids et congelés. Brrr!

La famille Trapp 

Il faut ajuster son « bonheur » aux nouvelles couleurs sociales et « chantelières ». La famille Trapp est devenue la famille trappe.

Elle a son air nouveau nouvel ère.

Do, il a bon dos

Ré, rayons de magasins

Mi, l’ami est sur Facebook

Fa, on fa ce que l’on peut

Sol, sous-sol de la maison ( pas payée)

La, l’endroit où est la banque

Si, si ait le temps de vivre

do ré mi fa sol la Si  

bé 

rit… 

13 secondes…

Gaëtan Pelletier

Entre 1947 et 20….

Spécial de la sortie: la partition du bonheur :  « Il a bon dos ».

Oscar-Hammerstein-II-Richard-Rodgers-Do-le-do-il-a-bon-dos Partition gratuite

Comment devenir blogueur tout en s’amusant sérieusement

Pourquoi il vous faut un blog en 2013

D’abord, trouver une bonne citation:

« Quand cette pluie de sang aura séché sur la terre, toi et moi serons mêlés depuis longtemps à la poussière. »

Les justes, Albert Camus 

A) Trouver un sujet 

Pas facile, puisque tout a été dit. Mais bon! C’est comme apprendre le piano ou la guitare: répéter, répéter et répéter.  Mais facile, parce que tout le monde a oublié.  Alors, vous pouvez y aller carrément avec: LES ALZHEIMER DU NET.  Puis, si vous voulez faire un tantinet différent, essayer de changer le monde en écrivant qu’un avion disparu a été enlevé par des Extra-terrestres, ou encore cultiver les gens en leur apprenant tout ce que vous savez mais qu’ils ne veulent pas savoir.

Le meilleurs sujet reste l’économie. Puisque tout le monde a l’impression de se faire voler. Quand vous aurez lu 200 ou 200o articles, vous irez vomir. Mais au moins vous saurez…

B) Traiter le sujet  

http://fr-ca.divertissement.yahoo.com/blogues/bloguecinema/the-queen-of-versailles-le-declin-de-riches-americains.html

Pour montrer la stupidité, bref, flanquez deux images: l’opulence américaine et la pauvreté.

Bon! Une image, ça se répare!

Mettez du latin: Air raré humain nous ez

Voua la!

Je sais, c’est pas encore assez pauvre…

01

C) Choisir son vocabulaire 

Ne dites pas: « Le monde s’appauvrit ».

 » de par le tunnel ou l’entonnoir, lentement sculpté par la marchandisation humain au profit des grandes corporations, l’anorexie planétaire est en train de ronger l’os que nous sommes, par des chiens enragés, mais cravatés, dont le seul pays est un paradis fiscal et des chacals aux trousses de tout ce qui peut transformer l’humain en monnaie pour les actionnaires empaillés…  »

D) Épicer avec un peu d’humour ( encore une lectrice qui m’envoie des textes, merci) 

Un curé ne ment jamais !
Sur un vol vers la France , une jeune fille distinguée était assise à côté d’un prêtre. Elle lui demanda :

 » Mon père, puis-je vous demander une faveur ? »
 » Bien sûr, mon enfant, que puis-je pour-vous ? »
 » Eh bien, j’ai acheté un séchoir à cheveux électrique très perfectionné pour l’anniversaire de ma mère. Il est dans son emballage et bien au delà de la valeur limite d’importation. J’ai bien peur que l’on me le confisque. Ne pourriez-vous pas le passer aux douanes pour moi, sous votre soutane, par exemple ? »
 » J’aimerais bien pouvoir vous aider, Chère enfant, mais je dois vous avertir, je ne mentirai jamais. »
 » Avec l’honnêteté écrite sur votre visage, on ne vous questionnera sûrement pas. »
Lorsqu’ils arrivèrent au guichet des douanes, la jeune fille laissa passer le prêtre.
Le douanier lui demanda

 » Avez-vous quelque chose à déclarer, Mon père ? »
 » De la pointe de mes cheveux jusqu’à ma taille, je n’ai rien à déclarer ! »
Le douanier, trouvant cette réponse bizarre, lui demanda alors :
 » Et de la taille aux pieds , qu’avez-vous à déclarer ? »
 » J’ai un instrument merveilleux destiné à être manipulé par une femme et qui n’a jamais été utilisé à ce jour. »
Le douanier éclata de rire et lui répondit :
 » Passez Mon père !!!…… AU SUIVANT !!!

E) Faites vous plaisir, placez une image ou un petit texte qui vous plaît. 

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Et voilà! Vous avez devant vos yeux le constat du monde actuel. Comme le disent les intellos: les grosses compagnies mangent le pop-corn des enfants que nous sommes.

Et peut-être qu’une image vaut non seulement mille mots, mais un blog au complet. Toutefois, il faut expliquer l’image.

Ça se fait le doigt dans le nez!

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L’univers est fait de façon à prendre n’importe lequel morceau et à les lier pour en connaître le sens.  C’est puzzle… Et le cerveau est un puzzle avaleur.

L’humour et la folie contrôlée valent bien plus que toutes les grandes analyses des « sociétés » , de la finance, des crises économique et toutes les fadaises qui mitraillent le net.

F) préparez vous 

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Gaëtan Pelletier

De quoi Google est-il le nom ?

Par Yann Fievet

Nous devrions nous y faire : l’emprise de Google s’accroît chaque jour davantage et il serait illusoire de vouloir y résister. La firme, omniprésente dans l’univers de nos cyber-activités, recouvre nos vies d’une prétendue bienveillance. Ce serait au nom de l’émergence d’un monde plus sûr que Google, en compagnie de huit autres sociétés privées américaines, participe activement au système Prism mis en place par la NSA pour surveiller tous les recoins de « la toile ». La volonté arachnéenne veille sur nous ; allons en paix ! Cependant, non contente d’apaiser notre inquiétude à propos de la dangerosité du monde, inquiétude par ailleurs savamment entretenue par les maîtres de la « médiasphère », Google se veut un agent puissant de la Culture universelle. Notre paix intérieure devrait ainsi se doubler de la satisfaction d’apprendre que le monde des œuvres littéraire et artistiques va nous appartenir enfin tout entier sans que nous n’ayons plus à bouger physiquement. Pourtant, du rêve grandiose de la virtualité heureuse au cauchemar de son emprise exorbitante sur nos existences réelles il n’y a peut-être qu’un pas.

Tout est désormais numérisable, à des niveaux de qualité saisissants. Les moyens matériels permettant d’acheminer, de voir et d’archiver les images numériques ont eux-mêmes suivi ce fascinant mouvement. Il fallait donc s’attendre à ce qu’une « entreprise globale » s’attaque à la prouesse de mettre en images les œuvres d’art que renferment tous les musées du monde. Certains avaient osé en rêver, Google va oser le faire. Après la mise en octets de millions de livres détenus par les grandes bibliothèques voici venu le tour des multiples chefs d’œuvres de la peinture ou de la sculpture dispersés aux quatre coins de la planète. Toutes les collections pourraient ainsi être demain offertes à notre satiété. Ce dernier mot convient tellement bien au dernier avatar du dévorant consommationnisme : nous allons bientôt satisfaire notre boulimie d’œuvres des grands maîtres, bouffer de l’art au kilomètre sans sortir de chez soi, contourner les autres kilomètres de queue des grandes expos où l’on défile en rangs serrés sans pouvoir vraiment stationner devant un tableau pour l’admirer sereinement. La culture à portée du moindre clic !

Nous ne sortons pas du règne de la marchandise, nous le renforçons en l’étendant définitivement au monde de l’art. Bien sûr il y a une tromperie dont les vrais amateurs d’art ne seront jamais dupes : faire prendre des représentations numériques des œuvres, fussent-elles de grande qualité technique et esthétique, pour les œuvres elles-mêmes. Une image de synthèse ne parviendra jamais à restituer l’émotion que le peintre a immortalisé dans sa toile par son travail qui était autre chose qu’une banale affaire de techniques d’exécution. Rien ne remplacera donc la contemplation de l’œuvre proprement dite et c’est heureux. Comme nombre de grands artistes, Salvador Dali fut visionnaire ou à tout le moins en avance sur son temps. En découvrant l’anagramme prémonitoire de son propre nom, Avida Dollars, il n’imaginait peut-être pas cependant jusqu’où irait la vulgarisation du génie pictural. L’alliance du Marché et de la Technique propulse la vulgate au-delà des frontières que les espérances les plus folles n’imaginaient pas pouvoir transgresser un jour. Si l’art rime certes depuis longtemps avec dollar, il n’a que peu à voir avec un tel bazar et le Catalan loufoque, dans une transgression iconoclaste, s’en serait régaler à l’envi.

L’art est décidément ailleurs que sur les disques durs de nos machines, ailleurs car toujours subversif, ce que Google ne sera jamais. Google ne fait rien d’autre qu’épouser son temps, y compris en favorisant la politique sécuritaire mondiale des États-Unis. Elle fait du fric avec la subversion artistique d’hier devenue académique depuis. Subvertir l’ordre dominant des choses consisterait aujourd’hui à encourager les artistes qui, partout où sévit l’oppression, tentent de repousser par leur création les assauts de la barbarie. Au Mali, en Côte d’Ivoire, en Syrie, en Afghanistan ou ailleurs – et au sein même du « monde civilisé » – des artistes survivent loin des marchands et des musées à tours operators. C’est de leurs œuvres que nos yeux et notre esprit devraient être avides. Hélas ! le conformisme triomphe toujours.

Yann Fievet

Les Zindignés/La vie est à nous – N° 5 – janvier 2014

altermonde-sans-frontiere.com