Archives mensuelles : février 2017

Les trois corniauds

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Le calife calife, khalife, ou caliphe (prononcé ḫalīf en arabe) est une romanisation de l’arabe khalîfa (ḫalīfat, خَلِيفَة, écouter), littéralement « successeur » (sous-entendu du prophète), terme dérivé du verbe khalafa (ḫalafa, خَلَفَ) signifiant « succéder », titre porté par les successeurs de Mahomet après sa mort

Il existe une science de la politique… Elle n’avait pas prévu l’arrivée de Mister Trump, ni de Trudeau, ni du prochain corniaud français.  Tout cela dans une atmosphère de bévues probablement créées pour se débarrasser des prétendants au califat mondial.  À noter que plus nous votons, plus les  accessoires du réel pouvoir se présentent et sont élus.

Le plus plaisant dans l’histoire de l’élection de Trump c’est de voir sans réellement voir l’arrière décor des politiciens américains vouloir « la tête »  un fou camisolé d’une maison blanche. Le nouveau désordre mondial est comme un œuf poché en train de se noyer et qui crierait « MAMAN! ».

Nous, les naïvo-désespératos , nous sommes rivés à nos écrans, nous papiers, nos analystes, à nous gratter le crâne jusqu’au sang pour savoir si un super héros sauvera ce monde de la mertidude stagnante. On respires à petits souffles comme des femmes en train de mettre au monde un nouveau né. Comme si  par le vote nous étions, chacun d’entre nous était  un spermatozoïde capable de construire un monde nouveau.

À se demander s’il ne faudrait pas dévoter en bloc pour démolir un monde moribond pour en construire un meilleur. On dirait que les réparations n’en finissent plus.  La dévotion a assez duré,

Ne nous demandons pas qui peut faire une révolution pour nous, mais ce que tu peux faire pour la révolution.

Gaëtan Pelletier

Les lois sont à notre image

… donc parfois aberrantes, stupides, méchantes, grotesques.

Certaines lois françaises – toujours, théoriquement, en vigueur – datent du Moyen Âge, d’autres de la Révolution française, ou encore du régime de Vichy. Trop occupés, nos élus n’ont pas pris le temps de les abroger. Et puis, après tout, une petite saloperie peut toujours servir, d’autant que nul n’est censé ignorer la loi.

Ainsi, depuis Napoléon, il est interdit d’appeler son cochon Napoléon. Pendant, la guerre, mes grands-parents avaient élevés un cochon en douce. Dans un acte de résistance inouï, ils l’avaient appelé “ Adolphe ”. Mon père, âgé de 17 ans, avait été chargé de le tuer. Sans faire de bruit. Heureusement, un grand coup de masse sur le groin avait suffi.

Théoriquement, le pantalon est toujours interdit aux femmes, mais pas le voile. Une dérogation est prévue pour celles qui tiennent à la main un guidon de bicyclette ou un cheval.

 

 

Il est formellement interdit de s’embrasser sur un quai de gare. Il est également interdit d’y poser des explosifs. De ce côté, on espère être paré.

De 8 heures à 20 heures, les radios françaises sont dans l’obligation de passer sur leurs ondes 70% de musique exclusivement française. Tu parles, Charles, comme cette obligation est respectée.

Pour les manifestants et les autres, qu’ils sachent qu’il est interdit de prendre en photos des véhicules de police ou des policiers. Même en petit, au fond de la photo.

Un petit tour chez nos étranges étrangers. En Suisse, les personnes résidant en appartement ne doivent pas tirer la chasse d’eau ni prendre un bain après 22 heures.

Au pays de la National Rifle Association, dans le Massachusetts plus précisément, il est interdit de se battre au pistolet à eau. En Alaska, le pays de Sarah Palin, un mari peut battre son épouse, mais pas plus d’une fois par mois. En Oregon, il est interdit aux femmes de faire de la musculation.

Sic transit…

Bernard Gensane 

 

À quoi donc jouent les hommes?

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Photo: National Geographic

« Passe-moi ton morceau de glace que je me réchauffe »
Henri. Le lobotomisé de l’aile 3.1416

On se demande à quoi jouent les hommes dans cette gratuité de sang, de misère et d’économie étoffés de sanguinaires qui ne font que sabler la peau des humains. Il en est qui viennent ici pour tout avoir. Alors que l’on a tout dans les yeux. L’homme n’ayant pas de prédateur, il se dit que se serait bon qu’il en ait un: lui. Alors, la chasse commence. La chasse non plus pour survivre mais par plaisir. Dans ce grand chaos arrosé des morts qui pleuvent en tous les pays, notre homme, cravaté d’usage, s’en va pourparler au chef des autres clans.  De vrais hypnotiseurs, paroliers du mensonge, étatisés et soi-disant élus.  Mon oeil, et mon gauche.

C’est bête de se laisser esclavager par des idéologies mortes. Les guerres n’ont jamais rien réglé et par la bande, les pourparlers non plus. Il ne resterait plus qu’à se diviser en bandes pour échapper aux assassins de classe millénaire. Comme si dans l’oubli nous sommes enterrés. Comme si dans l’oubli et la froide répétition, nous n’étions parvenus à n’être rien. Notre lâcheté est d’écouter.

Les jésus à cravate parsèment ce monde. Tous, nous sommes, en attente d’un sauveur. Mais il ne passe que des glaçons alors que nous n’aurions besoin que d’amour, d’amitié, de bonne entente. Et cela, pas un seul système n’a pu l’offrir aux humains. Au contraire, les systèmes, de plus en plus sophistiqués, nous ont conduit à l’ultime déchéance.

Oui, l’ultime déchéance: celle de n’être plus vraiment humain. Au fond, ce doit être un signe que les histoires de zombies sont si populaires. L’inconscient a sa manière de dire. On a l’illusion d’avancer. Avancer vers quoi? La réponse est dans la question puisque nous sommes des « qui » transformés en « quoi ». De l’être que nous étions, nous approchons simplement de la « chose »…

Gaëtan Pelletier

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Restauration

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La vie est un loyer

On passe dans la vie comme un frisson
Entre les quatre murs de la raison
On s’y fait un doux nid pour son âme
D’une architecture qui pâme

C’est une demeure qui s’en va
Et la vie est comme l’oiseau de l’oiseau
Et le vent une aiguille du temps
Qui défibre les nids
Arrache mes plumes
Mes écrits de lune

Et ce soir encore je vole jusqu’au repos
Dans la maison comme après un long vol
Tout s’écaille, arbres et plumes, s’envolent
La maison s’en va et j’irai où elle sera

La vie est un loyer
Mourir n’est que déménager

Gaëtan Pelletier
20 janvier 2009

Le citoyen boulon

 

Un boulon crée une liaison complète, rigide et démontable, entre les pièces qu’il traverse et presse l’une contre l’autre Wiki

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Au plus élevé trône du monde, on n’est jamais assis que sur son Cul.

Montaigne

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Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, un regroupement de professeurs d’université dénonce le fait que l’on « n’enseigne plus à l’être humain pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il fait. »

Il y a longtemps que l’alarme est sonnée pour l’insidieux mouvement qui fait du citoyen une sorte de boulon pour les grosses machines qui s’arrachent des morceaux de pays ici et là.

Au début des années 90, les écoles commencèrent à utiliser un nouveau vocabulaire : l’élève devint un « client », et l’enseignant, un formateur. Puis le directeur, un administrateur. Un vrai. Comme les éleveurs de moutons : salaire de base plus commission au rendement.

Comme disait le comique : « Un sourd n’est pas un malentendant puisqu’il n’entend pas du tout ».

L’éducation  a calqué  le grand monde de la finance, arrachant l’âme de l’humain pour l’intégrer au monstrueux bulldozer de la mondialisation.

Aujourd’hui, tout se règle par l’administration. Sorte de panacée aux maux…qu’elle engendre. Il y a toujours une rangée de sardines de penseurs agglutinés dans leur tour à bureau.

« Je travaille dans une boîte »… L’expression est inconsciemment consacrée.

Ils pensent… Ils réfléchissent… Ils tricotent des théories souvent fumeuses, disjointes de la réalité.

Plus ça va mal, plus on en crée pour régler les problèmes.

Le système de santé du Québec en est sans doute le plus représentatif :

Depuis 2000, le personnel administratif a crû de près de 52% et les cadres de 30% dans le réseau de la santé québécois. Pendant ce temps, le personnel soignant n’a augmenté que de 6%, révèlent des données gouvernementales compilées par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

Si bien que, actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d’administration. «C’est quasiment un ratio de un pour un! On est actuellement surencadré, dans le réseau, affirme le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette. On sabre toujours du côté des soins aux patients. Il y a beaucoup de confort administratif.» CPAM

Éducation

De fait, depuis 20 ans, la tendance est à l’utilisation d’un citoyen-rivet, sorte de fondue d’acier qui sert à  joindre les industries éparpillées dans le monde.

Et l’éducation est la base de cette calamité qui se répand jusqu’au point de non-retour.

Dans L’éducation victime de cinq pièges, Ricardo Petrella avait déjà noté cette tendance dans les  années 90.

« Sous l’influence des systèmes de valeurs définis et promus par les écoles de management, axés sur les impératifs de la productivité et de la performance compétitive, prêchés par leurs commanditaires ( les entreprises), le travail humain a été réduit à une « ressource ». Présentée comme un progrès (…) cette réduction a eu deux effets majeurs.

En premier lieu, en tant que ressource, le travail humain a cessé d’être un sujet social. Il est organisé par l’entreprise (…) et par la société, dans le but prioritaire de tirer de la ressource humaine disponible la meilleure contribution possible, au moindre coût, à la productivité et à la compétitivité de  l’entreprise et du pays.

Deuxième effet : dépossédé de sa signification en tant que sujet social et, donc, « extrait » de son contexte politique, social et culturel propre, le travail humain est devenu un objet. Comme toute autre ressource, matérielle ou immatérielle, la ressource humaine est une marchandise « économique » qui doit être « librement » disponible partout. Les seules limites à son accessibilité et sa libre exploitation sont de natures financières ( les coûts).

La ressource humaine n’a pas de voix sociale, pas de représentation sociale. Il n’y a, d’ailleurs, pas de « syndicats de la ressource humaine »! Elle n’a pas, en tant que telle, de droits civiques, politiques, sociaux et culturels : elle est un moyen dont la valeur monétaire d’usage et d’échange est déterminée par le bilan de l’entreprise. La ressource humaine est organisée, gérée, valorisée, déclassée, recyclée, abandonnée, en fonction de son utilité pour l’entreprise.  ( P.13, 14, L’éducation, victime de cinq pièges.).

Gaëtan Pelletier

Trump et Poutine: Thriller