Archives de Catégorie: SPIRITUALITÉ

Le réveil-oiseau ( Gaëtan Pelletier)

Enfants à flute

Je rêve de redevenir vieux et tranquille. Ridé comme un océan, mais l’esprit lisse comme un enfant qui joue de la flûte sans rêver d’être Mozart et enchanté.

Et j’y travaille, tout paresseux, et c’est bien ainsi. Hier, dans le jardin, les oiseaux cherchaient des vers comme des poètes affamés. Je les louchait, en souriant, parce qui donc aujourd’hui s’attarde aux oiseaux?   Les enfants vont sur le net pour les voir…

Les oiseaux poussent dans les arbres. Mon voisin a tellement d’arbres que le terrain sur lequel nous habitons est une sorte de banlieue. J’étais assis, au petit coin d’ombre, sur la marche que j’ai poli dix fois, toute égratignée. Un peu à l’image du monde: plus il en passe, plus il est éraflé.

En ce moment, la Terre a l’aire d’une tête de juive conduite dans un camp de concentration. On fera des tapis avec le poil!. J’ai vu tous les écrits savant du net. Enfin! Pas tous. Mais comme ils sont gémellaires, on finit par rendre sa lassitude et soupirer.

Je reviens aux oiseaux… Une fois le jardin arrosé, dans les minimes crevasses, dans les creux en bols, ils y ont trouvé une piscine. Je ne sais pas qui j’ai pu rendre heureux en ce monde, mais les oiseaux avaient l’air de se farcir de ce festin d’eau. Ils batifolaient, s’ébattaient, et dans cette belle frétillance, un mouvement si rapide, en ressortait une sorte d’aura d’eau Eldorado. L’eau est un trésor… Et nous sommes constitués d’au moins 70% d’eau. On peut donc servir à la fracturation du gaz de schiste…

Les oiseaux me reviennent.

Ce que je déteste des oiseaux est de les voir lever la tête et demander au ciel où se trouvent les vers, les graines, les pailles, alors que nous il nous faut calculer, embaucher une firme d’ingénieurs, la tête haute, casqués.

Le réveille-oiseau

oiseau

De temps en temps, j’écris la nuit. Les oiseaux me réveillent… Quand ils commencent à chanter, la fenêtre est ouverte, l’air entre, le rideau fait des flaques sonores sur l’encadrement. Les oiseaux me réveillent pour me dire que le temps d’écrire est terminé.

J’enlève mes ailes et je m’en vais sur mon oreiller sans plumes. Le petit cadran volant me dit d’aller au lit-nid.

« Dieu » leur a implanté une sorte d’instrument à vent dans la gorge… Je ne sais. Ils se parlent entre eux dans la forêt. Je me souviens d’un jour en Abitibi où je travaillais l’été et que le soir, après le travail, je sortais pour écouter les oiseaux.

Peu importe où ils meurent, leur génie est de transmettre le même langage pratique à travers les âges. Et c’est la raison pour laquelle ils sont toujours là.

Tandis que nous… On ne sait pas.

Gaëtan Pelletier

24 juillet 2013

P.S.: C’était écrit: « Entrez le titre ici ». Alors, entrez-le avant que quelqu’un le fasse pour vous.

Je dédie ce petit billet à mon cousin Jeannot qui nourrissait les oiseaux, tirait des érables l’eau à faire le sirop, fabriquait des escaliers et cultivait l’amour comme si c’était la nourriture la plus important du monde.  Également à mon frère Jacques, bien tatoué, révolté, de temps en temps drogué, comme s’il voulait voler…

Tout cela pour dire que les morts peuvent nourrir les vivants, et que les vivants peuvent nous apprendre que vivre dans la simplicité est transmettre un message simple.

Twit

La culture des évidés

Le jardin.

Voilà! Les « fêtes » sont en train de se terminer. Finies les folies de la gente acheteuse qui s’encombre d’objets qui iront au dépotoir. Les dépotoirs attendront. Ils sont patients les dépotoirs, ils peuvent attendre des décennies avant de se remplis la bedaine, de se nourrir des déchets de Noël ou autres carcasses des festifs affolés.

. Plus nous remplissons nos dépotoirs, plus nous creusons notre tombes. Et nous continueront jusqu’à l’épuisement des stocks. On pourra geler, puisque l’énergie vint à manquer,  mais pour les jouets, voyages et paysages, on prêtera de l’argent. jusqu’à concurrence de l’infini.  Achetons! C’est notre derniers destins. Soyons gargantua à plaisirs égarés. Gavons nous telles des oies, des canards, des fourmis. Soyons gavés et repus, puisqu’après la terre nous aurons tout notre temps pour aller roter dans l’éternité ou le néant. 

Les Chinois produisent à écœurement-que-veux-tu. Ils gagnent leur vie assis dans des usines de productions, des jours, des semaines, des ans, des décennies, des siècles. On produit de l’enlisement continu. On produit du plastique à polluer l’amère  méditerranée, là où les poissons colorés sont en train de devenir mats, aux teints décolorés, et probablement non mangeables. Trop toxiques.  

Dans mon coin. Que dis-je? Mon recoin de pays. Tout petit. Tout petit. Il est un type qui a acheté une église pour y planter de la laitue et de fines herbes. Avant, on y plantait des humains pour faire de la lumière dans leurs corps froissé par l’existence perverse et ignare. Maintenant, toute la lumière accumulée sert à faire pousser la laitue. Sauf que… Sauf que…Ça n’a pas marché. On dirait qu’ils vont bientôt failliter. Ils ont moins de revenus que de dépenses. Ils ont rêvé, comme Elon Musk, en plus minus, mais avec la même technique de rêves de grandeurs. Habillons nous en lui. Viva! la Muskarade. L’idolâtrie fait fondre les humains. Ils sont en chaleurs d’imitations. Ils ont de l’eau plein les aisselles, plein la tête. Ils sont pleins de vides.  

Nous sommes les bâtisseurs de bâtisseurs. est en train de bâtir un beau tombeau rose à longueur d’année et qu’on donne un bon coup de pelle pendant les « fêtes » qui consistent à manger plus que manger trop, à acheter plus que d’acheter trop et de se faire partisan du « jetting ». Je jette, donc je suis. Ou j’achète. Mais qui achète, jette. 

La vie dans les pays « riches », c’est comme Hollywood: on se fait de grands films dans la tête. Ils appellent cela de « grandes productions ». Toutes artificielles. Mais vraies comme nous le sommes. Artificiels et acheteurs de folies jetables. 

C’est la loi de l’inversitude: plus les magasins sont pleins, plus les têtes sont évidées. 

 

Gaëtan Pelletier 

28 décembre 2022 

La vie à fleur de beau

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« L’enfer,  c’est les autres » J.P Sartre 

Mais c’est aussi cet autre que je suis pour les autres…

À fleur de peau comme à fleur de beau, la vie n’est pas aisée. La vie est une peur continuelle de ne plus exister après que ce petit amas de chair aura creusé sa tombe dans ses rides, et s’en ira doucettement,  en se fanant et en séchant malgré les beaux habit, malgré toutes les accumulations de richesses pour …soi.

Être libre c’est n’avoir pas à désirer ce qu’on a de trop. Mais il faut bien vivre et se protéger de la horde des vendeurs du temple bleu qui malmène – avec les moyens qu’on leur a donnés et que l’on continue de leur donner – la race humaine.

La meilleure guerre, la seule utile, est la guerre contre cette partie de soi qui risque de heurter l’autre, le détruire, sans vraiment que nous en ayons conscience. Cela provient souvent d’une idée, d’une croyance, mais pas de l’amour.  La méchanceté peut se cacher derrière les plus beaux sourires, les meilleures intentions, et les pire torsions des âmes se cachent et se perdent  dans leur frilosité d’absence de lumière et de compréhension. Surtout de la leur…

Mais elle est également la cible des autres…

Le beau n’est pas un dessin, une peinture, une chanson. Le beau est une harmonie entre les êtres. Certains l’ont en naissant, – je  parle de cette capacité à « comprendre » la douleur des autres en la ressentant, la paix des autres en la cultivant. . Le beau est la renaissance de l’intuition noyée dans cette ère de matérialisme.

La prise 

radicalrebellion:

knowledgeequalsblackpower:

dank-potion:

tellthemthetruth:

newwavefeminism:

racemash:

dreams-from-my-father:

aphoticoccurrences:

unapologetically-black:

pennilessambition:

this makes my blood boil

But we were the savages… They mock, destroy, murder, steal, conquer, rape, pillage, and don’t try to understand… But we, and all other indigenous/melanated people, WE were/are the savages. Yeah, right.

ugh. i don’t even think i want to know what’s happening…

I can’t!! Right now, this just too much for me! From the attire of this man - I use this world lightly here - , you can tell this picture was taken fairly recently (and not 200 years ago)!
Thanx for bringing ‘civilization’ !

=/ 

jarring picture of the day

I wish people would stop bitching over this. Slavery, racism, wahh wahh! Get over it.

There always has to be a festering, worthless piece of shit in the crowd, no matter how devastating the picture is.

i can’t.

But the best part is that asshole’s URL is “tellthemthetruth.” Seems you can’t handle the truth.

Notre petit chasseur a trouvé une inférieure… Ça pourrait se nommer, Les deux sourires. Mais en fait, il y a un rictus et un sourire…

À couleur de peau, personne n’est raciste. Mais dans le monde du travail, chacun d’entre nous est étagé comme un gâteau mille-feuilles. La sempiternelle vision des rois divins… Dans la forme actuelle du matérialisme outrancier, chacun est capturé par la vision d’un rang social de par son « rôle important ». Le chasseur de petites noires est-il plus important que la jeune noire effrayée?

En plus des rois « élus », nous voilà aux prises avec les entreprises – ( c’est joli ces deux mots 🙂 )- qui « travaillent » pour le bien de l’humanité…

Ils nous ont fait du bien en le prenant…

***

C’est le chant des poètes que de faire du « je » une simple partie d’un « nous ». Mais les analystes cartésiens  (encore une religion nouvelle), trouvent cette approche « irréaliste ». Ils se targuent donc d’avoir la « vérité » au sujet du réel…

 Graine de paradis 

Heaven Is for Real (2014) Poster

Le paradis existe pourrait en être la traduction. Ou en Espagnol, El cielo sí existe. Le film est coté 5.6 /10. Pour ceux à qui il leur reste encore un peu de cette luminosité dans un monde d’ombres, de « spiritualité » que personne ne peut définir dans une mode cartésien, je vous conseille le film. C’est un des rares films américain dans lequel il n’y a pas d’armes.  On ne s’entre tue pas, on s’entre vie…

Ce n’est pas un grand film, mais il sera grand pour ceux qui cherchent non pas une vérité absolue , mais un monde dans lequel chacun pourra continuer à perpétrer un peu d’amour pour beaucoup d’amour. Mais c’est un grand film pour ceux qui ont un peu des yeux à l’âme.

Ici-bas, nous taisons de plus en plus nos « sentiments ». Il est mal vu de pleurer, de parler des souffrances intérieures, de se voir parfois comme cet arbre tordu placé au haut du petit billet.

Gaëtan Pelletier

31 juillet 2014

P. S.: En 2005, lorsque ma mère est décédée, je me suis payé un soir de pleurs. Il y a un moment pour pleurer, des moments pour rires, mais je sais quand le moment pour pleurer arrive pour me délivrer de la peine de la perte d’un être … qui vous a donné la vie.

Alors, vers minuit, tranquille dans la nuit, deux ou trois jours après le décès de ma mère, je me suis payé une séance de pleurs.

Quelques jours plus tard, mon frère me téléphone en me disant qu’il a eu un contact avec ma mère et qu’elle se demandait pourquoi j’avais autant pleuré et qu’elle était bien maintenant, après une maladie courte mais souffrante.

Un peu comme dans le film, je me suis dit que mon frère était fou, ou bien qu’il jouait le gars qui prétendait avoir des rapports avec les « morts ».

Mais mon frère a choisi un métier que personne ne voudrait: il travaille dans un centre qui traite des personnes en phase terminale. Bref, des mourants. Mais l’expression « les aider à mourir »ne s’applique pas dans son approche. Il les aide à vivre jusqu’à… une autre Vie dans une continuité de ce qui leur reste ici-bas. Il cultive l’humour, s’adonne à l’écoute, etc. Il les laisse se raconter…

 

 

 

 

Robinson réflexion: personne n’est une île

Île de Robinson. À l’ouest du Chili.

***

 

L’autre jours, je suis allé faire mon petit Robinson dans la forêt: je marche, je suis seul, je me parle. Et les oiseaux chantent. Pendant que j’étais accroupis dans un sentier, un type qui marche pour se détendre m’a pris pour un ours.

 J’étais simplement accroupis en train de regarder les pousses du printemps. L’hiver, on dirait que les arbres sont morts: ils n’ont pas de feuilles pour danser et bruisser. Les feuilles, c’est les yeux des arbres. Et avant l’hiver ils ferment des milliers de yeux pour ne pas voir l’hiver. Ils ne s’énervent pas, ils attendent. Une autre vie viendra. Et ils deviendront plus grand. Mais dans cet montage de verdures étranges, il n’y a rien de plus grand que les infimes pousses vertes qui surgissent à travers la grisaille de l’après-hiver. Le soleil avait des cataractes de nuages. Mais, tout de même,  on voyait un peu la lumière au bout du tunnel.

J’ai rencontré l’homme dans une flaque d’eau. Et là, il m’a fait un grand discours sur les misères de la villes, les bouchons de circulation, ses emplois, sa vie, sa femme et l’art de marcher en forêt pour détruire tout le stress accumulé pendant des années, des années et des années.

C’est en vieillissant que j’ai appris à devenir enfant… Ça m’a pris plus de temps que de devenir adulte.  C’Est qu’il faut pratiquer des yeux pour devenir plus voyant que voyant.

Le lendemain, je tombe par hasard sur un documentaire sur la vie après la vie. Tout le monde a passé par là: ces gens qui racontent être sortis de leurs corps, « temporairement décédés » et  qui voient leurs amis les accueillir après le tunnel de lumière.

Ils  voient passer leur vie…

Supposons que tu as été « travailleur du sexe », je me demande ce qu’on voit passer. Pas mieux si tu as été politicien, homme d’affaires véreux, banquier mondialiste, bandit étatisé ou président des États-Unis d’Amérique.

Même si le « tunnel de lumière »est faux et « un simple processus de mémoire mécanique » du cerveau comme le prétendent certains « spécialistes », ce n’est pas une raison pour assassiner Ben Laden, ni jouer au échecs avec de temps en temps des réussites.

En fait, la Vie est ici, et dans 100 ans nous serons tous morts. Alors, à quoi sert de s’entre-tuer et d’acheter tous les petits avoirs des pauvres, de soutirer l’argent de la classe moyenne pour en faire des armes, les vendre, tricher au CIA, au poker mondialiste et de faire son frais chié quand tout le monde de ce monde vient du singe, de l’homo-sapiens et qu’il a sans doute marché à quatre pattes, grimpé dans les arbres?

Ça sert à tuer la vie. À tuer les autres, à tuer les eaux, à tuer des arbres, à tuer des cerfs.  À se dire que puisqu’il n’y a rien, il vaut mieux, en « bon prédateur » se livrer à un cannibalisme de crainte de ne pas survivre à cette vie. Et toutes ces « missions » servant à répandre la démocratie dans le monde à l’aide de fusils, de drones, d’armes atomiques, ce n’est inutile que pour ceux qui on créé ces armes. Et « dieu » sait que les imitateurs sont nombreux. L’Homme est une maladie pour l’Homme. Il refuse de partager. Non seulement les richesses, mais les « attitudes d’artiste » et de penseurs qui pensent être uniques en « créant ». Comme si créer, photographier, écrire, serait différent de l’art de planter des choux.

Vous êtes dans le champ… Nous somme la division d’un TOUT  et en même temps le TOUT. Nous sommes uniques dans notre art d’être. Car le seul et véritable art est celui d’être. Et le diable en nous détruit de par sa vision de sa grandeur qu’il croit avoir bâtie. Alors, qu’en fait il est bâti par la simplicité des autres.

Peu importe la mort, car chacun est déjà mort quand il est entouré de tueurs. Mais nous vivons tous de par les petites lueurs des gens simples que l’on rencontre dans la vie.

Au moment du mourir, je verrai sans doute défiler tous ces gens simples, considérés, classé,  » pas intelligents », rien que remplis d’amour et qui n’auront aucune théorie concernant l’Univers. 4  ou 4,5  milliards d’années… La terre a déjà été plate… On rêvait de voler comme l’oiseau. On a volé comme les banques…

Si vous voulez parler « d’artistes », les riches sont la sculpture  des pauvres…

De temps en temps, comme ça, en guise de méditation, il faut se retirer du désert de toute cette ferraille « moderne » pour se retrouver un peu. De temps en temps il faut aller à l’autre bout du monde pour retrouver un de ses semblables…

La foi ne consiste pas à croire à ce qu’il va advenir dans un « autre monde », mais à croire que l’on peut fabriquer un monde ici et maintenant sans se faire mourir à chaque jour pour des causes qui ne servent que des manipulateurs de la vie.

Cesser d’être les Pinocchio de ceux qui veulent faire de vous des soldats.

Dans les petites choses, les meilleurs onguents…

Peu importe ce que vous accumulerez comme diplôme, réussite sociale, monuments, carrière, il ne reste, au fond, que le travail de faciliter NOS VIES et non pas la détruire.

À la fin, sans doute que l’on pourra se rendre compte que chacun , en mourant, n’est qu’un petit hiver qui laisse, de  par sa chaleur, faire son petit printemps et laisser germer les « autres ». 

Après on verra…

Gaëtan Pelletier

2014

La Terre, comme une fleur…

Terre

Il suffit de mettre le nez dehors par un beau soir d’été ou d’hiver pour voir toutes ces boules pétillantes qui flottent dans l’espace. Des étoiles. Ou des jardins de lumière…  C’est tellement immense qu’on arrive même pas à imaginer ce qu’il peut y exister, ni pourquoi cela existe, ni d’où cela provient. Mais c’est beau à ne pas dormir des yeux.  Et la créature  soit-disant la plus évoluée du monde n’a même pas la stature d’une blatte. C’est à vomir de rire! Car il n’y a pas de victoires dans les guerres. On devrait procéder à l’envers: les citoyens devraient enfermer les gens armés et gazer les vendeurs d’armes. Mais c’est plus payant de construire des fusil, des drones, des F-35 que de planter des choux et des carottes et cultiver des truites.

Mais peut-être que la Terre n’est qu’une fleur bleue dans l’Univers. Son destin est de flétrir-  comme c’est le cas maintenant- ,  de sécher et, finalement, de mourir. On n’a pas su entretenir la fleur… Pour qu’elle reste vivante, il faut entretenir tout ce qui est vivant à commencer par son voisin. Peu importe s’il a la peau bleue, que son dieu a un nom, et qu’il ne mange pas de cuisses de grenouilles.

Nous vivons dans un monde dans lequel personne ne semble savoir ce qu’est l’amour. On l’a séché ce cher amour! Il est tout rétréci à des émotions. En fait, c’est une acceptation de l’infini des différences. Comme si on regardait le ciel par les soirs d’été ou d’hiver. On ne comprend vraiment que lorsqu’on est fasciné par la grandeur de la différence et non l’étroitesse de la haine.

Nous tricotons des morts, nous buvons du sang, nous tuons des enfants, et l’on dit que c’est une victoire! Tant qu’on ne pourra au moins ralentir le cyclone débile de l’autodestruction on ne pourra jamais parler de victoire. S’il y avait un marathon de la défaite « circulaire », nous serions gagnants!

Gaëtan Pelletier

Quand j’étais petit, tout était grand

L’homo sapiens est devenu un coq sautillant, éméché, ébréché, vissé à son électrode de téléphone-dieu. Nous ne sommes plus vivants, nous sommes en décomposition. On est devenus le compost des manipulateurs. 

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Quand j’étais enfant, le monde s’arrêtait aux frontières du village, ou presque. Le reste était une vision embrouillée. Il ne rentrait dans le cerveau des enfants que les déchets psychiques du village, mais aussi la bonté des gens. Pour trouver dieu, il fallait regarder le ciel qui picotait d’étoiles. On se levait le matin, puis on allait jouer dehors. Je me souviens qu’on donnais de l’argent de par les biais des religieuses pour les pauvres chinois qui crevaient de faim à l’autre bout du monde.  On nous parlait de Jésus, pas de Steve Jobs. Et courir n’était pas un sport, c’était voler sur deux pattes. Le matin, personne n’ouvrait la radio. On n’avait pas le temps. C’était silencieux. Si silencieux qu’on pouvait entendre les enfants manger, la bouilloire bouillir, et pour connaître la météo de la journée, on jetait un œil à la fenêtre. Pas de dame météo pour nous dire qu’il pleuvra dans trois jours, ou qu’il grésillera. La banane était un fruit exotique. Et plus tard, la fille à Raoul qui, avec son foulard dans le cou, et ses yeux qui pétillaient, donnaient des sueurs aux pré-ados.

Aujourd’hui, on se réveille le matin avec toutes les douleurs du monde. La télévision a cent canaux et le web des millions. Nous déjeunons aux tragédies. Et on se les refile par le biais de Facebook.  On a la météo politique qui dit qu’il fera beau dans dix ans. Une reprise d’il y a 30 ans… Pour nettoyer tout le cerveau, comme on nettoie un ordinateur avec  un programme, il faut faire de la méditation, du ski, manger peu, et prendre l’avion pour le bout du monde parce qu’on est bien ici…  Je me souviens que le tapis pour méditer était couvert de marguerites, qu’il faisait chaud comme dans le Sud.

Je reviens  à Facebook parce que c’est là qu’on trouve des pensées profondes sur la vie. En formats carré-bloc. Avec tête à l’appui. Comme des plaques de philosophies, des blocs Gogo « Pense Positif ». On en ressort purifiés. On s’est nourris les uns les autres. On se passe le petit carreau de sucre pour l’esprit. Facebook est un église dans laquelle chacun est le prêtre de l’autre, parfois le sauveur. Ce doit être un confessionnal en format Uber… Je cherche encore.

Je pense simplement que les gens sont trop petits pour ce qui est grand. Le cerveau a la grosseur d’un bol à mélanger une recette de gâteau. Il n’est pas outillé pour avaler tous les malheurs du monde. Car ce sont ceux-là qui sont privilégiés. Les catastrophes.

Je saute, comme ça, du coq à l’âme. Mais je ne crois pas que l’on puisse se nourrir et être nourris par toutes les formes d’ordures qui passent en ce monde. On doit être devenus des charognards sans s’en rendre compte. D’autant qu’avec les déchets de la Terre, elle finit par ressembler à une décharge de détritus.

En fait, l’humour est sans doute le meilleur savon pour  décrasser sa  matière grise. Sauf qu’on ne frotte pas trop… On n’a pas le temps.  À force de vouloir TOUT,  on ne pousse plus… On sèche.

Gaëtan Pelletier

Le chat d’Auschwitz

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« Tu sais, Martha, un jour nous  irons pisser sur Mars. Et il aura de l’eau que nous aurons apportée  de la Terre. Nous aurons tout un téléchargement d’armes pour nous protéger, nous défendre. Nous vendrons des armes pour vivre. On fera venir des acheteurs de partout… Martha! Martha! Martha!  

Un énorme vaisseau spatial, en forme de banque, emporta Martha sur une planète lointaine. 

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Le problème avec l’humanité est qu’elle n’a pas d’avenir. Elle en a dans la tête des boursouflés du cerveau, grisés, réglant le sort du monde avec des machines à laver la vaisselle et des gadgets inutiles. Tellement inutiles qu’on meure de faim en regardant des hamburgers volants à la télé. Même dans les pays les plus pauvres.

On fait partie du chiendent et de la tomate, du chat et de la souris. On fait partie des autres qui sont la terre dans laquelle nous poussons. Il y a le ventre de la mère et le ventre social complexe devenu le ventre mondialiste, etc. Nous poussons dans les autres et dans la cendre de l’Histoire. Plus tard, de grands savants vous construirons un « MOI » utile pour eux. Utile pour leurs projets. La souris n’y fera pas partie, comme le sel de la mer, ni le tamia rayé qui rôde en ce moment autour de la maison où j’habite. Ni les étoiles… On a dévié nos regards. Quand on maltraite le moindre insecte, on maltraite toute la vie. Et certains se font des étages de « valeurs » de par leur conception du monde. Mais ces valeurs n’existent pas dans l’Univers. Elles existent dans les visions implantée.

Ce que je possède ou possédera sera mon bonheur. Le futur n’a jamais eu d’avenir puisqu’il y a des siècles on a amélioré la vie de l’Homme  par l’esclavage. Et cet esclavage continue sous une autre forme.  Ce cher esclavage a pour nom travail. Le progrès (sic) consiste à travailler pour quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre sans travailler pour NOUS.

On ne peut pas être soi-disant intelligent et insensible. On ne peut pas inventer et créer davantage de technologie et s’émerveiller si nous ne pouvons nous émerveiller de la Vie.

Il se pourrait alors, qu’à force d’insister, l’Homme finira par créer l’ultime machine qui sera son dieu. Le Dieu de tous les petits dieux de la robotisation et de la fascination de ce qui n’existe pas dans la nature. Nous avons présentement enclenché cette démarche par une fascination dépassant tout entendement. Tel un enfant ébloui par son jeu devant un miroir.

Personne n’est une île. Mais la Terre dans l’Univers – pour le moment- oui. Et nous sommes tous de petits Robinson tentant de survivre à la menace la plus dangereuse: le un en combat contre le nous.  Le communisme n’est pas un système, c’est un état inconscient mal interprété et passé au tamis des société pour tenter d’expliquer cette relation de la vie à la Vie. Du un au nous. Sans différence réelle sauf dans les apparences de parcours.

Nous confondons l’amour qui est un acte réel envers la Vie et le sentimentalisme égotique.  Et c’est la raison pour laquelle les commandants des camps de prisonniers aiment leurs chiens et ne voudraient pour rien au monde les brûler. Oui, dans le courant de l’histoire de l’humanité,  certains en ont mangé. Ils n’avaient pas le choix. Nous avons maintenant le choix de nourrir un chat et la possibilité de nourrir les humains tant du point de vue matériel que spirituel.

Dans notre monde actuel on peut aimer à un point tel la richesse, son bateau, son auto, son chat – que l’on croit posséder-, son pouvoir, au point de brûler au feu de la technologie et d’une économie affolée et ignorante des sources même de sa nécessité.

Il y a des gens bien qui ne brûleraient jamais leur bateau de croisière ou leur chien. Mais il n’est pas certain que si l’esclave est lointain, dans un pays loin de chez-vous, il n’aura aucun remord à choisir.

On ne peut être en vie et choisir de ne pas cultiver la Vie. Mais aujourd’hui on le peut. Comme on prend soin d’un moteur de tondeuse… Voire de la couleur de la tondeuse.

On est un bon gars quand on ne brûle pas les chats…

Gaëtan Pelletier

Un jour sur terre

Minuit moins deux à l’horloge cosmique de l’univers, l’humanité vit ses dernières minutes. Gaïa va bientôt s’épouiller des derniers parasites humains qui la démangent. Ce soir Râ, après s’être ouvert les veines, titube à l’horizon écrasé de chaleur et baignant dans son sang. Demain dés l’aube, avec Simon, nous irons taquiner l’arc en ciel sous le vieux pont du chemin de fer qui fait son grand écart sur la Coise. Nous ferons voltiger nos lignes dans les reflets de lumière matinaux, nos mouches fictives iront danser sur la surface agitée du torrent espérant qu’elles finissent leurs courses dans la gueule vorace d’une saumonée ou d’une fario. Attente, patience, geste cent fois recommencé et, à la cent-et-unième, un corps d’argent qui se débat au bout du fil en frappant rageusement de sa queue le miroir liquide.

         Pendant ta pause, pour te distraire un peu, je te referais voir comment ce farceur a marché sur l’eau et une fois encore, tes yeux grands ouverts et ton rire franc accompagneront la prouesse. Bon c’est vrai il y a un truc, mais patience, tu l’apprendras au bout du voyage.

         Sans se presser, avant la tombée du soir nous rentrerons par l’ancestrale voie ferrée désaffectée. Plus de train de banlieue sur celle-ci car financièrement pas viable qu’ils avaient dit les hauts fonctionnaires du département, idiots et rigides qu’ils sont dans leur principe de rentabilité. Défaut qui devient vite une sale habitude quand le portefeuille vous a bouffé le cœur. Nous marcherons en équilibre sur les travées goudronnées coincées entre les caillasses et les rails d’acier dévorés par la rouille et l’inactivité. Sur les rochers baignés de soleil un trio de squamate se dorera l’échine en nous regardant passer, curieux et méfiants, l’œil aux aguets. 

          Pendant ce temps, quelque part dans les montagnes du Tibet, un soldat chinois abattra d’une balle dans la nuque trois moines récalcitrants. A Chicago, un SDF sera roué de coup par une bande de jeunes sous extasy se prenant tour à tour en photo sur un téléphone portable. Dans une ruelle de Bangkok un père de famille cinquantenaire originaire de Düsseldorf payera un maquereau pour violenter une adolescente de treize ans. Quelque part en Arabie Saoudites on décapitera les derniers condamnés à mort sur la place publique de Jeddha. A Wall Street un banquier fera fortune en spéculant sur les matières premières et en contrepartie, 25 000 africains iront grossir les statistiques des futures victimes de la faim. Ainsi se remplieront les poubelles du monde. 

        

         Arrivé au mas, pendant que tu écailleras et videras les prises avec ta compagne Marie sur la table de cuisine et sous le regard bienveillant des photos jaunies de tes ancêtres, que tes deux enfants chahuteront les gallinacés dans la cour sous les aboiements du bâtard, j’irai prier debout sur la colline, faire mon rapport au ciel sur les hommes et leurs folies. Demander un délai en lui prétendant qu’il y a encore de l’espoir mais, fatigué et chancelant dans mes convictions, je doute d’être suffisamment convaincant.

         Avocat désigné d’office, je ferai tout de même remarquer qu’il y a des milliers de bénévoles qui chaque jour œuvrent dans le monde au service des plus démunis. Comme cet homme qui apporte un repas aux sans abris, cette femme qui passe ses nuits au chevet des mourants, cet instituteur qui continu la classe après ses heures etc. Sodome et Gomorrhe n’ont pas été détruites tant qu’un seul juste y vivait. Alors, ainsi soit-il… 

         Ce soir il y a une légère brise, l’odeur de la terre mouillée et des feuilles pourrissantes parfument les environs. Au pied du pommier finissent d’agoniser les derniers fruits, sur une de ces branches une arachnide vautrée dans sa toile digère les restes d’une mouche imprudente. Quelques hirondelles volent encore à raz terre regagnant leurs nids sous le faîtage de la grange avant de laisser la place aux chauves souris qui iront se repaître de moustiques. J’ai hâte de rentrer chez moi et pourtant, il y a encore tant à faire. Encore un jour sur terre, demain, peut-être demain…

Gabriel 

Nature

La vraie poésie se trouve dans la nature, car tout y est à la fois beau et scientifique. On a pris maintenant l’habitude de séparer la science de la poésie, alors que dans la nature elles ne font qu’un.

Omraam Mikhaël Aïvanhov

L’équation humaine

 Les nations ont soldé leur identité et ne sont plus que des unités administratives au service d’un commerce mondial initié et géré par une poignée de grands argentiers propriétaires de la majorité des grandes firmes, bancaires, industrielles et médiatiques. Une telle concentration des biens et des pouvoirs, sans cesse en expansion, engendre de fait des déséquilibres sociétaux et initie naturellement une dictature de la pauvreté et de l’esclavage. Le vieux schéma du productivisme basé sur une croissance continue et gravé dans le marbre par nos dirigeants, se nourrit d’un pillage systématique des matières premières, d’un saccage de l’environnement et conduit irrémédiablement l’humanité à sa perte. Une population terrestre en perpétuelle croissance ne peut, par ses demandes basées sur un tel modèle consumérisme, qu’amplifier les phénomènes négatifs sur son écosystème. Il faut modifier en profondeur et en urgence le mode de gestion des sociétés et ne plus avoir comme critère, unique et prioritaire, l’économie et comme feuille de route les rapports financiers. Demain, devant de tels niveaux de dégradation, un manuel de jardinage sera bien plus utile qu’un manuel d’économie. Petit conseil au passage, gardez toujours des graines de ce que vous avez semé.

          Mettre en compétition les êtres entres eux plutôt que de leur montrer les aspects positifs et constructifs de la solidarité ne fait qu’attiser les envies, nourrir les jalousies et naitre les haines. Analysez les compétitions sportives actuelles, les expansions des sociétés commerciales et industrielles, les combats pour les postes à pouvoir etc… et que constatez vous sinon que pour être devant l’autre, il faut le vaincre, l’absorber ou le détruire. Imaginez une communauté sans esprit de compétition mais avec la volonté du bien être de tous, où les efforts ne seraient plus portés sur l’enrichissement matériel personnel mais sur le développement et l’accroissement spirituel collectif. Rêverie de Bisounours lui direz vous, il vous répondra : « Survie », car vous n’avez plus le choix à moins de laisser les trois quarts de la population et des espèces, si ce n’est l’humanité dans sa globalité,  disparaitre avant la fin de ce siècle. A garder et amplifier les méthodes actuelles et leurs postures, comment feront les individus lorsqu’ils seront plus de 10 milliards en 2050 alors qu’aujourd’hui déjà, ils prennent à la terre en une année plus que ce qu’elle peut produire dans ce même laps de temps.  

          Ceci n’est pas une analyse morale pour définir le bien ou le mal mais, une  analyse factuelle avec comme postulat de base la recherche d’une utopique solution viable à moyen et court terme. Je dis bien utopique car, il me semble que la solution, de par la complexité des problèmes, la différence des modes de vie, des niveaux de connaissances et des centres d’intérêts des multiples couches qui composent la population terrestre, n’est plus au niveau des compétences humaines. Il y a les optimistes qui voient le verre à moitié plein et les pessimistes qui voient le verre à moitié vide. Ces deux là se shootent au blanc ou au noir et ne manquent pas d’imagination pour s’abriter derrière d’hypothétiques illusions ou se noyer dans de sombres désespoirs. Devant la situation actuelle et les orientations prises par les meneurs, c’est un visiteur de passage qui assiste à une tragédie et voit le monde tel qu’il est et, aux vues des résultats et conflits présents, il a cette étrange sensation que celui-ci est très majoritairement peuplé de fous furieux, de sadiques professionnels, de consommateurs décérébrés, de malades du pouvoir et d’hommes cupides jusqu’au délire ou fanatiques jusqu’à la mort. Baignant dans leur folie et leur ignorance, ils vous préparent l’apocalypse. De la confusion nait le chaos et si cela continu ainsi, la société bâtie sur un pacte tacite de morale humaniste volera en éclat et s’écroulera comme un vaste jeu de dominos. Visiblement, les prédateurs dépècent un monde qui court à sa perte.

          Nul besoin d’être Cassandre pour faire le constat suivant : Depuis le siècle dernier, l’homme dégrade systématiquement son environnement. Si vous êtes au fait des mécanismes du réchauffement climatique, vous savez que les taux de CO2 et de méthane dans l’atmosphère sont au plus haut et continuent d’augmenter et même si vous réussissez à les stabiliser cela aura un impact certain sur le climat de manière exponentielle avant la fin du siècle. Les mers et les océans sont remplis de déchets à base de matière plastique si bien qu’on parle de septième continent. Sur terre en se mêlant au sol, ce matériau artificiel va caractériser la couche sédimentaire de notre époque. Ce ne sont pas les seuls déchets humains qui se retrouvent dans les sols. L’aluminium, le béton, les résidus d’hydrocarbures, et de nombreux produits chimiques, entre autres, vont très vite devenir des « technofossiles ». Passons aux radiations. Les essais d’armes nucléaires et les accidents (Tchernobyl, Fukushima…) ont provoqué des retombées radioactives à des degrés divers sur l’ensemble de la planète. Elles aussi seront détectables par les géologues du futur comme une caractéristique de l’empreinte humaine. Il y a de fortes chances, vu les nombreuses centrales nucléaires en fin de vie encore en activité et avec les systèmes de sécurité obsolètes qui ne sont plus au niveau pour l’époque, que des incidents du même styles surviennent dans les décennies à venir. Une agriculture moderne et outrancière à la recherche de gain quantitatif a délaissé le qualitatif et modifié l’environnement en profondeur. Nombre de forêts ont disparu, et continuent à disparaître pour laisser la place à des terres exploitables pour une agriculture intensive et chimiquement agressive ou à de l’élevage de masse gavé aux antibiotiques. Les destructions d’espèces animales et végétales viennent aussi grandir la liste des modifications de la nature dues à la rapacité productive de l’homme. A cela il faut ajouter l’ensemble OGM, pesticides et autres nitrates, sous-produits de l’agriculture qui depuis des décennies empoisonnent les rivières et les fleuves et rend l’eau dangereuse à la consommation. La déforestation, en outre, provoque une plus grande érosion des sols.

          Il est désolant de constater que depuis ces deux derniers siècles les niveaux de cupidité et d’agressivité n’ont pas, malgré les progrès réalisés et les conforts de vie grandement améliorés, cessés de progresser. L’homme est un prédateur, tous le savent, aussi il est surprenant que malgré toutes les découvertes, l’évolution des technologies, les accès à la culture et les connaissances accumulées, l’humanité ne tire pas les conséquences et les enseignements de son histoire afin d’éviter les mêmes erreurs meurtrières de son passé. La survie d’une espèce ne peut se faire que par l’évolution individuelle de ses composants. Vous êtes confrontés à l’usage que vous faites de vous même, qui regarde à l’extérieur rêve, qui regarde à l’intérieur s’éveille. Chaque individu par une conduite positive envers autrui engendre une attitude saine sur le groupe et c’est par la loi du nombre que s’accroit et se propage une énergie positive ou négative. Regardez aujourd’hui, les guerres, les conflits religieux, la rapacité financière, l’avidité du pouvoir, l’agressivité latente au travail, le stress et le mal être dans les foules etc… Tous ces éléments mis bout à bout amplifient de manière exponentielle la noirceur et la négativité des sociétés. Coupable collectivement car responsable individuellement parce qu’ensemble, vous êtes la somme des possibles. L’avenir n’est jamais que du présent à remettre en ordre.

          L’homme a pendant des siècles réussi dans la paix et l’harmonie à être artiste et bâtisseur avant de se  transformer en pillard et en massacreur parce que les rapports de production qu’il a lui même créé l’exigent. A bien y regarder, son organisation de sociétés et ses techniques de pointe cachent la pire des violences. Il  transforme la nature en alliée pour mieux la piller, l’épuiser. Qu’a t’il fait de la beauté du monde, de la beauté des corps? Il serait prétentieux de sa part de se croire seul dans l’univers. Peut-être sont-ils là, à l’observer  et ils vont bientôt donner un contenu réel à sa nostalgie. Il est temps qu’il comprenne ce qu’il va réellement perdre.

          Comme ce juif errant qui jadis refusa un verre d’eau au plus célèbre des crucifiés, il se déplace dans le temps, marche à travers l’espace et témoin de votre peine, observe ce monde qui agonise…. Souvenez-vous, le problème avec la fin du monde c’est qu’on ne peut pas la raconter à ses petits enfants.

Gabriel