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Paul Magnette refuse le CETA

Ce n’est pas nos politiciens acultivés  qui pourraient prononcer un discours aussi intelligent, fort, et d’une grande clarté.

gp

Merci à Michèle, la Wallonne qui m’a envoyé cette vidéo.  🙂

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Ma famille amérindienne

Fascinant!

Le syndrome du robinet

robinet

«Si les finances du gouvernement fédéral sont de retour à l’équilibre aujourd’hui, c’est en partie en raison des surplus de l’assurance-emploi (NDLR : les 57 milliards $)», a déploré Hans Marotte de Mouvement Action-Chômage de Montréal. »  ( ) Le Mouvement Action-Chômage de Montréal abonde dans le même sens. «Le taux de couverture des travailleurs à l’assurance-emploi est passé de 90 % dans les années 1990 à moins de 40 % aujourd’hui», a dit Hans Marotte, porte-parole de l’organisme.(source) 

***

1941: création de l’assurance-chômage. Qui fonctionnera bien pendant 50 ans.

1996: Ottawa cesse de contribuer au programme. Il baptisera alors le programme « assurance-emploi ».

« Or, la réforme a permis à Ottawa de dégager d’énormes surplus, à coups de 6, 7, 8 milliards par année. Dans son rapport de 2002, la vérificatrice générale Sheila Fraser a sévèrement frotté les oreilles du ministre des Finances Paul Martin, accusant le gouvernement de frôler l’illégalité dans ce dossier. » ( source)

Cette réforme consistera à demander aux chômeurs plus d’heures de travail : de 700 à 910 heures.  En plus de sabrer dans les revenus en pourcentage du salaire, le montant l’assurance emploi étant étant établi en fonction des salaires hebdomadaires bruts.   Ce qui a écarté de nombreux prestataires qui avaient droit à l’assurance-emploi avant les années 90.

Cette « méthode », et ce sous TOUS LES PARTIS AU POUVOIR a permis d’accumuler des surplus de 57 milliards de $. Ce 57 milliards de $ a été utilisé pour éponger la dette du Canada.

Du « technique » à l’humanisme  

Jusque là, tout est « technique ». En utilisant les milliards engrangés à d’autres fins, on a privé les chômeurs de leurs droits à l’assurance-emploi. Les gouvernements successifs des époques étaient pleinement conscients qu’il s’agissait là d’un « revenu stable » pouvant servir à d’autres fins que de soulager la pauvreté de l’Est du Canada aux prises avec le travail saisonnier, et non le « travailleur saisonnier ». Oui tout est technique, car  En 2008, la Cour suprême a eu l’occasion de se prononcer sur la question, à la suite d’une plainte syndicale qui accusait Ottawa de détournement de fonds. La Cour suprême en a conclu que les gouvernements avaient le droit d’utiliser ces fonds  pour d’autres programmes. Peut-on financer l’achat de F-35  par les cotisations des chômeurs?  Ce doit être encore une question technique. Mais la question humaine reste ingrate et questionnant. Si ces 56 ou 57 milliards de $ avaient été injectés dans l’économie, pour plagier la « parlure » des politiciens, ces fonds auraient pu non pas simplement soulager la misère des chômeurs, mais donner à ceux-ci un pouvoir d’achat  et aider à éteindre un tant soit peu  la crise économique de 2008.

Mais non. Techniquement c’est simple: le gouvernement se retrouve en déficit de 5,2 milliards de $ en 2013. S’il avait conservé les fonds utilisés à d’autres fins, il aurait eu un surplus de plus de 50 milliards de $. Et le voilà se lamentant sur le déficit qu’il a lui même créé. Et les autres partis? Soit on ne sait pas compter, soit ils vont, eux également, prendre le magot  à des fins autres.

L’omertà

Étonnamment, personne n’en parle. C’est l’omertà… On repasse le ruban du déficit… Mais on ne parle pas de la cause. Et tous les partis ou singes de partis ne se prononcent sur le sujet à moins d’un scandale. « Est-ce une taxe camouflée? » dira Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois à Ottawa.

C’est un revenu sciemment camouflé. Un mensonge qui ne dit mot… On ne parle pas de la disparition des « ayant droit » obligés d’aller vers d’autres programmes provinciaux menant à une pauvreté encore plus « extrême ». Mais il y a encore plus grave: on a saboté un régime qui permettait à certains de vivre et non de survivre. Malheureusement, ces « méthodes politiques » sont aujourd’hui répandues dans presque tous les pays industrialisés. Le chômeur est considéré comme un fraudeur du système, pourchassé et harcelé par les fonctionnaires.

Des élections de chiffres 

Ce midi, un  baratineur politico-menteur déblatérait un  discours sur la manière dont le Parti Conservateur allait régler le problème. Il n’a pas dit qu’il l’avait créé… Il se prononçait sur la manière de le régler à l’avenir,t out simplement abaisser les cotisations pour rendre les revenus de ces cotisations sans surplus. Mais cela ne règle pas le sabotage d’un système qui fonctionnait bien et qui était non seulement humain mais juste pour de nombreux travailleurs canadiens.

Les acteurs de cette Histoire:

Michael Wilson , Ministre des finances ( CONSERVATEUR, ou PCC)

Brian Mulroney, Premier Ministre ( PCC)

Jean Chrétien, Premier Ministre, Parti Libéral Canadien ) PLC

Paul Martin, Ministre des Finances, PLC

 Que vous votiez pour un parti ou un autre, chacun a été en quelque sorte violé par le silence des profiteurs et chacun le sera encore.  Chacun a été victime de la « politique ». Chacun se voit maintenant devant des politiciens formatés et robotisés.  Aujourd’hui, un peu avant le 19 octobre, jour d’élection, nous voyons le grand défilé des parlementeurs agenouillés pour un vote. C’est Boris Vian qui a écrit  » J’irai cracher sur vos tombes ». En attendant, on pourra toujours cracher sur les bulletins de votes.  Et pourquoi pas? On a bien craché sur les démunis par un système qui aujourd’hui ne fait que produire de la salive pour nous embobiner. Ils ont eut la chance de créer un peu de richesse, mais ils ont créé plus de pauvreté. Et qui nous dit que ces chiffres « bien balancés » ne créeront pas de surplus nécessaires à d’autres crises?

Mais on ne crachera pas… Même si l’humain est constitué de 70% d’eau, il ne dépensera pas un crachat de peur de sécher debout. Il est aveugle du robinet qu’on lui a vissé dans le cerveau qui fait que la peur a fait de lui un désert…

Et c’est dans ce désert qu’il vit…

Gaëtan Pelletier

1- LA RÉFORME DE L’ASSURANCE-EMPLOI:
LE PREMIER RAPPORT DE CONTRÔLE ET D’ÉVALUATION

http://publications.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/BP/bp463-f.htm

2- Le gâchis de l’assurance-emploi

3- Assurance-emploi: Surplus de 3,5 milliards $. 

L’Occident, cette usine à poisons

 
Sylvie Therrien
« J’ai agi pour l’intérêt du public et j’en paie un prix immense, dit-elle. C’est horrible à vivre : pendant, et surtout après parce que personne ne veut donner d’emploi à une dénonciatrice. Ça a détruit ma carrière, et ma vie.  
Le verdict est tombé mardi. Emploi et développement social Canada a définitivement révoqué la cote de fiabilité (ou sécurité) de Sylvie Therrien, cote obligatoire pour tout travail appelant la manipulation de « renseignement et de biens protégés ». Fin des opérations. À 53 ans, Mme Therrien se retrouve sans emploi, coupable d’avoir fait part aux médias d’une situation qu’elle jugeait  inacceptable.
 
À la fin janvier 2013, c’est Sylvie Therrien qui a transmis au Devoir les premières informations démontrant que les enquêteurs des services d’intégrité sont soumis à des quotas de prestations à couper de l’ordre de 485 000 $ par année. Le montant apparaît noir sur blanc dans le formulaire d’évaluation du travail de ces fonctionnaires. Après avoir nié l’existence des quotas, le gouvernement a reconnu qu’il y avait des « cibles » de réductions. Les informations transmises par Sylvie Therrien étaient en tous points véridiques. 
Le Devoir 
 

On se fait crever pour la « vérité »… Et on en meurt tous un peu. Comme un morceau arraché sur le corps et l’âme. Dans cette ère de zombies élus, le nazisme rose et aquarelle  a sa cote. La bombe atomique? Non. Pendant des milliers d’années, les humains ont été enterré sous des amas de chiures de mouches.

Des politiciens cryptés. Lavettes à cravates roses qui charment dans les parlements. Monsieur Harper serait un homme de droite… C’est un Monsanto politique. Les chantres de la vertu faussent… On a droit à une sirop de lèvres. Du bleu à lèvres…

Les seigneurs nous saignent…  Mais on s’est habitués. Voilà le malheur des êtres soumis, inattentifs. L’arbre politique finira par dire que le citoyen est une moisissure.

« Ceux qui savent réfléchir deviennent malheureux » disait Alexis Carrel.

Et dans ce monde occidentalisé, malin comme un diable qui se serait « auto-fabriqué »  avec une torche, ce phénomène de guerres entre citoyens et pouvoirs des « élus » , est devenu un cauchemar dans lequel nous sommes piégés. Comme une longue nuit avec des couteaux dans les bouches des beaux parleurs. Il y a des nains qui sont trop grands… Le nain escabeau. Chaque vote est un palier délicieux qui les transforment en statue bouffie. C’est une sorte d’organisation « bateau ivre » à la Rimbaud. Mais qui donc connaît Rimbaud? L’Histoire et la culture ont été engouffrés dans le présent. Textomanie!

Mais nous avons droit à une , au moins, dans cet occident, d’une forme de monoculture. C’est la méthode Monsanto dans les neurones, dans la manière de penser, dans la manière de conduire les peuples.

La vérité nous effraie… Elle nous révolte en fauteuil roulant. Figés. Abrutis. Lardés. Nous ne bougeons plus. De peur de perdre ce que nous avons gagné. Pour se rendre à la mort, tous le chemins nous y mènent. Mais pour se rendre à la Vie, nous n’avons plus de route. Nous sommes déroutés.

Dire qu’il suffirait de cesser de « travailler » pendant 3 ou 4 semaines pour que ces monstres cessent d’être nourris de notre sang. De se gaver comme des oies.

Dire…

Comme disait quelqu’un,  » Les riches ont compris que la fraternité est la réussite ». Ce que les pauvres n’ont pas compris. Encore moins ceux qui espèrent tirer du « système » tout le jus de richesse qu’il contient.

On nous mâchouille, on nous passe à l’acidité de l’estomac, puis il nous avale.  Ils savent  comment construire de la merde, alors que nous les avons élus  pour construire « un monde meilleur ».

L’égoïsme rend le peuple bête. C’est ce qu’on cultive. En conséquence, cette bêtise de plus en plus flagrante est le résultat d’une lignée morbide.

Pour aller quelque part, il faut choisir une bonne boussole… Alors,  comme les Rroms, on va nulle part.  Le problème est que l’on croit aller quelque part.  C’est la création du nouveau Rrom occidental:  Plus de terre, plus de pays, un sous-sol lézardé, vêtu Bangladesh griffé, dans les rues perdues de la mondialisation.

Les nouveaux singes ont « hold-upé » la bibliothèque du savoir humain. Il faut se méfier du mot « austérité ». Ce n’est pas celle d’avoir, mais celle d’être. Nos connaissances et nos êtres sont désormais les outils d’un monde monochrome, supposément laïque et  empoisonné. On nous paye pour fabriquer le poison…

singe

P.S.: »Souffler n’est pas jouer de la flûte. Il faut encore remuer les doigts. » Goethe 

Gaëtan Pelletier

25 octobre 2013

 

Meurtre par faux souliers et cure-dents

New balance

Sur son site internet, la société Yue Yuen affirme être le premier fabricant mondial de chaussures de sport et elle indique sous-traiter notamment pour les marques Nike, Adidas (ci-dessus), Puma, Asics, Converse et New Balance. La Presse, 2014 

Dans l’usine de fabrication de baskets du groupe américain New Balance, située devant une mer grise et mouvementée à Flimby, au nord de l’Angleterre, des équipes de quatre salariés passent leur journée à assembler des milliers de paires de chaussures de course à pied. La semelle tout comme la tige ont été fabriquées… en Chine. Ce qui n’empêche pas, grâce à la législation européenne en vigueur, ces produits d’être estampillés « made in England ».

Sur ce site, seules 20 % des chaussures sont réalisées de A à Z. Il s’agit des modèles « lifestyle » (mode décontractée), dont la fabrication nécessite la coupe et l’assemblage de 46 pièces de cuir ou de tissus synthétiques. Une bonne partie de la couture est automatisée, mais certaines ouvrières réalisent encore les petits points les plus complexes à la machine. Moins de trois heures sont désormais nécessaires pour réaliser une paire de ces baskets haut de gamme, vendues entre 120 et 200 euros. Le monde

Au moment où j’écris ces lignes, le budget du Canada de Joe Oliver n’est pas encore  précisé… C’est demain.

Cool le Monsieur Oliver. Il s’achète des souliers de course New Balance… 🙂 Fabriqués aux États-Unis et en Angleterre… Selon Wikipedia. En 2009 on prêchait toujours la grande marque comme une « résistance » à l’envahisseur chinois car, en théorie, le soulier serait encore fabriqué aux États-Unis … en entier. Ou en Angleterre. Mais comment fêter la réussite canadienne en ne pouvant même pas s’offrir une pauvre paire de souliers de course fabriqués au Canada? On dirait qu’il n’y a plus de souliers fabriqués au Canada. Comme les boîtes de conserves de tomates dont la dernière usine a fermé il y a quelques années.

Les chinois viennent d’investir dans le Cirque du Soleil, fleuron – dit-on- de l’industrie du Québec. On est bon à sautiller et à fabriquer des clowns. Tout a commencé par un clown et le clown a finit par valoir 2 milliards de dollars.

TESTER

Pour un test, asseyez-vous, et regarder alentour de vous. Vous tapez sur un clavier chinois et si vous jeter un œil alentour, tasses, téléphones, écouteurs, imprimantes, guitare, ventilateurs, claviers, ciseaux, souliers, bottes d’HIVER, manteaux, fils électriques, télévision, table de cuisine, batteries AHAHAH, C, D.   Nous sommes asiatisés  de fond en comble. Si vous avez un AK-47  – je dis ça par hasard -, il y a de fortes chances qu’il soit un produit de Chine.

LE SIROP D’ÉRABLE

Brrrrr!  On a les sables bitumineux et le sirop d’érable, le bois de la Colombie Britannique.

Pour le sirop d’érable, à force de rendre le produit autant industrialisé, je pari que dans 5 ou 10 ans, on achètera les grands producteurs et on ira planter des érables en bordure de la Mongolie. On aura du sirop d’érable bridé.

Mais où est donc notre belle réussite? Notre Ministre des Finances marche étasuno-chino-canadien.

Comme disait la québécoise en visite au pays du beau Kamouraska:  » Par chance qu’il y a les vaches »!

Je sais, il faut faire confiance en son pays. On est bien chaussés…

Alors, je m’en vais au pays du dodo. Je me déshabille lentement de mon gilet chinois, de mes pantoufles chinoises, de mes pantalons chinois, de mes bas chinois, de ma montre chinoise, et je regarde mon cadran chinois dans la nuit. Demain, j’irai dans la forêt embrasser les arbres et leur dire de ne pas partir, de ne pas se laisser acheter,  aux petites fraises des champs de rester, au marguerites de pousser, et à aux bulbes de ne pas se décourager.

J’enlève mes pantoufles chinoises et je garde mon t-shirt chinois pour m’enfiler dans des draps canadiens. Avec un grand sourire… 🙂 . Mais en éteignant la lampe de chevet, je constate qu’elle est de fabrication chinoise, ainsi que deux meubles. Les RIDEAUX?  Peu importe. Je viens de me laver les mains avec du savon chinois, de me débarbouilletter chinois…

J’ai dû oublier bien des choses. Entre autres le ruban adhésif, les clefs USB, la caméra, …

***

Dodo.

Je me réveille en plein milieu de la nuit. Un flash: le cure-dents! Le contenant était chinois. Je ne sais pas si c’est l’arbre que j’ai embrassé. Ils l’ont multiplié par des millions de petites parcelles pointues.

Fatigué, le lendemain, j’entends la sonnette d’entrée: Ding Dong! Je me précipite. C’est le gars du câble venu installer notre nouveau système de réception de télévision. Il entre avec son terminal chinois, ses fils chinois, ses vêtements chinois, ses bottes chinoises et il se dit fier de travailler pour un autre compagnie fleuron de l’industrie québécoise.

Je le laisse s’installer et je mange des cacahuètes en lisant l’emballage: Chine.

Je sors mes cure-dents et j’ai soudain envie de piquer le gars ici et là, jusqu’à l’assassiner par acupuncture.  Il est penché sur la télé, parle de hockey, et je m’approche avec ma boîte de cure-dents, avec un grand sourire. Il me montre un nouveau canal qui présente de vieux films. On en est à la scène du gars du Motel  qui assassine la dame dans une douche. Les violons raillent et mon gars déraille…

J’ai toujours su qu’un jour les pays ne deviendraient que des motels…

Gaëtan Pelletier

C’est l’histoire d’un poireau, d’une épicerie, d’un robot, d’un cerveau, mais le reste est moins beau…

La pauvreté n’est pas ce qu’on possède, mais ce qu’on n’est pas. GP

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L’une est une « robote », l’autre pas. Soyez devin… Ou bien ouvrez les yeux… 

***

On nous annonce un avenir délirant: toute une épicerie pourrait fonctionner automatiquement, sans l’aide d’humains, sauf de quelques programmeurs.

Vous achetez un poireau, puis vous retourner acheter un poireau, puis vous retourner acheter un autre poireau… Parce que la fille est jolie et gentille et qu’au fond, la nature humaine fonctionne avec désir et désir comme poireau et poireau. Si c’est un gars à la caisse, vous allez au poireau et au poireau… On n’échappe pas au poireau. C’est programmé dans le cerveau.

Terminé les petits emplois. Finis la gentillesse de chair.  Welcome plastique!

Mais attention! Ah! Vous croyez qu’ils sont bêtes? Vous n’avez pas idée de la méchanceté humaine et de la racaille des affairistes Ô Dieu! Où pensez-vous que se trouvera le terminal de votre carte de crédit?

Là où vous trouvez la « reproduction » qui sera la « reproduction » du capital des investisseurs!

Nous sommes des délirés sous le règne des délirés.

En plus, qui sait si la dame ne chantera pas pour vous. Étant connectée à You Tube, elle pourra vous chanter un air de par vos favoris. Car « elle » saura… Comme Facebook lié à Outlook et la taupe Google à You Tube. Etc. Pas de limites… Limitless!

En plus, on pourra commander nos poireaux par l’internet.

C’est génial: le progrès aura coupé toute relation humaine. Déjà que nous n’étions pas très « proche » l’un des autres, chacun ayant son tournevis, son marteau, sa scie circulaire, sa femme, ses enfants, sa maison, et son carré-terrain de 100,  30 mètres, son son, sa sa. Possession!

C’est pas beau? Ouah!

Je conseille fortement aux usagers de ne pas fréquenter des sites XYZ. Mais encore! Achetez-vous un robot enfant de 10 ans et vous allez passer à la caisse sans peine.

Et vous sortirez en disant: j’ai eu mon poireau. Je les ai eus…

Plus la victoire est petite, plus la guerre est énorme.  Car, si jusqu’à maintenant nous avons réussi à détourner le « système », c’est la guerre qui est perdue: la planète est en train de se robotiser tranquillement de par les nouveaux ( et encore) envahisseurs bicéphale: ceux qui pensent créer le progrès et qui en sont même victimes sans le savoir.

C’est terminé?

Non! Ce n’est que le commencement…

Supposez qu’un « bien payé »m  se croyant génial invente un vendeur d’armes robot – AVEC NOTRE ARGENT -, et qu’il est condamné à la chaise électrique ou 300 ans de prison. Je vois mal un robot branché souffrir… C’est chiant! Mais un  juge bien « coordonné » à la nouvelle justice  pourrait recycler le robot en caissier.

C’est vraiment bon l’idée du recyclage!…

On criera VICTOIRE!

C’est ce qu’on crie en ce moment pour tous les méfaits multiples de la déshumanisation… Tout silencieux! Comme une pipeline au bout d’un pistolet crachant son or noir.  On pancarte et c’est tout…  Les vendeurs ne lisent pas de pancartes…

Gaëtan Pelletier

P.S.: Je dédie ce  petit billet à la tribu des Évènes et celle des  Nénètses de Russie dont les rennes doivent maintenant passer, apeurés, sous les gazoducs de Sibérie pour aller brouter de « l’autre côté » des routes.

Nous aussi nous sommes en train d’aller brouter sous les gazoducs…

Règlement de comptes avec un conte de règlements

Il était une fois un homme qui vivait au bord d’une rivière. Qui l’eusse cru, au printemps 2008, la rivière déborda, et sa maison fut emportée par le débordement eauculaire: car il avait vu, de ses yeux vus, sa maison flotter.

Théo Zange  demanda réclamation  à sa compagnie d’assurance qui lui refusa les réclamations dues. Un équipe d’analystes avait déterminé que 51,2% de sa demeure était près d’une « zone inondable ». Il perdit tout, même la photo de son chien, prise avec le Premier Ministre du  Canada. Troudeau.

Or, Lambda, têtu, se dit qu’il allait demeure près d’une rivière. Il eut alors l’idée, par un beau soir de mai, en apercevant un vieux bateau bâti à New-Yord dans les années 20 de l’autre siècle, d’en faire sa demeure.

Si l’image est en noir et blanc, c’est qu’elle date de 1920. Et elle ne parle pas…

**

Le nom du bateau était, tenons nous bien, Bath Eau. Dû au fait que la langue étasunienne est étriquée, cela signifie, en français : Celui qui prend ses bains dans la mer. C’est du moins ce qui était écrit sur le contrat… Traduit par Google.

***

Il jucha donc sa maison-navire sur une structure de béton imperméable de quelques mètres carré. Les inspecteurs de la ville vinrent inspecter le bâtiment. Étant donné qu’il fallait trouver un moyen de taxer cette étrange structure, les autorités décidèrent donc de mesurer la grandeur du bateau plutôt que de la structure de base qui rapportait moins.

Ils rencontrèrent un hic! Comment mesurer en mètres cube une structure aussi singulière? Après trois jours de mesurage, aucun des trois spécialistes ne s’entendirent : le trio en arriva à  des résultats  différents. Ils se grattèrent le crâne là où les maringouins ne vont pas piquer des vers.

Le patron, qui était diplômé du Lycée, du High School, de l’école Secondaire du Québec, trancha;

– C’est celui qui a le meilleur diplôme qui déterminera le cubage de la structure.

– Je suis du M.I.T, s’écria JJ Lamorozo.

Les autres se taisèrent, pardon, se turent.

Mais quand débarqua une haute instance de la réglementation provinciale, sis dans une automobile plaquée Gouvernement, les choses ne se classèrent pas. Abim Tanguy décida d’utiliser un ordinateur de l’Agence Spatiale Canadienne pour avoir la réponse exacte, au millimètre.

Au bout de deux ans, sous des pluies diluviennes, il prit son auto et alla porter les résultats aux autorités de la petite ville. C’était vers la fin avril, et la rivière avait débordé. Quand il arriva au village, et qu’il vit les maisons noyées jusqu’aux genoux, il loua un bateau.  Arrivé au 769, Rue des Pins, le spectacle lui écarquilla les yeux au point qu’il prit l’air d’un poisson à cravate. Il décrocha son téléphone intelligent, mais le téléphone se noya: il lui avait glissé des mains. Il courut à la Pharmacie pour acheter un séchoir à cheveux afin de lui rendre l’âme. Assis près de la vitrine, il vit passer le Bath Eau de Théo qui s’en allait tout heureux, faisant la vague au gros gras. Sa chemise en perdit les boutons.

Théo Zange vogua pendant trois jours, son bateau parcourant les champs inondés, à travers une eau brunâtre et des arbres dégarnis. Il sauva six vies humaines, trois chats, et une dame en fauteuil roulant qui avait 98 ans. Un hélicoptère d’un réseau de télévision suivait le trajet du Bath Eau. L’inondation était si horrible qu’on pouvait apercevoir des carpes asiatiques dans les champs destinés à la culture du maïs.

Après 28 jours, le bateau stagna près d’un aéroport.

Mais les autorités l’attendaient de bottes fermes:

Il fut accusé:

– de sauvetage et d’acte médical sur ses passagers sans diplôme de médecine

– de conduite d’un bateau, sans permis.

– de séjour aux U.S.A, puisqu’il avait passé 54 minutes dans les eaux territoriales américaines

– de transport illégal de marchandise, dont un siège d’enfant datant plus de dix ans.

– de conduite dangereuse pouvant causer la mort

– d’une amende pour non possession de permis de pêche

– de trafic de drogues, le passager Yan Beaudin portait un gramme de marijuana dans ses bagages.

– De tentative de fuite

– d’acte terroriste par les autorités américaines

– d’enlèvement de citoyens

– d’acte sexuels pour avoir enlevé ses vêtements mouillés

– d’une amende de 100,000$ US pour avoir négligé d’avoir enregistré un bateau aux douanes.

– d’une amende pour avoir déplacer sa demeure sans permis

– de tentative d’intrusion en sol américain

– d’une amende pour n’avoir aucun drapeau aux fins d’identification

– d’une peine de prison de 5 ans pour n’avoir pas fournir à ses passagers de ceinture de sécurité.

– de négligence criminelle

– D’avoir atterri sur un aéroport avec un bateau

– d’avoir omis une inspection par les autorités canadiennes de son navire

– à 1000$ pour ne s’être pas muni d’un permis de pêche

Etc

Gaëtan Pelletier

14 août 2013