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La petite histoire d’un ermite millionnaire de son temps

Les lois sont à notre image

… donc parfois aberrantes, stupides, méchantes, grotesques.

Certaines lois françaises – toujours, théoriquement, en vigueur – datent du Moyen Âge, d’autres de la Révolution française, ou encore du régime de Vichy. Trop occupés, nos élus n’ont pas pris le temps de les abroger. Et puis, après tout, une petite saloperie peut toujours servir, d’autant que nul n’est censé ignorer la loi.

Ainsi, depuis Napoléon, il est interdit d’appeler son cochon Napoléon. Pendant, la guerre, mes grands-parents avaient élevés un cochon en douce. Dans un acte de résistance inouï, ils l’avaient appelé “ Adolphe ”. Mon père, âgé de 17 ans, avait été chargé de le tuer. Sans faire de bruit. Heureusement, un grand coup de masse sur le groin avait suffi.

Théoriquement, le pantalon est toujours interdit aux femmes, mais pas le voile. Une dérogation est prévue pour celles qui tiennent à la main un guidon de bicyclette ou un cheval.

 

 

Il est formellement interdit de s’embrasser sur un quai de gare. Il est également interdit d’y poser des explosifs. De ce côté, on espère être paré.

De 8 heures à 20 heures, les radios françaises sont dans l’obligation de passer sur leurs ondes 70% de musique exclusivement française. Tu parles, Charles, comme cette obligation est respectée.

Pour les manifestants et les autres, qu’ils sachent qu’il est interdit de prendre en photos des véhicules de police ou des policiers. Même en petit, au fond de la photo.

Un petit tour chez nos étranges étrangers. En Suisse, les personnes résidant en appartement ne doivent pas tirer la chasse d’eau ni prendre un bain après 22 heures.

Au pays de la National Rifle Association, dans le Massachusetts plus précisément, il est interdit de se battre au pistolet à eau. En Alaska, le pays de Sarah Palin, un mari peut battre son épouse, mais pas plus d’une fois par mois. En Oregon, il est interdit aux femmes de faire de la musculation.

Sic transit…

Bernard Gensane 

 

À quoi donc jouent les hommes?

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Photo: National Geographic

« Passe-moi ton morceau de glace que je me réchauffe »
Henri. Le lobotomisé de l’aile 3.1416

On se demande à quoi jouent les hommes dans cette gratuité de sang, de misère et d’économie étoffés de sanguinaires qui ne font que sabler la peau des humains. Il en est qui viennent ici pour tout avoir. Alors que l’on a tout dans les yeux. L’homme n’ayant pas de prédateur, il se dit que se serait bon qu’il en ait un: lui. Alors, la chasse commence. La chasse non plus pour survivre mais par plaisir. Dans ce grand chaos arrosé des morts qui pleuvent en tous les pays, notre homme, cravaté d’usage, s’en va pourparler au chef des autres clans.  De vrais hypnotiseurs, paroliers du mensonge, étatisés et soi-disant élus.  Mon oeil, et mon gauche.

C’est bête de se laisser esclavager par des idéologies mortes. Les guerres n’ont jamais rien réglé et par la bande, les pourparlers non plus. Il ne resterait plus qu’à se diviser en bandes pour échapper aux assassins de classe millénaire. Comme si dans l’oubli nous sommes enterrés. Comme si dans l’oubli et la froide répétition, nous n’étions parvenus à n’être rien. Notre lâcheté est d’écouter.

Les jésus à cravate parsèment ce monde. Tous, nous sommes, en attente d’un sauveur. Mais il ne passe que des glaçons alors que nous n’aurions besoin que d’amour, d’amitié, de bonne entente. Et cela, pas un seul système n’a pu l’offrir aux humains. Au contraire, les systèmes, de plus en plus sophistiqués, nous ont conduit à l’ultime déchéance.

Oui, l’ultime déchéance: celle de n’être plus vraiment humain. Au fond, ce doit être un signe que les histoires de zombies sont si populaires. L’inconscient a sa manière de dire. On a l’illusion d’avancer. Avancer vers quoi? La réponse est dans la question puisque nous sommes des « qui » transformés en « quoi ». De l’être que nous étions, nous approchons simplement de la « chose »…

Gaëtan Pelletier

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Pêche

Photo de DJfotografie.

Les pays d’en haut: le syndrome Jason Bourne

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Déçus?

On le serait à moins.  On ignore qui peut se retrouver spectateur d’une série « parfaitement » ratée. Ratée par le scénario, le ton, et le bûchage  ou mutilation de talents. Ce n’est sans rappeler les films ayant pour héros Jason Bourne qui, a force d’être prolongé a perdu toute crédibilité. Paul Greengrass nous donne des plans de 1/4 de secondes… Il a massacré tous les Jason Bourne, sauf le premier.

Nous perdons énormément de temps à chercher ce qui devrait caractériser l’histoire d’une partie du Québec et de certains « acteurs » de cette histoire, d’un ton, d’un espace, d’un rythme, surtout. Il nous reste l’action… Et ça hurle!

La vitesse tue… Mais là il y a plus. La minceur caricaturale pour ne pas dire bédéesque des personnages nous laisse pantelants. La direction d’acteurs a massacré énormément de talents dans des répliques fausses dans lesquels les seuls sentiments exprimés sont ceux de la fâcherie ou la colère. Moins fort, plus fort, médium, saignant.

Ce n’est pas une série, c’est un steak!  Malheureux aux acteurs qui sont embarqués dans cette galère en y voyant le rôle de leur vie! Les pays d’en haut  risque de passer à l’histoire comme un échec et une machine à broyer des talents. Fait étrange, ce sont les acteurs de rôles secondaires qui réussissent à nous faire croire que « c’est bon ».  Quoique Vincent Leclerc s’en tire très bien. Dommage qu’il ne nous soit pas plus familier dans d’autres rôles.

La série a le défaut de n’avoir aucune qualité… Sauf, peut-être, celle des décors.  C’est un chœur cacophonique bizarroïde d’acteurs soumis à une direction d’acteurs pressée.  On ne sait pas ce qui se passe derrière les caméras et R.C.

Reste que les quelques spectateurs que je connais ont décidé d’abandonner le visionnement de la série qui aurait été supposément meilleure dans la seconde. Or, elle garde les mêmes défauts.

Dommage pour les acteurs de talents, car, au fond, on dirait une pièce de l’école secondaire, version 5ième, et on a hâte aux vacances.

Gaëtan Pelletier

 

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Papierpêche

Il semble que ces chiffres sont sur le point de sauter du papier (30 photos)

Il semble que ces chiffres sont sur le point de sauter du papier (30 photos)

 

Il semble que ces chiffres sont sur le point de sauter du papier (30 photos)

À la rechercher du temps couru

Une image d'une coureuse. Banque d'images - 22868441

Crédit image    Fr.123.rf

 

SPORT EXPRESS. Des chercheurs de l’Université McMaster à Hamilton (Canada) ont démontré, dans une étude publiée dans PLOS One, qu’une seule minute d’exercice très intensif, comprise dans une session d’entraînement de 10 minutes, avait autant de bénéfices pour la santé cardiovasculaire que 50 minutes d’exercice d’intensité modérée. Science et Avenir

***

À ma sortie de l’université, « pendant l’autre siècle », comme disaient mes élèves, j’étais si peu en forme que j’ai alors décidé de me mettre au jogging. Très à la mode à l’époque. En comptabilisant mes heures, j’ai dû perdre plusieurs années de ma vie à courir. Mais on perd encore plus de temps si on se met en forme pour travailler pour broyer le stress de « l’ère moderne ».  On est tous en format « parkinson »… Des agités soubresautant. Comme des petits drapeaux qui claquent au vent pour leur pays.

La course, c’était pour le corps… Alors, je me suis mis au yoga. C’était pour l’esprit.  En fait, pour les deux.

1 minute qu’ils disent… Soit!  Le reste doit être pour l’État et pour l’accaparante et désastreuse mondialisation. Qui sait si vos sueurs ne vont pas à l’achat d’armes se dirigeant vers la Syrie? Ou autre pays charmant qui n’ont pas de place dans les bulletins télévisés. Les guerres orphelines… On n’a pas le temps d’en parler.

 Il n’y a toutefois rien de nouveau dans cette découverte : la NASA, il y a 20 ou 30 ans, cherchait un moyen de mettre ses cosmonautes en forme. Ils découvrirent avec stupeur et contentement que dix minutes par jour d’exercice intensif était aussi avantageux que 50 minutes ou 60.  Le but était de ne pas perdre de temps…

Perdre son temps

Mes grands-parents perdaient un temps énorme. Ils vivaient d’une petite ferme, et l’hiver ils jouaient aux cartes le dimanche, puis le reste de la semaine ils marchaient dans le village. ILS NE TRAVAILLAIENT PAS. De vrais salauds! Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi… Mais c’était l’hiver. De longs hivers rigoureux. Et l’hiver les choux ne poussent pas.  On les enfouissait dans le caveau. Ainsi que les pommes de terre.

Le sagessarium 

La sagesse et la profondeur de la prise de conscience de la relativité des choses finit toujours par vous rattraper. À moins d’être politicien ou avocat…  Alors, perdre son temps n’a plus de sens puisque la vie ne se compte pas en temps mais en plaisir, tout infimes qu’ils peuvent être. On a compris que ce n’est pas le moment qui vous emprisonne, mais c’est vous qui savez prendre celui qui passe.  Ainsi, marcher une heure dans les bois, regarder les oiseaux, voir les branches se courber par le froid, écouter une vieille chanson qui vous renvoie à votre jeunesse, devient un art de vivre. Et vivre  se situe dans cette partie de visible et d’invisible. Car entre le cordon ombilical et la terre, il faut bien saisir que le cimetière est rempli de gens qui y ont couru.

C’est ainsi que les sages finissent par enfin vivre: en ne faisant rien qui ait un but. Là où tout est amusement, ce nain du bonheur… Mon grand-père suait tout l’été pour que son jardin pousse. Ils s’arrêtaient le dimanche parce que c’était défendu de travailler. Ils s’endimanchaient pour aller voir Jésus et après la messe, ils perdaient un temps fou à parler avec les voisins qui vivaient à 4 ou 5 km.

Aujourd’hui, on pédale sur une bicyclette stationnaire pour se rendre au bourreau…  On cultive son corps pour qu’il soit performant et qu’il pousse… En terre, rien ne pousse…

Gaëtan Pelletier

P.S.: Dédié à Henriette et Joseph ainsi qu’à Thomas et  grand-mère  Lord.