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Le poqué monde Go : Bonjour Joëlle!

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La véritable indépendance consiste à dépendre de qui on veut. Frédéric Dard

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Le monde est poqué, comme on dit au Québec. Un monde qui a « mangé une raclée ». Le monde est un boxeur qui sort en sang de l’arène. Mais on ira jusqu’au 10e round. Celui de la fin de ce monde de souffreteux sans vision. La route 66 de Kerouac, maintenant, c’est le nombril. Go! Go! Go!

Le Pokémon Go a sans doute un succès foudroyant, puisqu’il permet d’insérer l’irréel dans le réel de la vie de cette planète. Courir des bibittes invisibles à l’œil nu en vendant un appareil emmêlant réel et irréel.

Quand j’étais semi-ado, on allait chasser le lièvre en forêt avec des collets de laitons. On les tuait et on les mangeait. C’est pas que nous étions barbares, c’est que nous étions pauvres en hiver. À -10 degrés, il ne pousse rien pendant presque 8 mois.

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Ma fille est venue à la maison et nous a fait un cours de Pokémon Go 101. Elle dit que c’est un jeu à la mode qui passera. Dans quelques mois, je parie qu’on trouvera un jeu Monopoly en mimant le Pokémon Go : les gens se promèneront avec un appareil Le Poquépique, dans lequel on trouvera de l’argent virtuel partout. Si j’avais le temps, je l’inventerais. Je connais un concepteur de jeu qui s’en lécherait le conte en banque. L’industrie de l’irréel est en format Big, pendant qu’à l’autre bout du monde des gens crèvent de faim. Mais qui s’en soucie? Le plus énorme Pokémon Go de ce monde consiste à dévaliser les pays en y trouvant des pépites de richesse, en bâtissant des barrages électriques : pour ce, il faut courir les sites réels et se débarrasser de ses habitants. Les « sauvages » nuisent au développement et au progrès.

Il reste maintes choses en ce monde pour devenir riche stupide  intelligent : l’argent invisible, la course à l’argent invisible, les youtubeurs à succès, les jeux.  Ainsi, chez Instagram, la petite fille pourra vous montrer comment vous maquiller en 15 minutes alors qu’il lui a pris trois heures pour le faire. On peut tricher. C’est permis. Il n’y a ni Dieu, ni Satan, rien qu’un monde  frelaté, bouillonnant et supposément sans danger. Pourtant, comme le disait Jésus, Roger : « Les semeurs de choux et de carottes n’ont pas la gloire qu’ils méritent. » Et il ajouta : « C’est fatiguant d’être cultivé, car ceux qui cultivent n’ont plus la cote ».

Ainsi parlait Zara Trousta.

Rappelez-vous de la destruction créatrice : le maréchal ferrant a disparu lors de l’apparition de la voiture. Mais il est né  plusieurs métiers. Aujourd’hui, se trouve  une destruction créatrice 2 : les métiers de l’invisible, en lutte en eux, créent d’autres métiers de l’invisible. Le problème est que si le planteur de riz, de pommes de terre, de navets d’Hollywood , etc., cessait de les alimenter, ils passeraient une période maigre-mannequin, puis ils s’effondreraient devant leur caméra auto-nombriliste. On les verrait fondre comme neige au soleil. ( Les clichés sont parfois utiles).

Heureusement! (sic). On a les États qui fabriquent et vendent des armes et les politiciens –avec leur attirail-Attila d’équipiers enreligiosés (sic) qui jouent aux échecs ( c’est le cas de le dire) avec le petit argent des peuples. On n’a rien inventé. C’est le jeu le plus réel et le plus traître depuis le début de l’humanité. À côté de cela, manger du lièvre, ou couper le cou d’un coq et le déplumer avant de le manger, n’a vraiment rien de barbare.

Le plus barbare des barbares invente maintenant des jeux qui décapitent bien des têtes en dévalisant la réflexion pour le profit et le contrôle. Mais je veux revenir à la destruction créatrice qui a fait disparaître les voleurs de coffres de banques : puisqu’il n’y a plus de coffres ni d’argent dans les banques cela a donné un nouveau métier : le banquier. Il s’est paradisiaquefisqué… C’est un personnage de Pokémon. Yes!

Les banques:  C’est maintenant si bien organisé qu’on a de la difficulté à trouver une caissière. Il faut un mot de passe pour avoir VOTRE argent. Avant, au moins, on pouvait se réchauffer d’un clin d’œil à la plus jeune, ou simplement d’un sourire tendre. Non, un mot de passe.Il faut un mot de passe. Et le plus compliqué possible: ouaisMont$? Dire qu’avant il fallait simplement dire avec une voix aimable et soupirante :

— Bonjour Joëlle!

Gaëtan Pelletier

 

La déshumanisation par le moule numérique

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Allo! Allo! Y-a-t-il quelqu’un au bout du sans fil?… 

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« Le but du futur est le chômage total.
Ainsi nous pourrons jouer. »
Arthur Clarke, écrivain de science-fiction et futurologue

Plus vous êtes proche de votre téléphone, plus vous êtes loin des autres. Le marché du portable et sa « nécessité inventée » et réinventée à chaque minute est en train de fabriquer des zombies flamboyants. Une nouvelle race est née…  Ce qu’il y a d’intelligent dans les portables c’est la compagnie qui, à l’autre bout du monde, vous a concocté un réseau ressemblant étrangement à un dortoir planétaire. Communiquer (sic) jusqu’à ne plus penser… En « nous » reliant de loin,  en nous distançant de proche, en bricolant un monde  où tout doit être transformé en numérique, afin de tout robotiser.

Enrichissement et pouvoir par l’invisible. 

Les technologies de la numérisation sont les outils modernes pour la création d’un travailleur aseptisé de la matière grise, mais surtout écrasé par la capacité illimitée à lui voler son travail, son salaire, ses rapports humains. Car, une fois ce nouvel esclave « brisé », soumis, sa révolte contre le système sera une révolte contrôlée par ceux qui possèdent suffisamment de pouvoir et de ressources monétaires pour le contrôle total des populations. L’impérialisme numérique est en train de disloquer et défibrer l’essence même humaine.

L’enrichissement par l’invisible, c’est la pauvreté dans le monde réel. On aura un portable quelque part en Afrique, mais pas d’eau. Plus personne ne frappe à la porte. Plus personne n’ira vous demander du sucre pour votre café, ou du lait. Mais, surtout, tous les rapports avec vos employeurs seront désormais devenus un dialogue entre vous et la machine, puisque plus personne ne sait trop pour qui il travaille vraiment. Et ils auront sans doute pour patron un robot. C’est la seule chose qui ne changera pas.

Fortune Fortuna 

C’est une église qui n’a pas de pierres, dont le clocher est une antenne de relais.  La cathédrale moderne, l’ultime beauté, c’est Facebook, Tweeter, Google, Amazon, tous des oiseaux de malheur déguisés en  Arphan des pièges…  Et le grand fleuve qui transportent tout, c’est l’internet. Le point de convergence ultime.  Les bâtisseurs modernes n’ont pas créé la chapelle Sixtine.   Ils on créé et continuent  de fignoler  ce soi disant progrès qui se débarrasse de l’homme pour faire place à la machine.

Une fois les fortunes acquises de cet invisible, il   pourra alors servir à acheter ce qui est tangible et nécessaire. Et c’est déjà actif … C’est le Big Brother de la thésaurisation continue qui n’a aucun lien avec l’amélioration de l’humanité. Cet argent sert seulement à créer d’autres fortunes jusqu’aux liaisons mafieuses des monstrueuses entreprises liant leurs capitaux afin d’acheter d’autres monstres. On sculpte les monstres jusqu’à la créature idéale…robotique.

Les lapins qui avalent les chapeaux des magiciens

Confrontés à l’effondrement du crédit, ils n’ont proposé qu’un surcroît de crédit. Dépouillés de l’appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l’œil pour le retour de la confiance. Franklin D. Roosevelt 

C’est une notation qui parle de la crise de 1929. Steve Keen, dans son livre   L’imposture économique.(4), prétend avoir prédit la crise économique de 2008.  Certes, si la « science économique » est désuète elle l’est en doublon. Déjà qu’un économiste crache sur les économistes et consacre un chapitre à un Karl Marx visionnaire  est assez troublant. Car non seulement les théories et les calculs des économistes sont dépassés, ils le sont au point de perdre tout pouvoir sur le tsunami des affairistes triomphant.  Ceux-ci sont enchantés  de l’ère du numérique ne serais-ce que pour les paradis fiscaux et leur  affiliation avec le pouvoir politique qui ne se prive pas de leurs compétences.   Mais cela va encore plus loin… Leur pouvoir est désormais si énorme que le rapport pays-affaires ( business)  n’a plus rien à voir avec les modèles anciens de l’économie en vase clos.  Le monde  ( y compris les habitants, ces 1+1, sans regards à l’humanisme) est désormais entre leurs mains invisibles. 

Ce troublant constat des échecs successifs des économistes des États, supposés nous protéger en régularisant les marchés,  à de quoi nous faire frissonner. Leur incompétence, ou leur affiliation au monde politique,  est  aussi dangereuse que le terrorisme qui secoue la planète.  Les États, étranglés par la puissance démesurée  des entreprises transnationales, ont pu multiplier les compagnies compagnies avec ou sans noms. Sorte de requins numériques OGM infiltrés dans toutes les activités humaines, masquées ou indéchiffrables. Bref, inatteignables. Ces moustiques de la finance ne font qu’imiter les grands.

Les Shylock  algorithmés 

Shylock est un personnage de Shakespeare dans Le Marchand de Venise. Un usurier qui a laissé son nom dans l’histoire. Mais il n’a rien à voir avec la dimension  de l’usurier moderne multi-identitaire, sniper économique camouflé dans un monde invisible. Le Shylock mondialiste du 21e siècle a non seulement le pouvoir de délocalisation des entreprises, mais de créer des empires économiques  hors États, camouflés, quasiment indétectables, mouvants. Nous avons affaire à des psychopathes cravatés aux tentacules qui finissent par blesser.  Comme Edward, dans le film Edward aux mains d’argent.  Une créature non terminée par son créateur, laissant celui-ci avec des ciseaux extrêmement acérés…

Le BLOB politique

Dépassés, nous condamnons la classe politique pour son absence d’actions. En laissant croître un libéralisme planétaire – voire en le fouettant  pour « régler les problèmes des États ». Le   dirigeant est devenu le dirigé . Ce n’est plus qu’une gélatine bavarde, infiltrée par des lobbyistes au service de ce nouveau pouvoir dont… elle a besoin. La marge de manœuvre des politiciens, leurs luttes de partis, leurs conflits internes, fait de celle-ci le spectacle de façade au théâtre de marionnettes dont le discours est un blabla de formules . L’illusion est parfaite.   L’image s’est auto-façonnée. Le  BLOB  devient alors un film aux dialogues de formules creuses qui plombent les babines des journalistes. Sorte de passe-partout servant à toutes les situations de crises. 

L’évaporation du pouvoir politique et citoyen 

De facto , la classe politique est devenue l’appareil le plus dépassé depuis des  décennies dans l’art de gouverner ou de gérer les biens des peuples. Nous parlons bien des biens des peuples. De chacun vivant et ayant librement choix de se poser sur terre, d’y vivre tranquille, d’y prospérer, d’apprendre et de s’émerveiller. Bref, de vivre selon notre statut de vivant.

 À qui donc appartient la Terre? Qui donc a fait en sorte que nous devons payer pour une parcelle de terrain? … La plus petite soit-elle. Imposée par des lois et des règlements en regard du perpétuel acte de soudoyer, de voler. Cette race de , politiciens  gouverne qui et quoi? Ce n’est plus, hélas,   qu’un comptable aux prises avec de d’alarmants  problèmes d’endettement qui tente de rapiécer les déficits. Les prédateurs mondialistes ne se contentent plus d’utiliser les habitants, ils avalent les avoirs des pays, leur culture, le droit de vivre.

Pour les politiciens, les marges de manœuvres sont si minces qu’on finit par ne plus avancer. Bref, de ce qu’on pourrait nommer le réel progrès. Ce qui, avant, était une crise est un état permanent de soucis et de reculades  non pas seulement en monétaire mais en  bilan négatif de qualité de vie. N’étais-ce pas là le but de tout État et de toute révolution? 

La déshumanisation parfaite

Nous vivons dorénavant dans un camp de concentration, un ghetto aux murs indistincts: Arbres, rivières, lacs, océans,  animaux, climats, vaches, humains, crapauds, enfants, familles, sont désormais dominés et administrés à des fins de capitalisation et de contrôle  pour produire… du capital. Pis encore, comme disparaissent peu à peu les journaux, est engloutie  la réalité de ce monde outrageusement numérisée et soumis à la cravache des algorithmes.  Les nouveaux Auschwitz ne sont-ils pas Google ou Facebook ou Amazone,  ces entreprises au pouvoir gigantesque au point de dicter aux États ce qu’il faut faire pour améliorer le monde?   Notez que l’on ne parle pas de la vie.  C’est la douce naissance du pays-prison, du citoyen délesté de ses droits de vivre, de ses biens, enfermé dans l’épouvantail du circuit chômage-travail.  Le Nouvel Ordre Mondial passe par la sculpture du cerveau. On n’améliore pas le monde, on le transforme. On le transforme un homme à la fois. Assis derrière son ordinateur, son Iphone, Ipad,  branché aux multiples applications qui ont pour but de cumuler de l’information.  Consommer a dépassé le pouvoir de penser. Mais surtout de jeter un regard philosophique sur notre nature et notre art de vivre.

Mais la déshumanisation la plus « parfaite » est la perte totale de liberté tout en vivant dans un pays devenu virtuel. La perte du réel, de la sensibilité, de l’extraction de notre nature profonde selon les normes et lois en accord avec la structure et les matériaux desquels  nous sommes nés.

Le nouveau hyper Goebbels, c’est le 1 et le 0. Et chaque page tournée est un discours de manipulateurs qui passe par l’inconscient au nom du progrès. Progrès qui fait en sorte qu’on ne meure plus qu’une fois, mais plusieurs. À se demander si d’ailleurs on est en vie, puisque dorénavant tout est en place pour nous extraire de notre simplicité de vivre dans une finalité de modification d’une richesse humaine réduite à un schéma de consommateur.

La véritable révolution sera de briser et d’abattre le plus hétéroclite des dictateurs jamais vu sur cette planète: un être qui n’en est pas un, mais un avoir qui est le tout qui s’incruste insidieusement. Le tout pour le TOUT menant vers le rien…

Gaëtan Pelletier

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1.Le téléphone portable, gadget de destruction massive, 96 pages, 2008, Le(s) auteur(s) :Pièces et main d’œuvre.

2. Quand la révolution numérique n’est plus virtuelle, Laurent Sorbier, Éditions Esprit, 2006, 264 pages. 

3.La tyrannie technologique,Cédric Biagini, Guillaume Carnino
Célia Izoard, Pièces et main d’œuvre,  256 pages, 2007

4. L’imposture économique, Steve Keen ,532 PAGES. 
Date de parution : 9 Octobre 2014. Éditions d’En-Bas.

5. L’homme nu, La dictature invisible du numérique, Marc Dugain, Christophe Labbé, Plon, 2016

L’art de la délogique

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Le 21 ième siècle est l’art de la délogique et du mensonge: On vous dira que c’est l’Océan ( les banques et les énormes entreprises) qui nourrissent les rivières ( les travailleurs, les citoyens, les « petits »).  Comme si les rivières et les fleuves avalaient l’eau des lacs. Que les océans remontaient vers les fleuves. Et que l’argent, finalement, façonne les humains…

Gaëtan Pelletier, Entrepreneur en reconstruction de la réalité

La mort de l’argent

City de Londres: une mafia planétaire

 

Depuis 2007, la crise ne fait que s’accentuer. La récession s’impose et les États étouffent sous le poids de l’endettement. Cependant, il existe un monde parallèle qui agit comme une sève pour irriguer la gouvernance mondiale en formation : les paradis fiscaux. Ils sont définis par le journaliste économique Nicholas Shaxson comme un « lieu qui se propose d’attirer des activités économiques en offrant à des particuliers ou à des entités un cadre politiquement stable permettant de contourner les règles, les lois et les réglementations édictées dans les autres pays ». Appelés aussi« juridictions du secret », ces paradis fiscaux s’emploient à manipuler les mouvements d’argent internationaux.

On dénombre environ une soixantaine de ces « juridictions du secret » au cœur de la globalisation, qui se subdivisent en trois groupes :
1) Les paradis fiscaux européens comme le Luxembourg, le Liechtenstein ou Monaco ;
2) Les États-Unis, ses États fédérés (en particulier le Delaware) et les dépendances sous influence américaine (les îles Vierges, Panama, …) ;
3) la City de Londres organisée en 3 cercles concentriques : les dépendances de la Couronne (Jersey, Guernesey et l’île de Man), les quatorze territoires britanniques d’outre-mer (les îles Caïmans, les Bermudes, Gibraltar…) et des États entretenant des relations étroites avec l’ancien colonisateur : Hong Kong, Singapour, Dubaï…). Ces centres offshore combinent le secret bancaire et la non-imposition.

La capitale britannique est constituée de deux villes. La première est un vaste centre urbain de plusieurs millions d’habitants dirigé par un maire disposant de peu de pouvoirs. La deuxième est un espace de 3,16 km², appelé « City of London Corporation » ou « Square Mile », subdivisé en 25 quartiers appelés « wards »dont seuls quatre sont réellement habités, tandis que les autres regroupent les bureaux. Dirigée par un Lord-maire, véritable ambassadeur de tous les services financiers, la City est dotée d’un gouvernement (le « Guildhall »). Outre les 9.000 résidents de la City à voter, les représentants d’entreprises (23.000 personnes) ont aussi le droit de vote. Ainsi, Goldman Sachs, la banque Narodny de Moscou ou encore la Bank of China participent à la vie « démocratique » de la City. Ajoutons que des citoyens d’honneur anglais et étrangers appartiennent à ce corps électoral très particulier. Nous pouvons relever les noms de George Bush, Jr. et de Vladimir Poutine. La famille mondialiste est très variée.

La City est un véritable État dans l’État disposant d’un pouvoir total sans avoir de compte à rendre au Parlement de Westminster. Cette politique est rendue possible entre autres grâce au rôle du remembrancer (« remémoreur »), véritable lobbyiste et non-élu, qui est un relais entre la City de Londres et le Parlement anglais. Il est chargé de vérifier que les représentants du gouvernement ainsi que les différents ministères n’élaborent pas de mesures pouvant contrer la toute-puissance et l’indépendance de la City. Il est vrai que celle-ci concentre des intérêts jalousement gardés. Sur ce petit territoire, on trouve près de 550 banques, la moitié des assureurs de la planète — plus que ceux de New York, Paris et Francfort réunis — un volume d’affaires journalier cinq fois supérieur au PNB anglais, la moitié des entrées en bourse dans le monde et près de 80 % des hedge funds (fonds spéculatifs) européens. Comme l’a résumé joliment le député anglais Tony Benn, la City « est une île offshore amarrée sur la Tamise ».

Sachant que la quasi-totalité des investissements internationaux se fait via les centres offshore, en profitant au passage d’avantages fiscaux et de contraintes juridiques bien allégées, les multinationales s’en donnent à cœur joie. Pareille à une araignée au milieu de sa toile, la City de Londres régente tous ces flux financiers. La dérégulation des marchés qui s’est accélérée à partir des années 1980 a conduit à des volumes financiers colossaux transitant dans les paradis fiscaux. Selon l’économiste John Christensen, ils sont évalués à plus de 20.000 milliards de dollars (3). Une telle situation montre clairement que les politiques n’ont plus le pouvoir et que la finance a en main des atouts majeurs pour imposer un monde se rapprochant de l’idéal orwellien.

 

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  1. Nicholas Shaxson, « Les Paradis fiscaux », André Versaille Éditeur, 2012. ↩

Pierre Hillard

 

Fanto Masse

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LA VIDURE est heureuse de vous présenter le nouveau conseil d’administration qui désormais gérera la planète Terre. . À l’extrême droite, Christine Lagarde. Mais nous n’avons pas le droit de le dire. Le nouveau conseil, menacé par l’EI, sera désormais revêtu de la cape fantôme. Le nouveau conseil entrera en fonction le 31 octobre. Il passeront dans tous les états afin de récolter des bonbons pour les banques dans le but  d’éradiquer la pauvreté dans le monde.

La citrouille est la l’honneur. Ainsi que la trouille…

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La monstralisation 2

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Un accord mammouth

Les États-Unis tiennent à redéfinir les règles commerciales avec les pays d’Asie pour freiner l’influence de la Chine dans cette partie du monde. «Si nous ne le faisons pas, la Chine le fera, et l’Amérique sera écartée», a dit Barack Obama dans une entrevue récente au Wall Street Journal. L’Asie devrait regrouper les deux tiers de la population du monde en 2030 et produire la moitié de la richesse mondiale en 2050. Douze pays participent aux négociations. En plus des États-Unis et du Canada, il y a l’Australie, Brunei, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Cyberpresse 

C’est fou ce qu’on peut voir loin quand on a été des dirigés par des aveugles à cannes blanches et des chiens de guerre économique. C’était pas assez gros comme ça, il faut engrosser le nombre de marchands jusqu’à l’agonie triste de l’individu.  Au final, on est « commercés » comme des outils de mondialisation, ou de libre-échange, par une tribu de cravatés qui carburent au « BIG », à se fourrer de l’argent dans les narines. On dirait des bébés qui ont été sevrés par des banques.

Sapristi! Mary Shelley et son Frankenstein peuvent aller se faire voir à Holly Wood! Le monstre qu’on nous prépare est inutile pour le citoyen. On se fout de 2050. Personne ne peut prévoir ce qui se passera en 2050. La ligne du bonheur en attente du grand show de « Je serai heureux demain » s’allonge.  C’est comme se faire friser avec 3000 bigoudis. Ça frise davantage sur la même tête? Ah! bon. Aussi bien s’informer auprès de son coiffeur. Parlant chienéma, il peut au moins lire votre avenir dans vos pellicules.

Mais bon! Faut être sérieux comme des papes en train de faire faillite because trop en manque d’ agenouillés.  Mais on est encore plus à genoux devant la rat-caille qui se fait des projections jusqu’à ce qu’ils meurent étouffés par leur nœud papillon. Ça fait British et High Class. Et intelligent… Le concept « is in your head ».

Dites-vous que le libre-échange avec des milliards de vendeurs-acheteurs  c’est pour le peuple. Vous êtes religiosés bis. Avec la cérémonie à l’eau Naya embouteillé parfois en Afrique, mais défendu d’en boire quand il s’en échappe des usines.

You may say I’am a dreamer… John L. 

Tout le monde rêve d’un monde meilleur. Pas une « banque meilleure ». Les amérindiens avaient bien compris leur rapport à la Terre et à la Vie. En ce sens, ils étaient plus utiles que la formule d’Einstein. Quand tu te lèves le matin, tu ne te demande pas à quelle vitesse voyage la lumière et le reste… Non! Tu demandes comment va être ta journée. Et dans le panier du bonheur, on t’annonce une voiture « autoconductrice ». Tu peux fermer les yeux, la programmer, et elle te conduira là où tu veux aller.

C’est charmant!

Mais ça ne résout pas le problème de la pauvreté dans le monde. Ni la souffrance des guerres allumées par les pays qui fabriquent des armes. Ni – SURTOUT – le grand déménagement des humains cherchant la paix. La vie et le plaisir de vivre. C’est le droit le plus fondamental. Le reste ressemble à cet Hitler qui avait créé des lois pour protéger les animaux, qui avalait au moins 28 comprimés par jour, dont des amphétamines.

Dans la grande fenêtre du futur, le monde est en mode kaput. Affolé, déchiré, appauvri, perdu, toujours plus pauvre, toujours moins heureux, encore moins simple. Mais, oui mais, on a tous le droit dans les pays « développés » d’avaler des médicaments dudit « drugstore » pour se retrousser un peu.

C’est charmant!

Heil Banskter! 

On dit qu’Hitler avait été sauvé de la noyade à 4 ans par un prêtre… Je ne sais pas comment le prêtre  il a été reçu par « dieu » qui connaît tout, mais il a dû passer par le purgatoire. La question à se poser: jusqu’où faut-il être « bon »?  Snif! On est tentés… Sauver un pauvre petit bonhomme en train de se noyer. Un futur peintre. Un futur peintre comme un futur bienfaiteur de l’humanité présument visionnaire.

Un jour, si vous voyez un de ces visionnaires-banksters en train de se noyer, envoyez-lui trois caisses d’eau Naya – ou autre marque – afin qu’il puisse poursuivre ses meetings dans l’eau-delà.

Et le plus vite possible afin qu’il ne bousille pas notre vie ici bas…

Gaëtan Pelletier, Juillet 2050