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En Alberta: « L’ avènement d’une humanité… inhumaine « 

A Fort McMurray, en Alberta, Canada, se déroule un des désastres écologiques de la planète : de monstrueux chantiers à ciel ouvert exploitent les immenses réserves de sables bitumineux. La romancière Nancy Huston, originaire de la région, s’y est rendue et témoigne. « C’est comme si je voyais l’avènement d’une humanité… inhumaine. »

Nancy Huston, célèbre romancière et essayiste, est originaire de l’Alberta. Dans le nord de cette province canadienne, d’immenses chantiers à ciel ouvert entourent une « ville champignon » : Fort McMurray. Les compagnies pétrolières, en exploitant les immenses réserves de sables bitumineux, rasent les forêts, polluent les sols, détruisent la faune et la flore. C’est un territoire gouverné par le pétrole et l’argent au mépris de la nature, des peuples. Au mépris de l’humanité.

C’est ce que dénonce le recueil Brut, la ruée vers l’or noir, chez Lux Éditeur. Les textes de Melina Laboucan-Massimo, David Dufresne, Nancy Huston, Naomi Klein et Rudy Wiebe se croisent et se complètent. Ils nous montrent l’ampleur de la catastrophe écologique du point de vue de chaque auteur. Reporterre s’est entretenu avec Nancy Huston. Une Interview à lire… ou à écouter.

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Nancy Huston, lors de la soirée de présentation du livre « Brut, la ruée vers l’or noir », le 27 avril 2015.

Reporterre – Vous êtes revenue en Alberta. Qu’avez-vous découvert ?

Nancy Huston –

 

Dire « revenir en Alberta », c’est très vague parce que l’Alberta est immense, plus grand que la France. Moi, je suis née au sud de l’Alberta et les installations pétrolifères sont dans le nord. Je n’étais jamais allée dans cette région. Mes grands-parents maternels habitaient la rivière de la Paix qui n’est pas très loin. C’est dans la région de l’Athabasca. Mais je ne connaissais pas la région même de Fort McMurray.

Et donc, je loue une voiture avec des amis. On roule pendant cinq heures et l’on découvre cette ville champignon qui a décuplé de population depuis le début des années 2000 en raison de l’extraction du pétrole. Fort McMurray est une ville terrifiante parce qu’elle est là pour l’argent. C’est véritablement la ruée vers l’or noir. C’est comme la ruée vers l’or à la fin du 19e ou au début du 20esiècle. C’est des hommes… uniquement des hommes, qui viennent du monde entier pour gagner beaucoup d’argent rapidement et repartir. Et ce que ça implique à chaque fois, c’est que les gens ont du mal à s’investir dans le lieu lui-même. Ils ont du mal à parler les uns aux autres. Ils ne parlent pas la même langue, ils ne viennent pas d’une même religion. Ils ne forment pas une communauté.

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Vue aérienne d’un chantier pétrolier au nord de Fort McMurray. Source : Google Earth

Fort McMurray est constituée essentiellement de centres commerciaux entourés de banlieues résidentielles extrêmement chères. Tout est cher : les restaurants sont chers, les centres commerciaux alignent des magasins de toutes sortes, mais tout est étrangement déprimant, étrangement désinvesti. Il n’y a de centre que pour le shopping. Il n’y a aucun centre d’aucune ville. La mairie elle-même est une sorte de bâtisse disgracieuse en brique marron. On peut aller de pubs en bars, parce que moi j’aime bien aller voir où les gens boivent. Et là où les gens boivent et en principe se rencontrent pour discuter, il est impossible de discuter parce qu’il y a des écrans partout qui diffusent des émissions très bruyantes de musique et de sport.

Donc, les gens jouent au billard ou ils boivent. Mais il est extrêmement difficile de se parler. De tous les lieux que j’ai visités sur Terre – et j’ai été dans tous les continents -, c’est l’endroit du monde où je me suis sentie le plus mal à l’aise. C’est comme si je voyais l’avènement d’une humanité… inhumaine. Une humanité qui n’est là que par rapport à une sorte de survie physiologique.

Que manque-t-il à Fort McMurray ?

La dimension spirituelle. Il y a des églises partout. Mais des églises qui ont le même type de publicité que les magasins, des affiches clignotantes proclament qu’il vaut mieux sauver son âme que réparer son toit. Des choses comme ça. Tout est pensé en termes de rentabilité.

Ensuite, il y a cette immense population : 100 000 personnes à Fort McMurray même et 30 000 autres qui habitent les camps de travail alentour, travaillant pour les quelque 55 compagnies pétrolières qui exploitent les sites d’extraction du pétrole. Au centre touristique de Fort McMurray, on peut, moyennant paiement, faire le tour d’un de ces sites en car. Nous l’avons fait.

Rouler trois-quarts d’heure et visiter le site modèle qui est celui de la compagnie Syncrude, ce qui veut dire « synthetic crude » : le brut synthétique. C’est ça qui est extrait de ces terres. C’est aussi apparemment lié à la Chine. Quand je dis que c’est un site modèle, ça veut dire qu’ils vont nous montrer une image merveilleuse et souriante de l’extraction du pétrole selon « syncrude ». Pendant quatre heures, on a fait le tour de ce site. On voit les forêts qu’ils essaient de replanter.

Moi, ça m’a fait froid dans le dos parce que je suis Canadienne et j’ai senti que j’étais en face d’une propagande exactement du même type que la propagande des pays de l’Est. Dans ma jeunesse, j’ai visité beaucoup de pays derrière le rideau de fer : depuis la Russie jusqu’à la Pologne en passant par la Bulgarie. Donc, je reconnais cette sorte de discours optimiste cynique qui dit que tout va bien dans le meilleur des mondes. Ils nous montrent les soi-disant « étangs », « tailings ponds », c’est-à-dire « étangs de rétention », remplis d’eaux complètement empoisonnées, résultant de l’exploitation des sables bitumineux. On nous montre que c’est vraiment bien contenu, ce n’est pas si grave que ça et qu’il y a toutes sortes de sons qu’on émet régulièrement pour effrayer les oiseaux, pour qu’ils ne se posent pas sur ces lacs et qu’ils ne meurent pas.

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Lac de stockage de produits toxiques dans le nord de l’Alberta, le 06 avril 2014. © Guy Oberson

Ce qui m’a le plus choqué dans cette visite était le discours sur les forêts. C’est comme si l’on disait en achetant un aquarium et en mettant trois poissons rouges, qu’on a reconstitué la mer détruite ! Une forêt est un écosystème extrêmement complexe. Ils ont arraché tous les niveaux de la terre, ils ont arraché les arbres, ils ont empoisonné les cours d’eau. Ils font comme si tout allait bien, que les oiseaux allaient revenir, que les animaux allaient revenir et vivre à nouveau là dedans. J’ai été effarée… j’étais glacée par le cynisme et la violence de mon propre pays.

Au travers de votre récit, vous rendez compte d’un changement de vocabulaire. Y a-t-il l’émergence d’une nouvelle langue ?

Il y a l’émergence d’une nouvelle langue. On dit « sables pétroliers » parce qu’on est censé être très fier d’avoir beaucoup de pétrole. Ce bitume sera raffiné et transformé en pétrole à terme. Mais pas chez nous, au Texas ou en Chine ou ailleurs. Le Canada exporte traditionnellement les matières premières non traitées, non retravaillées et c’est encore le cas ici. C’est le brut… vraiment très brut.

Mais cela rapporte énormément d’argent. On est très fier de ça. Mais le produit que nous extrayons de ces terres est incroyablement sale. Le mélange entre le bitume et le sable est une substance indiciblement complexe et qu’il faut traiter avec la vapeur sous pression pour séparer sable et pétrole. Cela relâche dans les eaux et dans nappes phréatiques des poisons qui vont avoir des effets meurtriers sur la faune et les humains, en aval de la rivière.

Quand des gens viennent de différents pays et différentes langues, il faut bien sûr inventer une novlangue. Donc, il y a une sorte de simplification à outrance de la langue anglaise. Et ce qui m’a aussi le plus sidéré là-bas, c’est des affiches, littéralement des panneaux d’affichage, qui disent« BE » : soyez. C’est le premier verbe, le verbe être, le dénominateur commun. Tout le monde peut connaitre ce mot-là en apprenant l’anglais. Et les gens, on les incite, on les encourage à juste« être ». Ça dit aussi « BE YOURSELF » : soyez vous-même… « BE, BE, BE, BE YOURSELF, BEUNIQUE » : soyez unique.

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Nancy Huston, romancière et essayiste, lisant le texte de Rudy Wiebe le 27 avril 2015.

Et bien sûr, le problème des hommes qui vont travailler là-bas, c’est exactement une difficulté d’être, parce que l’être humain devient soi-même par contact et interaction avec autrui. Notre cerveau à la naissance est incomplet et ne se développe que grâce à l’interaction linguistique et sensorielle avec d’autres êtres humains. Donc, si vous plongez des êtres humains à l’âge adulte dans un endroit complètement inconnu et très hostile… c’est un milieu où il fait froid, la température moyenne doit être de deux degrés. Il fait très froid en hiver et les hivers sont longs. Que devient un être humain dans ces conditions ?

On travaille souvent 12 à 15 heures par jour, 7 jours par semaine pendant 2 ou 3 semaines d’affilée et ensuite on a une semaine de repos. Si l’on n’habite pas trop loin, si l’on habite seulement au Texas ou à l’est du Canada, on peut rentrer pendant une semaine. Si l’on habite à l’autre bout de la terre, on reste sur place et on regarde la télévision. Les hommes sont drogués. Pendant qu’ils travaillent, ils ont des casques pour se protéger du bruit épouvantable des machines qu’ils sont en train de manipuler. Ils écoutent de la musique, j’imagine, tonitruante dans leurs casques du matin au soir. Ensuite, ils vont boire un verre et reçoivent encore des bruits des écrans. Dans leur chambre, ils ont une télévision et ont accès à internet. Ça devient une vie virtuelle de A à Z.

C’est comme si la réalité pouvait être mise entre parenthèses pendant des années. Ils restent deux ans, trois ans. Ils gagnent beaucoup d’argent, mais ça coûte très cher aussi de vivre à Fort McMurray donc ils ont tendance à prolonger leurs séjours. Ils se déconnectent complètement de leur vie là-bas. Leur corps de jeune homme avec ses besoins de jeune homme, que devient-il ? Et bien, il y a des boites de strip-tease,des prostituées. J’ai entendu dire qu’on faisait venir, pour des occasions spéciales, des prostituées depuis Edmonton en avion pour assouvir les besoins des… peut-être pour les boss et non pas pour les travailleurs, je ne sais pas.

« Be » est inscrit partout. Mais finalement, « être » renvoie à « posséder » ?

Ça se confond, être et avoir. C’est comme si l’on ne pouvait pas imaginer qu’il y ait une autre fonction dans la vie que d’avoir de plus en plus d’argent, d’être sûr de gagner assez d’argent pour envoyer ses enfants à l’école, à l’université. La vie devient entièrement un calcul de fric et rien d’autre. Les galeries d’art… bon, je veux bien que ce soit impossible dans une ville aussi récente et dans une région aussi ingrate de donner naissance à de grands artistes. Je ne suis pas naïve. Mais ce qu’on appelle des galeries d’art, c’est très comique. Ils ont des crochets, des ouvrages de crochets et de broderies qui montrent des camions. Ces camions gigantesques qui sont grands comme des immeubles de deux étages et dont ils sont très fiers.

C’est une sorte d’appauvrissement, d’abêtissement, je n’ai pas envie de dire bestialité parce que j’ai trop de respect pour les animaux. C’est une mécanisation de l’être humain. C’est comme si l’homme était en train de se transformer volontairement en machine, de faire partie de ces camions et de ces excavateurs qui arrachent la surface de la Terre. Quand on les regarde, c’est comme si l’on voyait des dinosaures. Et l’on voit les hommes qui se mélangent à ces corps mécaniques de dinosaures et qui détruisent leur propre maison, leur propre terre.

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Site minier du nord de l’Alberta, le 06 avril 2015. © Guy Oberson

Les gens ont-ils conscience de cette destruction, de la catastrophe écologique ?

 

Je ne peux pas généraliser sur les Albertains parce que j’en connais peu. Les gens avec qui j’ai discuté là-bas n’avaient pas l’air plus inquiets que ça. Je sais qu’il y a de plus en plus de mouvements écologistes, notamment les communautés autochtones, mais pas seulement, qui protestent.

Mais autour de moi, c’est vrai, à Calgary, à Edmonton, les gens avec qui j’ai discuté prenaient ça à la légère. Ils avaient l’impression… on aurait dit… que les écolos, c’étaient : ou des doux dingues ou des manipulés par les gauchistes, voire par les pays arabes. Le but de l’opération est de remplacer l’Arabie Saoudite comme premier fournisseur de pétrole des États-Unis. Donc, on est très fier de cette mission, nous les Albertains, et l’on ne voit pas plus loin que le bout de notre nez.

– Propos recueillis par Lucas Mascarello


- Brut. La ruée vers l’or noir, David Dufresne, Nancy Huston, Naomi Klein, Melina Laboucan-Massimo, Rudy Wiebe, Lux Editeur, 112 pages, 12,00 €

http://www.reporterre.net/En-Alberta-l-avenement-d-une

Chittagong: vivre de bateaux morts

South-east of Bangladesh, in the Bay of Bengal near Chittagong. Young workers reaching their ship in the morning. Shipbreaking is a controversial industry. The positive economic and recycling impacts are counterbalanced by the Human and Labor rights violations and Environmental pollution. It is considered that 100.000 workers worldwide are employed in shipbreaking. Greenpeace and FIDH have among others been pointing this industry as being the deadliest one in the world.

J‘avais écrit ce petit article en 2012, je crois. Ce soir, à TV5 on retrouve un reportage sur ce « scandale ». Salaire 5 euros par jour. Très bien payé. Et selon le reportage environ 20% des travailleurs sont des enfants. Ce que nient les propriétaires.  

Reste que dans tout ça, l’Occident et autres pays « riches » se débarrassent de leurs carcasses de flottes maritimes pour « rien ».  

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À Chittagong au Bangladesh, nous pouvons retrouver le plus grand cimetière de bâteaux. teau au monde. D’immenses pétroliers et autres bateaux gigantesques, sont échoués partout sur les plages. Plus de 20 milles ouvriers y travaillent à dépecer ces énormes machines pièce par pièce .On les appels les Briseurs d’épaves. Malgré le fait que l’histoire de ses ouvriers reste très caché par les autorités il y a beaucoup de controverses autours de ses ouvriers maltraités.

Ses ouvriers travaillent sous une température d’une chaleur épuisante et ne portent pratiquement pas de protections. Ils n’ont que des sandales en caoutchoucs dans les pieds, s’ils ne sont pas pieds nus. Ils n’ont que des vulgaires bouts de tissus sur le corps et ne portent ni gants, ni casques, ni lunettes protectrices. Pourtant les matériaux avec lesquels ils travaillent  sont hautement dangereux .

Selon plusieurs rapports publiés par des ONG, il y a en moyenne 1 blessé grave par jours et un mort chaque semaine. Ils meurent suffoqués, écrasés, ou brûlés par des explosions trop fréquentes. Beaucoup de travailleurs sont des jeunes adolescents qui habitent sur les chantiers. Ils doivent ramasser de l’argent pour leurs familles dont ils sont éloignés depuis un très jeune âge. Les travailleurs sont payés un peu moins d’un dollar par jours ce qui est considéré comme un bon salaire au Bangladesh.

Les dirigeants gardent ses faits cachés et les journalistes sont leurs pire ennemies .Pour pouvoir entrer sur les sites certains journalistes doivent soudoyer les agents de sécurités en leurs donnant quelques dollars qu’ils acceptent rapidement. Le marché de l’acier des bateaux compte comme 80% des besoins du pays et est utilisé pour construire des ponts et des bâtiments. Le Bangladesh à un urgent besoin d’acier c’est pourquoi les autorités du pays laissent entrer des bateaux pollués bourrés d’amiantes qui tuent des ouvriers sur le coup ou à petit feu.

Heureusement, l’organisation du travail a lancé un projet pour instaurer de meilleures conditions de travail d’ici 2015,mais pour les aidés il serait important de faire des moyen de pression ou simplement contacter des leurs des gants ou des botte de travail ce qui pourrais leurs sauver la vie car en attendant 2015 il sera déjà trop tard pour plusieurs de ces travailleurs.

http://multimedia.cyberpresse.ca/bangladesh/index.html

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Il s’agit d’une cité de recycleurs de bateaux (shipbreakers). Lorsque des bateaux vont mourir ( des gros bateaux de plusieurs milliers de tonnes) ils viennent s’échouer ici. Le cimetière est visible dans Google Maps.

CLIQUEZ POUR AGRANDISSEMENT

Excellent reportage et précisions à l’adresse qui suit

http://www.zeppelin-geo.com/galeries/bangladesh/shipbreaking/shipbreaking_texte.htm

Reconstruire la souveraineté des Etats face aux multinationales

Depuis le 22 avril, plusieurs pays d’Amérique latine (Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua, République Dominicaine, Saint-Vincent et les Grenadines, Venezuela) se sont associés pour créer une « Conférence permanente des Etats latino-américains affectés par les intérêts transnationaux ».

Ces dernières années, la Bolivie, l’Equateur et le Venezuela se sont engagés dans des conflits de forte intensité contre plusieurs entreprises multinationales (Exxon Mobil, Murphy Oil Corporation, Perenco, Conoco-Philips, etc.). En jeu, la renégociation des concessions d’exploitation de leurs ressources pétrolières et naturelles par celles-ci.

C’est notamment au sein du Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), organisme rattaché à la Banque mondiale en charge de l’arbitrage des conflits entre Etats et entreprises en matière de droits des investissements, que les disputes se sont déroulées. Mais las de cet organisme trop favorable, selon eux, aux investisseurs privés [1], ces pays l’ont quitté (respectivement en 2009, 2007 et 2012) pour impulser la création d’instruments régionaux de consultation et de gestion des conflits avec les entreprises multinationales des pays du Nord.

C’est dans ce contexte qu’ils ont organisé à Guayaquil (Equateur), en présence de représentants officiels invités d’Argentine, du Guatemala, du Honduras, du Salvador et du Mexique, cette première Conférence.

Celle-ci a permis de définir, dans le cadre de sa Déclaration finale, le périmètre d’action et les perspectives de l’initiative. Le document fondateur indique que, dans le contexte de la mondialisation, « les pays en développement (disposent) de ressources précieuses qui doivent être utilisées de manière soutenable pour le développement de (leurs) populations ». Il signale également que la période récente « a montré la persistance de cas flagrants de violation du droit international et de la souveraineté des Etats » (par des firmes transnationales). Enfin, les pays signataires considèrent que « plusieurs processus de négociations bilatérales avec des firmes transnationales sont actuellement en cours qui demandent une assistance solidaire entre les Etats de la région afin que ces négociations aboutissent à des résultats bénéfiques pour les peuples du Sud ».

Sur la base de cette analyse, ils s’engagent à soutenir la création, au sein de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), d’un « mécanisme régional de résolution des différends en matière d’investissement qui garantisse des règles justes et équilibrées lorsque surgissent des conflits entre firmes et Etats ».

Par ailleurs, ils proposent la création d’un Observatoire international sur les contentieux en matière d’investissements dont les objectifs seront multiples : activité de veille au niveau international, production d’analyses et de recommandations pour les Etats faisant face à un différend avec une multinationale, réflexion sur la réforme des organismes existants, mutualisation des expériences et des avancées juridiques en matière d’arbitrage dans les conflits commerciaux, création de mécanismes de coordination et de consultation sur les systèmes juridiques entre Etats latino-américains, élaboration de stratégies communes pour les Etats face aux multinationales, mise en place de mécanismes de sollicitation des mouvements sociaux, etc.

Enfin, il s’agira de proposer la mise en place « d’espaces de coordination générale des pays du Sud » sur l’ensemble de ces questions au niveau du G 77 + Chine. Et ce, de sorte à consolider un rapport de forces entre ces pays et les multinationales dans tous les espaces institutionnels multilatéraux : Nations unies, Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, etc.

Faisant écho à cette initiative qui vise, dans le cadre d’une coopération collective, à redonner des marges de manœuvre aux Etats et à la souveraineté nationale face aux multinationales, les mouvements sociaux latino-américains ont adopté, le 9 mai, une « Déclaration des mouvements et organisations sociales sur les propositions de la première Conférence permanente des Etats latino-américains affectés par les intérêts internationaux ».

Celle-ci affirme : « Nous pensons que les Etats nationaux doivent non seulement avoir l’obligation, mais également la pleine liberté d’établir et d’appliquer des législations et des politiques publiques favorables aux populations et à l’environnement, et ce en complément de leurs obligations en matière de droits humains, sans devoir subir la menace d’actions ou de revendications du capital transnational  ».

Et d’exprimer une solidarité avec les objectifs affichés par les gouvernements et leurs propositions (notamment la création de l’Observatoire international). Le document précise toutefois : « nous ferons preuve de vigilance pour que l’ensemble se concrétise, et de manière à ce que cette initiative ne se limite pas à la question des multinationales privées, mais concerne également les entreprises multinationales d’Etat  ». Cette position indique la préoccupation de ces mouvements sociaux quant à la stratégie des entreprises publiques de ces pays – ou celles d’autres pays du Sud (Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Inde) – dans le domaine pétrolier et minier notamment.

Quoi qu’il en soit, voici qui devrait inspirer tous ceux qui, en Europe et ailleurs, souhaitent reconquérir du pouvoir face aux forces du capital.
Source

http://au-bout-de-la-route.blogspot.be/2013/05/reconstruire-la-souverainete-des-etats.html

Chasepeake: La vie des étoiles de merde

La force déployée par le système aquifère (hydraulique) pour ouvrir un bivalve peut atteindre 12,75 newtons, ce qui peut représenter l’effort nécessaire à un humain pour lever d’une main une masse d’environ 500 kg. Après une demi-heure, le bivalve est fatigué et ses muscles se relâchent. Une fois assez ouvert, l’étoile de mer dévagine son estomac à l’intérieur à l’aide de la contraction de sa paroi corporelle et prédigère l’animal avec des enzymes gastriques provenant du cæca pylorique. Une fois digéré, l’estomac est réinvaginé par la relaxation de la paroi corporelle et la contraction des muscles. Le contenu est ensuite digéré dans les estomacs. Wiki 

C’est joli une étoile de mer. Mais ça peut avaler, en sortant leur estomac, comme en vampirisant leur proie, un épave de requin, de monstres arctique cadavré au fond de la mer.

Il n’y a pas de différence entre une étoile de mer et un hôtel 5 étoiles: 5 étoiles. Ni, non plus, avec la politique vampirisante de tous les G, attablés avec leur bouteille d’eau de plastique.

Si une flopée d’étoiles de mer peuvent avaler un cachalot – et qu’après il ne reste plus rien de la proie- nous devrions pouvoir ingurgiter ces monstres à l’âme plus tiède que les glaçons du bar La Trimouille.

Depuis le « commencement du monde », c’est comme ça. Il n’y a rien de changé. En 1660, quand les britanniques créèrent des villes en Amérique du Nord, des amérindiens, voyant saccager leurs terres pour des plantations de tabac, dirent aux « blancs »:  » Mais les animaux fuient la forêt! De quoi allons nous nous nourrir? ». Le « blanc » ne répondit pas  ( ou le roux :-) ) … Il continua de raser les forêts.

Alors les amérindiens, pacifiques, allèrent dix fois rencontrer les blanc-roux pour leur dire qu’ils voulaient vivre en paix. Le roux-blanc déclama alors les amérindiens ennemis du « progrès »: un prime pour un abat. Comme les coyotes qui mangent les poules.

Les amérindiens Choptanks furent donc déclarés « terroristes avant la lettre ».

Et c’est comme ça, aujourd’hui, qu’après des siècles et des siècles, les descendants des grands développeurs sont comme les étoiles de mer: plus vous êtes en état de cadavre , plus ils s’acharnent à vous ronger jusqu’à la moelle. Peau, os, impôts, dettes, armements

Maintenant, savants, puisant dans tous les petits cerveaux-infantilistes, rêvant d’être une étoile de mer, suçant l’intelligence humaine au profit des CIE sans pays, ils font du pétrole à partir de l’eau. Par le biais des universités…

Ouah!

Gang de schistes!

Si la Terre était un ballon, que vous la dessouffliez, et qu’elle se retrouve à plat, on finira par tomber au bout comme le vieux concept du moyen-âge. En fait, on arrive au bout… Il n’y a plus de nouveau monde à découvrir. Alors, il y a ceux qui existent, moi, nous, vous, citoyens, sucés par les étoiles des G-8 et G-20. Et nous les payons pour nous détruire.

Les « athées » n’ont jamais eu autant de « dieux ».

À force de « croire » et de ne rien faire, nos dieux vont détruire ce que la Vie a créé.

Le diable s’est drapé de rouge, bien mielleux, artificiel, blanc-roux, javellisé, trempé dans entourloupette du vote et de la démocratie.

Tout est beau! Nous n’avons plus faim… Nous allons crever les dents blanches… Mais assoiffés et affamés.

Une auto ne mange pas… En Alberta, elle prend l’eau que nous buvons, les poissons que nous mangeons…

Gaëtan Pelletier

août 2013

La première carte détaillée de la baie de Chesapeake date de 1612 et est établie suite à une expédition d’une douzaine de personnes menée par le capitaine John Smith (alors installé dans la colonie de Jamestown) en 1607 et 1608.

La Baie fut le berceau de l’esclavage aux États-Unis, la disposition des lieux étant favorable aux immenses plantations de tabac de Thomas CulpeperWilliam FairfaxWilliam BerkeleyFrances Berkeley ou George Washington.

(***)

Dans les années 1970, la baie connaît le triste privilège d’être le premier endroit de la planète déclaré marine dead zone, à savoir où l’hypoxie (manque d’oxygène) des eaux est tel qu’aucune vie ne peut s’y développer. De grandes surfaces d’algues se forment, empêchant la lumière du soleil d’atteindre le fond des eaux. La perte de toute vie végétale a eu un lourd impact sur la faune maritime.

Chesepeake 

P.S.: Chesepeake signifie « bonne zone de pêche ».

Que le poisson continue de voter pour toutes les étoiles de mer…

Si vous cliquez pour agrandir la carte de Chasepeake, vous allez mondialiser votre ordi et votre esprit. Chasepeake nous attend… La carte n’est qu’un pixel du « monde » à venir… 

Gaëtan Pelletier

La démocratie vasectomisée

Vasectomie

Le port du condom ne garantit plus les rapports sexuels sécuritaires;  Un de mes amis en portait un alors qu’il a été abattu par le mari de sa partenaire… ( Blague populaire) 

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Pour aller voter, les citoyens, tels des spermatozoïdes, se placent à la queue leu leu pour aller donner naissance à un bébé pays prospère. C’est pieux et dévot comme le chemin  de Compostelle. Cinéma de par les effets spéciaux de la politique et des clone des clowns . Tous des Charlots à cannes dans la brume électrique. Pays prospères  dans  la mendicité d’un travail. Le SDF mondialisé bave en même temps qu’il sèche debout. Car après cet orgasme d’une élection il ne subsistera que quelques gagnants à la loto de l’emploi et du bonheur .  Plus le « progrès » s’accélère, plus les chômeurs se multiplient. Sortes de petits cadavres accusés d’impuissance et de paresse. Viva! La robotisation... Décapiteuse d’emplois, mais charmante richesse pour ceux qui peuvent se payer des robots. Avec les bras des travailleurs… C’est d’un cynisme à vomir ses tripes.

« Vous n’avez pas assez cherché ». 

C’est l’État accusateur. L’État qui décide et pointe les responsables. L’État qui perd tous ses moyens écrasé par  la réussite occultée  des corporations aux revenus bouffies par les transactions monstrueuses et élégamment  virtuelles. Surtout  inhumaines… Mais en fin de compte, les fonds viennent des peuples.

Ce n’est plus un pays, mais une chaîne de montage. Un citoyen boulon et mobile selon les humeurs des marchés. Et un politicien habillé d’idées par les démarcheurs recyclés. Les fonds de tiroir des acoquinés…

On a vasectomisé la démocratie. Nous ne pouvons plus enfanter cette chère liberté. Esclaves du travail « mobile » et d’une pub constante et soi-disant nécessaire appelée « école », d’un monde où le citoyen est devenu un  « pusher » pour les bouffissures monétaires   corporations, ces  (en) granges luxueuses, en donnant de 50% à 60% de son salaire.

Les impôts sont devenus des formes DÉRIVÉES d’investissement pour les gros joueurs…  Il n’y en a jamais assez. Citoyen guenille tordue…

Le dépaysement – ou  le « sentiment » du pays perdu 

Dépaysement  B.− Au fig. Désarroi d’une personne placée dans un cadre inhabituel, un milieu inconnu, une situation inattendue.

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Ce n’est plus un pays, mais une chaîne de montage. Le citoyen n’est plus un humain mais un boulon  mobile selon les humeurs des marchés mondialisés et virtualisés.  Le  politicien habillé d’idées par les entreprises internationales et les think tanks préfabriqués et déguisés en « conseillers ». Le formaté politicien devient alors un comptable du libéralisme pieux  des  marchés qui ,soi-disant, s’auto-régulisent.

Arrive alors le « terrorisme intérieur »: celui de marteler à la Goebbels , par la peur, la crainte de manquer de tout dans un monde qui pourtant a tout. En fait, la dépossession totale, et quasiment irréversible,  déstabilise le psychisme du citoyen à la merci d’une société chancelante due au terrorisme extérieur.

Les  dépaysés sont alors soumis à une pression ininterrompue et cassante des « dirigeants » toujours sur un pied d’alerte. Tout croule et s’écroule. Pendant qu’à l’autre bout du monde, de par les guerres incessantes, les citoyens malmenés cherchent les « États stables ». Sans savoir que l’Occident a lui-même fragmenté et détruit ou ruiné des pays créant une masse de migrants pour un « nowhere land ».

L’avenir du politicien ou le politicien de l’avenir 

Pour faire fondre cette race de partis-groupies, il faudrait sérieusement s’atteler à la tâche de les former pour en faire des professionnels au parfum des vitrioliques banquiers-banksters et de la mondialisation venimeuse. Ils sont sans doute déjà au courant, ou bien ce sont des profiteurs analphabètes, sorte de perroquets bellement colorés. Qui donc voudrait quitter ce charmant pouvoir? Les politiciens se plaignent du traitement ingrat de la population. Pourtant, ils n’en cherchent pas la raison.

Pourquoi pas une démocratie  sans partis politiques?  Non pas « élire », mais former des candidats aptes à gérer un pays selon les ressources réelles et une seule « politique »: L’humanisme.   Aux rebuts! les « compagnons » des scélé-rats ».  Avec les résidus de viande  et les arêtes de poissons tant prisés pour la « biomasse »…

L’homme politique passe  mais les peuples demeurent 

Pourtant, c’est le délire… On vote toujours dans l’expectative d’ un monde meilleur.  On s’agenouille devant le petit papier. Le menu est maigre. Deux ou trois partis.  Chaque parti a son imbécile.   Mais le politicien continue de jubiler à travailler (sic) pour le peuple afin d’améliorer le monde.  Or, il le détruit.  Un  « crédotiste ».   Une  machine à fabriquer du vide.  Programmes (sic)  et promesses sans  papier, écrites sur une langue de bois,  sont  des incertitudes lointaines et totalement dépendantes  de la mouvance des corporations-snipers. Ils vous appauvrissent plus vite que votre ombre… Il n’écoute pas, il vous arrache les oreilles pour que vous n’entendiez rien. Silence en la demeure…

Cinq  ans, c’est long.  Et quand la lumière au bout du tunnel est une Clinton ou un Sarkozy, un petit Trudeau, on se croirait dans le film Le jour de la marmotte  :

À chaque fois que son réveil sonne, c’est cette même journée qui recommence : Phil semble bloqué dans le temps jusqu’à ce qu’il ait donné un sens à sa vie.

Gaëtan Pelletier

Entre 1929 et 2015.

Mangeons du Buffet et pissons le progrès

cheese

La fusion des groupes Kraft Foods et Heinz est le dernier avatar de la consolidation du secteur de la gastronomie «à l’américaine» qui connaît un bouleversement en profondeur. JDM

De la gastronomie! OUah! Aux you SSé, la gastronomie c’est de vendre la pire cochonnerie pour le plus cher possible. Deux cochonneries de l’alimentation issue des années …1869 par Henry John Heinz, dont une héritière épousa un inconnu: John Kerry.

Ou l’inverse…

Transaction: 28 milliards de dollars… et quelques milliers d’emplois en moins un peu plus tard. Pour les actionnaires. Mais les Heinz seraient des philanthropes…   C’est le nom que se donnent les mauvaises consciences.

Buffet

Warren, avec une eau, sans doute Nestlé,  qu’il rêve d’acheter avant de mourir.

Nestlé. Du moins une portion…

C’est réalisable…

Philosophons

Le genre de transaction qui défait des pays, des compagnies, des familles… La concentration planétaire libre-échangiste  mondialisée. Assez de pouvoir pour menacer les travailleurs. Assez de pouvoir pour faire élire un président. Allié à la carcasse déshumanisée des hommes d’affaires infantiles qui s’achètent de gros jouets, tout ça ne sert qu’à la destruction plutôt qu’à la construction d’un « monde meilleur ».

C’est à nourrir de rires…

Vous direz: « C’est pas grave! » Je disais « allié »… Allié ou ajouté aux pouvoirs des vendeurs d’armes, nous assistons à une chimification

Big Pharma,

*États vendeurs d’armes,

*robotisation

* exploitation des pays pauvres

* délocalisation

* centralisations

* gaz de schiste

* sables bitumineux

* pollution

* agriculture chimique et mécanisée

* réchauffement planétaire

etc,

Et balbutiement des États vassalisés par ces monstres affairistes inconscients.  Applaudissons les États et les nids de poules parlementaires minus qui endossent le PPP. Ils n’ont rien compris.

Jadis, les États étaient mariés à des religions. Maintenant c’est aux affaires.  Pas besoin d’une perceuse  au carbone pour creuser et trouver le fond du modernisme destructeur. Nous mangeons – POUR CEUX QUI MANGENT – des restes de revenus d’actionnaires  excités.

Le cycle de la vie

Quant tu bouffes chimique, quand ça te rend malade, quand on te soigne chimique, quand on vole tes terres, quand on te(vous) remplacent par une machine pour le profit, quand tu ne vas pas bien et que ton travail est devenu merdique, quand tu dois te calmer avant d’aller au dodo, quand ton compteur électrique est devenu « intelligent », plus intelligent que ton député, quand t’es tendu, quand on t’offre un tapis de labo pour t’étendre, quand tes enfants sont piqués 65 fois avant six ans, quand tu dois travailler plus que vivre, il faut alors se questionner de ce que nous avalons…

C’est triste à dire, mais nous avalons et nous urinons ensuite tout le « progrès ». Ça s’en va dans les rivières, les terres qui nous nourrissent.

Ils plantent des semences trafiquées.

On les bouffe.

La bonne nouvelle: on est encore en vie. La mauvaise: rien ne s’en va sur Mars… Ça nous revient lentement comme une gifle en plein corps. Goutte à goutte. Particule par particule. Éprouvette par éprouvette.

Mais on vous dira de ramer pour « l’austérité »…

C’est une loi physique: rien ne se perd, rien ne se crée. Alors ce qu’on mange est ce qu’on est…

Nos gouvernements ont une gouverne, mais plus de bateau…

Allons enfants de la poulletrie Hi! E… 

Gaëtan Pelletier

P.S.: quand je pense que tout ce qui passe dans mon corps s’en va, au loin, au loin, au loin, dans vos corps, je me dis que nous sommes unis. Quand je vois les bateaux passer sur le Saint-Laurent aller porter leurs marchandises à Montréal – créateur d’emplois -, je me dis que le céleri que je gobe, venu des USA en hiver, me fait avaler un peu de sang des travailleurs-esclaves. Car rien n’est changé.  Les pyramides n’ont pas été fabriquées avec des philanthropes…  Comme les fortunes.

Mais du VRAI ketchup…

P.S. 2. Un illuminati me l’a dit.  Et il a ajouté: « Tu sais, jétan, il se pourrait que les élus soient responsables du carnage actuel ». Nul n’est censé ignorer la loi! En fait, nul n’est censé être ignorant.

( J’ai compris alors qu’en votant X, j’ajoutais un chromosome bizarre à ma structure chromosomique).

Le scrapbooking planétaire

scrapbooking-ecole

En deux, « Le monopole de l’universel ». l’Occident a su représenter ses intérêts particuliers comme des intérêts de l’humanité. Se prétendant « la communauté internationale » il est capable, avec ou sans l’aval de l’ONU, de renverser manu militari des régimes placés aux antipodes et qui ne le menacent pas. Source

« Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres«  professait La Boétie. En voilà un programme qui à lui seul serait à même de renverser notre diktacratie ! Mais combien sont prêts à allumer la mèche qui fera fondre leurs chaînes d’esclaves volontaires ? Si peu… Notre démocratie est une imposture 

On peut continuer ainsi à faire du collage de tous les analystes et les petits livres SDF qui passent dans la momentanéité de l’Histoire à la vie longue comme une mouche à feu. On n’en tirera rien de positif. Rien.

Je ne donne pas dix ans à la planète pour que nous portions tous un masque. Il y aura alors un modèle de  masque dikté par l’État pour que l’on puisse geindre dans les rues avec des pancartes dont les modèles seront fournis par une adresse de Facebook . Ainsi, on formera un grand scrapbook  planétaire.  On en fait déjà…

Des « intérêts » chinois viennent d’acheter Pirelli dans une transaction de plus de 7 milliards. En euros ou en américains… Peu importe de garage, les chinois, étouffés dans leur pays, déjà masqués, mais vers la richesse et l’armement, ont choisi eux aussi le « modèle » abrasif de développement calqué étasunien.

Je vais passer du coq à l’âne…

C’Est sans compter les « figures de marque » qui ont une belle notoriété sur le net et dans leur costumes de clowns sérieux. Les idées vont maintenant à la vitesse de E= mc2.  Sans compter- répété-je – ( ouf! j’ai eu de la difficulté avec celui-là, sais pas s’il est bon, mais il a l’air savant ), les radios, les journaux, les chaînes de « nouvelles » à n’en plus finir. On dirait une boîte de macaroni fabriqué par la compagnie Heinz: outre les produits chimiques inscrits  sur la boîte, on ne voit pas derrière la culture de la tomate , ni des spaghetti, le gerber des pesticides, des fongicides, et le  reste de l’arsenal pour tenter de remettre en vie les ingrédients pour la plupart détruits. No life. No Vie. Nothing.

Voilà! Quand on bouffe des « nouvelles », des analyses, des livres « explicatifs » du géopolitique, on bouffe de la merde dite information, et même pas bonne à faire de l’engrais de cerveau. Encore moins de l’âme.  On ne voit pas non plus ce qu’il y a derrière ce scrapbooking . Et le résultat est la nouvelle aventure de partir à la recherche de la « vérité ». C’est comme tenter de se nourrir dans la décharge géante des déchets de Montréal.

Nous sommes les poissons de toutes ces eaux barbouillées. Si on ajoute à cela Big Pharma, la vaccination, les vautours quotidiens arracheurs de dents et de petits avoirs, il ne reste plus qu’à avoir l’ambition d’être riche pour soi et pauvre pour l’État. Ne rien engraisser, même pas soi… :-)

Jeûner de la richesse c’est donner à l’État l’austérité qu’il nous impose. Et voter n’a plus aucun sens puisque nous ne votons pas pour un pouvoir mais pour une mascotte.

La résistance 

La résistance est d’acheter ce qui dure. Mon grand père s’était acheté une f aulx qui a duré tout une vie. Alors, il faut faire son pain, se dégoter un coin de terre, ne plus laisser son argent dans les banques, et vu les nouvelles tentatives d’extorsion des États, posséder moins pour ne pas enrichir les multinationales. Et, pour le plus long terme, s’adonner au troc. Bref, cesser de jouer le jeu des vendeurs du temple. La guerre par la passivité quand c’est nécessaire.

Nous ne sommes pas des carrières, nous sommes des humains.De vrais  Et quand nous avons voulu faire carrière, c’était pour demeurer et enrichir l’humanisme en chacun de nous. Pour les machines à sculpter des esclaves, nous ne sommes plus humains, nous sommes des bras, des cerveaux. Bien habillés…  Mais c’est une couche sur une structure  rigide… Acier. C’est assez!

L’Habit ne fait pas le moi…Ne fait pas le moi…ne…

Gaëtan Pelletier

La pensée du jour

« Je ne visionne plus de films américains (USA). Plus ça va, plus je vois que ces gens-là sucrent leur café avec du sucre de Colombie. »

Scrapbooking pour athées

Image d’en haut: pas d’auto

Image du milieu : pas de dieu

Image d’en bas: le génie du scrapbooking

 

Scrapbookons tous en choeur!

Le bonheur est de se lever à 5 heures, de rouler pendant deux heures, de travailler, de manger Heinz Hitler et de retourner à la maison brû-brûlé.

Vite! Une nouvelle auto, un nouveau pont, un psy, un médecin, et à 40 ans vous êtes bon pour flanquer votre photo dans un scrapbook.