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La monstralisation 2

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Un accord mammouth

Les États-Unis tiennent à redéfinir les règles commerciales avec les pays d’Asie pour freiner l’influence de la Chine dans cette partie du monde. «Si nous ne le faisons pas, la Chine le fera, et l’Amérique sera écartée», a dit Barack Obama dans une entrevue récente au Wall Street Journal. L’Asie devrait regrouper les deux tiers de la population du monde en 2030 et produire la moitié de la richesse mondiale en 2050. Douze pays participent aux négociations. En plus des États-Unis et du Canada, il y a l’Australie, Brunei, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Cyberpresse 

C’est fou ce qu’on peut voir loin quand on a été des dirigés par des aveugles à cannes blanches et des chiens de guerre économique. C’était pas assez gros comme ça, il faut engrosser le nombre de marchands jusqu’à l’agonie triste de l’individu.  Au final, on est « commercés » comme des outils de mondialisation, ou de libre-échange, par une tribu de cravatés qui carburent au « BIG », à se fourrer de l’argent dans les narines. On dirait des bébés qui ont été sevrés par des banques.

Sapristi! Mary Shelley et son Frankenstein peuvent aller se faire voir à Holly Wood! Le monstre qu’on nous prépare est inutile pour le citoyen. On se fout de 2050. Personne ne peut prévoir ce qui se passera en 2050. La ligne du bonheur en attente du grand show de « Je serai heureux demain » s’allonge.  C’est comme se faire friser avec 3000 bigoudis. Ça frise davantage sur la même tête? Ah! bon. Aussi bien s’informer auprès de son coiffeur. Parlant chienéma, il peut au moins lire votre avenir dans vos pellicules.

Mais bon! Faut être sérieux comme des papes en train de faire faillite because trop en manque d’ agenouillés.  Mais on est encore plus à genoux devant la rat-caille qui se fait des projections jusqu’à ce qu’ils meurent étouffés par leur nœud papillon. Ça fait British et High Class. Et intelligent… Le concept « is in your head ».

Dites-vous que le libre-échange avec des milliards de vendeurs-acheteurs  c’est pour le peuple. Vous êtes religiosés bis. Avec la cérémonie à l’eau Naya embouteillé parfois en Afrique, mais défendu d’en boire quand il s’en échappe des usines.

You may say I’am a dreamer… John L. 

Tout le monde rêve d’un monde meilleur. Pas une « banque meilleure ». Les amérindiens avaient bien compris leur rapport à la Terre et à la Vie. En ce sens, ils étaient plus utiles que la formule d’Einstein. Quand tu te lèves le matin, tu ne te demande pas à quelle vitesse voyage la lumière et le reste… Non! Tu demandes comment va être ta journée. Et dans le panier du bonheur, on t’annonce une voiture « autoconductrice ». Tu peux fermer les yeux, la programmer, et elle te conduira là où tu veux aller.

C’est charmant!

Mais ça ne résout pas le problème de la pauvreté dans le monde. Ni la souffrance des guerres allumées par les pays qui fabriquent des armes. Ni – SURTOUT – le grand déménagement des humains cherchant la paix. La vie et le plaisir de vivre. C’est le droit le plus fondamental. Le reste ressemble à cet Hitler qui avait créé des lois pour protéger les animaux, qui avalait au moins 28 comprimés par jour, dont des amphétamines.

Dans la grande fenêtre du futur, le monde est en mode kaput. Affolé, déchiré, appauvri, perdu, toujours plus pauvre, toujours moins heureux, encore moins simple. Mais, oui mais, on a tous le droit dans les pays « développés » d’avaler des médicaments dudit « drugstore » pour se retrousser un peu.

C’est charmant!

Heil Banskter! 

On dit qu’Hitler avait été sauvé de la noyade à 4 ans par un prêtre… Je ne sais pas comment le prêtre  il a été reçu par « dieu » qui connaît tout, mais il a dû passer par le purgatoire. La question à se poser: jusqu’où faut-il être « bon »?  Snif! On est tentés… Sauver un pauvre petit bonhomme en train de se noyer. Un futur peintre. Un futur peintre comme un futur bienfaiteur de l’humanité présument visionnaire.

Un jour, si vous voyez un de ces visionnaires-banksters en train de se noyer, envoyez-lui trois caisses d’eau Naya – ou autre marque – afin qu’il puisse poursuivre ses meetings dans l’eau-delà.

Et le plus vite possible afin qu’il ne bousille pas notre vie ici bas…

Gaëtan Pelletier, Juillet 2050

La Grèce start-up

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«Emma Coats, ancienne scénariste du studio, a décrypté le code de Pixar, créant du même coup un modèle de pitch ‘irrésistible’. Selon elle, tous les films de Pixar partagent le même ADN narratif, une structure qui fait intervenir les 6 phrases suivantes:

Il était une fois_____. Chaque jour_____. Puis un jour_____. À cause de ça_____. C’est pourquoi_____. Jusqu’à ce qu’enfin_____.   Le truc génial de Steve Jobs pour convaincre n’importe qui

Il y a quelques décennies, on vendait des recettes pour être heureux. Maintenant, on vend des recettes pour devenir riche. Ou devenir Steve Jobs… Il est décédé d’un cancer du pancréas en 2011 soulevant une vague d’émotion à travers le monde. Une vague d’émotion? Oui, une vague d’émotion. Car il avait inventé un ordinateur. Oui, un ordinateur. Et pas le moindre:

Il était une fois un poisson veuf appelé Marin, qui se faisait beaucoup de soucis pour son fils unique Nemo. Chaque jour, Marin rappelle à Nemo que l’océan est plein de dangers et l’implore de ne pas nager au loin. Puis un jour, par défi, Nemo ignore les mises en garde de son père et nage jusqu’à la pleine mer. À cause de ça, il est capturé par un plongeur et se retrouve poisson d’aquarium chez un dentiste de Sydney. C’est pourquoi Marin part en voyage pour retrouver Nemo, appelant à l’aide au passage les autres créatures de la mer.Jusqu’à ce qu’enfin Marin et Nemo se retrouvent, repartent ensemble et découvrent que l’amour repose sur la confiance.

Cette « recette » de mots est familière aux gens qui écrivent et qui veulent garder leur lecteur en haleine. Répéter! Faire de la formule une sorte d’hameçon pour le petit poisson qui devrait pousser dans le grand océan de la réussite sociale.  Steve Jobs en était champion. Oui, champion! Étonnant! Il parlait à ses employés en mode binaire:

1. C’est génial!

0. C’est de la merde!

Rien de spécial jusqu’ici. Mais là ou le bât blesse, on remarquera qu’en politique les formules les plus creuses passent et repassent chaque jour. Et que dans les campagnes de publicités, mangez frais, est au menu de toutes les campagnes publicitaires des chaînes de fast-food. Manière de dire, soyez en santé de par nos produits. Alors que le plus souvent ils viennent de franchir 3000 km ou bien ont été congelés. Mais bien arrosés… Comme l’arrosée du matin, quand on se lève, vers la fin d’août, et qu’il y a un léger frimas sur les tomates.

Pour Steve Jobs, les gens étaient des « demeurés ». Chaque jour, il cherchait une formule courte et concise. Puis un jour, il trouva les gens-formules pour réaliser ses rêves. À cause de ça, Steve Jobs – qui s’était déjà habillé en disciple de Krishna,  comprit la nature humaine et la machine. C’est pourquoi, de par son concept révolutionnaire de la souris qui pouvait rouler sur ses jeans, il parvint à ses fins. Jusqu’à ce qu’enfin, il put acheter tout ce qu’il voulut acheter. Ce qui créa une vague d’émotion! Oui, une vague d’émotion.  Une énorme vague d’émotion. Un génie était apparut et avait disparu dans une énorme bouteille incompréhensible: la Vie.

Steve Jobs a tellement acheté qu’il a presque tout acheté. À cause de ça,  il  souleva une vague d’émotion.   Puis un jour, tous étudièrent la méthode Steve Jobs. On avait enfin saisi le concept. Et dans l’océan de la vie, tous devinrent de petits poissons qui aspirèrent au rang de baleine.

Ben voilà! Maintenant, on a tous un ADN narratif ou de vie trafiqué. Les gouvernements et les banques en ont tellement pour prêter que la Grèce, avec son nouveau contrat, n’est en fin de compte qu’un démarrage d’entreprise. La Grèce est maintenant une nouvelle entreprise endettée, mais soutenue par les pays prêteurs.

Jusqu’à ce qu’enfin, L’UE et Némo  la Grèce découvrent que l’amour repose sur la confiance.

Snif!

Gaëtan Pelletier

P.S. Ma femme me devait 100$. Je lui ai en ai prêté 120$ pour qu’elle puisse me rembourser au taux non divulgué.

Le marchant de Denise

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Vous me faites marcher?  (expression populaire)

  • De tous les pays circonvoisins, des campagnes et des villes, malades et infirmes, paralytiques, culs-de-jatte et pieds-bots accouraient dans des carrioles, dans des calèches, sur des ânes, sur leurs moignons calleux. (Octave Mirbeau, Rabalan,)

La démocratie, c’est le peuple qui a le « droit » de marcher. Il s’échine au Reebok pour changer le monde. Sortez la calculette: dans un demi siècle, les démocratisés seront tous des culs-de-jatte. Rognés et ensanglantés sur l’asphalte attisé  au réchauffement climatique et à la froideur bancaire d’un nazisme pastel.   Un  vent d’austérité dans le dos…  On est des voiliers volés. Jadis, on entrait en religion avec une formule cimentée: prendre le voile. Ben! voilà que les citoyens ont tous leur petite voile format drapeau qui vaguent sous les propos divagués  des dirigeants.

2008 kilomètres. Ça vous va?  La démocratie, c’est votez et pancartez. Un « slow gan » réel qui, selon les dires des pantins dirigeants, feraient avancer les choses. Depuis la « démarche » 2008, le populo attend toujours sa reprise économique. C’est un indigné apprivoisé qui ne ferait pas mal à une mouche parlementaire. Car la mouche revient toujours… Aux cinq ans.  Brrr! On tremble! On est effroyé , et on vote et revote à la recherche d’un moustiquaire.

La marchitude 

C’est comme un sport prétendument pratique et pragmatique.

* On marche pour garder son emploi

* On marche pour garder sa pension

* On marche pour garder son système de santé en santé

* On marche pour garder ses industries

* On marche pour garder ce qu’on perd dans l’érosion de la crise

C’est à qui aura la plus belle pancarte. Alors, on devrait créer un concours de pancartes. Avec un prix décerné par un haut fonctionnaire dans une cérémonie distinguée ou le récipient d’air marche vers le fonctionnaire  pour aller chercher son prix.

Au Québec, on n’a pas le droit de marcher masqué. Je suggère qu’on ne marche plus. C’est simple: vous inventez un défilé et vous le faites approuver par les autorités. Un défilé de danseurs en couples déguisées en amérindiens, de danseurs e espagnols, en tenue de smoking , avec musique javellisante, épurée, toute douce. Tout ça bien coloré comme des milliers de perroquets valsant dans les rues.

Le défilé d’automne 

L’automne est gris et austère. Les couleurs quittent les arbres, se laissent glisser vers le sol en ballant, et puis s’en vont rejoindre la terre. Tristesse-Kleenex. Snif! C’est le temps de créer un nouveau défilé: LE DÉFILÉ DES GUEUX. Tout le monde se vêt de son plus laid habit. ( ouch! c’est bizarre comme phrase). Vêtements déchirés, visages noir de cambouis des sables bitumineux de l’Alberta. La perruque, le barbouillement des dents cariées, traînant malades et enfants, avec carrosses du 19 e siècle ou brouette fabrication maison et ignorants avec des pancartes remplies de fautes:

JE VEU VIVE

J’AI MON BACC  MÈ JE NE TRAVAYE PAS

ABAT l’OSTÉRHITÉ

UNE MARCHE À LA FOI

Etc,

Rien n’est parfait. Il suffit de modifier le scénario à chaque année. Par exemple, l’année suivante, en cas de pluie, porter un sac de plastique à ordures . Les grands vert….  Pour ne pas trop se fatiguer, restez  allongés ou accotés le long de la rue en attendant de vous faire ramasser par le camion de vidanges. Ou alors, remplissez totalement la rue et restez amorphe, sans bouger et empilez-vous les uns les autres.  Et n’oubliez pas d’apporter des beignes aux policiers. La marque TOUT BAIGNE est conseillée.

Si votre dame s’appelle Denise, montrez vous cultivé, fin connaisseur, comme moi, de Shakespeare: inscrivez sur votre pancarte Le marchant de Denise.  Il n’y arien de plus beau que la culture. Comme dirait Orwell: la culture c’est l’ignorance. Mais ne vous sous estimez pas:

Le personnage du titre est le marchand Antonio. Pour rendre service à son protégé Bassanio, il emprunte de l’argent à l’usurier Shylock. Certain de pouvoir le rembourser, il signe un contrat où il autorise son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement. Il ne peut faire face à son échéance et Shylock, qui veut se venger des humiliations que lui ont fait subir les chrétiens, insiste pour que le contrat soit appliqué à la lettre. Le marchant de Venise

On a tous voté pour Shylock. Et si l’on change de gouvernance, ce sera toujours Shylock. Il a le droit de se déguiser, mais pas nous…

Bonne marche!

Gaëtan Pelletier

Juillet 2015

 

La globalisatite

 

Je me suis rendu compte d’une maladie insidieuse et presque nouvelle : la globisalite. J’étais en train de me faire des soucis sur l’efficacité des trappes à souris. Ça fait deux fois que je me pince avec cette invention saugrenue. Avant, j’y mettais du fromage, mais les souris s’étant snobinardé, j’ai choisi cette année le Rivière Rouge. Depuis 25 ans, j’ai constaté que les souris deviennent de plus en plus intelligentes. Ça m’a pris 25 ans pour découvrir les trous et fissures énormes dans la cave de ma maison. Même avec Google, on n’y parvient pas.

 Alors, j’ai mis quelques gouttes de Bordeaux. Quand le fils vient à la maison, et qu’il laisse le fond de la bouteille, je suce le vin et le crache dans un gobelet à pilules. Je les vole quand je vais à l’hôpital, ainsi que les masques pour se prémunir contre tous les virus qui pourraient y circuler.

C’est avec ça que je ramone ma cheminée : aux frais de l’État. Quand je pense que tous les citoyens du Québec paient pour mon masque piqué à l’hôpital, je passe au confessionnal de l’église. Il n’y a personne. J’apporte caméra munie d’une enregistreuse vocale. Comme ça, rendu là-haut, j’aurai la preuve que je me suis lavé de mes péchés dans une coulée de mots mêlés de larmes.

J’envoie le fichier mp3   adieu.

Le Rivière Rouge

En 1869, quelques années seulement après la Confédération canadienne de 1867, le Canada achète la Terre de Rupert de la Compagnie de la Baie d’Hudson, y nomme un gouverneur et entreprend des opérations d’arpentage afin de diviser le territoire en cantons. Les Métis, qui n’ont pas de titre de propriété pour les terres qu’ils occupent depuis plusieurs générations, voient d’un mauvais œil cette intrusion : Louis Riel et ses troupes s’emparent alors de Fort Garry (Winnipeg) et décrètent un gouvernement provisoire. C’est la Rébellion de la Rivière Rouge, un événement historique qui a inspiré les artisans fromagers d’Agropur pour créer ce nouveau fromage demi-ferme. Lien

Mein Kampf

Je voudrais irradier de mon entourage, toutes les souris qui me creusent de soucis. J’avais bien compris, sauf une chose : quand je vois Sarkozy, j’ai envie de poser une hyper trappe. Il a une mine de rat.

Revenons à nos ronge-heures…

Ça fait partie des travaux d’automne.

Cueillir la récolte du potager

Fermer la piscine

Couper les framboisiers

Tailler la haie

Rentrer les chaises et tables de parterre

Rentrer le bois pour l’hiver

Changer l’huile du souffleur à neige

Ramasser les feuilles,

Etc,

Les premiers symptômes apparurent quand je me suis mis à réécouter les 4 Saisons de Vivaldi. J’ai gerbé sur le lecteur. Les saisons, au Québec, sont, dirais-je, mal définies. Tu mets des bas d’hiver parfois en juin et des bas d’été, parfois en novembre.

Chez le doc

« Je vais vous prescrire des (n)anti dépresseurs »

Il ne l’a pas dit, il a appuyé sur un enregistrement.

Je me suis dit que j’allais trouver la cause de mon malaise « by myself ».

C’est là que j’ai pris conscience que je m’inquiétais de la « guerre » en Libye, du patinage artistique de B.Obama,  des sables bitumineux de l’Alberta, de la disparition de la forêt Amazonienne, de l’industrie de la corruption, de la calamité des Somaliens, de Fukushima, de la bourse, de l’Euro, et de la Grèce dont les états financiers ont l’aspect des ruines que la planète chérit tant,  etc.

J’en passe.

Avant mon entrée dans le monde de la globalisation, j’avais des souris comme ennemis. Voilà que dans une certaine paix villageoise, j’avais été infecté par tous les poisons qui viennent m’investir l’esprit. Je sais que bientôt, je vais tartiner mon pain avec du sirop d’érable chinois.

***

Je suis retourné chez le doc.

Il a appuyé sur le bouton :

« Je vais vous prescrire des calmants »

Bof!

C’est en faisant de la médication transcendantale, par un vieux livre jauni directo du   »Maharishi Malesh » que je ne m’en suis pas sorti. Je vous laisse une phot0 du bonhomme.  Ce fromage des gens perdus…

C’est là que j’ai compris qu’il me fallait fuir, comme disait Laboritt, dans son éloge. En somme, c’est assez simple : plus il y a de gens en cellules qui entrent dans ton cerveau, plus tu t’inquiètes, plus tu flétris, t’assèche, plus t’es prisonnier.

Oui, tous les déserts du monde viennent investir la simplicité qui t’es due. Du sable à perte de vue.

Ne me reste plus, pour retrouver ma santé mentale, de trouver des avocats pour une action collective à l’ONU, au FMI, au BUSH.

Je me suis demandé longtemps pourquoi ils étaient si intelligemment fous.

Ces sont des drogués de la globalisation, des hyper-systèmes, mafieux à fleur de peau. Des brocanteurs d’armes. Des fabricants de vaccins et de maladies. Des génies de la machinerie. Ils machinent tout. On devient machinalement vôtre…

Pour prouver mes dires, je suis allé à la pharmacie. J’ai pris au hasard un médicament en vente libre contre les douleurs musculaires avec option « relaxant musculaire ». C’est la potion secrète des doctorisés : à forte doses le cœur s’arrête. Il est vraiment « relaxé »…

J’ai trouvé trois souris mortes l’an dernier.

Il ne me reste plus qu’à régler le sort du monde ou le mien.

La recette est la même : se déglobaliser.

Désolé de briser vos rêves de conquérants enfermés dans vos jobs débilitantes,  le grand plan d’être chacun de vous les empereurs du monde.

The globalisation dream!

L’avenir appartient aux petites communautés. Après l’horreur de la globalisation et du venin duquel nous sommes infectés, il nous faudra revenir à la santé de la cellule. Se débrouiller en petites communautés.

Reste le petit Chaperon Rouge

C’est un peu ça l’Histoire du « monde » :

 

 L’héroïne en est une jeune fille bien élevée, la plus jolie du village, qui court à sa perte en donnant au loup qu’elle rencontre dans la forêt les indications nécessaires pour trouver la maison de sa grand-mère. Le loup mange la vieille dame en se cachant des bûcherons qui travaillent dans la forêt voisine. Il tend ensuite un piège au Petit Chaperon rouge et finit par la manger. L’histoire en finit là, sur la victoire du loup. Pas de fin heureuse pour l’héroïne, la morale de Perrault est sans appel. Wiki

Vous êtes de bonnes gens, vous voulez aider grand-maman. Vous lui donnez tout, mais c’est un loup qui ne veut pas le panier, mais vous bouffer tout rond.

L’impôt, les taxes, les TPS, etc, c’est les petits paniers que vos apportez à vos dirigeants. Et les dirigeants invisibles des dirigeants…

La meute est énorme et vous êtes bien petits. Et le panier n’est jamais assez rempli  pour les nourrir…

Gaëtan Pelletier

2011

La souriante euthanasie

Araignée

Le siècle dernier était celui du « consumer capitalism », produit dérivé du taylorisme : Produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la réticulation numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains ! Bernard Stiegler

On a tous des araignées dans le plafond. Je sais que le « monde » se désagrège comme le plancher de ciment de la cave de ma maison. Grenailles par grenailles. Canailles par canailles. Car ce matin, c’était fin de session parlementaire… Si je ne m’abuse ou si je ne m’amuse, ça se résume en un mot: austérité.  Car ils parlementent tellement que la politique est un fond sonore. On dirait de la musique de film automatisée. Un bar la nuit, quand tout le monde est ivre.

Mais bon! Il y a tout de même du beau… Mais ce n’est pas dans les murs des parlements, là où la grande marée de saugrenus personnages de l’Histoire passe comme le bouillon sur la mer agitée de la Terre.  Le beau, c’est quand tu te lèves le matin et que tu vois des abeilles et des thons dans le potager. C’est le pote âgé qui regarde… Comme s’il avait enfin découvert la vraie vie. Car la vraie vie ne fait pas de différence entre le plant de pommes de terre, les abeilles, les fleurs, les films de Chaplin, et la bande de peintres gazouillant du pinceau le long du Saint-Laurent pour enfermer les paysages. La plupart sont pourris, mais ils sont habillés en artistes. L’habit ne fait pas le moine… ne fait pas le moi, ne…

Alors, faut-il se plaindre des coureurs de fortunes, de plats à la mode, de cuisine nouvelle, de toute la charpenterie qui a sculptée la petite bourgeoisie qui, au fond, alimente cette belle saga d’une euthanasie aux regards délirants et assurés ? La certitude fait plus de victime que les guerres… Et la foi, on n’en parle plus… Si le ridicule tuait, 80 % des politiciens seraient morts. Mais plus encore: si le ridicule avait gangrené une partie de la population attelée au grand chariot de la foi en l’athéisme?

À croire aux délire des politiciens, à croire aux délires des hommes d’affaires qui « nourrissent » les population de leur « développements créateurs de richesses », on serait peut-être mieux de se tourner vers la nature et admirer les saisons qui passent, les arbres morts qui sont le compost des autres. J’ai un grand sourire en coin devant l’outrecuidance des gens formatés aux grandes réussites… ratées.

***

Ce midi, en ouvrant la télé, je vois un type en train de monter un hamburger deux fois plus gros que celui-ci: Poutine Burger On dirait l’arme de destruction massive des étasuniens.  Intellectuellement, c’est de ça qu’on se nourrit. Abondance! Mais laquelle? Quelques heure plus tard, je fais un tour sur le net: intellectuellement, c’est le hamburger intello, tout en mots, essayant d’analyser le « monde ». C’est d’une abondance à se sabrer le souffle. On ne peut pas tout lire sans être endommagé intellectuellement et spirituellement. Car l’intellect a pris toute la place comme une sauce chimique.

Il y a quelques années, on parlait de moutons… Comme si on se laissait faire. C’est être ignorant de la capacité à mouler les esprits. On n’apprend plus à être critique, mais à être croyant. Le cuisinier a la meilleure recette parce qu’il est diplômé en cuisine.

Tuer l’authenticité et le pouvoir d’être ce qu’on est, c’est une euthanasie sournoise. Et comme la plupart des gens, je refuse d’être euthanasié « vivant ».   J’ai toujours refusé d’être euthanasié et finir comme Frankenstein de Mary Shelley. Avec deux tube dans le cerveau…  Je suis prêt à mourir, mais libre. Libre de penser, libre d’écrire une chronique à la fois amusante, fofolle, mais bien sérieuse.

Les caricaturistes ne dorment jamais.

J’ai un projet pour demain qui changera le monde: semer un rang de laitue et de fèves. Les grands projets détruisent et les petits construisent.  C’est pas un rang social, mais c’est un rang réel.

La vie, comme l’argent, devrait demeurer « réelle ».

Gaëtan Pelletier

Juin 2015

Yoga et G7: la position de la salutation aux soleils

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La pollution visuelle concerne toutes les nuisances qui peuvent gâcher un espace, un paysage. Dans un sens plus large tout ce qui contribue à dénaturer un environnement. Ouikipedia 

Vous voyez cet homme, sans gêne, qui pratique son yoga? On ne voit plus rien du paysage…derrière.   Le G7 devrait interdire le yoga et maintenir le train de vie occidental. Ça vous barbouille un paysage. Le monsieur doit être citoyen grec : il a été dépouillé de ses vêtements.

Mais il y a de l’espoir.

Pendant ce temps, en Allemagne, le G7 a pris la ferme résolution de réduire les  GES :  « 

Pour y parvenir, précise le texte, il faudra, d’ici à 2050, une réduction « des émissions mondiales de gaz à effet de serre » se situant « entre 40 et 70 % par rapport à 2010 ». ( Journal  Le Monde ).  « 

Comme le chantait Dalida : « Promesse, Promesse » et pro-messe. Des pros de la messe. C’est cérémonialement (sic) beau et touchant comme un roman Harlequin,  mais d’une microscopique efficacité. Comme disait McClane dans Piège de cristal  2, : « On nous prend pour des Stevie Wonder.

G7? On devrait dire Les 7 cavaliers de l’Apocalypse  . Bon, je sais, il n’y en a que quatre, mais je soupçonne qu’il y en ait trois qui soient des « imitateurs ».  Comme disait San-Antonio dans son romans Meurtres en chéries… ( de mémoire).

***

« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

Ces « grands » croient en la croissance infinie… On dirait des jumeaux de « travail ». Mais ils sont pour la plupart à CDD: contrats à durée déterminée. Ou à terminer la durée… Pour l’heure, les peuples sont des cadavres blanchis à la chaux. Ils n’ont pas parlé de la Chine en train d’étouffer sous la pollution. Mais la Chine ne semble pas faire partie du G7. On devrait déclarer le pays « jaune sinistrée ». Mais non, on s’en prend au pauvre Vladi Mir.

Mais là où mon cerveau se gratouille  le doigt c’est  … comment faire périr autant d’humains par les guerres et parler de pollution? On dirait qu’ils se tiennent comme les 7 doigts de la main. Je sais, c’est cinq. Mais à moi aussi on m’a appris à mentir.

Quand Monsieur de Hollande, ou le farfadet Sarko, prétend et prétendra que c’est « réaliste », il faut se gratouiller la tempe avec un doigt et le bon…  D’ici 2050 ils seront tous morts mais nos enfants et petits enfants tous vivants.

C’est bien de parler pollution. On en parlera encore en 2050. Tous les Stevie Wonder le savent. Il n’y a que les visionnaires du G7  pour nous jouer du clavier en choisissant les blancs et les noirs. C’est pas de la politique, c’est du piano. On sait bien qu’ils ne feront pas de miracles puisqu’ils n’en ont pas fait dans le passé.

Le paysage enchanté 

J’ai dû trop visionné de ces documentaires sur Hitler… Agela et Barack

On dirait le nid d’aigle de l’ancien dictateur. C’est beau à couper le souffle! … Et si on ne fait rien on aura le souffle coupé.  Je ne sais si elle raconte ( Mam Merkel ) une histoire de pêche: « J’en ai pris une longue comme ça ». Mais bon! À moins qu’ils se plaignent tous les deux du gars qui fait du yoga. À la prochaine réunion on parlera de pollution visuelle… On en aura jusqu’à l’an 3015. En attendant, le cowboy beige prend tout le banc. Mais le paysage est si beau! Une pub publique… Ça a l’air improvisé… Mais ça doit être le travail d’une équipe …que nous payons tous, pour le paysage, les acteurs, et la prise d’écran.

***

Moi aussi je pratique le yoga. Et je comprends le type sur la montagne… On ne sait pas s’il salue  » les soleils », ou s’il fait un doigt d’honneur aux fabulateurs.   Les propos de Mam Angela, ce n’est peut-être pas une histoire de pêche…

Gaëtan Pelletier

Juin 2015

 

Les détrangers

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En France, en droit du travail, un contrat à durée déterminée (CDD) de droit privé (pour la fonction publique les CDD sont de droit public) est un contrat de travail pour lequel un employeur (société, entreprise) peut recruter directement un salarié pour une durée déterminée, car la cause de cette détermination, de la date ou l’échéance, de fin de contrat est prévue explicitement par le Code du travail.  Wikipedia

Les mexicains viennent travailler au Québec avec un CDD dépendamment des choux, des navets, de la laitue romaine… Désormais, en France, au Canada, et dans un pays pas loin de chez-vous, nous travaillerons tous en CDD, selon les navets élus. Nous serons tous « à la pige »… L’économie a aussi sa valse météorologique: d’une élégance s’apparentant la danse transcendante d’une abeille cherchant une fleur pour le nourrir. Il ne restera que le chiendent…

On s’est fait plumés comme des dindes… Et avec les plumes qui nous restent, on s’ouvre un blog, ou on s’amuse à détresser la grande folie mondiale des singes à mallettes. Pendant qu’on trouve trois vérités, on nous bâtit 1000 mensonges. Alors, ce sont des bâtisseurs… On se le fait dire. Goebbels avait ses slogans et il était cru. Cru c’es Sushi sous ça!. Cuit, ce serait mieux. Mais qui donc est prêt à faire flamber un « géant » à la joue luisante de banquier? Ou un de ces grand jours de paris de pétrole?

Non, ce n’est pas l’heure. On n’est pas encore assez à bout. On l’est, mais on a tendance à croire en la bonté et à la bonne foi des dirigeants dirigés.  À force de faire le saint pour son pays, on est crucifié. On est tous des Jésus! Mais on nous habille bien, et on nous vend des maisons 5 fois le prix de leur valeur réelle. Le marché ne nous fait pas marcher, il nous fait courir.

Marathon donc! C’est si beau d’être en forme, le matin, suintant dans son auto-mobile pour aller jouer dans une cage dorée, la poupoule qui donne ses œufs sans faire de bruit ni de poule à travers les nids de poules de la rue Cancrelats.

On aura tous le nom d’un mot de passe: CDD: matricule 236-1BZ*.

Slowly but surely! Lentement mais sûrement.  Poussé à pas de loup par les loups de tous les loups.

On est maintenant des itinérants en  puissance impuissance.   Tu t’achètes une nouvelle maison? … Tu ne pends pas la crémaillère mais un banquier gélatiné du cerveau et de l’âme. Un de ces âpres religiosé à la saveur du 21 e siècle. Un nègre à chemise blanche comme la robe de Marie. La mère de j’ai su…

C’est l’avenir! Mais c’est le présent. Le présent  « cadeau ».

Nos maisons seront sans doute toutes mobiles. On rencontrera des gens. On se fera des amis de 15 minutes. Andy Warhol l’aurait dit…  Facebook ou Walmart…

Demain, c’est vraiment beau! Dommage que je sois né hier. J’ai tout raté. J’ai raté mon audition à  » The  Voice », ou La Voix au Québec. À voir tout ce monde chanter et rêver, il semble que personne ne veut plus semer de carottes. Ni planter de choux. On veut être adulés… Et sans efforts… Comme les oiselets qui chantent le matin près de ma maison en hurlant qu’ils ont faim. Ils volent les vers de mon jardin, mais pas ceux des poèmes…

« Meursault, pour moi, n’est donc pas une épave, mais un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d’ombres. Loin qu’il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde parce que tenace, l’anime : la passion de l’absolu et de la vérité. Il s’agit d’une vérité encore négative, la vérité d’être et de sentir, mais sans laquelle nulle conquête sur soi et sur le monde ne sera jamais possible. »

Il est vrai que lorsque les robots auront pris notre place, on aura tout le loisir de chanter sous la douche froide d’un monde étrange. La « voix » éteinte par cette nouvelle ère de ce monde qui parle et s’exprime, se reconnaissent sans vraiment se connaître.  Un monde ou on sera des détrangers : on accepte de se laisser mourir pour le mensonge. Camus a sculpté un Meursault qui acceptait de « mourir pour la vérité ». Nous voilà dans un monde où l’on force tout le monde à vivre…

Gaëtan Pelletier

4 mai 2015