Archives de Catégorie: ACTUALITÉ

La dame qui avait hâte…

tumblr_njp9f4QLko1qaeks7o1_1280

« J’ai hâte d’avoir l’eau courante…

J’ai hâte d’avoir des souliers pour les enfants et  pour moi…

J’ai hâte que tu aies un cheval au lieu d’un  âne pour aller au marché…

J’ai hâte que mes enfants soient instruits,  mais pas par l’école…

J’ai hâte de travailler moins et avoir un peu plus de temps…

J’ai hâte de pouvoir, les dimanches, aller faire un pique-nique avec les enfants…

J’ai hâte d’avoir du bois pour chauffer la nuit…

J’ai hâte que l’on soit soignés quand il faut l’être…

J’ai hâte d’avoir un petit coin de jardin pour faire pousser des légumes et des fleurs…

Mais j’ai pas hâte que tu aies un travail qui te fait suer 70 heures par semaine, une Toyota, une télé pour voir au bout du monde ceux qui ont hâte  de payer des impôts pour nourrir les banques, d’avoir à aller travailler pour nourrir les banques, de voter pour nourrir les politiciens qui nourrissent les banques, de me faire farcir de médicaments en fin de vie devant une équipe de spécialistes travaillant pour une morale de carton, de suer chaque année pour faire un rapport d’impôt, de me battre avec des fonctionnaires-robots menottés par des règlements, de vendre mes mains et mon âme à une CIE qui déménage là où tout le monde a hâte pour profiter de ceux qui ont hâte, de n’avoir plus rien en banque sauf des chiffres virtuels, de courir au marché pour des légumes qui ont fait 2500 km, de me payer un burn-out, de me faire parler par une machine dans une machine, de téléphoner et de me faire répondre par un chiffre, de finir par être endettée au point  de me faire soigner par un médecin contributeurs d’expériences de laboratoires aux fins de profits et de  demandes  des actionnaires, tous vêtus comme les lys des champs,  de me lever à 4h30 le matin pour traverser trois ponts et rester figée   dans un bouchon de circulation en écoutant la radio me dire qu’il faut élever des ânes et des poules en villes,  d’acheter mes vêtements « Made in Ailleurs «  par des gens qui ont hâte  d’écouter de la musique affolée de gens dérangés, de me faire dire qu’il y a des terroristes qui on hâte de tuer et des politiciens qui ont hâte de se débarrasser des terroristes, mais qui leur fournissent des armes, de  bouffer toutes les informations quotidienne au bulletin télévisé pour avoir peur, de bouffer  les poisons de l’industrie agro-alimentaire, de me faire dire que je suis une idiote qui n’a rien compris, j’ai pas hâte de connaître Charlie, de me faire virer à tous les trois ans de mon travail, d’envoyer mes enfants se faire charcuter pour une cause de fabricants de causes, de payer 7000$ pour qu’on m’envoie en terre, d’avoir 23 chaudrons, d’acheter une maison qui me rendra servile,   de voir mon mari rentrer en BMW, éméché, et de vomir dans un plat que je devrai jeter dehors, devant les enfants.

J’ai hâte de savoir ce que ça fait de ne plus avoir hâte et de m’acheter une bicoque en campagne qui n’aura que l’eau et un peu d’électricité et de ne pas avoir à me maquiller chaque matin…

J’ai vraiment hâte… Hâte savoir pourquoi tant de gens ont hâte…

 

Gaëtan Pelletier

Je suis Otto

De 1940 à 1942, Otto et Anna Hampel ont tenté de réveiller les consciences chez leurs compatriotes en diffusant des cartes postales.

En découvrant le destin d’Otto et Anna Hampel retracé par Michaël Gaumnitz, on ne peut s’empêcher de penser à la célèbre phrase de Kafka : « Ecrire, c’est sortir du magma, faire un bond hors du rang des meurtriers. » Loin de toute littérature, cependant, cette phrase prend un relief des plus singuliers : à la mesure de l’histoire de ce couple de Berlinois immortalisé dans le beau roman d’Hans Fallada (Seul dans Berlin, Folio, no 3977) et dans le film d’Hans Joachim Kasprzik (Jeder stirbt für sich allein), dont de nombreux extraits viennent s’entremêler aux documents et archives d’époque.

A commencer par l’épais dossier de 400 pages de la Gestapo – conservé aux Archives nationales allemandes – sur lequel s’appuie Michaël Gaumnitz pour suivre presque pas à pas l’entreprise un peu folle de résistance menée de 1940 à 1942 par les Hampel et leur traque par la police allemande. Car n’y avait-il pas quelque folie à vouloir s’élever seuls contre Hitler… à coups de cartes postales ?

UN COURAGE EXEMPLAIRE

Pourtant, c’est bien à l’aide de ces missives déposées dans les boîtes aux lettres des immeubles ou sur les rebords de fenêtres que ce couple d’ouvriers tente d’ébranler la conscience de leurs compatriotes. « Que sommes-nous devenus ? Un troupeau de moutons. (…) Nous devrions nous libérer de nos chaînes, sinon il sera trop tard », prévient Otto Hampel dans l’une de ces premières cartes, « Presse libre ». Or, loin d’entraîner un sursaut, ses messages dénonçant un régime qui a « dépouillé l’existence de son sens » ne sont, au mieux, pas lus ou, pire, rapportés à la police allemande.

La première carte est trouvée le 2 septembre 1940. Après elle, 231 autres viendront rejoindre le dossier ouvert par le commissaire Püschel, chargé de l’enquête. Après vingt mois de recherches, en mai 1942, alors que la population est soumise à de sévères restrictions, devant la menace représentée par ces missives, le service de la sécurité de la SS s’empare de l’affaire. Très vite, l’étau se resserre autour du couple lorsqu’une carte est retrouvée dans l’usine Siemens où Otto est employé ; puis une autre non loin de leur domicile. Finalement dénoncés par une voisine, les Hampel sont arrêtés le 20 octobre. Jugés pour haute trahison, ils sont guillotinés le 8 avril 1943.

Analysant le parcours des Hampel et leurs motivations, Michaël Gaumnitz, loin de l’image « romantique » du couple uni donnée par Hans Fallada, n’omet ni leurs dissensions, qui éclatent peu avant l’exécution, ni leur silence sur le sort réservé aux juifs. Ce qui n’ôte rien du courage exemplaire de ce couple, terriblement humain. Et de la force d’un film qui, entre histoire intime et collective, s’offre comme une plongée terrifiante au coeur d’une société écartelée entre fanatisme, lâcheté et indifférence. Source 

 

Et aujourd’hui…

Ne sommes-nous pas une race sous l’emprise d’une dictature financière mondialiste? Un peuple en guerre contre les dictatures camouflées sous couvert de démocratie?

C’était ma carte postale…

« JE SUIS OTTO »

Gaëtan Pelletier

27 janvier 2015

2015… on est pas sorti de l’auberge

roulotte d'Anne

Anne Wolf 

 

Des questions et encore des questions…

Depuis hier, après quelques salutaires semaines loin de toute « info », contre-info ou désinfo, pas moyen d’échapper à Charlie…

La question parmi toute qui me relance avec la plus grande insistance, c’est : « Mais de quelle liberté d’expression est-il question en fait ? »

De celle qui permet de stigmatiser les musulmans en toute bonne conscience mais vous promet les pires ennuis si vous avez le malheur de critiquer les agissements du gouvernement sioniste d’Israël ?

De celle qui établit des lois de mauvaise conscience, après que le gouvernement pétainiste ait livré les français juifs à leurs alliés nazis voici que des lois discriminatoire font des juifs des sortes de citoyens d’exception que nul ne pourrait critiquer, sauf si ce sont des « mauvais juifs » qui eux aussi s’indignent des agissements sionistes.

Je n’ai jamais été une lectrice de Charlie, mais là j’ai eu l’occasion ces derniers jours d’en prendre plein la gueule de ces caricatures de « musulmans » – souvent ignobles, toujours vulgaires. C’était aussi l’occasion de m’interroger : en quoi de telles manifestations de mépris et de haine ont-elles jamais pu contribuer à créer les conditions d’une union populaire tellement nécessaire pour lutter contre les ravages de la globalisation ? Caricature doit être pris ici au sens figuré de ce qui déforme et trahit la réalité.

Les valeurs de la République ? La laïcité ?

Une des dérives très claires des dernières décennies, c’est de voir que ces valeurs servent aujourd’hui de leurres pour multiplier les interdits et franchement à les voir ainsi agitées dans un état d’esprit qui évoque Les Bush, Obama et consorts qui brandissent les spectres de la démocratie et de la liberté pour justifier leur défense des intérêts mondiaux des grandes transnationales, cela me fiche tout simplement la nausée…

Globalisation ?

J’ai atterri en 2015 après une soirée arrosée d’eau pétillante, avec l’impression de me retrouver au bord d’un gouffre, le trou noir, quand globalisation signifie multiplication des foyers et des formes de guerre qui préparent le terrain pour un « nouvel ordre mondial », dont les caractéristiques selon ses promoteurs sont celles d’une dictature digne de la « République » de Platon. L’Ukrainienne Anna Goncharova cite les oligarques de son pays parlant du peuple comme du bétail, nul doute en ce qui me concerne que ce point de vue ne soit partagé par l’oligarchie mondiale qui se crée à présent un cheptel en fonction de ses aspirations et besoins éliminant sans vergogne ceux qui par leur action, leur idéologie ou par ce qu’ils occupent des terres riches que celle-ci désire s’approprier constituent un obstacle à la réalisation de leur plan.

Nous pouvons le constater par des moyens multiples nous assistons à présent à la mise en œuvre d’une opération massive de réduction de la population de la planète qui s’accompagne d’une réduction drastique du nombre des espèces vivantes naturelles.

Ainsi donc le premier janvier, ce n’était pas la joie. Après celle du gouffre noir, l’image qui s’impose à moi est celle d’un monde casserole à pression s’échauffant vers une implosion généralisée. Une guerre de tous contre tous volontairement provoquée par un long travail de sape et de manipulation des inconscients collectifs grâce au matraquage de matrices d’opinion conçues à cet effet.

« Bonne année » ? Difficile de la souhaiter avec cette candeur qui nous permettait auparavant de commencer l’année comme la perspective d’un renouvellement de tous les possibles. Depuis quelques mois, j’ai délaissé internet et la géopolitique internationale pour me concentrer sur l’échelle locale. De retour à Bruxelles après près de 3 ans d’absence, je constate les dégâts. Du néofascisme qui confirme la vision deleuzienne dune société de contrôle civile, quand les « citoyens » sont incités à la délation présentée comme un acte civique… et je vous assure que cela marche… « Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal, appelez les contrôleurs au numéro vert untel »…

Personnellement je m’en sors pas trop mal et j’ai réussi encore une fois à refaire un lieu de vie agréable avec des moyens financiers minimum et de la débrouillardise… en lisant Texaco de Patrick Chamoiseau qui raconte l’histoire de Marie-Sophie Laborieux en lutte pour défendre son bidonville édifié sur les coteaux qui borde l’en-ville de Fort de France, je me sens en empathie totale avec ce petit peuple qui construit ces cases de bric et de broc pour en faire des foyers digne de ce nom… avec de la débrouillardise et de l’huile de bras, un brin d’imagination et de savoir faire… on s’accommode… mais de me sentir bien dans mon histoire cela ne me console pas du tout des ravages que l’autodestruction programmée provoque chez mes amis, copains ou relations… très clairement une conséquence de la globalisation avec ses restrictions financières, ses restrictions de moyens, d’espaces de liberté et l’accès à un logement décent toujours plus aléatoire. Une des formes de la guerre globale qui restreint de quelques décennies leur espérance de vie… La Mort frappe parmi nous, marginaux, à coups redoublés et je sens comme une angoisse latente qui fait que chacun commence à se demander qui sera le prochain sur la liste.

J’ai bien conscience pourtant que cette désespérance faute d’espoir n’est qu’un moindre mal si l’on pense à tous ceux qui de part le monde vivent la guerre aux quotidien quand armées, paramilitaires, forces de répressions, sicaires ou voisins habités de folie programmée peuvent surgir à tous moment, quand de braves gens perdent le sommeil parce qu’ils ont tout à fait conscience que ces drones qui survolent leur maison la nuit peuvent tout aussi bien les transformer en quelques secondes en « dommages collatéraux », eux, leurs proches leurs amis.

Chronique d’un attentat prévu.

Toute personne dotée d’un minimum de rationalité sait depuis longtemps qu’il n’est pas possible de porter la guerre dans d’autres pays qui ne nous menaçaient pas, d’encourager les gamins des banlieues à rejoindre les rebelles de Syrie, pour les stigmatiser à leur retour… qu’on ne peut assassiner des populations entières afin de s’approprier les richesses de leur territoire sans que ce produisent à un moment le retour de bâton… d’autant que les indices se multiplient qui dénonce les préparatifs d’une guerre civile en Europe, la formation militaire des terroristes s’accompagnant souvent dans les mêmes lieux de celle de néo-nazis qui font partie de la même dynamique nous conduisant vers cette implosion évoquée plus haut…

Ainsi donc la question n’était pas tant de savoir qi nous allions être exposés au risque d’attentats terroristes mais bien plutôt quand et sous quelle forme ils se produiraient. Mon indignation ne concerne donc pas l’attentat de Charlie Hebdo en soi mais bien toutes les dynamiques et processus de la guerre globale qui l’ont rendu possible, qui l’ont rendu inéluctable. Je n’ai pas visionné les films des meurtres « en direct », puisque ce n’est que samedi que passant par hasard devant une télévision allumée, chez pris connaissance du « tragique événement ».

Autant que possible j’essaye de me protéger de ce voyeurisme qui a envahi nos foyers par l’intermédiaire de cette machine diabolique à niveler les consciences et manipuler les émotions : le cheval de Troie télévision et sa manipulation émotionnelle des images.

D’autres questions concernent les aspects plus stratégiques et tactiques… Qui a commandité, pourquoi Charlie… Que pensez de l’argument de l’abandon de la surveillance de terroristes avérés sous prétexte qu’il présentent « un faible risque » etc… une longue liste de questions dont certaines sont de celles qui ne trouvent de réponses que bien plus tard quand des investigateurs compétents accèdent à des documents déclassifiés ou autres preuves de manipulation de l’histoire.

Je ne crois ni au Dieu des Musulmans, ni à celui des Chrétiens, ni à aucune autre représentation divine qui ferait de quelque peuple que ce soit un peuple élu favoris de Dieu… simple question de logique : s’il existe un esprit créateur alors nous sommes tous créatures au même titre. J’ai rencontré tant de gens de toutes origines au cours de ma vie que je ne puis considérer d’autre appartenance que celle du cœur, d’autre liberté d’expression que celle qui respecte la dignité de l’autre et en particulier dans le contexte actuel d’autre manière d’agir que celles qui favorisent la concorde entre tous ceux qui souffrent de l’exploitation, de l’exclusion , de l’expropriation pratiquée par les accapareurs transnationaux.

Mes affinités ne sont pas fonction des origines des uns et des autres, mais bien de la complémentarité que nous pouvons mettre en œuvre pour construire à contre-courant un monde de paix, d’une sensibilité commune humaine et bienveillante… Je ne cautionne donc ni les productions irrespectueuses de Charlie Hebdo qui en tant qu’atteinte à la dignité de personnes me révulsent, et j’ai le même sentiment vis-à-vis de ceux qui s’en seront délectés mais jamais nulle part et d’aucune manière je ne pourrai cautionner quelques formes de terrorisme que ce soit aveugle ou ciblé. Je ne peux cependant oublier que presque chaque jour à présent de par le monde des journalistes sont assassinés ou menacés parce qu’ils dénoncent des situations inacceptables de violation des droits humains ou du vivant… et ce dans le silence total de tout les biens pensants qui défendent la liberté d’expression sous sa forme la plus perverse, celle qui stigmatise la différence de l’autre… Cocorico !!!

Il y a beaucoup d’autres questions qui subsistent des hiatus ou faiblesse dans le scénario de poursuite et mise à mort des terroristes… des gens qui d’une part se comportent en militaires aguerris mais qui d’autre part « oublient » une carte d’identité dans un des véhicules qu’ils ont utilisé… même dans un film de troisième zone une telle faiblesse du scénario ne passerait pas… On se retrouve dans le même paradoxe que lors d’autres attentats… des gens dont le comportement atteste la formation paramilitaire mais qui une fois leur forfait accomplit se comportent comme des loosers se jetant droit dans le piège mortel de leur exécution… marionnettes jetables après usage, instrumentalisés au service d’une cause qui les dépasse… professionnalisme dans l’action mais amateurisme total dans la fuite… quelque chose là m’interpelle…

Je l’ai dit, je ne suis adepte d’aucune religion cependant je partage avec bien des gens qui ont d’autres croyances des valeurs communes qui sont reconnues ici comme celles qui fondent le christianisme, en tant que philosophie de paix et d’amour du prochain, compassion, beaucoup d’entre eux sont des musulmans avec qui mes affinités sont bien plus fortes que celles que j’ai avec les catholiques qui ont depuis longtemps reniés leur christ et son message. Demander à l’ensemble des musulmans et des arabes de se justifier pour un crime qu’ils n’ont pas commis me renvoie à Lafontaine au loup et l’agneau… « Si ce n’est toi c’est donc ton frère… c’est donc quelqu’un des tiens… ». Demande-t-on aux chrétiens « bons pères de famille » de se justifier de la pédophilie qui perverti l’église ? Leur demande-t-on de rendre compte de l’idéocide et des génocides commis par la très sainte Inquisition ? Leur demande-t-on de se justifier de l’attentat d’Oklahoma par lequel ce bon petit gars catholique de Mc Veigh a tuer 168 personnes et en a blessé près de 700 au nom d’idéaux d’extrême-droite… quand le christ se fait nazi… … … La paille et la poutre…

Je ne vais pas épiloguer. Je n’ai pas de recette miracle, Autour de moi je constate la misère, le désespoir et cette tendance persistante de prendre comme exutoire au mal être de plus en plus généralisé, les cibles les plus vulnérables qui sont souvent celles désignées en guise de boucs émissaires par les servants du système. Je constate aussi l’augmentation de la violence domestique ou entre proches… l’attentat contre Charlie hebdo n’est pas un fait isolé mais un acte de violence parmi des dizaines de milliers d’autres qui font de notre monde un enfer ou au mieux un purgatoire pour un nombre croissant de ses habitants.

Seule une lutte cohérente contre cette violence globale peut apporter une réponse mais la machine est lancée et j’ai pu le constater à travers de nombreux commentaires les diversions opèrent, rares sont ceux qui tirent les leçons de l’histoire récente de la mise en action de la Stratégie de la Tension aux artefacts des révolutions de couleurs avec les guerres civiles qui en résulte…

Le capitalisme n’est pas en crise, il est en mutation. Les analystes latinos décrivent cette mutation comme une phase ultime d’accumulation par expropriation. Une machination, une marchandisation, une mécanisation (y compris des consciences), il produit des machines de guerre dont certaines sont des mécaniques au sens propre mais d’autres sont d’origine humaine et subissent des conditionnements terrifiants pour devenir des machines à tuer sans état d’âme, l’idéal des nazis concrétisé. C’est dans ce monde dangereux miné par une violence généralisée que nous avons à vivre dorénavant. Partageant les angoisses que connaissent les peuples à qui nos nations font la guerre pour venir au secours de la protection des intérêts des transnationales monopolistiques alors que la division et la méfiance voir l’agressivité au sein des populations ne cesse de croître.

Dans ce contexte, « quelle liberté d’expression défendons-nous ? » est une question pertinente. A travers les nombreux commentaires que j’ai pu lire une forte tendance se dégage, celle de tous ceux qui prétendent détenir la vérité et prétendent museler les autres au nom de leurs valeurs. On n’est pas sorti de l’auberge…

Les états d’Anne 

Les oeufs brouillés des poules

- Est-ce qu’il  va entrer dans le coffre? 

- Oui, en lui cassant les jambes… 

Extraits d’un dialogue de film américain. 

************

Les Amharas d’Éthiopie chauffent maintenant leur maison avec les racines des arbres. La population est trop nombreuse et les surfaces cultivables ne fournissent plus. Ils font des kilomètres pour aller chercher de l’eau. Et leur nourriture de base est l’orge. En bas, c’est l’or… En bas, c’est dans le frétillement de l’orgie de la médiatisation des faits divers, les GRANDS faits. On est terrorisés par le terrorisme.

Il n’y a pas de policier chez les Amharas… Ils sont tellement occupés à survivre qu’ils n’ont pas le temps de s’entre-tuer. Pays d’un ennui mortel.

Pas de nourriture, ou à peine, pas de McDo, i ls devront donc un jour abandonner leur mode de vie et aller vers les villes, s’instruire, et parler à des machines.

***

Nous en sommes rendus là. Avec tout le  »  bric-à-brac  » à venir, les sociétés de plus en plus démunies avec des banques de mieux en mieux munies, nous devront déménager sur Mars.

Il y a quelques jours je marchais dans le bois, en raquettes et voyait les pistes de chevreuils et de lièvres. Mais il y a de moins en moins de lièvres. Il y a 15 ans, les lièvres couraient partout. Il y en avait à  ne pouvoir les compter. Un jour, un type eut l’idée de raser une partie de la forêt. La moitié, en fait… Les lièvres sont partis… en ville?  Tous les gens sont partis en villes, mais il mangent ce que produisent les paysans de la campagne.  Mais là, dans les bois, quand on attend un peu, il y a comme une chandelle qui s’éteint au bout de la neige. C’est merveilleux. Les arbres disparaissent et deviennent tous noirs. On n’y voit rien, mais il laissent des ombres qui s’étirent sur la neige comme s’ils dormaient et qu’ils allaient se relever le matin en levant les branches en baillant.

C’est les complots…

« Macbeth: [La vie] est un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »

On devrait démarrer un concours pour trouver lequel ou lesquels trouvent les complots les plus étranges pour « expliquer » les événements de ce monde. C’est bizarre toutes ces explications qui barbouillent la toile. Le sensationnalisme a dépassé tout ce qu’on pouvait imaginer. Des gens qui n’avaient jamais lu Charlie Hebdo au Québec se levaient à six heures le matin pour aller chercher leur « exemplaire ». À se demander si avant les meurtres des auteurs ils connaissaient la « revue ».

Mais au grand concours, on devrait donner à Allain Jules  le rôle de Shakespeare de la toile. À chaque jour son complot.  Les avions font finir par tomber vers la lune. Et les papillons tournent alentour de l’ampoule « allumée »….  On a nos icônes et nos Icare pour presque rien. CliC! Clic! Clic!

L’internet, c’est comme le bois: on dirait qu’il ne reste plus que les racines pour se chauffer tellement on ne prend pas le temps de laisser pousser les arbres.

Les Amharas, eux, n’ont pas le loisir de s’évaporer sur un clavier pendant des heures à sonder le machiavélisme du monde. Non. Il vivent. Dire que deux ou trois aidants pourraient leur expliquer qu’il fait planter des arbres et … attendre.  Mais ils se chauffent également aux excréments séchés des animaux. Sauf qu’il leur faut les ramasser mous pour les mettre en tas.

Tas saisi?

 

Et pas un occidental bouffeur de caca de supermarchés ne voudrait ramasser les crottes pour chauffer. Ça lui soulève le cœur. Mais quel délice que de se nourrir des intellectuels de passage qui se chauffent à la merde du monde jamais rassasié.

Mais bon!  Houellebecq a été Prix Goncourt…

« Olga cependant, une fille de toute façon pas très protéines, préférait la confiture de fraises de bois »

Et c’est Gallimard qui le cautionne.

La mode est à « l’énervisme » et à la confiture intellectuelle sucrée-salée. Quand il n’y a pas de vie dans les livres, c’est comme les œufs brouillés: Un intellectuel cuisinier n’arrive pas à trouver la poule.

La vie est compliquée parce qu’on nous l’a compliquée. La vie est dure parce qu’on nous l’a rendue plus dure malgré le « progrès ».  La vie est horrible parce qu’on l’a vendue à des marchands. Et qu’on est, au départ, la marchandise…

 

Gaëtan Pelletier

Le dressage du Lambda

 01

 

Texte: Elyan, Cent Papiers 

+++++++++++++++++++++

Poutiniste, Obamaphobe, ou Poutinophobe, Obamiste?

 

Que fait-on lorsque l’on ne réussit plus à s’identifier dans cette purée d’idéologies, à part faire dur sur le réseau Facebook et dans n’importe quelle conversation parce que Poutine se cause au petit déjeuner comme au lit et qu’Obama est tapissé sur chaque magazine, chaque article?

 

Médias citoyens bougez-vous les neurones pour sortir du patron dans lequel vous vous enlisez:  patron produit en série, repris par tous, usé jusqu’à la corde, monotone à pleurer parce que les idées sont monochromes, tendancieuses, stéréotypées et sans surprises autres que des scandales appelés en renfort qu’on n’hésite plus à fabriquer.  Le fait que les idées soient de gauche ne leur enlève pas la même propension navrante à se standardiser comme le sont les idées de droite.  La gauche et la droite deviennent rigides.  On les dirait prêtes à casser.  Droite, gauche, droite, gauche.  Repos bon sang!

02

On accepte sans rechigner un peu tout ce qui devrait susciter la réflexion, du fait que l’on a intronisé à gauche (la gauche de nos pensées) une conjoncture idéologique qui se vante d’envoyer aux oubliettes toute connaissance acquise afin d’y introduire un courant établissant les nouvelles règles qui provoquent les élus comme les déchus, et ce toujours dans les têtes et pas ailleurs…  Il en était de même pour le courant que l’on avait suivi pour se rendre à cette illumination.  Suivre, toujours suivre:  une sorte de marche aveugle parce que faire volte-face ne procure pas plus de vision.  On a beau dire que regarder l’histoire offre un regard nouveau sur le présent et le futur, mais si l’on n’y voyait pas au départ on risque de se planter avec cette maxime et s’il faut soudoyer des témoins moraux pour débrousailler l’histoire autant comprendre qu’elle se reflète à travers le regard de qui ne l’a pas vécue, ce qui montre l’importance de préserver notre capacité de discernement.

 

Lorsqu’il est question de faits relatés, le discernement ne peut se baser que sur l’ensemble de l’information reçue et sur l’interprétation qui en est faite, la plus susceptible d’être accréditée reposant sur la crédibilité en qui la transmet.  Les faits font les frais de ces deux mesures.

 

Si personne n’arrive à placer dans un texte l’expression média mainstream, assurément l’article sera moins percutant.  Il voisinnera le flop.  Il faut à un texte maintenant 3 mots-clefs:  mainstream, quidam lambda (souvent réduit à sa plus simple expression:  lambda) et oligarchie qui sont la base de tout exposé afin que les propos puissent susciter l’intérêt et bien sûr rouler à fond à partir des moteurs de recherche internet qui sont l’expression de nos habitudes pour ne pas dire de nos dépendances.  Lambda, mainstream et oligarchie…  le triumvirat de la recherche internet utile à ceux qui souhaitent ardemment se positionner en top vues contre ces trois infâmies.  Des sortes d’aimants à penser.  Il y a bien les aimant penser mais ce ne sont pas les mêmes…  Ils sont cependant ceux que l’on cherche clairement à annihiler de plus en plus.

 

J’en ai marre.  Marre aussi qu’on s’abreuve tous aux mêmes conclusions.  Il faut absolument un complot tellement tordu que quiconque moindrement censé doit renoncer à en contester les arguments.  Mais à force de se dire qu’on pousse le bouchon trop loin, il y a un tas de bouchons enfoncés.  Tout ceci devient la « désinformation de l’information désinformante » qui elle a fait s’enfoncer les bouchons au départ.  Marre des bouchons!  La mode étant aux complots tordus, bien qu’il en existe tout de même, il y a là une façon récurrente d’abrutir, car on ne sort pas indemne d’un complot tordu.   Assurément on y laisse plusieurs illusions, on y gagne des doutes et on termine par la certitude que l’on est assurément désespérément trop con de n’avoir songé à rien avant, bien que trop souvent rien de ce qui nous est présenté soit tangible ou vérifiable et qu’avec le temps on en fera plutôt une sorte de légende qui perdurera faute de mieux et dont les fondements deviendront aussi obscurs que le complot lui-même.

 

Et si je me tapais la tête contre les murs?

Il doit pourtant y avoir quelque chose à comprendre dans toute cette marmelade…

03

Que dire de la surprise navrante lorsqu’à la lecture de textes structurés et bien documentés, nos yeux butent tout à coup sur l’une des expressions mentionnées plus haut, foutue là par habitude incontournable d’en faire usage, non pas pour bonifier le texte mais pour faire accréditer la position de l’auteur afin qu’il ne soit pas perçu comme dissident de la pensée globale.  C’est comme un disque qui soudainement accroche alors que la musique était belle et limpide.  Ça vient tout gâcher.

 

Il m’arrive de débuter la lecture d’un article avec tout cet attirail d’idées à la carte en tête pour accélérer la lecture.  Il s’agit d’une litanie que je me récite:  les américains sont des salauds, l’EI est une création des USA, Poutine is the best, l’Ukraine est nazie, je suis conne parce qu’on me l’écrira subtilement quelque part, je commencerai à comprendre parce qu’on me l’affirmera aussi et sinon, à la limite, je demeure sur mes gardes car le sujet ne fait que mettre en évidence la propagande qui s’applique à plusieurs articles et prend la forme d’un entonnoir mental:  on nous ment, nous sommes les kings de la découverte de la vérité et vive internet et la lumière qu’il nous permet de faire dans nos vies.  Inclinons-nous bien bas, hop hop hop.  Embrassons le clavier et l’écran!  N’eut été d’eux nous croupirions dans le mensonge et la stupidité.  Vive les 26 lettres de l’alphabet et la touche « enter »!

 

Récemment j’écoutais une entrevue faite par un journaliste à la solde des médias sociaux (ça se dit ça maintenant?) qui interviewait un pauvre gars, nouvellement atteint d’illumination internet, au sujet d’un conflit …  (j’ai oublié lequel mais c’est sans importance, puisqu’il y a depuis des mois une purée de conflits nappée de sauce conscience sociale 101 à propos desquels le même gars aurait eu l’air tout aussi con).

 

Le pauvre gars interrogé tentait bien de broder autour des idées qu’il avait lues, avalées et digérées à partir d’internet, mais de son propre chef il lui était impossible, sans se référer à son Iphone, de reconstruire pour les besoins de la caméra un complot tellement tordu qu’on peut sans encombre y balancer les mots Gaza, EI, Israel, Ukraine, Obama, mainstream, USA, Poutine, oligarchie comme des pièces de casse-tête qui finiront par former une image réaliste si l’auditoire a assez d’imagination.  En clair il avait l’air d’un lambda d’appellation d’origine contrôlée, cloué au mur de la torture et de la prospection mentale, zombifié, décapsulé, les tripes à l’air:  un naufragé des médias conventionnels et sociaux qui semblait déjà regretter le temps de l’innocence.

 

Il y a eu aussi l’entrevue avec un vieil homme tellement secoué par ce qu’il avait appris sur internet qu’il faisait pitié à voir.  Sa vie venait de basculer et à moins de s’astreindre à suivre le gourou internet il allait désormais ramper dans un quotidien truqué, falsifié dont il savait maintenant qu’il allait tout ignorer s’il ne passait pas le plus clair de son temps devant l’écran de son ordinateur.  La vie venait de prendre un sens:   celui d’internet et des médias sociaux:  « the truth beneath the lies « .  Les yeux hagards, un peu de salive aux coins des lèvres et les mains tremblantes, il valsait avec tous les Gaza dont il avait la mémoire, des USA empiriques tellement monstrueux qu’il militait depuis pour que la France leur renvoie Disneyland.  Le coup de grâce au terme d’une vie de citoyen porté par le courant mainstream.  Il allait devoir tout reconstruire, à la limite se foutre de tout puisque tout était faux.  Poutine?  oui oui j’veux bien qu’il remplace Hollande.  D’ailleurs Hollande a trop à faire avec ses femmes.  Et puis avec google translate et google map… impossible de se perdre dans tous ces mensonges!

04

Que dire aussi de tous les experts-maison qui se dressent avec assurance, intronisés au rang d’experts interneteux de débroussaillage de conflits… On dirait des vedettes d’Hollywood avec une tondeuse à concepts:  un tel a dit ceci: oh ah oh! admiration! vérité! courant social! ne pas penser autrement! ne pas raconter différemment! les citer comme des dieux:  leurs propos sont préalablement approuvés 100% pixelproof:  ils écrivent, ils parlent… ILS SONT.  Il pleut des spécialistes d’occasion, théâtralement mis en scène qui nivellent la vérité à coups de clics, beurrent les consciences d’incertitudes, noient le discernement et hantent les blogs pondus par et pour une mode de laquelle ils se font les revendeurs, tant qu’elle rapporte.  Leur succès tient en trois mots:  lambda, mainstream et oligarchie.

05

Je sors ici le torchon et je frotte tout ça dans l’espoir que nos idées demeurent critiques en toutes circonstances.  Portés par la foule, ces dieux dérapent parfois et la foule entourée de foule n’ose pas lever la main et dire qu’elle souhaite nuancer:  lynchage assuré!  Etiquette à vie de citoyen internet récalcitrant qui la fout mal sur Facebook.  Pourtant il faut voir que ce mouvement de foule assure aux dieux toute liberté d’en diriger la destination et il s’avère trop souvent que cette destination va très loin, au seuil de l’endoctrinement.  Les règles sont toujours les mêmes lorsqu’il s’agit de manipulation.

 

Entre le discernement et la perception, se pointe un monde de confusion:

06

C’est ainsi que sieur lambda fait les cent pas devant le Crazy Horse, convaincu qu’on y prépare un sale coup monté made in USA:  un crook-en-jambes capable de déstabiliser la France.

Incorporer les liens:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crazy_Horse_%28chef_am%C3%A9rindien%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Crook

 

Depuis une année les conflits se sont succédés et ont cohabités aussi.  La communauté internet, particulièrement celle de la planète Facebook, a été innondée de lignes de pensées monocordes, à saveur de propagande anti tout, à tel point qu’éteindre son PC signifie depuis se livrer à un monde hostile, errer dans le mensonge.  La haine, la discrimination, le harcèlement, le racisme sont devenus monnaie courante.  Ils font partie de ce « package deal » internet.  Si nous n’y sommes pas exposés au moins 3 heures par jour, nous sommes des novices et à la limite notre cas est désespéré.  Mais rassurons-nous:  haine, discrimination, harcèlement et racisme sont tous dénoncés chez LES AUTRES, à tel point qu’on aurait envie de leur crier:  vous ne comprenez rien bande de caves!  A force c’est frustrant d’être frustré à cause des AUTRES.

 

Comme les caves sont nombreux (ils font la file dans la vraie vie), seigneur internet et ses disciples ont du boulot pour bien faire comprendre de quelle haine il faut se nourir (haine du mensonge qui est le contraire de la vérité qui s’avérait être un mensonge, ou du mensonge qu’on nous vendait comme une vérité et que maintenant la vérité nous démontre à quel point cette ancienne vérité était un mensonge……..), de quelle discrimination il faut user (celle visant à écarter les idées de ceux qui n’applaudissent pas), de quel harcèlement psychologique il faut se méfier (celui des médias mainstream qui disent des cochonneries aux quidam lambdas – non n’applaudissez pas:  j’ai pu foutre deux de ces expressions dans une seule phrase!  C’est un tour de force que je m’approprie sans peine) et de quel racisme nous pouvons naturellement nous réclamer (celui contre ceux qui en souffrent bien entendu … eh oh!  Il faut suivre un peu sinon on risque de décrocher du sujet !)…

 

Finalement LES AUTRES sont une belle bande d’écoeurants!  Des poules sans tête!  Des caniches de dirigeants et de médias!  Des invariablement stupidement quidam lambdas!  Frottons-nous la gratification (sorte d’auréole autour du nombril), nous qui sommes passés du côté de l’intelligence, qui sommes les disciples des pensées véridiques (oui oui les pensées véridiques, soit le contraire des pensées mensongères et ne traînez pas à réfléchir ici) car (roulement de tambour):  Nous savons maintenant! … YES SIR!  Nous ne sommes plus des canards enchaînés mais des internautes à idéologie contrôlée!   Emmenez-en des conflits!:  Nous pouvons d’avance dénoncer les coupables.  Nous connaissons la liste par coeur.  Le complot?  Rien de plus facile:  en quelques heures il sera tricoté.  Les nouvelles sont comme le téléphone arabe:  impossible de s’en tenir à l’original et comme il n’y a plus de frais d’appel cela rend son usage encore plus courant.

 

Je me demandais comment les complotistes allaient s’en sortir avec les 19 récentes exécutions commises par l’EI.  Bien vicieuse façon d’examiner les travers de la société.  Il allait y avoir beaucoup de boulot sur la table.  D’ailleurs le complot traîne à être dévoilé.  On a mieux cerné celui de Sydney qui a été pondu live, la prise d’otage ayant duré suffisamment longtemps.

http://lesmoutonsenrages.fr/2014/12/15/prise-dotage-par-un-islamiste-a-sydney-et-si-cetait-faux/

Il est clair pourtant que chaque événement maintenant signifie un complot à dévoiler ou un voile à lever (et on ne lésine plus sur l’épaisseur du voile).  A force nous nous emmêlons dans les draperies.  Nous pourrions ici décrire un complot visant à DEPLACER LA PENSEE GLOBALE DE L’EST A L’OUEST…  Mais complot il n’y a pas nécessairement… Le sens critique s’engouffre parfois dans un sens unique et il n’arrive plus à faire marche arrière.  Si on lui ajoute les difficultés des travers de la nature humaine, les facultés étonnantes du marketting, la panoplie d’usurpations et d’impostures, la route vers la vérité s’avère parfois risquée.

 

Dire qu’il y a à peine une décennie, afin de paraître plus intelligente une personne devait se soumettre à tout un décorum:  études universitaires, cercle d’amis en voie de devenir intelligents, discours vaseux parsemés de mots que l’on saupoudre comme du poivre de cayenne pour éloigner les aspirants intelligents, le but étant de l’être toujours plus qu’eux ce qui permet de valider le tout en une vérité impossible à démontrer et, mieux encore, à contredire.

 

Aujourd’hui, l’intronisation au monde des intelligents prétentieux passe par les liens internet vers tout ce qui requiert l’usage d’un deuxième cerveau pour terminer la lecture d’un texte, le cerveau principal ayant disjoncté avant la fin de celui-ci.  Quand il est dans un sale état, on lui propose de cliquer sur des liens de magie virtuelle, d’isotérisme (ésotérisme accrédité), de bouquins tous plus bouquins les uns que les autres et de vidéos pub youtube.  Les plus prétentieux font maintenant la moue… youtube? ce vulgaire outil?  Je ne consulte que dailymotion moi!  J’adore ses paramètres régionaux qui changent du vulgaire URL et des lambdas qui colonisent youtube comme des larves sans cervelle.  Je peux link le tout avec exagération:  plus il y a de links sur ma page Facebook, moins j’air l’air d’un audacieux mélange mouton-lama.

 

Et les nouvelles… pauvres nouvelles

07

Elles sont vampirisées par les sites:  on dirait un os lancé à une meute de chiens affamés.  On tape la recherche et TOUS les sites en parlent.  Le vol 317 est tombé tellement souvent qu’il sera difficile de trouver des preuves.  Des gens ont été décapités tellement souvent qu’on oublie qu’ils sont morts.  Les USA sont si souvent écoeurants qu’on entre chez McDonald en criant un Big Brother double avec fromage.  Le berceau de l’humanité est tellement secoué que le poupon pleure jour et nuit.  On bouffe bouffe bouffe de la nouvelle qu’on passe au scan de validation:  nouvelle à retenir… pour la linker! … évidemment on n’a pas le temps d’y réfléchir car il y en a trop.  Donc allez hop scan scan nouvelle!  Nous devenons des pacmans de la nouvelle et quand le week-end arrive, assis au bar avec un martini à la main on peut tout déballer en vrac.  Paf voilà la semaine!

https://www.youtube.com/watch?v=6oGDSUfMVL4

– Dis-donc tu l’as lu quand le dernier mensonge à propos du vol mh17?

– Eh bien euh c’était après le crash déjà… et tout juste avant mon quatrième martini!  Je ne quitte jamais mon téléphone intelligent des yeux.  Il est mon cerveau de rechange pour quand le mien atteint un taux d’alcolémie trop élevé.  La devise:  « Save informations » mon grand ! si tu ne veux pas demeurer ignorant! … je les lirai hic quand je serai sobre.

– C’est quand même incroyable toute cette désinformation à propos de cet avion!

– Tu dis… y a pas de photo!  A moins que j’en trouve une sur internet … oh ahahahah.  Un jeu d’enfant avec le IPhone et en passant je photographie ta tronche que j’envoie sur Facebook.

– Tu savais qu’il manque les 2 enjoliveurs de ta voiture garée juste devant la porte?

– T’es sûr?

– Bah en vision 2D oui, mais je n’ai pas fait le tour…

– Aye t’es con toi…  tu penses que je n’ai que ça à faire surveiller mes enjoliveurs pendant que la planète explose dans mon téléphone et que le serveur attend pour mon cinquième martini?  Va donc rejoindre les lambdas qui sont pendus au mainstream et subissent l’oligarchie (oh bon sang vite la salle de bain)!

On nous accuse d’être les partisans de la théorie du complot.  A vos marques, prêts, partez!  Je veux bien que l’opinion publique m’accuse d’être pointilleuse, récalcitrante, ignorante mais partisanne de la théorie du complot:  non MONSIEUR.  Je veux bien pouvoir m’estropier librement les neurones.  Et la réalité c’est qu’à gauche comme à droite, c’est un énorme foutoir, que pour dénoncer il faut souvent adhérer à la contrepartie qui elle-même est à se constituer une légitimité dont elle abusera avec la même ambition de tirer profit des girouettes qui lui ont porté allégence.  Tant que l’on brasse des vérités et des mensonges, on n’obtient que des mots mélangés comme au scrabble et peu sont enclins à terminer la partie.

 

Depuis quelques semaines, des lambdas passés du côté de l’illumination que leur proposent les médias sociaux réclament désormais le nouvel ordre mondial…  alors qu’il y a à peine quelques mois les médias sociaux se faisaient les dents sur ce nouvel ordre mondial…  Courant social… poussé par le vent d’engeance…  Ohé du bateau on rentre au port, la queue entre les fesses!  Témérité plombée à la pensée de la vague célérate capable d’envoyer par le fond le désordre et le donner en pâture aux requins?  On craignait de devoir grafigner à plat ventre vers la rive?  Ce n’est pas très chic à l’oeil cette fuite vers la rive ordonnée…  La conscience s’est échouée quelque part entre le danger et l’habitude de sauter à l’eau lorsque tout le monde saute à l’eau.

08

 

Présentement on fout la connaissance et la conscience dans une marmitte à idéologies, à feu intensif, de laquelle on retire le couvercle pour mieux exposer le contenu.  Aucune distillation: un débordement constant de contenu bouillonnant.   Au lieu de mijoter, le contenu se vide à vive allure et se répend en pure perte tant et si bien qu’on perd l’envie d’y goûter.  Un énorme gâchis pour qui nourrissait cet espoir et devra plutôt se rabattre sur les éternelles préparations vendues, étiquetées, pesées, comportant des ingrédients suspects, inutiles pour qui les consomme mais utiles à qui profite du fait qu’elles soient ingérées:  l’info ficelée mainstream livrée hachée, épicée, réétiquetée et figurant à la carte de certains médias sociaux qui lui concoctent en accompagnement une piquette qui tournée en vinaigre.

 

Que dire des médias sociaux qui pour un oui, pour un nom, affublent les titres de mots innoportuns simplement parce qu’ils attireront l’attention?  Nous avons appris à être des fumistes?  Certains optent ouvertement pour le même sensationnalisme que ces magazines vendus en kiosque:  Hervé Gourdel ou quand la France néglige de baliser ses sentiers montagneux.  Il leur faut l’aide d’un élément capable de frapper les esprits et d’attirer  l’attention..  et le dieu Google se chargera du reste.

 

Je n’en peux plus des titres qui se terminent par:  ce que les médias mainstream ne vous diront pas…  Pourquoi croit-on que les gens consultent les médias sociaux?  On a envie de jouer au professeur  » je-sais-tout  » et on a le culot de prendre les lecteurs pour des nuls?  Petit prétentieux pousseur de plume!

 

On dirait une secte!

Oyé oyé les lambdas… Tous à vos portables!  On se cramponne!

09

Ce que je vois de cette récente recette de purée qui sort de l’ensemble des médias (sociaux et conventionnels), c’est le phénomène d’engouement qu’ils ont appris à provoquer en sombrant sciemment dans le sensationnalisme et qui prend trop souvent sa seule mesure à partir du nombre de visiteurs que leur stratégie attire.  La ligne mince qui sépare l’information de l’idéologie, de l’endoctrinement et de la propagande devrait suffire à convaincre les médias sociaux de ne participer à aucune de ces dérives afin qu’ils demeurent une porte ouverte sur les événements, sur les enjeux, sur l’histoire et puissent favoriser la réflexion, en n’affublant pas automatiquement le lecteur de la même étiquette et du même sceau de conformité que la société lui appose dans toutes les sphères de sa vie où il tient trop souvent le rôle de témoin passif et de victime.

 

Il n’y a pas que le refus des conventions et le déni des pensées globales qui mènent au non-conformise souhaitable pour tous.  En faire un must pour plaire à la tendance du jour est vain dans la mesure où le refus et le déni deviennent stéréotypés.   On peut donc être d’un conformisme ennuyant en tirant à gauche comme à droite.  Il faut au non-conformisme sa dose de liberté.

 

Le danger qui existe bel et bien présentement est celui de basculer naturellement dans l’idéologie qui finira par prendre forme et révéler son identité.  Au stade ou elle libère cette identité, il est généralement trop tard pour que libre-arbite suffise à permettre de faire marche arrière, car il n’y a rien de plus puissant que la dualité de l’être qui héberge la victime et son bourreau.

 

Médias laissez penser librement.  Au lieu de cultiver le navrant défi de contrôler, donnez du lest à qui souhaite avant tout s’informer sans lui imposer le think tank à coups de cravaches mainstream-lambda-oligarchie.  On ne vous en demande pas tant.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Think_tank

 

Elyan

CentPapiers

Pas Charlie, mais un peu Chaplin…

Caricature: Gaëtan Pelletier

****

«Il y a un mouvement djihadiste international qui a déclaré la guerre contre n’importe quelle personne qui est différente d’eux. La réalité pendant les années à venir est que nous devons faire face à cela. C’est la raison pour laquelle nous sommes avec nos alliés en Irak.»

- Le premier ministre canadien Stephen Harper, s’exprimant au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo.

Tout le monde, il est Charlie…

Tout le monde est devenu « Charlie », pour la liberté d’expression. À en croire les médias, Obama – et sans doute Bush – connaissent Charlie-Hebdo et l’apprécient. Tout le net est « charliesé » par un « post-it » ou papillon adhésif ( en français). C’est un tsunami de « liberté d’expression ». Mais qui donc connait vraiment l’histoire de la revue, de son contenu, de son humour non pas simplement sarcastique ou caustique, mais vulgaire à souhait?  Et qui sait ce qu’est la liberté d’expression?

Liberté d’expression?  

Dans le bel exutoire des médias dits sociaux, la liberté d’expression existe. Les « trolls » en raffolent… C’est comme si une entreprise privée et payante vous avait offert un sceau pour gerber votre mécontentement. Mais le contenu du sceau se perd dans le cyberespace… Nous avons donc droit à une liberté d’expression dans laquelle nous nous caricaturons nous-mêmes sans le savoir. Facebook et Twitter: vous gerbez en « clics ». So easy!

Horrible! Barbare! Infâmes! Pour le reste, vous pouvez consulter le dictionnaire des synonymes de l’Université de Caen….  Et ainsi être au moins quasi original dans vos propos. Voilà la naissance des révolutionnaires par le copier-coller!

La récupération des chefs d’États 

Quand on tue pour tuer, surtout en criant « Allah Akbar » ou Allahou Akbar », vous avez votre sceau « terroriste ». Même chez les loups solitaires…  Alors, on vous annoncera que le terrorisme est vraiment dangereux pour les civilisations occidentales et l’on augmentera les effectifs de combattants – format état-policier- pour « lutter » contre le terrorisme.  Mais qui pourrait servir en cas de « conflit intérieur », « État VS citoyens ». C’est selon … la main invisible.

Ce pauvre chef d’État a également sa liberté d’expression et sa vision dite « éclairée » de par les agences de renseignements et conseillers. Et la télévision… Et un appareillage sophistiqué qui n’est guère plus clair que le clic d’une souris quand on connaît le pouvoir sournois et souterrain du monde de la finance. Les pantins s’égosillent. Les coqs chantent le matin et les politiciens le soir…

De sorte que les politiciens sont devenus le Facebook des financiers…

Qui donc finance le terrorisme? 

Ce sont les armes abandonnées ou prises en Syrie ou fournies par des « hommes d’affaires ». La Syrie, ça peut aller. Mais bon, quand on hérite d’une tranche de pain, elle finit par être bouffée. Il faut bien qu’une boulangerie soit derrière les « fournitures » du terrorisme organisé. Terrorisme organisé qui ignore parfois que certains disjonctés ont adhéré à leur cause.

Les flatteurs des puissants 

Mais l’eau sale de la servitude n’arrose jamais que le fumier qui la reçoit; et, bien souvent, le paysage s’éclaire à la lumière de la bassesse, bien souvent la lucidité s’éveille dans la suffocation des consciences, tellement l’infamie est aussi une sentinelle en alerte. C’est dans la pestilence de son abaissement que le Vieux Continent a commencé d’observer ses chaînes et ses garrots. On se demande maintenant pourquoi le bâillonneur est devenu si puissant, alors que le prisonnier à ligoter demeure tellement faible et misérable qu’il ne mérite pas, semble-t-il, des barreaux de cette taille. On commence de s’apercevoir que l’Europe est tombée dans les mains du plus puissant empire que le monde ait jamais vu régner. Manuel de Diéguez , philosophe

De Diéguez  ne cesse de se lamenter sur la vassalité de l’Europe. Et il vise les États-Unis. Mais qui donc écoute les philosophes? Nous ne sommes plus au temps de Camus et de Sartre, mais au temps du nazisme rose mondialisé et des « machines intelligentes ».

Alors?

Alors, cette chère liberté d’expression est bien au chaud et en surchauffe! Élégante, à bout de doigts, guère dérangeante… Et pas trop éreintante.  Le fourmillement mondialiste – ou l’art de s’enrichir en vous faisant croire que l’on ouvre une porte pour laisser sortir « quelque chose » qui ne laisse pas entrer « quelque chose » – est probablement le terrorisme le plus cruel ayant été inventé: celui d’ouvrir les frontières aux barbares affairistes. Considérés comme nécessaires aux développements économiques et à la perception du bonheur. Encore une idée tressée par les états serviles depuis des décennies, mais découverte en 2008.

Nous voilà devant des Hitler virtuels.  Un  ou des ennemis invisibles. Aussi invisibles que le F-35. Chaplin  peut bien faire voler son globe terrestre, comme un ballon, se moquant de la dictature à venir ou présente en 39.

Nous, nous sommes abonnés aux papillons adhésifs. Scotchés aux murs. Nous sommes sous le règne de l’austérité.

Si la guerre 14-18 a refait la carte du monde pour le mieux, la guerre « États VS citoyens », elle, efface les frontières en arrachant toutes les terres… Mais on se garde le droit d’en faire le tracé. Les guerres  défibrent  – comme toujours – les cultures  pour les aplanir. Mono.

Et quand viendra , en 2016, le « changement » de régime états-unien, on verra la poursuite de l’achat du plus imbécile pantin poursuivre sa caricature du monde. Car le « monde » est un ensemble d’humains, pas un nombre.

L’U.S.A est le plus grand caricaturiste du monde: il fait de chacun de ses citoyens des êtres serviles mais croyants, et du reste de la planète un revenu potentiel à venir…

Bref, nous sommes caricaturés par des êtres vulgaires, sans cultures, sans partages, barbares faussement délicats et qui parlent à voix basse pendant que hurlent les armes et la culture des armes.

Ne vous demandez pas qui finance le terrorisme. Demandez-vous qui un jour aura le courage et les connaissances pour ne pas faire de l’humain un esclave éternel dans un monde fini. Et qui un jour cessera de faire de nous des caricatures souffrantes…

Gaëtan Pelletier

Janvier 2015

Marcher sur ses bas

« La vie échappe aux formules et aux systèmes que notre raison s’efforce de lui imposer ; elle s’avère trop complexe, trop pleine de potentialités infinies pour se laisser tyranniser par l’intellect arbitraire de l’homme… Toute la difficulté vient de ce qu’à la base de notre vie et de notre existence, il y a quelque chose que l’intellect ne pourra jamais soumettre à son contrôle : l’Absolu, l’infini.

Sri Aurobindo

Technique : Le concept BVSport est une chaussette de contention agissant de manière spécifique : la pression exercée est faible au niveau du pied et de la cheville et maximales et adaptées sur le mollet (breveté® et validé scientifiquement).

Par son effet « compression » sur le mollet, la chaussette procure une sensation de bien être rapide et durable, et est le complément indispensable des autres techniques de récupération en prolongeant leurs effets bénéfiques. Bas sport

Nous sommes dans une bataille entre singes et humains, entre humains et inhumains. Nous sommes une incarnation sous forme animale d’un dieu bien caché en nous, que nous cherchons ailleurs. C’est là la guerre de toutes les guerres. Et l’inutilité du conflit… Car c’est à la base, notre conflit intérieur. Mais en fin de compte, tous les conflits intérieurs mènent au résultat des conflits actuels.

Sri Aurobindo avait compris qu’il règne en nous un dieu et une bête. Et, parfois, un mélange assez étonnant des deux, puisque la bête a le pouvoir d’aller puiser dans la force divine pour diaboliser son être.

C’est comme ça…

Et ça l’est encore davantage, puisque le 20e siècle fut le siècle des armes extrêmes, autant celles de l’esprit que des machines de guerres créées pour anéantir les races, les différences, toujours au profit du profit. L’Homme est une brute « sombre et primitive ».

Nous voilà dans le primitivisme exacerbé. Le culte de la bête armée de ses neurones n’a jamais autant écrabouillé les âmes. Au point où nous en sommes, l’Histoire de l’humanité pourrait être représentée par un escabeau qui aurait atteint le sommet dans son « art » de tripatouiller, de violer, de déchirer, à grands crocs sophistiqués, les masses humaines.

C’est l’histoire du gars qui a créé la « pelouse parfaite » devant sa demeure. En tuant tout ce qui était différent de la pelouse.

Il faut des milliers de litres pour soustraire une once d’or.  Mais il faut également des milliers de litres de sang humain pour aller chercher l’or là où il est. Mais là ou il est, sont ceux qui vivent de l’eau, et non de l’or. De sorte que nous voilà tous fondus dans la marmite du mondialisme, cette créature boursoufflée d’orgueil. Comme des grosse joues d’enfants…

Le « singe appliqué » est au bord du gouffre. Mais le « singe appliqué » persiste et signe sont chant.

L’énigme de la vie ne sera jamais résolue. La « raison » de l’existence non plus, puisqu’en partant, nous cultivons la bête qui règne sur les simples et les âmes laineuses dont on tire la tonte et la tonte et la tonte.

J’aime bien le mot anglais : « limitless ». Sans limites… Aucune. Sinon que la soulerie des meneurs de claques et de clappements dans grandes assemblées.

L’animalité humaine est indubitablement ancrée en chacun de nous. Jadis nous nous en remettions – et encore nous le faisons  – aux « mains de Dieu ». Voilà que nous nous laissons notre vie aux mains de tueurs psychopathes enivrés, naïfs, épluchant la Terre comme une pomme avec… les outils de nos mains, notre argent, nos sueurs et notre sang que nous répandons avec « honneur ». Avec « honneur ».

Patriot Act.

Toutes les formes de sciences du 20e siècle nous ont menés  – non pas à l’éclaircissement, mais à une confusion plus grande.

On a inventé le mensonge virtuel de par l’argent virtuel par un gros tapis de formules des économistes.

La richesse illusoire, et la misère sous le tapis, car  tout est sous tapis. C’est le grand règne des hypocrites. Marchants du Temple rond… La Terre. La plus belle église du « monde ».

Nous souffrons tous – du moins pour la plupart – d’une cataracte de l’existence. Les enfants voient des moutons dans les nuages. Les adultes élisent des chiens déguisés en moutons comme dans les bandes dessinées.

Clément Adler nommerait cela «  un complexe d’infériorité psychosocial ». Chaque vote fait de nous un sculpteur d’une statue d’or… Une putain qui couche avec des brasseurs d’or…

La planète est un lupanar investi…

Vendons nos corps.

La sortie

On cultive la boue, on fomente des coups, et cela à tous les étages de la vie.

La vie ressemble à un bas tricoté en cinq  fibres différentes :

45 % polyester, 23 % laine, 22 % acrylique, 6 % coton et 4 % spandex.

La course vers la sortie, c’est le pourcentage de la « fibre investie » qui fait le confort.

Présentement, nous sommes en face d’une paire de bas « État ». Le citoyen étant un peu « spandex » et n’occupant que 4% du pouvoir.

Le réel pouvoir est le polyester, représenté par le tricot mondialiste des banksters et des hommes d’affaires.

23% de laine : le minimum de moutons complètement rasés.

L’acrylique c’est le synthétisme des dirigeants.

En vérité, en vérité, je vous le dis, nous marchons sur nos bas croyant courir avec des souliers.

Il faudra plus que des économistes pour trouver la formule qui nous permettra de trouver un peu de bonheur ici-bas.

Le monde reviendra sain le jour où chacun se mettra au tricot plutôt que de se laisser manger la laine sur le dos par des machines  à tondre et à nous tricoter un monde insoutenable.

P.S. : Personnellement, la seule chose qui m’attire dans l’achat de vêtements, ce sont les bas. On nous a tournés à l’envers : quand les pieds sont au chaud, le cerveau va bien. Je vous invite donc à consulter mon article Bah! .  La simplicité volontaire, c’est le pied… Pas l’apparence.

Quand vous aurez compris, vous ne pleurnicherez pas en enterrant un politicien véreux ou un type de Wall-Street. Non.

L’avenir appartient à ceux qui aimeront les bas. Mais méfions nous des amours trop ardents : il pourrait apparaître un spécialiste des bas, directo from Harvard, qui vous fera une cérémonie d’enterrement de vos bas à des prix exorbitants. Un spécialiste, c’est un idiot de couloir, mais consacré avec sceau (sot) d’État.

Un diplômé.

Gaëtan Pelletier

12 janvier 2012