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La chute de la chaussette noire

chaussette noire

Vous avez deux vaches. Vous équarrissez l’une, vous forcez l’autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l’ouvrier qui s’en occupait en l’accusant d’avoir laissé la vache mourir d’épuisement. Notion politique, Wikipedia, humour

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La bataille de Modagiscio  et le décompte américain.

La semaine « économique » au Canada ressemble au film La chute du faucon noir.   Là où on a fait appel à la crème des soldats de l’armée américaine – la plus puissante au monde – dans une bataille dans laquelle moururent  19 soldats américains, mais un nombre défini « d’étrangers » par l’armée américaine de 150 morts dont le tiers étaient de non-combattants. En fait, on  estime à au moins 800 les « pertes » somaliennes.

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En économie, au Canada, tout  chute, sauf les faucons. Le dollar canadien déprime: le voilà à 69 cents U.S. Et ce cher baril de pétrole produit en Alberta rapporte 30$  le baril mais il en coûte 60$ pour le produire. La manne noire aura duré ce que durent les roses…  On ne compte pas les pertes en eau potable… Les sables bitumineux, c’est sacré. Le père du présent Premier ministre  Justin Trudeau -Pierre Elliot Trudeau -, avait toutefois refusé la production des sables bitumineux parce qu’à l’époque ( début des années 70) il coûtait plus cher à produire. Mais quand le baril dépassa les 100$, au diable l’eau, les amérindiens, le poisson et l’environnement: il suffira de taxer  les fumeurs de charbon  et les autos qui trichent.

La parade des boules de cristal  

Canada: 18h30, 2016-2017-2018-2019- 2000 vains

Pendant 5 jours, à une heure précise ( bulletin économique de 18h30), sont passés les meilleurs économistes du Canada. Vous savez, ceux qui portent des chaussettes noires que l’on voit pointer de temps en temps au bout du pli du pantalon parfait. Eh! ben, ils sont parfaits du pantalon et ils parlent comme des gros  livres à bordures dorées. En résumé, ils vous expliquent  la technique du gonflement du ballon et du dégonflement du ballon. Puis, pour terminer, ils disent qu’ils ne savent pas ce qui va se passer… À quoi donc sert d’aller se faire « savanter »  et s’estampiller à Harvard,  et parler comme le renard de l’affable Lafontaine qui voulait le fromage du corbeau et la terre et les bâtiments et ce qu’il y sur tous les sols et sous-sols des pays?

« Faut-il s’inquiéter?, demande l’animateur à  chaque paradé du jour « .

« Bof ».

Mister Bof

La plus étonnante analyse fut celle d’un dénommé « Bof », qui fit remarquer que la crise de 1982 avait duré 18 ans. Bref, Mr Bof!, jusqu’à l’an 2000… J’en ai donc conclu que de l’an 2000 à l’an 2007, on a préparé celle de 2008. Ça leur a pris 7 ans. RE-Bref: la situation s’est améliorée… Il faut maintenant de moins en moins de temps aux prédateurs pour fabriquer une crise.

Mais pour résumer le plus étonnant est que les économistes bourse-souflés  s’adressaient  aux investisseurs. Eh! oui, aux investisseurs.  Car, il y a de bonnes occasions à voir la bourse se courber et se tortiller comme une scoliose. Mais bon! On croit encore à la « reprise économique » comme s’il y avait une autre terre quelque part pour nous sauver… Et on s’en fout des investisseurs! On veut savoir ce qui arrivera à la classe moyenne, aux pauvres, aux institutions déplumées par l’austérité chaque jour.

Voilà! Après 5 chaussettes noires,  on a toujours froid aux pieds. Leur capacité à « prédire » l’avenir semble suivre la courbe de la chute des indicateurs économiques de la couleur rouge qui nous jaunit  des yeux comme  ceux d’un   Harfang des neiges.

HarfangNeiges081216GillesGauthier

Alors, ils nous sortiront, après le grabuge, la formule célèbre de 2008:  » La tempête parfaite ». Pas besoin de chausser du Harvard pour voir le tourbillon ténébreux qui vrille en avalant tout sur son passage.

Mais à quoi donc servent les économistes qui fouillent les entrailles de la bourse pour prédire le futur?

À rien… Sans doute le même rôle qu’occupaient les prêtres du 18e siècle qui tentaient de faire sortir Satan d’un enfant en train de mourir d’une crise d’appendicite.

Alors, pendant que râle du cerveau le bas noir analyste, le lièvre des affaires a le temps d’avaler une multitude de compagnies, de robotiser les entreprises, les délocaliser et enfouir son butin dans des paradis fiscaux. Ce qui fait que l’État doit maintenant « pourboirer » les employeurs qui embauchent… On annonçait que la robotisation allait faire disparaître 3 millions d’emplois d’ici 2025. On vient de rectifier le tir: 5 millions d’ici 2020. En France seulement…

Un peu de sérieux…

Le monde actuel de « l’économie », c’est un peu comme ce fait divers qui s’est passé en Australie: IVRE, CE COCHON VOLE 18 BIÈRES PUIS SE BAT AVEC UNE VACHE.   Les investisseurs sont saouls, et volent aux petits campeurs et coureurs d’ emplois que nous sommes devenus tout ce que l’on peut voler.   Donnez de la monnaie-bière à un investisseur et il viendra battre vos vaches pour les acheter par la suite à bas prix prétextant qu’ils sont amochées.

Et on a le petit bas noir de 18h30 qui vous explique comment gérer votre troupeau, où est passé le troupeau, et que les vaches grasses finissent toujours par revenir.

Gaëtan Pelletier, employé de bourreau

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Harfangs des neiges, Crédit photo, Gilles Gauthier

La mort était morte de rire (Attentats Paris 2015)

Publié par Marie-José Sibille

                                                  La mort était morte de rire

                                                       Attentats Paris 2015

En empathie avec toutes les familles de toutes les victimes du terrorisme, de la guerre, des  criminels climatiques, à Paris, en Russie, au Liban, et partout sur la Terre.

Il y a des personnes qui coupent les vers de terre en plusieurs morceaux. Je les ai vus ces garçons plus si jeunes, rire aux éclats en regardant se tortiller les bouts de vie sur le bitume.
J’en ai vu d’autres, des hommes déjà, essayant de démembrer un crabe vivant sur la plage, toujours riant, riant, jusqu’à ce que je leur fonce dessus pour leur demander d’arrêter. Et là, les yeux baissés comme des enfants pris en faute. Sûrement vite oublié. J’aurai sauvé un crabe.
Les crabes, mon grand-père les plongeait vivants dans une grande bassine d’eau bouillante, je revoie l’image comme si c’était hier. Il me disait que ça ne les faisait pas souffrir. Parce qu’il ne sentait pas leur souffrance.
Et il y a ce paysan débonnaire que je croise la semaine dernière dans le champ à côté de chez moi, armé d’un fusil à double canon pointé vers le bas. Je m’arrête pour lui dire que je ne veux pas le voir chez moi, en gardant un ton mesuré car nous vivons dans un village de chasseurs, et tout se négocie, même l’insupportable. Il me dit en riant lui aussi : « Ne vous inquiétez pas je ne suis pas chasseur, je guette juste les taupes et quand elles pointent leur nez, je leur tire dessus, elles bousillent ma prairie ». Ah bon? Tout va bien alors, ce ne sont que des taupes. Elles ne méritent pas le terme de chasseur. Alors lequel ? Nettoyeur ?
Avez-vous déjà tenu une taupe dans vos mains ? J’ai eu cette chance quand j’étais petite. Egarée hors de son trou – un produit chimique ? – mon père me l’avait mise dans les mains avant de la reposer sur sa terre. Un univers de douceur absolue, une innocence totale, aveugle, devant faire face à la violence, tout aussi aveugle. Et les petites pattes.
La peau de taupe est telle que les dames riches d’une autre époque s’en faisaient coudre des manteaux. Huit cent peaux de taupes pour un manteau. Je fais demi-tour cinq minutes plus tard pour demander au nettoyeur de les prendre vivantes, je les mettrai chez moi. Il a disparu. Je pense que je lui ai fait peur. Je peux avoir cette violence-là.
En ce lundi de deuil national, j’achète le Sud-ouest: les victimes locales prennent un visage, des créateurs, une mère adoptante, je suis émue, l’empathie est facile quand on se voit dans le miroir. Je prends une seconde le jeune terroriste recherché pour une des victimes, je ne regarde pas assez les infos.
Dans la même maison de la presse, toute une vitrine est réservée aux journaux des chasseurs. C’est la pleine saison. La couverture de l’un d’entre eux me sidère. Un sanglier mort ensanglanté, des chiens en train de rire, un homme la bave aux lèvres, non, excusez-moi, c’est le contraire. Ne foncez pas sur les commentaires pour insulter mes amalgames supposés. Je fais juste le constat que les mêmes zones sensibles résonnent en moi. Peut-être parce que les mêmes zones agressives sont éveillées chez ces hommes ?
Le soir, au journal télévisé que nous regardons pour l’occasion, de jeunes terroristes à l’air très « boy next door », s’amusent en menaçant les passants. « La guerre comme un jeu », dit la commentatrice. « Je me sens un peu moins vivante » dit une toute petite fille sur France Inter, quand sa maîtresse lui demande ce qu’elle ressent. La mort ricane derrière son épaule.
Ma part de sociopathie à moi ? Ce sont les mouches.
Je les tue. Sans rire, mais je les tue. Sans rire, mais parfois avec une seconde de jouissance, quand l’une d’entre elles m’a particulièrement ennuyée.
Les mouches sont trop nombreuses. Multipliées et portées par le réchauffement climatique, elles envahissent mon territoire. Elles sont différentes, et donc pour moi elles se ressemblent toutes. Pourquoi ne pas les massacrer alors? Ce ne sont pas des individus. Elles ont un pouvoir de reproduction mille fois supérieur au mien. Et en plus, elles m’ont agressées les premières. Je ne fais que me défendre de leurs frappes continues. J’ai enfin trouvé mon combat.
Car bientôt sur Terre, si je ne fais rien, les mouches prendront le pouvoir.

La mort était morte de rire (Attentats Paris 2015)

Mein camp

 

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Krishnamurti parlait en disant  « nous », puisque nous sommes tous liés. L’ego aime bien oublier que TOUT ce qu’il est a été construit à partir des autres. Alors tous les JE  ont été pondus par des je qui ne sont en fait qu’un NOUS en train de se défigurer à coups d’armes et de larmes. Et Jacquard aussi…  

(gp,  guerrier raplapla.) 

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Je suis en guerre et je djihade athée. Petit guerrier de la froidure des déshumains ancrés dans leur folie vandale, je suis en guerre contre le carnage du NOUS  en ces temps des JE que l’on construit en pièces détachées pour régner.

Je suis en guerre contre les conglomérats mondialistes qui délocalisent au gré des profits. Pour leurs biens et  ceux des actionnaires,  ces escroqués  croyant pouvoir aspirer à cette   bourgeoisie qui ne sert que d’investisseurs intermédiaires.

Je suis en guerre contre l’État et ses politiques judaïstes , ses austérités glacières  pendant que ça chauffe dans l’éther des échanges commerciaux et que l’État, ce minus fourgon blindé, chantant comme un coq l’existence du P.I.B, a perdu sa guerre contre une mafia internationale qui s’est invisibilisée avec dans des ailleurs qui ne sont jamais ici: on se déplace de pères en fisc… Que l’humain aille se faire suer ailleurs dans sa voiture, cette nouvelle négrière lustrée  des temps « modernes ». » Ma voiture est plus grosse que la tienne »,

Je suis en guerre contre le système financier dématérialisé. Mois qui croyait pouvoir vendre  30 poules pour un cochonnet,  on me donne une monnaie de singe enfermée dans une institution bancaire faussaire. J’ai nourri le lapin et il a bouffé le chapeau que j’avais sur la tête. Le sale-Haut!

Je suis en guerre contre YES WE CAN et autres les slogans clichés dont nous sommes arrosés chaque jour, les formules « vertes » et la méthode de lutte contre les GES, et les petits soldats pompeux esclaves eux-mêmes de leurs prétentions de pouvoir.

Je suis en guerre contre mon employeur qui braque son bâton d’austérité et qui m’offre 3% d’augmentation de salaire pour cinq ans, dépossédés que nous sommes par les spéculateurs et délocalisaterreur  dans un système où on ne voit pas le tunnel au bout de leur prétendue lumière.

Je suis en guerre contre  la faim parce qu’on avait promis de l’éradiquer. Car, même nous, les « privilégiés,  » parvenons à peine à éradiquer la nôtre. Et les migrants qui bientôt arriveront  penseront qu’ils se retrouveront dans le feuilleton sur écran plat du rêve américain.

Je suis en guerre contre les armes, car elles ne pourront jamais être transformées en chaudrons, en cuillères, et même si elles l’étaient il n’y aurait rien à mettre dedans pour bouffer. Il est maintenant plus payant de tuer que de faire vivre.

Je suis en guerre contre les voitures qui réclament de l’asphalte  pour brouter des kilomètres d’herbe d’arbres,  et qui passent leur temps à se parader sans pancartes.Ils avalent des jardins et des terres arables à la vitesse de la lumière de leurs phares. Et 100 fois par jour, les 4X4 se promènent dans les espaces montagneux alors qu’en vérité ils se retrouvent dans des bouchons de circulations telles des blattes métalliques. On avait des punaises de lit… On a maintenant des blattes intelligentes qui conduisent à votre place.

Je suis en guerre contre les pratiquants non pratiques: Ils prient des dieux, déforment des textes dits « sacrés », mais ils bousillent tout, au nom de toutes les statues le monde dans lequel nous vivons. Il est étrange qu’un dieu demande à l’homme de détruire ce qu’il a créé, en premier son semblable. 

Je suis en guerre contre Monsanto et ses semblables  dévastateurs .  En guerre contre les assassins d’abeilles. En guerre contre les abatteurs de fleurs, les gratte-ciel remplis de cravatés moulus à la pâte artificielle des bureaucrates crasseux de l’esprit, mais proprets d’habits.  L’habitation fait le moine…

Je suis en guerre contre tout ce qui s’achète. Car tout ce qui s’achète finira dans les états financiers, les banques, mais jamais entre les mains des droits fondamentaux de l’humain: l’eau, la nourriture, l’habitat, les paysages, les couchers de soleil, et le spectacle des baleines dans le Saint-Laurent.

Je suis en guerre contre toutes les formes de fascisme qui fondent et dissoudent  le merveilleux des enfant pour le cimenter en des croyances et foi indécemment matérialiste, pour en faire des  (h)ignorants de l’histoire et de la construction d’un monde meilleur pour en faire des combattants de ce monde du pire auquel ils se sont habitués. Le cerveau est une pâte à modeler et certains sont en train de se faire statufier par leur propre sécheresse.

Et chaque matin, d’où que l’on soit, de n’importe laquelle « croyance », le final et le roulement de tambour est en train de terminer des milliards d’années dites d’évolution. Et chaque matin, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, nous diluons notre profondeur d’âme pour glisser dans des sables mouvants malheureusement fabriqués Made au dans aucun pays et par des No One.

À  force d’être en guerre contre tout ce dont nous avons à lutter, nous allons simplement nous détruire les uns les autres. Et il n’y aura plus d’autre pour faire de chacun un UN.  Et il n’y aura plus d’eau pour « allaiter » ces corps d’eau. On sera à sec et à sable. Déserts de tous les désertés des autres.

Je suis en guerre contre ce suicide planétaire continu à « développement  exponentiel  poison » par des cravatés coiffés à droite ou à gauche fidèles à un dogme  d’assassins génocideurs et décideurs. En guerre contre le faux chômage,  des travailleurs CDD, CDI, etc., l’homme outil des conglomérats mondialistes et leurs valets: les banques et les pays et les  dirigeants fossiles.

C’est la raison pour laquelle je me lève à 7 heures, par les  matins d’hiver frisquets ou crûment   froids , noirs à broyer du sombre pour explorer  ce qui reste vraiment de la Terre. Et je m’enferme dans mon camp au Canada, pour ne plus réfléchir,  en soupirant: « Dire qu’on aurait pu faire tellement avec ce tout petit jardin rond d’une grandeur et d’une beauté inépuisable qui a poussé dans l’Univers ».

Gaëtan Pelletier

La propagande chirurgicale du massacre des bisons

Import export

« La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie. Une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. » A. Huxley

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Bizarrement, les producteurs d’armes, les plus grands, voient revenir les victimes de leur réussite économique (SIC). On se plaindra, on érigera des barbelés, puis on augmentera la production d’armes pour régler le con-flit. 

Il serait sans doute plus payant de fermer les usines d’armement, supposément CRÉATRICES D’EMPLOIS, et ensuite « financer » la réception des migrants.

La misère passée et actuelle, – encore plus flagrante -, repose sur des raisonnements hypocrites, supportés par des assassins qui se donnent bonne conscience.

Au fond, nous sommes tous victimes d’une dictature planétaire sur fond de « réussite sociale » dans les pays dits développés qui développent de plus en plus d’armes sophistiquées ou barbares. Tuer l’autre, c’est se tuer également, puisque nous somme un particules éphémères d’un Tout.

 

Nous sommes ces bisons soumis à une machine infernale de propagande chirurgicale quotidienne, noyés dans des nouvelles et les pubs .

Nous sommes les amérindiens planétaire, décultivés, dépossédés dans une « culture » fondue.

L’important, c’est de fondre la beauté  en une insignifiante monoculture.

Il n’existe plus de réels travailleurs, seulement des dépendants aux énormes conglomérats qui sautillent de pays en pays pour la main-d’oeuvre au prix le plus bas possible.

On est menés par des sauterelles qui ont transformé tout avoir en mode virtuel et même les « races », les singularités, les couleurs de ce que la VIE avait créé et continue de crée.

Je ne suis pas Charlie, je suis bison. Et tout le monde est un bison qui coure devant une machine pour ne pas se faire écraser.

Plus on coure vite, plus l’argent s’en va vers la machine.

Gaëtan Pelletier 

 

Échec Heimat

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En 1906, un concierge américain allergique à la poussière, James Murray Spangler, met au point un balai à succion à partir d’un ventilateur, d’une caisse à savon et d’une taie d’oreiller. Cet appareil, beaucoup plus maniable, est breveté en1908.

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C’est le règne de la mission qui est de « changer les autres ». En ce sens le «chef », le « leader » est le plus souvent un dictateur inconscient de sa rigidité. C’est un mort qui se débat. Et vous êtes les cadavres dont il se nourrit en vous figeant dans la « certitude »

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Aujourd’hui, on vous taille un citoyen, on l’entaille comme un érable pour en tirer tout le sirop monétaire à « banquer » quelque part sans égards à la nature humaine.  On a tant sophistiqué les armes – et ce par l’argent des pauvres – que l’on  peut maintenant aspirer toute la poussière d’un pays au point de faire déménager ses habitants vers… nulle part. Ils s’en vont, marchant, sous la pluie, la gadoue et ne rencontrent que des barbelés. TU NE TOUCHES PAS À MON PAYS! Depuis quand avons-nous des « pays »? Depuis qu’on nous les as imposés….

La merde des latrines 

Au final, bien astiqué dans nos rôles et de nos propre survies, on devient tous des tueurs. Le kapo nous va bien.  Ce qui me rappelle une scène du film La liste de Schindler où un enfant « en état de survie » s’immerge dans la merde des latrines du Ghetto de Varsovie. Avec ces barbelés aux frontières, les migrants marchent vers un pays qui n’existe pas ou lui est interdit. Ils se déplacent dans un Ghetto… Une longue ligne linéaire dans un voyage vers nulle part. On a tant emprisonné le citoyen dans sa « tâche », ses dettes, sa télé mielleuse – là où l’on consomme des « nouvelles » en HD, mais dans un format du boiteux  Goebbels, premier champion des aspirateurs à cerveaux. Et plus encore, de l’âme…  N’avez-vous jamais noté qu’il y avait et qu’il existe encore de ces robots qui moulent les humains? La « persifflente » robotique des machines à sous… Là, où l’on rétrécit l’homme à un jeton.

 Le royaume enchanté 

Tel un conte de faits, ou un compte… Il n’y a plus de pays « disponible » puisque l’aspirateur à humains n’a pas de filtres: il prend l’avoir, mais pas le vivant. On peut bien courir le « royaume enchanté », se faufiler le long des frontières, les pays eux-mêmes sont sous une botte délirante.

C’est ainsi que nos sommes tous conviés au beau bain brun pour se sortir de ce trou. En attendant, l’inventeur allergique à l’humanité a créé toutes les armes possibles pour faire de la poussière ce qui est né de la poussière. Le plus tôt possible et au prix le moins élevé.

Échec Heimat 

Heimat

Si je ne m’abuse, Heimat signifie « maison ». L’histoire se déroule entre 1919 et 1982. Dans un tout petit village (fictif) d’Allemagne,Schabbach (imaginaire) du Hunsrück . On y verra des familles simples, loin du phénomène nazi, mais touchées par celui-ci. C’est tout à fait significatif de l’ignorance et de la distance, mais d’un génie inaccoutumé – à la Zola- que l’on voit ces gens simples, sensés, vivre la crise de 1929 et « l’espoir Hitler ». On est davantage intéressés à ce que donnent les vaches et les poules, mais en même temps fascinés par cette nouvelle ère du « crédit » que répète sans cesse grand-mère ( Großmutter), en sourcillant.

 Heimat  n’est pas simplement l’Histoire de l’Allemagne et du nazisme, c’est l’histoire de la simplicité et de la machine à tuer la simplicité et la Vie. En ce sens, nous sommes tous maintenant dans un Ghetto planétaire, là où les gens simples ne comprennent ni n’ont le pouvoir de comprendre la trame des serpents planétaires. Le village est petit, et la planète commence à l’être également.

L’échec de notre ère et toute condensée en ce petit village. L’Histoire des paysans naïfs, mais d’une grande beauté ,  est en quelque sorte éradiquée par la machine énorme du nazisme.

Nous affrontons présentement cette machine « énorme », dépassant nos limites de compréhension,  dans un format planétaire et de plus en plus tordu, prétendument « intelligent », alors que seule la Vie, elle , peut se targuer dans son mystère de dépasser les limites du cerveau.

Notre échec de « libre-échange », de fixation sur le plan monétaire,de vol, de guerres ( « l’armement est une industrie qui fait vivre),  de violation des êtres humains sur le plan du travail,  de la Vie,  est tel, que si la tendance se poursuit, nous serons des OGM qui mourront avant la fin de ce siècle.  De par le poison de nos savoirs, astreints à toutes les formes de « sciences » trafiquées.Et de par notre laxisme concernant la pollution, nous vivrons dans des latrines…

Pour un temps…

L’échec, c’est d’avoir perdu notre seule maison: LA TERRE.

Pourtant, les amérindiens le savaient … La phrase semble éculée, mais que trop consciente :  » L’homme appartient à la Terre ».  Il faudra plus qu’une machine pour aspirer… à autre chose. Surtout le réaliser et vivre en harmonie.   Ce qui est de moins en moins « pensable » de par  la formule: « Si la tendance se maintient ».

En attendant la réussite d’une vie simple, pour l’humain et non la machine,  on se courbe et s’agenouille tous, apeurés devant ces nouveaux dieux du pouvoir et de l’argent.  Puis on se déclare « athée »…

Dire que le rêve martelé est d’être comme « EUX »…

Dans le sens d’une aiguille d’un monstre.

Gaëtan Pelletier

Je suis Paris

Tour Eiffel

JE  SUIS PARIS… Ou quelconque formule du genre. Je suis Charlie pour la liberté d’expression et je serai Paris pour la liberté, tout simplement.

À partir de là, dans  l’infime casier temporel, les diri-gens vont vous donner toutes les explications nécessaire pour comprendre un drame. Toujours à court terme. À long terme, c’est à chacun de chercher et de dénouer le mensonge de la vérité.

JE SUIS PARIS, et je suis conscient que des décennies, voire des siècles ont préparé ce climat de terreur et ce drame pendant que nous dormions un peu…

La responsabilité des États d’aujourd’hui ne date pas d’hier. Heureusement qu’on meurt pour oublier l’Histoire des conquêtes, de l’esclavage, par l’éternelle et persistante pourriture bien vêtue d’une partie de la race humaine à laquelle nous avons donné notre pouvoir ou  été obligés ou convaincus de le faire de par les punitions sanglantes nécessaires.  Le même  « travail » d’enterrer notre humanisme sous une croûte du monde affairistes et guerrier nous a fait prendre conscience qu’il existe une sorte de copulation entre les affaires, la religion, et les diri-gens. Il y a ceux qui font vivre et ceux qui tuent en pensant faire « vivre ».  Nous sommes des condamnés depuis longtemps à cette étrange schizophrénie de l’avoir et de l’être. Mais, heureusement, on nous a facilité la tâche: l’être a disparu. Les valeurs également, les vraies sont passées sous un beau tapis à fleurs de bouches et de discours. Aujourd’hui on peut tuer des gens comme on tuait les bêtes jadis pour se nourrir.

On peut se vanter de « connaître » et d’être informé, comme si « informé » pouvait déjouer les plans ou contrer les plans les enjeux géopolitiques. Nous également avons été « chaleureusement » dématérialisé dans nos contacts sociaux. On nous a alors donné un pouvoir de parole mais pas un pouvoir d’acte. Car l’acte appartient au pouvoir qui a toujours été perçu comme « juge » de ce qui est moral. Et il a le pouvoir de décider, de condamner, de dévier, de contrôler, pour notre … bien.

JE SUIS PARIS deviendra une formule comme une autre. Les hypocrite se feront des larmes avec des gouttes pour lentilles cornéennes: liberté, égalité, fraternité…  Comme si trois mots pouvaient rayer toutes les manœuvres passées de par ces gens autant esclaves que nous de colossaux systèmes qui bouffissent jusqu’à se perdre eux-mêmes dans leur compréhension.

C’est toujours et ce sera toujours l’histoire de ce petit homme qui bâtit et de ce « grand » qui détruit.

JE SUIS L’E.I , car il l n’y a que la folie des grandeurs qui n’est pas la même mais qui est en même temps la même.

Comme dirait Orwell :  » La vérité est dans la somme des mensonges ».

Gaëtan Pelletier

VOS GUERRES, NOS MORTS 

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Julien Salingue

J’ai soutenu en 2013 une thèse de doctorat en Science politique à l’Université Paris 8. Mes recherches, auxquelles un autre blog est consacré (www.juliensalingue.fr), portent sur la question palestinienne. Je suis en outre membre de l’observatoire critique des médias Acrimed

Avis au prochain qui nous expliquera qu’il ne comprend pas pourquoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est votre nouvel allié Assad qui en porte la responsabilité première, en ayant réprimé sauvagement un soulèvement alors pacifique.

Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela permet à certains de faire des affaires.

La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saoudite. La France se félicite de vendre ses machines de guerre aux Émirats arabes unis.

Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aussi ciblée.

Hypocrisie. Lâcheté. Mensonge.

Les chiens sont lâchés. Leurs babines écument.

extrait d’un article de Julien Salinge: 

http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/2015/11/vos-guerres-nos-morts.html

Les révélations d’une patte de table

pates de tables

 

Intuition :Le mot provient du latin intuitio, désignant un regard intérieur, de tueor, regarder.

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 Le cerveau est un ordinateur qui permet de rouler sur une bicyclette à deux roues. Normalement, ça ne tiendrait pas debout… Et, avec un peu d’attention, on n’y fait pas seulement le tour de France, mais le tour de tout. Même un tour de table… 

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Ce matin, en début d’octobre, le temps était doux. J’en profite,  avant l’hiver , pour faire de la bicyclette à chapeau. Pas de casque… Le sport extrême. Mais je ne vais vraiment nulle part. Je tourne en rond dans le village comme un enfant qui cherche des surprises. Les enfants sont curieux : ils regardent et attendent « l’inconnu ». Pour eux, tout est un mystère, pour eux tout est découverte.

Après 40 minutes, je me suis arrêté au marché aux puces. Il y avait dehors une belle table comme on en fait plus, avec une jambe comme il n’en existe plus. Je ne sais combien de temps passaient ces artisans à fabriquer une table. Probablement des semaines, voire un mois. Le temps n’avait pas d’importance. On se concentrait sur la beauté et la création. Car, en fait, je n’en avais jamais vu de semblables. C’était au temps où les tables avaient énormément d’importance dans la vie des gens : on y mangeait, on discutait et certains problèmes s’y réglaient. Ou bien on jouait tout simplement aux cartes.

Aujourd’hui, la table est fabriquée probablement en quelques heures, avec des outils, en chaîne, à l’aide d’ordinateurs, de robotique et de je ne sais quoi. Je sais qu’il faut produire des tables pour les vendeurs de tables. On mitraille les tables sur le marché des tables. Ce n’est plus la table qui sculpte le cerveau dans l’art de faire, c’est le marché qui façonne le cerveau et l’âme du travailleur. Il devient un exécutant d’une machine. Alors, le monde tournant à une vitesse inouïe, le travailleur dans sa petite prison d’horaire est une sorte d’esclave qui a perdu le contrôle de ce qu’il produit. Et, étant donné qu’il ne faut que quelques heures pour fabriquer une table à l’autre bout du monde.

Avant c’était Roger qui livrait sa table à la maison. Avec fierté. On ne le voyait pas arriver, on sentait l’odeur du bois qui entrait avant lui, poliment, pour vous avertir de l’arrivée de la table.

Les gens qui fabriquent les tables ne prennent jamais l’avion. C’est le bateau ou l’avion qui propulse les tables à l’autre bout du monde. Roger a été remplacé par Sam le vendeur. Ce n’est pas l’odeur du bois qui se présente, mais de l’argent. Ou de la dette…

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Même si on parle de « libre-échange », plus personne n’est vraiment libre.  Le meilleur temps de la vie est celui où l’on a le loisir de perdre son temps pour retrouver autre chose que  cette imbrication sournoise dans l’énorme machine constructrice d’une nouvelle créature : « l’apeuré ». Il a peur de tout perdre, il transpire, travaille, et vote pour se libérer.

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En reprenant le chemin en zigzag, j’ai eu la curiosité d’aller fouiner à l’éco-centre. Là où l’on apporte les appareils usés, les bicyclettes rouillées, les télés désuètes, pour être « recyclés ». On ne sait pas où ils s’en vont. Comme nous ne savons pas où nous allons. Les vieux frigos et cuisinières sont amochés, rouillées, éventrées. J’ai eu tout  à coup un flash : lors de la guerre du pacifique 39-45, les avions qui avaient servi dur les îles du Pacifique ne furent pas rapatriés : cela coûtait trop cher. On les a simplement jetées à la mer… Les hommes sont comme les enfants en bas âge : quand on ferme les yeux, les choses ont disparues. La magie de l’enfant.

Ça m’a mené jusqu’aux économistes qui font des prévisions jusqu’en 2050 à savoir si vous aurez assez d’argent pour votre retraite. Avant, les gens prenaient soin des leurs qui mouraient peut-être un peu trop vite, comme on prend soin de fabriquer une table. 2050 c’est dans 35 ans. Ils ne sont même pas assez clairvoyants pour vous faire un portrait du futur, le lendemain de votre petit sommeil. Les Nostradamus à formules savantes ne font pas de bicyclette. Encore faut-il avoir la curiosité  de laisser les pattes de table parler. Et l’humilité… Et une faculté en train de se perdre : l’intuition.

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Il devait être 16h00 quand je suis allé chez C., une amie, pour un livre qu’elle me prêtait. On a parlé de tout autour d’une table. On a parlé des vieux… Il prend soin de son oncle qui a 91 ans. Il est encagé dans une résidence pour personnes âgées. On ne veut pas qu’il meure : c’est immoral. Alors, on le « soigne » aux pilules. Sa qualité de « vie », c’est de ne pas faire pipi dans son pantalon. Un jour, C. est arrivée en plein milieu d’un repas. Certains convives avaient deux assiettes : une de nourriture et une autre de médicaments. En couleurs… Et en quantité. À se demander si le plat principal n’était pas l’entrée et celui des médicaments le plat principal.

Tout ce que ces vieux bouffent s’en iront dans les eaux usées. La table m’a révélé que tout est lié. Quand il fait pipi, tout ce qu’il rejette ne s’arrête pas dans sa culotte. Il remonte sur la table …

La première chose que l’on enseigne est le cycle de la vie. Vous savez?  L’eau s’évapore, se transforme en nuages, puis retombe dans le sol. Et quand c’est de l’asphalte, l’eau panique et se cherche un chemin. Elle sait qu’elle doit entrer dans la terre pour être filtrée. Cela fait partie du cycle de la vie.  Elle visite les maisons, hurle, détruit des autos, des demeures, des vies puis finit par disparaître. Mais elle a eu peur!

Si nos savants économistes prenaient le temps de regarder une patte de table, peut-être pourraient-il y voir quelque chose de plus grand, de plus important, de plus « vivant » à long terme.  Ils voudraient que l’on soit des tables, les petites tables à quatre pattes devant eux pour les servir.

Avant, la Terre était plate : ce devait être une table  sans pattes perdue dans l’espace. Une table qui a été construite en milliards d’années.

Il est étonnant que l’on enseigne à nos enfants à être « vert » dans un monde d’adultes dans lequel le nucléaire et la chimie sont en train de tout détruire. Sans parler du reste… Avant, c’étaient les enfants qui racontaient des mensonges aux parents…

Gaëtan Pelletier

Bipède