Archives de Tag: Élections

Le pape, Président des États-Unis

Tirer un missile de 70,000$ pour aller tuer quelques pauvres gens qui ne gagnent qu’un dollar par jour. Voilà les étasuniens qui se cherchent un nouveau président. Il n’y a rien de nouveau aux États-Unis. C’est le règnes de marchandeurs, violeurs de leur propre peuple. Le scénario ressemble étrangement à celui des années 30 en Allemagne. Tordre l’avoir du citoyen pour s’offrir une armée dont le budget est quasi équivalent à celui de toutes les armées du monde. 738 milliards de dollars. 

Il est difficile de qualifier de « budget » une telle somme. C’est une extorsion de citoyens qui vivent dans le plus énorme nombril de la Terre. Tuer au lieu de nourrir… Une tradition d’un pays qui depuis la dernière guerre mondiale n’a pas fait mieux pour son « économie » que de produire des armes. Vieillottes, elles s’en iront dans les cimetières, dont le plus grand est en Arizona. 
Dans la course présidentielle, on retrouvera un démocrate bien moins rutilant que le toupeté Mister Trompe. Non. Et peu importe qui sera élu car le caractère singulier et forgé de « l’américanisme » est bien plus difficile à défaire qu’on pourrait le croire. Au fil des dernières décennies la masse s’est pratiquement habituée à une propagande sournoise bien mastiqué au point de ne voir rien d’autre que leur ombilic désormais cicatrisé.
Peu importe ce qu’il adviendra de Trump qui chante chaque matin son chant du coq sur tweeter, la « culture » américaine est cicatrisée.
Alors, ne rêvons pas trop. Car même si on plaçait le pape François ( Jorge Mario Bergoglio) à la tête de ce pays il serait condamné à s’incruster dans cette chaufferie matérialiste qui brûle les anges pour en faire du compost de diables.

Gaëtan Pelletier
24 février 2020

Thérèse

Mouffette-4

On a trouvé de l’eau saline sur Mars ou du sel mouillé… Scientifiquement parlant, c’est extraordinaire. Un jour on découvrira un job sur Vénus. Et on paiera 500 millions de dollars pour envoyer un type ou une type travailler pour gagner sa vie. On ne lui donnera pas… Ou aux quelque millions qui tirent le dieu par la queue pour vivre.  Après tout, à Montréal, on se couche à 21 heures pour se lever à 4h3o afin d’éviter le trafic. Avec une douce panoplie de Das Auto, toutes trafiquées. C’est marrant à en pleurer…

Ma grand-mère travaillait l’été, préparait ses confitures, ses carottes, ses navets,  ses concombres et une petite montagne de pommes de terre.  Elle échangeait des pièces de viande avec quelques voisins qui aimaient bien la compagnie des porcs. Et, de temps en temps , papy allait chasser le lièvvre. Ah! J’oubliais: son faux gin, ou boisson bizarre d’alambic qu’elle fabriquait la nuit pour se soustraire aux « lois » en vigueurs à l’époque. Elle est décédée à 86 ans dans son lit. Il n’y avait pas de poulaillers pour les personnes âgées à cette époque. Et la salope fumait la pipe… Sans se soustraire aux lois de l’époque.

Comme disait le train: je m’égare. Ce qu’il a de laid dans cette parade de faux sourires qui ont l’air de s’être déguisés en queues de paons pour vous séduire (bigarrées de la lèvres et du discours sirupeux sirop d’érable et petits drapeaux en entrée) , ces sont les retombées économiques quand ils passent dans votre région qui importent.

***

Les passeurs 

M. Harper est passé. Il en a des cordes à sa  harpe … Il a fait la semence des subventions, est allé manger avec ses imitateurs subalternes sur une table si petite qu’il devait jouer du coude pour ne pas trop se frotter. Il a dû laisser 50$ de pourboire à la serveuse du resto. C’est l’argent que Ginette,   de Saint-Louis-du Ha! Ha! , avait payé pour améliorer son pays. Mais Ginette ne le savait pas. Car elle était la serveuse du resto. Et toute timide…

Puis est passé Thomas Mulcair, chef du NPD. Puis M. Trudeau du PLC… Tous ces gens-là étaient accompagnés d’une flopée de « travailleurs » souriants.  Il n’y a plus qu’un job « souriant »: politicien ou attaché de presse, ou mitrailleurs de messages qui passent dix fois par jour pour vous demander des dons dans votre boîte à mal.  En fait, on a tellement tout donné que les emplois se font rares.

Je n’ai pas de grands yeux pour ces visites téléguidées. Ni de parti, ni de X à leur donner. Mais il y en a qui en donnent. Sinon, ils seraient transformé en statue de sel et bons pour vivre sur Mars.

Thérèse 

Par un beau soir de septembre, j’étais assis sur les marches de la maison, quand j’ai vu la queue de la mouffette. Je l’ai baptisée Thérèse. Thérèse a saccagé tout le terrain en forant des trous sans doute pour s’alimenter de vers de terre. Mais étant donné qu’il n’a pas plut depuis au moins 5 semaines et que le sol est sec comme les sables de l’Arabie Saoudite, Thérèse a massacré tout le terrain.  C’est sec, sec, sec. Les lombrics sont sous la nappe phréatique ou je ne sais où. Mais ils se cherchent de l’eau… Et Thérèse ne pourra aller sur Mars. Ce soir, il y a eu de la pluie. C’est comme une subvention pour elle. Elle va se promener et enfin creuser pour trouver des vers et bouffer.

Mais j’ai beaucoup de respect pour Thérèse: elle ne cherche pas de pétrole. Elle cherche seulement à survivre…  Si je brise le sol, il n’y aura plus de Thérèse. Thérèse n’est pas une auto… Même si elle pue quand on l’écrase avec une Das Voiture…

Gaëtan Pelletier

Le syndrome du robinet

robinet

«Si les finances du gouvernement fédéral sont de retour à l’équilibre aujourd’hui, c’est en partie en raison des surplus de l’assurance-emploi (NDLR : les 57 milliards $)», a déploré Hans Marotte de Mouvement Action-Chômage de Montréal. »  ( ) Le Mouvement Action-Chômage de Montréal abonde dans le même sens. «Le taux de couverture des travailleurs à l’assurance-emploi est passé de 90 % dans les années 1990 à moins de 40 % aujourd’hui», a dit Hans Marotte, porte-parole de l’organisme.(source) 

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1941: création de l’assurance-chômage. Qui fonctionnera bien pendant 50 ans.

1996: Ottawa cesse de contribuer au programme. Il baptisera alors le programme « assurance-emploi ».

« Or, la réforme a permis à Ottawa de dégager d’énormes surplus, à coups de 6, 7, 8 milliards par année. Dans son rapport de 2002, la vérificatrice générale Sheila Fraser a sévèrement frotté les oreilles du ministre des Finances Paul Martin, accusant le gouvernement de frôler l’illégalité dans ce dossier. » ( source)

Cette réforme consistera à demander aux chômeurs plus d’heures de travail : de 700 à 910 heures.  En plus de sabrer dans les revenus en pourcentage du salaire, le montant l’assurance emploi étant étant établi en fonction des salaires hebdomadaires bruts.   Ce qui a écarté de nombreux prestataires qui avaient droit à l’assurance-emploi avant les années 90.

Cette « méthode », et ce sous TOUS LES PARTIS AU POUVOIR a permis d’accumuler des surplus de 57 milliards de $. Ce 57 milliards de $ a été utilisé pour éponger la dette du Canada.

Du « technique » à l’humanisme  

Jusque là, tout est « technique ». En utilisant les milliards engrangés à d’autres fins, on a privé les chômeurs de leurs droits à l’assurance-emploi. Les gouvernements successifs des époques étaient pleinement conscients qu’il s’agissait là d’un « revenu stable » pouvant servir à d’autres fins que de soulager la pauvreté de l’Est du Canada aux prises avec le travail saisonnier, et non le « travailleur saisonnier ». Oui tout est technique, car  En 2008, la Cour suprême a eu l’occasion de se prononcer sur la question, à la suite d’une plainte syndicale qui accusait Ottawa de détournement de fonds. La Cour suprême en a conclu que les gouvernements avaient le droit d’utiliser ces fonds  pour d’autres programmes. Peut-on financer l’achat de F-35  par les cotisations des chômeurs?  Ce doit être encore une question technique. Mais la question humaine reste ingrate et questionnant. Si ces 56 ou 57 milliards de $ avaient été injectés dans l’économie, pour plagier la « parlure » des politiciens, ces fonds auraient pu non pas simplement soulager la misère des chômeurs, mais donner à ceux-ci un pouvoir d’achat  et aider à éteindre un tant soit peu  la crise économique de 2008.

Mais non. Techniquement c’est simple: le gouvernement se retrouve en déficit de 5,2 milliards de $ en 2013. S’il avait conservé les fonds utilisés à d’autres fins, il aurait eu un surplus de plus de 50 milliards de $. Et le voilà se lamentant sur le déficit qu’il a lui même créé. Et les autres partis? Soit on ne sait pas compter, soit ils vont, eux également, prendre le magot  à des fins autres.

L’omertà

Étonnamment, personne n’en parle. C’est l’omertà… On repasse le ruban du déficit… Mais on ne parle pas de la cause. Et tous les partis ou singes de partis ne se prononcent sur le sujet à moins d’un scandale. « Est-ce une taxe camouflée? » dira Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois à Ottawa.

C’est un revenu sciemment camouflé. Un mensonge qui ne dit mot… On ne parle pas de la disparition des « ayant droit » obligés d’aller vers d’autres programmes provinciaux menant à une pauvreté encore plus « extrême ». Mais il y a encore plus grave: on a saboté un régime qui permettait à certains de vivre et non de survivre. Malheureusement, ces « méthodes politiques » sont aujourd’hui répandues dans presque tous les pays industrialisés. Le chômeur est considéré comme un fraudeur du système, pourchassé et harcelé par les fonctionnaires.

Des élections de chiffres 

Ce midi, un  baratineur politico-menteur déblatérait un  discours sur la manière dont le Parti Conservateur allait régler le problème. Il n’a pas dit qu’il l’avait créé… Il se prononçait sur la manière de le régler à l’avenir,t out simplement abaisser les cotisations pour rendre les revenus de ces cotisations sans surplus. Mais cela ne règle pas le sabotage d’un système qui fonctionnait bien et qui était non seulement humain mais juste pour de nombreux travailleurs canadiens.

Les acteurs de cette Histoire:

Michael Wilson , Ministre des finances ( CONSERVATEUR, ou PCC)

Brian Mulroney, Premier Ministre ( PCC)

Jean Chrétien, Premier Ministre, Parti Libéral Canadien ) PLC

Paul Martin, Ministre des Finances, PLC

 Que vous votiez pour un parti ou un autre, chacun a été en quelque sorte violé par le silence des profiteurs et chacun le sera encore.  Chacun a été victime de la « politique ». Chacun se voit maintenant devant des politiciens formatés et robotisés.  Aujourd’hui, un peu avant le 19 octobre, jour d’élection, nous voyons le grand défilé des parlementeurs agenouillés pour un vote. C’est Boris Vian qui a écrit  » J’irai cracher sur vos tombes ». En attendant, on pourra toujours cracher sur les bulletins de votes.  Et pourquoi pas? On a bien craché sur les démunis par un système qui aujourd’hui ne fait que produire de la salive pour nous embobiner. Ils ont eut la chance de créer un peu de richesse, mais ils ont créé plus de pauvreté. Et qui nous dit que ces chiffres « bien balancés » ne créeront pas de surplus nécessaires à d’autres crises?

Mais on ne crachera pas… Même si l’humain est constitué de 70% d’eau, il ne dépensera pas un crachat de peur de sécher debout. Il est aveugle du robinet qu’on lui a vissé dans le cerveau qui fait que la peur a fait de lui un désert…

Et c’est dans ce désert qu’il vit…

Gaëtan Pelletier

1- LA RÉFORME DE L’ASSURANCE-EMPLOI:
LE PREMIER RAPPORT DE CONTRÔLE ET D’ÉVALUATION

http://publications.gc.ca/Collection-R/LoPBdP/BP/bp463-f.htm

2- Le gâchis de l’assurance-emploi

3- Assurance-emploi: Surplus de 3,5 milliards $. 

Élections au Canada: Avant-après

 

 

Avant

 

 

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Après

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PKP: Messie beaucoup! And thank you…

« Ne te demande pas ce que ton paillis peut faire pour toi mais ce que tu peux faire pour ton paillis »

( je les invente toujours… Je me suis shooté aux San-Antonio un peu trop longtemps)

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Je suis apolitique comme celui qui prie dieu de l’aider à se débarrasser de son athéisme. Surtout depuis qu’elle roule à la mondialisation, sorte de carburant corrosif pour les « pays ». Quels pays?

Voilà Monsieur Péladeau qui vient donner une flambée de fièvre aux fibreux séparatistes. Ils transpirent de partout. Même les « ennemis » du Canada qui déjà avaient glissé à M. Harper qu’il fallait faire peur aux québécois du « danger possible d’une prise de pouvoir du Parti Québécois le 7 avril ».

Beaux poissons que nous sommes!

On l’attendait avec des lampions, comme dans les regroupements des années 70 avec des bougies, des chansons, des rêves, et une certaine brume d’illusions.  Et ce matin, ce fut la ruée vers la phrase la plus creuse pour essayer d’éteindre à coups de crachats la candidature de PKP.

On peut bien rire… Sauf que la qualité de M. Péladeau est d’avoir la tête dans les nuages mais les deux pieds sur terre. On est loin du politicien avec ses souffleurs universitaires à formules cernées au tour des yeux et des oreilles. Comme si le peuple était une bande d’oiseaux à nourrir avec une  mangeoire pendue  à un arbre.

Loin, très loin. Dans un monde de ratatouilles réchauffées à « l’usage » politique, M. Péladeau est loin d’être une personnalité terne. À la différence, il a une âme, des convictions, et tranche que trop avec la plupart des politiciens au sens le plus péjoratif possible. De fait, il n’en est pas un. C’est ce qu’était René Lévesque. Pas de langue de bois, ni de boa…

Je ne suis pas séparatiste, mais il reste que M. Péladeau pourrait bien être « l’effet tuyère » pour donner un peu au moteur du Québec la petite poussée dont il a besoin. Pour la « séparation », on verra…  En attendant ( pour ceux qui attendent), ce qu’il faut au Québec c’est de se démarquer du reste du Canada. C’est déjà suffisant pour être « autosuffisant ». C’est de là que part la réelle indépendance et non de paperasse ou d’ententes volatiles.

De fait, ce que le Québec cherchait, il l’a probablement trouvé: un homme efficace, sans opportunisme, un peu rêveur, mais avec les souliers assez bien moulés pour ne pas buter dans son ombre.

Il y a de grandes attentes, je sais. Mais qui donc pourrait faire mieux,  vu sa réussite personnelle. Peut-on penser qu’une véritable transformation peut exister dans un contexte mondialiste pour un « pays » tel que le Québec?

Ce qui compte, en tout, c’est le résultat… Avec les attentes, il est le seul homme à pouvoir jongler avec la formule et l’expectative de toujours rêver à un sauveur comme à un dieu venu « sauver le monde ».

C’est sans doute le seul à pouvoir réunir l’équation  « Messie beaucoup! And thank you…

Gaëtan Pelletier

9 mars 2014

Petites annonces classées: paire de bottes à vandre

Marois Couillard

Vous voulez marcher?

Paire des bottes  à vandre. Je les lèche à bon prix. Usagées. Cuir un  peu séché. Elles ont servi des centaines de fois, mais sont encore en état de fonctionner.

Je les vends parce qu’elles  me fonds  mal o pié . Elles ont été réparées 3 fois.   Je chausse  des huites… Si c’est trop grand pour vous, ne les achetez pas. Si c’est trop petit, grossissez vos pieds.   La semelle est un peu décollée , mais en levant le pied, on marche croche mais au chaud.

Pour pied gauche ou pied droit. À l’envers, elles fonctionnent aussi. L’étalons sont justes à la bonne hauteur. Si vous êtes hauts, sont hauts. Si vous êtes bas, sont bas.

Prix: 75,39$.  Payables en 4 ans. Avec des frais de manutention. Produit Québécois fabriqué aux États-Unis par des travailleurs chinois.

En 20 ans, elles n’ont pas changées. Garantie six mois encore en vigueur.

Cause: achat de mocassins en cuir de peau de ment on.

Elles sont retournables. À l’envers ou à l’endroit, selon votre umeur du jour. Bottes bi-faces. Couleurs: rouge et bleu.

Ce produit est Vintage.

Pour contact.

WWW. libqc.comme

Gaëtan Pelletier

Réélection d’Obama : À la poursuite du « fordisme » perdu

Un seul homme n’incarne pas une réussite ni ne modifie une culture aussi sclérosée et têtue que le rêve américain qui risque de devenir le cauchemar de la planète. L’illusion de retrouver le « pouvoir » américain est impossible dans le contexte actuel. La division de politique interne étant déjà gangrenée, il est chimérique de penser  que le « patient » se remette à courir à la vitesse d’un Ford et de sa réussite du début du 20e siècle. Les facteurs historiques ne sont plus là. Au tournant d’un siècle qui introduisit la machine, Ford eut le coup de génie du « repetatur » : la chaîne de montage.

La Chine a poussé le concept jusqu’à sa limite avec la même méthode que Ford : utiliser et manipuler de la main-d’œuvre désirant sortir de sa misère.

Ce garçon de ferme né deux ans avant la fin de la guerre de Sécession dans un petit bourg du Michigan, Greenfiel Township, aujourd’hui Dearborn, édifia en quelques décennies bien plus qu’un gigantesque réseau industriel. Il révolutionna les techniques de pro­duction, inventa et perfectionna un nouveau type de gestion d’en­treprise et procéda à de multiples manipulations mécaniques qui le menèrent à la création de «l’attelage sans chevaux» qui fit sa gloire : le Modèle T. C’est sous son influence que l’automobile, alors un objet de luxe réservé à une élite nantie, devint accessible à un plus grand nombre. Ses capacités de gestion, de créativité et de direction firent de lui, dix ans après la fondation de la Ford Motor Company, l’un des hommes les plus riches, les plus puissants, les plus célèbres et les plus emblématiques des États-Unis. Entre le président des États-Unis et Henry Ford, bien des Américains choisissaient ce dernier comme l’homme le plus représentatif de leur nation et celui auquel ils s’identifiaient le plus volontiers, car il incarnait le «rêve américain». Plus qu’une célébrité, Ford était devenu un symbole, un mythe, une image vivante de cette Amérique victorieuse, pays des opportunités, à la pointe du progrès technique et de la modernité, cette Amérique en compétition active avec les premières puissances industrielles européennes.

L’invention et la généralisation de la chaîne d’assemblage furent à l’origine du succès de Ford, dont le nom devint vite synonyme de méthodes de production les plus avancées et les plus efficaces au monde. Il avait soutenu avec ferveur l’évolution de l’économie vers un système de production et de consommation de masse fondé sur des prix bas, des salaires élevés et d’importants volumes de production.

Mais le «fordisme» – ainsi nommé – ne se résume certes pas à des techniques de production et de gestion, aussi nouvelles et révolutionnaires qu’elles pussent être, et Ford en avait très clairement conscience. Comme le notait Antonio Gramsci, dès la mise en place de ce système qu’il assimilait au taylorisme et qu’il couplait à la notion d’américanisme, le fordisme entreprit une restructuration globale et complète de la société, encadrant les ouvriers et leurs familles dans tous les domaines de leur vie et influant grandement sur les modes de pensée et les comportements de ces hommes et femmes dont l’existence se résumait à leur tâche journalière.Source

 

Tout mouvement nouveau, que ce soit en art ou en affaires, résulte d’un contexte non seulement interne, mais mondial aux facteurs de plus en plus multiples et complexes.  On ne refera pas un nouveau Ford, ni la révolution musicales des Beatles. C’est en cela que les étasuniens rêvent : refaire. L’emprunt et le copier-coller du modèle ne peut se produire sans un changement radical de la mentalité même étasunienne.

C’est là que le bât blesse : Car c’est une mentalité cultivée, assise sur ses acquis, certaine d’un « rôle de leader mondial », alors qu’elle ne l’est plus.

Sclérosée.

La « noblesse » étasunienne est si sûre d’elle, qu’elle est désormais aveugle et a voté pour le borgne.

De surcroît, elle s’acharne, toute enveloppée dans son image et son déni chronique  qu’elle ameubli d’un décorum hypocrite.

L’effritement de la sculpture du mode de vie

Si les États-Unis ont sculpté le reste de la planète et qu’encore, aujourd’hui, rêvent les pauvres et les affamés d’une « sortie de misère », il faut se rappeler que dans le même temps, ce pays a utilisé son pouvoir pour un nouvel impérialisme économique et sournois. Et qu’il continuera pour assurer son train de vie…

Le rêve américain est d’avoir sorti son pays de la misère des crises successives, mais il a consacré sa réussite à un impérialisme prétentieux et sanguinaire.

La culture « dermatique » étasunienne en a hypnotisé plusieurs.

Comme le chrome des pare-chocs des voitures des années 50.

Au point d’en faire un fascisme inconscient planétaire. Le clinquant a fini par laminer la richesse des cultures des la diversité mondiale.

Monoculture.

La dette étasunienne 

 

Au mois de juin 2012, après un cliché, des « spécialistes » vantèrent la dette américaine alors au tableau qui suit :

Trois économistes de la Banque des règlements internationaux ( située à Bâle, en Suisse, c’est la “banque des banques centrales”. Elle sert de pivot pour les systèmes de transactions internationales et coordonne les relations entre les banques centrales) se sont penchés sur la question de la dette. Et, surtout, sur ses effets réels sur l’économie.

Première conclusion: l’endettement a des effets positifs sur l’économie. Plus encore, l’endettement est une source de croissance et de stabilité. Mais, trop c’est comme pas assez… Les affaires.com

En six mois, la dette passa à 16,000 milliards de dollars.  Les spécialistes et les analystes « journaliers » ont tendance à nous faire un tableau qui ne bouge pas. Comme filmer une rivière arrêtée. C’est ce que nous voyons tous les jours au journal télévisé.

La réalité, elle, bouge.

Un spécialiste arrêté est un imbécile en mouvement…

Des fous et des foules

 

Discours d’Obama

Hitler s’adresse à une foule enthousiaste sur l’Heidenplatz à Vienne après que l’Allemagne a annexé l’Autriche (l’Anschluss). Autriche, 15 mars 1938.

Hitler avait enrichi l’Allemagne, donné une idéologie de nation « parfaite » et, sans doute, les allemands des années 30 ont-ils profité de cette courte ère d’enthousiasme et de réussite sociale.

Non,  Obama n’est pas Hitler. Mais en cousant toutes les malversations camouflées de la politique extérieure des États-Unis, la nouvelle race aryenne n’est pas une couleur de peau ou une race : c’est un mode de vie. Le seul qui soit « bon »…

Les nazis ont procédé à la mort de millions de juifs en quelques années.

Les États-Unis, depuis la dernière guerre (1939-45) ont combien de victimes à leur actif au nom de l’implantation de la démocratie?  Ou de la course aux richesses et aux viols constants des pays?

En quoi donc ce pays est-il « supérieur » et possesseur de vérité en matière de conduite au plan mondial?

Et quel est l’avenir de ce pays, de cette nation agitant des drapeaux, avec sur leurs billets de banque imprimé le « IN GOD WE TRUST »?

Le « fordisme » renouvelé (sic)

La propagande intérieure et extérieure étasunienne, aux coûts de milliards de dollars, a sans doute créé la plus grande chaîne de montage au monde : celle de produire un citoyen hyper-consommateur, envoûté, magnétisé, peu importe le pays. Mais celui-ci servira à une race de gens qui clameront leur réussite personnelle comme modèle.

On exporte…

Le rêve de Ford était de produire des voitures et modifier une certaine mentalité.

Le rêve étasunien, en ce  21e siècle,  est de « produire » une pensée unique, un mode de vie unique, car la richesse telle que perçue comme « roulement »,  encoffre le bonheur  dans des liasses de papier.

Confirmée historiquement comme le modèle à suivre, peu  importe le prix,  en argent ou en vies humaines,  le pays est aujourd’hui aux prises avec un échec inlassablement démenti en vertu d’un souvenir, d’un passé mal compris,  sourd et aveugle au reste du monde.

Dans la mythologie grecque, Écho ne comprenait que la dernière syllabe des mots qu’elle entendait. Incapable d’exprimer son amour à Narcisse.

Et c’est ainsi que sans une réelle capacité d’exprimer son amour, Narcisse s’extasie devant lui-même.

Il se désire lui-même…

Gaëtan Pelletier

8 novembre 2012