Archives de Catégorie: GUERRES

L’enfant luciole

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Le vent ciselait ses dunes, en vagues et en vagues
Au désert du midi avec ses ombres courtes
Le vent n’avait plus d’amis
Ni d’eau, ni de mer
Seul un sable rougi
Sous des pieds endoloris
Un enfant fuyait
Une ombre immense
Trop forte pour lui

Au désert de l’amour
Ne vivait que la guerre
Sur les vagues énormes
Nageait un enfant
Qui semait son sang
En gouttes prudentes
D’un long achèvement

Un soldat le suivait
D’un soulier délacé
L’ombre de son arme
Ramait le sable

Au désert de l’amour
Ne vivait que la mort
Chaque jour, chaque jour
S’en allait un enfant
Qui semait son sang
D’un proche achèvement

Un soldat le suivait
Sur un pointillé carminé
Vit les gouttes enfler
Et la tache sur le sable
La cible fière
Calma sa colère
Au désert de l’amour
L’arme parla, langue de plomb
Le cordon du souffle fut coupé
Et la cible au menu
Perdit son ombre toute menue

L’Univers tournait tel un grand boulier
Laissant aux Hommes le soin d’épouser
Les allées de l’amour
Les venues de la haine
À l’autre bout de la Terre, en été
Dans la nuit, sous la coupole ombrée
S’éteignit une luciole sous une cloche de verre

Au jardin de l’amour
Ne vivait que la Paix
Une luciole s’allumait
Sous les yeux émerveillés
Des enfants qui jouaient
Tard à la lune et de son clair
Laissait se mouvoir des points de lumière
Au sol agité par la vie qui coulait
Aux vagues rieuses des joues carminées
Pour un temps, pour l’heure
Selon les allées de l’amour
Les venues de la haine

Gaëtan Pelletier
14 décembre 2008

 

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MOAB: mon père est plus fort que ta mère

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La plus puissante bombe américaine non nucléaire a détruit jeudi un fief montagneux du groupe État islamique dans l’est de l’Afghanistan, tuant au moins 36 de ses combattants, a indiqué vendredi le gouvernement afghan, écartant toute victime civile. La Presse 

Bertha

Avant la MOAB ( Mother Of All Bombs), il y a eu la Grosse Bertha   , canon de de la première Grande Guerre mondiale propulsant un obus de 115o kg et  une charge  de 144 kg d’explosifs. Le canon coûtait 1 million de marks et 3000 Marks par coups tirés.

42-cm M-Gerät Dicke Bertha en batterie.

Une somme astronomique pour l’époque. Puis il y eut le K5, encore plus puissant… Mais c’est une autre histoire… Ou la même…

La mère MOAB

Dans le domaine de l’armement, il faut aller à ce qu’il y a de plus terrible, d’horrible, donc, de plus gros. Une bombe « non nucléaire »  ( voilà qui est rassurant).  Une bombe de 10,000 kilos, avec une charge explosive équivalente à 11 tonnes de TNT .   Mais à quel prix? Le coût de la MOAB est de 16 millions de dollars l’unité.  Si on ajoute les cuisiniers, les généraux, la manipulation, l’avion transporteur, l’eau en bouteille et le poste de commandement, pour tuer 36 djihadistes, ça devrait faire environ 550,000 par djihadiste. La Grosse Bertha de 1912 était sans doute plus efficace. À ce prix-là, au lieu de faire un spectacle, on aurait pu engager des tueurs à gages.

Ce qu’il y a de pitoyable, c’est le coût payé par les quidams pour ces jeux de guerre. Pour 16 millions de dollars U.S., on aurait pu acheter des millions de poules, des milliards de livres de carottes ou de pommes de terre, et de la crème glacée, des tonnes de riz, etc .  Mais, il y a toujours des  Kim Jong-un, oranges ou noirs, pour faire croire aux peuples que la guerre est nécessaire. On ne connaît pas le coiffeur de Kim Jong-un ni celui de la citrouille élue. Il faudrait peut-être un « fouille-crâne » astucieux et honnête pour saisir et nous expliquer  le jeu des neurones camouflé sous ces tignasses  bizarres.  Mais bon, on ne va tout de même pas s’attaquer à leur « apparence »… Ce serait cruel…

Le père 

On croyait avoir tout vu. Que non! Poutine sort de son chapeau « le père » de toutes les bombes »: 44 tonnes de TNT. C’est une merveille!

La bombe russe libérée tout d’abord un nuage de combustible de 300 mètres de rayon qui se mélange à l’oxygène ambiant. Puis une seconde explosion enflamme le nuage, faisant le vide dans toute la zone d’explosion et brûlant tout ce qui s’y trouve. (Source)

Et c’est « légal »… L’ingéniosité de la race humaine est remarquable. Pour tuer… Pour faire vivre, c’est une autre manche de pairs… On prétend avoir de la difficulté à y arriver.  Pourtant, dans le domaine de la tuerie, les progrès sont mirifiques.

Unsere Mütter, unsere Väter ( Nos pères, nos mères) 

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« Nos mères, nos pères » ,  est une série en trois volets qui montre que faire la guerre ailleurs est « intéressant », mais la recevoir « chez-soi »  l’est moins. Les victoires allemandes des premières années de la guerre 39-45 ont vite tourné à la vinaigrette: de l’allégresse des vainqueurs jusqu’à la tristesse des vaincus. Les États-Unis n’ont jamais vraiment connu de bombardements, de destructions massives intérieures. Ils ont porté les guerres ailleurs. Ils savent l’exporter et sont champions dans l’art de ne pas l’importer.

Fils: Jeux de gamins 

La situation  internationales ressemble étrangement à ces gaminerie des cours d’école et à la phrase récurrente: « Mon père est plus gros que le tien ». On ne sait trop  quel bizarre  puérilisme  afflige   la race des « saigneurs » de guerre. Il semble que cet état s’accentue à mesure de ses avancées technologiques. Accroc à la virtualité, et « déchambré » de la réalité de la vie quotidienne. Alors, que veut-on faire de nos vies? Sommes-nous devenus des avalés de l’intangible tout en le magnifiant? Nos mythes virtuels sont-ils en train de nous faire oublier le but de nos existences?

J’imagine qu’en lançant 59 missiles, on a ouvert 59 bouteilles de champagnes pour faire Pop!Pop! Pop! C’est le genre de réjouissance que peuvent s’offrir les équipes des lancements. Ce ne sont sûrement pas des philosophes ou des poètes qui ont actionné les boutons ! Le cerveau humain est la matière la plus malléable existante en ce monde. À chaque génération, elle souffre d’Alzheimer. Quand les vieux s’en retournent en terre, les enfants pensent qu’en regardant en avant, ils peuvent tout voir.

Surveillons nos arrières!

***

« Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. »Le Bourgeois gentilhomme, Molière 

S’il y a un génie dans la salle pour calculer le prix de tout l’armement du monde sur la planète, sortez vos calculettes! Le perdant, dans tout ça,  c’est le petit homme qui en bave un coup pour survivre dans un monde hyper néo-libéralisé, de libres marchés, de cachottiers dans  des paradis fiscaux;   le petit homme qui paie toutes ces armes de gré ou de force. Tout goinfré d’idéologies trafiquées. Les déités comprises…

 Le capitalisme est devenu une tyrannie rose et nous n’avons plus de guillotine pour couper la tête des coupables « invisibilisés ». Nous sommes encore des vassaux borgnes, tétanisés, hypnotisés par les miroirs technologiques que nous considérons comme des progrès. Il ne peut y avoir de progrès s’il n’y a pas amélioration réelle des conditions de vie – autant psychologique que physique – s’il n’a pas pas pour cible une humanité meilleure. On ne construit pas un monde meilleur avec de meilleures armes.

Continuons d’avancer à reculons… Nous nous adonnons au Moonwalk  sans le savoir…

 

Gaëtan Pelletier

ISRAËL : ARMES SECRÈTES (3) Vanunu et la pression des services secrets israéliens

 

La fin d’un monde

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Les scientifiques ont établi plusieurs scenario de fin du monde, de la chute d’un astéroïde géant à une invasion extraterrestre. Lequel vous semble le plus crédible?

Le plus probable, c’est celui qui est déjà là, ce qui est en train de se passer. Le réchauffement climatique, la pollution généralisée, l’érosion de la biodiversité. Nous sommes déjà plongés dedans. La question est de savoir jusqu’où cela va aller ? Ce qui est terrifiant aujourd’hui c’est l’augmentation de la température terrestre. Pourtant les gens vivent comme si tout cela n’existait pas. Si je me pose la question de savoir comment sera la Terre dans trente ans, et son habitabilité, je ne peux vous le dire.

Nous sommes dans une période de changement profond de tout ce qui touche la vie terrestre. Je crois que la vie continuera. La vie est très riche. Nous ne sommes pas en mesure d’éliminer la vie sur le globe. Mais quelles seront les adaptations, quelle sera celle de l’être humain ? C’est cela la vraie question. Les espèces qui durent sont celles qui savent s’adapter. source

– See more at: http://www.espritsciencemetaphysiques.com/astrophysicien-reeves-fin-du-monde.html#sthash.9ZUN1SIV.dpuf

Les euphorisés mondialistes

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La tentative même de distinguer le génocide de la guerre ordinaire se heurte à cette difficulté que la guerre n’est plus ordinaire, depuis qu’elle a repris à son compte certaines caractéristiques du génocide. Chistopher Lasch, L’homme assiégé

 ***

Dans les années 50, en Angleterre, on commença à adoucir la grande douleur de l’accouchement  par le gaz hilarant. Le protoxyde d’azote.  Aujourd’hui, le voilà devenu une drogue pour les jeunes qui l’utilisent dans les partouzes :

Ainsi, Luc, rencontré par BFMTV, ne peut plus s’en passer le week-end en soirée. « C’est euphorisant, ça entraîne un rire totalement incontrôlé et une distorsion des sons, comme s’il y avait de la réverbération. En deux-trois minutes, on est de retour à l’état normal. Ca permet vraiment juste de rigoler un coup entre amis », explique le jeune homme. (source)

C’est vrai que pour vivre aujourd’hui,  il faut traîner sa bonbonne. Ne serais-ce que la télévision, ce gaz hilarant, avec ses nouvelles aussi fraîches que la tomate de serre qui se promène du Mexique au Canada en hiver.  Nos gouvernements ont de grands projets : éradiquer les gras trans. Il me semble que la guerre serait à éradiquer avant le gras?  Pourquoi ne pas éradiquer quelques banques?

Notre manière de vivre, de notre capacité à détruite la maison-Terre en si peu de temps commence à ressembler à un suicido-génocide. Mais on se marre et on croit au progrès. On veut la finalité parfaite du citoyen avec des dirigeants robotisés et constipés. Dans leurs grands discours, en cachette, ils ont la recette du redressement total et du rééquilibrage des grandes vagues  déstabilisatrices de nos conditions sociales et de cette chère guerre. On a trouvé longue celle de cent ans. . Les  guerres actuelles n’ont plus de chiffre. Les allumés nous éteignent… On est tous des mini-chandelles sur le gâteau Terre, mais la fête est pour eux, et le gâteau…

Nous élisons des bouchés.  Et les bouchés engagent des bouchers.

Le bonheur est ici-bas. On a assassiné dieu dans un roman policier de 20,000 ans. Il a été remplacé par une trilogie semblable : les pairs, le fisc, et les saints esprits. L’affiliation des monarques tatoués de X par la simili démocratie qui finit par ressembler à « une viande qui parle ». On n’a plus de mots pour définir les « grands » de ce monde, tous emmêlés dans leurs toiles d’araignées qu’ils nous ont tressée. Un règne d’empêtrés riches, risibles, qu’on sniffe aux quatre ou cinq ans. Avec ce qu’on leur donne en taxes, en impôts, ils se mettent au monde eux-mêmes, et sans douleurs.

C’est le siècle dans le quel, pour guérir l’humanité de tous les maux, on a trouvé un médicament miracle pour déconstiper ce monde.  C’est ainsi que la formule leur est venue à l’esprit : « La balle est dans votre camp ».

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Gaëtan Pelletier

 

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Pour la paix en ce monde

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Alep: un Stalingrad « vert »

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« Nous prenons désormais un repas par jour. Mes enfants et moi n’avons pas mangé à satiété depuis deux semaines. » Hassan Yacine

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux. Elyan

 

***

Les monstres de la fine technologie bâtissent des Guantánamo pour torturer et tuer des enfants. La terreur extrême des chevronnés des jeux d’échec dans lequel les humains sont des pions brisés, anéantis. Le summum de la barbarie à travers les « inventions » des explosifs au phosphore, napalm et bombes à fragmentation.

Les cœurs de pierre sont fait de sable cimentés, durs, sans pitié. C’est le signe d’un rachitisme de l’âme humaine, de la vie, au profit d’un technocratie d’un monde qui dérive en perdant son âme. La guerre « routine ». Une invention nouvelle: dans un monde où l’amour fait des enfants, ces enfants deviennent des tueurs d’enfants, des tueurs de vie. Un pays, un échiquier.

La nouvelle noblesse de nos dirigeants est sanguinaire. Le chaos est sans limite. La manière d’anéantir de plus en plus sophistiquée.  Que nous reste-t-il d’humanité?

Ce qui n’engendre pas la paix, la tranquillité, le respect des « peuples », est un échec total d’une civilisation suicidaire. Les apparats des pays dits civilisés ne sont pas convaincants. Nous participons tous à ce massacre de par l’énormité des hommes-machines empêtrés dans leurs luttes et fausses négociations.

Pour un humain, un vrai, celui qui se sait pareil aux autres et qui souffre quand les autres souffrent, nous savons que la complexité est nourrie par la complexité.

L’Occident a éduqué ses citoyens pour voir les diables et les méchants ailleurs qu’en son pays. Pourtant, ils y participent ou laissent certains y participer. Nous sommes divisés pour nous faire tuer par ceux qui nous divisent pour nous bouffer.

C’est le règne des monstres élus. Comme des compagnies à numéros, le monde de la finance mondiale, discrète, mais active, nourrit la confusion nécessaire à la tuerie complète d’une bataille nouvelle:

Citoyens VS États. Les dictateurs sont parmi nous, mais fragmentés, avides et ambitieux.

Laissez-les faire, ils combattent pour un monde meilleur… C’est ce qu’ils disaient il y a un siècle.

Achetez-vous un pays, et allez vous battre sur une île si vous avez besoin de tant de sang « nécessaire ». Pourquoi tout cet argent pour la paix alors qu’il ne sert qu’à la guerre? Redonnez-le aux peuples. Sans doute qu’ils seront faire mieux que ces enfants encore vivants qui pourparlent comme des pitbulls aux crocs empoisonnés.

Gaëtan Pelletier