Archives de Catégorie: GUERRES

ISRAËL : ARMES SECRÈTES (3) Vanunu et la pression des services secrets israéliens

 

La fin d’un monde

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Les scientifiques ont établi plusieurs scenario de fin du monde, de la chute d’un astéroïde géant à une invasion extraterrestre. Lequel vous semble le plus crédible?

Le plus probable, c’est celui qui est déjà là, ce qui est en train de se passer. Le réchauffement climatique, la pollution généralisée, l’érosion de la biodiversité. Nous sommes déjà plongés dedans. La question est de savoir jusqu’où cela va aller ? Ce qui est terrifiant aujourd’hui c’est l’augmentation de la température terrestre. Pourtant les gens vivent comme si tout cela n’existait pas. Si je me pose la question de savoir comment sera la Terre dans trente ans, et son habitabilité, je ne peux vous le dire.

Nous sommes dans une période de changement profond de tout ce qui touche la vie terrestre. Je crois que la vie continuera. La vie est très riche. Nous ne sommes pas en mesure d’éliminer la vie sur le globe. Mais quelles seront les adaptations, quelle sera celle de l’être humain ? C’est cela la vraie question. Les espèces qui durent sont celles qui savent s’adapter. source

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Les euphorisés mondialistes

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La tentative même de distinguer le génocide de la guerre ordinaire se heurte à cette difficulté que la guerre n’est plus ordinaire, depuis qu’elle a repris à son compte certaines caractéristiques du génocide. Chistopher Lasch, L’homme assiégé

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Dans les années 50, en Angleterre, on commença à adoucir la grande douleur de l’accouchement  par le gaz hilarant. Le protoxyde d’azote.  Aujourd’hui, le voilà devenu une drogue pour les jeunes qui l’utilisent dans les partouzes :

Ainsi, Luc, rencontré par BFMTV, ne peut plus s’en passer le week-end en soirée. « C’est euphorisant, ça entraîne un rire totalement incontrôlé et une distorsion des sons, comme s’il y avait de la réverbération. En deux-trois minutes, on est de retour à l’état normal. Ca permet vraiment juste de rigoler un coup entre amis », explique le jeune homme. (source)

C’est vrai que pour vivre aujourd’hui,  il faut traîner sa bonbonne. Ne serais-ce que la télévision, ce gaz hilarant, avec ses nouvelles aussi fraîches que la tomate de serre qui se promène du Mexique au Canada en hiver.  Nos gouvernements ont de grands projets : éradiquer les gras trans. Il me semble que la guerre serait à éradiquer avant le gras?  Pourquoi ne pas éradiquer quelques banques?

Notre manière de vivre, de notre capacité à détruite la maison-Terre en si peu de temps commence à ressembler à un suicido-génocide. Mais on se marre et on croit au progrès. On veut la finalité parfaite du citoyen avec des dirigeants robotisés et constipés. Dans leurs grands discours, en cachette, ils ont la recette du redressement total et du rééquilibrage des grandes vagues  déstabilisatrices de nos conditions sociales et de cette chère guerre. On a trouvé longue celle de cent ans. . Les  guerres actuelles n’ont plus de chiffre. Les allumés nous éteignent… On est tous des mini-chandelles sur le gâteau Terre, mais la fête est pour eux, et le gâteau…

Nous élisons des bouchés.  Et les bouchés engagent des bouchers.

Le bonheur est ici-bas. On a assassiné dieu dans un roman policier de 20,000 ans. Il a été remplacé par une trilogie semblable : les pairs, le fisc, et les saints esprits. L’affiliation des monarques tatoués de X par la simili démocratie qui finit par ressembler à « une viande qui parle ». On n’a plus de mots pour définir les « grands » de ce monde, tous emmêlés dans leurs toiles d’araignées qu’ils nous ont tressée. Un règne d’empêtrés riches, risibles, qu’on sniffe aux quatre ou cinq ans. Avec ce qu’on leur donne en taxes, en impôts, ils se mettent au monde eux-mêmes, et sans douleurs.

C’est le siècle dans le quel, pour guérir l’humanité de tous les maux, on a trouvé un médicament miracle pour déconstiper ce monde.  C’est ainsi que la formule leur est venue à l’esprit : « La balle est dans votre camp ».

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Gaëtan Pelletier

 

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Pour la paix en ce monde

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Alep: un Stalingrad « vert »

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« Nous prenons désormais un repas par jour. Mes enfants et moi n’avons pas mangé à satiété depuis deux semaines. » Hassan Yacine

La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux. Elyan

 

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Les monstres de la fine technologie bâtissent des Guantánamo pour torturer et tuer des enfants. La terreur extrême des chevronnés des jeux d’échec dans lequel les humains sont des pions brisés, anéantis. Le summum de la barbarie à travers les « inventions » des explosifs au phosphore, napalm et bombes à fragmentation.

Les cœurs de pierre sont fait de sable cimentés, durs, sans pitié. C’est le signe d’un rachitisme de l’âme humaine, de la vie, au profit d’un technocratie d’un monde qui dérive en perdant son âme. La guerre « routine ». Une invention nouvelle: dans un monde où l’amour fait des enfants, ces enfants deviennent des tueurs d’enfants, des tueurs de vie. Un pays, un échiquier.

La nouvelle noblesse de nos dirigeants est sanguinaire. Le chaos est sans limite. La manière d’anéantir de plus en plus sophistiquée.  Que nous reste-t-il d’humanité?

Ce qui n’engendre pas la paix, la tranquillité, le respect des « peuples », est un échec total d’une civilisation suicidaire. Les apparats des pays dits civilisés ne sont pas convaincants. Nous participons tous à ce massacre de par l’énormité des hommes-machines empêtrés dans leurs luttes et fausses négociations.

Pour un humain, un vrai, celui qui se sait pareil aux autres et qui souffre quand les autres souffrent, nous savons que la complexité est nourrie par la complexité.

L’Occident a éduqué ses citoyens pour voir les diables et les méchants ailleurs qu’en son pays. Pourtant, ils y participent ou laissent certains y participer. Nous sommes divisés pour nous faire tuer par ceux qui nous divisent pour nous bouffer.

C’est le règne des monstres élus. Comme des compagnies à numéros, le monde de la finance mondiale, discrète, mais active, nourrit la confusion nécessaire à la tuerie complète d’une bataille nouvelle:

Citoyens VS États. Les dictateurs sont parmi nous, mais fragmentés, avides et ambitieux.

Laissez-les faire, ils combattent pour un monde meilleur… C’est ce qu’ils disaient il y a un siècle.

Achetez-vous un pays, et allez vous battre sur une île si vous avez besoin de tant de sang « nécessaire ». Pourquoi tout cet argent pour la paix alors qu’il ne sert qu’à la guerre? Redonnez-le aux peuples. Sans doute qu’ils seront faire mieux que ces enfants encore vivants qui pourparlent comme des pitbulls aux crocs empoisonnés.

Gaëtan Pelletier

Cri du cœur d’un syrien

« 1 million de morts civils en Irak, 220 000 en Afghanistan, et 80 000 au Pakistan. Si l’on ajoute, concernant l’ancienne Mésopotamie, le bilan de la première guerre du Golfe (200 000 morts), et ceux du cruel embargo infligé par les États-Unis (entre 500 000 et 1,7 million de morts), ce sont presque 3 millions de morts qui sont directement imputables aux politiques occidentales, le tout au nom des droits de l’homme et de la démocratie. »

 

L’Allemagne sous les bombes 1940-1945

Un livre à lire et à délires. J’en ai lu une partie et j’en ai encore un bon mal de cœur. En même temps, bien des équipages de bombardiers des forces alliés ont perdu la vie pour pratiquement rien. La solution est venue des bombardements des terrains d’aviation de la Luftwaffe . Le reste est cruauté et barbarie ajoutée. Gaëtan Pelletier 

L’Allemagne sous les bombes 1940-1945

Jörg Friedrich, L’incendie, L’Allemagne sous les bombes 1940-1945, Éditions de Fallois, Paris, 2004 (édition originale en allemand, 2002).
       En se livrant à une étude objective et méthodique de la stratégie de bombardement systématique et massif sur les cités allemandes par les Alliés, et principalement par l’Angleterre dès 1940, cet historien a déclenché au-delà d’une inévitable polémique, l’intérêt passionné de dizaines de milliers de lecteurs Outre-Rhin sur un aspect essentiel et longtemps soigneusement occulté de la carbonisation programmée de la plupart des villes allemandes et des indicibles souffrances endurées par les survivants de 1942 à 1945. La description précise et sans emphase de la froide détermination des autorités britanniques, en particulier de Churchill et de l’Air Chief  Marshall, Arthur Harris, (surnommé bomber Harris, personnage haï des Allemands qui se sont opposés à l’érection d’une statue en son honneur à Londres, voici quelques années) et des conséquences résultant de leur stratégie anti-cités, éclaire sans fard la plus grande catastrophe subie par l’Allemagne depuis trois siècles.
       « L’incendie » est celui que les bombardiers alliés déclenchèrent par l’usage de bombes incendiaires conçues pour faire plus de dégâts et de victimes que les bombes classiques et pour frapper prioritairement les civils. Longtemps, nous supposions que les cibles des bombardements alliés visaient surtout des objectifs militaires et industriels. On sait aujourd’hui que cette croyance était fausse. La démonstration par l’auteur de la mise en oeuvre d’une stratégie de destruction massive de mille villes allemandes, assumée sans états d’âmes, est magistralement faite.
L’intention des Alliés est notamment explicitée dans la directive adressée par Churchill au Bomber Command le 14 février 1942 qui énonce : « Il a été décidé que le principal objectif de votre opération sera désormais axé sur le moral de la population civile ennemie … il est clair que les cibles doivent être les zones d’habitation et non, par exemple des chantiers navals ou les industries d’aviation. ». C’est ainsi qu’avec ses conseillers techniques, le Premier Ministre britannique inventèrent en toute conscience le « moral bombing » destiné à saper la confiance des travailleurs et du peuple allemand en leur Etat, mais aussi à les punir de leur soutien objectif et de leur caution au régime.
Pour parvenir à leurs fins, les ingénieurs du feu anglais et leur industrie mirent au point des méthodes toujours mieux élaborées s’appuyant sur la combinaison de bombes explosives, les ‘blockbusters’ destinées notamment à éventrer les canalisations d’eau, des bombes et bâtons électro-thermiques incendiaires, du bombardier lourd et des escadrilles d’éclaireurs (pathfinders, chargés d’illuminer le secteur à détruire). Les appareils volant de nuit, en haute altitude et ne disposant pas encore de système de radio-navigation, les erreurs de secteurs, voire de villes étaient fréquentes (les fleuves et les cathédrales servant souvent de seuls  repères). Les plans d’une destruction complète de l’Allemagne par l’inondation (destruction des barrages) puis par le feu, exprimés en termes bibliques de vengeance divine furent appliqués. Les militaires et les scientifiques avaient compris qu’il était plus facile d’incendier une ville que de la faire sauter, mais qu’il fallait mélanger produits explosifs et incendiaires pour obtenir une immense boule de feu, laquelle, les vents et la configuration des lieux aidant, se propageait toute seule, des jours durant.  L’Allemagne échappa de peu à la guerre bactériologique envisagée avec du charbon américain. Il s’agissait bien de terroriser la population allemande en portant les bombardements de zone au coeur même des vieilles cités et des faubourgs ouvriers.
Le 30 mai 1942, la Royal Air Force conduit son premier raid de très grande ampleur avec le bombardement de Cologne par 1000 appareils, chiffre jamais atteint jusqu’à là et de nature à provoquer par lui-même l’effroi. Les attaques provoquaient de gigantesques incendies qui portaient la température à plus de 1000 degrés, engendrant des vents de 250 km/heure. Les raids sur Hambourg en juillet 1943 firent plus de 50 000 morts, celui de Berlin pour la seule nuit du 3 février 1945, 25 000 morts. Le bombardement sur Dresde, onze jours plus tard, tuèrent entre 45 000 et 200 000 personnes selon les estimations. On y dressa avec des poutrelles de fer d’immenses bûchers pour incinérer par paquets de 500, les corps en surnombre. Peu connu, le bombardement de la ville moyenne de Pforzheim fit périr 20 000 habitants sur un total de 60 000, soit un sur trois, pourcentage deux fois plus élevé qu’à Nagasaki. Bientôt, les cercueils faisant défaut, les victimes des bombardements étaient simplement mises dans des sacs en papier et enterrées dans des fosses communes.
Lorsque les États-Unis lancèrent leur aviation à l’assaut de l’Allemagne en 1943, ils refusèrent tout d’abord d’adopter la doctrine britannique. Pour des raisons tout à la fois de prestige et d’efficacité militaire, ils préférèrent s’en prendre de jour à des objectifs militaires et industriels. Mais en 1944, ils se rallièrent à la doctrine anglaise et participèrent avec les Britanniques aux opérations les plus dantesques. Lors de la marche vers le Rhin, la politique de bombardement massif des Alliés s’appliquera avec toute la force de l’industrie américaine, qui ravagea la Normandie ( destruction complète du Havre et de Caen), une partie de l’Italie (Monte Cassino), puis la vallée du Rhin, avant d’être abandonnée pour ne pas frapper les troupes alliées elles-mêmes qui manoeuvraient sur un territoire complètement dévasté.
Quand elles ne tuaient pas, les bombes occasionnaient chez les civils un traumatisme et une angoisse permanente, en particulier pour les enfants. Les victimes étaient brûlées mais le plus souvent gazées dans les bunkers, les caves ou autres abris de fortune, la mort étant provoquée par l’élévation subite de la température, l’effet de souffle et les gaz incendiaires. Près de 700 000 civils trouvèrent ainsi une mort épouvantable, dont 76 000 enfants. A ces drames s’ajoutent la destruction irrémédiable d’un patrimoine historique d’une incommensurable richesse (maison de Goethe à Francfort, celle de Beethoven à Bonn…les cathédrales, les musées, les innombrables cités d’architectures médiévales. La ville hanséatique de Lübeck disparue en l’espace d’une nuit…les bibliothèques connurent le plus grand autodafé de l’histoire.).
En dépit des énormes moyens mis en oeuvre (40%des bombes lancées sur l’Allemagne ont été destinées aux seules villes), cette stratégie fut un échec. Car si le pays et ses villes multiséculaires furent détruites, le moral de ses habitants ne fut pas véritablement atteint. Non seulement la population ne s’est pas révoltée contrairement à ce qu’espéraient les tenants du bombardement de zones, mais au contraire, les destructions épouvantables ont galvanisées les énergies dans la capacité à les endurer et à résister aux raids. Les faits prouvèrent l’inutilité de cette stratégie qui ne parvint pas à mettre la population à genoux et qui ne détruisit pas pour autant le potentiel industriel puisque la production d’armes étaient la plus élevée jusqu’à la veille de la débâcle. Pourtant, ce fut durant les tous derniers mois du conflit, en 1945, que les frappes aériennes ont été les plus massives, alors même que l’issue de la guerre ne faisait plus de doute. La guerre sur deux fronts prenant en tenaille les armées du Reich, l’épuisement des troupes face aux formidables effectifs soviétiques, l’entrée en guerre de l’industrie américaine, firent bien plus pour la victoire alliée.
Dans l’entre-deux-guerres, un enseignement de la Royal Air Force, considérant la stratégie anti-cité concluait que ce type d’action est : « moralement indéfendable, politiquement inutile et militairement inefficace ». Pourtant, de 1942 à 1945, le Bomber Command britannique et la 8éme US Air Force réduisirent en cendres la plupart des villes allemandes, dont beaucoup dataient du Moyen-âge. L’Air Chief Marshall Harris avait déclaré: « Notre but est la destruction des villes allemandes, le massacre des ouvriers allemands et l’interruption d’une vie communautaire civilisée dans toute l’Allemagne ». Churchill était il un ‘criminel de guerre’ ? Le sens critique oblige à dire que l’argumentation des autorités britanniques visant à gagner le conflit en pratiquant une politique de terreur destinée à briser le moral de la population civile est exactement celle des « terroristes » de tous les temps, quand ils tiennent les civils pour la partie cachée mais consentante d’un dispositif de guerre.
        Le bombardement des villes allemandes durant la seconde guerre mondiale est un fait majeur de l’histoire. Ce fut la plus grande catastrophe qu’ait connue ce pays depuis la guerre de Trente Ans.
   Jean-Marie Cojannot http://esprit-europeen.fr