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La Terre, comme une fleur…

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Il suffit de mettre le nez dehors par un beau soir d’été ou d’hiver pour voir toutes ces boules pétillantes qui flottent dans l’espace. Des étoiles. Ou des jardins de lumière…  C’est tellement immense qu’on arrive même pas à imaginer ce qu’il peut y exister, ni pourquoi cela existe, ni d’où cela provient. Mais c’est beau à ne pas dormir des yeux.  Et la créature  soit-disant la plus évoluée du monde n’a même pas la stature d’une blatte. C’est à vomir de rire! Car il n’y a pas de victoires dans les guerres. On devrait procéder à l’envers: les citoyens devraient enfermer les gens armés et gazer les vendeurs d’armes. Mais c’est plus payant de construire des fusil, des drones, des F-35 que de planter des choux et des carottes et cultiver des truites.

Mais peut-être que la Terre n’est qu’une fleur bleue dans l’Univers. Son destin est de flétrir-  comme c’est le cas maintenant- ,  de sécher et, finalement, de mourir. On n’a pas su entretenir la fleur… Pour qu’elle reste vivante, il faut entretenir tout ce qui est vivant à commencer par son voisin. Peu importe s’il a la peau bleue, que son dieu a un nom, et qu’il ne mange pas de cuisses de grenouilles.

Nous vivons dans un monde dans lequel personne ne semble savoir ce qu’est l’amour. On l’a séché ce cher amour! Il est tout rétréci à des émotions. En fait, c’est une acceptation de l’infini des différences. Comme si on regardait le ciel par les soirs d’été ou d’hiver. On ne comprend vraiment que lorsqu’on est fasciné par la grandeur de la différence et non l’étroitesse de la haine.

Nous tricotons des morts, nous buvons du sang, nous tuons des enfants, et l’on dit que c’est une victoire! Tant qu’on ne pourra au moins ralentir le cyclone débile de l’autodestruction on ne pourra jamais parler de victoire. S’il y avait un marathon de la défaite « circulaire », nous serions gagnants!

Gaëtan Pelletier

Le chat d’Auschwitz

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« Tu sais, Martha, un jour nous  irons pisser sur Mars. Et il aura de l’eau que nous aurons apportée  de la Terre. Nous aurons tout un téléchargement d’armes pour nous protéger, nous défendre. Nous vendrons des armes pour vivre. On fera venir des acheteurs de partout… Martha! Martha! Martha!  

Un énorme vaisseau spatial, en forme de banque, emporta Martha sur une planète lointaine. 

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Le problème avec l’humanité est qu’elle n’a pas d’avenir. Elle en a dans la tête des boursouflés du cerveau, grisés, réglant le sort du monde avec des machines à laver la vaisselle et des gadgets inutiles. Tellement inutiles qu’on meure de faim en regardant des hamburgers volants à la télé. Même dans les pays les plus pauvres.

On fait partie du chiendent et de la tomate, du chat et de la souris. On fait partie des autres qui sont la terre dans laquelle nous poussons. Il y a le ventre de la mère et le ventre social complexe devenu le ventre mondialiste, etc. Nous poussons dans les autres et dans la cendre de l’Histoire. Plus tard, de grands savants vous construirons un « MOI » utile pour eux. Utile pour leurs projets. La souris n’y fera pas partie, comme le sel de la mer, ni le tamia rayé qui rôde en ce moment autour de la maison où j’habite. Ni les étoiles… On a dévié nos regards. Quand on maltraite le moindre insecte, on maltraite toute la vie. Et certains se font des étages de « valeurs » de par leur conception du monde. Mais ces valeurs n’existent pas dans l’Univers. Elles existent dans les visions implantée.

Ce que je possède ou possédera sera mon bonheur. Le futur n’a jamais eu d’avenir puisqu’il y a des siècles on a amélioré la vie de l’Homme  par l’esclavage. Et cet esclavage continue sous une autre forme.  Ce cher esclavage a pour nom travail. Le progrès (sic) consiste à travailler pour quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre sans travailler pour NOUS.

On ne peut pas être soi-disant intelligent et insensible. On ne peut pas inventer et créer davantage de technologie et s’émerveiller si nous ne pouvons nous émerveiller de la Vie.

Il se pourrait alors, qu’à force d’insister, l’Homme finira par créer l’ultime machine qui sera son dieu. Le Dieu de tous les petits dieux de la robotisation et de la fascination de ce qui n’existe pas dans la nature. Nous avons présentement enclenché cette démarche par une fascination dépassant tout entendement. Tel un enfant ébloui par son jeu devant un miroir.

Personne n’est une île. Mais la Terre dans l’Univers – pour le moment- oui. Et nous sommes tous de petits Robinson tentant de survivre à la menace la plus dangereuse: le un en combat contre le nous.  Le communisme n’est pas un système, c’est un état inconscient mal interprété et passé au tamis des société pour tenter d’expliquer cette relation de la vie à la Vie. Du un au nous. Sans différence réelle sauf dans les apparences de parcours.

Nous confondons l’amour qui est un acte réel envers la Vie et le sentimentalisme égotique.  Et c’est la raison pour laquelle les commandants des camps de prisonniers aiment leurs chiens et ne voudraient pour rien au monde les brûler. Oui, dans le courant de l’histoire de l’humanité,  certains en ont mangé. Ils n’avaient pas le choix. Nous avons maintenant le choix de nourrir un chat et la possibilité de nourrir les humains tant du point de vue matériel que spirituel.

Dans notre monde actuel on peut aimer à un point tel la richesse, son bateau, son auto, son chat – que l’on croit posséder-, son pouvoir, au point de brûler au feu de la technologie et d’une économie affolée et ignorante des sources même de sa nécessité.

Il y a des gens bien qui ne brûleraient jamais leur bateau de croisière ou leur chien. Mais il n’est pas certain que si l’esclave est lointain, dans un pays loin de chez-vous, il n’aura aucun remord à choisir.

On ne peut être en vie et choisir de ne pas cultiver la Vie. Mais aujourd’hui on le peut. Comme on prend soin d’un moteur de tondeuse… Voire de la couleur de la tondeuse.

On est un bon gars quand on ne brûle pas les chats…

Gaëtan Pelletier

Survivre en forêt

Il m’arrive souvent de visionner, à la télé, des reproductions d’épreuves de survie, vécues lors d’accidents de toutes sortes. On nous y raconte comment certains participants sont morts pendant que d’autres ont pu survivre à leur « épreuve ». À chaque fois, je suis étonné par le manque de pragmatisme des intervenants. Pas un seul d’entre eux ne prend conscience, lors de ces accidents, que les hommes n’ont pas seulement survécu, mais même vécu très à l’aise dans les forêts de toutes sortes, durant des millénaires.  Ce qui signifie que de se retrouver perdu en forêt n’a rien de bien catastrophique (en fait, personnellement, il me semble être plus difficile de survivre, dépourvu, dans une ville qu’en forêt).

Mais quelle que soit la situation, nos ancêtres ont toujours trouvé un moyen d’y remédier pour assurer, sinon leur bien-être, du moins, leur survie. En réalité, il existe des solutions faciles à toutes situations susceptibles de se présenter ; car elles ont toutes été expérimentées par nos prédécesseurs qui ont su y survivre facilement. Il ne suffit que de posséder quelques informations de base et de choisir la solution adéquate pour subvenir aux besoins du moment.

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Ces informations de base sont très peu nombreuses; à savoir :

1-La chaleur du corps se perd par la tête et par le cou. Pour vous tenir au chaud, lorsque vous êtes sans bouger ou lorsque la température est froide, il vous faut donc couvrir ces parties de votre corps. Un couvre-chef, sinon, un capuchon improvisé s’avère donc indispensable.

2-Vous pouvez « geler » en-deçà d’une heure, et même moins, si vous êtes trempé (e); que ce soit par la pluie ou par votre sueur. Il faut donc gérer ses efforts pour limiter la sueur.

3-La pluie peut vider votre corps de sa chaleur assez rapidement selon la saison; le seul moyen pour l’éviter est de s’abriter le mieux possible sous un arbre très feuillu ou un abri sous roche. Si vous êtes trempé (e), il faut essorer votre linge en attendant de pouvoir faire un feu. Laissez les éclairs découvrir sous quel arbre vous vous êtes caché dans la forêt; ils n’ont pas beaucoup de chance de vous trouver. Évidemment, sous un arbre seul au milieu d’une prairie, leurs chances sont meilleures; à vous de décider.

4-Vous pouvez survivre assez facilement pendant quelques semaines sans absorber de nourriture, du moment que vous avez de l’eau à votre disposition. Et pour ne pas pouvoir trouver de nourriture en forêt, pendant toute une semaine, il faut s’y dédier avec détermination. Le manque de nourriture n’est donc pas un problème immédiat lors de l’accident. Par contre, les blessures, s’il y en a, sont à être soignées rapidement selon les moyens à notre disposition. Les saignements doivent être arrêtés le plus rapidement possible et la plaie nettoyée et protégée des moustiques. On peut très bien se servir de mousse ou de feuilles d’arbre (et non de fougères) mélangée à de la glaise si on n’a rien d’autre. Si les moustiques nous « mangent », de la glaise répandue sur la peau exposée protège assez bien.

Il découle de ces informations, qu’au moment de la prise de conscience de la situation critique où l’on se retrouve, la première chose à faire est de choisir un emplacement acceptable (le plus possible à l’abri du vent du nord et, s’il vous plaît, pas dans un creux de terrain où l’eau de pluie peut s’accumuler) et de se faire un feu pour garantir la chaleur indispensable à la survie. Il faut ramasser une assez grande provision de bois pour entretenir le feu de camp durant 24 heures. Si nous sommes sans armes, toute « perche » droite et rigide d’environ deux mètres doit être mise de côté pour y faire une pointe avec le feu; en avoir cinq ou six n’est pas un excès. Toute tige solide ayant un gros bout, pouvant servir de massue, doit également être mise de côté. Ce sont des « armes » qui ont très bien servi aux primitifs et qui peuvent encore s’avérer nécessaires. Un bout de tissu résistant, attaché à deux longueurs de « corde » de soixante centimètres, s’avère être une fronde efficace pour le petit gibier, si vous savez la manier. Avec la pratique vous y parviendrez rapidement.

Pour faire votre feu, il vous faut creuser le sol non rocheux, d’environ un pied sur un assez grand diamètre et couvrir le fond de pierres les plus plates possible. Si vous disposez de gravier ou de sable, en couvrir le fond avant de mettre les pierres. Certains sous-sols sont très végétatifs et peuvent brûler en profondeur durant la nuit; surtout si vous êtes sur une île. Il est préférable de faire un muret de pierre autour du trou à partir du fond (si on n’a pu creuser, on installe le tout en surface). L’avantage de faire un feu le plus tôt possible est de faire disparaître le stress qui aurait pu s’installer dans notre esprit. Un feu de camp bien fait est, inconsciemment, très sécurisant. De plus, cela nous permets de nous asseoir et réfléchir posément et pragmatiquement  à notre situation. Une chose est certaine; c’est que, où que vous soyez en forêt, le paysage est magnifique. Les arbres, les rochers, les fleurs, les broussailles, sont toujours beaux; même sous la pluie ou la neige.   Il est important de le constater rapidement lors d’une telle épreuve. C’est encore une question de fortifier son moral. Ce constat établi, certaines autres questions très importantes doivent être, maintenant, abordées, assis devant le feu. Et ce, que l’on soit seul ou en groupe.

1-Combien de temps nous reste-t-il avant la tombée de la nuit?

2-Qu’avons-nous comme inventaire à notre disposition?

3-Où sont les quatre points cardinaux?

La réponse à la première question nous indique combien de temps nous disposons pour nous faire un abri. Évidemment, si vous avez un canot, le problème est assez simple. Le canot renversé face à un feu, devant un gros rocher qui nous abrite du vent « nordais », est un excellent abri. On peut s’étendre dessous, les pieds en direction du feu de camp placé entre le rocher et le canot et dormir très à l’aise. Sans canot, si vous n’avez pas un muret derrière vous, le feu vous sera insupportable en façade et vous gèlerez dans le dos. L’hiver, il faut creuser la neige, se construire un abri de branchages (si l’épaisseur de la neige est suffisante, simplement ajouter un toit de branches de sapin), toujours devant un gros rocher, en laissant suffisamment d’espace pour y placer notre feu de camp devant l’entrée de l’abri, mais plus près du rocher (assurez-vous qu’il n’y a pas de neige au-dessus du feu; sa chute l’éteindrait d’un seul coup). La chaleur sera ainsi réverbérée par le rocher vers l’abri et la fumée s’élèvera le long du rocher. Ne pas oublier de renforcer les murs de neige qui vous entourent avec des branches de sapin. S’il neige, installer un support traversant le toit de branches pour éviter l’affaissement sous le poids de la neige qui tombera durant la nuit.

Il va sans dire que lors d’un voyage en forêt (où au-dessus d’une forêt), même un non-fumeur devrait avoir en poche un briquet (ou des allumettes) placé dans un contenant étanche; sinon faire un feu devient une corvée assez difficile, mais tout de même possible par ceux qui possèdent une expertise suffisante.

-La réponse à la deuxième question nous permettra de déterminer les outils à notre disposition pour bien nous installer. En fait, si nous disposons d’un moyen pour faire du feu et que nous pouvons couvrir notre tête, nous sommes déjà en très bonne position. L’inventaire que nous possédons devra nous permettre, surtout, de nous assurer de trouver de la nourriture. Si notre situation actuelle est le résultat d’une expédition en forêt, il serait inconcevable de ne pas avoir en poche un rouleau de fil de laiton. Personne ne devrait se diriger vers une forêt s’en se prémunir de cet article. En fait, avant de s’aventurer en forêt, une personne tant soit peu intelligente, devrait se préparer une trousse de survie contenant un rouleau de fil de laiton, allumettes étanches, rouleau de fil à pêche solide avec, au moins, un hameçon, un canif et une couverture en papier d’aluminium vendue pour la survie. Si la trousse contenant ces articles peut servir de récipient, c’est d’autant mieux. Il s’agit d’une  simple petite trousse, étanche si possible, que l’on suspend à sa ceinture. Si cela vous gêne d’en parler, personne ne la remarquera. J’en ai toujours eu une de prête à la maison parce que j’aime souvent me promener en forêt. J’ai toujours la même, depuis plusieurs dizaines d’années.  Avec une telle trousse à sa disposition, la survie en forêt devient, pratiquement, une partie de plaisir.

La réponse à la troisième question est en prévision d’installer le campement dos au nord et d’avoir à se déplacer. Il est important de connaître l’orientation de nos déplacements pour pouvoir revenir au point de départ lors d’une virée « aux alentours ». Nous savons tous que le Soleil se lève à l’est; mais peux savent que si le croissant de lune se lève avant le coucher du soleil, son côté lumineux fait face à l’ouest. Si elle n’apparaît qu’après minuit, le côté lumineux fait face à l’est. On sait, également, que l’étoile polaire est au nord; donc apprendre rapidement à trouver cette étoile dans le ciel pourrait servir à l’occasion; alors pourquoi s’en priver? Lors d’une « virée », il est indispensable de s’installer des repaires indiquant toujours la même direction (flèche aller ou retour) que l’on élimine lors du retour. Si vous ne les enlevez pas, vous serez assez embrouillés pour revenir, après trois ou quatre randonnées dans « votre » domaine temporaire.

Comme vous pouvez le constater, il n’a pas encore été question, ici, d’être retrouvé par ceux qui pourraient nous chercher. Ce qui est assez logique, puisque ce sont eux, et non nous, qui ont à chercher. Donc, à chacun son métier et les chèvres de M. Seguin seront bien gardées.

Lorsque la chaleur et l’abri nous est assurée, il est temps de préparer un brasier pour obtenir beaucoup de fumée signalant notre position lorsque cela deviendra nécessaire. Il faut évidemment choisir un endroit qui ne mettra pas le feu à la forêt. Précisons que nous n’avons jamais à « courir ailleurs» pour trouver un site propice à un hélicoptère; puisque celles-ci sont équipées pour accéder, soit par atterrissage ou avec un câble, à tout endroit où nous pourrions nous trouver. Encore une fois, à chacun ses responsabilités. Si le temps nous le permet, il faut aller tendre quelques collets à lièvres aux endroits qui nous semblent propices; mais on doit revenir au camp avant la noirceur.

Une méthode simple existe pour calculer le temps qu’il reste avant la nuit : placez vos deux mains, en repliant les pouces, entre la ligne d’horizon et le soleil. Il suffit alors de compter combien de doigts les séparent. Une main correspond à une heure, donc, un doigt à 15 minutes. Si vous avez moins de deux heures avant le coucher du soleil, il est temps de commencer à construire un abri pour la nuit. Si vous avez plus de deux heures, il vous faudra les mains de quelqu’un d’autre pour connaître la durée exacte qu’il vous reste.

Si jamais vous devez vous fabriquer une corde, l’écorce de tilleul (bois blanc qui est lisse), coupée en lainière et tressée très serrée à la manière d’une tresse de cheveux (trois brins) fera merveille.

Aussitôt le soleil couché, cela ne sert à rien de s’éloigner. Assis près du feu de camp, il est important, maintenant, d’ouvrir nos oreilles. Tout comme avec les yeux qui « analysent » les environs lorsqu’on y voit clair, les oreilles doivent servir à « analyser » notre environnement et la noirceur est le moment le plus propice pour s’y mettre. On peut glaner énormément d’informations, le soir, avec nos oreilles. Le bruit de poissons qui sautent dans l’eau, le croassement des grenouilles, le bruit « infernal » des écureuils qui courent dans les feuilles, la chute d’un arbre grugé par un castor, etc. Tous ces bruits nous indiquent la nourriture disponible autour de nous, même si nous sommes sans arme. S’il n’y a aucun bruit, garder votre massue et vos lances à portée de la main; car ce n’est pas du tout normal.

La nuit sera difficile si vous ne préparez pas votre « couche » adéquatement. Il ne suffit que d’étendre une bonne épaisseur de « sapinage » (sans grosses branches) qui vous coupera de l’humidité du sol. Si vous disposez de quelque chose pour vous couvrir, vous serez bien pour dormir; surtout si vous avez pris la précaution d’enlever vos vêtements et de vous asperger d’eau froide en vous frictionnant énergiquement et vous asséchant près du feu avant de vous rhabiller. Le moment du « mouillage » est un peu difficile mais vous sera mille fois bénéfique pour la durée de la nuit; s’en priver est une erreur grave si vous voulez vous réveiller dispos et mentalement apte, le lendemain matin.

Il faut se couvrir la tête et le cou avant de s’endormir sous l’abri, les pieds dirigés vers le feu. Avant de fermer les yeux, il est indispensable de bien se convaincre de ne jamais faire un seul mouvement sans prévoir un accident; car si on se blesse, même d’une simple foulure, la survie est très contrariée. Toute action non réfléchie et mal planifiée peut devenir fatale. On s’obligera également à ménager son énergie. Restons toujours calme et posé dans nos actions puisque, pour une fois dans notre vie, rien ne presse vraiment. Nous attendons simplement du secours ou nous prenons le temps nécessaire pour planifier ce qui nous sortira de la situation.

Au réveil il est important de réactiver le feu. Après avoir bu de l’eau que l’on a fait bouillir si cela est possible, on prend notre massue et quelques « lances » que nous avons fabriquées et on part lever nos collets à lièvre ou en installer d’autres ailleurs. Dépendamment de la saison, le « trappage » s’avérera bon ou mauvais. Si la chance ne nous sourit pas, ce n’est pas très grave. Nous devons alors orienter notre traque de nourriture vers les bruits que nous avons entendus la veille; surtout si nous avons entendu des grenouilles qui sont très facile à capturer. Je vous conseille de vous limiter à n’en manger que les cuisses; je n’ai jamais eu à manger une autre partie de la grenouille et je ne crois pas que je l’aurais fait de toute façon. Les crapauds, je n’y ai jamais touché et faites comme moi; c’est préférable.

Une autre nourriture qui est assez abondante en forêt est le champignon. Je vous conseille d’apprendre à reconnaître au moins, les « bolets » qui sont faciles à trouver et reconnaître. Ils sont tous comestibles. Les meilleurs au goût se trouvent sous les conifères. Évidemment, avant de consommer un champignon, il faut vérifier si sa chair n’est pas « habitée » par des « intrus », même si le champignon que l’on a cueilli n’est pas « vieux ». La chair se trouve entre la « pelure » et la partie qui ressemble à de l’éponge chez les bolets et les lamelles chez les autres champignons. Ne consommez que les champignons que vous connaissez parfaitement; il n’est pas question de « prendre aucune chance » avec des champignons. Par contre, vu leur quantité importante en forêt, il est sage d’apprendre, aujourd’hui même, à reconnaître ces bolets. Vous pouvez même en ramasser et les goûter, à la maison, cuits avec du beurre dans la poêle. La majorité d’entre eux sont délicieux. On peut également se faire du « thé » avec des aiguilles de sapin. Cela manque un peu de sucre, j’en conviens; mais c’est assez bon. À noter qu’un contenant en écorce de bouleau rempli d’eau ne brûle pas au-dessus du feu et peut servir à la faire bouillir.

Si vous avez la chance de trouver des « vesses de loup » qui ont poussée durant la nuit, alors là, vous allez vous régaler. La vesse de loup est une boule blanche plus ou moins grosse. Ce champignon est comestible aussi longtemps que sa chair est blanche et solide. Assez rapidement (quelques jours) cette chair se transforme en poussière. Si vous en trouvez qui « explosent » au toucher, ce n’est pas la peine de les ramasser; mais vérifiez s’il n’y aurait pas de « nouveau-nés » dans la région. Elles viennent de toutes les grosseurs et il faut enlever la « pelure » avant de consommer.

Ne mangez que les baies que vous connaissez très bien; mais en cas de forces majeures, sachez  que la moitié des baies rouges sont vénéneuses, alors que les baies bleues ou noires sont généralement comestibles. En cas de doute, n’en mangez qu’une toute petite bouchée pour vérifier. Deux heures sont suffisante pour savoir. Si vous avez toujours des doutes n’en consommez pas.

L’écorce intérieure d’un arbre, la couche qui touche au bois, peut être mangée, crue ou cuite. Vous pouvez même faire de la farine avec l’écorce interne du bouleau, du saule, du pin et de diverses variétés de peupliers. L’écorce du pin est riche en vitamine C. Après avoir enlevé l’écorce externe, décoller l’écorce interne collées au tronc. On peut la manger fraîche, séchée, cuite ou réduite en farine. J’ajoute que la racine de quenouille est bonne à manger. Vous enlevez l’écorce de la racine, le blanc intérieur est ce qui est comestible; cru ou cuit.

À noter que le bouleau donne une sève abondante et désaltérante. S’il n’y a pas d’eau dans les environs, briser une branche de bouleau peut vous fournir à boire amplement de la sève qui est pure. Le bout brisé de la branche rattachée à l’arbre, coulera comme une champlure mal fermée. La sève des conifères est également comestible, soit en infusion ou en mâchant la « gomme » arrachée de l’écorce de l’arbre. Limitez-vous, par contre, à l’épinette, le pin ou le sapin. Mieux vaut, cependant, ne pas en abuser en une seule fois. À noter que l’If est toxique.

Il est évident pour tous que les limaces et les escargots sous les arbres tombés, sont comestibles; il ne s’agit que de se décider d’en consommer. Les escargots sont délicieux; quant aux autres, je vous les laisse si vous les voulez. À noter que les sauterelles sont également comestibles. En fait, elles sont délicieuses, croustillantes, rôties dans l’huile; bouillies dans l’eau, elles sont « mangeables ». Crues, essayez-les vous-mêmes.

Les perdrix sont faciles à capturer avec un collet attaché au bout d’une perche. Elles ne s’enfuient jamais loin et lorsqu’elles se cachent, la plupart du temps, elles ne bougent plus même si on s’en approche de très près. Vous comprendrez pourquoi lorsque vous la chercherez là où vous l’avez bien vu se cacher. Vous aurez de la difficulté à la voir même si elle est devant vos yeux, tellement son camouflage naturel est efficace.

Il faut se rappeler que lorsqu’on mange en survie, il est préférable de toujours manger en petite quantité, pour ne pas avoir de problème gastro-intestinal.

Si vous n’avez rien pour vous couvrir durant votre sommeil, de grandes écorces de gros  bouleaux, « attendries » au moyen d’un gourdin sur une bûche qui sert d’enclume, feront assez bien l’affaire. On peut également se servir de feuilles mortes et d’épines de conifères si on parvient à en faire sécher suffisamment; car elles sont toujours imbibées d’humidité.

Si, par malheur, on n’a pas de feu, on peut se fabriquer une « cache » adéquate assez facilement. On choisit une longue tige d’arbre rigide, de plus de deux mètres, que l’on soulève d’environ deux pieds (65 centimètres) à un seul bout en gardant un espace d’accès. Deux fourches inclinées pour supporter le bout de la tige font l’affaire. On couvre alors le sol, sous la tige, de petites branches de sapin. Ensuite on referme les côtés, le long de la perche, avec des bouts de branches sèches, de longueurs appropriées, appuyés le long de la perche, côte à côte, en laissant une largeur d’au moins deux pieds entre les bases des branches qui se font face au sol. Pour terminer le tout, il ne suffit que de couvrir l’ensemble de feuilles mortes et d’aiguilles de conifères d’une épaisseur d’environ un pied (30 centimètres). Si le vent menace, on recouvre le tout de branches de sapin. La partie soulevée de la grande perche est l’entrée de la « cache ». On y apporte un bon tas de feuilles suffisant pour boucher l’entrée une fois qu’on s’y est installé les pieds au fond. L’air de notre respiration suffit amplement à garder une température adéquate à l’intérieur du « dortoir » improvisé. Le lendemain il vous faudra trouver un moyen de faire du feu. Je vous conseille d’en apprendre une tecthnique avant d’en avoir besoin. Sinon la « cache » sera votre « nid douillet » durant toute votre « épreuve ».

Pour prendre du poisson, vous n’avez qu’à choisir une branche flexible d’arbrisseau poussant près de la rive, qui surplombe l’eau. Il suffit d’y attacher solidement (au bout et non au pied) votre ligne hameçonnée et lancer l’appât dans l’eau. Vérifiez à tous les matins ce qui se trouve au bout de la ligne. Aucun poisson ne pourra déraciner votre « canne à pêche ». Si vous disposez de plusieurs hameçons installez autant de lignes. Attacher un « flotteur » à la ligne est préférable. Cela empêche l’appât de descendre jusqu’au fond.

Si vous avez la chance de voir des « ailerons » de poisson se promenant au fil de l’eau, n’hésitez pas, ce sont des esturgeons. Entrez doucement dans l’eau et aller vous installer parmi eux. Ils ne fuiront pas. Lorsqu’un poisson viendra passer entre vos genoux, vous n’avez qu’à l’attraper et le lancer sur la berge. Assurez-vous, cependant, qu’ils ne sont pas trop gros car si c’est le cas, vous avez un combat très humide en vue. Capturez-en plusieurs (4 ou 5) car le lendemain ils ne seront plus là. Faites « fumer » le surplus pour le conserver.

Avec ces données vous parviendrez à survivre facilement en forêt. Vous pourrez même, probablement, recevoir adéquatement ceux qui viendront vous délivrer de « leur propres » cauchemars; en souhaitant qu’ils ont apporté du café.

Amicalement

André Lefebvre

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Le scrapbooking planétaire

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J’ai écrit ce texte en 2015. Me voilà devenu visionnaire… Et j’en aurais long à prédire. Attendez 2037.

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En deux, « Le monopole de l’universel ». l’Occident a su représenter ses intérêts particuliers comme des intérêts de l’humanité. Se prétendant « la communauté internationale » il est capable, avec ou sans l’aval de l’ONU, de renverser manu militari des régimes placés aux antipodes et qui ne le menacent pas. Source

« Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres«  professait La Boétie. En voilà un programme qui à lui seul serait à même de renverser notre diktacratie ! Mais combien sont prêts à allumer la mèche qui fera fondre leurs chaînes d’esclaves volontaires ? Si peu… Notre démocratie est une imposture 

On peut continuer ainsi à faire du collage de tous les analystes et les petits livres SDF qui passent dans la momentanéité de l’Histoire à la vie longue comme une mouche à feu. On n’en tirera rien de positif. Rien.

Je ne donne pas dix ans à la planète pour que nous portions tous un masque. Il y aura alors un modèle de  masque dikté par l’État pour que l’on puisse geindre dans les rues avec des pancartes dont les modèles seront fournis par une adresse de Facebook . Ainsi, on formera un grand scrapbook  planétaire.  On en fait déjà…

Des « intérêts » chinois viennent d’acheter Pirelli dans une transaction de plus de 7 milliards. En euros ou en américains… Peu importe de garage, les chinois, étouffés dans leur pays, déjà masqués, mais vers la richesse et l’armement, ont choisi eux aussi le « modèle » abrasif de développement calqué étasunien.

Je vais passer du coq à l’âne…

C’Est sans compter les « figures de marque » qui ont une belle notoriété sur le net et dans leur costumes de clowns sérieux. Les idées vont maintenant à la vitesse de E= mc2.  Sans compter- répété-je – ( ouf! j’ai eu de la difficulté avec celui-là, sais pas s’il est bon, mais il a l’air savant ), les radios, les journaux, les chaînes de « nouvelles » à n’en plus finir. On dirait une boîte de macaroni fabriqué par la compagnie Heinz: outre les produits chimiques inscrits  sur la boîte, on ne voit pas derrière la culture de la tomate , ni des spaghetti, le gerber des pesticides, des fongicides, et le  reste de l’arsenal pour tenter de remettre en vie les ingrédients pour la plupart détruits. No life. No Vie. Nothing.

Voilà! Quand on bouffe des « nouvelles », des analyses, des livres « explicatifs » du géopolitique, on bouffe de la merde dite information, et même pas bonne à faire de l’engrais de cerveau. Encore moins de l’âme.  On ne voit pas non plus ce qu’il y a derrière ce scrapbooking . Et le résultat est la nouvelle aventure de partir à la recherche de la « vérité ». C’est comme tenter de se nourrir dans la décharge géante des déchets de Montréal.

Nous sommes les poissons de toutes ces eaux barbouillées. Si on ajoute à cela Big Pharma, la vaccination, les vautours quotidiens arracheurs de dents et de petits avoirs, il ne reste plus qu’à avoir l’ambition d’être riche pour soi et pauvre pour l’État. Ne rien engraisser, même pas soi… 🙂

Jeûner de la richesse c’est donner à l’État l’austérité qu’il nous impose. Et voter n’a plus aucun sens puisque nous ne votons pas pour un pouvoir mais pour une mascotte.

La résistance 

La résistance est d’acheter ce qui dure. Mon grand père s’était acheté une f aulx qui a duré tout une vie. Alors, il faut faire son pain, se dégoter un coin de terre, ne plus laisser son argent dans les banques, et vu les nouvelles tentatives d’extorsion des États, posséder moins pour ne pas enrichir les multinationales. Et, pour le plus long terme, s’adonner au troc. Bref, cesser de jouer le jeu des vendeurs du temple. La guerre par la passivité quand c’est nécessaire.

Nous ne sommes pas des carrières, nous sommes des humains.De vrais  Et quand nous avons voulu faire carrière, c’était pour demeurer et enrichir l’humanisme en chacun de nous. Pour les machines à sculpter des esclaves, nous ne sommes plus humains, nous sommes des bras, des cerveaux. Bien habillés…  Mais c’est une couche sur une structure  rigide… Acier. C’est assez!

L’Habit ne fait pas le moi…Ne fait pas le moi…ne…

Gaëtan Pelletier

La pensée du jour

« Je ne visionne plus de films américains (USA). Plus ça va, plus je vois que ces gens-là sucrent leur café avec du sucre de Colombie. »

Scrapbooking pour athées

Image d’en haut: pas d’auto

Image du milieu : pas de dieu

Image d’en bas: le génie du scrapbooking

Scrapbookons tous en choeur!

Le bonheur est de se lever à 5 heures, de rouler pendant deux heures, de travailler, de manger Heinz Hitler et de retourner à la maison brû-brûlé.

Vite! Une nouvelle auto, un nouveau pont, un psy, un médecin, et à 40 ans vous êtes bon pour flanquer votre photo dans un scrapbook.

Une maison qui chante…

guitare

Vous avez une vieille guitare? Faites-en un nid d’oiseaux. La guitare aura des chants de musique de chambre.

Cachez l’arbre… L’Homme est traître.

Il est en train de bâtir le chant des autos.

D’asphalte, de briques, de plastique.

Un jour, les oiseaux n’auront plus de maison.

Les Hommes aussi…

Dans de nombreuses traditions, Gaïa est perçue comme la mère de toutes les créatures vivantes qui se nourrissent, se reproduisent et prospèrent en son sein.
Il me semble que les innombrables créatures qu’elle héberge ne pourraient être vivantes si elle ne l’était pas elle-même. Son cœur de feu m’évoque notre propre organe cardiaque, animé d’ondes et de vibrations telluriques. Sa croûte est comme une peau protectrice et féconde. Ses fleuves, océans et nappes phréatiques s’apparentent aux flux sanguins qui irriguent l’organisme. Sa végétation est semblable à une pilosité folle et variée habitée d’innombrables êtres vivants. Et ne dit-on pas de ses grandes forêts qu’elles agissent comme un poumon qui inspire et expire ?
Mes promenades intérieures sur les sentiers de mes songes m’incitent à considérer Gaïa comme une sphère pensante. Peut-être est-ce l’absence douloureuse de ma propre mère, décédée lorsque mon frère et moi étions si jeunes, qui me prédispose à entendre les murmures de cette Terre-Mère, impérissable quant à elle, dont l’expression universelle, réconfortante, semble résonner en chacune de mes cellules.

Pierre Rabhi,  La tristesse de Gaïa 

Un dernier train pour Auschwitz

train-auswitch

Il y a ceux qui parlent tout le temps et ceux qui écoutent tout le temps. GP

***

On part pour un petit voyage planétaire. En train. Ils disent qu’on va prendre un bon repas de richesses et se doucher.

La vie est un long voyage qui a commencé il y a des milliers d’années. Le train roule toujours, et pour la première fois de l’Histoire, après les chapelets de mensonges, on commence à douter de la destination. Chacun d’entre nous n’était qu’un infime amas de cellules: ça a donné Mozart et  Donald Trump. Puis une pléiade de « penseurs allumés », qui hurlent des livres, des articles dans une sorte de prière parallèle: cessez de croire qu’on a trois planètes à consommer, etc. Il y a ceux qui parlent vraiment, avec de la beauté dans les dires et personne n’écoute. Il faut un certificat de « communication ». Estampillé par l’État.

C’est l’abrutissement continu. Le carnage planétaire est sans limite. Carnage du psychisme autant que celui des corps brisés et des esprits enveloppées dans des pilules pour palier au stress d’un modernisme clinquant.

Le petit frisquet automnal 

Au petit matin, je m’enfonce dans les bois, passe près des quatre ou cinq pommiers sauvages, et je marche avec un sac à dos lourd. Je marche une heure, enlève des têtes d’arbres cassées par le vent pour me tracer un sentier pour le ski de fond. Les corbeaux croassent et les quelques perdrix qui restent s’enfuient comme des poules à travers les bois. À part ça, c’est le silence total. Le progrès devait nous rendre heureux. Curieusement, c’est la marche dans cette petite jungle qui me rend heureux. C’est une potion magique de tranquillité, de curiosité enfantine, d’un voyage vers soi et vers les autres. Le quotidien des gens libres et qui savent l’être a quelque chose d’excitant. Comme dans les amours, ce sont les petits gestes qui gardent vivant cet amour. Le progrès à l’hélium est en train de nous vendre des merveilles qui n’existent pas, qui n’existeront pas puisqu’il n’a pas pour but de faire vivre la beauté dans les humains au lieu de les esclavager pour le profit.

Puis, de temps en temps je m’assois pour écouter un livre. J’ai le goût de comprendre, le goût d’apprendre. Mais de plus en plus, j’aime les livres simples, comme ceux de Rick Bass: Winter 

27 octobre

Je commence à me dissocier de la race humaine. Je ne voudrais pas passer pour un malotru – mais ça me plaît. Ça me plaît même tellement que ça me fait un petit peu peur. C’est un peu comme si en baissant les yeux vers ma main, j’y voyais pousser un début de fourrure. Je ne suis pas aussi atteint qu’on pourrait le croire. Winter, Rick Bass, 

Et d’autres, plus compliqués, mais Ô combien ouverts dans une vue d’ensemble de ce monde en une image:

« C’est à propos de ce monde que je veux chercher à cerner ce qu’il convient d’entendre par la responsabilité des intellectuels. Pour bien faire comprendre ce que cette question engage à mes yeux, je reprendrai une image à Michael Albert. Imaginons qu’un dieu, lassé de la folie des hommes, fasse en sorte que dans tout cas de mort qui ne soit pas naturelle, tout cas de mort qui résulte de décisions humaines contingentes, le cadavre de ce mort ne soit pas enterré et qu’il ne se décompose jamais mais qu’il soit mis à bord d’un train qui circulera indéfiniment autour de la planète. Un par un, les corps s’empileraient dans les wagons, à raison de mille par wagon; un nouveau wagon serait rempli à toutes les cinq minutes. Corps de gens tués dans des guerres; corps d’enfants non soignées et morts faute de médicaments qu’il coûterait quelques sous de leur fournir; corps de gens battus, de femmes violées, d’hommes morts de peur, d’épuisement, de faim, de soif, morts d’avoir du travail, mort de n’en pas avoir, morts d’en avoir herché, morts sous des balles de flic, de soldats, de mercenaires, morts au travail, morts d’injustice. L’expérience, commencée le 1er janvier 2000, nous donnerait un train de 3 200 kilomètres de long dix ans plus tard. Sa locomotive serait à New York pendant que son wagon de queue serait à San Francisco. Quelle est la responsabilité des intellectuels devant ce train-là ? »  Normand Baillargeon, TRAHIR , 2000.

Il apparaît alors que nous vivons dans un nazisme planétaire dirigeant notre monde vers l’éradication simple de notre nature humaine. En cela, le mot progrès – malheureusement confondu à celui des sciences ou se proclamant sciences – est devenu tellement incompris et brouillé  que les soudards continuent de construire le plus long  rail du monde. On ne sait où on va, mais on voyage . Il suffit de lire les journaux, d’écouter les politiciens, les économistes, les journalistes mous pour comprendre que la destination est trafiquée. On vend des billets sans noms.

Gaëtan Pelletier

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Ces jeunes qui n’ont aucun avenir

Peut être une image de 4 personnes, personnes qui jouent d’un instrument de musique, personnes debout et guitare

L’adultarium

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Je ne vais plus à la messe des idées… Je regarde, simplement, les gens aller…

La vie enfermée dans le temps, qui conflue du matériel au spirituel. Les parfums, le bruit des trains, le froissement du vent sur une joue. Un petit éclair à travers les arbres. Le fétu séché…

Belle! Trop belle la Terre. La ruche bleue dans l’espace… La pauvre ruche livrée parfois aux lions mondialistes. Là où le diable danse dans la même lumière que celle des dieux.

Il n’existe pas de mystère à élucider, mais une vie à vivre. La Vie, à travers tous les livres du monde, a pris un sens qu’on a bien voulu lui donner. La vie par effraction! La claudiquante misère humaine. La fragilité de la peur entretenue. Les pays-prison.

La déité étriquée…

Avec son arsenal de connaissances livresques, mathématiques, ce « sauvage » nouvelle ère s’est pris pour le roi de la création. Le savoir estampillé des diplômes. Le charme empesé des nouveaux rois. Les veaux d’or des temps lacérés.

Tout ça peut vous faire mourir avant la mort.

On a tout transformé en un grand charnier d’acier et d’idées mortes.

Un drone vaut-il une fleur? Nous ne savons plus vivre, et plus nous avançons dans l’Histoire, mieux nous savons nous entre-détruire.

L’horloger ne comprend même plus la montre qu’il a crée. Dans laquelle il est enfermé. C’est une ère mécanique, hallucinante, débridée, dénuée du  simple bon sens.

La politique est l’acier, le pétrole et ce luxe misérable vont régler tous les problèmes du monde. Le cerveau s’est encagé. Comme un oiseau « désailé ».

Quand on cesse de cultiver les dieux, nous ne sommes que l’UN du TOUT. En quoi l’Homme est-il supérieur au simple pissenlit, au chêne qui grandit, aux oiseaux qui y nichent? Au  frimas des matins d’automne…

À partir du moment où l’on croit connaître quelque chose de la vie, on l’étreint, comme pour le garder en trésor. On l’étouffe pour s’en nourrir. Car ce qui ne vit pas, ne nourrit personne. Les idées n’ont rien de différent de l’argent, de l’avoir. Les couards saisissent au vol un oiseau, une idée, pour l’enfermer. Ça les rassure.

Peur de ce qui bouge, peur de ce qui s’use. L’industrie de la peur.

Ma quand on a compris que la simple tige d’un pissenlit a autant de valeur que soi, que la feuille s’en va et nourrit la terre, que la beauté du monde est là, sans attente, sans rien, sans désir d’éternité, juste là dans les amours, juste là dans l’invisible, on trouve bien risible toutes les analyses du monde qui polluent en idées le simple résultat d’une vie.

Parler de soi n’est pas nombriliste. Ce qui l’est c’est de parler des autres, hypocritement. Ou parler de dieu un couteau  à la main…

Il y aura toujours, chaque jour, quelqu’un pour vous livrer un petit secret, une découverte. Vous attendez patiemment… Vous attendez comme un enfant… Vous attendez que quelqu’un vous explique  le monde, et que tout soit fini.Figé.  Vous attendez que les politiciens règlent votre sort. Que les armes mènent à une victoire.

En ce siècle, les armes ne mènent qu’aux banques.

Dans ce faux théâtre, les humains hypnotisés cherchent un rôle à jouer, une idée à défendre, un pays à sauver. Un système à inventer. La perfection du petit cahier. La ligne la plus droite que droite à  travers les hypocrisies impérissables du temps.

Il n’y a pas plus système qui puisse mener au bonheur. Il n’y en a jamais eu. Il n’y a eu, dans l’Histoire, qu’une série de mégalomanes, d’esclaves volontaires, et il y en aura toujours. Les diables dansent sur la poussière de tous les esclaves ensevelis de l’Histoire. Ils ne connaissent qu’un seul jardin; celui de la fragilité humaine. Ils les font dansotter en ricanant.

Le mouton à tondre est le désir des loups… Il produit. Et on lui accroche une médaille pour sa production : une montre. En attendant l’heure fatale du « vrai » mourir. Il sait léchouiller la bête.

***

Chacun danse sur tous les cadavres des gens passés dans cette vie. Et ça continuera…

On ne changera rien. On ne changera rien parce que chacun veut être « grand ». Alors que tout se fait par les tout petits.

Pour vivre, il faut rester enfant, ou retrouver l’enfant. L’enfant n’a pas de système, ni de dieu, ni d’idées : Il regarde, assimile, et apprend tout. C’est après qu’on le fige lentement, qu’on le statufie, qu’on modèle ses « idées », ses « visions », comme s’il n’y en avait qu’une.

Il y a mourir sous terre et mourir sur Terre.

On ne devient  UN que par l’amour des autres dans leur différence. Ceux qui se battent pour des idées se privent d’un grand bonheur et d’une grande connaissance : la pierre aiguisée de la différence, la rugueuse différence de la pierre.

On ne devient UN que par la manière de l’oiseau qui se jette en bas de l’arbre, qui tombe, se relève, pendant des heures.

Puis un jour, il vole…

Chose surprenante : une idée n’a jamais fait vivre personne. Elle a parfois amélioré son sort. Mais une idée n’est là que pour « améliorer ». Maintenant, une idée peut être bêtement inutile, mais Ô combien attirante dans son lustre!

Nous voilà au siècle des idées vendues et achetées par tout le monde.

C’est pourquoi nous sommes si pauvres. On rejette le paysan. On exaltera les grands édifices, les œuvres d’art, le clinquant mondain. La surface. Le laque. Les diplômes. Tous des accessoires à se moirer…

Une idée ne sera jamais un jardin. Une formule mathématique ne sera jamais la Vie.

Alors, de quoi nous nourrissons-nous?

C’est là le cœur du problème…

Nous nous nourrissons à de « l’inconcret ». Nous tétons de l’abstraction… Biberons d’États.

Tout le système est organisé pour que nous restions enfants, enfermés, cloués, sans jamais passer à l’âge adulte.

Comme si on disait à l’oiseau : « Ne sautez pas en bas de l’arbre, vous pourriez vous blesser et ne jamais voler ».

Les oiseaux n’écoutent pas…

Et c’est ainsi que doit être la vie…

Gaëtan Pelletier

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Échange

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Le drapeau des doryphores

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Image : Le jardinier paresseux

 

Le matin du 4 juillet 2021, j’étais assis  à l’intérieur de mon garage, scrutant mon potager,  et je m’apprêtais à aller écrabouiller quelques bibittes à patates, ou doryphores pour les snobs. Bien ganté, pratiquement chirurgicalement ganté, je démarrai sur mes bottes de caoutchouc. Arrivé sur place, je constatai qu’il y avait deux célibataires et un couple en train de… J’ai parfois des crises de « verture », comme ceux qui en ont en ce qui concerne l’huile de palme, ce biocarburant de « l’avenir ». Déforester pour nourrir cette saloperie de voiture? En plus de priver de terres nourricières des humains? Non. Merci.  Mais en ce qui concerne le doryphore, ma vertu était en dormance. Je n’acceptais pas que l’on pille les plants de mes  patatiers ( pourquoi pas, patatiers) pour se nourrir.

Je m’apprêtais à saisir les deux amoureux quand, tout à coup, j’eus une crise de morale : couper le plaisir à ces pauvres bêtes en train d’avoir du plaisir sur cette planète sans payer d’impôt… Alors, je me suis dit que j’allais attendre que la femelle dise Oui! Oui! Oui! Et qu’elle se roule sur le dos en poussant un grand soupir. Et peut-être la laisserais-je fumer une cigarette… On n’est jamais trop bon en ce bas monde… Sauf que certains semblent en être exemptés. Mais ça, c’est une autre histoire…

Au bout de 12 minutes, j’étais exaspéré. Au point où j’ai failli aller voir sur Wiki vérifier la durée de leurs ébats.

Je m’abstins. J’ai perdu patience et j’ai saisi les deux amants avec mes gants. Je croyais qu’elles   allaient chuter tout de go  – mais non –, elles se sont agrippées avec une poigne ferme. L’une d’entre elles allait pénétrer dans mon gant, et là, j’ai juré. Puis je l’ai tapée de trois ou quatre coups. Son conjoint de fait, ou partenaire d’un jour, tenta la même manœuvre.

Ils périrent sur les roches du gravier qui sert d’allée à ma demeure.

Pour plagier une chanson de Richard Desjardins, je me suis dit : « Quand je tue, c’est pour toujours ».

Mais je reste ouvert à l’étude de tout ce qui bouge en cet univers. Me questionnant sur la vie étrange qui anime ces bêtes, d’apparence si insignifiante qui, tout de même, savent comment trouver des feuilles de papatiers  pour se nourrir – une tâche que ne peut même pas effectuer un micro-ordinateur – mérite un certain respect.

Je suis par la suite allé vers mon garage et je me suis caché dans l’entrée pour fumer une cigarette en cachette. C’est très mal vu de nos jours. Il y a de ces prêtres vêtus de complets et de cravates qui prêchent leur verte parole en limousine et en jet privé. Au Canada, c’est très cool et légal de fumer de la marijuana. Mais pour le tabac, quand on en demande à la tabagie, on vous regarde comme si vous vouliez vous procurer un AK47. Et ils vous chantent le grand chant de la liberté… Et la richesse des sables bitumineux. Ça fait 20 ans que j’attends que le Canada, riche de forêts immenses, construise une fusée propulsée à l’écorce de bouleau. Ou bien dans la visée de la vertitude, un biogaz par procédé de digestion anaérobie. Ce qui veut simplement dire que l’on veut utilise les restes de mon sandwich aux tomates pour faire rouler un camion et qui nécessite un gros camion à essence pour aller chercher de la laitue, des tomates, des patates, et des spaghettis en décomposition dans un dit bac vert.  Ensuite, ils entreposent le digestat.

C’est tellement joli qu’on en est rendus dans la poésie culinaire en détritus de pourriture. Tout ça pour du gaz! Mais bon! Personne ne veut s’opposer à la science quand on n’y comprend rien.

Revenons à nos moutons doryphores

J’étais donc assis dans mon garage, la porte ouverte, le regard pointé vers le ciel bleu, fier de ma chasse, tout en savourant en imagination le jour de l’indépendance de nos voisins étasuniens bizarroïdes, quand, dans un moment de folie , sans doute dû à mon penchant pour la nicotine, je vis devant moi, dans le ciel pur , l’image du doryphore. Je n’avais pourtant pas avalé de substances subreptices, mais je constatai de visu que le doryphore était strié comme le drapeau des États-Unis.

Et là – maudite nicotine –, je les soupçonnai de vouloir me voler mes patates. Pour en être certain, j’ai allumé une autre cigarette ( sans penser au coût, car c’est la seule drogue de ces  pauvres que l’on appauvrit davantage de par une surcharge de taxes, sans savoir qu’ils se passent de brocoli,  de choux de Bruxelles, de carottes nantaises, de pizza à la sauce aux tomates de Chine, etc., afin de satisfaire ce que les cravatés appellent leur « vice ») de manière automatique.

Je suis par la suite allé m’accroupir derrière la porte de mon garage, à l’ombre, honteux,  non pas de mon assassinat, mais de mon vice à l’abri des voisins purs qui entretenaient une pelouse verte à coup de substances douteuses, exécutants des milliers de pissenlits et autres fleurs aux couleurs des peintures de Van Gogh. Et là je vis apparaître un insecte noir, bien carapacé.

Je me suis dit, pendant une fraction de seconde : il faut l’écraser.

Il avait l’air tellement humble, d’une petitesse toute polie, presque honteux de vivre, que je me mis à réfléchir.

Je ne connaissais rien de cet insecte. Comme les « blancs » qui ne connaissaient rien des Amérindiens en arrivant ici. Alors, je le regardai claudiquer, s’avançant avec peine sur le plancher du garage. Il clopinait piteusement. Alors, j’ai songé au guépard qui peut atteindre 120 km. Bizarrement, si un guépard, dans sa course, frôle la bibitte  noire, il n’en connaît rien, ni même ne peut l’apercevoir. Il en est de même pour la bibitte noire qui ne connaît rien du guépard.

Deux étrangers qui nieront leurs existences.

Je laissai donc la bibitte noire faire son petit bonhomme de chemin.

Je regardais le drapeau des États-Unis, constatant  sa ressemblance avec le doryphore, avec ses lignes sur la carapace  et ses petits points en étoiles sur la face … Et le doryphore qui  attend tout l’hiver, caché sous terre, que l’on sème des patatiers, pour  sourdre au printemps et dévorer nos cultures.

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Image : freepik.com

Gaëtan Pelletier