Archives mensuelles : mai 2012

Kétaine ou …craignos

Kétaine ou quétaine est un québécisme désignant d’abord une personne mal habillée et ensuite un style, une personne ou une manière de vivre démodé ou de mauvais goût. Son équivalent « français de France » serait donc craignos, étant donné que ringard ou démodé sont trop précis par rapport au sens subjectif du terme. ( Wiki)

 

Выпускные платье зарубежной молодежи (66 фото)
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La graine et la fusée

 

Il n’y a qu’une vie. Menacée dans le paysage extérieur, elle l’est aussi dans le paysage intérieur. Nous ne vivons plus, nous fonctionnons à l’aide de boissons énergétiques, de pilules et de prothèses. La motivation remplace l’inspiration. La vitesse est l’objectif. Rien n’a le temps de mûrir en nous. Devenir meilleur a-t-il encore un sens? Désincarnation! Le dernier homme sera une machine. Et voici la première question, celle qui se pose avant toutes les autres dans toutes les cultures et toutes les religions : comment sauver la vie et l’humanité en nous?

Mais je veux d’abord que nous nous placions, vous et moi, sous la protection de la poésie. Je soulèverai ensuite un point de méthode.

Propulsion et germination

Propulsée par un million
D’ailes de feu,
Les ailes de l’homme,
La fusée s’engouffra
Dans le ciel
Et la foule exulta.

Tirant sa force
D’une seule pensée de Dieu
La graine s’empresse
De traverser la noire épaisseur
Mais quand elle perce
La lourde écorce du sol
Pour se propulser elle-même
Dans l’espace extérieur
Personne ne songe même à applaudir. (Marcie Hans)

J’aime ce poème parce qu’il nous rappelle que nous naissons désormais dans l’admiration pour les prouesses de la technique et l’indifférence pour le miracle de la vie. La vie n’est plus le premier don que nous recevons, il faut d’abord que nous nous convertissions à elle. C’est une conversion difficile, douloureuse, car elle suppose que nous sortions de nous-mêmes. Quand nous exultons devant une fusée qui crève le ciel, c’est de nous-mêmes que nous nous enivrons, tandis que pour être touché par l’exubérance de la vie, il nous faut être emporté par notre âme par-delà notre moi. Nous nous dépassons par la technique, la vie nous dépasse.

Le point de méthode
Il n’y a qu’une vie, nous y reviendrons, mais il y a deux regards sur la vie. Le premier que l’on qualifie de scientifique, dépouille peu à peu la vie de tous ses aspects autres que numériques ou mathématiques. Ce savoir a pour idéal l’objectivité ; non seulement exclut-il la participation personnelle au réel étudié, mais il réduit le recours aux sens au minimum. La biologie, littéralement la science de la vie, se limite à cela dans notre culture savante. Et pendant ce temps, dans le langage courant, il est constamment question d’une tout autre vie, faite des aspects qualitatifs non mesurables des êtres vivants : celle qu’on attribue à certaines maisons, à certaines oeuvres d’art, à certaines personnes, dont on peut dire qu’en plus de posséder la vie comme fait mesurable, elles possèdent à un haut degré la vie comme qualité. Cette vie, nous ne pouvons la connaître que subjectivement, à travers la part que nous en possédons. Mais parce que notre biologie a horreur de la subjectivité, elle exclut l’étude de la vie comme qualité. Cette biologie est une science borgne. Seule la science de la vie complète, celle qui englobe le second regard, qui est en réalité le premier, mériterait d’être appelée biologie. C’est ce que pensaient Goethe et les romantiques allemands. C’est aussi, plus près de nous, ce que pensent des biologistes ouverts à la complexité, tel Brian Goodwin.

Je vous parlerai, sur le mode subjectif, de la vie comme qualité. Et je vous mets tout de suite en garde contre l’opposition un peu trop marquée que, par souci de clarté, je ferai apparaître entre vivre et fonctionner. Je donnerai parfois l’impression de penser que la vie à l’état pur est possible alors que je sais comme vous qu’il faut souvent se résigner à fonctionner pour pouvoir vivre. Je donnerai aussi l’impression qu’il y a incompatibilité entre vivre et réussir dans la dure compétition du monde des affaires, alors que, j’en suis convaincu, c’est la vie qui est la clé de la plus brillante réussite en affaires.

Il n’y a qu’une vie
Toute vie passe par des stades différents, la fleur précède le fruit, en ce sens la vie est multiple, mais elle est unique, en ce sens que toutes ses manifestations sont liées entre elles par une sorte de mycélium analogue à celui qui nourrit et relie entre eux ces fruits appelés champignons. C’est la même vie qui anime les rues d’une ville, ses espaces verts, ses monuments, les conversations entre ses citoyens, les textes de ses écrivains, les mélodies de ses musiciens, ses célébrations. Et quand la vie se retire d’une culture, elle se retire de toutes ses manifestations à la fois, du paysage, des villes, des individus, à l’exemple de la mer qui, à marée basse, se retire de toutes les baies.

Cela s’explique simplement. La vie naît de la vie et exclusivement de la vie. Chaque forme de vie devient une nourriture pour les autres formes de vie. Voyez l’animation, la joie de vivre des gens dans un marché en plein air. Elle résulte de l’effet que produisent sur les humains les fruits de la terre étalés devant eux et les joyeux propos des producteurs. Et quand la vie revient, ce ne peut être que de la même manière. Vous auriez beau multiplier les rénovations de bon goût dans le Vieux Québec, si les commerçants sont maussades, si une odeur de café ne fait pas palpiter vos narines au passage, si les objets remplissant les vitrines ne vous charment pas, si vous ne croisez pas des groupes d’amis heureux d’être ensemble, vous avez échoué dans votre effort pour ramener la vie dans ce lieu. C’est pourquoi on associe désormais la diversité culturelle à la diversité biologique, c’est pourquoi l’on a ramené les deux expressions à une seule: diversité bio culturelle. C’est là où il y a le plus d’espèces menacées qu’il y a aussi le plus de langues menacées. Occasion de rappeler qu’il ne faut jamais dissocier les questions sociales et culturelles des questions environnementales.

Vivre ou fonctionner, Jacques Dufresne

L’alibi d’une mondialisation rêvée contre toute idée d’une Afrique autonome.

Dès qu’on dit aux africains de s’occuper eux-mêmes de leurs problèmes, de se retourner vers eux-mêmes, ils répondent: « à l’heure de la mondialisation ceci, à l’heure de la mondialisation cela ». Ceci parce qu’on a réussi à faire douter les noirs qui ne voient pas de solutions à leurs difficultés sans s’illusionner du secours et de l’aide extérieurs.
La mondialisation ne signifie pas que la planète est peuplée de peuples amis oeuvrant pour un bonheur commun de l’humanité. La mondialisation c’est la délocalisation des secteurs polluant vers les pays appauvris ( et non pauvres comme on dit si souvent). Ces délocalisations surtout en Afrique se font contre d’énormes avantages sociaux, fiscaux et sécuritaires alors que la technologie qui y est apportée est la moins productive et la plus polluante. Donc, lorsqu’on oppose à un appel à nous-mêmes toujours cette fameuse mondialisation, cela fait rire jaune. Comme quoi les africains adorent ce qui les morde et les blesse.
Bref, la mondialisation ne fait pas des africains des citoyens du monde, comme ils aiment à le clamer. Beaucoup de noirs se déclarent citoyens du monde alors que personne ne veut d’eux chez lui. On fait des lois contre eux, on les expulse, on cantonne ceux qu’on admet pour quelques besoins dans des quartiers désertés par les autochtones, on les contrôle à tous les coins de rue, on les maltraite dans les services publics…Rien n’y fit! Ils se disent malgré tout citoyens du monde. Pauvres citoyens du monde indésirés!
La mondialisation c’est la possibilité pour l’Occident et ses multinationales et pour les nouveaux puissants admis au club fermé des pays industrialisés d’aller prendre, sans opposition, des ressources là où elles sont, la circulation de la finance sans frontières, la pénétration des gadgets les plus modernes inventés par les pays industrialisés dans tous les marchés du monde et la possibilité pour les citoyens de ces pays enrichis ayant les moyens d’aller en vacances où bon leur semble. Et dans le même temps, les routes du Nord sont fermées aux gens dits des pays pauvres, autrement dit « la racaille et la misère du monde ».
Voilà, en quelques mots ce qu’est la Mondialisation que nombre d’Africains louent et chantent pour contrecarrer tout appel au retour vers soi-même, pour tuer toute réflexion qui demande la reconquête de notre espace en vue de sa reconstruction effective par nous-mêmes et pour nous-mêmes.
Komla KPOGLI
21 mai 2012

Le jour du premier jour…

LATTENTE

Le jour du premier jour

 

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JE SUIS OBLIGÉ D’UTILISER LE POÈME-PHOTO, PARCE QUE CE SAPRÉ WORDPRESS, NE PREND PAS BIEN LES PARAGRAPHES.


 

 

 

 

 

 

Pas de slips pour les flatulences des fourmis cosmiques

A l’origine de cette invention, un chef d’entreprise qui se qualifiait lui-même de « péteur frénétique ».
Le simple fait de s’agenouiller ou de se pencher déclenchait chez lui d’incontrôlables flatulences, et les moindres réunions et déjeuner d’affaires, étaient devenus des supplices.
Ne supportant plus cette situation, il s’est mis à chercher un remède à ce handicap.

Après avoir recherché sans succès du côté de son alimentation et de son hygiène de vie, il s’est dit : « si je ne peux pas les empêcher, je vais essayer de les contrôler ».
L’invention du « slip silencieux » est née de là.

Son principe est simple puisque qu’il consiste en un élément qui conjugue les effets d’anti-odeurs comme ceux que l’on trouve dans les semelles absorbantes de chaussures (pour essentiel à base de carbone) et ceux d’isolants phoniques comme le liège.
Non seulement ce produit très fin (3 mm) absorbe la majeur partie des odeurs émises même dans le cas de dégazages particulièrement méphitiques, mais en plus il attenue les bruits jusqu’à 35 décibels
Même si les ventosités les plus bruyantes ne peuvent être totalement atténuées, la grande majorité des pets qualifiés de bruyants (un pet est considéré comme bruyant à partir de 60 dB) deviennent ainsi quasiment inaudibles.
Avec cette invention, tout un chacun pourra désormais laisser aller son corps (ce qui, au passage, est excellent pour la santé) sans crainte d’être senti ou entendu.
Googland  

 

Oui, je sais, le sujet est plus que léger… Du moins en apparence. Car si nous pouvions avoir une invention inverse pour gonfler un peu les décibels de nos dirigeants, nous pourrions sans doute en savoir plus sur leurs flatulences. Une sorte de bâillon pour stopper les propos niais et épuisants des politiciens.

On peut toujours rêver. Ce qui leur sort par la bouche soulève davantage le cœur que les pets.

En réponse, dans une tentative d’explication aux casseurs de vitres dans les rues de Montréal, deux politiciens du même parti, ont donné l’explication suivante : ce sont des anticapitalistes.

Ah!

Ce qui signifie, en langage étouffé : des communistes, des anarchistes et des terroristes. On n’a plus que ce mot-là à la bouche, mais il ne faut surtout pas le dire pour être réélu.

Sartre disait que l’enfer c’est les autres… Vu d’un certain angle, c’est l’hypocrisie : celle de ces dieux qui passent dans l’Histoire en lucioles, le temps d’une lueur…noire. Un flash. Comme ceux des vieux appareils de photographies qui explosaient à chaque fois qu’on prenait une photo. Bang!

Je disais donc que nos politiciens voient des « anticapitalistes ». Dieu est mort, on l’a remplacée par un système de cerveaux passé au chlore.

Pathétique! Triste, en bon français…

Comment des spécialistes des affaires, de la politique, de l’économie peuvent-ils encore ne pas distinguer la volaille néolibérales qui assèche les humains, les Goebbelsises, et s’en vont dans les paradis fiscaux de la retraite se baigner dans des lavabos tout propres?

Pendant qu’en Occident, les hommes d’affaires sont gênés par les flatulences, le tiers des habitants de la planète crève de faim.

Un américain cultivé, dans une phrase en français, la seule qu’il connaît, dirait : « C’est la vie ».

Non, ce n’est pas la vie. Ce n’est pas celle de mon voisin, ni celle de l’ouvrier. Ni celle du jardinier ou du fermier.

Les assassins de gens simples, ceux qui travaille réellement au bien être de cette vie, eux, n’ont pas de médailles.

Ils n’écrivent pas de roman, ni ne se gargarisent d’idées. Ils travaillent… Ils sèment et moissonnent pour cette race de saigneurs qui ne cultivent que les guerres, tuant femmes et enfants, s’offusquent un moment, puis passent à un autre scandale.

Il n’y a jamais de coupables. Et si la justice n’était pas noyée dans le « droit », on pourrait en guillotiner quelques milliers pour avoir enfin la paix.

On n’a pas le « droit »… Faut être sage, purs… Purs comme du brun dans la couleur du diable.

 

La théorie des œufs et des poissons

Ce petit humain est assis là, sur cette planète, fier de ses drones, fier de ses théories sur l’économie, le derrière de la tête écrasé sur la théorie du Big Bang. Gros! Gros!  crapaud bouffi dans le grand étang de la Vie.

Fier jusqu’à tuer. Boulimique jusqu’à assassiner,  par ce qu’il nomme « dommages collatéraux »,  ses semblables.

La théorie du Big Bang?

J’en ai une pire pour vous.

Et si l’Univers n’était qu’une machine à fabriquer des œufs? Comme chez le poisson, il en sort des milliers, mais peu survivent. La planète ne serait alors qu’une couveuse d’âmes.

Un trie.

Nous croyez-nous si « grands »? Créature se prétendant unique et pensante dans l’Univers?

La conscience n’est peut-être qu’un cinéma 2 D dans un monde de D infinis…

Revenons sur Terre… Une chose est certaine. Si la Terre n’est qu’un œuf dans l’Univers, pour le moment, il ne risque pas de donner naissance à des « créatures » élevées dans ce mystérieux gâteau mille-feuilles.

La si chère formulation « sauvons la planète » des religiosés au vert est ridicule. Bel exemple d’humilité : notre homo sapiens à Ipad veut sauver une boulette dans l’Univers, mais il a été incapable de survivre, malgré toutes les richesses de celle-ci.

On se dirige vers un Bang-Bing. Une sorte d’implosion de la race humaine.

Et quand on ne sera plus là, il restera des nids de fourmis, des cancrelats, toutes ces écoles du savoir réel.

Chaque insecte, chaque oiseau, chaque plante, tout ce qui nous apparaît petit, insignifiant, dégueulasse, sont en fait des lettres d’un langage qui nous parle.

Nous n’avons pas su écouter.

Alors, les 60 décibels du pet réduits par un slip à 35, dans l’histoire de l’Univers sont assez insignifiants.

Je me dis, que pour sauver son cul, il faut se méfier des hommes qui font trop de bruit dans l’Histoire…

 

Gaëtan Pelletier

Mai 2012-05-29

 

In memoriam

Jean Bricmont

Cette année nous ne commémorerons pas le 50ème anniversaire d’un événement qui n’existe pas, du moins dans la conscience collective de l’Occident, ce que Noam Chomsky appelle l’invasion américaine du Sud Vietnam (1).

Pourtant c’est bien en 1962 que les États-Unis ont commencé à bombarder le Sud Vietnam pour tenter de sauver un gouvernement sud-vietnamien installé par eux après la défaite de Diên Biên Phù et les accords de Genève de 1954, qui avaient mis fin à la partie française de la guerre. Le président américain Eisenhower avait refusé à cette époque que soient organisées les élections prévues dans ces accords, élections qui devaient mener à la réunification du Sud et du Nord du pays, pensant que Ho Chi Minh les gagnerait. En 1962, ce gouvernement sud-vietnamien était devenu totalement impopulaire et risquait de s’effondrer face à une insurrection interne.

Ce qu’on appelle dans l’histoire officielle la guerre du Vietnam n’a commencé qu’en 1964-1965, avec l’incident du Golfe du Tonkin et le début des bombardements sur le Nord Vietnam. Mais faire commencer la guerre à cette date permet d’entretenir le mythe américain d’une « défense » du Sud Vietnam par rapport au Nord, et de faire l’impasse sur le refus des élections après 1954, et l’envoi de l’US Air Force bombarder le sud à partir de 1962.

L’expression « invasion américaine du Sud Vietnam » est calquée sur celle d’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique en 1979, celle-ci étant, de façon analogue, intervenue pour sauver un gouvernement afghan qu’elle avait contribué à mettre en place. La comparaison est injuste pour l’URSS (pays limitrophe de l’Afghanistan et non pas éloigné de milliers de kilomètres, comme l’était le Vietnam pour les États-Unis), mais, même ainsi, l’expression « invasion américaine du Sud Vietnam » est impensable, inaudible dans notre société, y compris, la plupart du temps, dans les mouvements pacifistes.

Pourtant cette intervention en 1962 est bien à l’origine d’une des plus grandes tragédies du 20ème siècle et la pire d’après 1945, trois pays dévastés pour des décennies (Vietnam, Cambodge, Laos) et des millions de morts- même si personne ne sait au juste combien. Les Américains appliquaient, en matière de body count, la mere gook rule (la règle des simples bougnoules) : si c’est mort et si c’est jaune, c’est un Vietcong, c’est-à-dire un guérillero communiste. Cette façon de compter avait l’avantage de minimiser le nombre de morts civils.

À l’égard des Vietnamiens, il n’y a aucun devoir de mémoire. Aucune loi n’interdit le révisionnisme massif qui règne dans notre culture par rapport à ce non-événement. On ne construit pas de musées et on n’élève pas de statues pour les morts et les blessés de ce conflit. On ne crée de chaires universitaires pour étudier cette tragédie. Des gens qui ont participé à ces massacres ou qui en font régulièrement l’apologie sont reçus dans toutes les chancelleries du monde sans qu’aucune accusation de « complicité » ou de « complaisance » ne soit lancée.

Aucune « leçon de l’histoire » n’est tirée de la guerre du Vietnam. Les leçons de l’histoire vont toujours dans le même sens : Munich, Munich, Munich. La faiblesse des démocraties face au totalitarisme et allons-y, la fleur au fusil, ou plutôt, envoyons bombardiers et drones contre les pays dirigés par les « nouveaux Hitler » arrêter un « nouvel holocauste » : la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie ou l’Iran demain. Même d’un point de vue historique, le récit sur Munich est faux, mais laissons cela de côté. L’astuce de « Munich », c’est de permettre à la gauche et à l’extrême-gauche de se rallier à la bannière étoilée au nom de l’anti-fascisme.

Pire, les tragédies qui ont accompagné la fin de cette guerre de trente ans (1945-1975), les boat people et les Khmers rouges, ont immédiatement été utilisées en Occident, surtout par des « intellectuels de gauche », pour donner naissance et justifier la politique d’ingérence, alors que c’est précisément l’ingérence constante des États-Unis dans les affaires intérieures du Vietnam qui était la source de ces tragédies.

Si des « leçons de l’histoire » devaient être tirées de la guerre du Vietnam, elles iraient toutes dans le « mauvais » sens, celui de la paix, du désarmement, d’un effort de modestie en Occident par rapport à la Russie, la Chine, Cuba, l’Iran, la Syrie ou le Venezuela. L’exact opposé des « leçons » tirées de Munich et de l’holocauste.

Les Vietnamiens n’étaient pas victimes de « domination symbolique » ou de « haine », mais de bombardements massifs. Ils ne se voyaient d’ailleurs pas comme des victimes, mais comme les acteurs de leur propre destin. Ils étaient dirigés par l’un des plus grands génies politiques de tous les temps, Ho Chi Minh, accompagné d’un génie militaire, Giap. Ils ne se battaient pas pour la démocratie, mais pour l’indépendance nationale, notion périmée dans notre monde « globalisé ». Et ce combat, ils l’ont mené contre des démocraties, la France et les États-Unis.

Pourtant, les Vietnamiens ne haïssaient pas nos « valeurs » (mot à vrai dire inusité à l’époque), ni l’Occident, ni la science, ni la rationalité, ni la modernité ; ils voulaient simplement en partager les fruits. Ils n’étaient pas particulièrement religieux et ne raisonnaient pas en termes d’identité, mais de classe. Ils faisaient sans arrêt la distinction entre le peuple américain et ses dirigeants. Cette distinction était peut-être simpliste, mais elle a permis de séparer en Amérique même les dirigeants d’une partie de leur population.

Les Vietnamiens n’ont reçu aucune réparation pour les souffrances qui leur ont été infligées. Aucune excuse ne leur a jamais été faite. Ils n’en ont d’ailleurs jamais demandé : leur victoire leur suffisait. Ils n’ont pas exigé qu’une cour pénale internationale juge leurs agresseurs. Ils ont tout juste demandé que les « blessures de la guerres soient soignées », ce qui, bien sûr, leur a été refusé avec mépris. Comme disait le président américain Carter, futur prix Nobel de la paix, « les destructions furent mutuelles ». En effet : environs 50.000 morts d’un côté, plusieurs millions de l’autre.

Ils sont passés d’une forme de socialisme à une forme de capitalisme, causant ainsi des révisions déchirantes chez certains de leurs supporters occidentaux ; mais en Asie, capitalisme et communisme sont des pseudonymes. Les véritables noms sont : indépendance nationale, développement, rattrapage (et bientôt dépassement) de l’Occident.

On leur a reproché de vouloir rééduquer leurs ennemis capturés, ces aviateurs venus de loin bombarder une population dont ils pensaient qu’elle était sans défense. C’était peut-être naïf, mais était-ce pire que de les assassiner sans jugement ou de les enfermer à Guantanamo ?

Ils faisaient face à une barbarie sans nom mais, quels que soient les problèmes, ils demandaient toujours qu’on y trouve une solution politique et négociée, mots que nos défenseurs actuels des droits de l’homme ne peuvent pas entendre.

Leur combat a été important dans le principal mouvement d’émancipation du 20ème siècle, la décolonisation. Il a aussi été une sorte de mission civilisatrice à l’envers, en faisant prendre conscience à une partie de la jeunesse occidentale de l’extraordinaire violence de nos démocraties dans leurs rapports avec le reste du monde. En se battant pour leur indépendance nationale, les Vietnamiens ont combattu pour l’humanité entière.

Après 1968, cette prise de conscience a peu à peu disparu, dissoute dans l’idéologie des droits de l’homme, dans le subjectivisme et le postmodernisme, et dans l’incessant conflit des identités.

A l’heure où notre politique d’ingérence se trouve dans l’impasse, et où on bat le tambour contre l’Iran et la Syrie, il serait peut-être utile de se souvenir de cette décision fatidique de 1962, mélange d’arrogance impériale et de croyance en la toute-puissance de la technologie, et qui devait plonger le Sud-Est de l’Asie dans l’horreur. Peut-on aussi dire, face aux guerres non défensives, « plus jamais cela » ?

Note :

Noam Chomsky, 1984, celui d’Orwell et le nôtre, christophe.deleuze.free.fr Original : Invasion Newspeak : U.S. & USSR, FAIR décembre 1989, fair.org.

michelcollon.info

Comment ne pas penser par eux-mêmes

IMAGE : Je me suis trompé d’image, on dirait. On nomme cela un copier-coller.

L’état c’est moi ( Louis14 )

Cette phrase aurait été prononcée par Louis XIV devant le Parlement de Paris, qui avait pour missions d’entériner les décisions royales.

En 1654, Louis XIV est sacré roi à Reims, mais c’est en réalité Mazarin qui exerce le pouvoir dans le royaume. Sur son conseil, et pour pouvoir continuer à faire la guerre à l’Espagne, Louis XIV signe différents édits destinés à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État. Les magistrats du Parlement de Paris enregistrent ces édits le 20 mars 1655, mais certains d’entre eux vont rapidement contester leur légalité.

Pour éviter une nouvelle fronde, Louis XIV se rend le 13 avril 1655 devant le Parlement, en habit de chasse. Le président du Parlement lui parlant alors de l’intérêt de l’État dans cette affaire, le jeune Louis XIV se serait écrié : « l’État, c’est moi ! ».

 

 

Le frigo est ouvert… 24 heures par jour. On peut l’ouvrir et se déboucher une petite bière de philosophie, une tranche de jambon de Goldman Sachs ou autres grignotine séchée empestant le Goebbels finement présenté.

L’Homme n’a pas inventé le mensonge, mais il a payé bien des gratte-papiers pour vous convaincre que vous étiez cultivé.

Et toute la crasse occidentale, que l’on nomme « éducation »,   se livre à ce mercantilisme trafic qui fait pousser des yeux de poisson à bien des « penseurs » qui murent leurs maisons de diplômes. Il y en a à qui ça sert, d’autre à qui ça serre…

La seule manière d’avoir un peu de connaissances- surtout de  bon sens – est par le moyen de ce que je nomme la « maison circulante ».

La Feng-Shui

 

C’est un principe de base du vivant : nulle connaissance n’est figée et aucun concept – même ceux en apparence saugrenus doivent stagner ou être mis de côté.  Tout doit circuler.

Ce que vous avalez doit être rejeté…

Comme lorsque  que vous mangez…

Sinon, vous faites la culture de la chierie et vous risquez de vous y noyer.

Des idées qui ne circulent pas, sont des idées mortes. Il faut donc avaler le repas par la porte d’en avant et rejeter ce qui vous apparaît dépassé ou instantané par la porte d’en arrière.

Éviter l’instantané. Ce sont des messages enregistrés depuis des millénaires qui s’usent plus vite qu’une qu’un couteau scotché à une meule de pierre.

La première erreur du débutant est de rejeter une idée ou un concept par le seul argument suivant : « c’est impossible ».

En fait, tout est possible. C’est que vous  rejetez ce qui ne s’inscrit pas dans votre « somme de connaissances », il vous faut simplement attendre qu’une ouverture se fasse pour progresser.

La musique a ses silences, les savoirs également…

Aérer. C’est la base…

 

L’école Wal-Mart

Sous des apparences de savoirs, toute la structure actuelle des écoles des pays « développés » n’est qu’une calamiteuse arnaque pour la production en série de citoyens au services des États, eux-mêmes au service des adipeux conglomérats d’affaires, au service des banques et des guerres qualifiées de nécessaires.

Défaire sa maison pour en construire une autre.

On a détruit l’Irak pour les profits de la reconstruction… Pour aller pêcher des puits de pétrole.

Les chiens ont des médailles.

Les soldats également.

Comme des truites attirées par le leurre qui tournoie dans l’eau, cuillère argentée, tirant le poisson vers sa proie truquée.

Bienvenue les morues! Et les sardines bien cordées en boîtes, sont alléchantes. De fait, en l’ouvrant, on a l’impression de voir les corps des soldats inconnus.

L’école, c’est l’eau qui alimente la rivière des États-couleuvres : nazisme camouflé. Une foultitude de snipers économiques et leurs polices à lunettes noires.

Affamé d’orgueil, vous risquez de perdre votre vie réelle au  profit de dériveurs de rivières qui allument les villes en fabricant de l’électricité.

Plus c’est illuminé, plus vous êtes fasciné. Vous ne voyez plus rien…

Vous êtes un produit et un vendeur en même temps.

Ce qui fait de vous l’employé du MOI.

Illusion.

Vous êtes le souteneur d’un monde à la dérive défendant des causes que vous gagnez tout en vous perdant.

L’école est maintenant un business : on vend des diplômes. Et les écoles luttent entre elles

Le seul diplôme qui vous restera sera comme la marque des cochons qu’on abat : intellectuel.

Ce mot glué à « intelligence »… Qui pourtant n’a rien à voir avec celui-ci.

Naïf vous êtes.

Poisson poissé.

Les   portails organiques  de Wall Street viennent de vous piéger. Avec des formules bien simples :

–          Combattre le mal

–          Défendre sa nation

–          Défendre la liberté

–          Apporter « quelque chose » au pays

–          Etc.

Le réel motif est chez Goldman Sachs et dans les paradis fiscaux…

La démocratie n’a jamais réellement existé.

 

En fait, toute l’Histoire de l’humanité – ou presque – est un copier-collé déguisé de magiciens à qui nous avons donné notre chapeau en échange de nos cerveaux.

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Foreclosure

Idées congelées en vente dans toutes les formes de démocraties. Saisissez un échantillon près de chez vous.

Un produit de la Maison Uni-forme.

Le drapeau est fabriqué par des enfants au Bangladesh. Comme le T-Shirt que vous portez : I am free.

Gaëtan Pelletier