Archives mensuelles : mai 2022

Il y a deux façons de sauver le monde: la prière et le potager

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Poutine serait mourant… Certains diront que c’est une bonne nouvelle, mais ça n’en est pas une. Son prétendu cancer s’est répandu à la grandeur de la planète. Il a seulement accéléré la souffrance humaine et démontré la fragilité et la grande menterie de notre système mondialiste. Et les affairistes se débattent dans l’eau bénite pour « sauver » leurs commerces. C’est presque comique à voir, car, comme disait Jésus de Nazareth « Pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. 

C’est la râclée totale et totalitaire, la niaiserie d’une fin de vie pour l’humanité qui se plante des éoliennes pour s’énergiser vertement. C’est la grande illusion que l’on sert en ce moment de l’histoire aux peuples en désespoir. Jésus avait multiplié les pains, – au grand plaisir de tous -, et voilà les peuples en attente d’un sauveur qui aura de l’énergie à multiplier. 

Tout ça pour dire qu’il ne reste plus à prier pour « sauver le monde ». Les sites complotistes de plus en plus idiots embarquent dans l’énorme et fou bateau des analyses complexes – se coiffent les neurones de formules savantes, de la gauche ou de la droite -, bref, de n’importe laquelle direction, pourvu qu’on y mette de la « culture » comprise par une poignée d’hommes qui s’entre-culturent. Quelle est belle la vie et beau l’avis…. Le savantisme et la niaiserie humaine à la portée de tousse. 

Le pote âgé 

Je n’avais pas l’intention de faire un potager cette année. Après deux mois de maladie, je me suis dit que je n’avais pas la forme pour me courbaturer dans la terre. Mais… J’ai changé d’idée. Mon désir serait de mourir sous une bombe atomique en train de semer une graine de carotte. C’est si petit une graine de carotte. Mais si bon… La nantaise, surtout. Au Québec, plusieurs ont décidé cette année de ne pas passer la tondeuse à gazon avant juin. Mission: laisser les pissenlits aux abeilles… Et ça fonctionne. Le vert pelouse a laissé place au bel orange qui recouvre les terrains de tous les voisins. C’est d’une grande beauté. Qui sauve une abeille, sauve l’humanité. Phrase adapté du film La liste de Schindler. J’ai dû voir le film 10 ou 20 fois. 

Revenons à nos abeilles… 

Et elles sont là à butiner. Elles semblent ne pas en revenir. C’est rempli de nectar. Les humains se sont-ils assagis? Ont-ils compris? Non. C’est encore une illusion On fait son petit devoir, puis on part avec son 4X4 pour une randonnée. Le bonheur selon Omraam Mikhaël Aïvanhov, ne serait pas une enfilade de plaisirs. Sauf qu’on ne sait trop ce que c’est. Mais disons que le jardinage, malgré les crampes et les douleurs aux genoux, c’est comme une prière et un remerciement à la Terre pour ce qu’elle donne. Mais nous sommes si nombreux qu’elle ne donne pas assez. En fait, l’homme en veut plus pour le profit. 

Je me suis dit que Vladimir devrait jardiner au lieu d’ourdir des plans de fous. C’est vrai qu’il a fait se devancer la grande noirceur qui s’en vient. On devrait peut-être le remercier. 

Jardiner, c’est cueillir la manne de la création. Dieu ou pas. Car on ne sait ce qu’IL est. Il est sans doute dans l’abeille et le pissenlit. Un de mes voisins les trouve si laids qu’il veut, l’an prochain, reprendre son traitement de d’élimination de cette plante laide qui n’est pas verte. À grand coups de poisons. C’est comme ça que se font les guerres idiotes qui nous reviennent en boomerang. C’Est pour ça qu’on sera fous dans deux ou trois décennies: en 4X4. immobiles. 

En plus – j’ai remanié le NOTRE PÈRE… En ajout… 

Permet-moi de me nourrir 

À la lumière de la lumière 

À la créativité de ta créativité 

Afin que le monde et moi 

Puissions nous parfaire 

Sans doute qu’à regarder le grand mystère des abeilles, des pissenlits, du ciel bleu et de la vastitude des nuits d’étoiles dansantes, on devient plus sage et plus humbles. 

Si tout le monde jardinait, on n’aurait pas besoin de camions pour nous apporter nos choux et nos carottes. Il y aurait de la biomasse en masse pour se chauffer en hiver. 

Mais c’est un peu tard. 

Après le jardinage, vieux ou pas, tu rentres à la maison avec un pan de soleil qui s’est logé dans ton corps et ton âme et tu demande à ta dame ce qu’il y a à manger. Elle est contente parce que même si t’es vieux tu respires de santé et de joie. Et ta tête ne se demande pas ce qu’il faut pour vivre. Il te faut peu… C’est seulement qu’il faut choisir. 

Et ce n’est pas aux autres de choisir… La preuve est que la Terre est une expérience ratée par l’homme. 

Gaëtan Pelletier 

La Vidure 

31 mai 2022