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The Way We Live

 

Chittagong: vivre de bateaux morts

South-east of Bangladesh, in the Bay of Bengal near Chittagong. Young workers reaching their ship in the morning. Shipbreaking is a controversial industry. The positive economic and recycling impacts are counterbalanced by the Human and Labor rights violations and Environmental pollution. It is considered that 100.000 workers worldwide are employed in shipbreaking. Greenpeace and FIDH have among others been pointing this industry as being the deadliest one in the world.

J‘avais écrit ce petit article en 2012, je crois. Ce soir, à TV5 on retrouve un reportage sur ce « scandale ». Salaire 5 euros par jour. Très bien payé. Et selon le reportage environ 20% des travailleurs sont des enfants. Ce que nient les propriétaires.  

Reste que dans tout ça, l’Occident et autres pays « riches » se débarrassent de leurs carcasses de flottes maritimes pour « rien ».  

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À Chittagong au Bangladesh, nous pouvons retrouver le plus grand cimetière de bâteaux. teau au monde. D’immenses pétroliers et autres bateaux gigantesques, sont échoués partout sur les plages. Plus de 20 milles ouvriers y travaillent à dépecer ces énormes machines pièce par pièce .On les appels les Briseurs d’épaves. Malgré le fait que l’histoire de ses ouvriers reste très caché par les autorités il y a beaucoup de controverses autours de ses ouvriers maltraités.

Ses ouvriers travaillent sous une température d’une chaleur épuisante et ne portent pratiquement pas de protections. Ils n’ont que des sandales en caoutchoucs dans les pieds, s’ils ne sont pas pieds nus. Ils n’ont que des vulgaires bouts de tissus sur le corps et ne portent ni gants, ni casques, ni lunettes protectrices. Pourtant les matériaux avec lesquels ils travaillent  sont hautement dangereux .

Selon plusieurs rapports publiés par des ONG, il y a en moyenne 1 blessé grave par jours et un mort chaque semaine. Ils meurent suffoqués, écrasés, ou brûlés par des explosions trop fréquentes. Beaucoup de travailleurs sont des jeunes adolescents qui habitent sur les chantiers. Ils doivent ramasser de l’argent pour leurs familles dont ils sont éloignés depuis un très jeune âge. Les travailleurs sont payés un peu moins d’un dollar par jours ce qui est considéré comme un bon salaire au Bangladesh.

Les dirigeants gardent ses faits cachés et les journalistes sont leurs pire ennemies .Pour pouvoir entrer sur les sites certains journalistes doivent soudoyer les agents de sécurités en leurs donnant quelques dollars qu’ils acceptent rapidement. Le marché de l’acier des bateaux compte comme 80% des besoins du pays et est utilisé pour construire des ponts et des bâtiments. Le Bangladesh à un urgent besoin d’acier c’est pourquoi les autorités du pays laissent entrer des bateaux pollués bourrés d’amiantes qui tuent des ouvriers sur le coup ou à petit feu.

Heureusement, l’organisation du travail a lancé un projet pour instaurer de meilleures conditions de travail d’ici 2015,mais pour les aidés il serait important de faire des moyen de pression ou simplement contacter des leurs des gants ou des botte de travail ce qui pourrais leurs sauver la vie car en attendant 2015 il sera déjà trop tard pour plusieurs de ces travailleurs.

http://multimedia.cyberpresse.ca/bangladesh/index.html

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Il s’agit d’une cité de recycleurs de bateaux (shipbreakers). Lorsque des bateaux vont mourir ( des gros bateaux de plusieurs milliers de tonnes) ils viennent s’échouer ici. Le cimetière est visible dans Google Maps.

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Excellent reportage et précisions à l’adresse qui suit

http://www.zeppelin-geo.com/galeries/bangladesh/shipbreaking/shipbreaking_texte.htm

Les tueurs de bananes

banane-poisson

« Deux singes avertis en valent un ».  

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Supposons que, vraiment, nous venons du singe. Alors, le singe, inventif, se met à acheter tous les bananiers par le moyen simple de déclarer – en découpant ses territoires- que les chefs sont plus importants que les ramasseurs de bananes.

Bref, ce salaud simiesque à tout d’un coup devenu Archimède dans son bain de sueurs des tropiques.

Euréka!  ( C’est de la petite culture. Archimède…! Aujourd’hui, on a concocté un système d’éducation ou l’oubli a plus d’importance que la recherche des souvenirs des autres qui nous ont précédés ).

Euréka!

Le singe décide de transformer en or tout ce que lui rapportent les bananes. Il pense alors avoir trouvé les moyens de payer les PDG des bananiers.  Bref, il les paye par l’orgueil, il les flatte, les couvre de médailles, et organise des cérémonies.

OUAH!

Mais encore…

Ils payent plus cher les DG pour que les ramasseurs de bananes aillent plus vite. Alors les DG pensent qu’ils pourront devenir TOUS des PDG et sculpteurs et ramasseurs de  DG.

C’est devenu si important qu’on finit par oublier les bananes.

Ça alors!

C’est pas grave, on a de l’or.

Puis le PDG des bananes découvre un singe plus intelligent que lui. Le singe est convoqué, présente son idée :

Une machine qui remplacera les ramasseurs de bananes.

Le singe PDG, tout émoustillé, lui donne un titre : la… la..  La Légion Donneur.

Pour monter les machines, les singe dit alors au PDG : il faut inventer l’école pour leur montrer comment bâtir la machine et la faire fonctionner.

« Pas bête! »

Le PDG souri.

Un autre Euréka.

« Si nous voulons plus de bananes, dit-il aux affamés, il faudra des gens pour aller sous terre chercher des métaux pour bâtir les machines. »

«  À quoi elles rouleront ces machines? Lui demanda un citoyen.

Essence.

Il faut de l’essence.

Et comme nous avons besoin de plus de bananes, il faut plus d’essence.

–  As-tu une idée? Chef d’entreprise.

Oui, Seigneur PDG : une machine qui creusera, fragmentera la terre et on aura le produit avec chose aussi simple que l’eau…

Le PDG sourit.

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Ce soir-là, le PDG, soucieux, avait toutefois un problème. Alors il alla consulter le prêtre des singes.

« Prêtre, dieu désire-t-il que nous soyons riches? »

«  Oui, mon fils, car toutes les bananes sont l’offre généreuse du Très-Haut » Il a semé, il ne reste qu’à cueillir ».

« Nous allons les cueillir le plus vite possible ! »

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Au bout d’une décennie, les travailleurs virent alors qu’ils n’avaient plus les moyens de s’acheter des bananes.

« C’est la machine! Cria l’un d’entre eux ».

« C’’est le PDG hurla un autre ».

« Pourquoi faut-il de l’or pour s’acheter des bananes? » Demanda un autre.

Tous les yeux se tournèrent vers lui.

« Comment veux-tu qu’on achète des bananes si on n’a pas d’or? »

Le singe de Monkey-Street leur montra alors la manière de fonctionner pour être plus riche et vivre plus longtemps en plaçant leur or dans des compagnies qui offraient de plus en plus de rendement.

Il faut aimer votre pays, la jungle.

Ne vous demandez pas ce que la jungle peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour la jungle.

Un grand cri de ralliement s’élevant, faisant tressaillir les feuilles, les arbres, au point où tombèrent quelques régimes de bananes vertes.

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!

Clameurs!

Applaudissements!

***

C’est ici que se termine l’histoire de l’humanité.

À force de transformer en or ce qui existait, le singe fit de son frère une pièce à dévorer. Il inventa alors des ennemis et se fit un complice : le prêtre.

Le singe vécut longtemps, grâce à Big Pharma, et mourut convaincu d’avoir trouvé la recette de la vie.

Il avait tout transformé en or.

Les bananes étant maintenant sous terre, pas un singe ne put les manger. Et même si on transforma tous les métaux en machines, les machines demeurèrent seules, rouillèrent, pendant que les singes comprirent qu’ils n’étaient qu’une boulette de viande, et que la Terre n’était qu’une bouchée de viande à long terme.

Plus tard, quand disparurent les bananes, des compagnies vinrent raser les forêts pour les transformer en or.

De sorte qu’il finit par n’avoir plus rien sur Terre, mais une richesse inouïe sous leurs pieds.

La Terre chargée de petites boulettes de viande fut avalé par un système que personne ne comprit vraiment.

Mais, chacun y avait cru.

Alors, arriva un singe encore plus savant qui avait la solution au problème de la jungle : produire plus d’or pour avoir plus de bananes.

Gaëtan Pelletier

Savoir autochtone

La culture autochtone représente un véritable trésor pour le reste de l’Humanité.

environnement, nature, vert, écologie, biologique, planète TerreSelon une étude, parmi les 119 plantes de base utilisées dans la fabrication de nos médicaments, 74% auraient été découvertes bien avant par les Autochtones. L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a alors recensé 21 000 espèces de plantes médicinales utilisées par ces communautés, mais dont les vertus restent a démontrer par des analyses à mener dans les laboratoires occidentaux.

Les Autochtones ont découverts et développés certains savoirs sur des principes écologiques et environnementaux, comme celui de l’écosystème (interactions existantes entre faune et flore), par exemple.

De part des centaines, voire des milliers d’années de pratique, ils savent également comment gérer et exploiter les ressources forestières de manière durable. Ainsi, les populations locales utilisent des systèmes de  » jardinage forestier  » hautement sophistiqués pour produire leur nourriture; et cela toujours dans le plus grand respect de l’environnement.

RainforestLe savoir des populations autochtones peut ainsi représenter un caractère essentiel dans l’instauration d’une gestion et d’une exploitation plus respectueuses des forêts tropicales. Il peut également être essentiel au recouvrement des si nombreuses zones forestières à ce jour mal exploitées ou détruites.

Cependant, en terme de propriété intellectuelle, on a trop souvent abusé des compétences et des savoirs des autochtones, et certaines compagnies n’ont éprouvé aucune gêne à faire breveté des variétés de plantes seulement connues de ces populations, et utilisés par elles depuis des générations. Et malheureusement, de tels procédés sont toujours d’actualité.

La suite sur http://www.rainforestfoundationuk.org

De tous les chamboulements climatiques, écologiques, notre civilisation industrielle est responsable.

Nous devons prendre conscience de la gravité de la situation actuelle sans perdre de temps.

Les peuples premiers ont dû subir l’invasion de leurs terres, les privations de leurs cultures, parfois le génocide.

Aujourd’hui devant l’audace de quelques gouvernements, de quelques multinationales ou entreprises illégales, ils viennent à notre rencontre pour nous dire que leur situation est grave.

Ils nous avertissent aussi que notre situation est en danger par ce que nous avons laissé faire sans rien dire, ou sans le savoir.

La Terre Mère ne peut plus supporter l’injustice et agressions dont les peuples premiers et la nature sont victimes.

L’homme moderne doit changer sa façon de vivre et regarder en face sa responsabilité dans ce qui se passe sur cette planète.

http://peuplespremiers.skyrock.com/528456848-Message-des-peuples-premiers.html

Le P.I.B des amérindiens avant l’arrivée des « blancs »

svaha3: Since everything is but an apparition, Perfect in being what it is, Having nothing to do with good or bad, Acceptance or rejection You might as well burst out laughing!~Longchenpa

«Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre.»

 

Edgard Morin, philosophe

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Dans ce sanctuaire de Terre, nous n’entendons plus parler que d’économie, de carrières, de « réalisation », dans une sorte d’humain transformé en un robot aux idées mastiquées par l’État. C’Est la forme de fascisme la plus insidieuse depuis le début de l’histoire de l’humanité: le fascisme sniper. Pour vivre, c’est l’État qui vous forme. Et selon ses valeurs… Les valeurs d’un libéralisme affolé et destructeur. Destructeur de l’environnement, destructeur de la poésie humaine et de la nature.

Plus question de vivre à son rythme, il faut vivre toujours en urgence. Tout est urgent! Car il urge d’engranger des profits pour le profit. En fin de ligne, on ne sait pas trop à quoi nous servons. Car si tout ce baratin supposément « nécessaire » à la croissance, c’est raté. Depuis 2008, la crise systémique a épluché l’âme de l’humain. Maintenant, c’est un citoyen. Il n’appartient plus qu’à une corporation, esclave du grand Titanic économique qui nous dirige déjà vers la froidure du Iceberg.

Nous sommes des intoxiqués de la compétition. On dira cette dernière nécessaire. Mais en fait, elle est une  insidieuse infestation des États eux-mêmes esclaves des affairistes en délire. Malheureusement « sponsorisée » par l’école devenue une fabrique à esclaves roses.

Il arrivera un jour que plus personne ne saura ce qu’aura été la vie simple, la vie contemplative, les réels rapports humains, la solidarité. L’échec est dans la dislocation par les systèmes qui robotisent de plus en plus les structures pour réduire les coûts. Et réduire les coûts signifie se débarrasser d’un travailleur pour le « rendement ».

On est en train de créer – et de réussir – une race atteinte d’une sorte d’Alzheimer de sa propre nature, des ses racines. La robotisation « charnelle » ou cervicale, liée à celle des techniques sophistiquées nous fait perdre tout repère de ce qui aurait pu être notre destin et notre véritable progrès.

Le PIB des amérindiens, avant l’arrivée des blancs, devait être aux alentours de … rien. Pour un voleur de terres et saccageur de valeurs, il en connaissait la valeur. La monoculture était née. Le blanc était le Monsanto dictateur de ce que devait être la « Vie ». C’est le premier fascisme invisible de l’un envers l’autre. L’irrespect.

Ils disaient: » Avoir raison ». L’expression est charmante. Avoir. Car tout était avoir pour les blancs.  Tout est devenu « avoir pour être heureux ». À la vitesse la plus grande possible.

La vie est désormais une nouvelle version de la fable de La Fontaine: le renard a la liste de tous les corbeaux et de la quantité de leur fromage. C’est un calculateur et grand parleur. Il forme même des renards pour aller conter fleurette aux corbeaux.  Ponzi way of doing!

Nous n’avons plus ce rythme de vie lié à la nature. Nous avons celui lié à l’État-menteur et sournois. C’est « normal » d’être ainsi de nos jours. C’est considéré comme normal de travailler jusqu’à la fin de ses jours, 12 heures par jour. On vous dira que vous manquez d’ambition…

La leur…

On est tous le sauvage de quelqu’un ou d’une quelconque organisation.

Gaëtan Pelletier

Mai 2015

Reconstruire la souveraineté des Etats face aux multinationales

Depuis le 22 avril, plusieurs pays d’Amérique latine (Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua, République Dominicaine, Saint-Vincent et les Grenadines, Venezuela) se sont associés pour créer une « Conférence permanente des Etats latino-américains affectés par les intérêts transnationaux ».

Ces dernières années, la Bolivie, l’Equateur et le Venezuela se sont engagés dans des conflits de forte intensité contre plusieurs entreprises multinationales (Exxon Mobil, Murphy Oil Corporation, Perenco, Conoco-Philips, etc.). En jeu, la renégociation des concessions d’exploitation de leurs ressources pétrolières et naturelles par celles-ci.

C’est notamment au sein du Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), organisme rattaché à la Banque mondiale en charge de l’arbitrage des conflits entre Etats et entreprises en matière de droits des investissements, que les disputes se sont déroulées. Mais las de cet organisme trop favorable, selon eux, aux investisseurs privés [1], ces pays l’ont quitté (respectivement en 2009, 2007 et 2012) pour impulser la création d’instruments régionaux de consultation et de gestion des conflits avec les entreprises multinationales des pays du Nord.

C’est dans ce contexte qu’ils ont organisé à Guayaquil (Equateur), en présence de représentants officiels invités d’Argentine, du Guatemala, du Honduras, du Salvador et du Mexique, cette première Conférence.

Celle-ci a permis de définir, dans le cadre de sa Déclaration finale, le périmètre d’action et les perspectives de l’initiative. Le document fondateur indique que, dans le contexte de la mondialisation, « les pays en développement (disposent) de ressources précieuses qui doivent être utilisées de manière soutenable pour le développement de (leurs) populations ». Il signale également que la période récente « a montré la persistance de cas flagrants de violation du droit international et de la souveraineté des Etats » (par des firmes transnationales). Enfin, les pays signataires considèrent que « plusieurs processus de négociations bilatérales avec des firmes transnationales sont actuellement en cours qui demandent une assistance solidaire entre les Etats de la région afin que ces négociations aboutissent à des résultats bénéfiques pour les peuples du Sud ».

Sur la base de cette analyse, ils s’engagent à soutenir la création, au sein de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), d’un « mécanisme régional de résolution des différends en matière d’investissement qui garantisse des règles justes et équilibrées lorsque surgissent des conflits entre firmes et Etats ».

Par ailleurs, ils proposent la création d’un Observatoire international sur les contentieux en matière d’investissements dont les objectifs seront multiples : activité de veille au niveau international, production d’analyses et de recommandations pour les Etats faisant face à un différend avec une multinationale, réflexion sur la réforme des organismes existants, mutualisation des expériences et des avancées juridiques en matière d’arbitrage dans les conflits commerciaux, création de mécanismes de coordination et de consultation sur les systèmes juridiques entre Etats latino-américains, élaboration de stratégies communes pour les Etats face aux multinationales, mise en place de mécanismes de sollicitation des mouvements sociaux, etc.

Enfin, il s’agira de proposer la mise en place « d’espaces de coordination générale des pays du Sud » sur l’ensemble de ces questions au niveau du G 77 + Chine. Et ce, de sorte à consolider un rapport de forces entre ces pays et les multinationales dans tous les espaces institutionnels multilatéraux : Nations unies, Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, etc.

Faisant écho à cette initiative qui vise, dans le cadre d’une coopération collective, à redonner des marges de manœuvre aux Etats et à la souveraineté nationale face aux multinationales, les mouvements sociaux latino-américains ont adopté, le 9 mai, une « Déclaration des mouvements et organisations sociales sur les propositions de la première Conférence permanente des Etats latino-américains affectés par les intérêts internationaux ».

Celle-ci affirme : « Nous pensons que les Etats nationaux doivent non seulement avoir l’obligation, mais également la pleine liberté d’établir et d’appliquer des législations et des politiques publiques favorables aux populations et à l’environnement, et ce en complément de leurs obligations en matière de droits humains, sans devoir subir la menace d’actions ou de revendications du capital transnational  ».

Et d’exprimer une solidarité avec les objectifs affichés par les gouvernements et leurs propositions (notamment la création de l’Observatoire international). Le document précise toutefois : « nous ferons preuve de vigilance pour que l’ensemble se concrétise, et de manière à ce que cette initiative ne se limite pas à la question des multinationales privées, mais concerne également les entreprises multinationales d’Etat  ». Cette position indique la préoccupation de ces mouvements sociaux quant à la stratégie des entreprises publiques de ces pays – ou celles d’autres pays du Sud (Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Inde) – dans le domaine pétrolier et minier notamment.

Quoi qu’il en soit, voici qui devrait inspirer tous ceux qui, en Europe et ailleurs, souhaitent reconquérir du pouvoir face aux forces du capital.
Source

http://au-bout-de-la-route.blogspot.be/2013/05/reconstruire-la-souverainete-des-etats.html

Une société ritalinée

Image: YGRECK

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Certains se demandent si le gouvernement ne drogue  pas nos enfants.  Dans un reportage, il y a quelques jours, on signalait que la consommation de ritalin avait augmenté de 30% en 3 ans.

Cause : le temps d’évaluation des médecins qui prescrivent plus vite que leur ombre. De sorte que le ritalin est devenue une drogue courante dans un monde où on …défend la consommation de drogues.

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Les Québécois sont plus que jamais les champions du Ritalin, a appris le Journal. En 2010, ils ont consommé près de 32 millions de pilules de cette famille de médicaments, ce qui constitue un nouveau record.

«C’est alarmant de savoir qu’autant d’enfants consomment ce médicament. On ne devrait pas être contents, ni fiers de ça», lance la psychologue Suzanne Vallières, qui est aussi chroniqueuse au Journal.

Le phénomène inquiète aussi le docteur en neurosciences Joël Monzée, qui a publié cette année un livre dans lequel il dénonce cette situation, qu’il assimile à du «dopage scolaire.»

Au cours de la période de 12 mois qui a pris fin le 30 novembre dernier, les Québécois ont consommé 31 864 061 comprimés de méthylphénidate, la famille de médicaments regroupant le Ritalin et ses génériques, selon des données obtenues auprès d’IMS-Brogan. Cela représente une hausse d’environ 10 % par rapport au record atteint en 2009.

Le nombre de prescriptions pour obtenir ces comprimés, qui sont remises surtout aux enfants agités à l’école chez qui on diagnostique un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), est aussi en hausse.

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, la consommation de ces médicaments est beaucoup plus importante au Québec qu’ailleurs au Canada. Alors qu’elle compte pour moins du quart de la population, la province accapare désormais 35,3 % de l’ensemble des pilules et 44 % des ordonnances distribuées au pays. Canoë

Prescriptions de Ritalin : une hausse de 3500 % en 20 ans!

Le nombre de prescriptions de Ritalin a considérablement augmenté en quelques années. Au Québec, on est passé de 30 000 prescriptions de méthylphénidate en 1990 à plus d’un million en 2010. Une hausse de plus de 3500 % en 20 ans! Aujourd’hui, on estime que 5 % des écoliers québécois prennent ces psychotropes tous les jours. Principalement des garçons. À noter aussi qu’on prescrit deux à trois fois plus de Ritalin aux garçons issus de milieux pauvres. Par contre, en Europe, cette quasi-amphétamine est très peu prescrite.

Cette abondance de prescriptions de méthylphénidate, observée seulement de ce côté-ci de l’Atlantique, explique sans doute pourquoi les Européens ne débattent pas de la chose alors que nous (médecins inclus) le faisons régulièrement par médias interposés. Au cours de ces débats, on ne questionne pas tant l’efficacité thérapeutique du méthyphénidate, mais plutôt son emploi pour calmer des enfants qui bougent trop, qui sont impulsifs et inattentifs. Cette controverse autour du Ritalin semble avoir cristallisé les positions de part et d’autre. D’un côté, il y a ceux qui favorisent cette approche parce qu’elle améliore effectivement le rendement scolaire de l’enfant hyperactif. De l’autre, il y a ceux qui s’inquiètent du recours de plus en plus répandu à la médication pour traiter des comportements chez les enfants. À lire à ce sujet l’excellent dossier paru au mois d’août 2010 dans le magazine Protégez-vous.

Le Ritalin augmente la dopamine. L’exercice aussi!

Par ailleurs, les enseignants en éducation physique ont maintes fois observé l’effet calmant de l’exercice. Par exemple, il est souvent arrivé qu’un élève verbomoteur et hyperkinésique au début du cours d’éducation physique devienne un élève calme et nettement moins hyperkinésique à la fin du cours. Des milliers de fois sans aucun doute. Empiriquement, l’activité physique semble donc atténuer certains des symptômes qu’on observe chez les enfants hyperactifs, notamment l’hyperkinésie, le manque d’attention et l’impulsivité. Ces dernières années, des études semblent confirmer ces observations, à savoir que l’exercice peut être bénéfique pour les enfants hyperactifs sous médication. Ces études rapportent que chez les jeunes athlètes hyperactifs (il y en a), il n’est pas rare de constater que plusieurs se passent de médication en période d’entraînement intensif1.  Une étude2 menée cette fois auprès d’enfants hyperactifs sous médication qui avaient suivi un programme d’exercice vigoureux pendant 6 semaines à raison de 50 minutes par jour a démontré une nette amélioration de leurs symptômes. Dans une autre étude3, on a démontré qu’un exercice vigoureux de quelques minutes diminuait substantiellement certains symptômes chez de jeunes garçons hyperactifs, notamment l’hypermotricité.  Kenesanté: exercice et les enfants hyperactifs

Du ritalin pour mieux réussir… à l’université

Des étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke n’hésitent pas à prendre des médicaments, dont du Ritalin, pour obtenir de meilleurs résultats scolaires.

Selon des étudiants rencontrés par Radio-Canada, la prise de Ritalin améliore la concentration, ce qui aide à mieux performer lors des examens.

Même si le Ritalin n’est vendu que sous ordonnance, Sylvie Godbout, qui est psychiatre à l’Université de Sherbrooke, croit qu’il est possible d’en trouver assez facilement à l’université. « Les gens, comme ils ont des mentors, des tuteurs, il y a toujours des professeurs qui sont près des étudiants, j’imagine que c’est comme ça que ça passe. Ou encore, c’est leur médecin de famille, mais ils ne vont sûrement pas chercher ça sur le marché noir », dit-elle.  Radio-Canada