Archives de Catégorie: SOCIÉTÉ

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Le siècle des noirceurs

Route 185

Photo: Wikipedia

Ils sont fiers de leur tracé de d’asphalte et de ciment qui déchire la forêt. Ils l’ont doublée.  C’est la blessure des forêts et des paradis. Les voitures y feront leur nid. Voies rapides, lisières de repos, béton armé en guerre contre la nature. De ce qui reste ils courtiseront la biomasse, ce vert des fous qui ne voient pas plus loin que leur vie. Il n’y a pas d’énergie verte dans la destruction. Ils dépensent des sommes folles pour faire des laitues, des carottes, des restes de table du carburant. Des usines et des usines pour faire rouler les blattes d’acier…

Dans moins d’un siècle, ils arracheront leur nappe figée de pétrole noir, cherchant des terres et des terres, des arbres et des arbres pour fabriquer de l’air. Ils regarderont sur leur écran plat les paysages d’antan avec un masque, suffocants, mais fiers de la minceur de l’écran.

 

Gaëtan Pelletier

La glace fond, les fous applaudissent

Fonte de la calotte glacière entre les 8 et 12 juillet 2012, observée par des satellites de la Nasa. En rose foncé, les zones de fonte des glaces (détectées par deux ou trois satellites). En rose clair, les zones de fonte probable (détectées par au moins un satellite).

Avec la fonte des glaces, le réchauffement climatique, le Groenland est riche…

On estime que le Groenland pourrait devenir la troisième réserve mondiale d’uranium. Il pourrait aussi concurrencer la Chine qui contrôle 90 % du marché mondial de ces métaux précieux comme le dysprosium. L’exploitation de ces ressources attise les convoitises internationales, car le Groenland ne pourra les mettre en valeur qu’avec l’apport de capitaux étrangers. SSJB

 

Eh! Oui. Le sous-sol regorge de richesses: métaux et pétrole. Métaux pour tout ce qui concerne l’électronique. Mais également la mainmise étrangère dont, bien sûr, les investisseurs chinois.

Il n’y a pas énormément de tomates et de laitue, mais un commencement de culture… Hélas! On ne s’intéresse pas à ce qui se mange, mais à ce qui rapporte en dite richesse.

Les sociétés sont maintenant des usines à fabriquer de la pauvreté. Puisque le Groenland n’est pas riche, il risque de se faire investir… Et de saboter ce qui se mange au profit du profit.

C’est cette rengaine qui nous a amenés au point où nous en sommes.

GP

Avez-vous du plastique dans vos veines?

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Source de l’image: L’âge de faire 

C’est devenu …viral: il faut faire son « petit geste  » pour l’environnement. Voilà  des modes dans une mode: manger vegan, conduire électrique, éliminer les pailles de plastique, etc.

Tout ça pendant que ronronne les grandes machines à enfouir des sommes colossales …pour le profit. La Terre est maintenant bouffie de paniquées, toute remplie de gens qui sont prêts à changer le monde pour qu’il soit viable. Ça fait quarante ans au moins que nous en parlons. Ça fait depuis les années 70, avec le livre La bombe P qui sonnait l’alarme sur une population trop élevée en l’an 2000. Et ce serait 10 milliards en 2050. 10 milliards dont quelques riches qui continueront de vider les entrailles de la planète, les bois, appauvrir les terres, – du moins celles qui resteront – , et demander aux  petits de « faire leurs petits gestes » pour l’environnement. Il y aura plus d’avions dans le ciel que d’oiseaux.

La télévision est remplie de « parleux » qui parlent et qui parlent sans parler des problèmes réels dans lesquels nous sommes enlisés. Une voiture électrique est une voiture qui demande de l’asphalte, des métaux rares, et des défauts qui ne font pas toujours la voiture idéale dans les pays froids. On n’éteindra pas toutes les villes lumières de la planète pour « sauver la planète ». Pauvre petit homme dans le déni: la planète n’est pas à sauver, la planète doit se débarrasser d’une flopée  d’affairistes enragés.

Pas de viande rouge ou autre? Il faudra alors s’empiffrer de céréales et de grillons  sans vraiment savoir si  le vegan  n’avale pas les pesticides et les herbicides pour des rendements dits à 100%. On retrouve de plus en plus de sols contaminés par le lourd passé laissé pendant que les industries polluaient à qui mieux mieux, en toute liberté, laissant sur leur passages des souillures qui perdurent.

Il faut être naïf pour ne pas saisir l’ampleur des dégâts déjà faits et la lenteur à modifier les trains des vie. Et lesquels? Ceux des sociétés dites riches?

Désormais, tous les candidats politiques vont vous vendre du vert. Et vous allez avaler ça comme le fait l’omble de fontaine devant un beau ver accrochée pas très loin d’une cuillère qui tournoie dans l’eau.

Quand le citoyen achète un objet, c’est un futur détritus. On n’y échappe pas. Tout ce que l’on achète est jetable. Plus il est compliqué moins il est biodégradable.

Personne n’échappera à la pollution, personne n’échappera à la fin étrange d’une planète qui était un paradis et dont on en a fait un dépotoir. Le château de cartes – pourtant si beau et si alléchant, et d’une certaine manière si génial de construction – est trop avancé pour ne pas qu’il défaille dans un long bruit sourd. On aura parcouru un long chemin qui n’est en fait qu’une quelques secondes dans l’histoire de la planète.

L’idée de remplacer une voiture polluante par 10 autres moins polluante est parfaite pour les crédules qui n’ont pas toutes les pièces de ce puzzle dans lequel nous vivons.

L’idéal serait de consacrer trois mois par an à ne pas acheter ce qui est un « luxe », c’est à dire Non nécessaire à la vie simple, serait un bon début. Question de se désintoxiquer et de se livrer au plaisir d’échanger et de donner au suivant. Ensuite six mois. Et pourquoi pas mettre sur une liste des personnes et des compagnies avec noms ou numéros comme personnes recherchées pour crime contre l’humanité? Ce qui nous en empêche c’est la religion des affaires qui fait du citoyen le nouveau nègre d’une mondialisation qui a perdu tout pouvoir de par ses dirigeants.

Pendant que le petit citoyen rêve de changer le monde sans changer de montre, il y a des millions d’aspirants croyant encore que l’on peut faire fortune et se séparer de la race humaine.  Ils sont les nouveaux nègres de ceux qui savent cultiver les ego pour engrosser leurs fortunes.

Acheter, vendre, investir: quels beaux projets pour les vendeurs du temple Bleu! C’est de ceux-là dont il faut se méfier. Ceux-là qui vous parleront du petit geste pour sauver la planète.

Un jour, la simplicité de vivre arrivera. Elle arrivera de force. Espérons-le. Car pour  pourchasser des hyper riches responsables nécessite des gros investissements. Mais ils ont fait en sorte que nous n’en ayons pas. Il est tellement aisé de trouver un Narcisse qui remplacera un autre Narcisse.

En attendant, on peut regarder l’effritement sur écran géant an 1080 p. Encore un objet qu’il faudrait faire taire. Qui sait si un arbre n’a pas à dire davantage sur la nature humaine.

Avez-vous du plastique dans vos veines?

Gaëtan Pelletier

Madame Yellow Jaune

Pratique

Dans une grande bâtisse, les RCS rigolant, se pratiquaient à écraser des gilets jaunes rien que pour s’injecter un peu d’adrénaline.
– Allez! Les gars, ils sont dangereux…
Par terre, on pouvait voir un matelas de gilet jaunes qui recouvrait tout le plancher.
– C’est une pratique les gars. Mais vous verrez pire dans la rue. Grouillez-vous, tas d’andouilles. La France a besoin de vous.
***

Mise en pratique

Geneviève, 73 ans, scandait son droit de « Liberté de manifester ». Dans le chahut qui s’ensuivit, elle fut écrasée tel un simple  gilet jaune aux cheveux blancs sans que la remarque. Fracture du crâne et autres blessures…
Quand les pieds prennent le relais de la tête, sous les casques des orteils s’animent, affolées.
Nous sommes tous intelligents…
Il suffit d’un costume et d’un salaire pour nous stupidifier….
Car, en fait, c’est ce qu’on réclame: un revenu décent.

Gaëtan Pelletier

Les pauvres chassés à la courre

Image: Wikipedia

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      En 2007, le gouvernement travailliste a adopté une loi prévoyant des sanctions contre les personnes handicapées et en longue maladie, considérant que beaucoup n’étaient pas vraiment en incapacité de travailler », rappelle Anita Bellows. Bastamag

Qui ne se souvient pas des élégantes scènes de la chasse à la courre de la noblesse anglaise ou française? Ah! À cors et à jappements de chiens emballés d’aller fouiner les bois pour un lapin, un porc ou autre animal afin de dissiper l’ennui de la gente fortunée. Les états modernes ont toute une panoplie de chasseurs pour ressource pour « éteindre » cette race d’avortons.  On se croirait au moyen-âge avec une  nouvelle aristocratie munie de chiens-kapos pour exterminer les pauvres.  On entendra dire que le gouvernement lutte contre la pauvreté en même temps qu’il veut se débarrasser des « non productifs » qui, de fait, sont incapables de participer à l’engrangement des capitaux énormes des transnationales qui râpent les biens de États.

     Et les riches?

Ce n’est là qu’une partie de cette sinistre et dégoûtante déshumanisation dévoilée dans La violence des riches. Les riches ont leur paradis fiscaux mais les pauvres ont leur enfer quotidien de la misère.

 « La fraude à la Sécurité sociale, c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945. C’est la faute qui ruine les fondements mêmes de la République sociale. » Nicolas Sarkozy, 2011

Avec les sommes énormes des riches et de la multitude des paradis fiscaux, la trahison est du côté d’un ensemble d’individus sans morale et sans cœur… et sans pays. Même certains dirigeants n’en ont pas… Au Canada, d’anciens dirigeants se sont enrichis en investissant dans le marché de la marijuana devenue légale.  Le Cannabis – ou Canadabis (sic) a désormais  des investisseurs  de renom issues de la classe politique. L’actualité.

Le parfum du totalitarisme

C’est un acte de harcèlement, avec une légère odeur de totalitarisme qui rappelle la cruauté de la chasse aux juifs par les nazis. Comme si le pauvre était d’une race inférieure à « abattre », alors qu’il n’est que victime d’un système patenté,  dépouilleurs  de  richesses collectives. Il faut maintenant chapeler le pauvre jusqu’à l’os sous prétexte ( ou accusation infondée) qu’il est coupable de sa pauvreté. Il faut l’accuser, le harceler, le ramener au travail pour réduire les chiffres, les manipuler  concernant le chômage.

Pour ce faire, la classe dirigeante est équipée d’une armée de fonctionnaires-kapos au service de l’État. « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres ». Beau leitmotiv pour une société inconsciente et, surtout, malhonnête dans sa mission de « servir » ses citoyens.

Gaëtan Pelletier

Comment les élites nous mènent au désastre

En début d’année, les exercices de futurologie sont toujours tentants, surtout dans les périodes aussi tourmentées que la nôtre. Que nous réserve l’économie mondiale en 2019? Allons-nous vers un nouveau Krach boursier? La logique financière menace-t-elle maintenant? Théophile Kouamouo a abordé toutes ces questions avec Paul Jorion, anthropologue et enseignant… Paul Jorion est également un ancien trader, celui qui a prédit plusieurs années à l’avance la crise des subprimes.. Il parle aussi bien de l’argent et des marchés obligataires que de l’intelligence artificielle et des risques d’effondrement de la civilisation humaine. C’est L’Autre Interview.

Source : Le Média, Youtube, 08-01-2019

– Mais, madame, personne ne vit plus de la terre… L’ancienne fortune domaniale est une forme caduque de la richesse, qui a cessé d’avoir sa raison d’être. Elle était la stagnation même de l’argent, dont nous avons décuplé la valeur en le jetant dans la circulation, et par le papier-monnaie, et par les titres de toutes sortes, commerciaux et financiers. C’est ainsi que le monde va être renouvelé, car rien n’était possible sans l’argent, l’argent liquide qui coule, qui pénètre partout, ni les applications de la science, ni la paix finale, universelle… Oh ! la fortune domaniale ! elle est allée rejoindre les pataches1. On meurt avec un million de terres, on vit avec le quart de ce capital placé dans de bonnes affaires, à quinze, vingt et même trente pour cent.
Doucement, avec sa tristesse infinie, la comtesse hocha la tête – Je ne vous entends guère, et, je vous l’ai dit, je suis restée d’une époque où ces choses effrayaient, comme des choses mauvaises et défendues… Seulement, je ne suis pas seule, je dois surtout songer à ma fille. Depuis quelques années, j’ai réussi à mettre de côté, oh ! une petite somme… »
Émile Zola,
L’Argent.