Archives de Catégorie: SOCIÉTÉ

La monstralisation 2

fairtrade_copy-f9add

Un accord mammouth

Les États-Unis tiennent à redéfinir les règles commerciales avec les pays d’Asie pour freiner l’influence de la Chine dans cette partie du monde. «Si nous ne le faisons pas, la Chine le fera, et l’Amérique sera écartée», a dit Barack Obama dans une entrevue récente au Wall Street Journal. L’Asie devrait regrouper les deux tiers de la population du monde en 2030 et produire la moitié de la richesse mondiale en 2050. Douze pays participent aux négociations. En plus des États-Unis et du Canada, il y a l’Australie, Brunei, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Cyberpresse 

C’est fou ce qu’on peut voir loin quand on a été des dirigés par des aveugles à cannes blanches et des chiens de guerre économique. C’était pas assez gros comme ça, il faut engrosser le nombre de marchands jusqu’à l’agonie triste de l’individu.  Au final, on est « commercés » comme des outils de mondialisation, ou de libre-échange, par une tribu de cravatés qui carburent au « BIG », à se fourrer de l’argent dans les narines. On dirait des bébés qui ont été sevrés par des banques.

Sapristi! Mary Shelley et son Frankenstein peuvent aller se faire voir à Holly Wood! Le monstre qu’on nous prépare est inutile pour le citoyen. On se fout de 2050. Personne ne peut prévoir ce qui se passera en 2050. La ligne du bonheur en attente du grand show de « Je serai heureux demain » s’allonge.  C’est comme se faire friser avec 3000 bigoudis. Ça frise davantage sur la même tête? Ah! bon. Aussi bien s’informer auprès de son coiffeur. Parlant chienéma, il peut au moins lire votre avenir dans vos pellicules.

Mais bon! Faut être sérieux comme des papes en train de faire faillite because trop en manque d’ agenouillés.  Mais on est encore plus à genoux devant la rat-caille qui se fait des projections jusqu’à ce qu’ils meurent étouffés par leur nœud papillon. Ça fait British et High Class. Et intelligent… Le concept « is in your head ».

Dites-vous que le libre-échange avec des milliards de vendeurs-acheteurs  c’est pour le peuple. Vous êtes religiosés bis. Avec la cérémonie à l’eau Naya embouteillé parfois en Afrique, mais défendu d’en boire quand il s’en échappe des usines.

You may say I’am a dreamer… John L. 

Tout le monde rêve d’un monde meilleur. Pas une « banque meilleure ». Les amérindiens avaient bien compris leur rapport à la Terre et à la Vie. En ce sens, ils étaient plus utiles que la formule d’Einstein. Quand tu te lèves le matin, tu ne te demande pas à quelle vitesse voyage la lumière et le reste… Non! Tu demandes comment va être ta journée. Et dans le panier du bonheur, on t’annonce une voiture « autoconductrice ». Tu peux fermer les yeux, la programmer, et elle te conduira là où tu veux aller.

C’est charmant!

Mais ça ne résout pas le problème de la pauvreté dans le monde. Ni la souffrance des guerres allumées par les pays qui fabriquent des armes. Ni – SURTOUT – le grand déménagement des humains cherchant la paix. La vie et le plaisir de vivre. C’est le droit le plus fondamental. Le reste ressemble à cet Hitler qui avait créé des lois pour protéger les animaux, qui avalait au moins 28 comprimés par jour, dont des amphétamines.

Dans la grande fenêtre du futur, le monde est en mode kaput. Affolé, déchiré, appauvri, perdu, toujours plus pauvre, toujours moins heureux, encore moins simple. Mais, oui mais, on a tous le droit dans les pays « développés » d’avaler des médicaments dudit « drugstore » pour se retrousser un peu.

C’est charmant!

Heil Banskter! 

On dit qu’Hitler avait été sauvé de la noyade à 4 ans par un prêtre… Je ne sais pas comment le prêtre  il a été reçu par « dieu » qui connaît tout, mais il a dû passer par le purgatoire. La question à se poser: jusqu’où faut-il être « bon »?  Snif! On est tentés… Sauver un pauvre petit bonhomme en train de se noyer. Un futur peintre. Un futur peintre comme un futur bienfaiteur de l’humanité présument visionnaire.

Un jour, si vous voyez un de ces visionnaires-banksters en train de se noyer, envoyez-lui trois caisses d’eau Naya – ou autre marque – afin qu’il puisse poursuivre ses meetings dans l’eau-delà.

Et le plus vite possible afin qu’il ne bousille pas notre vie ici bas…

Gaëtan Pelletier, Juillet 2050

J’affronte la démence d’une société prédatrice

J’affronte la démence d’une société prédatrice

Où suis-je ? Heureusement, qui suis-je m’est acquis. Je déambule solitaire, depuis une décennie au bas mot, le spectacle alentour se répète, se copie, s’imprime. D’une humanité, ou du moins ce qu’il en fut, uniformisée, unisexée, uniformée, unilatéralisée, unie-désunie. Ces mêmes êtres le nez dans le Smartphone, plutôt stupidephone à bavocher sans fin, ou bien pianotant frénétique sur le clavier afin d’échanger des texto à teneur séance tenante, tout en s’empiffrant d’un triangle de pizza dégoulinant, d’un kebab baobab huileux, fringués d’un short arc en ciel qui aurait vomi, d’un teeshirt où la viande sort, suante et suintante, d’une casquette à l’envers, bras, jambes, couverts de tatouages, de piercings et parfois d’un os dans le nez, d’une plume dans l’fion… Bref, 95% de ce que je vois et croise s’affaire à faire les soldes, les « all you can eat » à t’en foutre jusque là, les « happy hour » de défonce à mort ; les yeux fixés à l’intérieur d’eux même, comme aspirés par leur moi, MOUA !!! Des naufragés d’un vaisseau en perdition coincé entre un sex-shop et une galerie marchande.

vieillard

Mais où suis-je donc bon dieu ?

Ces deux dernières années seulement, j’ai vu « ça » dans le U-Bahn de Berlin, au centre ville de Phnom Penh, près du palais royal à Bangkok, dans le quartier anglais à Rangoon, le marché de nuit à Chiang Mai, à Milan cette année durant l’expo universelle, en Bretagne Finistère nord, dans les alpes, sur la cote et aujourd’hui à Budapest. Sous un soleil de plomb, je déambule solitaire sur une avenue sans repère au milieu de noyés, tous effacés qu’ils sont par « le consommé », l’œil vide, aucun regard ne se croise, personne ne se dévisage bien trop « busy » à pianoter, jacter, éructer, consommer, fucker, se consumer ; personne ne se parle, se souri, personne ne sonne-sonne. Les seuls, seulement ceux qui auraient de l’interaction sont les damnés de la terre : SDF ivres mort, drogués en manque, vieille pute défoncée ; ceux là oui viennent à toi… Et font peur.

Je ne mentionnerais pas l’invasion des fastfoods, des restos pseudo mexicain, thaïlandais, sushis fabriqués en usine, et autres delicatessen puantes ; La mangeoire est ouverte 24/7, alors faut s’engouffrer dans l’innommé, s’empafrer à éclater, s’engloutir dans sa fiente, s’esbaudir béatement.

Dans une ville comme Budapest si belle, la horde se précipite téléphone en avant et mitraillâtes des photos ; on se Shelfises à tout va, car voir sa gueule est bien plus intéressant que fixer le Danube qui est vert et pas bleu ; puis, un p’tit stop au magasin de souvenirs, bouffer une glace à deux boules taille ballon de rugby et hop, les talons se tournent, une autre attraction, d’autres moments inoubliables mémorisés en fatras, et vas y que j’te zappe. Vous me direz – je suis un vieux con, et vous avez raison ! Pourtant, pourtant ; s’arrêter, prendre son temps, respirer, sentir, contempler, observer et discuter avec une personne à figure locale est certainement ce qu’il s’appelle voyager non ? Flâner surtout ! Alors que là, c’est le rayon électronique lors de l’ouverture du centre commercial le 1er jour des soldes ; on prend en rafale des photos, qui seront découvertes plus tard, par exemple pendant la ripaille du soir entre deux texto, deux mails et la TV qui crache un show de TV irréalité, puis toujours pas repue par ce tintamarre, se regarder la fiole sur le minuscule écran d’une minuscule vie, ha selfie, ah sel de vie, ah con est beaux !

Où est donc ornicar, Mais ?

LA SUITE SUR CP:

http://centpapiers.com/j%E2%80%99affronte-la-demence-d%E2%80%99une-societe-predatrice/

Le cochon scribe

Bosch Le cochon scribe

La classe des scribes formait la base de l’administration de l’État et c’est chez elle que se recrutait l’élite intellectuelle du pays [l’Égypte] (M.-A. Hussein, Les Orig. du livre du papyrus au codex, trad. par R. Savoie, 1971, p. 13). Caen 

***

Les scribes politiques écrivent avec leur nombril et leur innocence patentée la grande noirceur des États qui définissent les mots, généralement pour les adoucir. On parlait jadis de « ressources humaines ». On a gommé le mot humain pour modifier la formule: « capital humain ».  Le « dépromu » au rang de la monnaie fait maintenant partie de l’échiquier mondialiste des trafiquants d’esclaves assujettis au monde du travail mondialisé. On peut vivre au Canada et manger de la saucisse de Hongrie. Question de coûts de main-d’oeuvre et de tout un arsenal de causes invisibles et volontairement cultivées pour faire de la Terre une boulette achetable. Mais le prix à payer est que les éleveurs de saucisses crèvent de faim dans leur « propre » pays.

Le lièvre et la torture 

Ce n’est pas une fable, c’est la direction de l’Humanité vers une cible implacable de la disparition et d’une Shoah planétaire: car le lièvre des affaires, dans son pouvoir et sa rapidité rend tout à fait risible le ventriloque politique pris au sérieux par ceux qui malheureusement n’ont rien compris. Le lièvre est efficace et électronique, le politique, même avec des élections aux six mois n’arriverait pas à « changer le monde ». Une illusion optique épileptique… On vit dans une toile de  Bosch Bush Boss, avec ses bizarreries en apparence anodines et sans significations, avec ses monstres maquillés et lustrés de titres. Mais on votera… À chacun son joujou de la finance. À chacun son animalcule ou son ensemble de groupies sniffant leur ligne de parti.

La torture de la grimace démocratique dure et perdure sans qu’il n’y ait aucune victime. C’est le mensonge dutemps…  « L’éternité c’est long, surtout vers la fin« , disait Woody Allen. La torture, elle, semble ne pas avoir de fin. On dirait qu’elle s’affine au fil des décennies. On dirait qu’elle s’aiguise au  point d’être une aiguille invisible.

L’accord parfait 

Il fut un temps durant lequel les humains étaient des sujets. Puis ils devinrent des verbes. Puis lentement des compléments d’objets directs ou indirects. De sorte que l’on se retrouve avec une phrase parfaite: sujet, verbe, complément. Mais le sujet et perdu, le verbe inutile. Il reste le complément. Dans les grandes phrase sociétaires il n’a plus d’action. C’est un homme-outil. Pas plus important qu’une tronçonneuse ou qu’un tourne-vices. Pourvu qu’ils soit « qualifié ». en éducation, c’est la compétence. Pour le savoir, vous devez être ignorant. Même dans le grand Canyon des formules préfabriquées et solennelles larguées par les sociétés.

Maintenant, l’ignorance a plus d’importance que le savoir réel. La prise de conscience… Et pis encore: le verbe est mort écrasé sous la machine à sous sautillante qui valse et danse dans l’arrière  scène qui rappelant  les premières images de cinéma: plus d’ombre que de lumière.

Le petit tableau des scribes 

C’est comme les tableaux de Bosch: on a les humains qui se tortillent dans cet enfer, suant dans une cale de Titanic, aplatis par le stress, et retroussés par la gente pharmaceutique et ses poisons lents. On a les autres, victimes des gurus de la finance, totalement déphasés, un cochon qui vous embrasse aux quatre ans, et qui vous murmure à l’oreille, habillé en bonne sœur, que tout va bien.

Pile ou face 

Puis dans la cuisse une pile connectée au cerveau: cadmium, mercure, plomb, lithium. En France seulement, on doit consommer environ 1 milliard de piles par an. 2% de recyclables seulement.  Imaginez le nombre de piles fabriquées en Chine qui parcourent le monde! Imaginez les armes désuètes, les pays saccagés, la faim, la soif, la misère.  Le travailleur est une pile que l’on jette après usage. Tout ça fait partie de la mécanisation du ramassage des richesses glanées par les systèmes sophistiquées d’une mafia mondiale. Les stratèges du « scribisme » ont étendu leur pouvoir jusqu’à ce que l’être humain n’ait plus de visage: il est masqué et étouffé dans le masque de fer. Puis il devient ce persona  théâtral sans visage.

La vie de par les institutions invisibles ne sera plus possible à l’avenir. Si elle devient possible de par notre passivité, nous ne seront qu’une toile Bosch dont personne n’aura compris le sens. Puisqu’il n’y aura plus personne pour la regarder….

Gaëtan Pelletier

Juillet 2015

C’EST QUOI ETRE EN VACANCES ?

Le concept contemporain des vacances est un phénomène assez nouveau, qui va de pair avec la modernité. Le travail mobilise autant qu’il immobilise, de façon très institutionnalisée, contre rétribution. Il engendre le besoin d’un espace où l’individu peut se retirer momentanément, prendre du temps pour lui-même. La plupart des civilisations antérieures, souvent agraires ou nomades, ne connaissaient pas cette notion. Je n’en ai par exemple jamais entendu parler durant mon enfance, jusqu’à la découverte de mines houillères dans nos terres ; les Français sont alors venus les exploiter, embauchant du personnel et instaurant en même temps que ce type de travail de brèves périodes de vacances. Auparavant notre vie était cadencée par le travail de la terre, qui alterne les périodes d’activité avec les saisons dites « mortes ». L’hiver, saison où l’on ne peut agir, il n’y avait pas de travaux des champs, les phases de repos étaient déterminées par la nature et non par une organisation sociale particulière.

Aujourd’hui, dans le cadre de cette sorte de servitude quasiment à vie qu’est devenu le travail, où il faut chaque jour aller pointer, les vacances représentent naturellement un moment bienvenu, mais le temps de souffler, à peine a-t-on repris quelques forces qu’il faut reprendre le collier – expression en elle-même très évocatrice de la condition humaine dans le monde actuel.

Mais peut-on légitimement considérer les vacances comme un temps vraiment libéré ou bien encore soumis à des comportements prédéterminés par des attitudes collectives standardisées ? Il faut bien admettre que là aussi le profit règne. Quand les vacanciers vont passer un séjour à l’étranger ils deviennent des touristes actifs et alimentent ainsi l’économie du pays. A contrario, les troubles actuels dans les pays du Maghreb ont fait reculer le tourisme et l’on constate déjà le sérieux déséquilibre financier que cela induit. L’importance attribuée au tourisme dans ces pays les a d’ailleurs affaiblis, cette politique menée par leurs gouvernants est regrettable dans la mesure où elle les rend dépendants de l’extérieur au lieu de les inciter à cultiver leurs propres ressources naturelles. Ce type de dépendance se paye malheureusement très cher, lorsque des troubles graves affectent les nations.

Le temps libre est bel et bien transformé en temps économique, il n’est plus consacré à la méditation, à l’épanouissement de l’esprit, au fait de se retrouver soi-même. Une vie de labeur ponctuée de quelques pauses pour faire des glissades sur la neige ou quelques bains de mer. Les vacances comme parenthèses dans un temps de travail parfois excessif sont-elles suffisantes pour régénérer notre être profond ? Cette question ne vient pas remettre en cause les activités nécessaires à notre survie mais interroge la répartition du temps dédié à l’avoir par rapport à celui qui concerne l’être. Selon les cadences millénaires auxquelles se sont adaptées les civilisations, c’est aux beaux jours d’été que la nature est en effervescence, l’hiver elle entre en dormance ; aujourd’hui les vacances estivales induisent plutôt une cessation du travail. L’administration du repos en fonction de l’économie et non selon les rythmes naturels de la terre et de ceux l’espèce humaine est complètement artificielle, c’est une sorte d’anomalie. Le véritable repos est plus harmonieux : la nature, les animaux, les sols et l’homme devraient goûter ce répit à l’unisson, c’est un temps d’inspiration très puissant où puiser des ressources vitales avant de reprendre une activité.

Pierre RABHI

« Quand le pillage devient une manière de vie pour un groupe d’hommes vivant en société, ils se fabriquent avec le temps un système légal qui l’autorise et un code moral qui le glorifie »… Frédéric Bastiat (1801 – 1850)

Et si ça vous dit …

http://2ccr.unblog.fr/2015/07/18/cest-quoi-etre-en-vacance/

Le hachoir à fabriquer des vaches

hachoir

Les ados se sentent forts et puissants en groupe. Les soldats également…

gp 

*()__*&*($@@@@@@@@@@%+_)6%

Plus les organisations sont énormes, plus l’Homme rapetisse. Plus il est dilué et …séparé. Les immenses organisations créent une sorte de cellophane entre l’être humain et ses relations avec d’autres humains. De manière à perdre de vue l’essentiel. Un humain ne grandit que par le rapport avec un autre humain…

Il est de plus en plus difficile de rencontrer « quelqu’un » lorsqu’il se présente un problème. On rencontre une organisation sans véritable possibilité d’accéder à un humain pour être traité en humain. Et quand on en rencontre un, il est dilué dans la machine et ne répond que par le diktat de la machine.

La guerre des idées n’est pas plus élégante que celle des armes. Et c’est celle-ci que l’on rencontre dans les médias sociaux: un nouvel art de la guerre contre les systèmes mais entre les individus  qui se disent en dehors, pour ou contre le système. Alors, ils participent à l’élaboration de malheurs individuels luttant contre les malheurs occasionnés par le grand monde trafiqué  de ce que l’on croit important.

On ne réforme pas un système en luttant contre les victimes du système. C’est là tout le génie de la trouvaille du nouveau « diviser pour régner ». Mais dans un confort matériel. Du moins pour ceux qui en profitent. La critique à  vide n’est pas une « réforme », c’est un babillage constant qui n’a guère plus de valeur que celui des échanges journaliers des idées et des analyses à la radio ou à la télévision.

Il y a autant de violence dans les propos des commentateurs des médias sociaux qu’il yen a dans les sociétés de par les guerres et de par le sempiternel combat des idées. Ce combat des idées n’existe d’ailleurs plus. On a éteint le citoyen de par un mitraillage de formules maigres et infantiles.

Le bonheur?

Il est absent de par le malheur de jouer le jeu des combats d’idées. Dans le monde de ce que chacun « comprend » il existe des abysse d’incompréhensions inutiles. On joue le jeu de l’abstraction – si cher aux cellules grises et aux « valeurs » actuelles accordées à une certaine forme d’intelligence. C’est l’ère du conflit constant, même chez les pacifistes…

On peut changer l’armée, mais pas le soldat. Puisque l’armée a sculpté la mentalité du soldat. Et la société ne changera pas l’individu puisqu’elle s’acharne à le sculpter  la mentalité  et à diriger le citoyen. On vous vend des produits, mais au fond nous sommes le produit.  Nous sommes inconsciemment gouvernés et dirigés vers des actions. Mais nous sommes supposément libres de penser. Cette liberté est illusoire si on ne s’attarde pas aux moyens conçus pour « élaborer un citoyen » selon un format qui sied aux besoin d’un monde qui n’a pas de planète de secours comme les autos ont des roues de secours. On ne peut pas s’excuser, en tant que compagnie productrice de pétrole de voir se déverser 5 millions de litres de pétrole par une erreur de « machine ». C’est une technologie issue de l’humain. Issue de la soi disant nécessité de créer de l’emploi et de « subvenir » à nos ….besoins énergétiques.

***

Ces écarts accentués entre le monde réel – de l’humain proche – et des énormes machines nous font croire que l’on peut à la fois défibrer le vivant et le ramener par une foultitude de technologie à ses sources naturelles de vie. En ce moment, toute machine, que ce soit du domaine de l’économie, de la mondialisation, des inventions nouvelles est une machine à briser pour nourrir.

Cette fracture chronique et insistante ne pourra jamais ramener le vivant. La machine nous est présentée à l’envers: elle crée par cassures et fibrilles une destruction constante, lente , mais efficace.

C’est ainsi que toutes les vaches qui passent par le hachoir ne reviendront jamais à la vie. C’est un phénomène d’inversion par goebellisation…  Un schémas nouveau n’est pas une réussite nouvelle. C’est une idée… Et ces combats d’idées mènent à un mode opératoire inconscient: on tue et meure pour des idées.

Continuons de ruminer…

Gaëtan Pelletier

Juillet 2015

Allons tous à « Partout » !

Paartout

Gaëtan Pelletier

!@#$%%?&**

Citation

« Quand les sociétés tournent à droite, tournent à droite, tournent à droite, tournent à droite, elles finissent par rejoindre le point de départ. Cela signifie   : tourner en rond.

Gaëtan Pelletier

( Depuis que je ne vais plus chez le coiffeur, je fais mes propres citations)

***

Puisqu’on ne va nulle part… Allons partout. Suffit de trouver Partout. C’Est-ce que je me suis dit en partant : Où allons-nous?

Vers l’abîme, le silencieux abîme de la banqueroute. Ou la route de la banque. Je viens de lire que la société américaine est faite pour les banques.  Un gouvernement des banques par les banques et pour les banques. Rien de nouveau et sans étincelles : juste les braises de tout ce qui se dit depuis belle lurette.

Nous n’avons plus de pouvoir, nous le savons.   Pour en avoir, il faudrait avoir des armes pour combattre les banques. Mais il faudrait emprunter aux banques par acheter des armes, ensuite se procurer un permis, ensuite…

Reste à se souder et à inventer.

 C’est tellement long que je suggère d’entrer dans les banques avec de vieux matelas bourrés de punaises de lit. Si le matelas est trop gros, on emporte les punaises, mais pas le lit. C’est véritablement une arme de destruction massive. Pas encore classée.

 punaise de lit

Quand je disais « Partout », je ne disais pas nulle part. Il faut s’armer – non plus de patience, et attendre que le monde « change » : il ne changera pas. Tout ce qu’on produit présentement est de la vermine à dents blanches. Tous propres. Ils nagent dans le chlore des paradis fiscaux.

La vermine doit être  détruite par la vermine.

Opération blatte

Après avoir trouvé les adresses des salauds qui font de l’asphalte « réduite » à 60%, et qui font que les nids de poule se multiplient dans les rues de Montréal, nous perçons un trou dans le solage et nous  y glissons des blattes. On leur projette des films pornos pour qu’ils se reproduisent afin que la situation actuelle du monde ne se reproduise plus.

Je vais laisser tomber l’image de la blatte, étant donné que celle de la punaise de lit en a troublé plusieurs. Moi-même, j’ai décidé de me coucher sur le plancher ce soir. D’où l’expression : « Je dors dur ».

Le pistolet à frange blanche

Dans un laboratoire clandestin, des groupes de patriotes 2000, fabrique la substance qui sert d’arme à la mouffette : le  thioalcool. The Canadian Encyclopedia

D’autres, comme dans la série  Sons of Anarchy, deviendront des Jax Teller.

Jax Teller

Jax est Vice Président d’un club de motard qui s’adonne à la vente des armes. Il veut devenir Calife à la place du Calife.

Alors, nous allons trafiquer  des armes. Pistolets à eau, mitraillettes à eau, toutes ces armes chargées de la substance  que crache la mouffette pour se défendre : le thialcool.

 mitraillettes à eau

Notez les modèles colorés, imitation AK-47. J’opterais pour l’appellation Kafka-007. Si les « terroristes »  sont arrêtés par la police, ils diront que c’est pour une fête d’enfants. Si les policiers ne le croient pas, demandez-leur de s’identifier : ce ne sont pas des policiers. Ce sont des agents de la C.I.A. (Complices Insidieux Apolitiques).

Le costume

 Je conçois que le costume de Jax ça fesse trop dans le dash. Un peu voyant… C’est sans doute la raison pour laquelle les banquiers, les maires, certains politiciens portent tous le même costume. Comment distinguer ces deux hommes?

 vaillancourt

Barack Obama

Je dois ici parenthèser afin de ne pas trop meurtrir le lecteur. Je suis conscient de l’effet de telles horreurs tatoués de x de votes. Made by X. Pas de pays. Nulle part et « Partout » en même temps. Je vais donc placer l’image de la blatte afin de vous décontracter un peu.

 blatte

La stratégie

Il suffit d’organiser des manifestations à travers le monde entre 20h00 et 20h00. Au lieu du capuchon, du sac à dos, de masques, je suggère un costume veston cravate, les cheveux coiffés à gauche et des souliers en cuir bien cirés.

On ne parle pas, on ne hurle pas, on ne demande rien.

Le tout sera orné d’une chorégraphie répétée à toutes les 30 minutes avec un OM à 432 HZ.

La chorégraphie sera de lever votre bras en l’air, montrant votre carte de crédit, pour ensuite  la découper  lentement avec un ciseau du magasin à 1$. Apportez-vous de la nourriture pour une semaine, et un coussin Made in Ailleurs.

Vous verrez alors surgir des armées de boucliers qui ne feront rien puisque vous semblez ne rien faire.

Des commandos spécialisés, après avoir entouré les demeures des banquiers, en les voyant quitter leur nid de 3 millions de dollars, les verront fuir comme … la peste.

Il suffira de les embarquer dans une auto qui ne pue pas après avoir infecté toutes les autres autos. Habitués au caviar, ils vont obligatoirement choisir le parfum le moins incommodant. Foi de Henri Laborit.

La prison

fusée

Étant donné que personne n’a de pouvoir sur  ces armées soumises, ( j’avais songé à les envoyer dans l’espace en les enfermant dans une capsule où ils iraient se perdre. Le coût d’une telle prison – sans possibilité de revenir sur Terre – est assez élevé, mais tout le monde y gagnerait à long terme. Très long terme. L’espace est le plus grand des cimetières de ce monde… ), j’ai donc élaboré un scénario 2, peu coûteux : on attache la racaille sur une chaloupe en direction des grandes profondeurs de l’Atlantique, du Pacifique, de l’Océan Indien, bref, vers nulle part. Mais j’ai songé à tout : vu qu’ils adorent le biodégradable, mais continuent de fabriquer des sacs en plastique, les canots seront munis d’une coque biodégradable dans les 48 heures. À 50 km heures, cela fera un sapré bon trajet. Ils pourront se croiser et se saluer en même temps, en braillant comme des victimes.

Vous me pensez à court d’imagination?

Surprise!

Vous leurs placez une fausse barbe, une tuque, et un Ak-47 à eau peinturé en noir et rouge. Vous faites le dessin que vous trouvez sur le net d’un message en arabe sur le bateau.

Ils verront alors le reste de la garde « protégeant le peuple » s’exciter à vouloir abattre de « vrais terroristes ». Et, pour une fois, ils n’auront pas tort.

J’oubliais : placer une bouteille d’eau de deux litres dans le bateau afin qu’ils se battent entre eux pour boire. Mais ajoutez du sel de mer. C’est vert.

Pendant ce temps…

Pendant ce temps, subrepticement, de faux protestataires sont remplacés par des troupes fraîches sans que cela ne paraisse, puisqu’ils sont tous habillés pareils : veste et cravate.

Pendant ce temps, personne ne va faire du shopping. Qui veut donc avoir l’air d’être différent?

Mais il reste cet attroupement de casqués à la guerre des étoiles devant vous. Ils ont l’air solide…Musclés. Forts.  Des hommes! Oui, des vrais… Avec quelques femmes à bord… Bon!

Vous me pensez à court d’imagination?

Surprise!

Pendant ce temps l’autre laboratoire qui a préparé des bouteilles d’eau infectées à l’E-Coli abreuvent les soldats de la mondialisation payés pour être les gardiens des banquiers par le relais des serviteurs engagés pour nourrir l’armée du régime. Car, régime est bien le mot. Ils le seront bientôt.

Ces hommes qui n’ont peur de rien chieront dans leur froc. Alors, vous ne faites rien. Vous chantez OM à 432 Hz  toutes les trente minutes.

Le « siège », prévu pour une semaine pourrait durer des mois. Vous n’achetez plus, vous ne consommes plus, vous n’utilisez aucune voiture. Et là, avec un grand sourire, vous voyez s’écrouler  devant vous cette armée d bien payée  pour ne pas penser, s’écrouler en se tordant le ventre pendant que les chaloupes emportent les « dirigeants » vers « Partout ».

Vous me pensez à court d’imagination?

Surprise!

Pendant ce temps, des hackers chamboulent les serveurs et livrent des messages de détresse en donnant des points de rencontre communs.

Une autre armée de protestataires les encercle. Un rang de citoyens d’un kilomètre de large ne dit rien. Elle ne fait que chanter un OM à 432 HZ.

Des milliers de bûcherons qui n’ont même pas terminé leur secondaire 5 ( Le lycée) abattent des arbres pour empêcher tous les corpuscules voulant venir au secours de leurs ( con-frères).

Pas de bois? Les routes sont incendiées en tronçons.

Vous me pensez à court d’imagination?

Surprise!

Une fois les amateurs de drones anéantis par le E-Coli, il suffira de placer quelques dirigeants dans ceux-ci et de programmer le drone vers leur demeure ou quelque endroit dans les océans pour rejoindre leur semblable et les … faire exploser.

Il faut toujours prévoir une deuxième vague au cas où la première raterait.

Gaëtan Pelletier

28 mai 2013

P.S. : À force d’être menottés, dogmatisé, nous avons perdu tout esprit d’aventure, nos esprits d’enfant. Ce ne sont pas les adultes givrés au pouvoir qui font évoluer le monde.

Personne ne vous demande d’aimer le rat blanc à côté de vous. Mais dans le grand laboratoire de la vie, il n’existe pas de cet amour confondu aux émotions. L’amour n’est pas qu’une émotion, c’est une compréhension de la beauté et de la grandeur de nos différences.

Qui sait si nos dirigeants n’utilisent pas nos émotions pour construire un monde de chaos?  Et dans notre supposée « fraternité » nous nous entretuons pour des idées, des religions, des choses qui sont intérieures à l’humain.

« Dieu », aucun dieu ne viendra nous sauver, même si vous avez les genoux usés jusqu’aux doigts de pied.

La recette est si « classique » qu’elle fonctionne encore.

Elle fonctionne parce qu’elle arrache ce qu’il y a de mort en nous, de peur, d’effroi, d’incertitude.

Mais il existe une certitude : le changement ne viendra pas si nous ne portons pas l’habit le plus simple : celui de vivre en paix. C’est le « costume » que nous portons tous. L’État nous habille et nous déshabille. Avant de se faire engouffrer dans la grande fosse de la mondialisation, il serait avantageux de prendre conscience que nous avons une force énorme.

Ils divisent pour régner…

« Dieu » est « Partout ». Aucune trace sur les cartes… Si nous allions Par Tout, nous irions quelque part. L’ego sépare la mer et le bateau…

Le chat d’Auschwitz

this_island_earth_poster_06

« Tu sais, Martha, un jour nous  irons pisser sur Mars. Et il aura de l’eau que nous aurons apportée  de la Terre. Nous aurons tout un téléchargement d’armes pour nous protéger, nous défendre. Nous vendrons des armes pour vivre. On fera venir des acheteurs de partout… Martha! Martha! Martha!  

Un énorme vaisseau spatial, en forme de banque, emporta Martha sur une planète lointaine. 

*********************************************

Le problème avec l’humanité est qu’elle n’a pas d’avenir. Elle en a dans la tête des boursouflés du cerveau, grisés, réglant le sort du monde avec des machines à laver la vaisselle et des gadgets inutiles. Tellement inutiles qu’on meure de faim en regardant des hamburgers volants à la télé. Même dans les pays les plus pauvres.

On fait partie du chiendent et de la tomate, du chat et de la souris. On fait partie des autres qui sont la terre dans laquelle nous poussons. Il y a le ventre de la mère et le ventre social complexe devenu le ventre mondialiste, etc. Nous poussons dans les autres et dans la cendre de l’Histoire. Plus tard, de grands savants vous construirons un « MOI » utile pour eux. Utile pour leurs projets. La souris n’y fera pas partie, comme le sel de la mer, ni le tamia rayé qui rôde en ce moment autour de la maison où j’habite. Ni les étoiles… On a dévié nos regards. Quand on maltraite le moindre insecte, on maltraite toute la vie. Et certains se font des étages de « valeurs » de par leur conception du monde. Mais ces valeurs n’existent pas dans l’Univers. Elles existent dans les visions implantée.

Ce que je possède ou possédera sera mon bonheur. Le futur n’a jamais eu d’avenir puisqu’il y a des siècles on a amélioré la vie de l’Homme  par l’esclavage. Et cet esclavage continue sous une autre forme.  Ce cher esclavage a pour nom travail. Le progrès (sic) consiste à travailler pour quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre sans travailler pour NOUS.

On ne peut pas être soi-disant intelligent et insensible. On ne peut pas inventer et créer davantage de technologie et s’émerveiller si nous ne pouvons nous émerveiller de la Vie.

Il se pourrait alors, qu’à force d’insister, l’Homme finira par créer l’ultime machine qui sera son dieu. Le Dieu de tous les petits dieux de la robotisation et de la fascination de ce qui n’existe pas dans la nature. Nous avons présentement enclenché cette démarche par une fascination dépassant tout entendement. Tel un enfant ébloui par son jeu devant un miroir.

Personne n’est une île. Mais la Terre dans l’Univers – pour le moment- oui. Et nous sommes tous de petits Robinson tentant de survivre à la menace la plus dangereuse: le un en combat contre le nous.  Le communisme n’est pas un système, c’est un état inconscient mal interprété et passé au tamis des société pour tenter d’expliquer cette relation de la vie à la Vie. Du un au nous. Sans différence réelle sauf dans les apparences de parcours.

Nous confondons l’amour qui est un acte réel envers la Vie et le sentimentalisme égotique.  Et c’est la raison pour laquelle les commandants des camps de prisonniers aiment leurs chiens et ne voudraient pour rien au monde les brûler. Oui, dans le courant de l’histoire de l’humanité,  certains en ont mangé. Ils n’avaient pas le choix. Nous avons maintenant le choix de nourrir un chat et la possibilité de nourrir les humains tant du point de vue matériel que spirituel.

Dans notre monde actuel on peut aimer à un point tel la richesse, son bateau, son auto, son chat – que l’on croit posséder-, son pouvoir, au point de brûler au feu de la technologie et d’une économie affolée et ignorante des sources même de sa nécessité.

Il y a des gens bien qui ne brûleraient jamais leur bateau de croisière ou leur chien. Mais il n’est pas certain que si l’esclave est lointain, dans un pays loin de chez-vous, il n’aura aucun remord à choisir.

On ne peut être en vie et choisir de ne pas cultiver la Vie. Mais aujourd’hui on le peut. Comme on prend soin d’un moteur de tondeuse… Voire de la couleur de la tondeuse.

On est un bon gars quand on ne brûle pas les chats…

Gaëtan Pelletier

juillet 2015