Archives de Tag: Chine

Les plongeurs de trottoirs

Ce matin, comme presque à tous les matins, je suis allé marcher dans la forêt. Sans masque. À travers les sapins, les épinettes, les érables. J’ai vu des traces de chevreuils venus chercher leur nourriture dans les pommiers sauvages. Vu le temps doux de l’hiver, il en reste encore quelques une d’accrochées aux branches. La pollution,elle s’accroche aux bronches.

C’est un peu bête un humain: voilà qu’on fait des masques une « mode ». Décoratifs. Décorum de protection  de résidus de charbon. Dire qu’au Canada, on cache les cigarettes derrière des panneaux pour les rendre invisibles… Et que monsieur Trudeau s’apprête à rendre la marijuana légale. Légale signifie, en prendre le contrôle pour qu’elle échappe au crime organisé. En prendre le contrôle pour des revenus substantiels.

Je crois simplement que l’on a perdu le contrôle de tout. Et la loufoquerie a pris le dessus sur la raison et, surtout, le bon sens. La planète était bleue et on est en train d’en faire une planète bleue: étranglée  d’ici quelques décennies. Et nous,  désossés  à l’uranium.

Pékin, c’est bleu. Mais pas trop bleu océan avec ses créatures colorées et vibrantes comme des toiles cachées au fond de la mer. Ils disent que « dieu » n’existe pas. Mais NOUS nous existons. Et la Vie, la vie qui sait « contrôler » tout dans une forme d’intelligence qui nous est inconnue est brisée.

Étant brisée, nous sommes brisés. On lui a fait un croc-en-jambe en ne lui laissant pas le temps de refaire ce que nous détruisons.

La vitesse de la course aux profits aura fini par annihiler tout progrès véritable. C’est à dire, pratique. Les athlète de la bourse se s’applaudissent. L’invisible but caché est d’enfermer le joyau bleu dans un coffre fort. Faire le bouche à bouche pour ramener les noyés dans le nouvel océan bleu flottant au dessus des ville deviendra un sport dangereux.

Je me demande comment les amoureux s’embrasseront. Mais, sérieusement, on vendait de l’oxygène en bouteille il y a quelques années. Ou en bonbonnes, peu importe. On aura sa petite bonbonne et son masque. Et vu le manque d’emploi, on sera tous plongeurs sur trottoirs.

Gaëtan Pelletier

 

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Pollution en Chine

Notre futur « progrès »?

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Un faux panneau pour ramener de belles photos

Enfant se baignant dans une rivière polluée par les algues

 

Prélèvement dans une rivière polluée par une « substance rouge »

Nuage de pollution d’usine, et déplacement à vélo…Les poumons dégustent

Se baigner « là dedans »……

 

Ce n’est pas vraiment une pèche « miraculeuse »…

« Smog » de pollution…

Faire une pause à cet endroit, est fortement déconseillé….

Pas le bon endroit pour se désaltérer, surtout avec ce bouillon de culture…

Pauvre muraille de Chine…..

Nettoyage de pollution aux hydrocarbures…

Emjamber les déchets pour se déplacer…

D’autres photos sur:

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/04/06/photos-choquantes-de-la-pollutions-en-chine/ 

L’esprit de Noël: faites suer un chinois pour une Barbie

La poupée Barbie à l'effigie de la GRC.... (Photo tirée du site The Mountie Shop)

Rousse, maquillée, le chapeau stetson bien droit et la veste rouge parfaitement ajustée, la poupée Barbie lancée cette semaine par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) est déjà en rupture de stock, dépassant toutes les attentes.

Chaussée de bottes montantes à lacets et vêtue d’un pantalon moulant noir à bande jaune, la reproduction, vendue 30 $, est tout à fait fidèle à la tenue protocolaire des agents de la GRC. Il manque juste le pistolet.

Commercialisées lundi sur la boutique en ligne de la GRC et dans quelques magasins, les 1200 poupées se sont arrachées en 48 heures, a rapporté mercredi le National Post. Cyberpresse 

Conditions de travail (sic)

Mattel : 'Barbie ouvrière' dénonce les conditions des travailleurs chinois

(Boursier.com) — Qui se cache derrière l’image glamour de Barbie… ? A l’approche des fêtes de Noël, deux organisations humanitaires, « Peuples Solidaires » et « China Labor Watch » cherchent à sensibiliser les consommateurs sur les pratiques des usines de jouets Mattel en Chine. Munies de leur « Barbie ouvrière » bâillonnée, vêtue d’un bleu de travail sous le slogan « Modèle indémodable, conditions de travail inchangées depuis 15 ans », elles mènent des actions de rue surprise, partout en France. Parallèlement, une pétition a été lancée sur internet afin  de dénoncer l’exploitation des travailleurs et de demander à Mattel de revoir ses pratiques…

13 heures de travail par jour

« Jusqu’à 13 heures de travail par jour, sept jours sur sept, des dortoirs surpeuplés, des produits toxiques manipulés sans protection, des papiers confisqués lors de l’embauche », voilà à quoi ressemblerait le quotidien de ces ouvriers… L’ONG « China Labor Watch » a enquêté clandestinement d’avril à septembre dans six usines du groupe, publiant un rapport sur les conditions de travail des ouvriers chinois. Au total, elle aurait constaté 18 catégories de violations de la loi chinoise ou de l’éthique.

12 centimes reviennent à l’ouvrier

Parmi elles : l’absence de cotisation retraite des salariés et l’amputation d’une partie de la rémunération des ouvriers, déjà très faible. Sur son compte Twitter,  » Barbie Ouvrière « , rappelle ainsi que pour une poupée vendue 15 euros, l’employé(e) chinois(e) l’ayant fabriquée touche seulement 12 centimes… Les impayés s’élèveraient entre 6 et 8 millions d’euros sur une année.  » La multinationale continue à tirer les prix et les délais vers le bas, au détriment de la dignité de celles et ceux qui fabriquent ses jouets », regrette « Peuples Solidaires » qui exhorte Mattel à respecter, entre autres, la durée légale de travail…  Boursier

GP

19 décembre

L’état réel du monde

Par Fabrice Nicolino

Ce papier ne concerne pas notre quotidien. Mais un écologiste sincère peut-il détourner son regard de ce qui se passe ailleurs, au loin, qui touche les hommes, les bêtes, les arbres ? Vous avez comme moi la réponse, et c’est pourquoi je souhaite que vous lisiez ce qui suit avec l’intérêt que cela mérite. Mais commençons par planter le décor : Wilmar.

Wilmar est une énorme entreprise asiatique, qui fait son chiffre d’affaires – près de 45 milliards de dollars en 2011 – dans l’agriculture industrielle. Et plus précisément encore grâce au palmier à huile, dont on tire non seulement des matières grasses à bon marché, mais aussi des biocarburants, autrement appelés nécrocarburants. La si précieuse Emmanuelle Grundmann a écrit il y a peu un livre bourré d’informations rares sur le sujet ( Un fléau si rentable , Calmann-Lévy, 262 pages, 16,90 euros, 2013). Je ne me souviens pas d’y avoir lu mention des surfaces plantées en palmier à huile, mais le chiffre doit y être. Celui qui me tombe sous la main, qui date de 2009, parle de 15 millions d’hectares dans le monde. Nous devons en ce cas avoir dépassé les 20 millions, car cette culture industrielle est une peste qui se répand comme telle. Inutile de m’appesantir : le palmier à huile n’est comparable, dans les temps présents, qu’au désastre total engendré par le soja transgénique, qui a changé la structure physique de pays comme le Paraguay, l’Argentine (au nord), le Brésil (au sud). Et comme lui, il détruit tout : les cultures paysannes locales, les animaux, les forêts bien sûr. Parler de crime paraît modéré, compte tenu de l’extrême violence des destructions. Mais si l’on doit s’accorder sur le mot, disons alors qu’il s’agit d’un crime majeur.

Wilmar, donc. Le 9 décembre dernier, je reçois un message des Amis de la Terre, association pour laquelle j’ai une sympathie mesurée, mais réelle. Son titre est un cri de triomphe : Huile de palme : la multinationale Wilmar cède sous la pression de la société civile et de ses financeurs. Une telle annonce est si inattendue qu’immédiatement, et contre l’évidence, j’espère une vraie bonne nouvelle. Ce que dit le communiqué, c’est que « les Amis de la Terre ont interpellé BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole et Axa. Seule la BNP Paribas a réellement pris au sérieux la gravité des pratiques dénoncées et reconnu sa responsabilité en tant que financeur de Wilmar. Alertée, la banque française a à son tour fait pression sur Wilmar pour leur demander de rendre des comptes ». Wilmar, rendre des comptes, et sous la pression des Amis de la Terre ? Dès la lecture de cette phrase, je savais qu’on se trouvait en pleine fantasmagorie, celle qui préside aux communiqués triomphants d’autres associations, comme Greenpeace ou le WWF, qui ont un besoin vital de prouver à leurs chers donateurs que l’argent est bien employé. Oui, une complète fantasmagorie. Et le reste était pire encore : « Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée pour les Amis de la Terre conclut : “L’annonce de Wilmar montre que notre stratégie de pressions sur les banques peut être très efficace et entraîner des changements au sein des entreprises. Nous avons pu le constater lors des différents entretiens avec BNP Paribas. Il est donc plus que jamais utile que les citoyens se mobilisent pour interpeller leur banque” ».

Oh ! des changements au sein des entreprises ? Wilmar la vertueuse aurait décidé de ne plus s’approvisionner auprès de fournisseurs d’huile travaillant dans l’illégalité. Fantastique ! Je profite de l’occasion pour dire aux Amis de la Terre qu’en Indonésie et en Malaisie, terrains privilégiés de profits pour Wilmar, la loi, c’est eux, représentée sur place par leurs amis. Inverser un tel rapport de forces nécessite un peu plus qu’agiter ses petits bras. Croyez-en un vieux cheval fourbu comme moi. Ce n’est pas tout, car j’ai reçu dans le même temps que ce communiqué une information accablante de l’association Grain, l’une des plus chères à mon âme (c’est ici). Vous lirez, je l’espère, mais je dois en faire un commentaire, qui conclura mon propos. Nous sommes cette fois au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec ses 170 millions d’habitants. Je ne sais évidemment pas ce que cette poudrière va devenir, mais il faudrait être bien sot pour espérer qu’elle n’explosera pas. Les affrontements entre chrétiens, animistes et musulmans ne sont que l’une des faces d’une dislocation générale, sur fond de folie écologique.

Dans ce pays ne subsistent que des confettis de forêts tropicales, et ces confettis se changent en poussière rouge latérite. Le village d’Ekong Anaku, dans le sud-est du pays, conserve – conservait ? – l’usage d’un lambeau de quelques milliers d’hectares. Et puis les corrompus de Lagos, la capitale, se sont emparés de ce que les villageois avaient accepté de transformer en réserve. 10 000 hectares d’un seul tenant. Un vol pur et simple dans ce pays dirigé par des kleptocrates. En 2011, le voleur, qui n’avait pas payé un centime son butin, décide de le revendre à une opportune société étrangère, empochant un nombre indéterminé de millions de dollars. Et cette entreprise, c’est Wilmar International, celle qui s’achète une belle conscience auprès des naïfs des Amis de la Terre. Le point de vue d’un chef villageois : « Obajanso (le voleur) n’avait absolument pas le droit de vendre ces terres. Si vous achetez un bien volé, vous ne pouvez pas dire qu’il vous appartient. » Si. Au Nigeria comme en Malaisie, c’est possible, et c’est même certain.Wilmar a commencé de planter des palmiers et on voit mal cette transnationale rendre le bien si mal acquis à ses légitimes propriétaires.

Quelle morale à tout ce qui précède ? J’en vois une : faire semblant d’agir et d’obtenir des résultats est encore pire que de ne rien faire du tout. Cela détourne, cela assoupit, cela trompe. J’en vois une autre : qui n’a pas envie d’affronter les monstres doit rester à la maison. La bataille contre la destruction du monde fait partie d’une guerre de tranchées dans laquelle nous avons le grand privilège d’être à l’arrière, buvant du champagne et festoyant, tandis que d’autres meurent. Je n’ai aucune envie de mourir, mais il serait temps de se mettre d’accord sur les enjeux du combat et les risques que nous décidons en conscience de courir. En attendant, qu’on nous foute la paix avec les bluettes. Les activités des transnationales sont par définition amorales. Et quand elles s’attaquent ainsi, frontalement, aux être vivants, à tous les êtres vivants, arbres compris, il faut avoir le courage élémentaire de désigner un ennemi. Pas un adversaire. Un ennemi.

Communiqué des Amis de la Terre

fabrice-nicolino.com

Via

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article24715

Comment la poupée Barbie exploite les ouvrières chinoises

PAR OLIVIER PETITJEAN 9 DÉCEMBRE 2013

Dans les usines chinoises qui fabriquent des poupées Barbie ou des jouets Fisher Price pour le groupe états-unien Mattel, « l’exploitation des ouvriers et des ouvrières continue », accusent les organisations China Labor Watch et Peuples Solidaires/Action Aid dans un rapport publié en octobre 2013.

Pas moins de 152 poupées Barbie sont vendues chaque minute dans le monde. Les ouvriers qui les produisent ne touchent qu’une proportion ridicule des revenus amassés par Mattel. Les salaires qui leur sont versés représentent en moyenne seulement 0,8% du prix d’achat d’une poupée, soit 0,12 euro pour une blonde platine en plastique vendue à 15 euros. La rémunération des actionnaires, la vente, la distribution et le marketing représentent à eux seuls 12 euros. Le solde correspond aux matière premières, aux droits de douane, à la rémunération des cadres chinois et au transport en Chine [1]. Chaque minute, actionnaires, commerciaux et vendeurs empochent donc 1 824 euros, contre 18 euros pour les ouvrières qui ont fabriqué les 152 poupées.

Cet impressionnant déséquilibre risque de s’aggraver. Car Mattel exerce une pression constante pour réduire ses coûts de production en Chine. Résultat ? Les directeurs des usines sous-traitantes recourent désormais à divers artifices illégaux (tricherie sur les horaires, non paiement de cotisations et d’heures supplémentaires…) pour escamoter une partie du salaire de leurs ouvrières.

Selon Peuples Solidaires et China Labor Watch, rien que dans les six usines étudiées dans leur rapport, ce seraient entre 6 et 8 millions d’euros qui auraient ainsi été détournés des fiches de paie des travailleurs. L’industriel du jouet se fournit dans une centaine d’usines en Chine. Pour dénoncer l’exploitation des ouvriers de Mattel, Peuples Solidaires /ActionAid et ses partenaires ont lancé un « Appel urgent », ainsi qu’une pétition en ligne, « Libérons Barbie ouvrière », qui a déjà recueilli plus de 60 000 signatures. Une action de rue est prévue le mardi 10 décembre à Paris, à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme [2]. D’autres initiatives auront lieu en région.

Le groupe américain, leader mondial du secteur du jouet avec 6,4 milliards de dollars de chiffres d’affaires et 777 millions de bénéfices en 2012, avait pourtant mis en place en 1997 un « code de conduite » censé garantir des conditions de travail décentes chez ses fournisseurs. Dès l’année suivante, des enquêteurs de China Labor Watch s’étaient fait passer pour des ouvriers pour observer la situation dans les usines concernées. Ils avaient constaté de multiples violations des droits des travailleurs, au mépris aussi bien du code de conduite de Mattel que de la législation chinoise. Depuis, les enquêtes se sont succédé, et la situation des ouvrières ne s’est pas améliorée [3]. Mattel se contente aujourd’hui d’annoncer par voie de presse une enquête sur les faits allégués. Tout comme les années précédentes, depuis plus de quinze ans…

Logement : cauchemars à Kowloon City

Vous pensez vivre à l’étroit dans votre trois-pièces-cuisine ?

Allez passer vos prochaines vacances dans un de ces « clapiers pour êtres humains » de Kowloon City, vous m’en direz des nouvelles. KC est un quartier les plus pauvres, dans une des cités les plus peuplées et les plus riches de la planète. Ces photos font partie d’un ensemble illustrant une enquête de l’association Soco (Society for Community Organization), une ONG hongkongaise qui s’intéresse aux droits de l’homme dans la métropole chinoise, et des conditions de vie de ses huit millions d’habitants.

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Guiyu, la ville aux chiffonniers de l’électronique

Image: Guiyu

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Mourir à date fixe : le profit par péremption

« La réparation vous coûtera aussi cher qu’un appareil neuf », « désolé mais c’est irréparable », « ce portable est has-been, tu devrais t’en acheter un neuf »… Ces réflexions courantes sont des avatars de « l’obsolescence programmée » : un processus par lequel un bien tombe en désuétude pour son utilisateur, parce qu’il est tombé en panne, ou parce qu’il n’est simplement plus « à la mode ». Cette « obsolescence programmée » est analysée dans un rapport récemment publié par les Amis de la terre et le Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid). Elle est née avec la révolution industrielle et la généralisation du modèle productiviste. Cette philosophie du « toujours moins bien pour toujours plus » multiplie les astuces visant à rendre un appareil obsolète afin qu’il soit rapidement remplacé par un nouveau produit. Et cette stratégie est clairement planifiée par les marques industrielles. Bastamag, Chris Jordan

On crée maintenant des objets, des programmes, des outils, qui meurent à date fixe… L’ère de l’irréparable. Ou alors, les coûts de réparations sont plus élevés que l’appareil.

Dans le domaine des appareils ménagers, on n’a rien ménagé pour qu’ils ne durent pas. Le bon vieux lave-vaisselle qui durait 25 ans, n’en a plus que pour dix ou 12.

On fabrique de manière immorale en créant des modèles sciemment compliqués, aux pièces souvent imbriquées, de sorte qu’un pièce n’est plus remplaçable.  On s’arrange pour qu’ils soient de moins en moins démontables.

Adieu le vieux frigo des années 50, dont certains ronronnent encore.

Le temps et l’argent…

Il fut un temps où les couples achetaient leur « ménage » pour la vie. Ou presque… Mémé et Pépé mouraient avec leur vieux stock. Maintenant, c’est le vieux stock qui meure trois ou quatre fois.

L’art de fouetter les ventes…

Tout ça par la culture de l’obsolescence…

« En 2010, un Français achète environ six fois plus d’équipements électriques et électroniques qu’au début des années 1990 et chacun se débarrasse annuellement de 16 à 20 kg de déchets électriques et électroniques »…

L’obsolescence programmée s’appuie aussi sur le besoin de renouvellement perpétuel : l’importance d’être à la mode, alimentée par l’arrivée incessante de nouveaux objets, qui chassent les anciens. Le dernier Ipad rend archaïque les récents smartphones qui eux-mêmes transforment le baladeur MP3 en objet préhistorique. « L’obsolescence technique incite également les clients au remplacement plutôt qu’à la réparation », confirme Darty, interrogé par l’enquête conjointe des Amis de la Terre et du Cniid. Bastamag, Chris Jordan

Des montagnes de déchets

« Malgré une interdiction des importations de déchets électroniques, la Chine demeure la décharge des pays développés », souligne aussi le document. Mais désormais, le pays doit aussi faire face à la demande intérieure. A elle seule, la Chine produit déjà environ 2,3 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) par an, uniquement devancée par les Etats-Unis, qui en produisent 3 millions.

Le phénomène devrait aussi se poursuivre durant les dix prochaines années dans les pays étudiés par le PNUE. En 2020, la quantité de déchets électroniques liés aux seuls ordinateurs hors d’usage devrait bondir de 500 % en Inde, entre 200 et 400 % en Afrique du Sud ou en Chine, par rapport au niveau de 2007. En Chine, les déchets liés aux terminaux mobiles seront par ailleurs 7 fois plus nombreux qu’en 2007, et 18 fois plus nombreux en Inde. Le nombre de déchets liés aux téléviseurs ou aux réfrigérateurs devraient aussi doubler en dix ans en Inde et en Chine. Source

Les chiffonniers du 21ième siècle

Près de 100 000 travailleurs migrants désossent, trient et brûlent les produits informatiques dans des conditions proches de l’esclavage. Sans protection et pour 2 dollars par jour ils mettent leur vie en péril notamment en respirant des substances nocives. Ouvaton,org

Ce qui donne de l’emploi aux …démunis. Et dans des conditions plus qu’insalubres. Une nouvelle race de travailleurs est née : les chiffonniers de l’électronique. Mais les produits recyclables étant de plus en plus « pauvres », il est de plus en plus difficile de recycler.

Le pire du pire est la décharge où se « recyclent » les derniers morceaux des ordinateurs. Ils sont payés entre 500 et 600 kuais par mois (50 à 60 euros). 80% des enfants sont atteints d’insuffisante respiratoire et de saturnisme. Les gens sont obligés aussi d’acheter de l’eau en dehors. Ouvaton,org

Guiyu, Chine: le plus grand dépotoir de l’électronique du monde


La ville de Guiyu (Chine) possède 5,500 entreprises de recyclage de matériel électronique (ordinateurs, cellulaires etc). Ces entreprises récupèrent annuellement 1.5 million de livres de composantes.

Cela, au prix d’empoisonnement au plomb, d’un taux de
cancer et de fausse couche anormalement élevé.

80% du matériel provient de l’extérieur du pays.