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Sans lendemain…

Le défilé des prophètes laïcs

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«Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!» Bono 

« La pauvreté est sexiste ». Justin Trudeau

« Je l’admets, je suis un peu obsédé par les engrais. À vrai dire, c’est leur rôle qui me fascine, pas leur utilisation. J’assiste à des réunions où les engrais constituent un sujet de conversation des plus sérieux. »  Bill Gates 

***

Les secouristes du monde 

La philanthropie ne date pas d’hier. Mais elle est bouillante et bouillonnante aujourd’hui, grâce… aux nouveaux riches, ce 1% qui détient d’immenses fortunes. Et ils sont « actifs »… Ainsi a-t-on vu passer à Montréal Bono et Bill Gates louangeant la grandeur et la générosité du Canada. On aurait dû dire, du gouvernement canadien. En réalité, ce sont les classes moyennes canadiennes qui paient pour cette générosité bémolement  volontaire. Au Canada , il faut 6 mois de travail pour payer ses impôts et ses taxes sous toutes les formes. J’ai calculé: bientôt il faudra un an.  Il arrive alors des penseurs qui pansent les trous des budgets. On « ramassera des fonds », on donnera. « C’est à 30 ans que j’ai décidé de rendre à la société ce qu’elle m’a donné », dira Gates. Pourquoi pas? Même la pollution planétaire se règle par une taxe…  Tous au théâtre de la vie et le mot de carbone! ( oublions Cambronne,

Béni bonnet Bono  

«Je suis fan de [Justin Trudeau]. Je suis fan du Canada!», a lancé en français le chanteur et philanthrope Bono ce matin à la conférence du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui se conclut aujourd’hui au centre-ville de Montréal. «Le monde a besoin de plus de Canada. Le monde a besoin de plus de pays comme le Canada!», a-t-il répété, sous les applaudissements. Bono,  La Presse

Éradiquer la pauvreté et les maladies

Bill Gates a des ambitions qui pourraient occuper toute une armée de « spécialistes » du monde: éradiquer la pauvreté, éradiquer les maladies, pour un monde meilleur.(1). Le programme est plus grand que l’homme.  Au XXe siècle on a éradiqué un bon nombre de maladies du XIXe siècle. Mais il en est apparu d’autres au XXe siècle.  Et voilà qu’il en apparaît de fort étranges au XXe siècle. Ce qui nous  rappelle une vieille recette de l’ONU des années 80 et 90 de l’autre siècle: celui où à peu près tout le monde est né: éradiquer la pauvreté. Nous en sommes, avec tout ce programme chargé, à éradiquer les pauvres, mais pas la pauvreté.

Pour éradiquer la pauvreté, il ne suffit pas de donner de l’argent, mais de trouver ce qui crée cette pauvreté et en dissoudre la racine.

Capitalisme? Mister  Gates doit en savoir un bon bout… Depuis quand le capitalisme règle-t-il la pauvreté?

Mais le capitalisme ne peut pas à lui seul résoudre tous les problèmes des plus pauvres. Conséquence : l’innovation née de ce système peut en fait creuser le fossé qui sépare riches et pauvres. J’ai vu de mes yeux à quel point cet écart était important lorsque j’ai visité  un bidonville à Durban en Afrique du Sud en 2009. Voir les latrines à ciel ouvert a été un brutal rappel à la réalité : non, la plomberie moderne ne va pas de soi. Et pendant ce temps, 2,5 milliards de personnes à travers le monde n’ont pas accès à des installations sanitaires dignes de ce nom, problème en lien direct avec les 1,5 millions d’enfants qui meurent chaque année. (  Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates  ) (1)

Le Nicolas Flamel de la merde 

Bill Gates va jusqu’à tester une machine qui transforme  les excréments en eau potable et en électricité.  Certains politiciens pourraient bien être avalés par la machine. Ou les féculents flatulents de Wall Street. Ça soulagerait la misère humaine. Pour voir la vidéo et Mister Gates , ou Water Gates, tester la machine, cliquez ICI.

C’est fort intéressant tous ces gadgets pour améliorer le sort de l’humanité. J’ignore  le  nombre d’inventeurs qui ont créé des machines énergie-libre, mais les machines ne sont toujours pas en fonction. Souvent, les inventeurs  disparaissent dans des accidents de voiture. Il faudrait interdite aux inventeurs de conduire… Ce sont des cerveaux « dans la lune » qui ne se rendent pas compte que le volant est le voleur. Plusieurs se seraient même auto-assassinés… C’est des menteries de conspirationnistes.

 Les friandises des pauvres 

On peut maintenant éteindre la lumière de sa lampe de chevet en applaudissant des mains. Clap! Fermé. Clap! Ouvert. Le technologie des appareils intelligents, c’est la friandise du pauvre. Le pauvre pas trop pauvre… Tout de même! Mais il peut maintenant acquérir ses bonbons en empruntant. El crédit est là! (sic).

Après les chrétiens qui ont semé Jésus en Amérique du Sud, au Canada, partout où les soutanés pouvaient se rendre, on l’a fait. Maintenant on sème une laïcité électronique du Big, de l’électronique qui prend place sur tous les appareils ménagers. Bientôt, on aura une puce intégrée à notre animal de compagnie pour contrôler ses humeurs selon nos désirs. Le chat veut sortir? Tout  le programme à distance pour qu’ils sorte à 00h30 ou à 13h40. Un chat sans problème… La super pavlovation. On dirait qu’on se dirige ( manière de parler…) vers un mode de savoir commun pour le bienfait  de l’humanité. À en croire le programme de M. Gates, un militant de Daesh pourrait comprendre un hyper capitaliste qui s’enrichit au Canada, qui avoue avoir être obsédé par les engrais (4).

 On peut être riche et philanthrope sans vraiment ne  rien comprendre à la dynamique du monde qui nous a mené à ce Grand Canyon de la pauvreté et du 1% qui « décide » ce que nous serons demain par un programme éducation du Socle commun de compétences et de connaissances que veut mondialiser Bill Gates. Ça ressemble étrangement à un gouvernement mondial aux citoyens zombies, monoculturés. Le citoyen est déjà un consommateur, dans un monde dans lequel on aura plus d’écrans que d’amis réels.

Le parler des deux miroirs 

Fascinés par le Canada? On notera que le Canada est le pays qui a le plus encouragé les investissements offshore. 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Canada favorise de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Pour ce faire, il a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950. Sous l’impulsion de banquiers, juristes et hommes politiques canadiens, ces législations se sont converties en des États de complaisance dont certaines comptent aujourd’hui parmi les plus redoutables du monde. Un ancien ministre canadien des Finances a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans des lois rendant opaque le secret bancaire. Le gouvernement du Canada a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes. Aujourd’hui, le Canada partage son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. Inévitablement, le Canada s’est trouvé dominé par ses propres créatures. Le voici à Halifax ou à Toronto liant ses destinés avec des institutions des Bermudes, quand le gouvernement fédéral n’en est pas à signer un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Cela, sur fond de rumeur persistante d’une annexion directe au territoire canadien de législations de complaisance telles que les Îles Turques-et-Caciques. Les échappatoires qu’il prévoit au profit des sociétés justifient à l’étranger des délocalisations vers chez lui, exactement comme s’il s’agissait du Luxembourg ou de Belize. Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. (3) La médiocratie, Alain Deneault.

On dirait maintenant que les miroirs se regardent entre eux. Ça dépasse le Frankenstein de Mary Shelley: on veut créer ne créature mono-penseure à la limite de la robotique qui a l’avantage d’être guérie à grands coûts… par des laboratoires pharmaceutiques qui vendent à coûts grands. On se miroite narcissiquement jusqu’à la moelle.

Sauver les peuples par les aspirateurs à richesses 

Cette trilogie pays-affaires-philo, est une fable ajoutée au problème complexe de la mondialisation par la libéralisation des marchés. Mais c’est aussi une imbécillité navrante: le roi engage un  « non »  Robin des Bois pour soulager la misère des  pauvres qu’il a volés ou empoisonnés. On peut aller plus loin en disant que la magie de la chimie va éradiquer les maladies d’ici 2030, ainsi que  la richesse concentrée va finir par ruisseler   sur les peuples. (Ruisseler est l’expression de M. Deneault).

De par la recette de ces nouveaux Jésus, on dirait que l’inventeur de l’aspirateur veut sauver la poussière… Devinez-en la raison!

Il y a là une contradiction vicieuse : les ignorants riches ne savent vraiment rien de la source de la pauvreté de ce monde, ni de la complexité de son TRONC. Dès les débuts de l’humanité, les marchands avaient une influence si énorme sur les dirigeants qu’ils ont modifié et structuré l’histoire de l’occident. (6) Il est apparu par la suite les premiers mégalomanes qui se sont depuis tricoté des idées pour continuer de tricoter   le destin de l’humanité.

Dupont et Dupond: le cerveau atrophié monolithique 

Dans ce cheptel de gargarisés, de prétentieux, de prétendus ouverts d’esprit, avez-vous noté que personne n’a remarqué qu’il manquait des pièces à ce « monde à sauver »? On ne parle pas trop des pays asiatiques ou de l’Islam, ni de l’Amérique du Sud.    On en parle, mais en terme de guerre, ou d’une pauvreté « continue ».  Comme si c’était la sauvagerie actuelle qui pique l’Occident comme une guêpe. Ainsi parlait Muhammad Ali… L’exclusion ou l’amnésie, ou l’ignorance de la complexité et de l’hautainisme occidental montre l’ignorance même de la tête que devrait recouvrir le chapeau de Mister Gates. Sorte de mister Chance qui se veut le jardinier de la Terre.(8)

Il est écrit dans la bible, lévitique 26:1 :  » Vous ne vous ferez point d’idoles, vous ne vous élèverez ni image taillée ni statue, et vous ne placerez dans votre pays aucune pierre ornée de figures, pour vous prosterner devant elle; car je suis l’Eternel, votre Dieu. »

Peu importe les écrits de la bible ou de tout autres textes se présentant comme vérité » La vrairité est que nous sommes pris sur cette planète avec 7 milliards d’habitants et des armées de libres-échangistes prêts à nous piller des doigts de pied jusqu’à l’âme. Gourous, prophètes,ou  preachers barbouillés de la cervelle jusqu’à vouloir piloter l’Air Force One.  Pauvres nous! C’est nous les sauveurs! Nous avons le droit de marcher dans les rues avec des pancartes, mais nous payons pour nous nous faire matraquer.

Le  dollar ne pourra jamais réparer les dommages du dollar. La permanente avidité  aura cancérigéné la matière, le vivant et la soi-disant intelligence supérieure dont nous nous targuons de posséder.    Nous consommons maintenant des dieux laïcs. Puisque nous sommes ce que nous mangeons, nous nous sombrons dans un ultime  cannibalisme planétaire.

Bon appétit!

Gaëtan Pelletier

 

  1. Mon programme pour un monde meilleur, Bill Gates.
  2. Teach Common Sense not Common Core, Dr Dr. Ileana Johnson Paugh
  3. La médiocratie, Alain Deneault, LUX,  Lettres libres, 224 p, 2015. 
  4. Le socle commun de connaissances et de compétences.gouv.fr
  5. ALAIN DENEAULT, PARADIS FISCAUX : LA FILIÈRE CANADIENNE. BARBADE, CAÏMANS, BAHAMAS, NOUVELLE- ÉCOSSE, ONTARIO…, MONTRÉAL, ÉCOSOCIÉTÉ, 2014, PDF, Pascale Cornut Saint-Pierre.
  6. Une brève histoire de l’humanité, Chris Harman, La découverte, 2011, 736 p.
  7. Quarante milliardaires américains s’érigent en  grands philanthropes, Le Monde 
  8. Bienvenue mister Chance.  Pour rappeler  que ‘Chance prend part à l’entretien ( avec le président des États-Unis)  et ce avec un tel naturel que ses phrases, distillées comme des proverbes de sagesse mais, en réalité, orientées « jardinage », vont être prises pour de véritables oracles ; il va ainsi devenir la coqueluche du pouvoir et des médias.

 

 

Le sinistre calendrier de la disparition des ressources de la Terre

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Cela devrait faire la une des médias. La terre s’épuise et ce n’est pas un chantage sans fondement d’écologiste radical.  Nous sommes dans un cycle infernal vous allez le voir.

Le système exige que nous consommions toujours plus pour soutenir une économie qui pioche dans des ressources dont beaucoup seront épuisées à l’horizon 2050. 

Vous comprenez bien pourquoi l’idée même de décroissance fait horreur aux marchands de tout poil ! C’est tout le cycle économique en place qui doit s’adapter ou s’effondrer. De toutes façons il va s’effondrer, il sape lui-même ses propres bases.. Notre façon de vivre dans les pays développés n’est pas viable.

En attendant, la pub vous lave le cerveau pour vous inciter à acheter, acheter de l’inutile, du superflu, des choses dont des centaines de générations se sont passé avant vous et qui deviennent soudain absolument indispensables.. Indispensables surtout à l’égo, il faut le dire.

Nous vivons dans un mirage.  Pour que nous acceptions de gaver les multinationales on vous monte des scénari  genre « famille ricorée » à l’américaine, parents et enfants beaux et épanouis, belle maison sur-équipée, voiture neuve, tables garnies, jardins parfaits avec petites fleurs en surcroit pour faire joli..

Réveillez-vous ! Ce n’est que du « story-telling » du conte de fée marketing pour vous sortir de votre condition d’esclaves en vous faisant rêver de ce que vous pourriez peut-être avoir avec votre carte bleue. La carotte qui fait avancer l’âne.. Et pendant ce temps, pour chaque objet que l’on vous présente comme le dernier signe indispensable de votre « réussite », (quelle réussite) ? notre Terre s’épuise à un rythme inégalé depuis des milliers d’années.

2050, ce n’est pas loin, c’est demain : 34 ans.  Les enfants actuels,vos enfants et petits enfants auront entre  34 et 54 ans… Ils seront en pleine maturité. Dans quel monde ?

Il est grand temps de faire marche arrière. Quittons ce monde bidon, retournons à nos fondamentaux.  Refusons tous ensemble le fait d’être jugé  sur ce que nous avons plutôt que sur ce que nous  sommes.

Vous verrez, ce n’est pas si difficile et vous serez débarrassé du stress de cette course sans fin vers un mirage qui recule sans cesse et découvrirez d’autres sources de joies beaucoup plus pérennes.

C’est la plus grande révolution que nous puissions accomplir !

Cela fera sauter ce système fou qui nous méprise et nous exploite, nous et notre belle planète mère du vivant.

Faisons-le de nous-mêmes avant que d’autres aient pris les rênes et nous imposent cela à leur façon : A coups de schlague.

Galadriel

L’épuisement des ressources naturelles

Le grand calendrier de l’épuisement des ressources naturelles, avec un zoom matière par matière. D’ici la fin du XXIe siècle, on peut attendre la fin du pétrole, platine, gaz, hafnium, or, sable…

Avec l’explosion démographique et l’émergence de nouveaux géants économiques, l’impact de l’humanité sur l’environnement augmente régulièrement. À tel point qu’on entrevoit l’épuisement de certaines ressources naturelles, renouvelables et non renouvelables.

Lesquelles ? Quand ? Petite visite des ressources de notre bonne vieille planète. Une série d’articles qui va nous mener jusqu’en 2350… bon voyage !

Des ressources naturelles en voie de disparition annoncée

Quelles ressources sont menacées par la pression humaine ?

7 milliards d’habitants consomment la planète

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temps-horloges-montres-fin-des-ressources-00-banLa démographie est implacable : plus nous sommes, plus la pression que nous mettons sur nos ressources naturelles augmente.
On prévoit 9 milliards d’habitants d’ici 2050 et déjà, en 2008, le rapport Planète vivante WWF indiquait que l’empreinte écologique de l’humanité sur la planète a plus que doublé au cours des 45 dernières années en raison de la croissance démographique et de la hausse de la consommation individuelle.

Une démographie dynamique

Si l’on prend pour référence l’année 1963, la production industrielle mondiale affiche une croissance clairement exponentielle, malgré certaines fluctuations dues aux chocs pétroliers et à des crises financières.

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démographie galopanteLe taux de croissance au cours des 25 dernières années a été en moyenne de 2,9 % par an (il a doublé en 25 ans). Le taux de croissance par habitant a, en revanche, été plus lent à cause de l’accroissement démographique : seulement 1,3 % par an (il a doublé en 55 ans)(4).

L’empreinte écologique de l’humanité explose

La planète n’arrive tout simplement plus à suivre …. et à satisfaire la croissance de nos besoins matériels.

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empreinte-ecologique-1961-2050Lire la suite : L’épuisement des ressources du sol

http://www.consoglobe.com/epuisement-des-ressources-naturelles-et-demographie-cg#kgQXEeeSQSHHB3fX.99

Conséquence chez nous :

La France fait le pari d’une relance minière « responsable »

En allouant les premiers permis de recherche depuis 30 ans, l’Etat relance l’exploration minière en métropole. Objectif : assurer l’approvisionnement en minéraux, dans une approche qui se veut responsable d’un point de vue social et environnemental.

[Commentaire : Ben voyons… Belles promesses ! Comptons là-dessus ! Depuis quand une société, quelle qu’elle soit ne met pas en priorité le rendement et le profit ??]

http://www.actu-environnement.com/ae/news/permis-exploration-exploitation-minerais-techniques-impacts-24773.php4

Source: http://lesbrindherbes.org/2016/09/07/sinistre-calendrier-de-disparition-ressources-de-terre/

Icare et la chirurgie plastique planétaire

 

Dédale et Icare

Ne pouvant emprunter ni la voie des mers, que Minos contrôlait, ni celle de la terre, Dédale eut l’idée, pour fuir la Crète, de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il met en garde son fils, lui interdisant de s’approcher trop près de la mer, à cause de l’humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublie l’interdit et prenant trop d’altitude, la chaleur fait fondre la cire. Ses ailes finissent par le trahir et il meurt précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne1. Wikipedia 

***

Faut-il faire un bilan de cette planète pour constater qu’elle est constituée de 1% de mégalomanes « détêtés » , mais bien nantis? Nantis des nouveaux esclaves de la mondialisation pour maintenir en vie leur… coffre-fort.

Si quelqu’un croit et a peur de l’austérité, il n’a rien vu et n’a pas eu la peur réelle de la pauvreté. On a maintenant la peur virtuelle du luxe…  Nos belles sociétés, avec leurs organisations de singes assis, « envrillés », les pieds dans le ciment, croient encore régler le sort du monde par la paperasse et le le fard des économistes qui nous cassent les oreilles avec le PIB.  

Les géants plumés des pays riches sont en train de fondre sous la masse des  INC. invisibles.

Vous venez de recevoir votre échantillon d’austérité…

Le reste va suivre. Car l’auto qui fonce vers un mur ne peut plus à un certain moment éviter la collision. On a cultivé le gigantisme et la mégalomanie. Alors, viendra un temps où l’on paiera pour la destruction totale de la pomme bleue qui fait sa petite route dans l’Univers. Elle se fout bien de la punaise de matelas qui ronge  ses forêts, ses rivières, ses poissons, ses terres, ses océans.  À un train d’enfer… On s’en va vers le mur et après le mur adviendra l’ultime austérité: celle où les vampires eux-mêmes n’auront plus de sueurs à sucer, ni  le sang des soldats et de  dommages collatéraux des guerres inventées dans un jeu pervers d’hypocrisie sous couvert d’un humanisme falsifié.

La vie en ce type de société, c’est comme les chaudrons: on vous les vend à un prix d’or et ensuite on vous demande de les faire fondre pour en faire des fusils. La richesse par les armes et pour les armes.

Rien n’est changé. C’est de la chirurgie plastique planétaire. Sauf que le »monde » est rendu au bout du monde. On a tout misé sur le « calcul » et cette chère « science » dans des sociétés d’individualistes qui ont raison une fois chapeautés du pouvoir.

Icare est mûr pour le mur… Le petit propret cravaté est en train de finir le travail étranglé dans son conformisme de formules comme une vache à trois estomacs. Enfin! Je crois… Je n’ai pas de vache et je ne sais l’ intérêt à éviscérer la bête.

Brûlée!  la race des saigneurs sur leur piédestal! Mais vite remplacée par un autre famélique à torches qui se coiffera le nombril. Le pouvoir comme les billes d’un collier…

Il rêvait d’aller sur la lune, il y est allé…

Il rêve d’aller sur Mars, il y ira,  mais ne reviendra pas…

Ce doit être vrai l’histoire de l’humain né  d’une extra-terrestre qui a fait l’amour avec un singe. Ne poussons pas trop… On a dû tenter de « booster » le singe.

Et nous voilà! Avec une machine à laver qui joue un air de Bach quand votre linge est prêt.

Gaëtan Pelletier

 » somewhere over the rainbow…. »

Yes we can.

Oui, nous canons!

 

Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène

PAR SOPHIE CHAPELLE 3 FÉVRIER 2014

La civilisation industrielle a franchi une nouvelle étape. Selon de nombreux scientifiques, elle s’est élevée au rang de force géologique capable de décider de l’avenir de la Terre. Notre empreinte sur l’environnement est telle que ses impacts se font déjà ressentir : hausse de la température du globe, « sixième extinction » des espèces, acidification des océans… Nous entrerions ainsi dans l’Anthropocène, « le nouvel âge des humains ». Loin d’être inéluctables, ces impacts sont déterminés par des choix politiques, économiques et idéologiques pris par une petite partie de l’espèce humaine. Comment l’Humanité peut-elle reprendre collectivement la main sur son destin ? Analyse.

« Nous ne sommes plus dans l’Holocène mais dans l’Anthropocène ! », lance le prix Nobel de chimie Paul Crutzen devant un parterre de scientifiques [1]. C’était il y a 14 ans. Depuis, de plus en plus de scientifiques commencent à penser que nous avons changé d’époque géologique. De quoi s’agit-il ? L’histoire de la Terre est subdivisée en époques géologiques de plusieurs milliers à quelques millions d’années [2], chacune marquée par un évènement biologique, climatique ou sismique dont le sol, puis les couches sédimentaires, garderont la trace indélébile. Le Jurassique supérieur a ainsi vu l’apparition des premiers oiseaux, quand, 70 millions d’années plus tard, la fin du Crétacé entérinait la disparition des dinosaures. Nous vivons actuellement dans l’Holocène, commencée il y a 11 500 ans avec l’émergence de l’agriculture et la sédentarisation de l’être humain.

Or, ces mêmes humains, nous, sont aujourd’hui devenus une force géologique, influençant la faune, la flore ou le climat de la même manière que pourraient le faire les courants telluriques faisant dériver les continents. « L’empreinte humaine sur l’environnement est devenue si vaste et intense qu’elle rivalise avec certaines des grandes forces de la Nature, en termes d’impacts sur le système Terre », explique Paul Crutzen [3]. L’avènement de cette puissante empreinte marquerait donc la fin de l’Holocène et le début de l’Anthropocène. Un nom issu du grec ancien anthropos, qui signifie « être humain », et kainos pour « récent, nouveau ». Un groupe de travail de l’Union internationale des sciences géologiques prépare un rapport pour savoir si cette nouvelle époque géologique doit être officialisée dans le tableau de l’échelle des temps géologiques. Il sera rendu en 2016.

En quoi les êtres humains sont-ils devenus une force géologique ?

Autour de vous, des zones industrielles, des autoroutes, des villes, des lotissements, mais aussi des prairies et des forêts plantées. Ce modelage artificiel des milieux naturels couvre désormais près du tiers de la surface terrestre, contre seulement 5 % en 1750. D’autres bouleversements naturels moins perceptibles sont à l’œuvre. 90 % de la photosynthèse sur Terre se fait aujourd’hui par des écosystèmes aménagés par les êtres humains. Même le cycle de l’eau a été modifié par les 45 000 grands barrages édifiés [4]. Des substances nouvelles comme le plastique ou les perturbateurs endocriniens sont largués dans l’atmosphère depuis 150 ans, laissant des traces dans les sédiments et les fossiles en cours de formation.

Pour mieux évaluer l’empreinte humaine, des scientifiques ont observé l’évolution de 24 paramètres du système Terre depuis 1750, de l’accroissement de la population à celles des véhicules motorisés, en passant par la déforestation, l’équipement en téléphones, l’utilisation d’engrais ou les grandes inondations… [5]. Tous ces indicateurs s’emballent dès le 19e siècle, boostés par l’envolée de la consommation énergétique. Hausse de la température du globe, appauvrissement de la couche d’ozone, recul des glaciers, montée des mers, acidification des océans constituent autant de changements planétaires provoqués sur des échelles de temps très courtes par l’exploitation maximaliste de l’écosystème.

Quand l’Anthropocène a t-il débuté ?

Plusieurs hypothèses sont débattues. William Ruddiman, paléoclimatologue américain, propose de situer le début de l’Anthropocène il y a 5 000 à 8 000 ans. Les humains pourraient avoir émis suffisamment de gaz à effet de serre – par la déforestation, les rizières et l’élevage – pour modifier la trajectoire climatique de la Terre. D’autres scientifiques mettent en avant la nouveauté de l’ère nucléaire, pétrochimique et électronique pour faire débuter l’Anthropocène après la seconde guerre mondiale.

La thèse la plus acceptée fait commencer l’Anthropocène à la fin du 18e siècle. Paul Crutzen avance précisément l’année 1784, date du brevet de James Watt sur la machine à vapeur, et symbole du commencement de la révolution industrielle. « Si l’on rapporte l’histoire de notre planète (4,5 milliards d’années) à une journée de 24h, la révolution industrielle se situe dans les deux derniers millièmes de seconde »,illustre David Brower, le fondateur de l’organisation écologiste les Amis de la Terre. Deux millièmes de seconde dans une journée planétaire qui ouvrent une nouvelle condition humaine ! Par comparaison, le règne des dinosaures aura duré environ trois quarts d’heure.

L’Anthropocène aboutira-t-il à une « sixième extinction » ?

« Nous avons déséquilibré le monde d’une façon telle que nous sommes aujourd’hui en droit de penser que le processus est pratiquement irréversible », explique àMediapart le glaciologue Claude Lorius, qui a popularisé la notion d’Anthropocène en France [6]. Aucun retour à la « normale » n’est prévisible. Les scientifiques ont d’ailleurs détecté plusieurs points de basculement au-delà desquels les êtres humains entrent dans des zones d’incertitude. Trois paramètres – cycle de l’azote, émissions de gaz à effet de serre, extinction de la biodiversité – auraient déjà dépassé ce seuil, avec un risque de basculement brutal vers des états non maitrisables [7].

C’est dans l’atmosphère que s’observe ce premier « basculement ». La concentration du dioxyde de carbone est passée de 280 parties par million (ppm) à la veille de la révolution industrielle à 400 ppm en 2013, un niveau inégalé depuis 3 millions d’années (voir notre dossier sur le réchauffement climatique). Outre la modification de la composition chimique de l’atmosphère, le rythme de disparition des espèces est 100 à 1000 fois plus élevé que la normale géologique. Au point que les biologistes parlent désormais de la « sixième extinction » – la cinquième étant celle qui a emporté les dinosaures il y a soixante-cinq millions d’années…

Sommes-nous tous coupables ?

Les êtres humains ont donc désormais acquis la capacité de transformer l’ensemble du système Terre. Pour le meilleur et, surtout, pour le pire… Mais tous les êtres humains sont-ils uniformément responsables ? Le risque d’associer le rôle de nos sociétés à une nouvelle période géologique serait de penser que l’ « espèce humaine » est, globalement, responsable. Dans ce cas, peu importe que les banques états-uniennes, chinoises et britanniques soient championnes en matière d’investissements ultra polluants (voir ici). Inutile de savoir qu’un Américain moyen consomme 32 fois plus de ressources et d’énergie qu’un Kenyan moyen. Ou que 90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (voir là). Et que moins de 1 % de la population possède à elle seule 40 % des richesses mondiales. Pointer l’espèce humaine dans sa globalité dilue les responsabilités. Ce qui ne doit pas être le cas si l’on veut encore réagir. La question de la responsabilité historique des États industrialisés sera ainsi au cœur des discussions de la conférence climat à Paris en 2015.

La version scientifique de l’Anthropocène induit aussi l’idée que l’espèce humaine aurait détruit la nature… par inadvertance. « Une fable ! », rétorquent les historiens français Jean-Baptiste Fressoz et Christophe Bonneuil, auteurs de L’Evénement Anthropocène [8]. Leur ouvrage revisite l’histoire de l’énergie sous l’angle des choix politiques, militaires et idéologiques. Les usages domestiques du solaire étaient par exemple très développés aux États-Unis au début du 20e siècle, avant qu’une coalition de promoteurs immobiliers menée par General Electric n’entrave le développement des chauffe-eau solaires au profit du chauffage électrique. C’est aussi pour contourner les mouvements ouvriers dans les mines que les États-Unis ont ouvert l’ère du tout pétrole malgré son coût plus élevé.

Face à l’impuissance des politiques, le règne de la techno-science ?

Face à cette tâche prométhéenne, que l’on peut difficilement appréhender à l’échelle d’une vie, et encore moins à l’échelle d’un mandat politique, comment considérer que l’action collective sert encore à quelque chose ? « L’Anthropocène et sa temporalité grandiose anesthésient le politique », redoutent les deux historiens. L’Anthropocène marquera-t-il non seulement l’élévation des humains au rang de force géologique, mais aussi l’avènement de leur impuissance [9] ? Dans ces conditions, experts et savants vont-ils devoir prendre les commandes d’une planète déréglée ? « Une tâche redoutable attend les scientifiques et ingénieurs qui auront à guider la société vers une gestion environnementale soutenable à l’ère de l’Anthropocène », prédit le prix Nobel de chimie Paul Crutzen.

Plusieurs dispositifs de manipulation du climat à grande échelle, répondant au nom de « géo-ingénierie », sont déjà financés et expérimentés (voir notre enquête). Dans ce scénario, exit les expérimentations « par en-bas » de sobriété volontaire et de transformation écologique et sociale. Retour à la case « techno-science », au complexe militaro-industriel, et à leur culte de l’opacité. « Nous nous méprenons à jouer à Dieu avec l’avenir de notre planète », alerte l’économiste australien Clive Hamilton [10]. « Pour les vrais Prométhéens, réguler le climat d’aujourd’hui ne suffit pas. L’objectif est de prendre le contrôle de l’histoire géologique elle-même. »

Les mouvements démocratiques peuvent-ils reprendre la main ?

Les critiques des dégâts du « progrès » sont anciennes. Et n’ont pas attendu l’actuelle prise de conscience sur l’ampleur du réchauffement climatique. Les cahiers de doléances de 1789 témoignent de plaintes innombrables contre les activités industrielles accusées de causer la déforestation et d’augmenter le prix du bois [11]. A cette époque sont déjà débattues les conséquences climatiques de la déforestation. La mécanisation de la production fait aussi l’objet d’un large mouvement de contestation et de bris de machines en Europe à la fin du 18e siècle.« Les résistances ne portent jamais contre « la » technique en général mais contre « une » technique en particulier et contre sa capacité à écraser les autres », rappellent les deux historiens français. Toutes ces luttes ont été tenues à la marge en leur temps par les élites industrielles et supposées progressistes, avant d’être oubliées. Les nouvelles formes d’engagement contre les décisions politiques et économiques de quelques-uns subiront-elles le même sort ?

Le rêve de l’abondance matérielle s’évanouit. Des scénarios de pénurie se dessinent. Comment refonder l’idéal démocratique dans ce contexte ? Des citoyens et chercheurs imaginent et discutent les contours de la « résilience » : la capacité d’un système à s’adapter à des évènements extérieurs et à des changements imposés. C’est l’une des notions clés du réseau des villes en transition. Initié en Grande-Bretagne, ce réseau explore les voies permettant de libérer les villes et leurs habitants de la dépendance pétrolière (comme à Boulder aux Etats-Unis). « L’enjeu est de traverser la mutation de nos sociétés en préservant leur cohésion sociale, leur capital écologique et leur stabilité », explique l’un des initiateurs, Rob Hopkins [12].

En France, les initiatives en matière de sobriété énergétique foisonnent, à l’instar du Mené, petit territoire breton où la transition écologique est en voie d’achèvement (à découvrir ici). Dans les Alpes-Maritimes, des hackers et agriculteurs s’allient pour l’autonomie énergétique. La lutte pour une véritable transformation écologique et sociale s’ancre à Notre-Dame-des-Landes. Des chercheurs se penchent sur d’autres scénarios d’utilisation des terres agricoles tels Afterres 2050, ou de transition énergétique comme Negawatt. Parmi les différentes voies ouvertes, l’une propose de sacrifier une partie du monde – et de ses habitants – pour prolonger le rêve de l’abondance, une autre invite à vivre l’Anthropocène avec lucidité et humilité.

Le passage à l’Anthropocène nous rendra-t-il plus responsable ?

Si le dérèglement climatique apparaît comme un phénomène abstrait et mondial, que dire de l’Anthropocène ? Jusqu’à maintenant, ce concept demeure confiné dans la communauté de chercheurs. Il est devenu un point de ralliement entre géologues, écologues, spécialistes du climat, historiens et philosophes pour penser cet âge dans lequel l’humanité est devenue une force géologique majeure.

Malgré sa technicité, l’Anthropocène bouleverse les représentations du monde et se veut d’une brûlante actualité. A l’aune de cette nouvelle ère, même le mot « crise » est marqué d’un optimisme trompeur car il renvoie à une période dont l’issue est imminente. « Vivre dans l’Anthropocène, c’est donc se libérer d’institutions répressives, de dominations et d’imaginaires aliénants, ce peut être une expérience extraordinairement émancipatrice », espèrent Jean-Baptiste Fressoz et Christophe Bonneuil, qui appellent à « reprendre politiquement la main sur les institutions, les élites sociales, les systèmes symboliques et matériels puissants qui nous ont fait basculer. L’Anthropocène condamne à la responsabilisation. »

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle

Photo : wockerjabby (Une) / Troy Holden / Romain Guy

A lire : Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz,L’Evénement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous,Editions du Seuil, 2013.

Notes

[1] Colloque du Programme international Géosphère-Biosphère à Cuernava (Mexique)

[2] Plusieurs époques composent une période géologique, le quaternaire actuellement, qui elles-mêmes composent une ère de plusieurs dizaines de millions d’années.

[3] W. Steffen, J. Grinevald, P.J. Crutzen et J.R. McNeill, « The Anthropocene : Conceptual and historical pesrpectives », Philosophical Transactions of the Royal Society A, vol 369, n° 1938, 2011, 842-867

[4] Les 45 000 barrages de plus de 15 mètres de haut retiennent 15 % du flux hydrologique des rivières du globe. Source : Christer Nilsson et Al, « Fragmentation and flow regulation of the world’s large river systems », Science, vol. 308, 15 avril 2005, pages 405-406.

[5] Les 24 paramètres sont les suivants : population, PIB réel total, investissement direct étranger, construction de barrages sur les rivières, consommation d’eau, consommation d’engrais, population urbaine, consommation de papier, restaurants Mc Donalds, véhicules motorisés, téléphones, tourisme international, concentration atmosphérique de CO2/N2O/CH4, appauvrissement de la couche d’ozone, température moyenne de surface de l’hémisphère Nord, grandes inondations, écosystèmes océaniques, infrastructures des zones côtières, biogéochimie des zones côtières, perte de forêts et forêts tropicales, surface de terres exploitées, biodiversité mondiale. Source : données issues de igpb.net, W. Steffen (dir.), Global Change and the Earth System : A planet under pressure, New York, Springer, 2005, p 132-133.

[6] Claude Lorius, Laurent Carpentier, Voyage dans l’Anthropocène, cette nouvelle ère dont nous sommes les héros, Actes Sud, janvier 2011.

[7] Selon l’équipe scientifique du Resilience Centre à Stockholm. Source : Anthony D ; Barnosky et al., « Approaching a state shift in Earth’s Biosphere », Nature, vol. 486, 7 juin 2012, 52-58.

[8Editions Seuil, 2013

[9] L’idée d’ « impuissante puissance » est due à Michel Lepesant, lors des Rendez-vous de l’Anthropocène, co-organisés par l’EHESS et l’Institut Momentum au printemps 2013.

[10] Clive Hamilton, Les Apprentis sorciers du climat : raisons et déraisons de la géo-ingénierie, coll. Anthropocène, Ed. Seuil, 2013.

[11] Arlette Brosselin, Andrée Corvol et François Vion-Delphin, « Les doléances contre l’industrie », in Denis Woronoff (dir.), Forges et forêts. Recherches sur la consommation proto-industrielle de bois, Paris, EHESS, 1990, 11-28.

[12] Rob Hopkins, The transition handbook : from oil dependancy to local resilience. Green Books, 2008.

http://www.bastamag.net/Bienvenue-dans-une-nouvelle-ere

L’humanisme synthétique

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Plus une société est évoluée, moins elle sourit.

Karl Heins Steiner

***

La Terre est devenue un énorme Bus dans lequel tout le monde se fait dire: « Avancez en arrière ». Dans le documentaire Into Eternity  , on peut le « résumer ainsi »:

A l’ouest de la Finlande, sur la presqu’île d’Olkiluoto, des ouvriers s’affairent à creuser un immense trou de 450 mètres de profondeur, parcouru par cinq kilomètres de route.

Lorsqu’il sera terminé, en 2020, l’industrie nucléaire finlandaise commencera alors à y enterrer des milliers de tonnes de déchets radioactifs. Et quand cette besogne sera à son tour achevée, 100 ans plus tard, la cavité sera scellée et devra rester inviolée pendant 100 000 ans. Source

C’est le progrès! Le gros, le clinquant, l’affriolant. Quand on coupe une tête de coq avant de le manger, il continue de vivre un peu en s’agitant de soubresauts, comme s’il fêtait les derniers sursauts de sa vie.

Et c’est un peu comme ça que nous vivons…  Comme  le rêve de  John Lennon:

Maybe I am a dreamer 
But I am not the only one 
I hope someday … 
 

L’humain est « profondément » croyant au point de tuer les autres pour son « propre » dieu. Comprenons que la grande vague humaine, parvenue à 7 milliards d’humains, n’échappe pas à la bêtise humaine: elle la multiplie et l’amplifie. Et on a les outils pour les étaler.

On est assis dans nos petits foyers, à voter pour rêver… Quand on sait que la politique est devenue une agence de gros bras, « croyants »,  à la solde des DG silencieux. Le pouvoir a été numérisé.

Le nazisme numérisé 

La NSA est reconnue « légale ».  : pour le juge new-yorkais, « il n’existe aucune preuve que le gouvernement ait utilisé la collecte massive de métadonnées téléphoniques à d’autres fins que de prévenir et d’enquêter sur des attaques terroristes ».

C’est l’histoire du Petit Chaperon rouge et du grand loup.

Hitler avait qualifié son intervention concernant les juifs « d’hygiène de la race ». Pour la « pureté « étasunienne, c’est devenue  » protection de la démocratie ». Si le chancelier de l’Allemagne d’alors rêvait d’un règne de 1000 ans, les États-Unis en rêvent autant. Mais avec leur perversion pour la finance paradio-fiscale, étendue dans le monde, l’appauvrissement continu est en train de bouffer ce qui nourrit les peuples.  Et qui sait, si au fond, ce n’est pas une forme d’eugénisme pire que celle de l’anéantissement d’une race mais d’un « amaigrissement » de la population terrienne?

Oui, nous voilà un peu les yeux cernés par le travail, la vie « culbutante » ,  et le grand rêve de parfaire l’humanité. On disait: « Anéantir la pauvreté ». Mais c’est d’elle qu’on se sert, et c’est d’elle – et de plus en ce cher système scolaire à la Goebbels pour rendre les gens idiots mais diplômés – qu’est détournée la petite richesse et la pauvreté.

Le Vatican  svastika

Ce symbole est notamment utilisé en Asie dans la symbolique jaïnehindoue et bouddhique, en Chine pour symboliser l’éternité et dans l’Asie bouddhiste. svastika

Le Vatican a créé sa fortune sur l’espérance des pauvres. C’était la loterie de l’époque… Et la scène du pape qui veut que l’on prie pour la paix en ce monde est une autre arnaque. C’est bien attendrissant et grandiose. Les gens adorent le grandiose. Justin Bieber est grandiose. Great!

L’Éternité est une notion qui nuit grandement au quotidien. L’éternité et la foi de la science, l’éternité de la race humaine, etc. L’éternité c’est aussi la bêtise d’une fixitude contraire à la vie, puisque toute cette vie n’est que changement.

Nous nous éclairons à l’énergie nucléaire et nous croyons être « allumés ». Nous vivons sur des dettes, mais nous croyons être riches. On a les moyens de se payer 15 ou 25 paires de souliers pour la fantaisie. COMME SI ACHETER ÉTAIT UN ART! Et cette fantaisie est souvent, – ou toujours – , issue de la crève des travailleurs des pays pauvres qui cherchent à fuir la pauvreté en se noyant… Normalement, on devrait vivre où l’on est né, vivre sa culture, et ne pas être flambé par des compagnies qui veulent le sol, le sous-sol, et l’argent du beurre.

Robin des bois nucléaire 

Il a viré la matière à l’envers. Tout fier. Il prend au pauvre pour donner aux riches. Ce squelette plastifié, désâmé, est une poupée  à laquelle nous nous collons, faiblards, « décolonnevertébralisés ». Il nous a vendu du poison pour nous nourrir d’un certain luxe.

Le cadeau 

Puisque vivre a une fin – du moins vivre ici – , la magie de la Terre, son mystère, ses créatures, la beauté et la bonté des gens simples, intègres, ne finissent pas de me ramener à l’enfance:  plus j’écris, plus je regarde, plus je comprends, plus je suis muet. Et plus je comprends qu’on ne peut plus traduire cette beauté en mots plus je cherche – comme vous tous vous cherchez – à traduire les petits frissons, les grandes passions entre les êtres et la Nature, entre les êtres et les êtres.

Et s’attarder à cela, c’est lutter contre cet humanisme de plastique auquel on nous crucifie chaque jour. C’est désolant de « constater », le « saisir » avec son cerveau. C’est à la fois une nécessité et un un « nécessaire travail ». Tout le monde aimerait davantage vivre en paix, jardiner, élever des enfants de l’avenir, et ne pas rêver qu’ils soient des cerveaux achetés par le MIT ou Harvard, mais de gens simples qui ont compris que ce monde est un cadeau, une richesse infinie, avec une créature délabrée, questionnant à chaque jour ses valeurs, ses principes, sa provenance, son but, arrosée de trop d’orgueil qui a besoin de limer son être pour être.

Donner son âme à un dieu, « soi-disant spirituel » ou laïque est déjà une fin en soi. Le riche mourra sans rien emporter… Même si ce crétin a tout pris.  C’est une poupée plastique venue vous livrer un « message ».

La seule oeuvre d’art est d’être soi. Et la société est un musée qu’il faut visiter pour apprendre que tout art n’est pas figé mais mouvant. La mort est une certitude. C’est le vivant qui est inquiétant et méconnu.

Faut-il s’entre tuer et pleurer sur de grands tombeaux?

On fait présentement mourir trop d’humains abonnés à des poupées de plastique.  Ce n’est pas de votre millénaire qu’ils œuvrent, c’est pour le leur… Ne jamais laisser la vie entre les mains de ceux qui oeuvrent dans une fabrication habile de l’esprit.

Gaëtan Pelletier

28 décembre 2013

La déflagration du monde au format slow-motion