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Je suis Otto

De 1940 à 1942, Otto et Anna Hampel ont tenté de réveiller les consciences chez leurs compatriotes en diffusant des cartes postales.

En découvrant le destin d’Otto et Anna Hampel retracé par Michaël Gaumnitz, on ne peut s’empêcher de penser à la célèbre phrase de Kafka : « Ecrire, c’est sortir du magma, faire un bond hors du rang des meurtriers. » Loin de toute littérature, cependant, cette phrase prend un relief des plus singuliers : à la mesure de l’histoire de ce couple de Berlinois immortalisé dans le beau roman d’Hans Fallada (Seul dans Berlin, Folio, no 3977) et dans le film d’Hans Joachim Kasprzik (Jeder stirbt für sich allein), dont de nombreux extraits viennent s’entremêler aux documents et archives d’époque.

A commencer par l’épais dossier de 400 pages de la Gestapo – conservé aux Archives nationales allemandes – sur lequel s’appuie Michaël Gaumnitz pour suivre presque pas à pas l’entreprise un peu folle de résistance menée de 1940 à 1942 par les Hampel et leur traque par la police allemande. Car n’y avait-il pas quelque folie à vouloir s’élever seuls contre Hitler… à coups de cartes postales ?

UN COURAGE EXEMPLAIRE

Pourtant, c’est bien à l’aide de ces missives déposées dans les boîtes aux lettres des immeubles ou sur les rebords de fenêtres que ce couple d’ouvriers tente d’ébranler la conscience de leurs compatriotes. « Que sommes-nous devenus ? Un troupeau de moutons. (…) Nous devrions nous libérer de nos chaînes, sinon il sera trop tard », prévient Otto Hampel dans l’une de ces premières cartes, « Presse libre ». Or, loin d’entraîner un sursaut, ses messages dénonçant un régime qui a « dépouillé l’existence de son sens » ne sont, au mieux, pas lus ou, pire, rapportés à la police allemande.

La première carte est trouvée le 2 septembre 1940. Après elle, 231 autres viendront rejoindre le dossier ouvert par le commissaire Püschel, chargé de l’enquête. Après vingt mois de recherches, en mai 1942, alors que la population est soumise à de sévères restrictions, devant la menace représentée par ces missives, le service de la sécurité de la SS s’empare de l’affaire. Très vite, l’étau se resserre autour du couple lorsqu’une carte est retrouvée dans l’usine Siemens où Otto est employé ; puis une autre non loin de leur domicile. Finalement dénoncés par une voisine, les Hampel sont arrêtés le 20 octobre. Jugés pour haute trahison, ils sont guillotinés le 8 avril 1943.

Analysant le parcours des Hampel et leurs motivations, Michaël Gaumnitz, loin de l’image « romantique » du couple uni donnée par Hans Fallada, n’omet ni leurs dissensions, qui éclatent peu avant l’exécution, ni leur silence sur le sort réservé aux juifs. Ce qui n’ôte rien du courage exemplaire de ce couple, terriblement humain. Et de la force d’un film qui, entre histoire intime et collective, s’offre comme une plongée terrifiante au coeur d’une société écartelée entre fanatisme, lâcheté et indifférence. Source 

 

Et aujourd’hui…

Ne sommes-nous pas une race sous l’emprise d’une dictature financière mondialiste? Un peuple en guerre contre les dictatures camouflées sous couvert de démocratie?

C’était ma carte postale…

« JE SUIS OTTO »

Gaëtan Pelletier

27 janvier 2015

De Hitler à Bush

Le texte date de 2003. Mais c’est sans doute l’un des plus importants écrit à propos de l’ère de Bush.

Gaëtan Pelletier

De Hitler à Bush

par Federico Fasano Mertens

Ce texte est la réponse faite par Federico Fasano Mertens, directeur du quotidien urugayen La República, à l’ambassadeur des États-Unis en Urugay qui reprochait à son journal d’avoir comparé George W. Bush à Adolf Hitler. Il ne s’agit pas, pour le journaliste, de se livrer à ce rapprochement à la seule fin de dénigrer le président états-unien. Au contraire, il met en balance le régime de Washington et le Troisième Reich sur les plans idéologique, diplomatique, économique et militaire. Federico Fasano Mertens compare aussi la prise de pouvoir des deux hommes. À la différence du dictateur allemand, George W. Bush n’a pas été démocratiquement élu, mais, comme lui, il a appuyé son pouvoir par un évènement traumatisant que l’auteur désigne comme « l’incendie du Reichstag américain ».

RÉSEAU VOLTAIRE | MONTEVIDEO (URUGUAY) | 30 JANVIER 2004

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Federico Fasano Mertens
Directeur du quotidien urugayen
La República.

Il y a quelques jours, Martin Silverstein, ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Uruguay, m’a envoyé une lettre dans laquelle il accusait le journal uruguayen La República – quotidien que j’ai l’honneur de diriger – de manquer« de toute mesure d’intégrité journalistique » pour avoir comparé leur président, George W. Bush, avec le chancelier du Troisième Reich allemand, Adolf Hitler.
Je n’ai pas pu lui répondre avant, car l’acte de piraterie internationale que les États-Unis ont commis en attaquant un peuple sans défense et presque désarmé avec la plus formidable machine à tuer dont l’histoire universelle se souvienne, m’a obligé à consacrer plus de temps que d’habitude à la préparation des éditions spéciales sur le carnage en Irak. J’étais également fort occupé à faire condamner devant la justice – et avec succès – des tortionnaires uruguayens entraînés aux États-Unis, qui étaient en train de me calomnier.
Il y a quelque temps, l’ambassadeur était venu me rendre visite à mon bureau et j’avais mentionné à mes collaborateurs qu’il était l’ambassadeur des États-Unis le plus intelligent, le plus perspicace et le plus sympathique que j’avais connu : « Enfin, avais-je dit, un représentant de l’Empire avec qui on peut discuter sur des thèmes en dehors des habituels clichés insipides et ennuyeux qui nous intoxiquent dans ces réunions que nous devons partager. »
Mais la sagacité de l’ambassadeur n’a pas pu lui épargner le malheur d’avoir à représenter le 43e Président de son pays, George Bush Junior, un fanatique paranoïaque, intoxiqué de messianisme, moins brillant qu’une limace, ivre de pouvoir comme il l’a été, par le passé, d’alcool (il fut condamné le 4 septembre 1976 pour un important excès de vitesse en état d’ébriété après avoir été interpellé par le célèbre prédicateur Graham qui lui demanda : « Qui es-tu pour te croire Dieu »), militant de la Christian Right (la droite chrétienne texane et sudiste), raciste amoureux de la peine de mort, surtout lorsqu’elle s’applique aux Noirs, enfin le pire président américain de ce dernier siècle, qui a su engendrer des tragédies contre son propre peuple, bref, l’autre face de l’homo sapiens, l’incarnation même de l’homo demens.
Comme tout bon raciste, il est aussi misogyne. Personne ne peut oublier les humiliations publiques faites à son épouse, Laura Bush, lorsque le Président expliqua à la presse que sa femme ne l’accompagnait pas ce jour-là « parce qu’il avait plu et qu’elle devait balayer l’entrée de la maison puisque le lendemain le président de Chine, Jiang Zemin, devait leur rendre visite dans leur ranch de Crawford (Texas). »
Son compatriote, le vieil écrivain Kurt Vonnegut n’a pas hésité un seul instant à le décrire comme étant le « plus sordide et pitoyable usurpateur d’opérette qu’il soit possible d’imaginer ».
Mais allons droit au but. Que l’ambassadeur américain garde sa pathétique mésaventure d’avoir à défendre le plus délirant des habitants de la Maison-Blanche et moi, l’honneur de lui faire un procès avec l’arme la plus redoutable : la parole.

Il s’agit de comparer Adolf Hitler et George W. Bush.

Il y a, bien évidemment, des différences. La première consiste en ce que le criminel de guerre, auteur du massacre du peuple juif et du peuple soviétique, avait gagné les élections avec une large majorité, alors que l’autre criminel de guerre, auteur du massacre du peuple irakien, est arrivé au pouvoir de manière frauduleuse, à travers le plus grand scandale électoral de toute l’histoire américaine.
D’un point de vue théorique, la comparaison entre Bush et Hitler est correcte. Les spécialistes ont défini le nazisme comme étant la dictature terroriste du capital financier en expansion. Lorsque Bush devient un hors-la-loi en envahissant une nation sans défense, qui ne l’a pas agressé, pour s’emparer de ses richesses pétrolières – la deuxième plus grande au monde – et qu’il annonce peu après que d’autres nations pourvoyeuses de pétrole pourraient subir le même sort, il s’approche de la définition de la dictature terroriste du capital financier. Que cela lui plaise ou non.

George Bush porte le nazisme dans ses gènes.

Son grand-père, Prescott Bush, fut déjà l’associé de Brown Harriman et l’un des propriétaires de l’Union Banking Corporation. Ces deux entreprises ont joué un rôle clé dans le financement qui a permis l’ascension de Hitler au pouvoir. Le 20 octobre 1942, le gouvernement américain ordonna la confiscation de l’Union Banking Corporation, propriété de Prescott Bush, et il saisit les avoirs de la Corporation de Commerce américano-hollandaise et de la Seamless Steel Corporation, toutes les deux gérées par la banque Bush-Hamman. Le 17 novembre de la même année, Franklin Delano Roosevelt confisqua tous les biens de la Silesian American Corporation administrée par Prescott Bush, car elle avait violé la loi du commerce avec l’ennemi. L’arrière-grand-père de notre George, guerrier de Dieu, Samuel Bush, père du nazi Prescott Bush, était la main droite du magnat Clarence Dillon, roi de l’acier et du banquier Fritz Thyssen qui écrivit le livre « I paid Hitler » (« J’ai financé Hitler ») et devint membre du parti nazi en 1931 (Parti ouvrier national-socialiste allemand).
Et si notre ambassadeur a encore un quelconque doute sur l’odieuse alliance des Bush avec Hitler, je le prie de lire le brillant essai de Victor Thorn dans lequel il est mentionné qu’« Une importante partie de la fortune de la famille Bush provient de l’aide financière investie dans le soutien à Adolf Hitler. L’actuel président des États-Unis, ainsi que son père (ex-directeur de la CIA, vice-président et président), ont atteint le sommet de la hiérarchie politique américaine parce que leur grand-père, leur père et leur famille politique ont aidé et encouragé les nazis par le passé. »
Et je ne mentionne encore pas les escroqueries de la famille Bush dont les quatre millions et demi de dollars à la Broward Federal Savings à Sunrise, Floride, ou l’escroquerie faite à des millions d’épargnants de la Banque d’Épargne Silverado (Denver, Colorado).
Arrière-grand-père nazi, grand-père nazi, père qui n’a pas eu le temps de le devenir car Hitler s’était déjà suicidé dans les jardins de la Chancellerie en ruines, George a bénéficié de la fortune mal acquise de ses ancêtres.

Mais ne condamnons pas notre homo demens pour ses gènes obscurs.

Jugeons-le seulement sur ses actes. Et comparons. Comparons seulement.
Comment Monsieur l’ambassadeur croit-il que le délirant caporal allemand est arrivé au sommet du pouvoir ? Hitler arrive au pouvoir à travers des élections propres, mais il se heurte à la Constitution de Weimar qui lui impose des limites que son omnipotence refuse d’accepter. Il planifie alors l’incendie du Reichstag et en une seule nuit il est couronné en tant que décideur de la guerre ou de la paix.

Ces évènements ne sont-ils pas familiers à notre cher ambassadeur américain ?

L’incendie du Reichstag américain

La destruction criminelle des tours jumelles du World Trade Center à New York fut la même bouée de sauvetage que l’incendie du Reichstag.
Je ne vais certainement pas avoir l’audace de m’associer aux thèses de ceux qui accusent le groupe belliciste « bushien » d’avoir planifié ce massacre ou du moins de n’avoir rien fait pour empêcher cette tragédie alors qu’il savait ce qui se préparait.
Il n’y a pas de preuves réelles pour l’affirmer, malgré le fait qu’il existe de multiples indices de négligence coupable, de vastes soupçons amplifiés par une censure de fer, sans précédent dans la démocratie moderne américaine.
Le jour où le peuple américain aura récupéré toute sa liberté d’information et son droit à connaître la vérité sur ce mardi 11 septembre 2001 (informations aujourd’hui très restreintes par le Patriot Act approuvé avec un seul vote contre – celui d’une femme – symbole de la dignité nationale américaine) on saura alors la raison pour laquelle les nombreux avertissements et mises en garde lancés à travers tout le pays concernant cet acte terroriste n’ont pas été écoutés et pourquoi les avions militaires ont mis quatre-vingts minutes pour décoller et intercepter les appareils détournés, alors que l’on savait déjà peu de temps après leur décollage de Boston, que des pirates de l’air avaient pris les commandes des avions et qu’ils se dirigeaient vers Washington : en cas de détournement d’avion, le manuel d’alerte prévoit une intervention des forces aériennes en moins de cinq minutes.
On saura enfin pourquoi les restes du présumé avion qui s’est écrasé sur le Pentagone ont été cachés. On saura pourquoi le directeur des services secrets pakistanais, qui venait de se réunir à Washington avec Tenet, chef de la CIA américaine, a fait verser par Islamabad – comme l’a révélé le journal conservateur The Wall Street Journal – la somme de 100 000 dollars à Mohammed Atta, chef du commando-suicide contre les Tours Jumelles de New York. Sur cette terrifiante information, il est interdit de faire des recherches, car les libertés civiles ont été suspendues dès que le Patriotic Act fut promulgué.
Finalement on saura également pourquoi quinze des vingt et un ravisseurs du commando-suicide étaient originaires d’Arabie Saoudite, l’un des principaux alliés des États-Unis dans le golfe Persique. Il n’y avait pas un seul Irakien, pas même un seul par hasard.
Mais au-delà des soupçons, il ne fait pas de doute que le déréglé 43e président des États-Unis, couronné dans des élections frauduleuses, dans le cadre d’une impressionnante récession dont on ne voit point la fin, avec le plus bas niveau de popularité au début de son mandat, a réussi à dominer tout le scénario, obtenir des pouvoirs inconcevables auparavant dans une démocratie, être élevé au rang d’Empereur vengeur pour laver l’affront commis par des barbares envers son peuple.

L’incendie du Reichstag américain du 11 septembre a offert à George W. la chance de sa vie.
La moins bonne des victoires électorales d’un président des États-Unis depuis 1876 s’est transformée en une chance historique jamais donnée à un belliciste pour imposer au monde le nouvel ordre américain.
Comme Hitler l’a fait dans le passé en s’entourant de Goering, Goebbels, Himmler, Mengele, Eichmann, à savoir d’une bande d’arnaqueurs semblables à lui, tous fanatisés par le pouvoir et la force, le président texan a cherché à se façonner une cuirasse protectrice par une garde de fer, plus belliqueuse que lui-même, pour le protéger de la tentation du doute et dont les membres portent tous sur le front la même marque que lui : le sceau du pétrole. Le Vice-président Dick Cheney appartenait au groupe Halliburton Oil, le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld est issu de la Compagnie pétrolière occidentale, la conseillère pour la Sécurité Nationale, la vieille fille Condoleeza Rice, dont le prénom – ironie du sort – signifie « avec douceur », fut un cadre important de la direction de Chevron et c’est pour lui faire honneur que des bateaux pétroliers ont reçu son prénom. Même la secrétaire du ministère de l’environnement, Gale Norton, est liée au lobby du pétrole, tout comme Bush Senior l’a été avec le groupe pétrolier Carlyle ou l’actuel président Bush Junior avec la Harkins Oil.
Ce quintette de la mort qui entoure le guerrier Bush est une véritable maffiocratie, comme l’a été dans le passé le quintette d’Hitler. Et ils se nourrissent d’une Bible très particulière.
La philosophie de Hegel, Nietzsche, Schopenhauer qui a vivifié et passionné le créateur de l’Holocauste du XXe siècle a été remplacée par des spécimens moins cultivés et d’un niveau intellectuel assez bas, mais plus pragmatiques pour le nouvel Hitler du XXIe siècle.

Qui sont ces auteurs intellectuels inspirateurs de notre quintette belliqueux ?

Le Bostonien Henry Cabot Lodge qui affirme qu’ « au XIXe siècle aucun peuple du monde n’a égalé nos conquêtes, notre colonisation et notre expansion et aujourd’hui rien ne nous arrêtera ». Merse Henry Watterson a déclaré que les États-Unis sont « une grande république impériale destinée à exercer une influence déterminante sur l’humanité et à façonner l’avenir du monde, comme aucune autre nation ne l’a encore fait dans le passé, même pas l’empire romain. »
Ou Charles Krauthammer qui a écrit il y a à peine quelques années dans The Washington Post : « Les États-Unis chevauchent dans le monde comme un colosse. Depuis que Rome a détruit Carthage, aucune autre puissance dans le monde n’a atteint les sommets que nous connaissons. Les États-Unis ont gagné la Guerre Froide, ils ont mis dans leur orbite la Pologne et la République Tchèque, après avoir pulvérisé la Serbie. Et du même coup ont démontré l’inexistence de l’Europe. »
Ou Robert Kaplan qui précise que : « La victoire des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale est aussi importante que la victoire de Rome dans la deuxième Guerre Punique qui la convertit en puissance universelle. »
Ou encore le très connu historien Paul Kennedy qui nous explique que « ni la Pax Britannica, ni la France napoléonienne, ni l’Espagne de Felipe II, ni l’empire de Charlemagne, ni l’empire romain ne peuvent se comparer à l’actuelle domination américaine. Jamais il n’a existé une telle disparité de pouvoir dans le système mondial. »
Ou le directeur de l’Institut des Études Stratégiques Olin de l’Université de Harvard, le professeur Stephan Peter Rosen qui nous dit que : « Notre objectif n’est pas de lutter contre un rival car celui-ci n’existe pas, mais de préserver notre position impériale et maintenir cet ordre impérial. »
Ou l’ineffable Zbigniew Brzezinski qui a déclaré que « l’objectif des États-Unis doit être celui de maintenir nos vassaux dans un état de dépendance, garantir la docilité et la protection de nos sujets et prévenir l’unification des barbares. »
Ou le Président Wilson qui a parlé au Congrès de l’Union« qu’il apprendrait aux républiques sud-américaines de choisir de bons députés ».
Ou le célèbre Billy Sunday qui a fait le portrait du gauchiste latino-américain comme celui d’un type « qui a un museau de porc-épic et une haleine qui ferait fuir un renardeau », il a ajouté que « s’il le pouvait, il les mettrait tous en prison jusqu’à ce que leurs pattes sortent par les fenêtres ».

Écoutons maintenant Dick Cheney, l’actuel Vice-président des États-Unis et le Secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, qui constituent avec Condolezza Rice un triangle belliqueux plus redoutable que celui des Bermudes.
Le Vice-président Cheney a déclaré avant cette guerre sainte :« Les États-Unis n’ont pas à rougir d’être une superpuissance et ils ont le devoir d’agir avec force pour construire un monde à l’image des États-Unis. » Le chef du Pentagone a été encore plus clair au cas où nous n’aurions pas compris. Rumsfeld a dit en citant la phrase préférée d’Al Capone : « On obtient davantage avec un mot aimable et un revolver qu’avec un mot aimable seulement. »
Le langage qui nourrit l’épiderme et les neurones de Bush est un langage encratique, autoritaire, d’intimidation qui conduit inévitablement à la perversion morale de la fin qui justifie les moyens. La caractéristique essentielle du langage de la « bande Bush », comme pour le langage nazi, est la simplification, le réductionnisme et l’intimidation. Le langage de ce groupe prédateur est un langage schématique, émotionnel, chargé de préjugés qui incite à l’exaltation des sentiments les plus nobles du peuple. Je n’ai pas le moindre doute que Bush se nourrit d’un langage nazi.
Bush ne croit pas, comme Hitler ne le croyait pas non plus, à un État de droit, qui n’est pas l’État qui possède des lois, sinon l’État qui se soumet lui-même à l’empire de la loi et ne peut la transgresser pour aucun motif, et encore moins pour une raison d’État. C’est au nom de la raison d’État ou de la Patrie ou de la Sécurité nationale que sont commises les pires atrocités.
Y a-t-il une différence entre la construction intellectuelle de Bush et celle d’Hitler dans le cadre de la raison d’État ? Je ne le pense pas. Seulement des différences de style, d’époque et de magnitude en ce qui concerne la force utilisée et le pouvoir.

Le discours de la « bande Bush » est un discours de maître à esclave. Il n’y a pas de différences avec le discours de la bande d’Hitler.

L’un est plus gentil que l’autre. Quoique l’histoire est en train de prouver que le moins gentil a été le moins meurtrier.
Civilisation, barbarie, pacification des barbares, peuple élu : jusqu’à la race élue il n’y a qu’un pas. Enfin, tout cela ne nous rappelle-t-il pas l’histoire du psychopathe à la petite moustache ?
En parlant de la petite moustache, le récit d’un conseiller influent de la sécurité américaine qui habite à Washington est très instructif. Il a raconté au magazine argentin Noticias :« Pour le meilleur ou pour le pire George Bush Jr. est l’homme indiqué pour mener cette guerre [NDE : en Irak]. Il est né pour ça. La puissance qui lui vient de l’intérieur le fait trembler. Quand quelqu’un parle avec lui dans son bureau, on dirait qu’il va dévorer celui qui est en face. Il s’assied au bord du fauteuil, presque sans s’appuyer et agite les bras comme s’il ne savait pas quoi en faire. Il a besoin d’action. »
Quelle imitation de la gestuelle du dictateur nazi ! Bien que le flegme du cow-boy texan, revolver à la ceinture, ne ressemble pas à la rage presque épileptique du Teuton, qui s’étouffe en parlant et en gesticulant. Le corps de Bush ne crache pas en parlant. C’est son âme qui crache de la haine et de la violence et engendre la terreur. Mais ça ne lui fait rien. Il doit avoir bien appris le « Oderint dum Metuant » de l’empereur romain Caligula : « Laissez-les nous haïr du moment qu’ils nous craignent. »
L’incontinence émotionnelle de Bush est déjà un classique et, comme Adolf, il ne peut pas admettre un NON. Sa femme Laura Bush a rappelé à la presse que la première fois qu’elle a dit à son mari que l’un de ses discours ne lui plaisait pas, celui-ci, furieux, a fracassé sa voiture contre le mur du garage à l’entrée de leur maison.
Il se sent comme le numen nazi, un envoyé de Dieu, qu’il invoque dans n’importe quelle circonstance. Il a décrété que toutes les réunions de son Cabinet doivent commencer avec une prière. Il dit avoir consulté Dieu avant d’attaquer l’Irak, au mépris de l’opinion de la grande majorité des nations de la planète et des 90% d’êtres humains qui étaient contre. Il essaie d’imiter le président William McKinley lors de l’invasion des Philippines pour évangéliser les indigènes, tout en culpabilisant Dieu de l’avoir forcé à entrer dans ce pays.
Autre coïncidence entre ces vies parallèles qui aurait enchanté Plutarque : tant Hitler que Bush auraient pu éviter de se trouver dans le musée de grands bouffons de l’histoire, s’ils avaient eu un psychanalyste à leurs côtés. Un bon psychanalyste les aurait tous deux aidés énormément à canaliser leur libido vers des occupations plus normales, sublimant ainsi le seul aphrodisiaque qu’ils possèdent, soit le pouvoir universel et cruel sur autrui.

Continuons avec les ressemblances entre le guerrier de la race aryenne et le guerrier de Dieu, comme Telma Luzzani a surnommé notre Texan exalté.

Bush proclame urbi et orbi le bien-fondé de la guerre préventive. Dwight Eisenhower en 1953 n’a pas hésité un seul instant à ce sujet : « La guerre préventive est une invention d’Adolf Hitler. Franchement, je ne prendrais au sérieux aucune personne qui proposerait une chose pareille. »
Demandons-nous : guerre préventive contre qui ? C’est bien connu que la première victime d’une guerre est la vérité. Et la première chose que fait Bush pour fabriquer sa guerre préventive, après l’incendie du Reichstag, c’est de nous mentir façon Goebbels, d’une manière si primaire qu’à la fin personne n’a plus rien cru. D’abord il a dit que l’Irak soutenait Al Qaida. Il a été prouvé peu après qu’une haine irréconciliable existait entre Saddam Hussein et l’ancien employé des États-Unis, Oussama Ben Laden. Puis Bush a demandé d’inclure l’Irak dans le courant fondamentaliste musulman. Difficile à croire, car l’Irak était le pays le plus laïc du monde arabe. Alors on a invoqué les armes de destruction massive. Bush a assuré que l’Irak ne permettrait pas les inspections et quand l’Irak les a permises, il a alors répété que Saddam ne laisserait pas entrer les inspecteurs de l’ONU dans les palais et les endroits stratégiques. Quand il a accepté, l’administration Bush a voulu nous faire croire qu’elles étaient bien cachées. Finalement, on n’en a pas trouvé une seule. Quand tous ces arguments ont été réduits à néant, ils ont alors demandé l’abandon du pouvoir ou l’exil de Saddam Hussein et c’est à ce moment-là, qu’ils ont admis la seule et réelle vérité : nous voulons occuper le territoire irakien quoi qu’il arrive et décider qui va le gouverner. C’est la démocratie planétaire, nous dit-on. Les mêmes opérations manipulatrices de désinformation que Hitler a utilisé contre la Tchécoslovaquie, l’Autriche et la Pologne. Le même type d’excuses changeant au fur et à mesure qu’elles étaient anéanties.
Autre ressemblance : le mépris de la communauté internationale et de l’opinion publique mondiale. Hitler a détruit la Société des Nations fondée en 1919. Bush a réduit en miettes les Nations unies, obtenant contre lui la plus grande opposition à un pays depuis la fondation de l’ONU en 1945 : 170 pays contre la guerre, seulement 30 pays en sa faveur, la plupart d’entre eux des nations émergentes de l’ex-Union soviétique et qui se vendent au plus offrant.
Mais la plus grand défaite diplomatique depuis la fondation de l’ONU n’a été un obstacle ni pour l’un ni pour l’autre. Pour Hitler, le refus et la colère des peuples du monde contre son action ont été sans importance. Bush veut surpasser le Teuton. Les manifestations contre lui – sans précédent sur la planète -, se transforment en musique guerrière à son ouïe wagnérienne. Face à lui, il y a l’esprit de Seattle qui a fondé en 1999 le mouvement anti-mondialisation et pacifiste le plus imposant de l’histoire universelle. Mais rien ne l’arrête.
C’était révoltant de voir comme on a traité Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU, avec ses 75 ans qui devraient inspirer le respect, originaire de cette merveilleuse ville glacée d’Uppsala, dans une Suède social-démocrate, un digne adepte des traditions démocratiques du martyr Olof Palme.

Le mépris envers les gens et leurs droits est le moteur de son humanisme

Écoutons le maréchal Goering devant ses juges à Nuremberg :« Naturellement, les gens ne veulent pas la guerre, mais après tout, ce sont les dirigeants d’un pays qui déterminent la politique, c’est facile ensuite d’entraîner le peuple. Qu’il dispose de la liberté d’expression ou pas, on peut amener le peuple où l’on veut et lui faire ce que veulent les gouvernants. C’est très facile. Il suffit de leur dire qu’ils sont en train d’être attaqués et de dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui met le pays en danger. » Ces paroles sont du nazi Goering en 1945 et non celles de Bush. La seule différence, c’est que le nazi Goering l’a dit en allemand et Bush en anglais.
L’invasion d’une nation souveraine qui n’avait agressé personne avait besoin d’une légitimation éthique, bien qu’illicite : renverser le tyran Saddam Hussein et imposer par la force un gouvernement « démocratique et populaire ». Tout cela semble très beau, même si la communauté internationale et les normes qui la régissent en soient le prix à payer.
Mais cela n’est pas vrai. Personne ne met en doute que Saddam Hussein est un sinistre dictateur, qui a assassiné son peuple et que son parti socialiste Bass, n’a rien de socialiste du tout. Mais qui va croire que Bush va instaurer la « démocratie » en Irak, alors que ses prédécesseurs qui ont administré l’Amérique, moins nazis que lui, ont envahi et occupé pendant des années et des années des nations souveraines et ont installé des dictatures féroces qu’ils ont soutenues et protégées contre leur propre peuple ? Par exemple Somoza au Nicaragua, Duvalier en Haïti, Trujillo en République Dominicaine, Pinochet au Chili. Tout comme les régimes fantoches et despotiques qui furent imposés par les nazis lors de l’occupation de l’Europe, y compris la France anti-de Gaulle du maréchal Pétain.
Hitler a envahi l’Europe à la recherche de son Lebensraum, pour étendre son territoire et satisfaire son besoin en matières premières et soutenir le développement économique allemand servant à l’édification du nouvel empire germanique, qui vengerait l’affront du Traité de Versailles. De la même façon Bush va à la recherche de son propre Lebensraum. UnLebensraum qui dans notre monde d’aujourd’hui ne se mesure plus par la quantité de kilomètres de territoire physiquement occupés, mais par la domination économique et politique qu’on exerce sur ces lieux, dirigée à partir de lointains centres financiers.

Les objectifs de notre nouvel Hitler sont multiples.

Le pétrole

En premier lieu, s’approprier le réservoir d’essence du capitalisme mondial qui n’est autre que le golfe Persique. Bush sait très bien que dans dix ans, le pétrole produit par son pays, locomotive commerciale du monde, s’épuisera irrémédiablement. Dans quarante ans il n’existera plus de pétrole sur la planète. C’est une course contre la montre. Selon la Statistical Review, la découverte de nouveaux gisements pétroliers énergétiques diminue de manière préoccupante. Elle a augmenté seulement de 5% contre 45% lors de la décade antérieure. Les 65% de réserves sont situées au Moyen-Orient. Des 77 millions de barils produits chaque jour dans le monde entier, les États-Unis en consomment vingt millions quotidiennement, mais seulement dix millions sont produits par les Nord-Américains. Ils sont donc tributaires des autres pour rester une superpuissance. L’objectif de l’attaque en Irak, deuxième réserve mondiale pétrolière, était de contrôler ces gisements, contrôler leur prix et leur production. Ne parlons plus d’armes cachées ni de n’importe quoi. Comme l’a dit l’écrivain Eduardo Galeano, si l’Irak était un producteur de radis au lieu de pétrole, qui aurait eu l’idée de l’envahir ?

Pour Bush, le pétrole est là. Il n’y a qu’à le prendre et se servir. Il ne sait pas qu’il peut s’étouffer en mangeant.

Le deuxième coup de Bush consiste à discipliner son allié, l’Arabie Saoudite, premier producteur mondial de pétrole et la plus grande réserve énergétique du monde, dont les prix ne conviennent pas aux intérêts américains. Le troisième objectif, tel que révélé en février de cette année par John Bolton, sous-secrétaire d’État, c’est envahir l’Iran et la Syrie qui, avec la Corée du Nord, constituent « l’axe du mal » et si la situation est favorable, inclure la Libye dans ce saint des saints. Le quatrième pas consiste à détruire l’OPEP et à s’approprier les combustibles fossiles du monde. S’il n’arrive pas à exproprier les gisements fossiles et ne trouve pas à temps de solutions alternatives énergétiques, le capitalisme américain devra modifier le modèle de consommation de son peuple et il risque de perdre le point d’appui de son hégémonie mondiale. Le cinquième objectif est représenté par les fructueuses affaires de la reconstruction de l’Irak sur lequel vont se jeter les quelque 500 transnationales qui contrôlent le monde, la plupart américaines. Le sixième objectif n’est pas moins important et il se nourrit des enseignements de Lord Keynes : utiliser l’industrie militaire pour sortir de la profonde récession dans laquelle est plongée l’économie américaine dont le taux de croissance est zéro. N’oublions pas qu’une guerre ne se gagne pas quand on a imposé la suprématie militaire sur l’adversaire, mais lorsqu’on obtient les bénéfices économiques qui sont la quintessence et la raison de son déclenchement.

Imposer la suprématie du dollar face à l’euro

On ne peut pas continuer sans mentionner le dernier objectif et peut-être le plus important de cette guerre : imposer la suprématie du dollar face à l’euro, qui ces derniers temps n’a pas arrêté de donner une raclée au dollar sur divers fronts inattendus, mettant en danger le privilège et l’importance américaine dans la commercialisation du pétrole. Le dollar a chuté ces derniers mois par rapport à l’euro de 17%, chiffres inimaginables depuis la création de la monnaie unique européenne. La décision iraquienne de libeller 10 milliards de dollars de leurs réserves en monnaie européenne a contribué à cette dépréciation etaprovoquéunesecoussesismiquepourle dollar. C’est une raison de plus pour attaquer l’Irak, car un gouvernement fantoche et à la solde des États-Unis renverra sûrement ce montant en zone dollar. La Russie libelle ses opérations pétrolières en euros ; l’Iran et d’autres pays de l’OPEP sont en train d’étudier la possibilité d’abandonner le dollar pour l’euro. Les économistes prévoient que si cela arrive, il se produira une dépréciation inusitée du dollar qui fera plonger la valeur des actifs américains, provoquant l’effondrement du géant aux pieds d’argile comme dans les années trente.

L’invasion est aussi due au besoin d’un nouveau partage du monde après l’échec des accords de la triade (États-Unis, Europe et Japon) en 1998 sous les auspices de l’OCDE à Paris et ceux de la réunion de l’OMC à Washington. Il n’y a pas eu d’accord pour la répartition du marché mondial menacé par une diminution du pourcentage du produit brut mondial, qui à la fin du siècle dernier avait atteint un degré de concentration de 50 % dans les mains des membres de la triade et de ses transnationales. L’échec du néolibéralisme pour maintenir le plus grand taux d’exploitation de nations dépendantes, la fatigue et la décadence de l’hégémonie unipolaire et la possibilité relativement proche d’une crise mondiale qui transformerait l’arrogante domination d’aujourd’hui en une hégémonie en haillons, tous ces enjeux sont à l’origine de cet acte de piraterie internationale.
L’Europe n’a pas accepté cette répartition et a attaqué avec son euro. Les États-Unis ont répliqué avec l’instinct des bêtes et s’ils parviennent à contrôler les lacs d’or noir, ils auront du pétrole bon marché et abondant pendant que leurs alliés le paieront cher et ne l’obtiendront qu’au compte-gouttes et leurs économies en souffriront.
Voilà le plan de guerre. C’est le même objectif de domination économique qui a poussé Hitler dans les bras de Mars, avec la devise : « Occuper, administrer, exploiter ». De là à dire que Bush y parviendra, il y a un long chemin. Surtout si l’on sait que cette guerre, pour la première fois, il devra la financer économiquement tout seul. L’invasion précédente de l’Irak avait été légitimée par la communauté internationale et payée par tous les pays. Cette fois-ci, il s’agit d’une invasion illégitime, un crime de lèse-humanité contre le monde civilisé, et les États-Unis la paieront seuls, sauf une petite partie qui sera prise en charge par le Royaume-Uni du renégat Blair. Tout cela représente beaucoup d’argent. Suffisamment pour déstabiliser encore un peu plus le maître de la petite machine à faire des dollars, installé dans le Département du Trésor de la nation la plus endettée de la planète : les États-Unis d’Amérique.

La stratégie militaire nazie

Une fois déterminés les objectifs royaux, Bush et sa bande de faucons ont patenté la stratégie militaire nazie : la tristement célèbre Blitzkrieg – la guerre éclair – avec laquelle les nazis ont dévasté l’Europe, combinant des attaques de divisions entières de tanks Panzers, appuyés par des vagues d’avions et des pièces d’artillerie. Les temps changent et la blitzkrieg nazie s’est transformée en super-blitzkrieg américaine, mais la modalité inventée par les maréchaux d’Hitler est la même que celle de Bush, bien qu’avec une puissance de feu mille fois supérieure.
Une autre ressemblance : le déséquilibre des forces en présence. L’invasion nazie de la Tchécoslovaquie et de la Pologne, où la cavalerie polonaise s’est heurtée à des tanks allemands après avoir été décimée par l’aviation, n’est rien en comparaison avec la puissance de feu infernale de la plus grande broyeuse technologique de l’histoire, comme si les Polonais s’étaient défendus avec des frondes face à la Luftwaffe de Goering. Lors de la première invasion de l’Irak, les pertes irakiennes se sont montées à 120 000 hommes contre 137 Américains morts et 7 disparus. Mise à part la Garde républicaine de Saddam, l’armée irakienne n’est plus composée que par des paysans faméliques sans entraînement, ni technologie, ni armement adéquat, face à plus de 300 000 soldats entraînés année après année pour tuer sans se poser de questions.
Que peut faire un pays qui a un budget militaire de 1400 millions de dollars contre un autre qui investit 400 000 millions de dollars annuellement dans ses Forces armées ? Et comme si cela n’était pas suffisant, Bush vient de demander encore quelque 75 000 millions de dollars de pourboire pour ce massacre. Il promet en échange que le butin de guerre compensera largement l’investissement.
Avant de commencer le massacre, l’armée irakienne a été saignée comme on saigne un taureau de combat quand il pénètre dans l’arène pour que le toréador coure moins de risques. Une décade de sanctions économiques, d’embargos, de manque de pièces de rechange, une armée sans avions, avec un nombre de tanks limité, peu de batteries anti-aériennes et seulement équipée de vieux fusils d’assaut AK-47, toutes ces mesures ont mis à genoux le taureau iraquien. Le toréador n’a plus qu’à plonger son épée et attendre l’agonie. Cependant les nouvelles du front ont démontré que, même saigné, le taureau a chèrement vendu sa peau.
Le vagabond viennois devenu prophète de la race aryenne, Adolf Hitler, a attaqué sans respect les grands trésors de l’humanité, détruisant des villes magnifiques, des cultures irrécupérables et des monuments fantastiques créés par l’être humain au fil des siècles. Imitant le protégé de sa famille, George Bush est entré à grand fracas dans le berceau de l’humanité, la Mésopotamie, l’Irak d’il y a 8 000 ans, « le pays entre les fleuves ». C’est là qu’est né le premier État, la première civilisation agraire et que l’écriture cunéiforme a été inventée. Dans le pays de la légendaire bibliothèque de Ninive, celui de la Tour de Babel, des jardins suspendus de Babylone, entre l’Euphrate et le Tigre, Bush se lance sans miséricorde dans la première guerre préventive du XXIe siècle. Il devra répondre lui aussi pour les trésors culturels qu’il a rasés. Sonhomo demens devra rendre des comptes à l’homo sapiens. Comme ce fut le cas pour Hitler et ses complices qui ont dû rendre des comptes à l’histoire au procès de Nuremberg.
L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Uruguay dit dans son communiqué de presse en guise de réponse au journal La República être consterné par la comparaison de son président avec Hitler. Il explique que Bush est en train de faire en Irak la même chose qu’ont fait les USA en libérant l’Europe du nazisme.
Je pense que c’est une insulte à l’intelligence que de comparer le brillant auteur du New Deal, Franklin Delano Roosevelt, avec cet énergumène du pouvoir qui tue les idées au nom des idées, et les hommes avec.
Roosevelt est entré en guerre avec la légitimité que lui conféraient tous les peuples confrontés à la barbarie nazie. En premier lieu, le peuple soviétique qui a sacrifié sur l’autel du Moloch germanique trente millions de ses meilleurs hommes, femmes et enfants pour changer le cours de la guerre quand le Troisième Reich était encore invaincu. Bush fait comme Hitler et non pas comme Roosevelt. Bush viole toutes les lois internationales, il affronte les Nations unies et comme Hitler il envahit une nation pratiquement désarmée qui ne l’a attaqué à aucun moment.
De plus, il convient de préciser par rapport à ladite libération de l’Europe par les États-Unis, à travers le don héroïque de la vie des soldats américains, que l’entrée dans la conflagration fut très tardive, presque à la fin du conflit quand l’Allemagne était déjà usée par la résistance soviétique, qui se mesurait alors seule aux 95 % du potentiel militaire nazi concentré sur le front oriental. Les États-Unis furent les seuls bénéficiaires de la Deuxième Guerre mondiale, pendant et après le conflit. Pendant, comme l’explique si bien Heinz Dieterich dans La Republica, parce qu’ils développèrent, loin des champs de bataille, leur industrie et leur agriculture en augmentant les salaires réels de 1941 à 1945 de 27 %, en générant dix-sept millions de nouveaux postes de travail et en offrant en 1944 davantage de produits et services à leur population qu’avant la guerre. Après la guerre, ils demandèrent le prix de leur participation multipliée par dix. À Yalta, ils s’érigèrent en première puissance de la planète, prenant la place de l’Angleterre, bien que craignant aussi, il est vrai, l’Union Soviétique, son nouvel adversaire historique.
Et de même que nous affirmons qu’il est insultant de comparer Bush à Roosevelt, il convient de préciser qu’il ne faut pas non plus confondre les pères fondateurs de la démocratie américaine, ces héros de la liberté, George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson, avec ce pédagogue du crime, ce plouc de la mort, qui à la télévision ne peut cacher son expression sournoise de lâche. Charles de Gaulle, courageux rebelle de la France anti-nazie, demandait un jour au grand philosophe Jean Guitton : « Qu’est-ce la lâcheté, maître ? » À ce puits de sagesse de répondre : « La lâcheté, Général, c’est de rechercher l’approbation et non la vérité ; les médailles et non l’honneur, la promotion et non le service rendu ; le pouvoir et non le salut de l’humanité. » Que cette réponse s’applique bien à notre nouvel Hitler qui dit défendre les Droits humains des Irakiens, alors qu’il se spécialise dans leur conversion en déchets humains !
Mais ce comportement nous surprend-il vraiment de la part d’un dirigeant qui nie ne pas vouloir sauver la planète de la dévastation en refusant de signer les protocoles de Kyoto, approuvés à l’unanimité par la communauté internationale ? Un dirigeant qui a rejeté le contrôle des armes bactériologiques parce qu’il estimait que l’accord pour éviter la prolifération de ces arsenaux portait préjudice à son pays. Un dirigeant qui exige des nations indépendantes qu’elles signent un document dans lequel elles renoncent à leur droit de juger des citoyens américains pour des délits commis à l’étranger. Un dirigeant qui refuse de signer et de participer à la Cour Pénale Internationale, créée récemment par la communauté mondiale pour juger les crimes de l’humanité. En rejetant une institution approuvée par plus de 190 pays, avec seulement 7 pays contre, son vote coïncide avec celui du pays envahi, l’Irak, qui lui non plus ne veut pas qu’il existe dans le monde une Cour Pénale de dix-huit jurés indépendants pour empêcher légalement que des crimes de guerre continuent à être perpétrés, tant par le gouvernement des États-Unis que par celui de l’Irak.
Que peut-on attendre d’un dirigeant qui, dans son propre pays, berceau des traditions démocratiques, a suspendu les droits civils, instauré la censure, les listes noires, l’élimination de l’Habeas corpus, droit pour lequel tant de générations ont donné la vie, imposant des jugements clandestins, des prisons secrètes, et le délit d’opinion, plongeant ainsi sa société dans la nuit noire du marasme le plus anachronique ?

Nationalisme et faux patriotisme

Malgré tout, il dispose actuellement d’une importante majorité silencieuse dans son propre pays en faveur de l’horreur de la guerre, au beau milieu d’une gigantesque panne intellectuelle dans la société américaine, provoquée par la désinformation, la déformation de la réalité érigée en système, la douleur légitime après l’attaque criminelle contre les Tours Jumelles qui a fait périr près de quatre mille êtres humains, et un nationalisme attisé par le Tartuffe de la Maison-Blanche. Le nationalisme et le faux patriotisme constituent un lien supplémentaire, une ressemblance de plus, le chaînon qui unit Bush à Hitler. Ce type de nationalisme est le dernier refuge des canailles qui sont soutenues par la culture des ignorants. Albert Einstein le décrivait fort bien : « Le nationalisme est une maladie infantile, la rougeole de l’humanité. »
Mais un mouvement populaire commence enfin à se développer depuis la base, la racine, dans les meilleures traditions civiles du peuple américain, pour s’exprimer dans les grandes villes, pour arrêter, avec l’énergie mentale engendrée par la conviction d’avoir raison, les crimes en série que la plus monstrueuse iniquité belliqueuse des dernières décennies est en train de construire. Le peuple américain, lentement il est vrai, commence à comprendre que « la liberté ne peut être fertile pour les peuples qui ont le front tâché de sang ».

Qui se décidera à arrêter ce psychopathe ?

C’est la question qui circule à travers toute la planète.

Les Nations unies n’ont pas pu le faire. L’OTAN non plus. Leurs alliés européens ont été trompés et humiliés. Mais du fin fond de l’histoire, l’antidote commence son incubation. Tous les empires et leurs prophètes ont glissé d’une victoire à l’autre jusqu’à leur écroulement final. Et cet empire tout comme son empereur, à qui il importe peu de gagner l’esprit et les cœurs des peuples du monde, qui est sourd ou feint la démence face à la révolte énorme du sens commun, devant le grand gémissement des sociétés sorti des entrailles exaspérées des multitudes, qui se sont jetées sur les routes du monde entier, clamant pour la paix et la cessation du massacre, cet empereur devra finalement comprendre que dans cette croisade le vainqueur n’obtiendra que les dépouilles.
Les hommes comme Bush pensent que les crimes s’enterrent et s’oublient. Ils se trompent car le souvenir des crimes survit. Les gens en ont assez de la violence. Ils en ont assez des vendettas misérables des uns contre les autres. Ils veulent mettre fin à l’ère des assassinats. Si on les conduit vers des impasses, ils réagiront.
Le discours sinistre du maître et de l’esclave se termine presque toujours par la férocité de l’esclave qui n’a plus rien à perdre. Spartacus dixit. La protestation continue dans tous les recoins de la planète. Il n’y a jamais eu d’empire aussi orphelin de soutien que celui incarné aujourd’hui par ce toxicomane du pouvoir. Cet immense mouvement mondial contre Bush seulement comparable au mouvement mondial contre Hitler fait face au strabisme classique des messies qui les empêche de voir la réalité. Le strabisme est une disposition vicieuse et malsaine des yeux qui fait que les deux axes visuels ne se dirigent pas en même temps sur le même sujet. Ils voient la réalité déformée.
Le chuchotement de millions de personnes peut se transformer en bras qui arrêteront cette folie.
Il ne faut pas avoir peur de ces géants qui ignorent les lois de l’histoire. Ils sont plus rusés qu’intelligents. C’est ce qui les renvoie au monde des dinosaures, ces animaux gigantesques qui avaient développé un corps énorme pour une tête minuscule. Quand les grands changements climatiques sont arrivés, leurs minuscules têtes n’ont pas su s’adapter. Contrairement aux moustiques.

Il existe un proverbe allemand qui se réfère à Hitler ainsi :« Quand tu vois un géant, étudie d’abord la position du soleil, il pourrait en fait s’agir de l’ombre d’un nain. » Nous ne savons pas encore quelle est la part de géant et quelle est la part de nain de notre nouvel Hitler.
Souvenez-vous de Gandhi, cet incendie moral qui alerta les consciences. Avec sa seule voix et sa conduite non-violente, il a mis à genoux l’empire le plus important de son époque. Gandhi disait que le silence des bons est le grand mal perpétré par les mauvais. Ce silence n’existe plus aujourd’hui. Tous les peuples, ceux des pays riches comme ceux des pays pauvres, gouvernés par la droite ou par la gauche, tous à l’exception de celui qui habite le pays agresseur, qui commence peu à peu à sortir de sa torpeur, tous ont pris conscience que pour la première fois au XXIe siècle, la guerre, en tant que croisade irrationnelle, peut changer l’humanité. Ils savent qu’une guerre injuste est une catastrophe qui paralyse et sclérose la rencontre de l’être humain avec l’humanité. Ils unissent leurs mains planétaires pour dire au tueur à gages de la Maison-Blanche qu’il existe une vie et une race moins sordide que la sienne. Et qu’il vaut la peine que nous nous levions pour la défendre.

Ceci est ma réponse, Monsieur l’Ambassadeur.

Montevideo, Uruguay, le 30 mars 2003.

L’équipe des bons gars: 4 images pour comprendre « le monde »

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Voir le diaporama sur le lien suivant:

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/Diapo-JP-MORGAN-siecle-fascisme-financier.html 

Ceux qui font l’Histoire détruisent les sociétés.

GP

L’arrivée de l’Hitler virtuel global

Nous avons eu 176 crises monétaires depuis que le dollar est devenu la monnaie de référence, la monnaie est donc le problème!

La solution consiste donc à créer de l’argent électronique, or, cette solution risque fort d’être la pire de toutes.

En effet, cette monnaie électronique dans les mains de quelques-uns concrétiserait la prise de pouvoir absolue, la dictature ultime si chère à Adolf Hitler. La monnaie électronique, Gilles Bonafi

Le House File : 171, Minnesota

House File : 171. Introduite par le républicain Kurt Daudt

La carte EBT du Minnesota  ELECTRONIC BENEFIT TRANSFER DEBIT CARD.

Projet de loi  ( House File : 171)

En   2011, Le Minnesota présenta un projet de carte de crédit pour combattre la pauvreté, en émettant une carte aux bénéficiaires de l’aide sociale.

Cette carte limite les achats à des biens essentiels. Elle ne peut servir de carte de débit pour retraits à un guichet automatique.

Le bénéficiaire serait donc contrôlé par cette carte qui n’inclut pas des frais de transports, de stationnement, et autres paiements pratiques – téléphone, achat en argent comptant, etc.

Le bénéficiaire n’a pas le droit d’avoir plus de 20$ en liquidité. En posséder davantage deviendrait un acte criminel.

De plus,  « Il est illégal d’utiliser cette carte pour acheter du tabac, des produits ou des boissons alcoolisées. »

Ce projet a évidemment été contesté. Mais l’idée n’en restera sûrement pas à ce stade. Elle pourrait même être étendue et « améliorée ».

Si le Minnesota ne vise que les gens sur l’assistance sociale, il est possible  que la « recette » puisse se   répande aux fins de contrôle des populations.

De la route à l’autoroute

Si la monnaie électronique a été d’une grande utilité dans nos échanges quotidiens – rapidité, facilité, etc.- elle a également été une ouverture pour certains à l’endettement. La « réalité » de l’avoir réel ayant perdu  son sens de par cette invisibilité de la richesse avérée  perçue à travers une carte, cet avoir « potentiel ».

Le pouvoir d’acheter n’étant pas toujours en accord avec la capacité véritable.

Ceci vaut pour l’individu qui souvent, par l’endettement finit par perdre  sa liberté. Il hypothèque son futur, devenant alors une marchandise pour les institutions rapaces dont le seul but est de gonfler leurs chiffres  pour  satisfaire des actionnaires.

Le procédé est depuis longtemps connu…

Pour l’État, l’argent électronique  peut  devenir un instrument de pouvoir et de malléabilité en matière de « manipulation ». La crise de 2008 et les manœuvres monétaires, qualifiées de systémique  ont  chamboulé,  par ce tripotage occulte  et malhonnête,  toute l’économie  mondiale.  La Grèce en subit sans doute les pire conséquences jusqu’à ce jour.  Il faut maintenant se questionner : jusqu’où ira ce contrôle d’une richesse « invisible » et cette déflagration des pays dits « riches »?

Pierre JC Allard, économiste, directeur général de l’Institut de Recherches et de Normalisation Économique et Scientifique (IRNES) impliqué dans le projet « Nouvelle société », dans un des ses textes Faire sauter la banque (1) nous explique le danger de  l’arnaque :

Le paiement gracieux d’un intérêt par l’État à la Banque détermine le taux d’intérêt à tous les paliers de la structure et équivaut au détournement continuel, au rythme souhaité, de la plus-value du travail de la société vers les membres de l’alliance dominante.

L’exploitation des faibles par les forts existe depuis toujours, mais le procédé du « tout-a la-banque » ne fonctionne vraiment que depuis que l’industrialisation a permis de dégager des surplus significatifs au-delà du niveau de subsistance. On pouvait auparavant engranger les récoltes et thésauriser l’or, mais la monétarisation et le tout-à-la banque permettent le vrai capitalisme.

Aussi longtemps que la richesse a un support matériel, pourtant, la richesse est en péril. On peut cacher des billets de banques et autres symboles, mais ces biens demeurent appropriables par la violence, vulnérables à des “accidents”, guerres, catastrophes, etc. La solution finale, pour le capitalisme, a donc été l’identification récente de la richesse à un symbole totalement intangible et donc PARFAITEMENT contrôlable: l’argent électronique. L’argent électronique est invulnérable.

Il est invulnérable, parce qu’il ne repose sur rien d’autre qu’un consensus. Une note électronique à coté de votre nom, sur un ordinateur, peut faire de vous le maître du monde. C’est une décision libre, réversible, sans contrainte et arbitraire du Pouvoir, le « Pouvoir », dans cette acception, étant l’équipe qui assure le fonctionnement et la permanence du système : l’élément décisionnel de l’alliance dominante. Nouvelle Société. 

L’outil transmuté en menottes

La monnaie électronique, présentée d’abord comme un outil facilitant les tâches des échanges est en train de devenir un instrument de  POUVOIR TOTAL.L’État – dont nous avons perdu le contrôle par une façade de démocratie –  peut décider de cet outil unique, imposé comme seul moyen de d’échange.

L’Allemagne va dès le mois d’aout 2012 introduire des restrictions sur le paiement en espèces dans le but d’interdire l’argent dès cet été. En Italie, depuis le 4 décembre 2011, sous la pression de Mario Monti, il n’est plus possible de payer plus de 1000 euros en espèces. Rappelons que Monti est un des membres les plus influents du Bilderberg

et un ancien conseiller de Goldman Sachs. Au mois de novembre 2011, il a été parachuté sénateur à vie puis premier ministre après l’éviction de Berlusconi. Cash Interdit

La monnaie électronique – parfaitement contrôlée par l’État et les banques – devient alors  un diktat version « futuriste ». Ce diktat est présenté sous couvert de protection par les pays dans leur combat  contre le crime ou  le terrorisme,  ou tout simplement – comme on l’a vu plus haut – une domination de l’individu par un savant montage du citoyen-marionnette victime d’une vision étrécie…Mais de bonne volonté…  Au Minnesota, le plan fut  présenté comme une lutte contre la pauvreté.

Nous pouvons  maintenant  constater, par le nombre effarant de projets de loi soumis par les « élus »,   chaque année les pays occidentaux, la déperdition lente mais insidieuse du pouvoir de décision de chaque citoyen ainsi que d’une perte progressive de sa liberté.

Dans les pays pauvres, les pauvres sont à exploiter. Dans les pays « riches », les pauvres d’esprit sont à exploiter.

Les billets de 1000$ canadiens

 

Le billet de 1000$ a été retiré de la circulation au Canada en l’an 2000. Ceci dans le but de lutter contre le blanchiment d’argent. Il « facilitait   la dissimulation importante à l’entrée et à la sortie du pays ».

Notons que dans les décennies précédentes, les personnes âgées – se méfiant des banques – se servaient de ces billets pour camoufler  leurs économies. Il y en avait pour 3.8$ milliards à l’époque en circulation. Ils n’étaient certainement pas que des billets servant au crime organisé.

Ils avaient raison de se méfier : ils reconnaissaient le tangible de ce bien obligatoirement reconnu par l’État. L’argent électronique a plutôt facilité la tâche des couches d’affaires corrompues qui transigent maintenant sous forme électronique leurs « affaires ».

1984, tome II  

« Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air.  » G.Orwell

On peut maintenant « ficher » les gens, donner plus de pouvoir aux policiers (totalitarisme déguisé),  maîtriser les foules et contrôler nos vies.  Tout ça s’est fait en douceur.  Comme ce fut le cas d’un certain sauveur qui mit le feu à l’Europe après un règne pieux dans les années 30.

La « mondialisation » permet maintenant de mettre le feu à une planète entière, de déplacer les richesses vers des cibles désignées,   d’acheter des terres partout, gruger les sols au nom de la richesse collective, fouiller les ordinateurs, manipuler les semences, donner plus de pouvoirs aux grandes entreprises ( ce qui tue les petites), et bientôt vous filmer par des drones,  etc.

Le mot « liberté » est devenu une sorte d’euphémisme que seules peuvent avaler les masses hypnotisées. Le greenwashing a multiplié ses servants par un bon lavage de cerveaux.

Vivre dans une galère à ramer pour la richesse collective déviée, et cela par un individualisme exacerbé, mais esclave.

C’est là la « réussite » du début de  ce 21e siècle.

Mais de qui?

______________

P.-S. Dans les négrières, mouraient beaucoup d’esclaves.  Le système de transactions d’alors en voyait un avantage : seuls les plus fortes survivaient. Maints d’entre eux se suicidaient. À l’échelle planétaire, le pourcentage des pertes humaines n’a pas de valeur réelle : la valeur marchande est maintenant mondialisée. L’humain est une sorte de  jeton de casino pour les grands joueurs de ce monde.

Un jeton…

Encore du virtuel…

Gaëtan Pelletier

La banalité du mal – Hanna Arendt

 

Hannah Arendt, née en 1906 et décédée en 1975, était une philosophe juive allemande, qui a notamment eu pour professeurs Edmund Husserl et Martin Heidegger. Suite aux événements du début des années 1940, elle a émigré vers les États-Unis. Sa pensée philosophique se décline autour de problématiques telles que la révolution, le totalitarisme, la culture ou la modernité, éléments qui régissent le fonctionnement en société. Elle est notamment connue pour son étude sur ce qu’elle a elle-même qualifié de « banalité du mal », concept qui ressort de son rapport sur le procès du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. Le procès, qui s’est déroulé en 1961, est par ailleurs le moment sur lequel se focalise le film : « Le film se concentre sur les quatre années tumultueuses pendant lesquelles les vies d’Hannah Arendt et d’Adolf Eichmann se sont croisées, l’impact historique et les répercussions émotionnelles de cette expérience », précise la réalisatrice Margarethe Von Trotta.

***

Le travail chez Hannah Arendt correspond à l’activité visant à assurer la conservation de la vie, par la production des biens de consommation subvenant aux besoins vitaux. En cela, il renvoie d’une part à la nécessité, d’autre part à la production de ce qui est rapidement consommé, et donc de ce qui doit être constamment renouvelé, ne créant ainsi aucune permanence5,7. En tant que référée à la satisfaction des besoins biologiques, et donc en ce qu’elle se caractérise par la non-liberté, il s’agit là pour Arendt de l’activité qui nous rapproche le plus de l’existence animale, et par conséquent l’activité la moins humaine, se rapportant pour cette raison à l’humain comme animal laborans.

À ses yeux, le travail doit rester dans le domaine privé, sous peine que la vie de l’homme devienne une quête d’abondance sans fin, subordonnée à la production et consommation, et donc à ce qui participe de l’éphémère. Cette critique de la société de consommation et cette invitation à l’auto-limitation du travail préfigure l’écologie politique et les notions de simplicité volontaire et de décroissance8.

Wikipedia 

L’État fascisme : L’étalon or Hitler

Hitler

On nous a tordu les yeux jusqu’à voir L’État comme étant la société. C’est le nouveau monde des moustaches carrées que nous avons sous le nez: pas de désobéissance civile. Nous avons élus des barbares rose-bonbon, des pubs ambulantes à la merci des conglomérats qui raclent le fond de la Terre, ses habitants, la différence de chacun et l’aplanissement total.

Cette semaine, au coût de 1 million de dollars… Canadiens à 93 cents U.S, avaient lieu des exercices militaires pas loin d’ici.

« Au cas où nous aurions à défendre notre pays » a dit le Sergent Major.

Défendre son pays? On les attaque maintenant. L’organigramme est simple et  sous forme de trio:

Chef d’État- Compagnies – banques .

Nous vidons nos poches pour leurs paradis fiscaux. Et les empesés barbares à cravates n’ont rien du méchant Gengis Khan à l’apparence d’un chien passé au lave-auto. Les joues cirées à la cire à souliers: j’embrasse, donc je suis… Et ils suivent…

Le 21 ième siècle c’est l’histoire du Petit Chaperon rouge marqué au fer, tatoué de la fesse gauche ou de la droite. Agitons nos petits drapeaux! Harvard, Hollywood et le reste du monde.

Il y avait un texte dans un livre à l’école: l’histoire du célèbre Einstein qui était supposément si peu porté à l’argent qu’en lisant un livre il marquait la page avec un chèque de 5,000$. C’est bien possible… Alors, la morale de l’histoire doit-être celle-ci: les génies sont des être purs nullement intéressés à l’argent. Alors, dépêchez-vous de devenir des Einstein, de grimacer sur des posters, et de lire à la fin de vos jours.

Le fascisme, ce n’est pas toujours d’aller « répandre la bonne nouvelle » que l’occident, ce « génie » étatiste, qui prétend que la démocratie  est le meilleur système au monde. Sous sa forme actuelle, elle cache les livres, le savoir, -le vrai, comme dans « vrairité », de sorte que pas besoin d’avoir un chèque pour marquer les pages.  Nous le faisons avec la plus grande carte de crédit au monde. Si vous n’en possédez pas, allez à la banque. Sinon la banque ira chez vous…

En attendant la fin des fables…

Tout est fable. Tout est pseudo affable. En attendant que le monde change, lui qui s’acharne à créer un « monosystème » énorme qui enveloppera la Terre d’un papier cellophane – déjà qu’on étouffe -, il reste à attendre.

Les États sont maintenant des masses cancéreuses. Alors, il reste à fragmenter ces gros appareils sur lesquels nous pleurnichons.

Si on donne ses terres, ses sous-terres à un seul de ces paysan givré dans le système, chacun devient alors un animal dans le grand troupeau terrestre.

Maintenant, votre pays, c’est votre enclos…

Un homme politique a dit un jour:  » On a les élus qu’on mérite ». Pour lui, c’était une sorte d’ode à la démocratie. Pour nous, ce n’est pas très gentil. Monsieur Adolf n’était pas un fasciste. Les allemands, l’ont bien aimé quand il a apporté une couche de beurre… Il est passé au rang du génie politique. Réussite de la grande Allemagne avec son règne de mille ans.

Peut-être qu’il n’avait pas tort. Les autres l’ont suivi, ont  su rester discrets, et on en a pour à peu près mille ans pour les envoyer s’éteindre au coeur de la Terre.

L’égalité 

Le fascisme actuel nous rend au moins tous égaux: les compagnies se déplacent pour trouver de la main d’oeuvre la moins chère possible pendant que le travailleur migre pour trouver le salaire le plus élevé ou pour quitté un pays délivré par les nouveaux saints laïcs, hommes d’États, gardiens de troupeaux, éleveurs de consommateurs.

L’égalité du progrès c’est de tourner en rond sur la Terre. Sans frais de déplacement… Sauf quelques corps éparpillés ici et là. Mais quelle belle étrangeté! On s’en fout des corps de l’autre bout du monde! C’est « ailleurs »! Il n’y a plus « d’ailleurs », il n’y a que des « ici ».

Le petit arrive à l’urgence. Il est tombé de sa bicyclette.

Il lui faudra un hôpital à 4$ milliards de dollars pour soigner son genou.

Ce qui est devenu payant c’est d’entretenir le fascisme déguisé. Mais tu n’as plus le droit de te masquer pour aller manifester dans les rues, ni de porter un signe religieux.

Alors, mets une cravate…

Eux, ils ont vite compris. Le sang va moins vite au cerveau, mais l’argent rentre et migre lui aussi.

Gaëtan Pelletier

12 janvier 2014

P.S.: Quand j’ai appris à lire, jeune, le premier mot de cinq syllabes que j’ai appris fut « locomotive ». Le chemin a été long avant de comprendre le mot hypocrisie. La locomotive passait juste derrière la demeure de mes parents. L’hypocrisie, elle, on ne la voyait pas. Du moins, elle se cachait. J’ai fini par comprendre que locomotive est hypocrisie c’est presque la même chose: la première tire des wagons et la seconde tire des gens.

On n’est pas loin d’Hitler et de ses trains de juifs en route vers la même destination: Arbeit et pauvreté. Ou Servitude grégaire…  Toutes les formules, ils les ont. La réalité passée au savon et au masque.

« Mein Kampf », best-seller du Net

 

 

El libro "Mein Kampf" (Mi Lucha) de Adolf Hitler

 

 

Ce que je découvre à travers mes parcours à la recherche des manifestations de néonazisme dans le monde, alors que je me contente de donner des petits coups de sonde par-ci par-là est assez effarant. Se voir soudain en face de Palestiniens qui font le salut Hitlérien, de jeunes Colombiens, tatouages sur crânes rasés qui partent à la chasse aux homosexuels, de jeunes chinois qui se marient, uniforme SS pour le gars, perruque blonde pour la fille, de  la photo tragique d’une petite rom et ses séquelles de brûlures après que sa maison ait été incendiée par des néo-nazis, de jeunes russes qui reviennent d’une chasse aux étrangers, de Brésiliens qui lynchent des clochards, de Syriens uniformisés,  bras tendus dans un impeccable salut que le führer n’aurait pas désapprouvé, d’Islamistes qui rappellent qu’Hitler était l’ami de l’Islam, de Blacks qui affirment qu’il aimait bien les Noirs, de jeunes Gretchens US très glamour qui regardent l’œil plein de tendresse leurs copains nazis s’entraîner aux armes lourdes pour le moment venu imposer la « White Supremacy » dans le pays… … … Aucun pays, aucune région du monde n’est épargnée par une renaissance, une remontée de l’hitlérisme. En Amérique Latine les échos que j’ai décrivent ce phénomène comme étant apparu au cours des dix dernières années. Des jeunes apprennent que le national-socialisme est le seul régime capable de combiner état social et liberté individuelle, d’autres entendent que les gens sont médisants et qu’Hitler n’a pas fait grand mal aux méchants juifs transformés pour l’occasion en terribles croque-mitaines… Et j’oubliais les peluches nazichics à l’effigie d’Hitler pour que les jeunes se familiarisent avec le gentil Führer,  dès le berceau.

Si Hitler a aujourd’hui des adeptes qui sont des adeptes purs et durs et rêvent de ressembler à une élite SS, il se voit aussi banalisé, valorisé à travers différentes falsifications de l’histoire, banalisations des faits… faut dire avec ce qu’ils peuvent voir chaque jour à la télé, beaucoup de gamins se demandent vraiment pourquoi on fait un tel plat de l’Holocauste Hitlérien contre les homosexuels, les tziganes, les communistes, les juifs, les juifs communistes,…

Ne leur a-t-on pas montré les images d’Abou Graïb en leur expliquant que pour installer la démocratie, la torture était un mal nécessaire ; n’ont-ils pas vu Kadhafi assassiné en vrai dans un horrible lynchage… parce que c’était nécessaire pour les besoin de la démocratie… etc, vous avez la télé ? pas moi, mais je suis certaine que ceux qui l’ont pourront allonger la liste… Quelques jours d’immobilisation forcée : pourquoi pas vous distraire en établissant une liste des horreurs que diffuse la télé, en commençant par toutes celles présentées comme nécessaires « AU NOM DE LA DEMOCRATIE ET DE LA LIBERTE ». Vous pourriez aussi réserver un espace pour les meurtres de Palestiniens, des enfants, dans la guerre d’occupation Israélienne, au nom du « Plus jamais cela », et un autre, pour aux crimes commis par les Islamistes contre les populations civiles qu’ils interviennent pour des raisons humanitaires (il en faut pour tous les goûts)…

Après cela, faut-il s’étonner que des gamins à qui on raconte qu’Hitler finalement, c’était bénin, le croient ?

Si on regarde ce qui c’est passé depuis, cela n’a pas de quoi surprendre, non, certainement pas, la mise en perspective des horreurs qui ont eu lieu depuis de par le monde, renvoie celles d’Hitler et ses émules aux prémisses d’un mal qui n’a cessé de s’amplifier depuis, sous d’autres bannières.

 
Le-Nazi-chic-sest-emparé-de-la-Thaïlande

 

 

 

J’ai lu hier des récits des rescapés de camps, revus ces terribles images, dont je sais qu’elles sont vraies, parce qu’il y a longtemps, avant tous les trucages, ceux qui l’avaient vécu étaient là, pour me dire : « Oui, c’est vrai, c’est bien comme cela que cela c’est passé ». Mais que croire aujourd’hui qui ne soit validé par des témoins directs. Le pouvoir d’invention de la propagande est immense.

Quand on remonte les filières du Net pour accéder à la tête de l’hydre, on constate des structures récurrentes, des sites de premières lignes, souvent anodins qui critiquent avec des arguments censés les dérives du système, mais qui répètent sans doute un peu trop souvent qu’ils sont des démocrates, amateurs de liberté, défenseurs de droits civiques, puisque remontant les liens on est renvoyés vers des sites toujours plus à droites et toujours plus ouvertement fascistes… puis stop, pour franchir l’étape suivante, il faut faire partie des initiés. Je n’irai pas jusque-là.

Pour savoir de qui se passe plus haut dans cette hiérarchie du fascisme mondial, il faut recouper des études, des indices, des apparitions dévoilées de l’un ou l’autre des dirigeants du mouvement, etc… Je n’ai pas que cela à faire, et cela ne m’est pas utile pour ma pratique quotidienne, nous savons depuis longtemps que la cause de cette croissance n’est pas l’absence de dénonciation, que tous les interdits l’ont dans les faits favorisée. Et que si des jeunes aujourd’hui s’y rallient, c’est qu’il n’existe quasiment personne pour leur proposer une réelle alternative. Une gauche qui leur explique que s’il sont la chance de trouver un emploi au service de capitaliste exploiteurs, ce qui leur permettra le samedi de remplir leur caddy des sous-merdes produites par ces mêmes capitalistes, et qu’un projet de gauche, c’est beaucoup d’emploi, pour remplir beaucoup de caddy, et les médicaments gratuits pour soigner leur déprimes et les empoisonnements de la malbouffe, etc… et que la gauche, c’est ce qui leur permet cela plutôt que de croupir en prison ou de camper sur un bout de trottoir, on comprend qu’elle se vende de plus en plus mal.

 

 

Ce qui permet la montée du fascisme banalisé, c’est qu’il n’existe pas grand monde d’autre pour offrir des perspectives d’avenir cohérente à une jeunesse anxieuse, ni aux plus vieux dont les frustrations cherchent à s’exprimer des boucs émissaires qu’ils pourront lyncher protégé par la loi du plus grand nombre. La gauche aujourd’hui en Europe, cela ne veut plus rien dire, un amalgame de tendances qui pour la plupart se compromettent dans un marketing politique qui amènent les candidats à l’élection à dire tout et son contraire, en fonction des attentes (tendances du marché des électeurs), dégagées par sondage, de son créneau d’électeur. La novlangue y met son grain de sel, quand il est question de candidats qui « se vendent bien » (ou non), d’images à changer, de relooking politique, Valérie qui impose un régime à François pour qu’il soit présidentiable,  etc…

Face à « l’affaire Dieudonné » la réaction du Parti de Gauche et de certains de ses membres, des vieux staliniens pleins de rancœur qui agite leur judéité comme une sorte de passe-droit, en agitant pour bannière des cadavres d’enfants exhumés pour l’occasion des tombes de la Shoah (honte sur eux) sur lesquels ils asseyent l’incontestabilité des fondements de  leur autorité, faut pas s’étonner de voir la jeunesse tomber dans les bras (tendus) de Dieudonné, qui leur offre rire et quenelle comme une soupape pour se purger d’austérité, et des odeurs de la Mort,  tout en ayant le sentiment de rejoindre la grande famille des « vrais anti-systèmes », le dernier coup de pub que lui a fait l’état ne peut qu’accentuer ce sentiment. Commentaire de spectateurs qui avaient fait des centaines de kilomètres pour le voir « On est venu, parce que si on l’interdit, c’est certainement que ce qu’il dit est intéressant ». Et oui, c’est comme cela que ça marche et je doute que Monsieur V. ne soit pas au courant… un malhomme qui joue un jeu étrange, pour un « homme de gauche », clone de Sarkozy à ces heures…

Je ne pense pas moi, que Monsieur M’B soit aussi anodin qu’il essaye de le faire croire, je ne pense pas non plus qu’il soit opportun de faire un geste que certains font avec connotations clairement fascistes. Antisémites est encore une autre histoire… être antisionistes, s’opposer à une idéologie est une chose et le dire fait partie de la liberté d’expression, aller troubler la paix du sommeil des enfants de la Shoah, en crachant sur leur tombe en compagnie d’une gauche bien-pensante, en est une autre.

Seulement voilà pour un gouvernement qui déporte des roms vers des pays où des néo-nazis les persécutent, il est difficile d’expliquer à des gamins qu’Hitler était un gros méchant, que les déportations de tziganes d’Allemagne nazie ce n’était pas bien parce que c’était une dictature et que les déportations actuelles, c’est bien parce qu’elles sont démocratiques… le message ne passe pas, ben tiens. A cours d’arguments, pour cause de contradiction flagrante entre son discours et ses actes, l’état n’a plus d’autre manière de faire taire une opposition dérangeante, sinon cet aveu d’impuissance qu’est l’interdiction pure et simple, une violence faite à la liberté d’expression faute d’avoir les arguments ferait taire une fois pour toute les racistes en tous genres.

Vous comprendrez qu’après cela les gamins, la politique ils trouvent cela naze (sic) cela ne tient pas la route, il n’y a aucune vraie logique là-dedans.

 

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Quand je suis revenue de mon dernier ermitage de longue durée, sans infos, en 2005, j’étais complétement dépaysée par un monde « qui n’était plus le même », le panorama politique aussi avait bien changé. En Belgique des partis s’étaient scindés, d’autres avaient changé de nom, des tendances inconnues avaient émergé et la France, on le sait, n’est plus non plus ce qu’elle était…

En essayant de mettre de l’ordre dans tout cela, je suis tombée sur Soral. C’est qui celui là, J’ai écouté ce qu’il racontait, je suis passé des « gentils rabbins » qui parlaient du temps où juifs et palestiniens étaient amis en Palestine, avant que les sionistes viennent semer la zizanie, jusqu’à en arriver aux gros skins de service, en train de s’entre taper sur la gueule avec les miliciens de la LDJ, oulaah ! Pas pour moi, c’est glauque ce machin là. Si son discours tient la route c’est qu’il matraque des évidences, des choses qui sont dites mieux ailleurs, des critiques pertinentes du  système, un peu comme ces sites fascistes de premier rang dont je parlais tout à l’heure qui vous répète tous les 10 mots qu’il sont des démocrates, de citoyens bourrés de sens civiques, avant que vous ne remontiez jusqu’à celui où on vous propose d’envoyer vos gamins se refaire une santé, à la campagne, dans un stage sportif, d’entraînement paramilitaire. Leopoldo Lopez, même combat, lui en propose aux jeunes Vénézuéliens, organisés à Miami ce qui leur donne l’occasion de faire connaissance avec leurs précurseurs terroristes, de rejoindre la grande famille… (Miami, un endroit intéressant pour comprendre les liens qui unissent tous ce gens, parmi de très nombreux exemples Quand les « révolutionnaires » syriens et les contre-révolutionnaires cubains font amis-amis à miami ). Sauf que Soral est plus du côté de la Santé que de la démocratie, dont sa révolution manifestement se passe très bien, ayant bien plus besoin de gros bras, bien entraînés…

A l’époque, il n’avait pas encore sa tronche actuelle de celui qui fréquente trop la mort, mais déjà de pas-drôles de fréquentations, et hormis ces redites d’autres analystes avec adjuvants nauséabonds, des recettes empuanties mal copiées de chefs coqs pas grand-chose d’intéressant, là-dedans.  Mais bon marketing, les gens en veulent, on leur en donne, le juif bouc-émissaire, cela fait des siècle que c’est un produit qui marche, vous ajouter de le Musulman à lynche, cela marche bien en ce moment et vous avez l’avantage de ne pas avoir l’air sectaire, d’en avoir pour tous les goûts.. Ce fut aussi une découverte pour moi de voir à quel point inculture (la vraie pas celle d’ »atmosphère » – les initiés comprendront) et esprit revanchard avaient gagné de terrain dans les inconscients collectifs, mais aussi,  surtout ce vieux truc éculé pour bas d’échelle qui rêvent de grimper, seul vous resterez un éternel minable, en nous rejoignant vous rentrez dans le rang d’une élite, … le renard n’eut pas fait mieux et chacun d’offrir force camemberts, coups de rouge et quelques tranches de saucisson pur porc, qui permet d’une bouchée de se démarquer à la fois des juifs et des arabes… Rien de bien politique dans tout cela, de l’émotionnel, du sensationnel… rien de bien constructif non plus, pour cause,

Puis arrive Dieudonné, vous connaissez l’histoire, moi je ne la connaissais pas encore donc je suis assez étonnée de repérer dans son service d’ordre quelques-uns des potes skins de chocs de Soral. Ah, ils sont copains ? Etrange alliance, mais par le temps qui courent on ne s’étonne plus. Des camps d’Hitler à Guantanamo, on a fait du chemin et nos esprits se sont ouverts à l’improbable, logique, il est advenu depuis. Et de Dieudonné, je ne dirai rien de plus, puisque c’était Hitler, et le terrain regagné aujourd’hui par Tonton Adolph mon sujet.

Tout cela pour vous dire que, Mein Kampf » dans les Tops de ventes dans les 2O premiers de Politique et Evénements de iTunes, premier dans Psychologie politiques et propagande d’Amazone, et 17ème (seulement) dans les Nationalismes, si c’est très inquiétant, ce n’est en rien surprenant.

Inquiétant aussi la concurrence d’un autre best-seller, qui se vend sous couverture d’initiation à une foi évangélique, par millions, et qui est le « Mein Kampf » du catholicisme belliqueux, appelant à tuer les Infidèles, « Camino » de Escriva Ballaguer, fondateur de l’Opus Dei, branche de l’église proche collaboratrice du nazisme, du franquisme et de tous les fascismes du monde, en particulier d’Amérique Latine.  Je vous en reparlerai certainement un de ces jours, pace que du côté de la tête de l’Hydre, Hitlériens et adeptes de l’Opus Dei, ne sont souvent qu’une seule et même personne.

Anne Wolff

 
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Source images Le Nazi-Chic, la nouvelle mode asiatique qui contamine la Thaïlande – Stratégie du chaos contrôlé

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-122011598.html

Les mains propres

Les Mains Propres

 PAR 

Qui, de l’Amérique alors en guerre contre le Japon, de son PrésidentTruman, des généraux Handy et Spaatz, du pilote Tibbets, du viseurFerebee ou de l’amorceur Parsons est responsable de l’explosion surHiroshima ?

Peut-on interagir sans pour autant être responsable ? La morale peut-elle effacer la nécessité ?

La pensée dominante désigne toujours les grands tyrans comme des maillons déterminants de l’Histoire. Leurs noms peuvent à eux seuls y envelopper un chapitre entier. Comment la responsabilité d’un dirigeant se libère-t-elle de celle de ses sujets ? Et pourquoi semble-t-elle plus répréhensible dans son ordonnance que dans ses actes ? Pourquoi Hitler,MaoBagosoraSharon ou Ben Laden endossent-ils plus la présomption des crimes qu’ils ont ordonné que lesSS, les gardes rouges, le Hutu Power, le Tsahal ou Al Qaïda qui les ont réalisés ? D’ailleurs, combien de juifsont été exterminés directement des mains du Führer ? Combien d’irakiens par Bush en personne ? Et combien delibyens par notre ancien Président ?

Pourquoi faut-il un responsable que l’on puisse emblématiquement nommer au détriment des vrais acteurs qui sévissent d’autant plus facilement, qu’ils prolifèrent dans l’ivresse de la meute ?

Pourquoi incrimine-t-on davantage la volonté nuisible d’un tyran que le consentement aveugle mais criminelde ses serviteurs ? Doit-on considérer un déterminisme si puissant chez le despote qu’il devient impossible à ses domestiques de refuser l’obéissance et la barbarie ? Est-il si difficile de résister à notre instinct de servitude ? Et ne peut-on pas réprimer nos pulsions agressives ?

Il semblerait qu’en régiment nous soyons immunisés contre tout préjudice, à la différence de nos capitaines de route, devenus dans l’incrimination les seuls responsables.

Nos fureurs barbares s’effacent ainsi derrière le nom de ceux qui les orchestrent. Et comme l’a si bien écrit La Rochefoucauld : « Il n’y a guère d’homme assez habile pour connaître tout le mal qu’il fait ».

http://diktacratie.com/mains-propres/

Comment Hitler s’attaqua au chômage et relança l’économie allemande

Hitler

[Note du traducteur : Les faits historiques étonnants relatés ici par Mark Weber font se demander s’il n’est pas judicieux d’élire en 2012 un « dictateur » réellement attaché à la grandeur de la France et au bien-être des Français, plutôt qu’un autre bricoleur soi-disant démocratique, corrompu aux principes mortels de la mondialisation. Entre parenthèses, on saisit pourquoi à l’époque le monde capitaliste s’acharna à éradiquer l’Allemagne, et le Japon qui utilisait les principes économiques allemands, et pourquoi, de nos jours,l’unique démocratie participative du monde, la Libye (la Suisse n’est qu’une pâle imitation), a subi le même sort : La Bête immonde qui s’est blessée elle-même (Apocalypse de Jean – 911) pour motiver ses crimes contre ceux qu’elle accuse, veut des peuples de zombies pliés sous le joug capitaliste.]

Institute for Historical Review, Mark Weber, novembre 2011

 

      Lors de la Grande Dépression, pour s’occuper du chômage de masse et de la paralysie économique, les gouvernements zunien et allemand lancèrent des programmes novateurs et ambitieux. Bien que les mesures du « New Deal » du président Franklin Roosevelt aidèrent marginalement, les actions bien plus ciblées et globales du Troisième Reich se révélèrent remarquablement efficaces. En trois ans, le chômage fut résorbé et l’économie allemande florissante. Et, bien que le dossier du traitement de la dépression par Roosevelt soit assez bien connu, l’histoire remarquable de la manière dont Hitler aborda la crise n’est pas suffisamment comprise ni appréciée.

      Adolf Hitler devint chancelier d’Allemagne le 30 janvier 1933. Quelques semaines plus tard, le 4 mars, Franklin Roosevelt prit ses fonctions de président de Zunie. Chacun resta patron de son pays pendant les douze années suivantes – jusqu’à avril 1945, peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Au début de 1933, la production industrielle des deux pays était tombée à environ la moitié de ce qu’elle était en 1929. Les deux dirigeants lancèrent rapidement de nouvelles initiatives ambitieuses pour s’attaquer à la terrible crise économique, surtout au fléau du chômage de masse. Et, bien qu’il existe quelques similitudes frappantes entre les politiques des deux gouvernements, les résultats furent très différents.

 

      John Kenneth Galbraith, l’un des économistes zuniens les plus influents et les plus lus du XXème siècle, fut conseiller de plusieurs présidents, et servit quelques temps comme ambassadeur zunien en Inde. Auteur de plusieurs dizaines de livres, il enseigna l’économie à l’université de Harvard pendant des années. En ce qui concerne l’affaire allemande, Galbraith écrivit : « …L’élimination du chômage en Allemagne durant la Grande Dépression, sans inflation – et avec la dépendance initiale envers les activités civiles essentielles – fut un signe de réussite. On n’en a rarement fait l’éloge et on n’en a guère parlé. L’idée qu’Hitler ne pouvait faire aucun bien s’étend plus plausiblement à son économie qu’à tout le reste. »

 

      « La politique économique du régime hitlérien, » continue Galbraith, impliqua « des emprunts à grande échelle pour les dépenses publiques et, surtout au début, pour les travaux publics : voies ferrées, canaux et réseau autoroutier. Il en résulta une action bien plus efficace contre le chômage que dans tout autre pays industriel. » (1) « Fin 1935, » écrit-il aussi, « le chômage touchait à sa fin en Allemagne. En 1936, les hauts revenus relevèrent les prix ou rendirent possible de le faire… À la fin des années 30, le plein emploi avec des prix stables furent instauré en Allemagne. Ce fut un exploit absolument unique dans le monde industriel. » (2) « Hitler prévit également la politique économique moderne, » note l’économiste, « en reconnaissant qu’une méthode rapide en faveur du plein emploi n’était possible qu’associée au contrôle des salaires et des prix. Qu’une nation opprimée par les craintes économiques réagirait à Hitler comme les Zuniens le firent avec Roosevelt, n’est guère surprenant. » (3)

 

      Les autres pays,  écrit Galbraith, ne parvinrent pas à comprendre l’expérience allemande ni à s’en inspirer : « L’exemple allemand fut instructif, mais guère convaincant. Les conservateurs britanniques et zuniens observaient les hérésies financières nazies – les emprunts et les dépenses – et prédisaient invariablement l’échec… Et les libéraux zuniens et les socialistes britanniques observaient la répression, la destruction des syndicats, les chemises brunes, les chemises noires, les camps de concentration, et s’exclamaient avec éloquence, et ne tenaient aucun compte de l’économie. Rien de bon [pensaient-ils], pas même le plein emploi, ne pourrait venir d’Hitler. » (4)

 

      Deux jours après son entrée en fonction comme chancelier, Hitler fit une allocution radiodiffusée à la nation. Bien que lui et les autres dirigeants de son mouvement eussent clairement exprimé leur intention de réorganiser la vie sociale, politique, culturelle et éducative du pays, en accord avec les principes nationaux-socialistes, tout le monde savait qu’avec environ six millions de chômeurs et la paralysie de l’économie nationale, la grande la priorité du moment était de restaurer l’activité économique en s’attaquant surtout au chômage et en fournissant du travail productif.

 

      « La misère de notre peuple est horrible à voir ! » déclara Hitler dans ce discours inaugural. (5) « Avec des millions d’ouvriers de l’industrie au chômage et affamés, toute la classe moyenne et les artisans s’appauvrissent. Si cet effondrement ruine finalement aussi les agriculteurs allemands, nous ferons face à une catastrophe aux dimensions incalculables. Car ce ne serait pas seulement l’écroulement d’une nation, mais d’un héritage de deux mille ans de quelques-unes des plus grandes réalisations de la culture et de la civilisation humaine… »

 

      Le nouveau gouvernement, déclara Hitler, « accomplirait la grande tâche de réorganiser l’économie du pays grâce à deux grands plans quadriennaux. L’agriculteur allemand doit être secouru afin de subvenir à l’approvisionnement alimentaire national et, en conséquence, [il est le] fondement vital de la nation. Le travailleur allemand sera sauvé de la ruine par une attaque concertée et globale contre le chômage. »

 

      « En quatre ans, » promit-il, « le chômage doit être radicalement maté… Les partis marxistes et leurs alliés ont eu 14 ans pour montrer ce dont ils sont capables. Le résultat est un monceau de ruines. À présent, peuple d’Allemagne, donne-nous quatre ans et porte ensuite un jugement sur nous ! »

 

      Rejetant les idées floues et peu réalistes de certains militants radicaux de son parti, Hitler se tourna vers des hommes aux capacités et compétences éprouvées. Plus particulièrement, il obtint l’aide de Hjalmar Schacht, un éminent banquier et financier avec un palmarès impressionnant à la fois dans les affaires privées et les services publics. Bien que Schacht ne fut aucunement national-socialiste, Hitler le nomma président de la banque centrale allemande, la Reichsbank, puis ministre de l’Économie.

 

      Après la prise du pouvoir, écrit le professeur John Garraty, un éminent historien zunien, Hitler et son nouveau gouvernement « lancèrent immédiatement une attaque tous azimuts contre le chômage… Ils stimulèrent le secteur privé grâce à des subventions et des dégrèvements fiscaux, encouragèrent les dépenses de consommation par des moyens comme les prêts de mariage, et plongèrent dans l’énorme programme de travaux publics qui produisit le réseau autoroutier, et des travaux immobiliers, ferroviaires et de navigation. » (6)

 

      Les nouveaux dirigeants du régime réussirent aussi à convaincre les Allemands auparavant sceptiques, voire hostiles, de leur sincérité, détermination et capacité. Cette confiance et assurance nourries encouragèrent ensuite des hommes d’affaires à embaucher et à investir, et les consommateurs à dépenser, avec un œil tourné vers l’avenir.

 

      Comme le promit Hitler, avec son gouvernement national-socialiste, ils supprimèrent le chômage en quatre ans. De six millions de chômeurs en début 1933, quand il prit le pouvoir, le nombre fut réduit à un million en 1936. (7) Le taux de chômage fut réduit si rapidement qu’il y eut pénurie de main-d’œuvre nationale de 1937 à 1938. (8)

 

      Pour la grande masse des Allemands, les salaires et les conditions de travail s’améliorèrent continuellement. De 1932 à 1938 le montant brut des gains hebdomadaires réels augmentèrent de 21 pour cent. Après prise en compte de l’impôt, des déductions d’assurance et des ajustements au coût de la vie, l’augmentation réelle des gains hebdomadaires pendant cette période était de 14 pour cent. Dans le même temps, les loyers restèrent stables, et il y eut une baisse relative des coûts de chauffage et de lumière. Les prix diminuèrent effectivement pour certains biens de consommation comme les appareils électriques, les horloges et les montres, ainsi que pour certains aliments. Même après le déclenchement de la guerre, le revenu des travailleurs continua à s’élever. En 1943, le salaire horaire moyen des travailleurs allemands avait augmenté de 25 pour cent, et les gains hebdomadaires de 41 pour cent. (9)

 

      Pour la plupart des Allemands, la journée de travail « normale » était de huit heures, et les heures supplémentaires étaient rémunérées généreusement. (10) En plus des hauts salaires, les conditions de travail étaient nettement améliorées par des avantages inclus, comme de meilleures conditions sanitaires et de sécurité, des cantines avec repas chauds subventionnés, des terrains de sport, des parcs, des représentations théâtrales et des concerts subventionnés, des expositions, du sport et des groupes de randonnée, de la danse, des cours d’éducation pour adultes et du tourisme subventionné. (11) Le réseau déjà considérable de programmes de protection sociale, incluant l’assurance vieillesse et un programme de santé national, fut étendu.

 

      D’après ce qu’il déclara lors d’une interview avec un journaliste zunien en début 1934, Hitler voulait que les Allemands aient « le plus haut niveau de vie possible. » « À mon avis, les Zuniens ont raison de ne pas vouloir que tout le monde soit pareil, mais défendent plutôt le principe pyramidal. Toutefois, chaque personne doit avoir la possibilité de gravir les échelons. » (12) Conformément à cette façon de voir les choses, le gouvernement hitlérien promut la mobilité sociale, avec de grandes possibilités de promotion et d’avancement. Tel que le note le professeur Garraty : « Il est incontestable que les Nazis encouragèrent le socialisme de la classe ouvrière et la mobilité économique. » Afin d’encourager l’acquisition de nouvelles compétences, le gouvernement élargit considérablement les programmes de formation professionnelle, et offrit de généreuses primes pour favoriser l’avancement des travailleurs compétents. (13)

 

      À la fois l’idéologie national-socialiste et les idées fondamentales d’Hitler, écrit l’historien John Garraty, « incitèrent le régime à privilégier l’Allemand ordinaire davantage qu’un groupe d’élite. Les travailleurs avaient… une place d’honneur dans le système. » En accord avec cela, le régime fournissait aux travailleurs des avantages sociaux incluant des logements subventionnés, des excursions à faible coût, des programmes sportifs, et les plus agréables aménagements d’usines. (14)

 

      Dans sa biographie détaillée et critique d’Hitler, l’historien Joachim Fest a reconnu : « Le régime insista pour qu’il n’y ait aucune autorité de classe sociale au-dessus des autres, et, en accordant à chacun la possibilité de s’élever, il donna en fait la démonstration pratique du fonctionnement de la neutralité de classe… Ces mesures brisèrent vraiment les vieilles structures sociales pétrifiées. Elles améliorèrent concrètement la condition matérielle d’une grande partie de la population. » (15)

 

      Quelques chiffres donnent une idée de la façon dont la qualité de vie s’améliora. Entre 1932, la dernière année de l’ère pré-hitlérienne, et 1938, la dernière année complète avant le déclenchement de la guerre, la consommation alimentaire augmenta d’un sixième, tandis que le chiffre d’affaires des vêtements et textiles augmenta de plus d’un quart, et les meubles et biens des ménagers de 50 pour cent. (16) Dans les années pacifiques du Troisième Reich, la consommation de vin augmenta de 50 pour cent, et celle de champagne quintupla. (17) Entre 1932 et 1938, le volume du tourisme fit plus que doubler, tandis que le nombre de propriétaires d’automobiles tripla durant les années 30. (18) La production de véhicules automobiles allemands, qui comprenait des voitures fabriquées par les usines Ford et General Motors (Opel) de propriété zunienne, doubla en cinq années, de 1932 à 1937, tandis que les exportations d’automobiles allemandes furent multipliées par huit. Entre 1933 et 1937, le trafic de passagers aériens fit plus que tripler en Allemagne. (19)

 

      Les affaires allemandes renaquirent et prospérèrent. Pendant les quatre premières années de l’ère nationale-socialiste, les bénéfices nets des grandes entreprises quadruplèrent, et le revenu managérial et entrepreneurial augmentèrent de près de 50 pour cent. « Les choses allaient encore s’améliorer, » écrit l’historien juif, Richard Grunberger, dans son étude détaillée, The Twelve-Year Reich [Le Reich de douze ans]. « En trois ans, entre 1939 et 1942, l’industrie allemande s’agrandit d’autant qu’elle l’avait fait au cours des cinquante années précédentes. » (20)

 

      Bien que les entreprises allemandes prospérassent, les profits étaient maîtrisés et maintenus par la loi dans des limites modérées. (21) À partir de 1934, les dividendes de l’actionnariat des entreprises allemandes étaient limités à six pour cent par an. Les bénéfices non distribués étaient investis en obligations du gouvernement du Reich, qui avait un taux d’intérêt annuel de six pour cent, puis, après 1935, de quatre et demi pour cent. Cette politique eut l’effet prévisible d’encourager le réinvestissement corporatif et l’autofinancement, et de réduire ainsi l’emprunt auprès des banques et, plus généralement, de diminuer l’influence du capital dans le commerce. (22)

 

      Le taux d’imposition des entreprises fut régulièrement relevé, de 20 pour cent en 1934 à 25 pour cent en 1936, et 40 pour cent en 1939-40. Les administrations des compagnies allemandes pouvaient accorder des primes aux gestionnaires, mais seulement si elles étaient directement proportionnelles aux bénéfices, et elles avaient aussi le droit de verser des primes correspondantes ou des « contributions sociales volontaires » aux employés. (23)

 

      Entre 1934 et 1938, le revenu brut imposable des hommes d’affaires allemands augmenta de 148 pour cent, tandis que volume global d’imposition augmenta de 232 pour cent. Le nombre de contribuables dans la tranche d’imposition des plus hauts revenus – ceux qui gagnaient plus de 100.000 marks par an – augmenta au cours de cette période de 445 pour cent. (En revanche, le nombre de contribuables dans la tranche des revenus inférieurs – ceux qui gagnaient moins de 1500 marks par an – n’augmenta que de cinq pour cent.) (24)

 

      Dans l’Allemagne nationale-socialiste, la fiscalité était nettement progressive, les plus hauts revenus payant proportionnellement plus que les revenus inférieurs. Entre 1934 et 1938, le taux moyen des impôts sur les revenus de plus de 100.000 marks augmenta de 37,4 pour cent à 38,2 pour cent. En 1938, les Allemands dans les tranches d’imposition les plus basses représentaient 49 pour cent de la population et 14 pour cent du revenu national, mais payaient seulement 4,7 pour cent de charge fiscale. Ceux dans la plus haute catégorie de revenu, qui représentaient à peine un pour cent de la population, mais avaient 21 pour cent des revenus, payaient 45 pour cent de charge fiscale. (25)

 

      Quand Hitler arriva au pouvoir, les Juifs représentaient environ un pour cent de la population allemande totale. Pendant que le nouveau gouvernement s’activait rapidement pour les retirer de la vie politique et culturelle du pays, les Juifs furent autorisés à exercer dans la vie économique, du moins pendant plusieurs années. En fait, de nombreux Juifs bénéficièrent de la part du régime de mesures de récupération et de rétablissement économique général. En juin 1933, par exemple, Hitler approuva un investissement gouvernemental de grande envergure, 14,5 millions de marks, dans une compagnie appartenant à des Juifs, la chaîne de grands magasins Hertie à Berlin. Ce « renflouement » fut fait pour empêcher la ruine des fournisseurs, des financiers, et, surtout, des 14.000 employés de la grande compagnie. (26)

 

      Le professeur Gordon Craig, qui enseigna l’histoire à l’université de Stanford pendant des années, fait remarquer : « Dans l’habillement et les commerces de détail, les entreprises juives continuèrent à fructifier jusqu’à 1938, et à Berlin et Hambourg, en particulier, les établissements réputés et au goût connu continuèrent à attirer leurs anciens clients malgré leur appartenance juive. Dans le monde de la finance, aucune restriction ne fut infligée sur la marche des firmes juives à la Bourse de Berlin et, jusqu’à 1937, les établissements bancaires de Mendelssohn, Bleichröder, Arnhold, Dreyfuss, Straus, Warburg, Aufhauser, et Behrens, étaient encore en activité. » (27) Cinq ans après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, le rôle des Juifs dans l’activité des entreprises était toujours important, et les juifs détenaient encore un patrimoine immobilier considérable, surtout à Berlin. Toutefois, cette situation changea considérablement en 1938, et fin 1939 les Juifs avaient été en grande partie retirés de la vie économique allemande.

 

      Le taux de criminalité chuta en Allemagne pendant la période hitlérienne, avec des baisses significatives dans les taux de meurtre, vol qualifié, vol, détournement de fonds et larcin. (28) L’amélioration de la santé et de la façon de voir les choses des Allemands impressionnaient de nombreux étrangers. « La mortalité infantile est considérablement réduite et est singulièrement inférieure à celle de Grande-Bretagne, » écrivit Sir Arnold Wilson, un député britannique qui s’était rendu sept fois en Allemagne après l’arrivée au pouvoir d’Hitler. « La tuberculose et les autres maladies diminuent sensiblement. Les cours criminelles n’ont jamais eu si peu à faire et les prisons n’ont jamais eu si peu d’occupants. C’est un plaisir d’observer les capacités physiques de la jeunesse allemande. Même les gens les plus pauvres sont mieux vêtus qu’avant, et les visages joyeux témoignent de l’amélioration psychique qui œuvre en eux. » (29)

 

      L’amélioration du bien-être psycho-émotionnel des Allemands durant cette période, a aussi été notée par l’historien social Richard Grunberger. « Il ne fait aucun doute, » écrit-il, « que la prise de pouvoir [nationale-socialiste] engendra une amélioration généralisée de la stabilité émotive ; ce ne fut pas seulement dû à la reprise économique, mais au sens aigu de l’identification avec l’objectif national de nombreux Allemands. » (30)

 

      L’Autriche connut un essor spectaculaire après son raccordement au Reich allemand en mars 1938. Immédiatement après l’union, les responsables agirent rapidement pour soulager la détresse sociale et revitaliser l’économie moribonde. L’investissement, la production industrielle, la construction de logements, les dépenses de consommation, le tourisme et le niveau de vie augmentèrent rapidement. Rien qu’entre juin et décembre 1938, le revenu hebdomadaire des ouvriers de l’industrie autrichienne augmenta de neuf pour cent. La réussite du régime national-socialiste dans la suppression du chômage fut si rapide que l’historien zunien Evan Burr Bukey s’avança jusqu’à la qualifier de « l’une des plus remarquables réussites économiques de l’histoire moderne. » Le taux de chômage en Autriche passa de 21,7 pour cent en 1937 à 3,2 pour cent en 1939. Le PNB autrichien s’éleva de 12,8 pour cent en 1938, et d’un étonnant 13,3 pour cent en 1939. (31)

 

      La forte augmentation du taux de natalité exprimait le degré de la confiance nationale. Un an après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, le taux de natalité allemand bondit de 22 pour cent, en passant à son sommet en 1938. Il resta élevé même en 1944 – dernière année complète de la Seconde Guerre mondiale. (32) De l’avis de l’historien John Lukacs, ce bond du taux de natalité exprimait « l’optimisme et la confiance » des Allemands pendant les années hitlériennes. « Pour deux enfants naissant en Allemagne en 1932, trois naissaient quatre ans plus tard, » remarque-t-il. « En 1938 et 1939, le taux de mariage le plus élevé de toute l’Europe fut enregistré en Allemagne. Il supplantait même celui des peuples prolifiques d’Europe orientale. La hausse phénoménale de la natalité allemande dans les années trente fut encore plus marquée que la hausse du taux de mariage. » (33) Gordon A. Craig, un talentueux historien zunien originaire d’Écosse, note : « L’Allemagne nationale-socialiste, fut seule parmi les pays peuplés par des Blancs à réussir à accroître la fécondité, » avec une forte hausse de la natalité après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, et sa montée régulière dans les années qui suivirent. (34)

 

      Début 1937, lors d’une longue allocution au Reichstag, Hitler rappela les promesses qu’il avait faites lors de la prise de pouvoir de son gouvernement. Il expliqua aussi les principes fondant sa politique, et revint sur ce qui avait été accompli en quatre ans. (35) « …Ceux qui parlent de « démocraties » et de « dictatures », » dit-il, « ne comprennent tout simplement pas que la révolution a été menée à bonne fin dans ce pays, dont les réussites peuvent être considérées comme démocratiques au sens le plus élevé du terme, si démocratie a un sens réel… La révolution nationale-socialiste n’a point aspiré à transformer une classe privilégiée en classe qui n’aurait aucun droit dans l’avenir. Son but a été de donner des droits égalitaires à ceux qui n’en avaient pas… Notre objectif a été de donner au peuple allemand tout entier la possibilité d’être actif, non seulement dans le secteur économique, mais aussi dans le domaine politique, et d’assurer cela grâce à une organisation impliquant la masse de la population… Dans les quatre dernières années, nous avons accru la production allemande dans tous les domaines à un degré extraordinaire. Et cette amélioration de la production a bénéficié à tous les Allemands. »

 

      Deux ans plus tard, lors d’une autre allocution, Hitler parla brièvement de la réussite économique de son régime : (36) « J’ai vaincu le chaos en Allemagne, rétabli l’ordre, considérablement relevé la production dans tous les domaines économiques de notre nation ; grâce à des efforts acharnés, produit des substituts aux nombreux matériaux dont nous manquions, encouragé les nouvelles inventions, développé le trafic, fait construire de grandes routes et creuser des canaux, fait sortir de terre de gigantesques usines, tout en m’efforçant de promouvoir l’éducation et la culture de notre peuple pour développer notre communauté sociale. Une fois encore, je suis parvenu à trouver un travail utile à la totalité des sept millions de chômeurs, ce qui nous a à tous tant touché le cœur, en gardant le paysan allemand sur sa terre, malgré toutes les difficultés, et en gardant la terre elle-même pour lui, en restaurant la prospérité du commerce allemand, et en favorisant la circulation au maximum. »

 

      Dans un article très discuté, publié dans American Historical Review, l’historien zunien John Garraty a comparé les solutions zuniennes et allemandes pour la Grande Dépression. Il a écrit : (37) « Les deux mouvements [en Zunie et en Allemagne] ont malgré tout réagi à la Grande Dépression d’une manière similaire, distincte de celle des autres pays industriels. Des deux, les Nazis ont mieux réussi à guérir les maux économiques des années 30. Ils ont réduit le chômage et stimulé la production industrielle plus vite que les Zunien l’ont fait et, compte tenu de leurs ressources, pris en main leurs problèmes monétaires et commerciaux avec plus de succès, certainement d’une manière plus imaginative. Cela s’explique en partie parce que les Nazis usait à grande échelle le financement par la planche à billets, et en partie parce que leur système totalitaire se prêtait mieux à la mobilisation de la société, tant par la force que par la persuasion. En 1936, la dépression pour l’essentiel terminée en Allemagne, était loin de l’être en Zunie. »

 

      En fait, le taux de chômage en Zunie resta élevé jusqu’à ce que s’installe la stimulation de la production de guerre à grande échelle. Même à la fin mars 1940, le chômage en Zunie touchait encore près de 15 pour cent de la population active. Ce fut la production de guerre, et non pas les programmes du « New Deal » de Roosevelt, qui ramenèrent finalement le plein emploi. (38)

 

      Le professeur William Leuchtenberg, un éminent historien zunien, connu pour ses livres sur la vie et la carrière de Franklin Roosevelt, résume le bilan mitigé du président dans une étude très réputée. Il conclut : « Le New Deal laissa de nombreux problèmes non résolus et en créa même d’autres difficiles à comprendre. Il ne démontra jamais sa capacité à atteindre la prospérité en temps de paix. À une époque aussi tardive que 1941, les chômeurs étaient encore six millions, et ce n’est pas avant l’année de guerre de 1943 que l’armée de chômeurs disparut enfin. » (39)

 

      Le contraste entre les affaires économiques allemandes et zuniennes des années 30 est d’autant plus frappant quand on prend en compte le fait que les Zuniens étaient immensément plus riches en ressources naturelles, notamment en grandes réserves de pétrole, avaient une densité de population plus faible, et aucun voisin hostile et bien armé.

 

      Une intéressante comparaison de la manière zunienne et allemande d’aborder la Grande Dépression parut dans un numéro de 1940 de l’hebdomadaire berlinois Das Reich. Intitulé « Hitler et Roosevelt : succès allemand, tentative zunienne, » l’article désignait le système « démocratique parlementaire » de Zunie comme facteur clé du fiasco des efforts de l’administration Roosevelt pour rétablir la prospérité. « Nous [Allemands] avons commencé avec une idée et avons mis à exécution des mesures pratiques, sans égard pour les conséquences. La Zunie a commencé avec de nombreuses mesures pratiques, sans cohérence interne, qui ont recouvert chaque plaie d’un pansement particulier. » (40)

 

      Les politiques économiques d’Hitler pouvaient-elles marcher en Zunie ? Ces solutions sont sans doute plus réalisables dans les pays comme la Suède, le Danemark et les Pays-Bas, dotés d’une population bien éduquée, autodisciplinée et homogène ethniquement et culturellement, ayant par tradition un fort génie « communautariste, » avec en conséquence un niveau élevé de confiance sociale. Les mesures économiques d’Hitler sont moins applicables en Zunie et dans les autres sociétés où la population est diversifiée ethniquement et culturellement, nettement individualiste, avec une tradition de « laissez-faire, » et, en conséquence, un esprit « communautariste » amoindri. (41)

 

      Une fois, Hitler lui-même fit une comparaison frappante entre les systèmes socio-politico-économiques de Zunie, d’Union soviétique et d’Allemagne. Fin 1943, lors d’une allocution, il déclara : (43)

      « Nous avons maintenant appris à connaître deux extrêmes [sociaux-politiques]. L’un, les États capitalistes, utilise le mensonge, la tromperie et la fourberie pour refuser à son peuple les droits vitaux les plus élémentaires, et se soucie uniquement de ses propres intérêts financiers, pour lesquels il est prêt à sacrifier des millions de gens. D’autre part, nous avons vu [en Union soviétique] les extrémistes communistes : un État qui a plongé dans une misère indicible des millions et des millions de gens, et qui, suivant sa doctrine, sacrifie le bonheur des autres. Sachant cela, à mon avis, il n’y a pour nous tous qu’une seule obligation, à savoir, s’appliquer plus que jamais dans notre idéal national et socialiste… Dans cet État [allemand] le principe prévalent n’est pas la prétendue égalité, comme en Russie soviétique, mais plutôt la justice. »

      David Lloyd George – qui fut premier ministre de Grande-Bretagne durant la Première Guerre mondiale – fit un grand voyage en Allemagne à la fin de 1936. Dans un article publié par la suite dans un grand journal de Londres, l’homme d’État britannique raconta ce qu’il avait vu et vécu. (43)

      « Quoi qu’on puisse penser de ses [d’Hitler] méthodes, » écrit M. Lloyd George, « et ce ne sont certes pas celles d’un pays parlementaire, il ne fait aucun doute qu’il a accompli une transformation merveilleuse dans l’esprit des gens, dans leur attitude envers l’autre, et dans leurs perspectives économiques et sociales.

      À Nuremberg, il a affirmé qu’en quatre ans son mouvement avait fait une nouvelle Allemagne. Ce n’est plus l’Allemagne de la première décennie qui a suivi la guerre – brisée, abattue et accablée par un sentiment d’appréhension et d’impuissance. Elle est désormais pleine d’espoir et de confiance, et d’un sentiment de détermination à mener sa propre vie ravivée, sans aucune ingérence d’influence extérieure à ses propres frontières.

      Il y a pour la première fois depuis la guerre un sentiment général de sécurité. Les gens sont plus joyeux. Il y a un plus grand sentiment de gaieté spirituelle généralisé dans tout le pays. C’est une Allemagne plus heureuse. Je l’ai constaté partout, et les Anglais que j’ai rencontré dans mon voyage et qui connaissaient bien l’Allemagne, étaient très impressionnés par le changement. »

      « Ce grand peuple, » avertit en continuant l’homme d’État aguerri, « travaillera mieux, se sacrifiera davantage et, si nécessaire, se battra avec une plus grande détermination si Hitler le lui demande. Ceux qui ne comprennent pas ce fait capital sont incapables de juger les possibilités actuelles de l’Allemagne moderne. »

 

      Bien que les préjugés et l’ignorance aient entravé une sensibilisation plus grande envers les mesures économiques d’Hitler et la compréhension de leur impact, la réussite de sa solution économique a été reconnue par des historiens, notamment par des universitaires qui sont en général très critiques à l’égard de ce dirigeant allemand et des politiques de son régime.

 

      John Lukacs, un historien zunien d’origine hongroise dont les livres ont suscité bien des commentaires et éloges, a écrit : « Au cours des six années [de paix] de son leadership en Allemagne, les réalisations, nationales plutôt qu’étrangères, d’Hitler furent extraordinaires… Il apporta prospérité et confiance aux Allemands, la sorte de prospérité qui découle de la confiance. Après 1933, les années 30 furent une époque ensoleillée pour la plupart des Allemands, quelque chose qui resta en eux dans la mémoire de toute une génération. » (44)

 

      Sebastian Haffner, un influent journaliste et historien allemand qui était aussi un critique féroce du Troisième Reich et de son idéologie, a examiné la vie et l’héritage d’Hitler dans un livre très discuté. Malgré la sévérité de sa description du leader allemand dans The Meaning of Hitler, cet auteur a tout de même écrit : (45)

      « Parmi les réalisations bénéfiques d’Hitler, celle qui éclipsa toutes les autres fut le miracle économique. » Pendant que le reste du monde était toujours embourbé dans la paralysie économique, Hitler fit « un îlot de prospérité de l’Allemagne. » En trois ans, poursuit Haffner, « les besoins criants et la masse de difficultés se transformèrent globalement en prospérité modeste mais confortable. Presque aussi important : l’impuissance et le désespoir firent place à la confiance et l’assurance. Encore plus miraculeux, la transition de la dépression vers le boom économique fut réalisée sans inflation, avec des salaires et des prix parfaitement stables… Il est difficile d’imaginer exactement la reconnaissance stupéfaite avec laquelle les Allemands réagirent à ce miracle qui, plus singulièrement, après 1933, fit basculer un grand nombre de travailleurs allemands de social-démocrate et communiste à hitlérien. L’admiration reconnaissante prédominait radicalement dans l’humeur des masses allemandes pendant la période de 1936 à 1938… »

      Joachim Fest, un autre éminent journaliste et historien allemand, a passé en revue la vie d’Hitler dans une biographie renommée et exhaustive. « Si Hitler avait succombé à un assassinat ou à un accident à la fin de 1938, » écrit-il, « peu hésiteraient à le reconnaître comme l’un des plus grands hommes d’État allemands, bienfaiteur de l’histoire allemande. » (46) « Aucun observateur objectif de la scène allemande ne pourrait nier les exploits considérables d’Hitler, » a noté l’historien zunien John Toland. « Si Hitler était mort en 1937, au quatrième anniversaire de son arrivée au pouvoir… il serait sans doute devenu l’une des plus grandes figures historiques de l’Allemagne. Partout en Europe, il avait des millions d’admirateurs. » (47)

Notes

 

1. John KennethK Galbraith, Money (Boston: 1975), pp. 225-226. Ce livre existe en français sous le titre de L’argent chez Gallimar.

 

2. JK Galbraith, The Age of Uncertainty (1977), p. 214.

 

3. JK Galbraith dans The New York Times Book Review, 22 avril 1973. Cité dans Adolf Hitlerde J. Toland (Doubleday & Co., 1976), p. 403 (note).

 

4. JK Galbraith, The Age of Uncertainty (1977), pp 213-214.

 

5. Allocution radiodiffusée d’Hitler, « Aufruf an das deutsche Volk, » 1er février 1933.

 

6. John A. Garraty, The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, American Historical Review, octobre 1973 (Vol. 78, N°4), pp 909-910.

 

7. Gordon A. Craig, Germany 1866-1945 (New York: Oxford, 1978), p. 620.

 

8. Richard Grunberger, The Twelve-Year Reich: A Social History of Nazi Germany, 1933-1945 (New York: Holt, Rinehart and Winston, 1971), p. 186. D’abord publié en Grande-Bretagne sous le titre, A Social History of the Third Reich.

 

9. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 187 ; David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton, 1980), p. 100.

 

10. David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton, 1980), p. 101.

 

11. David Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton, 1980), pp 100, 102, 104 ; L’historien Gordon Craig écrit : « En plus de ces avantages indéniables [qui consistaient en une meilleure qualité de vie], les travailleurs allemands reçurent de l’État d’importantes prestations complémentaires. Le parti mena avec succès une impressionnante campagne systématique visant à améliorer les conditions de travail dans les installations industrielles et commerciales, avec des entraînements périodiques conçus non seulement pour renforcer les règlements sanitaire et sécuritaire, mais pour aussi aider à atténuer de la monotonie du travail répétitif journalier, par l’intermédiaire de moyens comme la musique, la culture de plantes et des prix spéciaux pour des réalisations. » G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), pp 621-622.

 

12. Entretien avec Louis Lochner, correspondant d’Associated Press à Berlin. Cité par Michael Burleigh dans le The Third Reich: A New History (New York, 2000), p. 247.

 

13. G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), p. 623; John A. Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973 (Vol. 78, N° 4), pp. 917, 918.

 

14. JA Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973, pp. 917, 918.

 

15. Joachim Fest, Hitler (New York: 1974), pp. 434-435.

 

16. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (New York, 1971 [édition cartonnée]), p. 203.

 

17. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 30, 208.

 

18. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 198, 235.

 

19. G. Frey (Hg.), Deutschland wie es wirklich war (Munich, 1994), pp. 38. 44.

 

20. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 179.

 

21. D. Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (1980), pp. 118, 144.

 

22. D. Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (1980), pp. 144, 145 ; Franz Neumann,Behemoth: The Structure and Practice of National Socialism 1933-1944 (New York: Harper & Row, 1966 [livre de poche]), pp. 326-319 ; R. Grunberger, The Twelve-Year Reich(1971), p. 177

 

23. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 177 ; D. Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (Norton,1980), p.125.

 

24. D. Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (1980), pp. 148, 149.

 

25. D. Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (1980), pp. 148, 149. (Par comparaison, note Schoenbaum, en 1966, dans la République fédérale d’Allemagne, le taux d’imposition sur les revenus les plus élevés était d’environ 44 pour cent.)

 

26. D. Schoenbaum, Hitler’s Social Revolution (1980), p. 134.

 

27. G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), p. 633.

 

28. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 26, 121 ; G. Frey (Hg.), Deutschland wie es wirklich war (Munich, 1994), pp. 50-51.

 

29. Cité par J. Toland dans Adolf Hitler (Doubleday & Co., 1976), p. 405. La citation est tirée de Hitler Germany (Berlin, 1938), de Cesare Santoro.

 

30. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), p. 223.

 

31. Evan Burr Bukey, Hitler’s Austria (Chapel Hill, 2000), pp. 72, 73, 74, 75, 81, 82, 124. (Bukey est professeur d’histoire à l’université de l’Arkansas.)

 

32. R. Grunberger, The Twelve-Year Reich (1971), pp. 29, 234-235.

 

33. John Lukacs, The Hitler of History (New York: Alfred A. Knopf, 1997), pp. 97-98.

 

34. G. Craig, Germany 1866-1945 (Oxford, 1978), pp. 629-630.

 

35. Allocution d’Hitler au Reichstag, le 30 janvier 1937.

 

36. Discours d’Hitler au Reichstag, le 28 avril 1939.

 

37. John A. Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973 (Vol. 78, N°4), p. 944. (Garraty enseignait l’histoire à l’université d’État du Michigan et à l’université de Columbia, et a servi comme président de Society of American Historians.)

 

38. John A. Garraty, « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973 (Vol. 78, N°4), p. 917, incl. n. 23. Garraty écrit : « Certes, le plein emploi n’a jamais été abordé en Zunie jusqu’à ce que l’économie se déplace vers la production de guerre tous azimuts… Le chômage zunien n’est jamais nettement tombé sous les huit millions pendant le New Deal. En 1939, environ 9,4 millions de gens étaient au chômage, et au moment du recensement de 1940 (en mars), le chômage s’élevait à 7,8 millions, soit près de quinze pour cent de la population active. »

 

39. William E. Leuchtenburg, Franklin Roosevelt and the New Deal (New York: Harper & Row, 1963 [livre de poche]), pp. 346-347.

 

40. De Das Reich, 26 mai 1940. Cité par John A. Garraty dans « The New Deal, National Socialism, and the Great Depression, » The American Historical Review, Octobre 1973, p. 934. La citation est tirée de Deutschland und die Vereinigten Staaten de Hans-Juergen Schröder, (1970), pp. 118-119.

 

41. Dans les années 30, lors d’une visite à Berlin, l’ancien président zunien Herbert Hoover rencontra le ministre des Finances d’Hitler, le comte Lutz Schwerin von Krosigk, qui lui expliqua longuement les politiques économiques de son gouvernement. Tout en reconnaissant que ces mesures étaient bénéfiques pour l’Allemagne, Hoover exprima l’avis qu’elles ne convenaient pas pour la Zunie. Les salaires et la politique des prix dirigés par le gouvernement seraient, selon lui, contraires à l’esprit de liberté individuelle zunien. Voir, de Lutz Graf von Schwerin Krosigk, Es geschah in Deutschland (Tübingen/Stuttgart, 1952), p. 167. L’influent économiste britannique John Maynard Keynes écrivit en 1936 que ses politiques « keynésiennes, » qui dans une certaine mesure étaient adoptées par le gouvernement d’Hitler, « pouvaient être bien plus faciles à adapter aux conditions d’un État totalitaire » qu’à un pays où « les conditions de concurrence libre et un grand degré de laissez-faire » prévalent. Cité dans le livre de James J. Martin, Revisionist Viewpoints (1977), pp. 187-205. (Voir aussi, de R. Skidelsky, John Maynard Keynes: The Economist as Savior 1920-1937 (New York, 1994), P. 581). Ces dernières années, la recherche a montré qu’une plus grande diversité ethnique réduit le niveau de confiance sociale et la maniabilité des politiques d’aide sociale. Voir, de Robert D. Putnam, « E Pluribus Unum: Diversity and Community in the Twenty-first Century, » Scandinavian Political Studies, juin 2007. Voir aussi, de Frank Salter, Welfare, Ethnicity, and Altruism (Routledge, 2005)

 

42. Allocution d’Hitler au Reichstag, le 3 octobre 1941.

 

43. Daily Express (londonien), 17 novembre (ou septembre ?) 1936.

 

44. John Lukacs, The Hitler of History (New York: Alfred A. Knopf, 1997), pp. 95-96

 

45. S. Haffner, The Meaning of Hitler (New York: Macmillan, 1979), pp. 27-29. D’abord publié en 1978 sous le titre Anmerkungen zu Hitler. Voir aussi, de M. Weber, « Sebastian Haffner’s 1942 Call for Mass Murder, » The Journal of Historical Review, automne 1983 (Vol. 4, N°3), pp. 380-382.

 

46. J. Fest, Hitler: A Biography (Harcourt, 1974), p. 9. Cité par S. Haffner dans The Meaning of Hitler (1979), p. 40.

 

47. J. Toland, Adolf Hitler (Doubleday & Co., 1976), pp. 407. 409.

Mark Weber est historien, auteur et analyste des affaires actuelles. Il a obtenu sa maîtrise d’histoire en 1977. Il a étudié l’histoire à l’université de l’Illinois (à Chicago), à l’université de Munich, à l’université dÉtat de Portland et à l’université de l’Indiana.

Original : www.ihr.org/other/economyhitler2011.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

http://www.alterinfo.net/Comment-Hitler-s-attaqua-au-chomage-et-relanca-l-economie-allemande_a67584.html

Kapokalisme : Le nazisme rose

Gaëtan Pelletier 

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons.

Maxime Gorki

Je ne sais trop à quoi « travaillent » les politiciens. On dirait qu’ils ne vivent pas dans le même monde que nous.

Depuis des décennies, des siècles, des millénaires, comment donc peut se perpétuer ce modèle du menteur?

Il y a eu les menteurs de dieu, les menteurs de société, et les menteurs de compagnies qui vendent leurs produits aux politiciens. Et les menteurs « obligés » qui gagnent leur vie comme des kapos.

***

Politiciens.

Ou ils sont naïfs, ou ils sont menteurs… Mais nous ne sommes plus au temps des sujets pantins, à genoux du cerveau, ignorants.

Mais la bête mensongère des États croit encore que le peuple peut avaler leur potion de serpent.

Du venin.

C’est ce qu’on nous sert jour après jour.

Tout est secret pour « raison d’État »

Depuis le début de l’humanité, on n’a pas cessé d’inventer des armes pour tuer. Qui sont devenues des armes pour « faire vivre ».

L’aviation.

Le nucléaire.

Derrière tout ça se cache les grands mensonges des dirigeants : le secret fait la guerre aux secrets.

Un secret caché est un mensonge « complexe » qui finit par ne plus se comprendre lui-même, ni dans ses directives d’une Terre parcellée, divisible dans sa douleur, et rendant l’humain invisible.

On nous cache tout…

Qu’en 40 ans de nucléaire, le grand pari était de trouver un moyen de se débarrasser de cette recette « contre nature ». Échec : on les enfoui sous terre pour ne pas qu’elle soit bombardée, on la  baigne dans de l’eau,  on pollue  hypocritement et  silencieusement … On cache même dans les montagnes les déchets radioactifs.

200,000 ans. (6,000 générations.)

Avant que ces déchets  soient inactifs.

On nous ment sur la culture à la Monsanto.

On nous ment sur les banques.

On nous ment sur la démocratie.

On nous ment sur l’état des États.

On ne dit rien des secrets qui se préparent et qui vont encore saccager nos vies.

Le secret est la connaissance des ignorants et des gens payés pour des rôles de figurants.

La vie est un théâtre Shakespearien, mais la pièce n’a pas de fin.

L’argent comme outil de contrôle.

Au fond, ceux qui mènent la vie des gens simples, ont maintenant le pouvoir de tout contrôler par déviation de l’avoir collectif des communautés, des pays,  volant les terres, sabrant les modes de vie, et contrôlant les populations par la police achetée au prix des servants de messe bien habillés, et surtout le cerveau dressé comme des chiens « à la défense du mal ». Le citoyen étant devenu le mal à abattre.

Payés par les citoyens.

Les bergers griffés sont les nouveaux archers au service d’un prince que tout le monde fait vivre.

On a seulement affiné l’approche par des avocasseries. Depuis le début de l’humanité, quand on a découvert le langage, on a fini par s’en servir comme arme de destruction massive.

Il a simplement depuis inventé un langage qui endormirait les humains par contorsions et faux savantissime.

Le miroir est  devenu plus gros que le soleil.

Chaque centurion commandait l’unité de base de légion romaine, la centurie, un groupe d’hommes qui comprenait entre 80 à 100 hommes et jusqu’à 160 dans quelques cas (même si dans quelques sources on rencontre des centuries composée de 300 soldats[2]). Les centuries étaient traditionnellement associées par paires pour former des manipules, dans lesquels les deux centurions étaient appelés prior et posterior. On ignore si cette correspondait aussi au placement des premières et deuxièmes lignes dans la bataille lors de la disposition devant l’ennemi.

Le primipile est le centurion au grade le plus élevé dans une légion romaine, il appartient à la première centurie de la première manipule de la première cohorte de la légion. Ce nom signifie premier pilum (javelot) (en latin: Primer Pilus) : c’est lui qui lançait le premier son javelot lors des batailles et donnait ainsi le signal du lancement pour les autres soldats. C’est généralement le plus expérimenté et valeureux des centurions qui occupe ce poste important et honorifique en même temps. Ce titre se maintient sous l’Empire[3]. Wiki.

La « mêmitude »

Le monde n’a pas changé. Mais avec la venue de la technocratie, de la science – toujours avec ses découvertes nouvelles- on a cru un moment que l’humain pourrait être changé par une sorte de mélange nouveau, créant du « nouveau », mais de l’apparent…

C’est là que nous fûmes trompés.

Les soldats seront toujours des soldats.

La cravate est l’armure….

Surtout si un soldat de la mondialisation est payé d’une solde de 20$ millions, de 30$, avec primes, il conservera son rôle de soldat.

Dans la guerre citoyens vs dirigeants, la démocratie est réapparue. Elle risque de disparaître si elle n’est pas largement contrebalancée par une masse écrasée par le pouvoir de l’argent et du discours sirupeux-menteur.

On s’est trompé.

La Science n’a rien à voir avec l’Homme. C’est un être d’émotion, de raison, d’intuition. Il a les armes en lui pour combattre ceux qui sont « contre » l’humain.

Nous sommes maintenant en lutte contre la « mêmitude ».

La décennie à venir

Les dommages à l’être humain et à la planète sont énormes. Un point de rupture…

Ce n’est pas l’avoir ( l’argent) qui est grandement hypothéqué, c’est la vie.

Nous avons emprunté sur la qualité de nos vies et nous avons détruit le futur.

Regardez chaque dirigeant de vos pays, chaque « centurion » à la tête des compagnies, ce sont des Hitler déguisés qui veulent conquérir tous les biens de la planète en enfouissant sous terre les milliards d’humains.

À chaque jour, des discoureurs déroulent leur rouleau de mensonges écrits par des kapos engagés pour répandre la propagande mensongère.

Nous assistons à l’action du nazisme rose.

Les discours?

Un sirop délavé, bien sucré, bien gras…

Il ne reste plus qu’une décennie pour que la vie continue.

Sinon, c’est l’anéantissement total qui va même enfouir les kapos à cravates blanches dans le trou qu’ils auront creusé.

Gare à la gare mondialiste…

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P.S : toute reproduction interdite.

Pensez par vous-même.