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Nous périllons, vous périllez, nous périssons

« À force de donner des cadeaux pour attirer des multinationales, on demande aux autres contribuables, qui sont immobiles à l’intérieur des sociétés, de compenser. C’est un transfert d’un fardeau fiscal d’une catégorie de contribuable à une autre, et concurremment à ça, on met des plans d’austérité en place. »— Brigitte Alepin

Nous sommes arnaqués par les délirants pickpockets mondialistes depuis des décennies. Et là , les gouvernements , aveugles, embrassant le pouvoir, n’ont  pas su réagir à temps.

Il y a des centaines de documentaires sur You Tube expliquant les méfaits d’une mondialisation et d’un libéralisme « bar ouvert » dans lequel se servent des mains invisibles, les doigts en forme de Inc.  Bar ouvert dont la responsabilité incombe à nos gouvernements. Faudrait-il contraindre les petits acteurs de la politique à visionner les documentaires et à lire ces soi-disant marginaux du système qui hurlent une vérité évidente?

Le Québec a élu un Dr en médecine. Premier ministre. Il en connaît sans doute énormément sur l’ossature de l’homo sapiens, mais peu sur les voleurs limousinés qui font les « quatre coins du globes », sans aucun intérêt pour les pays, ni moins pour une population qui les enrichit. Alors, à quand ce cours concernant Filous 101, la base simpliste du fonctionnement des arnaques sans frontières. Faut-il fermer les frontières? Oui, en attendant d’avoir des dirigeants qui cesseront  appliquent des théories économiques caduques.

Nous sommes non seulement paupérisés, nous périssons. Malades en phase terminale d’un monde soumis à l’ignorance même des dirigeants, ces lèches-culs antiques attachés au credo du libéralisme bienfaisant. Un concept vieux comme l’immonde.

Pendant que les gouvernements dirigent les peurs et tremblements vers l’État Islamique, le terrorisme monétaire est en train de miner totalement  la mince ombrelle de démocratie qui nous rend si fiers.

On devrait créer un hymne national pour les paradis fiscaux. Sorte de clan en formats pixels qui parcourt  la Terre à la recherche des plus pauvres pour s’enrichir. C’est dingue au point de rendre la classe moyenne plus pauvre pour affamer une nouvelle source de revenus qui n’ira nulle part, sauf dans un coffre-fort.

On est limace pas à peu près… Sortez vos pancartes de carton recyclé. Avec ça, écrivez ce que vous voulez, votez, faites la rue comme Ginette au coin de Sainte-Catherine et XXX.

Nous avons élu des blondes ignares, innocentes dans les deux sens du mot, qui font le tour du globe pour des échanges commerciaux. Le temps d’un voyage, une compagnie embouteilleuse d’eau a délocalisé son usine. Elle doit être quelque part en Afrique en train d’en reconstruire une plus belle au prix le plus bas emportant ses gains vers une île le pacifique. À force de faire la guerre au pacifique, à coups de pancartes, il ne nous restera que  quelques décennies pour sortir de ce trou noir. Les avocasseries – ce dont peuvent se payer ( et à nos frais) – ceux qui dirigent maintenant notre destinée vers nulle part auront raison desdits citoyens. 

La réussite de la justice est de faire crever le plaignant par un moyen simple: la lenteur et la longueur des procédures. Le système a été copié en étudiant l’art de mener un pays par un parti au pouvoir. N’importe lequel. Car de toute manière, c’est une sorte d’arriéré mental « plausible » et beau parleur qui a la finesse d’un vendeur de visses.

Quand on songe qu’en éducation on se chamaille à savoir si on devrait insister sur la compétence ou les connaissances – grand débat – , on constate que nos politiciens n’on ni l’un ni l’autre.   La raison est simple: ils sont allés à l’école trop longtemps.

«Etat-concurrence». Le voyage se poursuit dans les paradis fiscaux, sous le soleil des îles Caïmans ou dans le brouillard de Jersey où les filiales d’Apple, Google and co achèvent de brouiller les pistes. Mais il ne faudrait pas croire que nos gouvernants, et donc également ceux qui ont voté pour eux, n’ont pas leur part de responsabilité dans cette optimisation fiscale, comme on l’appelle pudiquement dans les cabinets d’avocats et qui, comme le reproche une députée anglaise à un cadre d’Amazon, «n’est pas forcément illégale mais toujours immorale». «A l’ère de la globalisation, l’Etat-providence qui protège et régule s’est mis à ressembler aux entreprises, analyse la journaliste québécoise, il est devenu un Etat-concurrence, plus porté à l’efficacité fiscale qu’à sa justice afin d’attirer les investisseurs. Christophe ALIX

Gaëtan Pelletier

Alice au pays de l’austérité

Alices et Wonderland

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Source

Québec, France, Belgique, Allemagne… En quelques jours les plans d’austérité ont été « dévoilés ». Il n’y a plus de pays, sauf des transnationales picorant les richesses des pays. Et on n’a plus de pays… Mais de nombreux politiciens qui en ouvrant les portes des pays ont permis à  l’émergence d’une toile d’araignée incompréhensible, mouvante, organisée, souterraine.

Les retraites passent de 60 ans à 62. De 62 à 64 dans certains cas.  Et les moyens de taxer sont de plus en plus raffinés ou… sournois.

Le siphon des multinationales a pris de l’ampleur. Une ampleur exponentielle qui fait en sorte qu’après avoir pillé et continuer de piller, on a vidé le patient de ses intestins.

Gloup!

On aspire les citoyens comme des moules…

On dirait qu’un pays s’est créé sur Mars ou dans le cyberespace, invisible mais empoisonnant.

Un Krach en rose, qui se veut lent et rassurant, mais qui ne l’est pas du tout.  Le 21 e siècle, qui devait être un siècle  de l’âge du Verseau est en train de tourner au cauchemar. C’est un 1929 étalé et « expliqué »… Par des incompétents ingénieux et dinosaures.

Avec les mouvements exponentiels et étalés sur la surface du globe, d’ici 5 ans, il pourrait y avoir une révolution mondiale à laquelle on ne s’attendait pas.

 

Un pouvoir occulte a été installé, insidieux, par la petite bourgeoisie politique « légère » et calculatrice, mais ignare et inadaptée aux courants mondialistes dans l’ignorance totale des tentacules et de ses trames pourtant prévisibles.

En vérité, les démocraties auront tué les pays… Pendant que la valse des pantins et des Pinocchio se poursuit, change de main, parle, la stabilité et le raffinement des entreprises a vite dépassé les minus idéologies caduques.  Les entreprises, dites privées, ont su profiter des murs des pays qui tombaient. Le mur de Berlin, c’était une blague…

Mais quelle démocratie? Celle des pouvoirs nombrilistes…

Cette déstabilisation de l’Occident va faire en sorte que les pays encore « debout » verront à leur tour leurs genoux plier.

Je le répète, la seule guerre qui reste à faire est celle des États VS Citoyens.

Quand la réflexion n’est pas suffisante, la douleur est un moyen d’apprendre, et sans doute le plus efficace.

Alice a bouffé trop de champignons…

Gaëtan Pelletier

16 décembre 2014

 

 

On supporte tous un cochon endormi…

Ayant décidé de faire la guerre à la pauvreté, il a laça  une grenade sur un pauvre. Les Cyniques, circa 1968

Le fardeau fiscal des contribuables va s’alourdir encore un peu plus en 2015-2016, Québec ayant décidé de puiser dans leurs poches 262 millions de dollars supplémentaires pour atteindre son objectif de déficit zéro. La Presse 

Depuis 2008, c’est la longue glissoire des gouvernements pour essayer de « redresser » l’économie. Personne ne parle de mondialisation et de libération des marchés: Ils sont naïvement perdus dans leurs analyses « interne » et bouchées. Ils ont fait Harvard, mais ça ne les empêche pas des êtres des pisse-vinaigre idiots. Des avares pour certains, mais des donateurs diligent pour un bataillon d’hommes d’affaires zombies.

Inhumanisés!

De l’huile dans les veines et des chiffres agrippés aux neurones. Il ne connaissent que ça. Bizarrement, la masse qui les nourrit – ladite classe moyenne – se dessèche. À force de tirer l’eau du puits, on fabricote un petit désert. Et ils s’acharnent en en tirer, goutte à goutte, de  cette masse de petits dignitaires angéliques, probe, laineux-moutonneux, pancartant dans les rues à l’heure précisée par les dignitaires-curés du bien du peuple, tout ce qui peut nourrir la race des Morlocks 

Ce qu’il y a d’agaçant dans se « mesures » pour redresser l’économie, c’est l’admirable charabia allié à la confiture des chiffres des « intervenants économiques », tous lustrés, dans une liturgie 21 ième siècle. Crédo et déisme métal-froid. Des cartésiens monocles: Ils voient d’un oeil, mais sont aveugles de l’autre… En plus, sourds des murmures, des cris, de la VÉRITÉ, crachés par les médias alternatifs.

Les SDF mondialisés  traînent leur chien, leur cochon, parce qu’ils les aiment. Nous traînons les nôtres par manque de choix. C’est la nouvelle forme de colonisation et d’empires invisibles qui a vu le jour au siècle dernier sous promesse de « richesses et d’accès à la bourgeoisie financière. Elle n’existât que pour enrichir le « pouvoir invisible » des conglomé-rats.

Nous voilà dans la promesse du Bonheur 2020, 2025, 2040… Comme une puante odeur de réchauffé du siècle dernier.

On supporte toujours des cochons endormis: plus ils s’engraissent les uns les autres, plus nous étouffons et ne pouvons dormir.

Gaëtan Pelletier

3 décembre 2014

Évadés de tous les pays…

Les économistes n’ont-ils jamais été assez naïfs pour imaginer qu’il leur soit possible un jour d’avoir une représentation exacte du système global des relations économiques tissées par leur congénères ? Si la question a pu être posée autrefois, elle est aujourd’hui un peu plus saugrenue à chaque jour qui passe. La « mondialisation heureuse » si chère ( !) à l’impayable Alain Minc a tellement contribué au développement des flux financiers occultes que les chiffres officiels quantifiant le « monde des affaires » sont de plus en plus éloignés de la réalité des affaires du monde. Le capitalisme mondialisé a banalisé la fraude fiscale au point que certains États démocratiques en usent comme moyen de gouvernement au service de leur économie nationale. Ainsi, le poids de l’économie souterraine est désormais tel que les chiffres rendus publics par les instituts de statistiques ne veulent plus dire grand-chose pour nombre de pays. Cependant, l’économie souterraine est fortement imbriqué dans l’autre, l’officielle, puisqu’elle en découle en large partie et la seconde ne peut sans doute déjà plus vivre sans la première. Il est donc probable que la volonté politique de s’attaquer à l’évasion massive des capitaux restera des plus timides. De l’esbrouf à gogos, rien de plus.

L’Internationale capitaliste est une nébuleuse grandissante qui s’est nourrie aux fil des dernières décennies de toutes les déréglementations voulues par la quasi totalité des gouvernements de la planète afin de faciliter la circulation de l’argent. Outre que les États se sont ainsi dépossédés des anciens moyens de contrôle ou d’orientation des forces de l’économie, cette libéralisation débridée a ouvert de très larges horizons aux détenteurs de capitaux. Les « paradis fiscaux » devinrent évidemment la principale destination de ces mouvements destinés à détourner de l’impôt des revenus conséquents du capital ou à blanchir l’argent de trafics en tous genres. Au cours des trente dernières années l’arsenal financier n’a pas cessé de peaufiner ses montages destinés à la dissimulation et au brouillage des pistes. Les sociétés-écrans ont vu leur nombre exploser, les prête-noms ont fait florès. Le néolibéralisme financier a son vocabulaire édulcorant : l’évasion de capitaux par le choix avisé de procédures légales de circulation de l’argent a été rebaptisée « optimisation fiscale ». On évite d’employer le vocable « paradis fiscaux » sauf, éventuellement, pour les pires d’entre eux que l’on pensait disparus comme l’avait affirmé Nicolas Sarkozy durant son mandat présidentiel. On sait que depuis ils sont curieusement réapparus et qu’ils sont plus forts que jamais. Le texte issu du dernier sommet du G20 ne mentionne pas une seule fois les sociétés-écrans mais vingt-cinq fois le mot croissance. Ainsi le vice reste caché quand la vertu proclamée s’affiche avec ostentation. Dans les coulisses du pouvoir on s’autorise même à penser que ce vice-là sert cette vertu-là.

La libéralisation du marché de l’argent est largement responsable de l’aggravation des inégalités de revenus et de patrimoine partout dans le monde. Les revenus du travail sont captifs pour l’essentiel et sont donc très facilement taxables tandis que les revenus du capital ont désormais une grande propension à se déplacer au gré des avantages fiscaux comparés et du degré de discrétion concernant les mouvements d’argent totalement informatisés. La plupart des gens ne vivent que du fruit de leur travail, à condition bien sûr d’avoir un emploi. Ils paient au comptant les politiques d’austérité qui leur sont imposées actuellement quand les détenteurs de capitaux peuvent trop facilement s’y soustraire. Qui peut sérieusement nier que la démocratie est malade de cela avant toute autre cause susceptible d’être invoquée ? Au cœur de la minimisation du problème l’on trouve une superbe hypocrisie qui distingue évasion fiscale et fraude fiscale. Proclamons-le : il n’y a que de la fraude fiscale ! L’hypocrisie est désormais au sommet du pouvoir politique en Europe. Elle y est même personnifiée par le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne depuis quelques semaines. Lorsqu’il était « aux affaires » de son pays il a abondamment contribué à bâtir un vaste système d’optimisation des profits d’au moins 240 firmes multinationales du monde entier. Ces profits soustraient de l’impôt dans leur pays d’origine, dont les « partenaires européens » du Luxembourg, soutenaient ainsi l’économie de ce dernier. Quelle est donc cette Europe qui tolère encore, plus de cinquante ans après sa fondation, que le Luxembourg reste l’un des plus solides paradis fiscaux du monde ? Quelle est donc cette Europe qui nomme à sa tête le fomenteur d’une gigantesque entreprise de fraude fiscale ?

La France n’est évidemment pas en reste. BNP Paribas, première banque européenne, est aussi la championne de France de l’évasion fiscale. D’après ses propres chiffres elle réalise pas moins de 21 % de son activité dans des paradis fiscaux grâce à 170 filiales. Que fait-elle dans ces paradis fiscaux ? Elle organise les affaires pour elle-même et ses clients. La preuve réside dans un éditorial du 21 février 2014, publié sur le site de la banque, intitulé « Patrimoine intelligent ». On y lit : « une fiscalité forte est installée durablement en France (…) Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés (…) Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable (…)  ? ». On ne saurait être plus clair ! Et rien de plus officiel, au vu et au su des décideurs politiques. Ce sont toutes ces pratiques – qu’il faut avoir l’honnêteté de qualifier de frauduleuses – qui vont s’accentuer avec la poursuite de la libération des forces de l’économie à laquelle s’adonnent tous les gouvernements européens sous la pression appuyée des intérêts privés dominants.

Montesquieu, dans sa clairvoyance, le disait déjà en son temps : « Comme celui qui a l’argent est toujours le maître de l’autre, le traitant se rend despotique sur le prince même : il n’est pas législateur, mais il le force à donner des lois. » Encore le philosophe le disait-il avec l’espoir que les hommes saurait un jour se prémunir contre ce fléau. Hélas ! ce jour n’est toujours pas advenu.

Yann Fiévet

Le Peuple Breton N° 604 – Décembre 2014

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?page=imprimer&id_article=27306

 

Les mouches ou la vie : la lente sculpture du déchétarien rampant

Quand  une fois la liberté a explosé dans une âme d’homme, les Dieux ne peuvent plus rien contre cet homme-là .(Sartre)

Science : Étude sur les mouches

Les sons que font les mouches lorsqu’elles copulent augmentent considérablement le risque pour ces insectes de servir de dîner aux chauves-souris, selon une étude publiée mardi dans la revue Current Biology.

Les chercheurs, qui ont étudié une petite communauté de mouches et de chauves-souris dans une étable près de Marburg, en Allemagne, ont constaté que les insectes en train de copuler avaient six fois plus de risque d’être mangés que les mouches posées seules.

«Le sexe tue», a déclaré un des auteurs de l’étude, Stefan Greif, biologiste spécialiste des chauves-souris (Institut allemand Max Planck d’ornithologie). Au moins dans le cas des mouches domestiques, menu préféré d’une colonie de chauves-souris du genre murin de Natterer perchées au plafond de l’étable.

Des études sur 13 nuits en 2001, 2005, 2006 et 2009, n’ont montré aucune attaque de chauve-souris sur une mouche marchant tout simplement au plafond, tandis que 59 attaques ont été enregistrées sur des mouches en train de s’accoupler.

«En moyenne, sur quatre années d’observation, 26% des mouches qui se livraient à la copulation ont été attaquées par les chauves-souris», selon les chercheurs.

Le taux de réussite moyen des attaques était de 59% et dans deux cas seulement, l’une des mouches du couple pris pour cible est parvenue à s’échapper.

«S’attaquer à des mouches en train de copuler offre aux chauves-souris une double portion», ont relevé les chercheurs. Source

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J’ignore si vous êtes aveugles de ce qui cloche dans cette « étude ». Ça ne donne pas envie de continuer de fabriquer des rejetons pour les « pays » en voie de développement.

Pas d’argent pour  l’éducation, mais à foison  pour la politique. Mais les « curés » de Wall-Street trouvent le moyen de dévaliser la boule bleue.

S’il y a des mouches  à étudier, ce sont bien …elles. Du Krach de 1929, nous sommes passé à la formule hilarante – brillant mot – d’austérité:  Pas d’argent pour les pauvres. Mais on en trouve pour étudier les mouches.

Et la vie dans tout ça?

On nous chante la « guerre obligatoire », la défense des droits de l’Homme, pendant qu’on nous présente des plans d’austérité et que l’on centuple les terroristes, les armes, les guerres,  à la vitesse d’un escargot dopé pour les jeux olympiques.

Même le Canada, ce pays riche, se lance dans un plan d’austérité. Lui qui se vantait d’échapper à la « crise mondiale ».

Un grand viol planétaire…

Les régions, telles que La Gaspésie, la Côte-Nord,  bondés  de travailleurs saisonniers,  se font toujours  sabrer par le régime d’assurance-emploi. Un ou deux F-35 de moins, et ça « déprauvrirait » les régions…

Non.

On coupe. On taillade. Sans regard humain, ni même de souplesse.

Il y a des aveugles qui nous prennent pour des chiens. Et encore qu’ils ne se laisseront pas guider. Sauf par le siphonnage de la richesse collective.

Les mouches

Les habitants d’Argos savaient tous ce qui allait arriver mais n’ont rien fait pour l’empêcher. Au lieu de les punir, les Dieux leur ont envoyé des mouches pour envahir la cité. Depuis le meurtre, le peuple d’Argos vit dans une atmosphère lourde et permanente de remords, essayant tant bien que mal d’expier leurs péchés. Les mouches, Sartre

Des mouches soumises…

Le déchétarisme

Le déchétarisme (néologisme) ou le glanage alimentaire est le fait de fouiller dans les poubelles des magasins de grande distribution et des restaurants pour en extraire des aliments encore consommables par le déchétarien ou glaneur. ( Wiki)

On peut bien choisir d’être déchétariens,  mais il en est qui ne choisissent pas. Cette prétendue austérité nous « convie » a un déchétrarisme déguisé en nous dépouillant de tout réel progrès de la race humaine. Des milliards de nos richesses sont déviées vers quelques uns, de sorte que nous devenons des glaneurs de poubelles, lentement, avec nouveau misérabilisme – non pas seulement alimentaire – mais psychologique. Anxiété, déprime, peur, « dénaturation », tout cela fait partie de la désintégration lente et pénible d’un monde à servitude grandissante: le progrès à reculons. Travailler et souffrir n’est pas un progrès. C’est une désintégration du centrum  de la personne humaine. Nous vivons dans une chambre à gaz…

Si les dirigeants des pays sont « volontairement » aveugles, il ne reste qu’à leur arracher les yeux. Car ils ne servent à rien…

Comme disait Shakespeare : «  C’est le malheur du temps que les fous guident les aveugles. »

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Le fléau à la  J.Edgar Hoover

On se croirait sous un régime mondial à la J.Edgar Hoover.

Communiste.

Terroriste.

Surveillance.

Fouilles.

Et cafouilles…

 On ne modifie que l’image, le mot… Nous voilà d’idées et de croyances tatoués.

Le long règne d’un J. Edgar Hoover a prouvé que la chasse aux sorcières est la chasse aux citoyens. Le malade mental, c’était lui… On l’a su plus tard. Mais il avait tout le pouvoir de vous faire croire que c’est chacun d’entre nous. Il avait  amassé 1900 pages de renseignements concernant Charlie Chaplin pendant  son règne. Lui, qui enfant, se nourrissait d’une soupe de têtes de poissons…  Imaginez ce qu’on peut ramasser maintenant avec le nombre multiplié de ces pouvoirés qui ont fabuleuse et brillante  une technologie payée  de nos impôts et taxes!

Plus ils nous assèchent, plus ils en ramassent pour nous « surveiller ».  Payer pour se faire arracher les ailes et ramper pour se nourrir, c’est un peu plus qu’Orwellien. C’est ici.

Pour plagier le mouvement hippie, c’est :

« Hear and Now ». Nous sommes sourds, mais surtout esclave. L’esclave a le droit d’écrire ce qu’il pense, mais  pas d’user de liberté.

Sinon…

C’est pas la fonte des glaciers qui va faire de nous des lampions à néo-libéraux. C’est la brûlure des ailes de nos libertés, de nos propres avoirs. Notre prétendu « bien-vivre ».

Nous, les moucherons  des grosses mouches qu’on nous a envoyées… Elles sont en train de nous bouffer.

Eux, les grandes langues, qui parlent pour mieux nous avaler…

***

Oui, on dira que c’est pour le progrès…

L’idéal de la société occidentale – « bien-être » – s’est dégradé en des choses purement matérielles, de confort et de propriété d’objet. Et bien que ce mot « bien-être » soit très beau, il fallait trouver autre chose. Et quand le président de l’Equateur Rafael Correa a trouvé cette formule de « bien-vivre », reprise ensuite par Evo Morales (le président bolivien, ndlr), elle signifiait un épanouissement humain, non seulement au sein de la société mais aussi de la nature. L’expression « bien vivir » est sans doute plus forte en espagnol qu’en français. Le terme est « actif » dans la langue de Cervantès et passif dans celle de Molière. Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre. ( Edgar Morin)

 

Gaëtan Pelletier

29 juillet 2012

Mise à jour en 2014…

Avoir pignon sur cul

 

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L’avidité, c’est la pauvreté des riches. 

Jocelyn Beauregard

***

La crise économique de 2008 s’est transformée en « austérité ». C’est du langage orwellien pour qualifier ce qui perdure et ce qui ne reviendra pas.

Ce ne serait pas arrivé si l’avidité des « institutions bancaires » n’avaient pas copié le modèle américain, la grande arnaque du siècle. Les étasuniens puent du cerveau comme si on les avaient enfouie dans un tas de compost.

T’as besoin d’une pelle? Il y a 3 ou 4 circulaires des magasins à grande surface qui mitraillent leurs faux spéciaux de la semaine. On est des dindes farcies de produits divers qui durent le temps qu’ils veulent qu’ils durent.  Et pendant ce temps-là, les vieux se font « dépensionner », rasés de leurs avoirs et de leurs droits à une vieillesse par un couperet de cerveaux empaillés qui se passent les formules de la réussite entre eux. Copycat.

L’offre dépasse la demande. Mais surtout les besoins. Et l’on coupe… Alors, le carrousel économique, avec des méthodes filandreuses, avec leurs connaissances en fauteuil roulant, vous roulent  « until you die ». Jusqu’à la mort. En attendant les affamés – ou tentant d’en créer – du consumérisme attendent… encore plus de consumérisme. Petit bonheur frelaté…

Mais il faut bien offrir un prix « No-Bell », sans sonnette à imbécillité et à la décadence voulue de la vente des maisons. Car ce n’est plus le propriétaire qui fixe le prix, mais l’agent. De sorte que l’on peut vendre une niche à chien à 25,000$ avec un terrain pour caca – bientôt soumis aux « normes environnementales » à 15 mètres carré.

Bizarrement, la recette de la réussite est:  » Si l’on ne joint pas les deux bouts », il faut s’endetter.  Et l’on endette avec des moyens crasseux:

Quand ma belle-sœur est est décédée, la compagnie de téléphone a demandé à la famille de poursuivre le contrat lié à l’abonnement de la ligne téléphonique. Trois mois après le décès.

Elle ne m’a pas téléphoné pendant ces trois mois… Mais il a fallu avoir recours à des conseillers pour couper la ligne.

Toute une arnaque! Même mort, t’es endetté.

Le monde de la finance est si avide et retors qu’il endette les morts. Nous en sommes à « fabriquer de la richesse » avec les cadavres.

Beau monde!

Et les petits chevaux courent!

Et les petits chevaux courent!

En rond, en sautillant, étourdis.

Sans savoir la fête foraine des arnaqueurs affiliés, parfois élus, mimes de rien.

C’est quand même génial leur trouvaille pour nous flouer. Le prix des maisons est tellement élevé, l’espace si petit et coûteux, et la bouffe tellement grasse, qu’un jour c’est la maison qui viendra habiter notre arrière train.

 

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Gaëtan Pelletier

11 juin 2014

 

L’austérité fait grimper le chômage à des niveaux record en Europe

Austérité

Par Stefan Steinberg
10 janvier 2013
La politique d’austérité implacable adoptée par l’élite politique européenne a provoqué une hausse du chômage à des niveaux record à travers tout le continent comme le montrent les données publiées mardi 8 janvier, par l’agence de statistiques Eurostat.

Dans les 17 pays européens formant la zone euro, le chômage a grimpé en novembre à 11,8 pour cent et le nombre de travailleurs sans emploi a atteint 18,8 millions. C’est le chiffre le plus élevé depuis l’introduction de la monnaie unique en 1999.

Dans la zone euro, le chômage a augmenté de 0,1 pour cent par rapport au mois précédent, soit une hausse de 1,2 pour cent depuis novembre 2011. Dans les 27 Etats membres de l’Union européenne, le chômage s’est établi à 10,7 pour cent en atteignant pour la première fois 26 millions.

La plus forte augmentation du chômage a eu lieu dans les pays européens qui ont été sélectionnés par le Fonds monétaire internationale (FMI) et l’Union européenne pour subir un traitement de choc économique. En Grèce, le chômage a grimpé en flèche à 26 pour cent en septembre, une hausse de plus 7 pour cent depuis septembre 2011. Le chef de file européen du chômage est toutefois la quatrième économie du continent, l’Espagne, où 26,6 pour cent de la main-d’œuvre étaient inscrits au chômage en novembre.

En commentant les plus récentes statistiques européennes, Graeme Leach, chef économiste du British Institute of Directors (un groupe patronal) a dit, « Il est évident que l’implosion économique de plusieurs Etats membres continue à un rythme préoccupant… Les chiffres clé sont une mauvaise nouvelle et ceci est exacerbé par l’impact politique et humain des niveaux effrayants du chômage des jeunes en Espagne, en Grèce et en Italie. »

Selon les chiffres d’Eurostat, le chômage des jeunes se situe actuellement aux environs de 50 pour cent en Grèce et en Espagne, et arrive à 30 pour cent en Italie. Tous les principaux indicateurs économiques signalent une aggravation de la situation économique en Europe et une nouvelle hausse du chômage en 2013.

Les chiffres de statistiques ne révèlent pas la souffrance et le désespoir énorme qui frappent des dizaines de millions de familles à travers tout le continent. La conséquence inévitable de niveaux de chômage record est, dans certaines des économies les plus développées en Europe, un niveau de pauvreté jamais vus depuis les années 1930.

Dans un récent rapport, l’organisme caritatif Oxfam a averti que les mesures d’austérité introduites à la fin de l’année dernière par le gouvernement espagnol et qui comprennent des coupes sévères des allocations de chômage pourraient faire passer, au cours des dix prochaines années, à 18 millions, soit 40 pour cent de la population, le nombre de personnes considérées comme vivant dans la pauvreté.

Selon les estimations officielles, plus d’un tiers de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté en Grèce. Les soupes populaires sont maintenant devenues chose courante dans les grandes villes et des marchés de troc sont organisés dans certaines parties du pays pour permettre aux personnes pauvres sans revenus d’échanger des produits.

Fin janvier, une série de réductions des revenus des retraités et des fonctionnaires entrera en vigueur en tant que partie intégrante du dernier plan de coupes approuvé par le gouvernement à Athènes. Les revenus d’un grand nombre de travailleurs qui ont déjà diminué de 40 pour cent ces dernières années, baisseront encore davantage.

Aliki Mouriki, sociologue au Centre national pour la Recherche sociale (EKKE), a mis en garde contre les conséquences politiques de la politique d’austérité imposée par l’UE et le FMI : « Le chômage continuera d’augmenter, la récession s’aggravera, davantage d’entreprises fermeront leur porte. La grande question est la suivante : Qui survivra ?… La colère et le désespoir s’accumulent… Cela va exploser si les gens ne voient pas un moyen de sortir de cette situation déplorable. »

En fait, le chômage de masse et la pauvreté généralisée ont été pris en compte par l’élite dirigeante européenne lors de l’élaboration des plans qu’un commentateur économique a qualifié d’« austérité permanente. »

A la fin de l’année, la chancelière allemande Angela Merkel a suggéré que lorsqu’il s’agissait de déterminer les salaires et les conditions sociales des travailleurs européens, la Chine était la référence. Une énorme armée de chômeurs vivant au bord de l’indigence est créée dans le but de tirer vers le bas les salaires de ceux qui ont encore un emploi et d’atteindre les niveaux de surexploitation en vigueur dans les zones franches en Chine. Les niveaux extrêmes de dévastation sociale et de pauvreté qui règnent en Grèce, en Espagne et en Italie vont être exportés partout sur le continent.

Le propre gouvernement de Merkel est en train d’établir des plans pour introduire en 2014 en Allemagne, après les élections fédérales de cet automne, des mesures d’austérité drastique. La récente adoption du frein à l’endettement allemand visant à strictement limiter le niveau de la dette obligera tous les autres pays de la zone euro à emprunter la même voie.

A l’extérieur de la zone euro, le premier ministre britannique David Cameron a clairement fait comprendre que le gouvernement de Londres entendait bien maintenir son propre programme de coupes budgétaires au moins jusqu’en 2018. Figure notamment parmi les coupes prévues cette année par la coalition gouvernementale entre les conservateurs et les libéraux démocrates, l’introduction d’un plafond pour les prestations sociales ce qui signifiera une réduction massive des revenus des couches les plus pauvres de la société.

Toutes ces attaques perpétrées en Europe ont été possibles du fait de la docilité des syndicats qui soutiennent la politique de la classe dirigeante européenne. Cette politique consiste à réduire les salaires et les conditions, afin de combler le fossé de l’exploitation des travailleurs qui existe encore entre l’Europe et la Chine.

(Article original paru le 9 janvier 2013)

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