L’HIPPOPOTAME MODÈLE 1929

12-novembre-2009

L‘Etat est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ;

et voici le mensonge qui s‘échappe de sa bouche :

Moi l‘Etat, je suis le peuple.”

Friedrich Nietzsche

 Constat 

 Avant – c’était il y a quelques décennies – c’était L’État qui faisait progresser les sociétés. On avait des projets, des rêves, des visions et des réalisations. Pour l’heure, il n’émerge des dirigeants qu’un filet de discours insipides, un inside patois et, surtout, une addiction au pouvoir à l’odeur  d’une morue qui ne sait pas nager.

Les grands changements se faisaient, il y un demi-siècle, aux décennies, voire aux vingt ans. Le monde a changé : les changements sont rapides. Tout au plus cinq ans.

La structure actuelle de l’État  n’a plus sa fluidité : elle patauge dans la mélasse. La beurrée est lourde et on l’on tente, sans trop de succès, d’y coller la mouche qu’est le citoyen.

L’État blâme le citoyen.

Le citoyen blâme l’État.

Les États modernes

Les États modernes ont bâti leur cible sur la pauvreté et la misère qui a régné avant les années cinquante. Mes parents qui sont passés à travers la crise de 1929, dans une société où le savoir était l’apanage d’un groupe de dirigeant liés au grand pouvoir de l’Église catholique, ont souffert de la faim…Ou des menus pauvres en diversité. Les valeurs véhiculées étaient, elles aussi, tout aussi pauvres : souffrir, mourir, pour aller au ciel. La souffrance était un moyen pour atteindre le Nirvana. Mais plus tard, dans une autre vie…

Vive les usines à fabriquer des âmes!

Et pour ce qui est de l’ouverture d’esprit et de l’amnésie, le présent pape condamne l’homosexualité, la contraception, l’avortement. La liste est longue.

Je reviens à mes parents.

Ces gens-là se sont nourris de légumes-racine, de jarrets de porc, de quelques œufs et de fèves au lard. Quand ils en avaient…

Issu d’un milieu pauvre, j’y ai goûté.

Le menu m’a rempli le ventre. Le vomi qui m’en est resté est celui du bourgeois bien-pensant dont l’œil crachait un regard fielleux sur la pauvreté. La pauvreté n’étant qu’une impuissance, un manque de volonté, dans un monde au nez collé au front.

Le bourgeois-pape a ses valeurs dans une boîte scellée.

C’est pour ça qu’au boxing-day, il se débarrasse de son trop avoir pour chariter les pauvres.

Il vide sa maison.

Finalement, le pauvre est la poubelle de ce gentils bourgeois. Sauf qu’il ne passait qu’une fois par année.

Le stress et la pharmacologie

La génération qui a suivie est devenue de par les richesses acquises, le savoir-margarine, une classe de petits bourgeois se nourrissant d’une cuisine fine, grasse, et pensée… Il est devenu cérémonieux et d’apparat. La valeur se mesurait à ses avoirs, tant culturels que matérialistes.

Le ridicule ne les a pas tués, mais il en a fait mourir plusieurs de crises cardiaques, les artères plus bouchées qu’un discours papal.

Ils ont élevé leur progéniture à la manière de leur façon d’être, sûrs qu’il n’y aurait plus jamais de misère. Dans une vie sans histoire…

Une vie sans Histoire

Vint une nouvelle maladie : le stress. Mais la société découvrit une belle usine : les pharmacies. La pollution, le rythme de vie, les grandes ambitions, firent en sorte que notre humain se rendit compte qu’il travaillait sous pression… Mais… On pouvait le décompresser. Comme un fichier RAR. En capsules, en poisons de tout acabit et de couleurs composites.

Quand on vit vite, on se guérit vite…

Beau crédo!

Une vie sans histoire, ça n’existe pas. Du Houdini chimique. Comme les pubs à la télé : le type avale une pilule et en quelques secondes il s’en va en patins à roulettes poursuivre un bus.

Non, ça n’existe pas.

On a cru aux menteurs. Et encore on y croit.

Et le mensonge est tellement beau que tous les pays de ce «monde» qui ont tous pour nom 1929, voudraient vivre notre rêve.

De la voiture à l’âme

 

Après avoir eu le ventre plein, au point de gonfler – toujours comme la morue – notre Homme, une fois débarrassé de la fausse religion, fut convaincu qu’il était à la mesure de son sac de vidanges : une denrée périssable, un montage de chair, une caverne à émotions.

L’état et la science (sic) l’y encourageait. Une fois parti, et sous terre de six pieds, que reste-t-il de nos amours? La science travaille sur ce qu’elle voit et sur une dose contrôlée d’imagination. De peur de sombrer …dans le doute. La certitude étant le nouveau crédo. Une pomme + une orange = 2.

L’intelligence ne veut pas s’aventurer plus loin que ses yeux à travers un prisme cartésien.

Hubert Reeves doute…

Et il est si savant qu’il nous fait douter.

Pourquoi ne pas douter de lui?

Comment tuer le matérialisme

Platon n’a jamais pensé que l’Homme irait un jour sur la lune. Et au coût de près de 300$ milliards USD.

Non.

Il rêvait :

La recherche de la meilleure constitution est le principal souci de Platon, car le but d’une cité bien constituée est de faire mener à ses citoyens une vie heureuse, vie heureuse qui ne se peut réaliser qu’en fonction de l’état de l’âme. L’âme est ainsi toujours la finalité des spéculations, tant politiques que métaphysiques, de Platon.

 

L’état de l’âme… Dans un monde matérialiste, consumériste – ce bouche-trou  qui camoufle les nids de poules de nos cervelles de poulet à la Kentucky, on a l’impression que nos États nous ont créé un Auswitch tellement discret, que même un Hubert Reeves ne pourrait pas le voir.

Les brûlures sont intérieures.

La pharmacie un glaçon.

 

Il rêvait ce à quoi nous rêvons…

Un monde où le véhicule utilitaire ne mène nulle part, sauf ce long chemin qui va du cerveau au nombril.

Les États incompétents

L’État est aux prises avec le plus de la même chose, l’argent. N’étant plus compétent dans la manière de gérer les vies des citoyens, c’est le citoyen qui devra tuer l’État pour accéder à une certaine forme de bonheur.

L’État est un hippopotame dans la mélasse.

Et on attend de lui qu’il nous apprenne à bouger.

Il n’y a plus rien à attendre. Tant qu’il aura des gaz et que les masques à gaz seront disponibles, nous serons dans un coma.

En fait, nous le sommes déjà : on est branchés à des appareils qui nous nourrissent d’un liquide encore plus épais que la mélasse.

C’est sucré.

Mais ça nourrit quoi?

Un corps de 1929?

Mais nous ne sommes plus en 1929.

Sauf dans ces pays de la Terre où on a gardé des humains sur leur faim. La raison est simple : nous, les riches, nous mangeons des humains. Et des enfants, en plus… Et quand on ne les mange pas, on en tue dans les guerres.

On vit encore dans une monarchie : celles des idées.

Oups! Celle de l’idée…

Gaëtan Pelletier

28 décembre 2008

 

 



Le Diable et le Bon Dieu

6-novembre-2009

lE DIABLE ET LE BON DIEU

SOURCE DE LA PHOTO: http://dominique84.over-blog.com/categorie-10999451.html

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Pierre JC Allard, Nouvelle Société

La Nature vient de faire au Honduras ce que les Américains ont fait en Iraq il y a quelques années: détruire à peu près tout ce qui pouvait se détruire. Mais la Nature ayant des moyens plus puissants que le Grand Satan des Iraniens, elle l’a fait en mieux…. c’est-à-dire en pire. 15 000 morts, 2 millions de sans-abri, 3 milliards de dommages, surtout au niveau des infrastructures.

 

J’ai déjà assez d’ennemis en hauts lieux sur cette terre, je ne me lancerai certainement pas ici dans le rouspétage théologique. Disons donc pudiquement que les voies de Dieu sont insondables… et concentrons sur ce qui est la faute du Diable, la faute du Système.

Ce qui est la faute du Système, c’est qu’il faudra une génération au Honduras pour se remettre des séquelles de la catastrophe, alors que quand un ouragan frappe la Floride, – ou un tremblement de terre le Japon ou la Californie – faisant 10 fois plus de dégâts matériels, on n’en voit plus guère de traces l’année suivante.

Quand le Bon Dieu frappe les pays riches, les pays riches reculent d’un pas et avancent de deux. Quand Il frappe les pays pauvres, les pays pauvres restent à terre longtemps. Le niveau de vie du Hondurien moyen est trente (30) fois moins élevé que celui d’un Américain; il en faut du temps pour économiser le prix d’une nouvelle route… La différence entre un an et une génération, c’est la faute du Diable

Pourquoi les Honduriens sont-ils pauvres? Des milliers de bouquins sont écrits pour expliquer le sous-développement dans le monde moderne, la plupart évitant soigneusement d’en donner les vraies raisons. Je vais vous les dire en 4 paragraphes courts. Quand on vous dira ” Ce n’est pas si simple”, demandez doucement en quoi ce n’est pas si simple et insistez pour qu’on vous explique… et tenez moi au courant.

1. Il y a un peu plus de deux cents ans, nous étions tous pauvres; on cultivait pour manger et on vivait et mourait au rythme des famines. En Occident, la révolution industrielle est venue qui a permis que de moins en moins de travailleurs suffisent à produire la nourriture dont nous avons besoin… et que nous devenions riches de tous ces biens produits par les 97% (au Canada) de la population qui n’ont plus a produire de nourriture.

2. Tous ces produits manufacturés – mais surtout la NOURRITURE ELLE -MÊME – nous pouvions, grâce au machines dont nous disposions, la produire en Occident en surabondance et à bien meilleur prix que les pays qui n’avaient pas pris dès le départ le chemin de l’industrialisation. En vendant ces produits et cette nourriture à vil à ceux-ci, on s’est assuré qu’il ne serait pas avantageux d’y produire ces produits et cette nourriture et que ces pays ne pourraient JAMAIS nous faire concurrence. Ils devraient, au contraire, limiter leur production à ce que nous, Occidentaux, ne produirions pas parce que les machines ne pouvaient le produire.

3. La conséquences perverse immédiate a été que les pays non industrialisés ont cessé les cultures de subsistance – facilement mécanisables – dont ils avaient besoin pour nourrir leur population et se sont spécialisés dans les monocultures à haute intensité de main-d’oeuvre: café, cacao, bananes… Mais comme ils sont bien trop nombreux à cultiver des bananes, on les leur achète au prix que NOUS fixons alors que nous leur vendons les produits alimentaires essentiels et les produits manufacturés au prix qui fait NOTRE affaire. C’est ce qu’on appelle le libre-échange.

4. Pour le “fine tuning”, nous leur offrons une aide bilatérale et multilatérale internationale liée à l’achat de NOS produits… mais qui reste toujours inférieure à l’intérêt que nous leur chargeons chaque année sur leur dette cumulée. Il n’y a donc dans les pays sous-développés que l’argent que NOUS décidons qu’il y soit, ce qui permet d’y garder tous les salaires au prix que NOUS souhaitons, et d’y produire à rabais les composantes de la production industrielle que NOUS choisissons d’y produire sans nuire à NOTRE propre équilibre de main-d’oeuvre… pour la défense et l’enrichissement optimal de NOS exploiteurs. Le Honduras et les autres pays sous-développés seront donc toujours aussi pauvres que NOUS le voudrons.

Je dis NOUS, les Occidentaux, parce que c’est en bloc que nous sommes perçus comme responsables dans les pays du tiers-monde et, aussi, parce que nous sommes tous plus ou moins coupables de fermer les yeux et de ne rien faire pour que les choses changent. Mais, en réalité, nous savons bien que quelques uns seulement parmi nous bénéficient de cette exploitation criminelle du tiers-monde.

Ce sont les mêmes qui travaillent inlassablement à réduire aussi au niveau de subsistance la majorité des populations occidentales. Ceux qui sapent les acquis sociaux pour équilibrer les budgets. Ceux qui ont laissé stagner notre niveau de vie depuis 20 ans, empochant TOUS les gains de productivité réalisés depuis une génération. Ceux qui sont les multiples avatars du Système, les multiples visages du Diable.

Pierre JC Allard

LE DIABLE ET LE BON DIEU

 


Lise Thibault plaide non coupable

5-novembre-2009

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Les avocats me semblent les seules personnes au monde pour qui le temps d’attente et de prolongation est payant. ( Gustave Régaud)

Madame Thibault n’est pas – pour le moment coupable – seulement accusée de…. Toutefois, selon certains, la «reine » ne peut être poursuivie. La représentante? On ne sait pas.

Les avocats  ne veulent pas savoir la réponse: ils attendent…

 

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Le conte à rebours


A/H1N1 : LE VIRUS FAIT UNE AUTRE VICTIME AU QUÉBEC

1-novembre-2009
Source:20 minutes Fr

Porcs mexicains responsables du virus: le Porc Favor.

Gênés, les porcs n’ont pas voulu affronter la caméra.

(Saint-Apocalypse, Qc)

Un jeune homme- dont nous devons taire l’identité pour le moment – souffrant depuis quelques jours de symptômes grippaux est allé ce matin, avec quelques copains, pratiquer son sport favori : le vélo de montagne.

Le jeune homme, un peu fiévreux et étourdi, aurait fait une chute de trois mètre dans un sentier boueux.

Ses amis lui ont alors suggéré de se rendre à l’hôpital. Il refusa et prit le volant de  son auto  pour son  retour à la maison. Le casque dont il était muni lui aurait , semble-t-il,  sauvé la vie.

Par malchance, sa voiture dérapa sur une asphalte chaude d’un chantier de construction : il emboutit un fardier et fut écrasé par ce dernier. On a dégagé la victime de tôles froissées au bout de 45 minutes à l’aide de pinces de désincarcération et de patience.

Une ambulance se dépêcha ( sic) sur les lieux afin de transporter le jeune homme inconscient à l’hôpital.

Pendant le parcours, trois autos filant à vivre allure vers un centre de vaccination, passèrent tout droit à un feu rouge et les trois véhicules heurtèrent l’ambulance, causant toute une commotion. La bouteille d’oxygène vola dans l’air et frappa le jeune homme au crâne. Quant à l’infirmier, assis près de l’accident, il arracha le tuyau d’oxygène dans sa chute. Tuyau qu’il tenta de replacer dans l’énervement sans toutefois réussir.

Des témoins assistant à la scène prirent l’accidenté en charge et se dirigèrent tout droit vers l’hôpital.

Des tests sanguins sur la victime démontrèrent sans l’ombre d’un doute qu’il était bel et bien décédé de ce virus mortel.


Wal-Mart:les avantages sociaux… en dernier

31-octobre-2009
American Patriot

Avantages sociaux

 

 

 

 

 

 

Par Emily Fredrix Emily fredrix (AP)

MILWAUKEE —- Le plus grand détaillant au monde veut garder ses clients, même après leur mort.

Wal-Mart a commencé à vendre des cercueils sur son site Web à des prix inférieurs à d’importants vendeurs de cercueils.. Cela  fait suite à un rival,  Costco, qui vend également des cercueils  sur son site. Emily fredrix (AP)

Après avoir enterré bien des petits magasins, ou de grandes surfaces moins grandes, Wal-Mart s’est lancé dans la vente de cercueils via son site web.

Il y en a pour tous les goûts. De 999$ à 1699$…. Et un modèle de luxe le Sienna à 3,199$.

Les noms des modèles  couvrent une vaste gamme de clients

On dirait que la poésie s’est infiltrée, clous par clous, dans un langage qui fait d’un pauvre un riche en émotions.

Pieta and last supper (Pieta et la dernière Cène )

Lady de Guadalupe

Lovely in all ways ( Belle de toutes les manières)

Executive privilege

American Patriot ( Sans commentaire )

Regal wide body ( Pour les gens un peu gros…)

Supreme distinction  ( Pour les distingués…)

Mom Remembered

Dad Remembered   Site de WalMart

Arrangements floraux

Wal-Mart offre également des arrangements floraux sur un site pour 300$. Les cercueils sont livrés dans les 48 heures.

Autre aspect : un cercueil comme …avantage social

Comme avantage, de par une filiale Star Legacy, les employés de Wal-Mart sont en mesure d’acheter des biens funéraires, y compris les fleurs, les urnes et les cercueils, tout comme l’assurance vie est un avantage.

“Wal-Mart emploie un couple millions [1,5 millions] de personnes et ces gens ont des décès  leur famille» ( Michael Kubasak, de la firme Star Legacy) .

On ne peut pas le nier…

Wal-Mart a eu le génie de trouver un «besoin» qui en est vraiment un.

C’est étrange, mais je parie qu’un crétin va comptabiliser le coût de la vie par une baisse de 0.011%.

Ce qui va faire que le chou que j’ai acheté la semaine dernière à un coût faramineux va finir par s balancer notre budget avec de telles trouvailles.

Je pense en commander un… Rien que pour voir la tête de mon voisin en voyant arriver ce chargement. En attendant qu’il serve, on peut toujours y mettre de la terre et du compost, rien que pour voir de quoi auront l’air les pissenlits vus du dessus…


A/H1N1: un virus qui fait débat 4/4

30-octobre-2009

Survivre au déluge

28-octobre-2009

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  • Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
  • Nul animal ne portera de vêtements.
  • Nul animal ne dormira dans un lit.
  • Nul animal ne boira d’alcool.
  • Nul animal ne tuera un autre animal.
  • Tous les animaux sont égaux.

George Orwell La ferme des animaux

Vous déjeunez  à la peur. Vous n’ouvrez plus vos fenêtre pour entendre les oiseaux chanter : vous ouvrez la radio, la télé, et là commence le cauchemar de la journée. Pas de mammouth, pas de lions, pas de dinosaures. Mais trois ou quatre mauvaises nouvelles qui s’additionnent aux mauvaises nouvelles d’hier. De sorte, qu’au bout de la journée, vous êtes crispés comme un biscuit soda dans son emballage de plastique.

De sorte qu’au bout de quelques années vous êtes à bout sans le savoir. De sorte que vous courez chez le médecin pour vous soulager succinctement.

On ne vous remonte pas pour votre bonheur, on vous requinque pour le boulot.

Être malade est une désobéissance civile… qui coûte cher.

Goebbels était astucieux comme chef de propagande. Mais sa progéniture est plutôt alarmante.  Affinée et alliée à une nouvelle image : la réussite «pour vous».

À se demander, toutefois, si les intentions sont aussi «chastes» que  le blanc des pubs de papier-cul.

L’industrie de la catastrophe

C’est bien l’industrie qui marche le mieux dans notre monde actuel : on ne fabrique pas les catastrophes,  mais on  cultive celles qui passent par la  méthode hydroponique. Il n’y a plus rien de solide dans une culture d’égos,  d’ambitions, de rêves démesurés. Une île, un palmier.  Un égo, un insulaire.

On est passé du 15 minutes de gloire à la Warhol pour du  15 secondes. On s’acclimate à tout…

La recette des états qui divisent un à un. Le roi a organisé son royaume de façon à ce qu’il n’y ait plus de véritable rassemblement, voire de peuple «réel». Car la culture de l’égo fait en sorte que le «chacun pour soi», la réussite individuelle a pris toute la place.

VOUS POUVEZ ÊTRE QUELQU’UN. Même si vous vous acclamez athée, vous croyez au moins au petit dieu que vous êtes. C’est un slogan subversif bien dissimulé.

L’être humain est devenu une bête qui cherche désespérément une arche : il n’y  plus rien de solide. On dirait qu’on n’a pas eu le temps de construire l’arche. Alors tout l monde s’arrache les morceaux d’épaves qui flottent.

L’industrie de l’égo et du Hop-Go

De temps en temps, c’est moi qui fais le marché. Je cherchais un biscuit : le Hop-Go. J’ai dû demander à un commis qui m’a dirigé vers un présentoir. J’ai fait la remarque à celui-ci de cette folie de changer les formes d’un même produit, ou d’ajouter des éphémères, car ils essaient des produis et au bout de six mois, c’est un autre qui prend la place. On cultive de la couleur-présentation.

Je me suis senti citoyen-biscuit : couleur-présentation. On se dit vert, mais on jette les travailleurs qui ne performent pas, comme les biscuits…

À se demander si le produit de consommation n’est pas ce nous?

Une sorte de psycho néolibéralisme : un moi qui sert un nous flou.  Car le moule des sociétés est de plus en plus mouvant, de moins en moins  fixe.

Si vous prenez rendez vous avec la «sécurité», vous avez de grandes chances de le rater.

C’est ce que vous craignez le plus : la peur de l’eau. Car, en fait, la culture hydroponique des États vous divise au point de ne plus voir la source, la rivière, l’océan. Elle façonne des  anxiétés : vous redoutez  de perdre  votre unicité. Vous craignez d’être simplet. Très commun. Même s’il n’existe pas, humainement, d’être commun, on en a tout simplement créé un modèle de looser : un pauvre dans un pays riche est un looser.

Et la réussite de ce slogan passe par un salaire qui vous permet l’achat d’un lopin de terre, d’une imitation de château et de toute la kyrielle de produits griffés, en passant par cet art de bouffer de la sautelle grillée avec un vin de  couleur appropriée.

Ce sont vos armoiries.

L’industrie de la contrefaçon

L’art est une façon de s’adresser à l’émotion, aux sens, à l’intellect.( Art) .   Le  génie de Yehudi _Menuhin est remarquable. Virtuose du violon  et grand humaniste… C’est l’art du beau… L’art du bon. L’art d’être… Une philosophie liée à l’existence, à une profondeur que l’on frôle car elle existe au-delà de nos sens bruts.

Ce qui n’est pas le cas des pasticheurs qui calquent les finesses des artisans de l’art aux fins de  des desseins quasi criminels.

Alors, pour vous embarquer dans l’arche des noyés, on a dégrossi la brutalité des États totalitaires. On vous l’a savonné jusqu’au lisse, jusqu’au parfumé : tout glisse, tout baigne… Du moins dans les apparences. Car en réalité on a tout simplement sablé et poli la vieille méthode   du sucre brun au sucre blanc…

On ne brûle plus les orteils, on ne vous casse plus le bras… On utilise une méthode de d’intimidation par un  procédé infantile :   pas de sel, pas de sucre.

«Si vous ne vous faites pas vacciner, vous serez privés de salaire». L’État s’adressant aux infirmières.

« Vous serez responsables de la maladie, voire de la mort de vos proches».

Dans un contexte «social», on nomme cela de la violence psychologique. Dans un contexte étatique on nomme cela «bienfait de collectivité».

Diviser pour la collectivité! On n’a pas fait mieux depuis le bouton à quatre trous… On se croirait dans le roman d’Orwell La ferme des animaux tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres.

L’industrie de la peur

La peur a un effet très fort sur les foules et ainsi est utilisée afin de contrôler les foules et les peuples. Dans les systèmes totalitaires ou dans l’esclavage traditionnel, l’objet de la peur est clairement identifié, il s’agit d’une menace de punition ou de mort en cas de désobéissance. Dans les systèmes dits démocratiques où une telle menace n’est pas explicite, il importe plus de contrôler ce que pensent les gens, en déformant les informations des médias et avec des menaces plus abstraites ou même virtuelles. La peur, Wiki.

La peur est une propagande qui mène à un état de tension qui finit par ne pas correspondre à l’image partagée d’une société riche. J’ai bien dit image, ce qui ne signifie pas réalité. La peur du magicien. Il ne scie pas que les femmes en deux, mais la société…

Vous êtes le chapeau haut de forme… Et le lapin qui y est enfermé. Car en vous offrant la possibilité d’un «quelqu’un» on veut en même temps vous le noyer dans un «nous» d’un groupe de nous qui sont trop égaux.

L’industrie de la «perfection»

Dans un monde qui a peur de la malbouffe, mais qui ne se soucie guère des milliers d’enfants qui meurent de faim dans le monde, vous êtes le repus, et on vous le rappelle à chaque instant.

L’industrie de la perfection passe par celui de la culpabilité. Dans un monde où la richesse apparente est abondante, on vous refile la facture des échecs.

Le réflexe à l’échec est d’en faire plus…

Il n’y a pas que la goebbelisation , il y a également l’industrie de la fabrication des «poupées» Goebbels ( Le GI Joe à cravate) : à force de vivre dans ce cocon, la chenille veut en faire plus, «s’en sortir», voler, pour avertir sa progéniture.

C’est le nouveau péché originel des sociétés.

Vous êtes nés looser mais vous pouvez vous rattraper.

En plus vous polluez! Vite, un cours de pollution dans  les écoles. Mais c’est le grand silence du côté des hyper-pollueurs : vous recyclez vos verres de Tim Horton’s pendant qu’en France on roule à 58 usines nucléaires.

L’american dream n’est pas seulement de vivre dans une société riche, c’est d’enrichir la société riche par la puissance de votre égo bien dompté : le lion est dans une cage, même dans  un cirque.

Pour vous «laver» de ce péché, vous vous mettez au travail au point de manger debout.  Le progrès à des voies impénétrables… On vient de vous priver de l’invention de la table… Créée en 1694…

Vous entrez alors dans une ère de schizophrénie toute nouvelle : à force de nourrir votre unicité et cet océan de société, vous vous rendez malade en vous vidant de votre énergie et nager dans une eau de dettes qui monte toujours.

Dette d’argent, dette d’énergie, dette d’incompréhension.

Car la propagande est une entreprise volontairement embrumée.

Vous n’y comprenez rien, mais vous essayez de flotter.

L’industrie   des cultures

On vous a monté un bateau. Vous êtes tout content. On vous appelle sur votre cellulaire. Mais la file est longue…  Vous êtes le «choisi» ou la «choisie». En fait vous êtes les choisis… Encore plus ravis…  La vie est une sorte de Star Académie pour ceux qui chantent «vrai» dans un monde faux.

L’Humanité a toujours eu des sauveteurs qui créent les déluges mais vous vendent les bateaux.  Et la peur vous place en file d’attente. Il pleut, l’eau monte, vous ne savez pas nager.

L’Histoire de l’humanité fourmille de d’élus qui ont souvent créés les déluges. Maintenant on en crée d’avantage pour l’industrie de la peur et la vente de bateaux sous toutes les formes possibles : argent, gloire, sécurité, etc.

Nous vivons de plus en plus dans un monde qui souffre de la maladie de Parkinson : tremblements de chair, tremblements d’âmes, frissons, courbatures….  Dans une sorte de mal de mer constant. Tout nous glisse en dessous des pieds. Tout prend l’eau.

Épilogue

C’est un peu compliqué toute cette histoire. Je voudrais bien la simplifier en disant,  qu’au fond,  se fier à Noé pour nous sauver est une vieille histoire. Mais on la gaufrée un peu en donnant à chacun l’illusion qu’il peut être un Noé. Finalement, plus personne ne distingue les sauveurs des animaux. Et que finalement, si on embarque les animaux par couples, c’est tout simplement pour perpétuer le déluge.

Et les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de la Ferme des Animaux arrivent à produire plus de travail que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires des plus réduites. Et quand la jument Douce demande à l’âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu’il n’en reste plus qu’un seul :

Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres. La ferme des animaux, Wiki

Et pour briser ce vieux récit, il vaut peut-être mieux apprendre à nager que d’attendre les Arches qui poussent partout.

Comme apprendre à penser un peu au lieu de se laisser penser un peu.

L’être humain étant constitué d’au moins 70% d’eau, il n’est pas étonnant qu’il ait peur de l’eau.

Le déluges_20091017


LES PAPAS DE CLEFS À MOLLETTE

26-octobre-2009

«Posséder, c’est être possédé.»

André Lavoie

Parole de Randonneur

Amnios :

La plus interne des membranes qui enveloppent le foetus. [L'enfant] était moins comprimé dans l’amnios qu’il n’est dans ses langes. [Rousseau, Émile, ou De l'éducation] Dictionnaire Reverso

C’est pour ça qu’on a frotté la lampe.  Produire en masse des objets sur mesure apparaît comme la quadrature du cercle, mais c’est néanmoins ce qu’il veut.

Le rêve d’Aladin Pierrre JC Allard, Nouvelle Société

Il en est qui adoptent des chinois, des mexicains, de petits abandonnés qui abondent au coin d’une rue de la Terre. Il y en a d’autres qui sont victimes de ce miroir aux alouettes de la société d’abondance : alors ils élèvent des objets.

Dans un monde où la culture du nombril fait son œuvre, il existe des éleveurs de nombrils : on vous vend tout le kit pour devenir indépendant alors que vous devenez esclave de vos objets et des têtes à claque de la finance.

On en élève, et beaucoup d’entre eux sont nourris à l’huile. C’est étrange comme on finit par s’inquiéter de sa progéniture d’objets, ils finissent par devenir vos enfants métalliques et vous un caoutchouté, un bon pneu pour faire rouler votre argent jusqu’en Suisse ou ailleurs.

Vous êtes le chauffeur d’une limousine qui ne mène nulle part.

Et vous ne connaissez mal votre passager argenté…

Vous risquez de passer votre vie à dormir au volant.  Avant que le  forfétaire du capitalisme soit mis à découvert. La route est longue…

Il y aura toujours une élite qui veut partir avec la caisse.

Le   DIY Wiki

Le «do-it-yourself»,  tel que décrit par Wiki a une consonance positive. La société, de par son armée de ventrus cravatés, ces limbes du monde, vendeurs de chars, vous volent ce que vous avez de plus beau : votre liberté. Après être passé par le tordeur de la machine à faire de vous le parfait citoyen, il ne reste de vous que les cendres d’un humain : c’est comme se faire incinérer le cerveau avant de mourir.

La recette du vendeur est simple : vous convaincre que vous êtes libre et indépendant dans un monde où chacun est un monde en soi. Plus besoin du plombier, de l’électricien, de l’ouvrier ou du peintre : vous êtes tout à la fois, et fier de l’être comme quand on reçoit une montre à Noël. Dans la société de consommation, c’est Noël à tous les jours.

Le père Noël habite le pôle Ouest, à droite du pôle Est…

Ça dépend où se situe votre cheminée…

Une fois que vous avez ramassé tout le kit du parfait bricoleur et que vous faites tout vous même, votre appétit de posséder grandit. Vous vous retrouvez donc avec une panoplie d’objets à entretenir, à réparer, à changer. Et quand on connaît la manière de faire du vendeur qui rétrécit la durée de vie des objets, outils, on finit par sortir la calculette pour se rendre compte que les cases du débit et du crédit sont pipées.

En plus, vous êtes éreintés… On nomme cela un passe-temps…

L’éleveur s’inquiète de sa progéniture mécanique

Inquiétude : Inconstance d’humeur qui fait qu’on ne demeure pas content de ce qu’on est ou de ce qu’on a. ( Reverso)

Notre homo-consommus ( latin du Bas-du-Fleuve…) finit par développer un rapport homme-objet où la différence entre consommer et consumer est inexistante. Qui plus est, il développe une nouvelle maladie : l’inquiétude et le stress face à cet arsenal d’outils. La «satisfaction» fait place à une déconcertante perversion : il se ronge les ongles pour ses possessions.

Tout le monde veut son cabanon pour fourrer tout ça. D’autre un garage, un gros garage… Parce qu’ils ont tout. Et quand on a tout, on veut le garder. ( Voir Freud sur la manière de gérer sa production de compost).  Et pour le garder, il ne faut pas trop l’utiliser : sinon ça use. Et comme disait Yvon Deschamps dans un de ses monologues : «Personne ne touche à mes outils, même moi j’y touche pas».

Et pour avoir tout ça, il faut se passer d’enfants : c’est ruineux.  On ralentit la cadence de production du vivant en passant de 2,6  à 1,3 de moyenne par couples. Et les couples passent à la vitesse des objets.

De la  « back-house»  aux  dogmes

Ce n’est pas une leçon sur la manière de vivre que je soumets, c’est une réflexion sur la manière dont la société a été forgée pour nous faire vivre d’une unique façon.

Pour ma part, j’ai finit par retourner à l’essentiel en me questionnant sur tous les objets qui m’entourent, leur véritable utilité… Et, surtout, cet  appauvrissement qu’on nous vend dans un troc forcé entre la machine et le vivant.

La «normalité» est une notion de moyenne. Le consumérisme vous coupe les extrémités et vous boudine tout ça en une pelote de nerfs agités qui finissent par empoisonner des vies.

C’est là où nous en sommes…

Plus on empile les avoirs, plus il est difficile de voir la couche solide qu’il y a en dessous qu’on pourrait qualifier  de «nécessités».

C’est comme ça que je me suis livré, il y a quelques semaines, à un exercice : voir ce que je ne voyais plus.

J’ai découvert deux choses : les toilettes et l’eau courante.

Le reste consiste en quelques luxes qui appartiennent à chacun.

Dont celui de se débarrasser des outils… Et des vendeurs de cette drogue du consumérisme.

P.S. : Le Time Magazine nous indique que nous devrions être indulgents envers le gouvernement et lui faire confiance puisqu’il ne travaille que pour le bien collectif, nous implorant du même souffle d’être patient… François Marginean, Les 7 du Québec

Il nous faudra plus qu’un garage de clefs à mollette pour s’outiller contre ces manipulateurs.

Les outils de nos garages ne sont qu’un outil de leur garage.



Fred Vargas: nous y sommes!

22-octobre-2009

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Il arrive comme ça, des jours, où des gens vous envoient des réflexions, des textes, des liens. Peut-être parce qu’ils commencent à vous connaître un peu et qu’ils dénichent des perles. De vraies…

Le moteur de l’histoire terrestre c’est la connerie avec un grand C. Idéalement ça serait bien que tout le monde soit sinon riche, ou du moins à l’aise, qu’on préserve notre biotope, qu’on partage équitablement les richesses, le savoir et l’énergie, qu’on contrôle la natalité, qu’on maintienne les êtres humains en santé, qu’on leur donne à tous des conditions de vie et de développement décent, qu’on édicte des lois qui préservent les hommes, les femmes et les enfants, qu’on abolisse les divers esclavages. Il y a belle lurette que nous en avons les moyens, économiques, techniques, scientifiques. Cela pourrait se faire si notre planète n’était pas dominée par l’égoïsme le plus primaire, fondé sur des idéologies ou des croyances de tous ordres, et n’était pas le siège d’un immense gâchis dans tous les domaines, dont ces sommes phénoménales que nous engloutissons dans les projets militaires.   Alorie Gilbert, blog

Voilà que se retrouve dans ma boîte à malle une réflexion. Un envoie de Catherine sur une auteure que je ne connaissais pas.

Nous y sommes !

Un texte choc de Fred Vargas, l’une des écrivaines les plus lues actuellement en France.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles : faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés. Franchement on en a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées    qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées  sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix. On s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une  autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

– Fred Vargas

Fred Vargas est née à Paris en 1957. Fred est le diminutif de Frédérique. Vargas est son nom de plume pour les romans policiers. Sa sœur jumelle, Jo, peintre, a également adopté ce pseudonyme de Vargas, et c’est même elle qui la première le trouva, l’empruntant au personnage joué par Ava Gardner dans La Comtesse aux Pieds Nus. Pendant toute sa scolarité Fred Vargas ne cesse d’effectuer des fouilles archéologiques ; après le bac elle choisit de faire des études d’Histoire. Elle s’intéresse à la préhistoire, puis choisit de concentrer ses efforts sur le Moyen Âge. Actuellement ses recherches d’historienne-archéologue portent sur les ossements animaux du Moyen Âge. Elle a débuté sa “carrière” d’écrivain de romans policiers par un coup de maître. Son premier roman Les Jeux de l’Amour et de la Mort, sélectionné sur manuscrit, reçut le Prix du roman policier du Festival de Cognac en 1986 et fut publié aux éditions du Masque. Fred Vargas vit à Paris.

Merci à Catherine Wells



A/H1N1: LES ANIMAUX SURDOUÉS

22-octobre-2009

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Cette semaine, à la télé, on a présenté un chien qui sait lire. On lui montrait un carton : SIT. Il s’asseyait. On lui montrait un autre carton : BARK. Il jappait.

Bon! Tout ça, c’est de l’entraînement. Répéter! Répéter! Répéter! Ce n’est pas nécessairement de «l’intelligence», c’est un réflexe appris. Suffit de taper sur le dos du chien pendant 100 fois, de lui donner un biscuit et, bien sûr, la carte. Si vous lui présentez le mot : VACCINE ( Bon! Tout est américain, ricain), il vous faudra de bon biscuits pour le convaincre, surtout si vous le piquez vraiment. Et s’il se met à vomir, vous risqueZ de ne pas aller à « USA Got Talent» … Genre!…

Faites une recherche : des chiens savent lire, d’autres savent peindre, certains ne peuvent pas rester seuls, plusieurs savent compter, etc. Allez sur Rue 89… J’apprends à lire avec mon chien

J’ai vu une femme coupé en deux dans un numéro de magie. La question que je me pose est pourquoi on coupe toujours des femmes en deux? Pourquoi pas des hommes? Ils ne sont pas coupables?

La brouette des surdoués

Ce midi, au journal télévisé, que je regarde religieusement, à genoux, en mangeant, nous avons eu droit à un essaim de docteurs venus nous sonner les oreilles.

«Faites-vous vacciner, vous mettez en danger vos enfants, vos proches».

Vous savez que le premier critère en médecine est … être surdoué. De grosses notes, de beaux travaux, bref, un Q.I. juste en haut du nombril de celui de Leonardo Da Vinci. Comme le code crétin…

Le problème avec les gros Q.I. c’est que parfois ils sont comme les brouettes à une roue : fort sur la vitesse, mais pas de bac pour ramasser et aller jeter. Pourvu qu’on roule. Et on roule!

Comme des Stradivarius! Le vibrato dans la voix, l’œil dans la colère, et le reste dans le ministère. J’étais ému…

Sur les billets américains, c’est écrit : «In God We Trust». Dans la bible que j’ai volée à l’école et que je remettrai juste avant de mourir, Jésus a jeté  hors du temple les marchants. Si Jésus était en Irak, en Afghanistan, ou ailleurs?

J’ignore comment on a fait pour réunir et faire  un 3 minutes de Titanic avec ces gens, mais c’était éprouvant.

J’avais l’impression de retourner en enfance pour me faire dire : «Fini ton assiette, sinon tu ne deviendras jamais grand.»

Tous les nains du monde on fini  leur assiette.

Même qu’à certains moments, pour les faire grandir, on a rempli des brouettes d’aliments.

Tous les nains du monde sont restés petits.

Ça fait cent ans minimum qu’on vaccine : finissez votre assiette!

Comme l’économie,  la médecine vient de crasher…