Archives de Catégorie: SOCIÉTÉ

Les cabanes d’oiseaux

Le mode intellectuel est une manière d’aborder le monde : comme les cabanes d’oiseaux. Les plus simples ne nécessitent que quelques pièces.

C’est l’illusion parfaite. On croit avoir saisi quelque chose de ce « monde » dans trop de grand aime.

Je dis ça  parce que la grande illusion des constructeurs, en abordant le monde d’un angle strictement logique, comme si la logique pouvait tout régler, se leurrent.

Il n’y a pas d’intellect dans l’univers, sauf dans la roche et dans la matière morte. Dans le vivant, c’est encore plus loupé. C’est la raison pour laquelle les chef-d’oeuvriers de la matière grise sont en brosse, souls, gorgés. Ils se tricotent de grandes idées. Et quand c’est clair pour les autres, c’est une réussite.

La Vie n’est pas « claire ». La Vie est un mystère mouvant, fluide et fugace. De sorte que tout assemblage est détruit au moment où il est construit. Presque à la seconde.

Et l’on assiste à un long et large rang de carottes qui fantasment sur les « idées ». Pis encore, sur les constructions de l’esprit.

On peut bien bâtir la plus belle tour du monde, aller sur la lune, et se couper le souffle devant  missile sans pilote, « intelligemment » guidé, tout n’est qu’une collure de matériaux…

Choisis

Le caviar de Harvard est encore une chimère vénérée… Désolé pour les grandes universités, mais ils sont une chaîne de montage de Ford-T sophistiquées.

Le grand succès du 20ième siècle est d’avoir inventé une roue qui dans la réalité tourne à l’envers. Comme dans les films où les images découpées donnent l’illusion qu’une voiture qui roule, vous verrez une roue tourner à l’envers : le résultat du découpage. Et nous ne faisons que découper en tranches la Vie.  D’où…

L’échec

C’est une servitude issue de l’orgueil et engrossée par la brillance. Du mica pour les sourds d’œil. De la frime. Dentelle, froufrou…

L’ Airbus A 380 est une merveille technologique… Mais est ce le but de la Vie de construire et s’émerveiller comme des enfants devant des jouets. Pendant que j’ai écrit cette phrase, un enfant, dans le monde, meurt  de faim.

L’émerveilleuse technologie… Ça nous fait frissonner! Comme si nous avions (sic) un clitoris de camouflé dans la grise matière. L’intelligence (????] est-elle un pan de mur sans maison?

On dirait un amputé de guerre avec une jambe de bois qu’il essaie d’améliorer sans cesse…

Obsessif

On dirait que l’amour, le partage, la fraternité, ont besoin d’une misère pour surgir. C’est la mode de la culture hydroponique des cerveaux : de l’eau, des poissons, mais où se situent-ils dans cet Univers?

On peut bien améliorer, broder, colorer, emperler, fleurir cette techno-civilisation, mais si le but est un bonheur relatif dans un monde imparfait et impénétrable, nous sommes cuits.

Nous vivons sur une brochette. Morceau par morceau.

Mon voisin construit des cabanes d’oiseaux. Ça le rend heureux… Les oiseaux aussi.

Curieusement, les oiseaux ne regardent pas la devanture avant de s’installer. Ils y font leur nid, font l’amour, pondent, et surgissent d’autres oiseaux.

Mais mon voisin a une obsession : construire la merveille des cabanes. Je suis fasciné par tous les modèles qu’il a construits.

C’est là le grand drame de notre univers : les obsessifs pensent que nous avons besoin de toute cette bijouterie…

Comme Liberace

C’est la cravate qui a tué le monde

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El Cravato number One riding on Air Force One…

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Vision rapprochée… Avec petit drapeau sur col la terre russe, comme dans colle de l,U.T.É.RUSSE…

Eh! Ben! Je déparle…

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Y en a  qui attendent  le déluge, – et Clinton espère un invasion des  Extra Terrestres pour sauver la Terre, pendant que les Roms mondiaux se font tout petits dans des bouches de métros, les dirigeants de la planète  ont des bouches à vomir des discours hitlériens avec saveur de sucre, rose comme les roses de Ronsard.

On est pâmés.

Les esclaves étaient marqués au fer, les SS tatoués, les juifs numérotés à l’ancienne, mais maintenant on est fichés comme des rats à travers l’internet. Nous voilà Code-Bar. Tout le monde il est sous…  Money for Nothing!

In Blog We Trust! And Trust is God…

La cravate, c’est God. Parce que God est invisible pour ceux qui n’ont de yeux que pour l’avoir. Ils l’ont dans le cou comme une médaille. Sorte de signe ostentatoire de la religion de l’avoir. On peut bien faire chauffer quelques milliards d’humains pour le grand BBQ de quelque 317 453 000 d’habitants qui votent pour la gente cravate: hommes d’affaires, politiciens, banquiers, wallstreeters, etc. 

Tous fondus: le saigneur est mon berger et il me fait gerber. Il faut vomir sur la High-Class. C’est elle en train de bousiller les arbres, l’eau, la terre, et la disparition du tigre de Sibérie. Faut l’élever en cage pour qu’il se reproduise. On ne prend pas soin des humains, même s’il est en voie d’extinction, pourvu qu’il serve et se reproduise dans des maisons de tôle, sans eaux, sauf celle de Nestlé, vendue en bouteille et fort élégante lors de réunions.

Le cercueil en format gravas 

À Berlin, le dernier Noël avant l’invasion russe et le massacre qui se préparait, les berlinois avaient encore le sens de l’humour: " Pour Noël, offrez-lui un cercueil".  

La Terre semble maintenant une bille qu’on use jusqu’à ce qu’elle ne fabrique plus d’air, mais on ne manque ra pas de voitures. On manquera de steak, de riz, de beurre d’arachides, de bananes ( en voie d’extinction), de miel  ( encore une espèce en danger, alors on se fera un sandwich au Ipad.

Gloup!

Le suicide assisté 

Si la Terre pouvait parler, elle dirait que les cravatés l’aident à mourir. Sorte de suicide assisté.  Mais l’inutilité du penser suicide, ou alors – d’aller poignarder des compagnons et compagnes de classe – ( voilà qui ne nous aurais jamais effleuré l’esprit il y a 40 ans) – il reste l’échappatoire par le T-shirt adossé (sic) au ménage des armoires.

Rond sur un trottoir en rond

Quand tu rencontres quelqu’un de dangereux, tu change de trottoir… Mais quand tu rencontres quelqu’un de dangereux pour la planète, tu ne peux pas changer de planète. T’est piégé: NSA, numéro d’assurance social, maux de passe, conte bancaire, compte à rebours, on voit que Monsieur Al Capone avait de la classe. Il était tiré à quatre épingles et tirait les autres à quatre balles.

Ces gens-là ne fument pas, ne boivent pas, et mangent bien.  Mais ils brûlent une planète, sont saoul de pouvoir, et dorment tranquille parce que GOD leur a donné la permission d’être des gens biens. Ils ont même acheté GOD! Ils l’on mit sur un billet de banque.

Le mouchoir du magicien 

Un mouchoir assez grand pour ne pas pleurer sur l’effilochement des sociétés. Il faudrait faire disparaître cette race hautaine, cravato dingo, pour au moins survivre.

Un goulag pour les riches.  Ou bien un grand mouchoir de magicien…

Méthode:

A) Placer le cravaté sur une chaise.

B) lui parler comme un dentiste

Et plouf!

Comme dans les vieux films…

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Notez bien: ( Nota Bene , ou quelque chose du genre, je ne parle plus latin, c’est mort, et je n’ai jamais parlé latin…)

Le type fait disparaître une femme. Or, c’est une femme qui lui a donné naissance. UT-Russe, ovulation, importe ( de garage) peu, il a fait disparaître sa propre vie.

On tue une petite ovule dans l’espace, ensemencée  par un fabricant d’armes, de banques, et de guerres inutiles, braillard et amuseur public sur les chaînes de télé.  Faites-moi suer jusqu’au petit coin!…

Quand je pense qu’un végétarien ne se gêne pas pour arracher des jambes, envoyer des jeunes gonflés se faire foutre en l’air en gerbant leur sang, mais fiers, ou alors se suicidant après le retour au pays, t’as pas le droit de boire, mais t’as le droit d’aller tuer.

Kill me softly! comme disait la chanson…

Comme à Berlin, offrons nous un cercueil. On l’a déjà… En plus, les cravatés nous font creuser le trou.

Comme dirait le québécois: "Tabarnak!, on est dans le nazisme jusqu’au cou".

La cravate, c’est la croix gammée version modernus détritus, hypocrite, qui parle doux mais agit dur.

Qui donc parmi vous a envie d’acheter un char d’assaut pour aller tuer des paysans qui se ramassent des pots de conserves, des pommes de terre, par peur de conflits?

Eh! ben! c’est en Ukraine. Sorte de Ghetto  de gens simples victimes des orduriers  qui s’adonnent au fascisme rose.

Gaëtan Pelletier

15 avril 214

La démocratie, c’est d’élire des terroristes masqués…

 

 

Recrudescence de lynchages "civiques" en Argentine


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  Argentine aujourd’hui

 

 

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Usa, lynchage en famille

 

“Quand quelqu’un sent que sa vie ne vaut pas plus de 2 pesos pour le reste de la société, nous ne pouvons pas en attendre que la vie des autres à ses yeux vaille plus de 2 pesos”

Cristina Kirchner, présidente d’Argentine

Ceci est l’énigmatique phrase prononcée par la présidente Argentine face à la vague de « lynchages citoyens » qui a eu lieu récemment dans le pays.

 

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David après le lynchage, il mourra trois jours plus tard

Les lynchages sont un phénomène permanent mais diffus dans le pays, et dans d’autres de la région. Cette fois cependant ils ont pris un caractère plus organisé. Au début du mois, ce sont 9 lynchages qui ont eu lieu à Buenos Aires et dans les états de Rosario, Córdoba et Río Negro, dont un a coûté la vie, à David Moreyro, âgé de 18 ans, qui après avoir volé un portefeuille s’est vu entouré par une bande déchaînée de 50 à 100 personnes qui l’ont tabassé à mort, lui brisant le crâne. Après 3 jours d’agonie, il est mort à l’hôpital.

L’excuse des lyncheurs qui agissent en bandes est l’insécurité et l’absence de l’état. Et effectivement, l’état détourne pudiquement les yeux – comme si de rien n’était – et ce sont les défenseurs des droits humains et les mouvements sociaux qui posent les questions que soulèvent ce déni de justice expéditif, par lequel des gens se glorifient d’accomplir leur « devoir civique », punir le méchant.

Ils ont été encouragés en ce sens par le leader d’extrême-droite et Conseiller de la Magistrature Carlos Maslatón qui a publié ses pensées :

« Sans aucune charge de la conscience. La population doit continuer à exercer justice de sa propre main et tuer dans l’action les délinquants capturés sur le fait. C’est très révélateur que cela se produise dans le pays, parce que l’état argentin a non seulement décidé de ne pas nous défendre mais en plus il se place du côté du crime et déclare la guerre au gens de bien, empêchant la police de réprimer – au contraire – punissant la police qui accomplit son devoir. Ceci ne constitue pas une apologie du crime, il s’agit simplement de légitime défense. (…) C’est l’heure de l’insurrection populaire contre eux tous. Maintenant ou jamais ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une militante retrouve sa moto brûlée, pau après elle et d’autres recevrons des menaces de mort par téléphone

 

Les voleurs ne sont pas les seuls à subir menaces et agressions. Des bandes d’extrême-droites organisées s’en prennent elles aux militants de mouvements sociaux qui se font agresser ou menacer, assassiner. Et ici aussi nous retrouvons la nébuleuse qui inclue des narcotrafiquants et leurs sicaires. Des figures récurrentes et troubles qui font du narco-capitalisme une composante intrinsèque de la forme achevée du capitalisme, avec ses liens dans la police, la magistrature et le monde politique, soutenue par une idéologie fasciste.

De nombreuses réunions au sommet ont eu lieu au cours des derniers mois entre les dirigeants de l’extrême-droite latino et si la déstabilisation culmine au Venezuela, c’est que le gouvernement de ce pays est le domino majeur à abattre pour faire tomber les autres gouvernements souverainistes de la région, chacun d’entre eux est confronté en ce moment à des manœuvres d’agitation concertées ayant de nombreux aspects communs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dont cette droitisation extrême d’une partie de l’opinion ainsi qu’une croissance des actes de violence commis par des milices d’extrême-droite (ou des délinquants payés) que nous connaissons également en Europe. L’étranger, le communiste (selon une vision large), les militants des mouvements sociaux et l’homosexuel, le sans-abri et leurs équivalents féminins étant les cibles des attaques. Les journalistes qui relayent leurs causes et les avocats qui les défendent sont également des victimes privilégiées.

C’est un long processus, de glissement en glissement, des années de propagande qui nous ont conduit là et vers une réelle intoxication des consciences (inconscients) à force de matraquages qui non seulement désignent des cibles qui seront systématiquement stigmatisées, mais aussi valorisent l’inacceptable, en pervertissant la notion de civisme. Ainsi la délation est comme au temps les plus vigoureux de l’Inquisition devenu un acte dont il convient de se glorifier, comme de la plus plate des normalités et le plus homogène des conformismes sociaux. Se conformer aux normes et obéir aux ordres vont de paire.  

Nous voyons ici, que nous glissons toujours d’avantage et que le lynchage, cet acte de lâches, qui libèrent les pires pulsions des tréfonds les plus noirs des inconscients les plus pollués devient petit à petit l’acte civique par excellence, celui dont on a toute raison de se glorifier. C’est totalement minable, mais ils ne s’en rendent pas compte, ils ne réfléchissent pas tout simplement, ils libèrent leur pulsions, leurs instincts avec la garantie de l’impunité, ils se contentent de faire ce qu’on leur dicte.

 

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Alors que la maman de David pleure son fils, les assassins sur les réseaux sociaux se glorifient de leur acte.

 

En ce qui concerne les lynchages qui ont eu lieu en Argentine, les personnes qui se sont penché sur le phénomène mettent en évidence la nature raciste des lynchages mais aussi, ce phénomène qui apparaît dans de nombreux autres pays d’Europe comme d’Amérique Latine ou sévit croissante une culture d’extrême-droite, dont Juan Barreto nous dit

De la dénonciation des « micro-fascismes » de la vie quotidienne (atomiques au sens individuels NdT), nous en venons à nous confronter à des comportements, affects et agencement d’énonciation de caractère molaires (collectifs, de masse NdT).

La notion clé, celle qui va disqualifier de manière générique l’ensemble des cibles est en espagnol « escoria » en français « rebut », le principe actif étant de contribuer à débarrasser la société de ses rebuts – purge dans la version vénézuélienne,  lissage en Ukraine  - le terme utilisé est un terme qui évoque dans tous les cas un acte de purification, une catharsis,  c’est aussi un devoir que tout bon citoyen se doit d’accomplir, qu’il se cache ou non sous le prétexte d’une sorte de principe d’auto-défense obligée (faute de forces de l’ordre efficaces). Les bons citoyens se « défendent » au-dessus d’eux dans cette hiérarchie de la haine, les hommes d’honneurs sont des attaquants. Il y a aussi une gradation dans l’expression de la haine, le fait de pouvoir accomplir les pires actes de tortures sans éprouver de sentiments fait partie des caractéristiques de la crème de l’élite. C’était aussi l’idéal des SS. La catharsis pour les lyncheurs est aussi le meurtre de sa peur, de sa lâcheté, la peur qu’éprouve la victime va renverser les rôles, et dans la bonne tradition, le bouc-émissaire sera frappé de tous les péchés de ses bourreaux qu’il emmènera dans le désert de la mort, un simulacre, qui soulage provisoirement les exécutants, mais charge encore d’avantage leur inconscient de scories non élucidées, il faudra donc reproduire régulièrement le rituel.

 

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

"Pacíficos" manifestantes opositores amarran a joven a un poste, en el sector Los Mangos de Ciudad Guayana.

Venezuela, mars 2014, sans preuves des opposants arrêtent un homme à "l’apparence de voleur "

 

Cette arme de guerres que sont les médias, propriétés des Corporations qui dirigent l’ensemble du mouvement,  sont mises en cause dans cette dévolution de la société de droit, elles travaillent les inconscients collectifs, désignant les boucs-émissaires tout en ajoutant en contrepoints que nous sommes trop sur Terre, et qu’il est de bonne guerre de se débarrasser des inutiles, des charges sociales que représentent les improductifs, et quand on va plus loin on peut trouver des propagandes qui vont jusqu’à prétendre que se produit sur la planète un génocide des blancs par les colorés. Tout coloré dans ce contexte devient un ennemi à abattre pour sauver les siens !

Chacun s’imprègne de cette vision du monde, on en parle entre collègue, entre voisins, au coin du bar, jusqu’au moment critique, le passage du seuil de l’action collective. Une fois ce point critique atteint, un petit événement peu servir de déclencheur,  de noyau autour duquel pourront s’organiser les haines, les frustrations, les rejets. Un des rôles récurrent de l’arme médiatique est de véhiculer également les éléments qui font mousser l’insécurité créant une peur, un sentiment d’angoisse latente, corrélatif de la honte de sa propre lâcheté. La peur et sa reconversion en haine de ce qui fait peur sont les moteurs de cette dynamique de destruction de la cause du mal, qui est identifié comme le bouc-émissaire désigné à cet effet, mais le lâche ne peut surmonter sa peur que collectivement, noyé dans la masse dans la responsabilité diluée de l’anonymat, nul ne saura jamais qui a porté le coup qui a tué, personne n’est donc en soi responsable.

 

 

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Argentine autre victime de lynchage 2014

 

 

2013 Venezuela, apr-s les élections  un étudiant

chaviste se fait lyncher par les troupes  de Capriles

 

 

Je n’ai pas fait ici un travail de systématisation exhaustif, j’ai rassemblé des résonnances, des récurrences, des points communs, ceux que j’ai pu constater en Belgique où ailleurs, dans mon expérience de terrain, dont je reconnais les composantes de propagandes et de réactions dans ce que je peux voir constater par d’autres ailleurs.

Une propagande qui conduit vers le meurtre rituel des rebuts (les non utiles ou nuisibles au Monde Marchand) est à l’œuvre dans le monde, s’adaptant aux caractéristiques locales. Le fascisme corporatiste se fiche bien de l’idéologie que pense défendre celui qui le sert, il n’est pas question ici ni de réflexion, ni de valeurs ou d’éthique mais bien de jouer sur le clavier des instincts et des émotions (inconscient) dans un champ pré-reflexif, créer des mouvements de masse par le contrôle des comportements collectifs.

C’est pourquoi la seule réponse efficace n’est pas celle que pourraient fournir d’autres mouvements de masse, manipulés en fonction d’autres valeurs aussi respectables soient-elles en soi. La seule réponse passe par la détermination au sens le plus littéral de ce terme, le passage de la pensée inconsciente, réflexe, émotionnelle, à la pensée consciente, réfléchie, éthique. La masse en action est par nature indéterminée, amorphe, chacun y suit le mouvement en le créant, elle an-organisée. La réponse qui peut l’arrêter ne peut venir que du peuple organisé, quand chacun pense par soi même et voit d’un seul regard à en quel lieu, à quel place, par quelle action en un moment donné il permettra au collectif d’agir avec un maximum d’efficacité.

Les masses haineuses qui lynchent dans le désordre sont le premier cercle de la nébuleuse fasciste. Un second cercle est constitué par les milices, une sorte de stade intermédiaire qui présente le caractéristique d’une ébauche d’organisation et de hiérarchisation.  Si nous regardons de vieilles images de défilé des armées de l’Allemagne nazie, nous voyons le terme « machine de guerre » prendre tout son sens. Moi, cela me fait froid dans le dos. Chacun est un rouage qui doit fonctionner mécaniquement à l’unisson des autres rouages obéissant aux ordres, sans se poser de questions, sans prendre d’initiative. Une stricte hiérarchisation détermine qui peut prendre des initiatives, donner des ordres et dans quelles limites strictement établies. Le soldat sera sélectionné parmi les miliciens les plus aptes à devenir rouage sans pensée personnelle. Les troupes d’élites elles seront sélectionnées parmi ceux qui peuvent infliger le pire à un humain sans éprouver de sentiment. Etc…

 

 

La Sainte Inquisition

 

Au-delà, cela reste pour moi assez mystérieux, les maîtres du jeu sont de vieux fous qui sont depuis longtemps dans la partie. Une chose me semble pourtant de plus en plus claire, le Profit n’est pas leur moteur principale. Le Pouvoir, le sentiment de Puissance absolue sur le destin, la vie, la mort et la souffrance d’autres êtres est pour eux encore bien plus important. Le Profit n’est que le moyen d’y parvenir. Et cette volonté de déshumanisation placée comme un objectif en soi, est un aveu de haine de soi, de rejet de son humanité. L’humain est le mauvais de l’histoire, la partie de soi qu’il faut détruire en détruisant celui qui incarne l’humanité.

C’est pourquoi, je pense que ceux qui aujourd’hui ceux nous propose le chemin d’une culture de paix, en cultivant l’amour de soi, de l’autre, de la vie, de le faire collectivement, de manière intelligente et concertée, organisée nous indique le bon chemin, la seule issue pour que demain l’humanité advienne – enfin – en tant que telle, ensemble de personnes, déterminées par leur histoire, ayant développer ses potentiels créatifs de manière à créer une unité dans la diversité, dans la complémentarité, l’espèce humaine et ses cousins vivants, habitant la planète en harmonie, des bons voisins.

Ce n’est pas gagnée, la guerre sera longue, la culture de la mort gangrène la planète, et n’a pas fini de sévir. Beaucoup d’entre nous aurons certainement de choix très difficiles à faire, face aux soldats de la culture de la Mort, de la déshumanisation, ils devront répondre en guerriers, tuer parfois pour protéger les germes de la vie quand ils seront menacés. Je sais qu’aujourd’hui des gens se battent pour que nous n’ayons pas à faire ce genre de choix, pour sauver ce qui reste de Paix dans le monde et que ce soit elle à présent qui se répande sur la planète là où règne la guerre. C’est une tâche d’une ampleur infinie dans une guerre que nous n’avons pas voulue, elle prendra certainement des générations et ce n’est pas gagné. Mais qu’a-t-on de mieux à faire, quel autre combat est-il plus important que celui de l’amour, du respect, celui qui fait que l’autre cessera définitivement ce rival, ce concurrent, cet ennemi potentiel dont on se méfie, qui éveille nos soupçon pour se faire ami potentiel, complément, l’occasion d’un sourire échanger, qui fait chaud dans le cœur.

Des gens aujourd’hui donnent leur vie pour cela, payent de leurs souffrances, pour que d’autres un jour peut-être aient droit à l’amour, au bonheur, à la tranquillité créatrice. Tout mon respect pour eux.

Anne

Les états d’Anne 

 

Nouvelle étude : les « conspirationnistes » sont sains ; les suiveurs des gouvernements sont fous, hostiles

Pa

Par willsummer

Par Kevin Barrett et HSN, le 12 juillet 2013

De récentes études de la part de psychologues et sociologues aux USA et au Royaume-Uni suggèrent qu’à l’inverse des stéréotypes des médias mainstream, ceux qui sont étiquetés « conspirationnistes » apparaissent plus sains que ceux qui acceptent les versions officielles des événements.

L’étude la plus récente a été publiée le 8 juillet par les psychologues Michael J. Wood et Karen M. Douglas de l’Université de Kent (Royaume-Uni). Intitulée « What about Building 7? A social psychological study of online discussion of 9/11 conspiracy theories » (Et pour le Bâtiment 7? Une étude socio-psychologique de discussions en ligne sur les théories de la conspiration autour des attentats du 11 septembre 2001, ndt), l’étude faisait la comparaison entre les commentaires « conspirationnistes » (pro-théorie de la conspiration) et « conventionnalistes » (anti-conspiration) sur des sites web d’information.

Les auteurs ont été surpris de découvrir qu’il est maintenant plus conventionnel de laisser des commentaires soi-disant conspirationnistes que conventionnalistes: « Sur les 2174 commentaires recueillis, 1459 furent définis comme conspirationnistes et 715 comme conventionnalistes. » En d’autres termes, parmi les gens qui commentent les articles d’information, ceux qui ne croient pas aux explications gouvernementales d’événements tels que le 11 septembre ou l’assassinat de JFK dépassent en nombre ceux qui y croient par un facteur de plus de deux contre un. Ceci veut dire que ce sont les commentateurs pro-théorie de la conspiration qui expriment ce qui est reconnu comme la sagesse populaire conventionnelle, tandis que les commentateurs anti-conspiration deviennent une minorité isolée.

Peut-être parce que leurs opinions soi-disant mainstream ne représentent plus la majorité, les commentateurs anti-conspiration ont souvent témoigné de la colère et de l’hostilité: « L’étude… a démontré que les gens qui favorisaient la version officielle du 11 septembre étaient en général plus hostiles quand ils essayaient de convaincre leurs opposants. »

De plus, il s’est avéré que les gens anti-conspiration étaient non seulement plus hostiles, mais fanatiquement attachés à leurs propres théories de la conspiration. Selon eux, leur propre théorie pour le 11 septembre – une théorie de la conspiration affirmant que 19 Arabes, aucun d’entre eux ne sachant piloter un avion efficacement, ont perpétré le crime du siècle sous la direction d’un mec sous dialyse dans une caverne en Afghanistan – était indiscutablement vraie. Les soi-disants conspirationnistes, par contre, ne prétendaient pas avoir de théorie expliquant complètement les événements du 11 septembre: « Pour ceux qui pensent que le 11 septembre était une conspiration du gouvernement, l’attention ne se porte pas sur la promotion d’une théorie en particulier, mais sur le démontage de la version officielle. »

Bref, cette nouvelle étude par Wood et Douglas suggère que le stéréotype négatif du conspirationniste – un fanatique hostile scotché à la vérité de sa propre théorie personnelle marginale – décrit avec précision les gens qui défendent la version officielle du 11 septembre, pas ceux qui la contestent.

De plus, l’étude a démontré que les soi-disants conspirationnistes discutent du contexte historique (tel que voir l’assassinat de JFK comme précurseur du 11 septembre) plus que les conventionnalistes. Elle a également découvert que les soi-disants conspirationnistes n’aiment pas se faire appeler ainsi, ou « théoriciens de la conspiration ».

Ces deux découvertes sont amplifiées par le nouveau livre « Conspiracy Theory in America » (La Théorie de la Conspiration aux USA, ndt) écrit par le politologue Lance DeHaven-Smith, publié plus tôt cette année par University of Texas Press. Le Professeur DeHaven-Smith explique pourquoi les gens n’aiment pas se faire traiter de « conspirationnistes »: le terme fut inventé et fait circuler par la CIA pour critiquer et railler les gens qui demandaient des comptes sur l’assassinat de J.F. Kennedy! « La campagne de la CIA pour rendre populaire le terme « théorie de la conspiration » et l’adhésion à de telles théories la cible de railleries et d’hostilité doit, hélas, recevoir le crédit d’avoir été l’une des initiatives de propagande les plus réussies de tous les temps. »

En d’autres mots, les gens qui se servent des termes « théorie de la conspiration » et « conspirationniste » comme insulte le font comme résultante d’une conspiration réelle, largement documentée et incontestée par la CIA pour étouffer l’enquête sur l’assassinat de JFK. Cette campagne, au fait, était totalement illégale, et les agents de la CIA impliqués sont des criminels; la CIA n’a pas le droit de mener des opérations domestiques, mais enfreint régulièrement la loi pour ce faire dans des opérations domestiques allant de la propagande aux assassinats.

DeHaven-Smith explique aussi pourquoi ceux qui doutent des explications officielles de « crimes importants » sont enthousiastes pour discuter du contexte historique. Il souligne qu’un grand nombre d’affirmations de conspirations se sont avérées être fondées, et qu’il semble y avoir des liens forts entre beaucoup de « crimes de l’état contre la démocratie » encore irrésolus. Un exemple évident est le lien entre les assassinats de John F. Kennedy et son frère Robert F. Kennedy, qui ont toutes deux pavé le chemin de présidences qui ont continué la guerre du Vietnam. Selon DeHaven-Smith, nous devrions toujours discuter des « assassinats Kennedy » au pluriel, parce que les deux meurtres semblent être des aspects du même crime plus large.

La psychologue Laurie Manwell de l’Université de Guelph est d’accord pour dire que l’étiquette « théorie de la conspiration » conçue par la CIA dérange les fonctions cognitives. Elle souligne, dans un article publié dans American Behavioral Scientist (2010) que les gens qui sont anti-conspiration ne peuvent pas penser clairement à propos de tels crimes apparents contre la démocratie que le 11 septembre à cause de leur incapacité à gérer des informations en conflit avec une croyance pré-établie.

Dans le même numéro de ABS, le Professeur de l’Université de Buffalo Steven Hoffman ajoute que les gens anti-conspiration sont typiquement la proie d’une « forte tendance à la confirmation » – c’est-à-dire, ils recherchent des informations qui confirment leurs croyances pré-établies, tout en se servant de mécanismes irrationnels (tel le label « théorie de la conspiration ») pour éviter des informations conflictuelles.

L’irrationalité extrême de ceux qui s’attaquent aux « théories de la conspiration » a été aptement exposée par les Professeurs en communication Gina Husting et Martin Orr de Boise State University. Dans un article de 2007, lu par la communauté scientifique et intitulé « Dangerous Machinery: ‘Conspiracy Theorist’ as a Transpersonal Strategy of Exclusion » (Machinerie Dangereuse: ‘Conspirationniste’ comme Stratégie Transpersonnelle d’Exclusion, ndt), ils ont écrit:

« Si je vous appelle conspirationniste, cela importe peu que vous ayez réellement affirmé qu’une conspiration existe ou que vous ayez simplement soulevé un sujet que je préfèrerais éviter… En vous étiquetant ainsi, je vous exclus stratégiquement de la sphère où la parole, le débat et les conflits publics prennent place. »

 

Mais maintenant, grâce à l’Internet, les gens qui doutent des histoires officielles ne sont plus exclus de la conversation publique; la campagne de la CIA vieille de 44 ans pour étouffer le débat en utilisant la raillerie « conspirationniste » est usée jusqu’à la corde. Dans les études académiques, comme dans les commentaires des articles d’informations, les voix pro-théorie de la conspiration sont désormais plus nombreuses – et plus rationnelles – que celles qui sont anti-conspiration.

Pas étonnant que les gens anti-conspiration ressemblent de plus en plus à des cinglés hostiles et paranoïaques.

Source : presstv.ir

oulala.info

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Petit homme numérisé

Téléphone intelligent

 

C’est fou comme les gens sont comme des lapins dans leurs pièges, numérisés.

Hier, comme par hasard, habillé comme un ours polaire, je suis allé à bicyclette faire un tour dans le villages. Il y avait des plaques de glaces, des bancs de neige, des maisons vieillottes, des nids de poules. Et l’air était glacé… Un beau vent du Nord, avec ses petites gifles.Et  d ans le ciel frisotté de nuages, on aurait dit des artistes qui passaient tracer des tableaux mobiles d’ombres.

Je me suis arrêté à la pharmacie. Quand on devient vieux, dans notre "monde" de falsificateurs prétentieux, tous livrés à leurs spécialités, sans trop savoir d’où ces produits proviennent, on dépense plus en pilules  qu’en aliments…. C’est vrai que l’on a un problème: trop de vieux. Pour survivre, ils s’en vont alors à cette nouvelle fontaine de jouvence chimifée pour allonger leur parcours sur Terre.

Qu’est-ce qu’on a contre la vie? Contre la mort?  Nous ne sommes que de petits passants sur terre. Une balade dans ce monde de chair, avec toutes ces souffrances… Inévitables. Pendant qu’une armée de troc-sans coeur passe les sociétés à la moulinettes pour tout écraser.

Savoir être simple… Savoir les limites du petit voyage de chair. Regarder en face l’immensité et la complexité du monde, sans ces  religions – plus dévastatrices que toutes les armes créées pour assassiner.  Savoir danser en noir et blanc et non devant un amas de plaisirs solitaires. Voilà les gens dans une nouvelle masturbation du cerveau…

Mais j’ai rencontré, sur mon parcours, Joseph. Je ne sais pas depuis quand il ne s’est pas lavé. Je l’ai eu comme élève. Il ne se lavait pas souvent non plus.  On le dirait drogué. Mais il ne l’est pas. Il fume comme une centrale au charbon, sa moustache est devenue blanche comme poudre, son visage ballonné, ses dents cariées.

Mais il était encore vivant malgré sa crise cardiaque.

Maintenant, il travaille à aider les plus vieux…  Aide en milieux bla! bla!  bla! Ces vieux que l’on enferme comme des poules en cages, en attendant…

 

***

Je suis allé, deux jours plus tard chez un homme enfermé dans un appartement , avec une panoplie d’appareils sophistiqués. Il ne me parla que de ses appareils. Sa tour, ses deux écrans, ses téléphones, sa télévision, son Wifi. Tout sans fils, pourtant dans ses en fils emmêlés. La seule confidence qu’il m’ait faite: en attendant de finir sa vie. Ou la peur de  l’imminence de la mort. Se laisser glisser dans une sorte de filet électronique.

Pas un mot le concernant, ni sa famille, ni ses enfants, ni son poisson rouge. En sortant de son petit appartement qui donnait sur une cour arrière étroite, une façade d’arbres accrochés à une muraille de terre,  j’avais l’impression de sortir d’une prison.

C’était l’histoire d’un petit homme enfermé et lié à ses "machines". Sorte de version moderne des Temps modernes de Chaplin. Si le monde actuel consiste à s’empoisonner avec la nourriture chimico-mondialiste, il y a maintenant pire: la culture des rapports humains sans humains.

Si Joseph ne se lave pas, a l’air un peu dégueulasse avec ses doigts jaunis par le tabac, que son cerveau se déplace comme une tortue unijambiste, peu importe.

Il y a de la vie. Je sais… Joseph ne prend pas un bain tous les jours. Mais je l’ai suffisamment connu pour savoir qu’il prend soin de ses vieux mieux que de lui.

Peut-être que le plus grand massacre de l’humanité est invisible. Les seuls que l’on a pu voir – avec frayeur – sont les corps brûlés, affamés, décharnés, malades.  Maintenant, la saveur du siècle se dirige vers une destruction intérieure.

On ne sait pas danser.

On ne sait pas aimer.

On se lave à tous les jours.

On est parfaitement modelés et parfaits. En pensant qu’on l’est.

Et on a le vernis des intellectuels embaumés qui vous font de grandes analyses des courants de l’Histoire, les conspirations, la politique, les arnaques de la CIA, et le reste.

Ça aussi, c’est une sorte de numérisation d’un humain machiné dans l’ignorance et bouffi de son savoir.

Le problème n’est pas de savoir, c’est d’appliquer ce que l’on est et non pas ce que l’on a accumulé. C’est demeurer intégré à la vie, et non pas intégrer ses pilules électroniques.

Qui donc est certain que l’écran que l’on regarde n’est pas qu’un infime pixel qui nous fabrique lentement, à doses infimes, pour nous désamourer?

On ne peut pas aimer la vie si nous aimons une machine plus que la Vie!

C’est mourir à petits voeux pieux mais totalement inutiles.

 

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Gaëtan Pelletier

12 avril 2014

Le bonheur à 10h10

Étant donné que le temps  n’est pas, pour moi, de l’argent, et que l’argent ne fait pas le bonheur, j’ai tout à gagner en perdant mon temps. Pierre-Henri Cami Le bonheur est un papillon qui, poursuivi, ne se laisse jamais attraper, mais qui, si vous savez vous asseoir sans bouger, sur votre épaule viendra peut-être un jour se poser. (Nathaniel Hawthorne)   *** Le trou Un homme tomba dans un trou et se fit très mal. Un Cartésien se pencha et lui dit : Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou. Un Spiritualiste le vit et dit : Vous avez dû commettre quelque péché. Un Scientifique calcula la profondeur du trou. Un Journaliste l’interviewa sur ses douleurs. Un Yogi lui dit : Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur. Un Médecin lui lança deux comprimés d’aspirine. Une Infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui. Un Thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou. Une Pratiquante de la pensée positive l’exhorta : Quand on veut, on peut ! Un Optimiste lui dit : Vous auriez pu vous casser une jambe. Un Pessimiste ajouta : Et ça risque d’empirer. Puis un enfant passa, et lui tendit la main… *** Sondage   J’ai fait une capture d’image d’un sondage sur le bonheur et l’argent. D’habitude il y a entre 4000 et 5000 répondants. On en était à 22 310. Le bonheur, c’est comme ses lunettes qu’on cherche : vous l’avez sur le nez. Il faut se résoudre un jour à avoir deux paires de lunettes : l’une pour chercher l’autre… J’ai gardé mes vieilles des années 70, à la David Koresh,   dirigeant d’une secte à Waco : elles sont tellement lourdes que rien qu’en les portant je dépense des calories. Je maigris à vue de nez… *** Le Canada est  actuellement devenu le pays le plus convoité par ceux qui désirent immigrer.  Si on se fie à certaines études, les demandes en immigration sont tellement élevées que si le gouvernement les acceptait toutes, la population du pays atteindrait le double de ce qu’elle est présentement : 60 millions. Deux fois plus  de gens voulant devenir riches … dans un pays riche. Les années 50 Après que les canadiens-français – et bien d’autres nations –  eurent passé à travers la crise des années 30, en se nourrissant de carottes, de navet, de pommes de terre et autres légumes racine qui réussissaient à survivre à l’hiver, il se passa un phénomène singulier : le mal de vivre. Le mal de vivre? C’est assez simple : une fois les besoins primaires satisfaits notre « homo questionnus »  balbutia  le   rébus de « sa propre existence ». Désormais, il n’est plus plusieurs, il est UN. C’est l’éclosion d’un nombril qui faisait partie d’un corps social. Le nombre de livres et de recettes sur la réussite individuelle a été multiplié par cent, voire mille. Et la célèbre expression : «  Je travaille sur moi ». Ce qui fit la fortune des vendeurs. Le bonheur comme projet de vie. Le bonheur se fabrique. Le bonheur au travail. Etc. (En voici un qui date de 2005. Trente ans de recherches…    La psychologie du bonheur, Mihaly Cskszentmihalyi ) Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, on cherchait encore de l’eau et du riz. De l’évier jusqu’ au petit coin Le porteur d’eau délivré des seaux et de la recherche  des latrines, notre ami, Walter Clauset,  commença à se promener d’une l’un à l’autre. Cet exercice activa ses neurones.  Ou les endormit… Il fut alors affecté du même syndrome que le poisson : il ne savait pas qu’il nageait dans l’eau. Et on est tous aveugles de l’air également… Maintenant capable d’arroser sa voiture avec un boyau, notre « homo difficultus » se rongeait les neurones comme les angoissés  se grignotent  les ongles. Angoissé. Torturé. Anxieux. Puis enfin, le grand mot : stressé. Débarrassé de vilaines tâches, mais appesanti par une multitude naissante de maux jusque-là inconnus, fut soudainement déboussolé. Vinrent les grandes questions : D’où vient cette auto? Qu’elle est cette auto? Où vont toutes ces autos? Vite! Big Pharma is here! Les benzodiazépines… Il ne dort plus : il y a des mouches sur le pare-brise de son auto. Ça l’agace… Gloup!   Je n’y connais rien, mais O, c’est pour Oui, N, c’est pour  Non, CI, c’est pour impossible, et H3C c’est pour haché trois fois et Coupé. C’est brillant comme structure! On dirait quelqu’un en détresse psychologique ressoudé par une structure chimique. Bang! Guéri pour la nuit… Imaginez un habitant de la planète en train d’arroser sa laitue avec un compte-gouttes tout en regardant à la télévision un type essayant de faire lustrer son auto d’un geyser de pompier! C’est là la relativité du « bien-être » et du mal-être. Du moins dans les besoins dits primaires. Le questionnement est un luxe de l’ère moderne à la portée de tous. On dit : « Bien dans sa peau »… Pourquoi pas dans son âme? Le singe avorté Si le singe est devenu « intelligent » en allant chasser dans les fourmilières à l’aide d’une branchette,   la nécessité étant la mère  de toutes les inventions. Mais plus maintenant… Imaginez qu’un bon samaritain décide d’aider les singes  en leur donnant chaque jour trois fois le nombre de fourmis dont ils ont besoin dans un plat. Plouf! Le darwinisme est en …danger.  Le singe développera une dépendance à son bon  samaritain et s’allongera en attendant son repas. Plus besoin d’inventer d’outils. Vous pouvez bien faire payer le singe par une grimace, mais il finira par savoir qu’il n’aura pas son plat de fourmis s’il ne la fait pas. J’en connais plusieurs qui grimacent au travail. Être heureux à 10h10 Le bonheur arrive de temps en temps. On ne le provoque pas. On peut bien l’appeler. Il ne vient pas. Et parfois il arrive sans qu’il soit demandé. De la visite. De la grande visite! Le « bonheur » est une pointe dans une sorte d’ondes  d’un  graphisme des « états d’âme ». S’il n’y a pas de temps pour être « heureux », il y a les autres. Les autres, autres que ce « moi » faisant partie d’un tout. Ce PDG qui a une île dans le Fleuve Saint-Laurent, et qui est relié au reste du monde en hélicoptère, c’est peut-être là le rêve d’une parcelle de félicité : avoir la paix. Hélas! Il n’y a plus de cours de cuisine à l’école où l’on apprenait aux filles à devenir des mères. Il n’y en a pas eu vraiment non  plus pour apprendre comment se déroule une vie. Comment y faire face. On  s’occupe  à construire (sic) des abeilles et des fourmis. Quant à l’interaction des humains donnant naissance à des humains, on en parle peu. Personne n’est une île, mais tout le monde veut son île. Si tout le monde a une fortune pour acheter des tomates, qui donc produira des tomates? *** Je crois que nous sommes tranquillement devenus des analphabètes incapables de lire une réalité de ce monde : il n’y a pas de vie sans rapports humains. Et la qualité de ces vies dépend de l’attention que nous portons aux autres. Car les autres, c’est comme l’eau qui entoure les îles… Elles n’existeraient tout simplement pas. La vie est un voyage vers les autres. Nous ne savons plus lire dans les yeux. Nous ne savons plus lire l’heure. Bouger, c’est risquer… Nous somme un tout petit peu morts… À 10h10. Gaëtan Pelletier

Comment se suicider sur un banc d’école

 

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L’enseignement  obligatoire  semble  miner
la volonté  personnelle  d’apprendre.

Ivan Illich

Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est
justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie.

Herbert Spencer

L’école, dans les sociétés occidentales, est probablement devenue l’endroit le plus meurtrier pour les enfants : on tue l’humain pour en faire un robot au service d’une société déjà vendue à une infinité de compagnies, de conglomérats, qui se cherchent des travailleurs pour bouffir leurs  coffres d’argent.

La vie est devenue une pub qui fait rêver dans une sorte d’irréalité tressée en pixels.

Un écran plat.

Mais à quoi donc rêvent les « jeunes »?

Il y a ceux qui embarquent dans le système, comme dans une religion. Ils deviennent les preachers de toutes disciplines confondues sans se questionner : des kapos de savoirs.

Il y a ceux, ennuyés, qui dorment sur leur bureau et qui décrochent. Ce sont probablement les plus conscients de la réalité : elle est tellement ennuyante qu’ils se suicident un peu en dormant.

Ce que personne ne semble voir c’est que les élèves en savent plus sur l’école que tous les savants pédagogues qui font des graffitis nébuleux  dans les ministères. Grassement payés. Surtout par orgueil et vanité. La certitude, sans un peu de doute, fait tourner en rond ceux qui veulent aller à Rome sur un tapis roulant.

Les élèves ont l’expérience du terrain.

Demandez aux autres ce qu’ils ont : ils ont bouffé du livre, des théories, et sont bouffis.

La malbouffe du savoir, c’est eux.

Leur recette ressemble aux ingrédients des mets congelés.

L’expérience

C’est un déni total que de considérer les décrocheurs, les insoumis, les plus doués,   de n’être que des ados en crise.

La seule expérience qui pourrait convaincre les « autorités » que l’école est ennuyante, qu’elle donne le goût de mourir, de partir, de se révolter, serait que ceux qui structurent les programmes d’aller y  faire un stage.

Un fonctionnaire payé 200,000$ par an y dormirait sans doute… Et se mettrait à dessiner des paysages gothiques en écoutant de la musique de « chanvre ».

Pour faire de l’école un véritable apprentissage, on devrait consacrer la première partie – dite primaire – à l’apprentissage de la vie au lieu de mentir aux enfants sur leur bonheur futur dans un job où tout est beau, tout est bien.

En fait, tout va mal.

On ne cultive pas la beauté et la grandeur du savoir, de la Vie :  on cultive le fouet invisible de l’apprentissage pour la création d’un citoyen-robot.

Vous prenez vos enfants pour des attardés?

Ils ont l’âge de la souplesse et les États les rendent raides, cadavériques, soumis, dans une rigidité où on sabre leur émotivité et leur intuition.

L’enfant est devenu un outil. Ou une sorte de poulet pour nourrir la finance dans un temps le plus court, pour la plus grande rentabilité.

L’école ne donne pas de frissons, elle donne froid dans le dos. Elle apprend à craindre la vie par haine de l’école. Car les mensonges qu’on répand, qu’on martèle, sont suffisants pour éteindre une vie.

Si la vie commence à l’école, les parents, les administrateurs, les conseillers pédagogiques, au lieu d’essayer de « redresser » le décrocheur et les enfants qui haïssent l’école, devraient s’interroger sur la « naissance » du phénomène.

La grande erreur des écoles et des programmes est de vouloir faire des poteaux électriques avec des arbres.

Lamentons nous, pleurons, décourageons nous, mettons plus d’argent, plus de ritalin, plus d’administrateurs, plus de psychologues.

Plus. Plus. Plus.

Si personne ne comprend, je réitère ma demande : demandez aux dirigeants d’aller passer six heures par jour à l’école, assis sur un banc, en attendant que la cloche sonne.

Comme les chiens de Pavlov… Ils se rendront compte que le seul plaisir de l’école est la récréation.

C’est les 15 minutes de gloire de Warhol…

Ce doit être le temps alloué pour faire l’amour, les couples étant trop occupés à faire carrière, sans faire de vie…

On devrait donner aux parents du ritalin pour qu’ils prolongent leur plaisir de 15 minutes.

Le temps d’une récréation trichée…

***

Gaëtan Pelletier

Québec is raid

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Fire Belle (Always Ready), 1956.

En perdant leur faim, ont perdu le sentiment des choses. Récoltes chiffrées en $, terre devenue un capital de production, moisons et récoltes vendues avant d’être semées. Mauvaises récoltes : pas la mort, une simple perte d’argent. L’amour se dessèche au contact de l’argent. Les fermiers se transforment en commerçants. Seuls les bons subsistent. Les fermes tombent aux mains des hommes d’affaires ; elles s’agrandissent et leur nombre diminue. L’agriculture devient une industrie. Comme dans la Rome antique, les propriétaires terriens importent des « esclaves » (Chinois, Japonais, Mexicains, Philippins) (discours de mépris) (325). Les fermes de plus en plus vastes. Une minorité de fermiers encore attachés à leur terre. Les serfs maltraités. Les cultures changent : les arbres fruitiers remplacent les céréales, légumes qu’on ne peut récolter que pliés en deux (laitues, choux-fleurs, artichauts, pommes de terre) (différence entre agriculture debout et agriculture à quatre pattes). Les grands propriétaires ne travaillent plus à leurs fermes. Extension tel qu’un seul homme ne peut plus suffire : armée de comptables, de chimistes, de surveillants. Le fermier tient boutique : il paye ses hommes et reprend leur argent en leur vendant des provisions puis ne les paye plus du tout. Les ouvriers vivent à crédit (326) et se retrouvent endettés vis-à-vis de la Compagnie. Un grand nombre de propriétaires n’ont même jamais vu leurs terres. ( Les raisins de la colère, Steinbeck) 

Je déteste parler politique, parce que la politique est l’oeuvre de l’Alzheimer des peuples. On oublie… Toutes les racines de la mondialisation se trouvent dans l’oeuvre de Steinbeck: la perte des terres. La perte de la faim… Et le grand miroir falsifié d’un monde meilleur. Un monde "avec des emplois garantis". La peur de mourir de faim après avoir vendu sa terre,  comme cela se passe en ce moment dans le monde.

Je ne parle pas de politique, mais d’humanisme. Et la politique – cette religion du 21 e siècle-  cultive la peur des gens rendus serviles , petit esclave au service de l’État.

Ce qui s’est passé au Québec, lors des élections du 7 avril, c’est une accentuation de la peur de perdre ce que l’on a, les mains liées à l’État et au néolibéralisme mondial.

Pour faire court: les aveugles mènent maintenant les chiens de guerre. De cette guerre économique qui n’en finit plus. De cette guerre mortifère   entretenue et glorifiée, soit-disant "nécessaire".

Et là, le peuple est perdu… Et il n’y a pas qu’au Québec que le peuple est perdu, lui qui a des frontières, et le monde de la finance qui n’en a pas. C’est la nouvelle jungle du monde "moderne".

L’unité un filament de lambeaux que personne ne peut plus suivre.

Informés?

Il y aura toujours dans l’âme des Hommes cette dame pompier venue éteindre les feux. C’est une sorte de mythe  entre la fabulation des esprits et celle d’un monde habitué à la tricherie, à l’espoir, au sauveur attendu qui changera l’eau en vain.

Du Québec au Canada.

De la France à l’Europe.

Des États-Unis  qui enflamment la planète en brûlant l’intérieur de ses citoyens.

De la Russie à l’Ukraine.

Du Venezuela au Venezuela…

Promesses d’emplois et de vie meilleure. Or, dans l’Histoire, les "vies meilleures" ont toujours été provisoires et suivies de crises et de "guerres nécessaires".

En France, Valls triture les chiffres… Comme partout ailleurs.

C’est ce qu’on a à nous offrir, finalement: un monde d’emplois et de rameurs dans lequel il faut payer sa rame et l’on fournit le bateau.

La Fire belle , liée à notre monde est sans doute bien plus représentative que toutes les affiches et la bureaucratie tortue.

Mais, au fond, après avoir donné le prix Nobel à Steinbeck, le visionnaire qui avait retracé le spermatozoïde de la mondialisation, nous n’avons rien appris. La misère de la terre, avec ses saisons sèches, ses propriétaires empressés d’écraser ou de saisir les petits fermiers, rien n’a vraiment changé.

On est mieux vêtus…  Mais le costume est petit… En politique, tout est raid, et dans la la vie tout est raide.  Alors, le petit bonheur étouffe dans son costume. Même s’il se fend en quatre pour "bâtir" un pays. Notre citoyen grossit à la propagande et aux burgers.

Ben voilà! Le monde "avenir" est facile à prédire. Après Philippe Couillard

 

Image illustrative de l'article Philippe Couillard

… après Hollande, après Sarkozy, après le prix Nobel de la paix, Monsieur de Obama, après qu’ils auront tous filé à l’anglaise, ils seront la petite maille tricotée par le monde de la finance.

Pour le filet des poissons que nous sommes…

Dommage que Freud ne soit plus de ce monde: entre la femme pompier qui glisse  sur un poteau et les politiciens qui tentent d’éteindre les feux, c’est l’enfance retrouvée d’une masse déstabilisée…

L’Humanité doit avoir 13 ans… Elle a ses règles… Mais elle ne sait pas trop d’où cela provient, ni à quoi ça sert…

Je le dis à nouveau: nous votons pour des pubs passantes.

Gaëtan Pelletier

avril 2014

Sauvons les meubles!

Photo : Marc Carthy

Pardon… sauvons les «arbres»! Et s’il faut sauver les arbres, à quel parti politique devrions-nous les confier? Je n’en vois qu’un. Pour l’amour de la Terre! oublions la souveraineté (ce n’est pas pour demain matin), allons à l’essentiel (les vraies vraiesaffaires) et évitons de détruire le peu qui reste de La Belle Province, ce que le PQ, le PLQ et la CAQ ne semblent pas résolus à faire… Je ne répéterai pas ce que j’ai déjà dit à ce propos depuis quatre ans – vous pouvez visiter les libellés Série noireZigzag et Hauteur de vues si le sujet vous préoccupe.

«Personnes morales… C’est ainsi qu’on désigne les entreprises en Droit, pour les distinguer des personnes physiques. Personnellement, il m’eût semblé plus judicieux de les appeler «Personnes amorales». Question de morale, justement.»
~ Nikholaos

«Il me déplaît qu’une créature croie pouvoir escompter mon désir, le prévoir, mécaniquement s’adapter à ce qu’elle suppose mon choix. Ce reflet imbécile et déformé de moi-même que m’offre une cervelle humaine me ferait préférer à ces moments les tristes effets de l’ascétisme.»
~ Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien)

Donc, avant de voter, prenez le temps de lire ce qui suit, peut-être que le choix se fera de lui-même si vous hésitez encore.

Photo : Nicola/Flickr

Pourquoi avons-nous besoin des forêts? 
Par Russell McLendon (Mother Nature Network)

http://www.mnn.com/earth-matters/wilderness-resources/blogs/21-reasons-why-forests-are-important Les forêts couvrent un tiers de toutes les terres de la planète, fournissant une infrastructure organique vitale pour les collections de spécimens de vie les plus variées et denses de la planète. Elles supportent un nombre incalculable d’espèces ainsi que 1,6 milliards des moyens de subsistance des populations, pourtant, les humains sont également responsables de la  déforestation de 32 millions d’acres de forêt à chaque année. Les Nations Unies ont déclaré le 21 mars Journée internationale des forêts à la fin de 2012, à titre d’effort mondial pour faire connaître la valeur et le sort des forêts dans le monde entier. Elle a été célébrée pour la première fois le 21 mars 2013, intercalée entre la Journée internationale du bonheur, le 20 mars, et la Journée mondiale de l’eau le 22 mars. En l’honneur de cette journée, voici 21 raisons qui justifient la sauvegarde des forêts : 1. Les forêts nous aident à respirerLes forêts pompent l’oxygène dont nous avons besoin pour vivre et absorbent le dioxyde de carbone que nous exhalons (ou émettons). Un seul arbre feuillu adulte peut produire en une saison autant d’oxygène que ce que 10 personnes inhalent en un an. Le plancton est plus prolifique, fournissant la moitié de la masse de l’oxygène de la planète, mais les forêts sont toujours une source clé d’air respirable.

2. Les forêts sont les hôtes de la biodiversité  
Près de la moitié de toutes les espèces connues vivent dans les forêts : 80 % de la biodiversité terrestre. Cette diversité est particulièrement riche dans les forêts pluviales tropicales (des perroquets rares aux singes menacés d’extinction), mais toutes les forêts regorgent de vie tout autour de la planète. Les insectes et les vers travaillent les nutriments dans le sol, les abeilles et les oiseaux propagent le pollen et les graines, et des espèces clés comme les loups et les gros félins empêchent les herbivores gloutons de sortir de leurs enclos.

3. Les forêts sont les hôtes de populations humaines aussi
Quelque 300 millions de personnes vivent dans les forêts du monde entier, incluant un nombre approximatif de 60 millions d’autochtones dont la survie dépend presque entièrement des forêts naturelles. Des millions d’autres vivent le long ou à proximité des forêts, mais même un groupe d’arbres en ville peut augmenter la valeur des propriétés et réduire la criminalité.

4. Les forêts nous rafraîchissent  
En plus de nous protéger des rayons du soleil, les arbres créent également un oasis d’ombrage vital pour le sol. Les arbres dans les villes aident à garder les bâtiments plus frais, réduisant la nécessité des ventilateurs électriques ou des climatiseurs, tandis que les grandes forêts peuvent s’attaquer à des tâches colossales comme réduire l’îlot de chaleur  d’une ville ou réguler les températures régionales.

5. Les forêts maintiennent la terre globalement plus fraîche 
Les arbres ont aussi une autre manière de combattre la chaleur : elles absorbent le CO2 que les émanations de carburant du réchauffement global. Les plantes ont toujours besoin de CO2 pour la photosynthèse, mais la masse d’air est maintenant tellement épaisse à cause des émissions supplémentaires, que les forêts luttent contre le réchauffement climatique juste par la respiration. Le CO2 est stocké dans le bois, les feuilles et le sol, souvent depuis des siècles.

Photo : Olga Kruglova

6. Les forêts régulent les pluies   
Les grandes forêts peuvent influencer les conditions météorologiques régionales et même créer leurs propres microclimats. L’Amazonie, par exemple, génère des conditions atmosphériques qui non seulement permettent des précipitations régulières sur place et sur les terres agricoles avoisinantes, mais potentiellement aussi loin que sur les grandes plaines de l’Amérique du Nord.

7. Les forêts luttent contre les inondations 
Les racines d’arbres sont des alliés clés en cas de pluies abondantes, en particulier pour les zones comme les plaines riveraines. Elles aident le sol à absorber le surplus d’eau, ralentissent le débit et réduisent ainsi l’érosion et les dégâts matériels.

8. Les forêts protègent en aval 
En plus de lutter contre les inondations, elles absorbent le ruissellement de surface pour protéger les écosystèmes en aval. Les eaux pluviales modernes transportent de plus en plus de produits chimiques toxiques (essence, engrais et pesticides pour le gazon, lisier de porc, etc.) qui s’accumulent dans les bassins pour finalement créer des «zones mortes» à faible teneur en oxygène.

9. Les forêts hydratent 
Les forêts sont comme les éponges géantes, qui absorbent le ruissellement plutôt que de le laisser rouler sur toute la surface, mais elles ne peuvent pas l’absorber entièrement. L’eau qui n’a pas été absorbée par les racines s’infiltrent dans les nappes aquifères et réapprovisionnent les eaux souterraines pour la rendre potable, l’assainir et l’irriguer dans le monde entier.

10. Les forêts bloquent le vent 
L’agriculture près d’une forêt a beaucoup d’avantages, comme attirer les chauves-souris et les oiseaux chanteurs qui mangent les insectes ou les hiboux et les renards qui mangent les rats. Mais les groupes d’arbres peuvent également servir de microclimat, fournir un tampon contre le vent pour les récoltes fragiles. En plus de protéger les plantes du vent elles facilitent la pollinisation par les abeilles.

11. Les forêts stabilisent le sol 
Le réseau de racines d’une forêt stabilise d’énormes surfaces de terre, et renforce la fondation de l’écosystème contre l’érosion par le vent ou par l’eau. Non seulement la déforestation perturbe tout cela, mais l’érosion des sols qui s’ensuit peut déclencher de nouveaux et menaçants problèmes comme les glissements de terrain et les tempêtes de poussière.

12. Les forêts nettoient le sol 
En plus de stabiliser le sol, les forêts peuvent également utiliser la phytorestauration pour nettoyer certains polluants. Les arbres peuvent soit piéger les toxines ou les dégrader pour les rendre moins dangereux. Il s’agit d’une compétence utile; on peut laisser les arbres absorber les débordements d’égouts, les ruissellements toxiques sur le bord des routes ou les déversements contaminés.

13. Les forêts purifient l’air 
Nous cultivons des plantes d’intérieur pour purifier l’air, mais n’oublions pas les forêts. Elles peuvent nettoyer la pollution de l’air sur une échelle beaucoup plus large, et pas seulement le CO2. Les arbres capturent une large gamme de polluants atmosphériques, y compris le monoxyde de carbone, de dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote.

14. Les forêts réduisent la pollution sonore 
Le son s’atténue dans les forêts, car les arbres constituent une barrière naturelle contre le bruit. L’effet insonorisant est largement dû au bruissement des feuilles (ainsi qu’à d’autres bruits blancs, comme les chants d’oiseaux), et quelques arbres bien placés peuvent couper le fond sonore de 5 à 10 décibels, ou d’environ 50 pour cent, à l’échelle de l’oreille humaine.

Photo : Matt MacGillivray 

15. Les forêts nourrissent 
Non seulement les arbres fournissent des fruits, des noix, des graines et de la sève, mais ils représentent également une corne d’abondance au ras du sol : champignons comestibles, baies et coléoptères, et à un niveau plus large les forêts abritent des chevreuils, des dindons, des lièvres, des étangs, des lacs et des poissons.

16. Les forêts fournissent des remèdes  
Les forêts offrent quantité de remèdes naturels dont on s’inspire de plus en plus pour créer des dérivés synthétiques. Le médicament contre l’asthme, la théophylline, provient du cacaotier par exemple, tandis qu’un composé à base d’aiguilles de cèdre rouge oriental sert à lutter contre le SARM, un genre de staphylocoque qui résiste à de nombreux antibiotiques. Environ 70 % de tous les végétaux reconnus pour combattre le cancer poussent uniquement dans les forêts pluviales.

17. Les forêts aident à créer des biens  
Que feraient les humains sans le bois et la résine? Pendant longtemps, nous avons utilisé ces ressources renouvelables pour tout faire – papier, ameublement, maisons et vêtements – mais nous nous sommes laissés emporter jusqu’à la surexploitation et la déforestation. Cependant, grâce à la plantation d’arbres et à la sylviculture durable, il est maintenant plus facile de trouver des produits provenant de sources et fabricants responsables.

18. Les forêts créent des emplois 
Selon les Nations unies, plus de 1,6 milliard de personnes dépendent dans une certaine mesure de la forêt pour leur subsistance, et 10 millions de personnes sont directement employées dans la gestion des forêts ou la conservation. Les forêts contribuent à environ 1 % du produit intérieur brut mondial en raison de la coupe et des produits en bois, la seconde catégorie compte à elle seule pour 80 % dans de nombreux pays en développement.

19. Les forêts sont majestueuses  
La beauté naturelle est peut-être le bénéfice le plus évident que la forêt nous offre, mais pourtant c’est le moins tangible. Le mélange abstrait d’ombre, de verdure, d’activité et de tranquillité est déjà un immense avantage pour les gens, cependant, cela devrait nous convaincre d’apprécier et de préserver les forêts pour les générations futures.

20. Les forêts nous aident à explorer et à nous détendre 
Cette attraction innée pour les forêts est désormais appelée «biophilie». C’est un phénomène à un stade relativement précoce de la recherche scientifique. Nous savons que la biophilie attire l’homme vers l’eau, les bois et les environnements naturels, cependant, il semble que la fréquentation des forêts tend à stimuler la créativité, à contrer la TDAH, à accélérer la guérison, à faciliter l’état méditatif et la conscientisation. Il se pourrait même que cela nous aide à vivre plus longtemps.

21. Les forêts sont les piliers de leurs communautés 
Tout comme le célèbre tapis dans «The Big Lebowski», les forêts relient vraiment tout – et souvent nous ne les apprécions que lorsqu’elles ne sont plus là. En plus de tous leurs avantages écologiques (qui ne peuvent même pas être énumérées dans cette longue liste), elles ont régné pendant des éternités et réussi avec succès à créer un extraordinaire support à la vie terrestre. Notre espèce ne pourrait probablement pas survivre sans elles, mais il nous appartient de faire en sorte que ça n’arrive jamais. Plus nous apprécierons et comprendrons les forêts, moins nous serons susceptibles de manquer d’arbres un jour…

Vidéo de sensibilisation produite par les Nations Unies pour la Journée internationale de la Forêt 2014 :

 

Source 

Le fossé entre riches et pauvres n’a jamais été aussi grand

Jamais le monde n’a produit autant de richesses qu’à l’heure actuelle. Si cette richesse était répartie de manière égale entre tous et partout dans le monde, une famille avec trois enfants disposerait d’un revenu de 2.870 euros par mois et d’un patrimoine (épargne, valeur du logement…) de 125.000 euros.

 

Nous parlons bien ici de tous les gens sur la planète : Africains, Asiatiques, Européens, Américains, etc. 2.870 euros par mois et un patrimoine de 125.000 euros, voilà qui est étonnamment élevé. Ce n’est certes pas assez pour vivre dans le luxe, mais bien suffisant pour que tous les êtres humains disposent d’un logement confortable, d’électricité, d’eau potable et de sanitaires, également via des méthodes écologiques.
Il y a donc assez pour que tout le monde puisse mener une vie plus que décente. Et, pourtant, dans le monde, un être humain sur trois ne dispose pas de dispositif sanitaire de base, et un sur quatre n’a pas accès à l’électricité. Un sur sept vit dans un bidonville, un sur huit a faim et un sur neuf n’a pas accès à l’eau potable.[1] Autre manière d’expliquer les choses : avec une répartition égale de la richesse, tout le monde disposerait de 23 dollars par jour. Et, pourtant, 2,4 milliards de gens doivent vivre avec moins de 2 dollars par jour et 1,2 milliard même avec moins de 1,25 dollar.[2]
Le problème n’est donc pas qu’il n’y a pas assez de richesse, mais que celle-ci est répartie de manière scandaleusement inégale. Aujourd’hui, 85 personnes possèdent autant que 3,6 milliards de gens ensemble.[3] Le 1% le plus riche possède près de la moitié de toute la richesse du monde alors que 70% les plus pauvres en possèdent 3%. Les très riches possèdent chacun une fortune moyenne d’1,6 million de dollars, soit 700 fois plus que la plus grande partie de la population mondiale.[4]
Un bon 32.000 milliards de dollars sont à l’abri dans les paradis fiscaux.[5] C’est 130 fois plus que ce qui est annuellement nécessaire pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) des Nations unies et éradiquer la pauvreté la plus forte dans le monde. Jamais auparavant le contraste entre ce que l’économie mondiale a à offrir et ce qu’elle donne effectivement pour répondre aux besoins de base n’avait été aussi grand, aussi criant qu’à l’heure actuelle.
Prospère Belgique
En Belgique, ou j’habite, le revenu moyen disponible pour une famille avec deux enfants est de 8.000 euros par mois, et le patrimoine moyen d’une telle famille est un petit 800.000 euros.[6] Des chiffres qui paraissent également étonnamment élevés mais, à nouveau, il s’agit de moyennes qui cachent une répartition extrêmement inégale.
D’un côté, le 1% des Belges les plus riches possèdent 40 fois autant que le Belge moyen. Les dix familles les plus riches de notre pays disposent ensemble d’un patrimoine de 42 milliards d’euros, environ autant que les 2 millions de Belges les plus pauvres. Le patrimoine des familles De Spoelberch, De Mévius et Vandamme correspond exactement au budget total de l’assurance maladie en 2012.[7]
De l’autre côté, 1 Belge sur 5 court le risque de tomber dans la pauvreté ou dans l’exclusion sociale.[8] Une famille sur 5 avec un bas revenu doit reporter des soins médicaux pour des raisons financières.[9] Et il n’est pas du tout rare que des gens doivent travailler à un rythme inhumain pour à peine 1.300 euros par mois. Au vu de la haute prospérité de la richesse de notre pays, c’est inacceptable.
Le fossé entre riches et pauvres en Belgique n’a jamais été aussi grand, et il continue de se creuser. Les dernières vingt années, les revenus des 30% les plus pauvres ont baissé de 10% alors que le pourcent le plus riche a vu son revenu augmenter de 30%.[10] Durant cette période, le nombre de pauvres a doublé.[11] C’est la conséquence de deux éléments : d’abord, les allocations et salaires ont été gelés ou augmentent moins vite que la prospérité ; ensuite, le capital bénéficie de toujours plus d’avantages fiscaux. Ces dernières trente années, la part salariale dans le PNB (la richesse nationale) a baissé de 67 à 62%, alors que la part du capital a presque doublé, passant de 6 à 10%.[12]
Pas la crise pour tout le monde
 
C’est la crise qui est ici le grand malfaiteur. Dans le capitalisme, une crise revient à un grand nettoyage brutal et chaotique de l’économie. La facture est invariablement imposée aux travailleurs et aux plus faibles de la société. En d’autres termes, une crise économique est un excellent moyen pour organiser un transfert du travail au capital, des pauvres vers les riches. Les réductions des salaires dans les années 1980 en sont un bon exemple. Si, aujourd’hui, les salaires constituaient une part aussi grande du PIB qu’en 1981, chaque travailleur gagnerait environ 950 euros de plus par mois.[13]
Le krach financier de 2008 est la répétition du même phénomène. Rien qu’en Europe, 4 millions d’emplois ont disparu à cause de la crise.[14] Dans le monde, 64 millions de gens ont été poussés dans l’extrême pauvreté.[15] Dans presque tous les pays européens, le fossé entre riches et pauvres a augmenté, et même particulièrement fort en Irlande et en Espagne.[16] Actuellement, l’Europe compte 120 millions de pauvres, et 100 à 150 millions de personnes vivent sur le fil du rasoir. Il s’agit donc au total de 43 à 53% de la population ! En outre, avoir un emploi n’est plus suffisant. En Europe, une personne qui travaille sur 10 vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.[17]
Surtout dans les pays périphériques, la politique d’économies menée depuis 2008 a causé de véritables ravages. Les revenus moyens n’ont pas non plus été épargnés. En Italie, le pouvoir d’achat a baissé de 12%, en Espagne et en Grande-Bretagne (!), de 22%, et en Grèce, même de 33%.[18] Au Portugal, les salaires ont baissé de 12% ;[19] en Grèce, les salaires des fonctionnaires ont même dégringolé de 35%.[20] Aujourd’hui, 31% des Grecs vivent sous le seuil de pauvreté et 27% risquent d’y tomber.[21] En Espagne, la pauvreté pourra atteindre 40% d’ici 2022.[22]
En Belgique aussi, la pauvreté continue à augmenter. Aujourd’hui, dans ce pays prospère, 24.000 personnes ont besoin de l’aide alimentaire de la Croix-Rouge.[23] Certes, le rythme de cette augmentation a été moins rapide que dans les pays périphériques, parce que nous sommes restés 541 jours sans gouvernement et que des économies n’ont pu être décidées durant cette période. Deuxièmement, chez nous, les syndicats sont plus forts que dans la plupart des pays voisins.
Pour les super-riches, la crise a en tout cas été une bénédiction. Jamais auparavant il n’y a eu autant de super-riches (fortune de plus de 22 millions d’euros) dans le monde. En Europe, 4.500 ont rejoint la liste, en Belgique, 60.[24] Les « individus très riches » (high-net-worth individual, avec des moyens d’investissements de plus d’un million de dollars) ont vu leur richesse croître d’au moins 41% depuis 2008.[25] Clairement, ce n’est pas la crise pour tout le monde.
Une question de civilisation
Ce fossé est un véritable scandale. Pour l’économiste internationalement renommé Jeffrey Sachs, une redistribution fondamentale de la richesse est une question de « civilisation ».[26] Mais il y a aussi des raisons sociales, économiques et même politiques pour entamer la lutte contre ce fossé. En premier lieu, l’inégalité dans un pays entraîne toute une série d’effets néfastes. Cela raccourcit la vie des gens, les rend plus malheureux, augmente la criminalité, le nombre de grossesses d’adolescentes et d’addictions aux drogues, et cela stimule la consommation excessive.[27]
Economiquement, une grande inégalité aggrave la crise, puisque des bas revenus signifient moins de pouvoir d’achat, ce qui est néfaste pour la consommation globale et donc aussi pour les investissements.
Il y existe un important parallèle entre notre époque et la Grande Dépression des années 1930. Entre 1920 et 1928, la part des 5% les plus riches est montée de 24 à 33%. Un an plus tard, c’était l’explosion. En 1983, cette part était de 22% et, en 2008, de 33%, soit précisément le niveau de l’année avant le grand krach.[28] Pour les mêmes raisons, les économies ne sont pas une bonne idée. Elles augmentent le fossé, rallongeant et empirant donc la crise. Mais peut-être est-ce bien le but ?[29]
Pour finir, un fossé trop grand entre riches et pauvres crée également un danger politique, davantage dissimulé. L’inégalité économique croissante et le recul des revenus bas et moyens suscite le mécontentement et l’agitation dans une large couche de la population. Selon The Economist, dans au moins 65 pays, il existe une possibilité haute à très haute d’agitation et de révolte, comparable avec celles du Printemps arabe.[30] Il n’est donc guère étonnant qu’à Davos, l’élite des riches décideurs, tout comme le président Obama et le chef du FMI, commencent à vraiment s’en inquiéter.[31]
Ils n’ont pas encore réalisé qu’il ne s’agit pas ici d’un excès ou d’un débordement, mais bien d’une erreur-système ou d’un vice de construction. Il est grand temps pour quelque chose de nouveau.
 
Annex 1 : Priorités du capitalisme mondiale[32]
Annexe 2 Un monde de différence : la China et Cuba
Au niveau mondial, ces vingt dernières années, on a assisté à une forte diminution de l’extrême pauvreté ($ 1,25). La chose a été toutefois due en grande partie aux efforts de la Chine sur ce plan. [33] Une telle élimination massive de la pauvreté, comme c’est le cas pour la Chine, était quoi qu’il en soit sans précédent dans l’histoire du monde. Cette diminution de pauvreté est surtout la conséquence d’une forte augmentation des salaires. Pour l’instant le salaire double chaque six ans. [34] Il ne faut donc pas s’étonner que le nombre de revenus moyens en Chine ait très fortement augmenté. En vingt ans, au moins 800 millions de Chinois sont passés dans la catégorie des « revenus moyens » ($ 2-13). Cela équivaut à peu près à toute la population de l’Afrique noire et c’est quatre fois plus qu’en Inde.[35] L’Indice de Développement Humaine (IDH) mesure le progrès social d’un pays. Ces trente dernières années, l’augmentation de l’IDH de la Chine a été la plus élevée du monde entier et a été trois fois supérieure à la moyenne mondiale.[36]
A Cuba, le revenu par habitant est six fois plus bas que dans les pays riches. Le pays subit en effet le plus long blocus économique de l’histoire mondiale. Malgré cela, les soins de santé y sont parmi les meilleurs du monde. A Cuba, personne ne doit postposer une opération ou des soins dentaires faute d’argent. Soins, prothèses et autres interventions payantes chez nous y sont gratuits. Le pays a également un des meilleurs scores au monde en matière d’enseignement. Le pourcentage d’adultes cubains qui font des études supérieures est le deuxième plus haut au monde : 95%.[37] Ce taux est dû au fait que l’enseignement, université comprise, est entièrement gratuit. A Cuba, le pouvoir d’achat ne joue aucun rôle dans le fait de faire ou non des études (supérieures). Globalement, en tant que pays pauvre, Cuba obtient un score de développement social (HDI) comparable à la Belgique et fait même mieux que la Grande-Bretagne.[38]
[1] Le calcul du revenu d’une famille moyenne est basé sur l’hypothèse vraisemblable que les revenus des ménages disponibles s’élèvent à 70% du PIB. Dans ce cas ici on utilise le Product Brut du Monde (($83.200 milliard PPA en 2012).
Dans certains pays c’est plus que 70%, dans d’autres moins. Pour une famille moyenne ça donne alors $3.440 PPA. Ce chiffre tient compte avec les différences de prix entre les pays pour les mêmes produits ou services, et exprime le pouvoir d’achat réel. Nous avons converti ce chiffre en euro selon la méthode de calcul de la Banque Mondial.http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_(PPP) ;http://stats.oecd.org/Index.aspx?datasetcode=SNA_TABLE4.
Pour le calcul du patrimoine on se base sur le rapport recent de Crédit Suisse. Selon ce rapport, la patrimoine totale du monde (Household wealth) s’élève à $240.800 milliard. Crédit Suisse, ‘Global Wealth Report 2013’, Zurich 2013, https://publications.credit-suisse.com/tasks/render/file/?fileID=BCDB1364-A105-0560-1332EC9100FF5C83, p. 5.
[12] Il y a vingt ans, ce pourcentage fluctuait entre 6 et 7 pourcent. Aujourd’hui le pourcentage a monté jusqu’ à 15 pourcent.http://www.forum.vierdewereldsyndicaat.org/index.php?topic=1171.0 ;wap2.
[17] Dans ces deux pays, respectivement le coefficient de Gini a augmenté avec 6 et 6,6 points. En Belgique il y avait une augmentation d’un point. http://im.ft-static.com/content/images/bdd220f8-6c0a-11e3-a216-00144feabdc0.img?width=687&amp ;height=1333&title=&desc.
[27] Sachs J., ‘The Price of Civilization. Reawakening American Virtue and Prosperity’,New York, 2011, p. 231.
[28] Wilkinson R. & Pickett K, The Spirit Level. Why Greater Equality Makes Societies Stronger, New York 2009, p. 20.
[33] Le coût annuel de l’éducation, de la santé et de l’éradication de la pauvreté extrême s’élève à 180 milliards de dollars. Pour éradiquer le faim on a besoin de 30 milliards de dollar ; et pour établir de l’eau potable pour tout le monde aussi 30 milliards de dollar.
http://www.oecd.org/social/poverty/… ; http://www.oecd.org/social/poverty/… ;http://www.who.int/water_sanitation….
Dépenses militaires : http://www.sipri.org/yearbook/2013/03.
Publicité et mercatique : Calculé sur base de Human Development Report 1998,New York 1998, p. 63 ; http://www.metrics2.com/blog/2006/0….
Spéculation par jour : http://www.reuters.com/article/2013….
[36] The Economist, 14 février 2009, Special report : Middle classes, p. 4 & 9 ;http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.2DAY.
[37] UNDP, Human Development Report 2013, p. 149-151.
[38] UNDP, Human Development Report 2013, p. 5.
[39] UNDP, Human Development Report 2013, p. 144-7.