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Posséder un rire

 

Il faut avoir de bonnes dents de l’esprit pour savoir rire de ce monde dans lequel nous vivons. Tout sérieux que nous sommes… Tout fiers! Il reste toutefois une belle arme que l’on ne peut acquérir que par la belle dérision que l’on finit par porter en soi.

Le père-Noël des sociétés… La « perfectitude » à laquelle chacun se livre et à la fois s’enferme pour être un bon, mais bien bon conformiste. Le petit être humain se prend parfois pour dieu, ou un copier-coller du « divin ».

Mais plus il y a d’Hommes, plus il y a de folies, plus d’angoisses, plus de merveilles à bâtir. À bien regarder, au fond, on ne bâtit que soi à travers les matériaux des autres, de l’Histoire et de la culture. Encore faut-il être assez bon cuisinier pour savoir préparer le plat que nous sommes pour une autre vie. Car celle-ci est transitoire. Ou elle n’est rien…

Alors, il faut prendre le temps de rire des bouffons politiques, des savants, des vendeurs de pilules, des vendeurs d’avenir, des vendeurs de pays, des vendeurs de causes.

Quand sur un vieux film de Chaplin on voit passer tous ces gens qui ne sont plus, même liés à leur « progrès » du début de ce beau siècle, ils ne sont plus.

Celui qui ne croit à rien a plus de chances d’arriver à un paradis conçus par ceux qui veulent persévérer à vous fabriquer un monde selon leur foi.

En fait, il faut simplement laisser le monde demeurer un mystère et rire de ceux qui se trimbalent avec leur valise de vérité.

La valise aussi a disparue sous une nouvelle forme, un nouveau contenu dans un nouveau contenant… Ce qui n’a rien changé.

La foi en tous ces principes volatiles ne fait que faire pousser d’autres principes volatiles.

Le plus beau poison en ce monde est la possession ou le désir de posséder. On peut posséder une valise, mais pas le porteur de valise. Mais plus encore, les gens croient qu’ils possèdent leur vie alors que c’est la Vie qui les a mis au monde.

Un fois débarrassé de cette illusion, se posséder n’a plus d’importance, ni même posséder.

Gaëtan Pelletier

2014

 

Une humanité qui se perd

8119 (present)

Je n’écris pas pour le plaisir ou par habitude,
j’aimerais bien consacrer du temps à l’écriture du beau,
mais bon, quand le constat de ce qui ne se voit pas me fulgure la face, ça interrompt mon travail, et je suis obligé de l’écrire. C’est Dieu qui veut. Si je ne le fais pas l’idée se perd et parfois, il vient me le rappeler avec insistance (je le vois partout).

Voici ce que je déclare :
Vous êtes une bande d’imbéciles.
Les antiracsistes, les écologistes, les combattants de la paix, les défenseurs de la démocratie réelle, les dénonceurs d’injustice, tous les offusqués du monde, on vous traite comme des imbéciles, et avec raison.
La télé vous dit que vous ne savez pas être heureux alors que c’est si facile.

C’est vrai il suffit de se prendre un job, d’agir bien, de monter les échelons, et d’obtenir une maison avec de la verdure où couler ses jours tranquilles.
Vous lirez seulement le journal le matin pour sous-peser votre bonheur.
Après si vous voulez vous pourrez dénoncer des injustices à la télé, comme quoi les réverbères ils éclairent trop forts, ou réclamer la présence d’un ralentisseur devant chez soi pour éviter les accélérations trop brusques, qui viennent toujours gommer le mot principal de la phrase du dénouement du film.

*

Pourquoi ne voyez-vous pas ce à quoi renvoie les injustices dans lesquelles vous vous êtes spécialisés afin de produire un effet de levier et renverser la cause première de tous ces injustices, les vôtres et celles des autres en même temps ?

C’est l’antifascisme qui m’a énervé le plus.
Cette même réaction épidermique et aristotélicienne ne fait que servir votre ennemi. Son premier réflex est de le retourner en sa faveur et ainsi prendre de la force. Le seule bonne réponse est d’invalider les bases sur lesquelles il se fonde. Déjà à maigre échelle, ça consiste simplement à leur rire au nez, selon la grande vraie tradition française.

Ensuite à longue échelle, ça consiste à faire observer ceci : oui ils ont raison, d’êtres fascistes, parce que dans le système du commerce c’est la meilleure méthode, et donc, c’est la preuve que le système du commerce est inepte.

*

- Souffrir avec l’éradication du biotope,
– être meurtri par l’assassinat d’un arbre en pleine force de l’âge alors qu’il suffirait de prélever le bois bientôt mort,
– voir s’éteindre des espèces animales juste au moment où on se rend compte qu’en fait ils sont humains, ce sont vraiment des humains, avec une âme, un sens artistique, un sens de l’humour, une vie sociale, sauf qu’ils n’ont pas besoin de bétonner le monde,
– constater l’acharnement d’une obsédante avarice qui consiste à vouloir que le sol soit jonché uniquement de tomates rouges conformes au calibre attendu, et de rien d’autre,
toute cette folie a un facteur unique, le système du commerce, dont la finalité s’exprime par l’injuste répartition des richesses, dont résulte ensuite l’accroissement de la démence, car en réalité, l’injustice est une injustice parce qu’elle produit le malheur et la tristesse.

*

La décimation animale d’humanités en devenir est de loin le pire crime, il résonne dans tout le cosmos de façon lancinante ; C’est pour ça que les Ovnis viennent et apparaissent furtivement, parce qu’ils trépignent de douleur.
Et ils savent que si on leur disait que leur démence résonne dans tout l’univers, c’est imbéciles trouveraient le moyen de s’en satisfaire.

*

Je vois a quel point c’est vain de souffrir de l’injustice si personne n’est capable de tirer le fil enfoui sous terre pour savoir où il conduit, et ce qui en est responsable au départ.

Même les gens entre eux agissent d’une manière récréativement ostracisante, avec l’intention d’enseigner la sagesse dictatoriale qui affère au système du commerce, en s’éliminant les uns les autres pour des raisons de domination sur un lieu de travail, fut-il si peu futile que celui de la dénonciation de l’injustice.

Car si on ne respecte pas le calibre de la tomate, son diamètre, sa couleur, son reflet vivifiant, alors les autres concitoyens eux-mêmes l’éliminent, comme s’ils étaient au service de Sa majesté, comme si l’esprit du système du commerce leur promettait, dans un simulacre de bonté, de ne pas leur envoyer la foudre.

Les gens ne se voient jamais que comme des petits gars légion d’une fraction, tant que Sa majesté ne les a pas avalisés. Et une fois avalisés, ils s’empresse de la desservir le moins possible.
C’est pour ça que de nos jours les distinctions sociales ne sont plus octroyées qu’à des gens ou objets déjà avalisés par Sa majesté ; Au moins ça ralentit le massacre des bonnes âmes.

*

Vous vous êtes fourvoyés. Ce monde est perdu, il s’est perdu en route, il est déjà terminé.
Comprenez que vu de l’intérieur de soi-même on n’accède pas à ce que les autres peuvent dire de vous, et que ce rapport entre ces deux endroits est déterminé par le rapport entre la raison et la logique.
La logique est accessible tout à l’intérieur de soi et c’est elle qui produit ce qui peut être vu de l’extérieur.

Les gens de pouvoir de ce monde n’ont aucun compte à rendre ni aucun soupçon de l’existence de ce qui est extérieur à eux, de ce qu’on peut dire d’eux comme de ce que la logique peut dire d’eux. Ils se contentent de gommer les indices, ou de clamer faire l’inverse de ce qu’ils redoutent d’être en train de faire.

C’est tellement désolant de ne pas voir la logique et la raison percer le brouillard et la poussière.

*

Annexe pour bien comprendre,
une vision anthropologique sur soi-même est possible à obtenir en jouant aux poupées avec des extra-terrestres qui découvrent ce monde.

Ils arrivent et disent : « Ouh-la ».
Les mecs sont obsédés, comme embrigadés par une sociotechnique préhistorique, courant sur des ponts qui s’écroulent pour obtenir des fruits pourris, alors que tout ce dont ils ont besoin, ne serait-ce que pour continuer leur activité démente, est à leur pieds.

Évidemment on ne va pas leur dévoiler la moindre solution qu’ils s’empresseront de mettre au service de leur démence.
Le chemin qu’ils ont à parcourir consiste à cueillir les indices qui les conduiront, d’une manière psychoaffective, à aboutir et à s’attacher à la vérité qu’ils vont ensuite découvrir.
Il est inutile de dire que cela doit prendre du temps.
Cependant à la vue de la dégradation observée l’estimation de ce temps produit une valeur négative, faisant observer qu’en ce moment ils s’éloignent de la vérité qu’ils ont besoin de découvrir.
Cela soulève chez nous des interrogations d’ordre cosmique notamment afin de déterminer si c’est l’oeuvre de Dieu ou si l’oeuvre de Dieu veut qu’on leur file un coup de main.
En tout état de cause, en l’absence de volonté et d’énergie du souhait aucune concrétion logique assez pesante ne peut avoir lieu, si bien que nous sommes condamnés à assister au triste spectacle d’une humanité qui se perd, et qui, probablement, comme d’autres, ne passera pas le cap.

Quel spectacle titanesque.
Beaucoup d’entre nous se mettent la main devant les yeux, dans un réflexion  néphrétique.

8119 

http://centpapiers.com/?p=114088

Je cire tes souliers et tu me fais marcher…

L’histoire de l’humanité est simple: le singe est devenu cireur de souliers. Encore que c’était beau de travailler dans les rues et cirer des souliers. On était libre… Mais là, nous sommes tous à la recherche d’un bureau, d’un papier, d’un pouvoir, bref, nous sommes kapos dans l’âme, un kapo blanc-jaune-noir, rafistolé et carburant au « bienfait de ton pays ».

C’est de la merde!

Le pays, c’est une compagnie, un conglomérat, une machine à imprimer de l’avoir. Il faudrait se pencher sérieusement sur ce nouvel humain astiqué au diplôme, beau parleur, et surtout « spécialiste ». C’est le mot à vogue que veux-tu! Spécialiste. C’est bien ce dont l’humanité a le moins besoin. Plus la division des tâches est  « divisée », moins les zindividualistes s’entendent sur la recette qui va de l’abstrait au concret.

Le mal du siècle est que les abstraits ( la gente abstraite) est devenue spécialiste de … et ignorante de tout.

Le vrai cireur de souliers, c’est l’éleveur de vaches, le boulanger, le maraîcher. Bref, il y a trop d’intellectuels sur le net qui se prennent pour des génies de 15 minutes, format allongé.  Pendant que les vachers, les petites gens travaillent, le nombre de fonctionnaires explose.  On rêve de ne pas travailler vraiment… On préfère travailler trop, poussé par l’État, par les actionnaires. La berlue parfaite.

On ne cire plus les souliers… On les jette! On les fabrique jetables. Ils ne marchent plus.  Le soulier est jetable. Le citoyen-travailleur également. Comme un sac de plastique utilisable une fois. Ou deux…

C’est de cette manière qu’autant de travailleurs rêvent de devenir pantouflards…

Gaëtan Pelletier

 

 

L’éponge à credo

- Chérie! 
- Oui! 
- Quelle est la nouvelle du jour? 
- Jeanne d’ARC va être brûlée… 
***
On a l’âge de ses haltères… 
Arnold Schwarzenegger   GP  :-) 
 
 

Quant du as fait le tour des « nouvelles », tu n’apprends plus rien… T’as déjà vu, entendu, lu, relu, envoyé sur FAcebook, à un ami, et tous les canaux de communication. On est dans l’hyper communication. Comme le café en poudre instantané des années 70. Grande découverte de la « rapide life » à laquelle nous nous livrons. Vite! Vite! Vite!

Nouvelles en poudre comme café en poudre… Séchées à froid. À consommer. Et chacun est sommé de consommer. Le consumérisme numérique.

L’un-dividu 

L’individu est un individu à part entière qui s’est construit ( constructivisme) et qui continue de se construire pour construire un monde… parfait. Parfait selon les critères des robots de la nouvelle colonisation planétaire.

Il y a quelqu’un qui ramasse les feuilles que nous sommes pour les pousser vers le seul arbres qu’ils veulent faire pousser. En terme économique, on nomme cela de la centralisation ou de la mondialisation. Et de par le « libre-échange », supposément nous enrichir, nous nous appauvrissons chaque jour.

Et les « nouvelles »?

Quand on bouture les nouvelles à l’Histoire à celles des nouvelles, on  se rend compte que les nouvelles se répètent tellement – style, Le bon,la brute et le truand, – qu’il vaut mieux éteindre la télé et aller se promener à bicyclette pour voir ce que sont véritablement les gens. Les vrais. Il vaut mieux se mettre au régime du net plutôt que de passer ses journées à courir le « nouveau ».

Ceux qui tricotent l’Histoire le font une maille à l’envers et une mailles à l’envers. Avec cette méthode, quand ma mère tricotais, j’aurais eu un bas et une mitaine. Habillé de la tête au pied…

Churchill  à l’envers 

« Jamais dans le domaine de la guerre tant d’hommes n’avaient eu une telle dette à l’égard d’un si petit nombre d’individus  »
« Never in the field of human conflict was so much owed by so many to so few »

Nous sommes dans le contraire: Jamais dans le domaine de la paix tant d’hommes ont été massacré par un si petit nombres d’individus.

Si on recule de 100 ans, la nouvelle était la guerre de 1914. La planète se réchauffe tellement que les orignaux du Nord des États-Unis meurent d’une tique. Une tique? Oui, une tique qui s’installe dans la fourrure de la bête et finit par la ronger.

 50% de la population des orignaux a disparu. 50% des animaux sauvages de la planète également. Sans doute remplacé par la voiture …

Vers 2060, mes petits enfant seront plus jeunes que moi. Faudra-t-il migrer vers le Nord? Chercher des glaces? En ce moment, en Afrique, des rivières sont asséchées, des gens manquent tout simplement d’eau. De l’eau!…  La base de la Vie.  De l’eau, également pour faire pousser de la nourriture. De l’eau pour le corps constitué de 70% d’eau.

Alors, nous sommes bien savants, bluffés par les miroirs électroniques, notre « culture ». Notre belle culture! On a beau se bomber le torse, on crève comme un passager du Titanic , coulant à pic, assis sur une hélice: ça tourne et ça vous pousse en « avant ». Encore faut-il définir ce qu’est un « avant », présumé progrès.

Nous savons énormément de choses. Nous avons une belle histoire de l’art. Nous avons des savants, des utopistes, des poètes, des cinéastes, mais en politique et en affaires nous n’avons qu’un beau malaise de dégâts. Car, comme toujours, notre bipède pensant est adorateur d’un veau: l’or. C’est un calculateur. Un lapsus d’empathie.Une tique accrochée à l’humain …

Une tique….

Les politiciens en boucle 

Les nouvelles, c’est de nous faire oublier l’essentiel: Ce qu’un être humain peut apporter à un autre en terme pratique.  Nous sommes  supposément quelqu’un « d’instruit ». Mais instruit du papier des universités. Mais   « instruit » rarement des rapports entre les humains. Et je vois passer des politiciens au même profil, encore attardés  à la culture du libre-échange, attachés aux théories vieillottes de la « politique ». Bouchés de l’esprit, bouchers de la vie.

C’est la nourriture des bien-pensants. Ces gens qui veulent atteindre un modèle de perfection sociale, modèle dessiné par les grands couturiers avec une propagande déviante vers un but caché: la servitude.

On a créé des moules… Et dans ce conformisme malheureux, comme dans une chaîne de construction de voitures, le but est de bâtir un citoyen « mono-penseur ».  Ça ne vous rappelle pas un certain Hitler? Il est toujours vivant, mais il a changé de méthode ou, plutôt, il l’a mise à la saveur du jour.

Le Web est le stade.

Nous sommes la foule.

Et nous hurlons tous un bel hommage au dictateur et ses Goebbels électroniques. Vous avez 666 amis sur Facebook. Plus vous en avez, plus défilent  les nouvelles dans une sorte de convulsion à laquelle nous nous habituons lentement.

Le pas de lois… La « marche » à suivre. Même les non-conformistes se font prendre dans le tordeur de la machine à laver les citoyens.

L’humain est une éponge à credo…

Gaëtan Pelletier

8 octobre 2014

Image

Sniper

Sniper

 

GP

Dieu, version finale 4.000.666

 

Le Seigneur vient ...
 
« Homme de peu de foi, veux-tu du foie de veau ou du foie de porc?  
- Du foi d’or… »
 
«  Enfant, je mangeais de la terre, maintenant je sais que c’est la Terre qui me mangera…. » 
 
 ( Je ne dévoile plus les sources de mes citations, c’est fini…) 
 
 3.14.16.2.14.16.3.14.16.3.1416.3.14.16.3.14.16. 

J’étais  assis tranquille sur mon arrière-train ( de marchandises) et je me suis dit que c’étaient les américains qui m’avaient « construit  » ainsi pour vendre des sièges d’auto. Vu la condition présente de la conduite humaine(?), et vu les programmes de désinfections des ordinateurs qui n’arrêtent pas de s’améliorer- comme le savon à vaisselle des années 50, toujours meilleur-  je me suis redit que Dieu existe puisqu’il vend ses  créatures  Hommes sous forme de programmes obsolètes. La supériorité de l’Homme  est à prouver: car nous nous éteignons une fois que la petite chandelle du corps qui soutient la flamme  a fini de brûler ses calories, malgré les tentatives de McDonald pour nous ressusciter à coups de frites.

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Image: Paul Signac Dimanche

***

Nous sommes des fleurs, d’un temps plus long…  D’un temps plus long à  souffrir des épines que nous élisons…. De petites minuscules fleurs-poison, serpents à sornettes, bouffons de micros, qui ont amélioré le monde en  faisant courir les humains  à leur tombeau et  en sabrant les dimanches, jour de repos.

Dieu fabriqué à la machine: 

L’Homme est devenu un fœtus de paille … C’est l’enfariné abouté au levain des calembredaines  mitraillées et martelées.

Ils sont  du compost des dieux que l’on chéri. Transitoires.  Avant, on donnait aux Églises, aux religions, et  aux sectes. Maintenant, c’est aux États. Et les États sont devenues des sectes. L’État fabrique l’Homme, et non plus « dieu ». Il fabrique de la léthargie par hypnose de foules.

God is Gold

or

Plus de dimanches, plus de repos… On le disait dédié à Dieu. Pourtant, comme disait un humoriste: dieu est né un jour férié.  Dieu, c’est Coca-Cola. Dieu est mourant sous la pub éternelle terrestre. Transmise de père en fisc. Dieu est liquide… Dieu, c’est le monde des affaires. Et on est à genoux…

Le déprogrès 

L’âge moyen de la créature humaine était jadis de 32 dents. Des prolongations sont maintenant possibles grâces à votre dentiste et à votre banquier. « Empruntez pour mastiquer ». Telle est la devise… En économie, toute devise est américaine… In Trust We God. Le futur est une dette… Le fœtus également…

Dieu, version 1.00.3

- le bug de l’homme qui croit en dieu a été corrigé: il n’y croit plus.

- le singe qui mangeait des fourmis en plantant une tige dans un trou a été amélioré: il a maintenant le missile Tomahawk, guidé à distance et pouvant détruire 3 djihadistes, et 8 civils. L’esclave cravaté et « habillé pareil » ( costumé), imite bien l’autre.

- Le bug de la banane a été lui aussi corrigé: L’humaus travaillus,  maintenant pressé, broie un boeuf, après l’avoir tué, écrabouillé, arrondi en « tranchettes », présentés dans une sauce oignon, moutarde, relish ….

Relish

- Ses créatures supérieure s donnent 60% de leurs revenus à l’État. Une nette amélioration…. pour l’État.  Mais il en donnera 70% si on lui demande. Une nette amélioration …pour l’État. Un jour, ce sera 100 %. Orwell dirait que la dette nous enrichit…

Dieu, version améliorée 2.014.010.02

-Les bugs suivants ont été fixés corrigés:

- Il n’y a plus qu’un seul Dieu.

( Fini celui des étoiles des papillons ( et leur papa, les papapillons), la lumière des plantes, l’or, Marilyn Monroe, John McCartney, You Tube, des Atlantes, de la scie circulaire,  Mozart, et les  travailleurs de la construction avec les fessiers visibles. Craque, s’entend…  )

- Il est en trois personnes: Yahvé, Allah, Jésus. Mais toujours en un. Et voilà la version EI, toute nouvelle… Mieux organisé, en train de se frayer en frayeurs un pays dans un pays. Se construire un État.

Dieu, version américaine: version 2.351.2

Les bugs précédents ont été corrigés:

-  Dieu n’habite plus les coquilles d’œufs, mais se promène en Air Force One.  Il habite aux États-Unis d’Amérique. Selon certain, il partagerait la couche avec Yahvé. ( Comme dans « Yahvé pigé »).

-  La guerre existait dans le jeu de « Dieu », mais elle a été améliorée. Elle est chirurgicale. On ne tue plus, on fait des frappes. Les failles concernant les victimes collatérales seront corrigées dans un siècle ou deux.

-  Le Bug Bin Laden  a été corrigé et enterré  enl’eaulé. Plouf! Dans le tombeau salé. Il a ajouté quelques vagues à la mer… Comme les battements d’ailes des papillons ( snif!).

-  Les sages ont le droit de regard, mais pas de parole. On ne dit plus SAGE , on dit FED.

-  Le bug du Père, du fils et du Saint-Esprit a été corrigé: CIA, FBI, PENTAGONE. La trilogie schizophrénique qui « taquine » la planète. La tique à cravate qui découvre des Satan à tous les coins de rue.

- L’EI, ( État (?) Islamique (1) a été créé par …( passage caviardé).

Le quantique des cantiques

Et pour terminer, ce superbe cantique de Joe Dassin, terrassé trop jeune, sans doute d’ un complot ourdi par un agent de la C.I.A qui avaient  appris la langue de Molière.

Et si tu n´existais pas,
Je ne serais qu´un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va,
Je me sentirais perdu,
J´aurais besoin de toi.
 
Dieu, version Finale 4 
 

L’Homme ayant toute la liberté requise pour créer son programme de « vie », l’Homme dans sa tentative de remplacer « dieu » a décidé de recréer le chaos. Ça va prendre un peu de temps… Il faut travailler les dimanches, la semaine, 24 heures par jour pour revenir au brouillon de dieu. Et le mette K.O. …

En enterrant tout ce que nous consommons, dieu est une ordure… Comme le père Noël.

Ici, les vidanges sont ramassées le jeudi…

Pour une fois, on s’entend…

Le jeudi est le quatrième jour de la semaine civile dans plusieurs pays. Il est le cinquième de la semaine chrétienne, de la semaine juive et de la semaine musulmane. Le mot jeudi est issu du latin Jovis dies, signifiant « jour de Jupiter », à savoir du dieu Jupiter1  ( Wiki)  

 Il ne reste plus qu’à s’atteler à la récréation (sic) du chaos… Pour refaire de ce faux dieu qu’est l’homme une créature humaine…

Comme dirait Sarko-Mais-Si : « Au panthéon de mes valeurs »….

Gaëtan Pelletier

 6 octobre 2014

Le pilote athée rit

( Je sais, Le pilote athée rit, c’est un peu bizarre… , j’évite ce qui ne m’amuse pas. À ce que je peux voir de par le monde, les politiciens sont sérieux. je vais envoyer 20$ par Paypal pour sauver … le Canada). Et si vous ne savez pas pourquoi on ne décapite pas les politiciens.. regardez le vôtre. )

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«La vérité  n’est pas en quelque lieu lointain, elle est dans l’acte de regarder ce qui est.»

Krishnamurti

Tout déchirement nous amène à l’idée de créer une couture.

Alan Kart

Il est une étrange manière de vivre  cette  vie : chercher. Chercher un sens à celle-ci.  Tous les intellectuels qui sont passés en ce monde,  les philosophes, les chercheurs, les braqueurs d’idées, se sont demandé comment fonctionne l’Univers. Un avocat nommerait cela un «vice de procédure». Car, en fait, chercher est une activité «terrestre» et un passe-temps.  Elle est liée à l’idée qu’il y a un montage et une finalité. On ne démembre pas la structure de l’Univers, on structure l’Univers après un cumul, une capture de séquences qui nous donnent la plus grande illusion du monde : la connaissance.

Nous ne connaissons jamais vraiment. Mais nous la bâtissons toujours.

Les oiseaux se contentent de voler. Leur activité est le vol. Les humains, eux, cherchent à créer : leur activité est leurs actions. Et chaque fois qu’ils sont en «vol», ils se demandent comment ils volent, ce qui les fait voler et, surtout, pourquoi ils volent.

Ils diront que c’est l’air. Ils diront que c’est Dieu. L’idée la plus étrange est que Dieu a créé – si on peut dire ainsi- l’air pour respirer et le fait de voler est comme ces médicaments inventés qui traitent des maladies par effet secondaires.

L’être humain pense que Dieu est un cerveau. En un sens, oui. Mais il est un rêve avant tout. Et il a toutes les libertés du rêve. Tous ceux qui se réveillent avec le souvenir de leur rêve étrange diront : «Ce rêve était stupide». Pour l’humain, ce qui n’est pas organisé, ou qui ne l’est pas à sa manière est bête.

À penser ainsi, la forêt est «bête». La forêt du désordre où les lièvres font leur maison.

Alors, Dieu serait  un idiot.

Dieu apparaît plutôt comme  un subconscient dans lequel nous vivons. Et tous les matériaux sont là, sans ordre.

L’Univers fonctionne. Bref, il besogne, il se meut, et il joue à créer dans une sorte de  débris d’une structure génétique jamais stabilisée.

L’idée que nous nous en faisons est que celui-ci a un but : un long travail sur un temps qui nous apparaît infini. Nous lui accordons un «dessein», une finalité, comme s’il bâtissait, dans un plan bien établit un «avenir.  Comme si l’Univers était une sorte d’esclave à notre service. Et la plupart des gens attendent que l’esclave fasse le travail à leur place.

Et quand vient le moment de confronter toutes ces «vérités», il s’ensuit un combat d’idées. Il en ressort deux choses : une idée nouvelle et des vieilles idées,  ou conceptions, allant toutes aux rebuts.

L’humain a appris le jeu des idées. Les réalisations, de par ses découvertes, lui ont donné raison quand sont apparus des résultats techniques.

L’erreur a été qu’il a pensé décoder l’univers et que c’était là son rôle.  En fait, il n’en a pris que quelques matériaux et, en les joignant, a créé quelque chose de fugace : un momentané gonflé à la mesure de son orgueil et de sa vanité.

Gaëtan Pelletier, Digression 2009