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Comment ne pas penser par eux-mêmes

IMAGE : Je me suis trompé d’image, on dirait. On nomme cela un copier-coller.

L’état c’est moi ( Louis14 )

Cette phrase aurait été prononcée par Louis XIV devant le Parlement de Paris, qui avait pour missions d’entériner les décisions royales.

En 1654, Louis XIV est sacré roi à Reims, mais c’est en réalité Mazarin qui exerce le pouvoir dans le royaume. Sur son conseil, et pour pouvoir continuer à faire la guerre à l’Espagne, Louis XIV signe différents édits destinés à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État. Les magistrats du Parlement de Paris enregistrent ces édits le 20 mars 1655, mais certains d’entre eux vont rapidement contester leur légalité.

Pour éviter une nouvelle fronde, Louis XIV se rend le 13 avril 1655 devant le Parlement, en habit de chasse. Le président du Parlement lui parlant alors de l’intérêt de l’État dans cette affaire, le jeune Louis XIV se serait écrié : “l’État, c’est moi !”.

 

 

Le frigo est ouvert… 24 heures par jour. On peut l’ouvrir et se déboucher une petite bière de philosophie, une tranche de jambon de Goldman Sachs ou autres grignotine séchée empestant le Goebbels finement présenté.

L’Homme n’a pas inventé le mensonge, mais il a payé bien des gratte-papiers pour vous convaincre que vous étiez cultivé.

Et toute la crasse occidentale, que l’on nomme « éducation »,   se livre à ce mercantilisme trafic qui fait pousser des yeux de poisson à bien des « penseurs » qui murent leurs maisons de diplômes. Il y en a à qui ça sert, d’autre à qui ça serre…

La seule manière d’avoir un peu de connaissances- surtout de  bon sens – est par le moyen de ce que je nomme la « maison circulante ».

La Feng-Shui

 

C’est un principe de base du vivant : nulle connaissance n’est figée et aucun concept – même ceux en apparence saugrenus doivent stagner ou être mis de côté.  Tout doit circuler.

Ce que vous avalez doit être rejeté…

Comme lorsque  que vous mangez…

Sinon, vous faites la culture de la chierie et vous risquez de vous y noyer.

Des idées qui ne circulent pas, sont des idées mortes. Il faut donc avaler le repas par la porte d’en avant et rejeter ce qui vous apparaît dépassé ou instantané par la porte d’en arrière.

Éviter l’instantané. Ce sont des messages enregistrés depuis des millénaires qui s’usent plus vite qu’une qu’un couteau scotché à une meule de pierre.

La première erreur du débutant est de rejeter une idée ou un concept par le seul argument suivant : « c’est impossible ».

En fait, tout est possible. C’est que vous  rejetez ce qui ne s’inscrit pas dans votre « somme de connaissances », il vous faut simplement attendre qu’une ouverture se fasse pour progresser.

La musique a ses silences, les savoirs également…

Aérer. C’est la base…

 

L’école Wal-Mart

Sous des apparences de savoirs, toute la structure actuelle des écoles des pays « développés » n’est qu’une calamiteuse arnaque pour la production en série de citoyens au services des États, eux-mêmes au service des adipeux conglomérats d’affaires, au service des banques et des guerres qualifiées de nécessaires.

Défaire sa maison pour en construire une autre.

On a détruit l’Irak pour les profits de la reconstruction… Pour aller pêcher des puits de pétrole.

Les chiens ont des médailles.

Les soldats également.

Comme des truites attirées par le leurre qui tournoie dans l’eau, cuillère argentée, tirant le poisson vers sa proie truquée.

Bienvenue les morues! Et les sardines bien cordées en boîtes, sont alléchantes. De fait, en l’ouvrant, on a l’impression de voir les corps des soldats inconnus.

L’école, c’est l’eau qui alimente la rivière des États-couleuvres : nazisme camouflé. Une foultitude de snipers économiques et leurs polices à lunettes noires.

Affamé d’orgueil, vous risquez de perdre votre vie réelle au  profit de dériveurs de rivières qui allument les villes en fabricant de l’électricité.

Plus c’est illuminé, plus vous êtes fasciné. Vous ne voyez plus rien…

Vous êtes un produit et un vendeur en même temps.

Ce qui fait de vous l’employé du MOI.

Illusion.

Vous êtes le souteneur d’un monde à la dérive défendant des causes que vous gagnez tout en vous perdant.

L’école est maintenant un business : on vend des diplômes. Et les écoles luttent entre elles

Le seul diplôme qui vous restera sera comme la marque des cochons qu’on abat : intellectuel.

Ce mot glué à « intelligence »… Qui pourtant n’a rien à voir avec celui-ci.

Naïf vous êtes.

Poisson poissé.

Les   portails organiques  de Wall Street viennent de vous piéger. Avec des formules bien simples :

-          Combattre le mal

-          Défendre sa nation

-          Défendre la liberté

-          Apporter « quelque chose » au pays

-          Etc.

Le réel motif est chez Goldman Sachs et dans les paradis fiscaux…

La démocratie n’a jamais réellement existé.

 

En fait, toute l’Histoire de l’humanité – ou presque – est un copier-collé déguisé de magiciens à qui nous avons donné notre chapeau en échange de nos cerveaux.

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Foreclosure

Idées congelées en vente dans toutes les formes de démocraties. Saisissez un échantillon près de chez vous.

Un produit de la Maison Uni-forme.

Le drapeau est fabriqué par des enfants au Bangladesh. Comme le T-Shirt que vous portez : I am free.

Gaëtan Pelletier

UNE SOCIÉTÉ AU PAS MOONWALK

Le pas moonwalk de Michael Jackson

Gaëtan Pelletier

Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l’illusion par ses mouvements corporels qu’il est en train de marcher vers l’avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l’avant, mais se déplaçant en arrière) donne l’impression qu’il flotte. Wiki.

 

Les sociétés occidentales manquent d’argent…mais davantage  de lucidité et  d’imagination. Elle ne se questionne plus sur son fonctionnement, sur ses ratés, sur ses manières de faire.

Depuis combien de décennies ne sommes-nous pas dans une ère de faire du surplace avec l’illusion d’avancer? Et ce, dans toutes les sphères gouvernementales.  Si l’industrie invente, la machine étatique est devenue statique. Dangereusement statique.

En fait, elle ne crée que l’illusion de mouvement.

Mesures et changements

La presse est de plus en plus inquiète de cette bicyclette stationnaire qu’est devenu l’appareil gouvernemental envasé dans des procédures arides et grippées.

Dans un billet intitulé Les maux des mots, Mario Roy de la Presse souligne que  faire des choses est de plus en plus difficile, de sorte qu’il ne reste alors qu’à les dire. C’est la première tendance: le mot remplace de plus en plus le geste.

L’exemple que donne M. Roy est le Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale», adoptée par l’Assemblée nationale en 2002.

C’est un exemple parfait du surplace dans lequel nous sommes rivés. Nous faisons des observations sur les faits, nous rédigeons des avis, des rapports, des recommandations. Or,  rien ne change.

Les seules actions – comme un mode bien installé – sont d’injecter de l’argent, très souvent dans d’autres comités ou autres rapports pour essayer de cerner les problèmes.

Ce qui nourrit justement ceux qui nous contrôlent et VEULENT que nous fassions : faire rouler de l’argent pour… l’argent.

Et encore faut-il s’interroger sur ceux qui ramassent les «dépenses» de cet immobilisme qui rapporte. Ainsi que leurs buts…

L’argent et les nids de poules

Le «concept» du «plus de la même chose» est celui-là par lequel on s’acharne à vouloir prolonger une manière de faire même si celle-ci s’avère totalement inefficace. Le diagnostic que l’on pose dans le système médical et la « médecine» que l’on propose se résume ainsi : s’il existe un problème, c’est qu’il manque d’argent.

C’est exactement cette «philosophie» qui  dans plusieurs domaines nous cloisonne dans des solutions toujours fugaces et précaires.

Aux rythmes où changent  les gouvernements et les hauts fonctionnaires, avec cette manie de cultiver le croc-en-jambe – dans une démocratie désuète et convulsive –  nous en sommes venus à vivre dans une société  qui dépense plus au «rien faire» qu’à faire.

Les coqs sont plus nombreux que les poules…

La brochette de Califes

La sempiternelle recette du bipartisme – on se croirait à l’ère de Duplessis – a rendu le système visqueux et gluant : des lutteurs dans la boue. Les batailles internes du parlement ne sont plus que des esclandres de bandes dessinées où un Calife veut devenir Calife à la place du Calife. Depuis quelques décennies, nous n’avons droit qu’à un défilé  Iznogoud

Où sont les grands projets? Où sont les changements nécessaires à ce cafouillis? Où sont les vraies réformes? Où est ce véritable humanisme qu’on nous a promis?

On a l’impression que nous sommes passés d’une autoroute à un vaste entreprenariat de  calfeutrages  de cicatrices de nids de poules.

L’énergie dépensée – et l’argent du contribuable – dans ces luttes intra-muros, finit par ne léguer au peuple qu’une politique dormante, anesthésiée.

L’obsession de la prise de pouvoir est une pandémie.

Et le virus se promène d’un parti à l’autre.

L’Éducation Ford-T

Le gouvernement du Québec a décidé d’investir  quelque 5 millions de dollars de plus dans le système d’éducation pour contrer le décrochage scolaire.

Si nos dirigeants se paient des études pour évaluer la complexité des facteurs, ils ne s’interrogent pas,  hélas! sur maints aspects vieillots du système.

Le responsable est le décrocheur, le milieu pauvre (encore de l’argent), et une multitude de facteurs incluant la nutrition.

Bel essai!

Mais on écarte toute ouverture sur d’autres modes et d’autres facteurs. Ces grands oncles  à monocle ont un œil sur eux,  et le mauvais : le myope.

Et si le décrochage scolaire avait pour cause principale le système scolaire lui-même?  Mais qui donc dans le système scolaire est intéressé à remettre en cause une «machine si bien huilée»?

Question d’intérêt.

Dans une lettre au journal Le Devoir, intitulée Le symptôme du décrochage Pierre Demers écrit :

Les causes du décrochage sont multiples, mais une qui ne peut plus être ignorée, c’est que les jeunes s’ennuient à mourir dans nos écoles. Les pédagogies dépassées de même que l’organisation scolaire elle-même sont des sources intarissables de problèmes qui ne peuvent se résoudre d’eux-mêmes.(…) Nous pouvons continuer à injecter de l’argent de cette façon, mais tant que nous nous soucierons aussi peu des jeunes qui y vivent, rien ne changera et ils continueront de décrocher ce qui, dans le système actuel, est souvent un signe de santé mentale, un refus global d’être assimilé à un système social qui n’a aucun sens avec ses valeurs déshumanisantes. Ils risquent aussi de ne pas participer au renouvellement de la société, ce dont nous souffrirons tous.

Auteur d’un livre, Élever la conscience humaine par l’Éducation,  il propose une révolution éducative afin de libérer les jeunes par une éducation qui les humanise. C’est en leur offrant une expérience profondément spirituelle, qui fait opposition au matérialisme ambiant, que tout jeune apprendra enfin à découvrir, à savourer et à cultiver sa vie intérieure.

Il n’est pas le seul à faire le constat de cet échec. Pierre JC Allard,  dans son projet Nouvelle Société, a présenté pendant des décennies son «chapitre» consacré à une transformation de l’éducation : Une école humaine.

Je l’ai imprimé et analysé. Et je n’arrive pas à comprendre pourquoi on se refuse à traiter le mal à la racine et à le considérer comme sérieux et novateur.

Sans doute parce que l’intérêt s’arrête encore à une vision étriquée ainsi qu’à une absence totale de volonté de «changer les choses».

Qui donc se soucie de l’humain? Qui donc se soucie d’un mieux-être? Et pourquoi?

Pour la simple raison que le citoyen est devenu une sorte de produit dérivé et que la constante – à des fins d’exploitation – consiste à le garder dans une mouture étalée et sans risques dans un savoir canalisé.

Le but?

La peur que l’automate se mette à penser.

De  peur que la «nourriture» de sang bleu finisse par se révolter.

La nourriture à Morlocks

Nous vivons dans un cauchemar, je ne vois pas en quoi un essai de changement pourrait nuire à l’évolution de notre société. Sauf que les acteurs ne subissent pas le cauchemar : c’est le spectateur qui est en train de regrette son billet.  Oui, les jeunes s’ennuient à l’école.  Même les enseignants s’ennuient. Le taux de décrochage des nouveaux enseignants est aussi élevé que celui des élèves.

De plus, ils sont devenus les outils de technocrates pétris à la pâte de savoirs boursouflés et filandreux. Des technocrates qui sculptent des programmes et des «projets» dont  la réalité de terrain  est si pauvre  que  leur noble intention a la  consistance de barbe à papa. Et, souvent, ils  préfèrent se faire un lampion de leur égo plutôt que d’allumer les autres.

Combien en avons-nous comme cela éparpillés dans d’autres domaines?  Combien serions-nous prêts à dépenser pour le savoir et corriger les lacunes?

L’humain est devenu une sorte fast-food à croquer dans  une cuisine  que nous ne contrôlons plus.

Une fois repus – des besoins primaires et de quelques luxes –  nous ne soucions  plus des  nègres que nous sommes devenus ou de ceux en devenir…

Les G bidonvilles

Depuis près de quarante ans, les sociétés dites riches, en arrachent. On a beau faire partie d’un G7 ou d’un G20, on s’échine à tenir la tête hors de l’eau.

Normal?

Non.

La cause est la même qui garde dans la pauvreté les sociétés dites du tiers-monde. La racaille financière draine les fonds publics de manière détournée. La crise économique est considérée – par la «presse» -  comme étant une crise passagère. Quand on connaît les sources véritables, on sait que la crise est une opération de longue date  et  d’arnaques dues à des procédures bien campées : on nous piège dans ce qu’ Ellen Brown nomme la «toile de dette»  Web of Debt.

J’en ai traduit ( sans trop fignoler)  quelques passages pour vous démontrer ce qui se passe aux États-Unis. Mais il est évident que ces «manœuvres» affectent tous les pays de la planète.

-          La Réserve fédérale n’est pas fédérale, il s’agit d’un cartel bancaire privé, appartenant à la banque par ses membres dans 12 districts de la Fed;

- Sauf pour les pièces de monnaie, ils ont “créé” l’argent que l’on appelle «Notes  de la Réserve fédérale, en violation de la Constitution en vertu de l’article I, section 8, qui donne au  Congrès seulement de  d’émettre  de l’argent  de réglementer la valeur de celle-ci … . “
- ” L’argent tangible  (pièces de monnaie et le papier-monnaie comprise) est de moins de 3 pour cent de la masse monétaire des États-Unis,« le reste est dans des  entrées d’ordinateurs  pour les prêts;

-          ” – L’argent que les banques  prêtent  est de  «l’argent neuf» qui n’existait pas auparavant;

- 30% de l’argent  crée par les banques  est investi dans  leur propre compte; “

- Les banques ont déjà  réalisé des es prêts productifs pour le développement industriel;  aujourd’hui, ce sont ” de géantes machines à paris ” utilisant d’innombrables milliards pour des opérations à haut risques de type «casino» par le biais de dispositifs comme l’escroquerie des  produits dérivés et la titrisation

-          Aussi longtemps que les banquiers contrôlent  notre argent, nous allons rester dans une “toile de dette” et de l’expérience des cycles de boom, de creux, d’’inflation et de  déflation, d’instabilité et de crises.

Nous sommes maintenus en dettes, donc sciemment appauvris. Et cet appauvrissement nous paralyse, car cloue notre pouvoir de développement et de libération. Besoins primaires, État primaire. Plus le loisir de réfléchir, de penser, de transformer.

On garde le citoyen dans l’inquiétude, cette paire de menottes invisible qui esclave le cerveau et l’être.

Ventre affamé…

C’est là tout le drame des sociétés au pas  «moonwalker» : on ne peut pas développer et humaniser une société clouée sur une croix qu’on nous cache. Ni les clous qui nous rivent et nous empêchent de bouger.

Appauvrissement monétaire, soit. Mais le plus grave est que nous sommes cloîtrés dans une sorte de bidonville intellectuel : il n’existe pas – ou alors on fait la sourde oreille – de moyens ou d’ouvertures pour qu’un pouvoir réel du peuple participe à la démocratie.

Le Canada n’est ni plus ni moins que 30 millions de Christs qui n’ont d’autre choix qu’un X pour les Pinocchio de l’État se livrant au jeu politique. Le citoyen est une sorte de Lazare en  fauteuil roulant.

Le ministère de l’inertie.

Il faut bien dire les choses telles qu’elles le  sont : si nous dépensions autant d’argent à creuser les causes de l’inertie par des études sur nos dirigeants et  les parlements, nous y gagnerions sûrement en actifs sur la qualité de nos vies.

Ne nous méprenons pas sous la couverture et les fragments d’humains qui semblent habiter nos appareils étatiques, ou  les  structures pseudo-savantes,  les  prémisses ossifiées ou les  propos savonneux ; l’entièreté de la politique peut se résumer en un seul ministère : l’inertie.

Nous marchons à reculons sur la lune.

Le problème est que nous ne vivons pas sur la lune.

Ceux qui sont en état d’apesanteur,  eux, flottent sur leurs cellules de cerveaux pas encore dégrisées.

L’État  n’est-il qu’un concessionnaire d’autos? Il fournit – sans le savoir – de l’argent à des actionnaires invisibles. La gravité reste que les citoyens  devraient être propriétaires de LEUR pays.

En cela, la démocratie est la «tempête parfaite» ( Merci à M. PHR, quoique la phrase nous a coûté cher).

Alors, attendons-nous à ce que la prochaine étape soit une crise qui, espérons-le, nous ramènera de la Lune à la Terre.

Le parcours nous coûtera encore une fortune, mais nous aurons cessé de «nous faire apprendre» cette fausse marche qui nous roule gaiement mais ne nous mène nulle part.

Les politiciens se vantent d’avoir le volant, mais c’est nous qui fournissons la voiture.

Je vous fais part d’un constat d’Ellen Brown :

L’histoire dépeint le Moyen Âge comme une période rétrograde,  et une forme d’appauvrissement et d’esclavage que seulement la révolution industrielle a changé. En fait, l’époque est entièrement différente, décrite  par l’historien du 19e siècle Thorold_Rogers comme un temps où «une manœuvre» pouvait  subvenir  à tous les besoins de sa famille pendant un an en travaillant 14 semaines,  lui laissant près de neuf mois pour pouvoir travailler pour lui-même,  étudier, pêcher, voyager, ou faire ce qui lui plaisait, quelque chose qu’aujourd’hui les gens surchargés de travail, stressés,  sous-payés ne peuvent pas imaginer.

Envieux?

Il est tout à fait incompréhensible et illogique que nous soyons réduits à ne plus pouvoir améliorer nos conditions de vie par d’autres moyens que celui des «sommes monétaires».

L’argent est un moyen, pas une fin. Dans un article L’usine à fous: l’industrie de la guérison, je voulais démontrer que nos sociétés dites évoluées créent un mode de vie qui accroît ces «maladies de sociétés» nécessitant  des investissements colossaux comme correctifs.

Nous dansons sur place…

Ce qui me rappelle une anecdote des années 60, alors que le monde était plein de promesses, que l’Homme allait être enfin délivré des tâches ingrates…

À un élève qui n’avait pas de loisirs ni de passions, l’enseignant, éberlué, lui demanda :

- Mais qu’est-ce que tu vas faire quand la société des loisirs va arriver?

- Je vais jouer à la chaise musicale…

Toute la classe l’a trouvée drôle.

Il doit être dans un parlement… Là où il n’y a que deux chaises. Et toutes deux au centre…

Beau jeu!

Esclavage, capitalisme, croissance : ça continue !

 

Par SuperNo

Laissons pour une fois de côté les nouvelles fondamentales de la Politique Française (genre le jean de Cécile Duflot ou les parachutes de Le Pen et Mélenchon) pour évoquer des sujets tellement secondaires que j’ai honte de devoir m’abaisser jusqu’à en parler. Oui, je sais, j’ai déjà écrit là-dessus. Ici, il y a quatre ans. Là, il y a 18 mois. Depuis, rien n’a changé, bien évidemment.

L’émission “Cash investigation” de France 2 avait diffusé la semaine dernière un fort didactique reportage sur l’art et la manière qu’ont les multinationales, y compris françaises, de frauder le fisc à l’aide de montages abracadabrantesques élaborés par d’autres multinationales spécialisées, et qui ont pour point commun de passer par des filiales luxembourgeoises bidons. Ce 18 mai, France 2, décidément bien inspiré, a diffusé un nouveau reportage écoeurant dans les ateliers de couture au Bangladesh et en Inde. Rien de bien nouveau sous le soleil, à vrai dire. On y apprend, images à l’appui, que dans ces ateliers travaillent des gamines de 12 ans, 12 heures par jour, 6 jours par semaine, pour un salaire inférieur à un dollar par jour. Je pense qu’on peut parler d’esclavage. Il y a certes parfois des rebellions, mais dans l’ensemble, les multinationales n’ont pas à se plaindre, merci pour elles. Une fois les fringues cousues par ces esclaves, elles sont emballées dans des cartons et expédiées en occident par bateau dans des immenses conteneurs.

Le voyage en bateau sert en quelque sorte de paravent entre la production et la consommation. Il transforme le malheur des uns en objet de désir des autres. Car une fois arrivées ici, les fringues sont étalées dans des boutiques plus ou moins clinquantes, dans lesquelles le con-sommateur (et surtout trice, il faut bien le dire) se précipite pour acheter, souvent pour quelques euros, de quoi vêtir toute la famille. La pub et le marketing font leur oeuvre pour que le coût de fabrication, indécemment bas, fasse une multiple culbute, suffisante pour que les actionnaires deviennent milliardaires (c’est le seul but de la manoeuvre), mais pas trop pour rester dans le business model de la con-sommation de masse, que la ménagère de moins de 50 ans revienne le plus souvent possible acheter, acheter et encore acheter. Bien entendu, on n’affiche pas dans les boutiques la photo de ces milliers de gamines devant leur machine à coudre, dans un bruit infernal, sous la lumière des néons blafards et les aboiements du contremaître, ni dans leurs bidonvilles insalubres. Sinon les gens n’achèteraient pas, probablement. Au contraire, on y met les photos sur papier glacé de mannequins anorexiques ou de stars de cinéma soucieuses d’arrondir des fins de mois pourtant déjà bien rondelettes. Tout cela a été parfaitement décrit dans le livre de Naomi Klein, ” No Logo “, qui détaille le processus de décérébration des foules (et notamment des jeunes) qui conduit des humains en apparence ordinaires à être fiers de payer une fortune des objets fabriqués par des esclaves à un coût dérisoire.

Avant le bateau : le cauchemar. Après, le rêve. Le reportage citait des marques. Monoprix, Ikea, Leclerc, Zara. Peu importe, il y a fort à parier que c’est partout pareil. On a pu assister à des scènes pathétiques de communicants à la langue d’ébène, niant que les images montrées aient pu exister, se cachant derrière des cahiers des charges, des chartes, des normes, des audits, jurant leurs grands dieux qu’ils avaient une éthique et que tout manquement à icelle devait être corrigé, et patati et patata. Et ce sont les mêmes connards qui discutent des heures avec les fournisseurs pour baisser les prix d’un pouième de centime. Qui savent très bien que tous ces cahiers des charges sont du pipeau, que celui qui le signe sous-traitera et qu’au final les fringues seront fabriquées dans des conditions sordides par des gamines esclaves, tandis que les actionnaires se feront des couilles en or et se prélasseront sur leur yacht. La richesse indécente a toujours besoin d’esclaves en nombre. Les bubons capitalistes purulents de Dubaï ou du Qatar consomment environ 10 esclaves pour un habitant. Nous, c’est pareil, sauf que nos esclaves restent chez eux, fabriquant nos fringues, gadgets électroniques, bagnoles que les haut-parleurs de la pub et du dieu croissance nous ordonnent d’acheter frénétiquement et de jeter le plus vite possible.

Les magazines économiques, en plus d’appeler de leurs voeux la rigueur budgétaire, la baisse des impôts, et la disparition de tout secteur public, célèbrent ces grands entrepreneurs : regardez cette liste de milliardaires. Vous y reconnaîtrez le fondateur d’Ikea Ingvar Kamprad, première fortune européenne avec 33 milliards d’euros. Puis, un peu plus loin, entre Bernard Arnault et Liliane Bettencourt, vous trouverez Amancio Ortega, propriétaire de Zara, avec 30 milliards. On marche sur la tête, non ? Tant que j’y suis, je passe à autre chose. Non, en fait c’est la même chose. Je me souviens de la couverture de Libé au lendemain de l’assassinat des gamins devant l’école de Toulouse. (Vous la trouverez ) En voyant cette couverture, je m’étais dit que Libé, dont le directeur Demorand semble avoir remarqué que les unes racoleuses avaient un effet bénéfique sur les ventes, d’où sa propension à en caser à toute occasion, aurait pu en faire une similaire, sur fond noir, mais aux caractères beaucoup plus petits, pour y faire figurer les noms et âges des 20 000 (vingt mille) enfants morts de faim ce jour-là, comme tous les autres jours, d’ailleurs. Comme le dit si justement [Jean Ziegler,] nous pourrions très bien nourrir ces enfants, et ils meurent quand même, c’est donc qu’ils sont assassinés.

Notre système trouve pourtant toujours les milliards, et même les dizaines de milliers de milliards, pour voler au secours de ces pauvres banquiers. Il a consacré plus de 1 600 milliards l’an dernier à acheter des armes. Mais n’est pas foutu de trouver 30 pauvres milliards (la fortune de Mr Ikea ou de Mr Zara, tiens) pour nourrir la terre entière pendant un an. En même temps un banquier ou un marchand de canons, c’est quand même plus important que quelques millions d’enfants. Surtout noirs ou jaunes… Tout ça, c’est la conséquence directe et indéniable de notre système capitaliste, libéral et croissanciste. De sa répartition incroyablement scandaleuse des richesses. De sa prédation par la finance et les spéculateurs. De ce phénomène incroyable qui fait que malgré les odes à la “valeur travail“, ce ne sont jamais ceux qui travaillent qui s’enrichissent, mais des intermédiaires parasitaires. Ceux qui cultivent les fruits et légumes restent pauvres, tout comme la caissière du supermarché, mais pas le propriétaire de l’enseigne. En France, nous avons de la chance : nous venons de chasser un gouvernement de droite, incapable et corrompu, pour le remplacer par un gouvernement de “gauche“, qui respecte la parité et qui a signé une charte éthique. Et surtout, son dicton est “Le changement, c’est maintenant“. Merveilleux, non ? Bon, on commence quand ?

Euh… Pour l’instant, le principal changement c’est qu’on peut venir au conseil des ministres en jean. Pour le reste, permettez-moi de douter. Car même si le QI moyen du gouvernement doit être au moins le double de celui du précédent, il suffit de gratter un peu pour constater la supercherie. Tous les postes importants sont occupés par des représentants de la “gauche de droite“. DSK n’est plus là, mais ses disciples et ses idées sont restés. Enarques et membres du “Siècle” foisonnent. Pas un seul dangereux révolutionnaire gauchiste à l’horizon. Pas une de ces personnes n’a l’intention de faire quoi que ce soit pour changer de paradigme. Tous se plaisent et se complaisent dans le capitalisme libéral, qui leur a d’ailleurs apporté richesse, puissance et gloire. Le premier ministre est le premier promoteur du projet mégalomaniaque et scandaleux de l’ayraultport de Notre Dame des Landes. Ce projet témoigne de son aveuglement total quant à l’évolution du monde et de ses ressources naturelles. Quant au président Hollande, son déplacement aux États-Unis montre qu’il n’a rien compris non plus, pas plus qu’Obama, d’ailleurs. Délectez-vous de ces billevesées, reprises en boucle et sans le moindre sens critique par des médias tétanisés d’extase : “Le président François Hollande a fait état d’une “convergences” de vues avec son homologue américain Barack Obama sur la nécessité de relancer la croissance pour faire face à la crise, vendredi 18 mai à la Maison-Blanche, peu avant un sommet du G8. La croissance doit être une priorité (…)”.

La croissance, la croissance, la croissance… La même chose qu’avant, mais PLUS ! Plus d’esclaves, plus d’armes, plus de morts de faim, plus de paradis fiscaux. Plus de pétrole, plus de ressources naturelles, plus de pollution, plus de CO². Et plus d’argent virtuel pour contourner les limites de l’économie réelle. Pauvres aveugles ! Mai 2012, et ils n’ont toujours rien compris. Après avoir décidé de ruiner les peuples pour rembourser les banksters, ils décident désormais qu’il faudrait en fait encore emprunter aux banksters pour éviter la ruine des peuples… Quant à ceux qui croyaient que Hollande allait mettre la finance à genoux, même après la déclaration d’allégeance faite aux banksters de la City, pensaient-ils qu’il allait nommer Frédéric Lordon responsable du G20 pour la France ? Curieusement, non, l’heureux élu de Hollande, secrétaire général adjoint de l’Élysée s’appelle Emmanuel Macron, 34 ans. C’est un disciple de Jacques Attali (dont l’ombre plane sur la “gauche” comme celle de Minc plane sur la droite), ex-membre de sa ridiculissime “commission sur le retour de la croissance“. Et que fait-il dans la vie, ce petit génie ? Il est associé-gérant chez Rothschild, et le fait d’abandonner un salaire annuel de l’ordre d’un million d’euros est une preuve évidente de son désintéressement espoir de retour sur investissement.

Certains parlent de faire revenir ces usines en France… Les “socialistes” viennent même de créer un ministère marketing du “redressement productif” confié à Montebourg. Quelle rigolade ! Comment faire revenir en France des industries qui en sont parties, poussées par la perspective d’employer des esclaves et par les lois qui permettaient cette forfaiture ? Sans changer ces lois, sans revenir sur ce système ? Juste pour rire, c’est un “socialiste” français, Pascal Lamy, qui dirige depuis 7 ans l’OMC (ex GATT), le principal organisme responsable de la dérégulation du commerce mondial… Tous ces gens sont d’accord sur un point : il faut améliorer la compétitivité de la France, et baisser le coût du travail. Pour l’aligner sur celui du Bangladesh, par exemple… Car tout le monde le sait, je l’ai même lu sur Twitter de la part de prétendus gauchistes : “si on va fabriquer au Bangladesh, c’est que ça coûte trop cher de fabriquer en France“. Ok, réduisons donc le coût du travail… qui est principalement composé de plusieurs facteurs : Le salaire et les cotisations sociales (improprement baptisées “charges”). Réduire le coût du travail, cela signifie donc au choix réduire les salaires (ou travailler plus pour le même salaire), ou réduire les retraites, les remboursements de sécu, les allocs chômage… Ou, pour être plus efficace, les deux. Supprimons par la même occasion toutes les “barrières à l’emploi“, comme le salaire minimum, le code du travail, les congés, le paiement des arrêts maladie, et la retraite. Pour finir, supprimons carrément tout salaire, et c’est le plein emploi garanti. Fort de cette compétitivité retrouvée, les zentrepreneurs embaucheront massivement, et y vont voir, au Bangladesh, ce que c’est que la France Compétitive ! Comment que Leclerc il va rapatrier fissa la fabrication de ses tee-shirts !

Hollande semble devenu le héraut du keynésianisme, par opposition au néolibéralisme. Cette doctrine, qui prône la croissance par la demande, au besoin soutenue par l’État (et donc par l’endettement… On rêve !), a fait son temps pendant les “30 glorieuses” qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, avant d’être balayée par le n’importe quoi du néolibéralisme. Depuis, cette doctrine est caduque, anachronique. C’est donc un grand bond en arrière de plus de 35 ans que Hollande, tout ravi de jouer les vedettes au G8, propose au monde ébahi par tant d’originalité. Et même si la plupart de nos “socialistes” (Hollande lui-même, Ayrault, Fabius…) en sont effectivement restés à cette époque, le monde a changé, et va prochainement s’apercevoir que toute politique de croissance dans les pays occidentaux est vouée à l’échec et à la catastrophe. Pénurie de pognon, pénurie de pétrole, pénurie généralisée de ressources (aka ” peak everything “, un très bon article dans “Science et Vie” de ce mois-ci sur la pénurie des métaux, mais Hollande et Obama lisent trop le “Financial Times“, pas “Sciences et Vie“), cette politique emmène l’humanité droit dans le mur. En klaxonnant.

Keynes, cité par Jean Gadrey (auteur de ” Adieu à la croissance “) avait tout de même prévu qu’après des décennies de croissance, un certain niveau de richesse serait atteint et l’objectif devait changer : « il sera temps pour l’humanité d’apprendre comment consacrer son énergie à des buts autres qu’économiques ». Hollande et Obama sont assurément moins cons que leurs prédécesseurs respectifs Sarkozy et Bush. Qu’ils le prouvent !

superno.com

Harper, Charest, et le reste… Le règne des faux culs de Renaud

Ils s´embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l´a pas tell´ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu´le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d´rue y´en a 100,
pour faire règner l´ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d´mars,
de l´autr´ côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s´révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s´indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu´la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l´signe de l´hexagone,
c´est pas c´qu´on fait d´mieux en c´moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j´parierai pas qu´il est all´mand.

On leur a dit, au mois d´avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d´un fil,
que l´printemps c´était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m´font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d´un sang qui coula rouge et noir,
d´une révolution manquée
qui faillit renverser l´Histoire,
j´me souviens surtout d´ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s´en allant voter par millions
pour l´ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d´Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu´est v´nu se faire tuer loin d´chez lui,
ils oublient qu´à l´abri des bombes,
les Francais criaient “Vive Pétain”,
qu´ils étaient bien planqués à Londres,
qu´y avait pas beaucoup d´Jean Moulin.

Etre né sous l´signe de l´hexagone,
c´est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu´il est portugais.

Ils font la fête au mois d´juillet,
en souv´nir d´une révolution,
qui n´a jamais éliminé
la misère et l´exploitation,
ils s´abreuvent de bals populaires,
d´feux d´artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu´ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d´août c´est la liberté,
après une longue année d´usine,
ils crient : “Vive les congés payés”,
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu´en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l´Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c´est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l´signe de l´hexagone,
c´est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j´en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs “Côtes-du-Rhône” et leurs “Bordeaux”,
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l´étranger,
leur pinard et leur camenbert
c´est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d´l´auto,
ils vont admirer par milliers
l´dernier modèle de chez Peugeot,
qu´ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l´tiercé,
c´est l´opium du peuple de France,
lui supprimer c´est le tuer,
c´est une drogue à accoutumance.

En décembre c´est l´apothéose,
la grande bouffe et les p´tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d´la joie dans les ghettos,
la Terre peut s´arrêter d´tourner,
ils rat´ront pas leur réveillon;
moi j´voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l´signe de l´hexagone,
on peut pas dire qu´ca soit bandant
si l´roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.

Comment se débarrasser d’un chien quand on est citoyen Pisse-au-lit

La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a félicité jeudi l’Egypte pour l’élection présidentielle qu’elle a qualifiée d’”historique”. Elle a ajouté que Washington était prêt à collaborer avec le gouvernement installé au Caire.

“Nous nous attendons à collaborer avec le gouvernement égyptien démocratiquement élu”, a déclaré Mme Clinton dans un communiqué. “Nous allons continuer à nous tenir aux côtés du peuple égyptien alors qu’ils travaillent à (…) construire une démocratie qui reflète leurs valeurs et leurs traditions”. Source: Romandie

 

Je ne sais depuis combien d’années on travaille à démolir des pays de régimes autoritaires – ou totalitaires – pour les remplacer par des régimes « démocratiques ».

C’est ce que nous avons, et c’est pourquoi les casseroles se font battre à Montréal.

Depuis quand les américains désirent-ils faire preuve de bonté envers les peuples qui sont si loin,  alors qu’ils sont ignares de la diversité des cultures? … Sauf celles des plants de coca.

Une étude publiée en août 2009 aux États-Unis démontre que 90% des billets de banque en circulation dans les villes américaines contiennent des traces de cocaïne22. Ce n’est pas pour autant que 90% de la population en consomme. Une autre étude a démontré que s’il y avait autant de billets marqués par cette substance, c’était dû au transfert sur d’autres billets, pendant le comptage mécanique, des micro-grains de cocaïne présents sur les billets ayant servi à priser. Source: Whiskypédia, l’encyclopédie à boire avec prudence

Oui, on travaille à démolir les pays par bienveillance gratuite. Faites-moi rire en la mineur! On sème de la démocratie, on la cultive pour mieux l’intégrer dans un mondialisme de Nouvel Ordre Mondial.

Les mille-feuilles de la démocratie.

Élire des ambitieux, plus cloutés à la religion du néolibéralisme qu’une vieille sœur  dévote à la Vierge Marie. Un but…

Une vie. Un clou. Un ciel.

La trinité du raccourci du bonheur! Quand on regarde l’Univers, ça n’a pas l’air aussi simple. Sans en être convaincu, on dirait que notre Homme n’est pas issu de la main directe de « dieu », mais d’un croisement à la Monsanto d’un singe et d’une extra-terrestre par un beau soir de mai, quand les lilas sont sur les lits,  là. La nature humaine a comme une odeur de sauvage fasciné par un Ipad.

Bing!

Bang!

Bing et Bang ont fait l’amour. Car le singe ignorait qu’il pouvait se masturber dans une éprouvette. Et même si on lui avait expliqué… Pas brillant le bipède duveteux ! C’est la dame qui a dû faire son apprentissage. Je dis singe, mais il était sans doute un peu plus évolué.

On pourrait nommer cela un « mitoyen ». Il savait faire du feu et des enfants… Pour le feu, il a trouvé un bout d’éclair, et pour les enfants il a trouvé l’éclair au bout…

Les missionnaires du mode libéral

Les U.S.A,  le père Noël en pantoufles?   Ben non! On fait ça pour  mieux te manger mon enfant, comme disait le petit chaperon pourpre. Et c’est la raison pour laquelle, semer des démocraties permet d’aller implanter des compagnies et des conglomérats de cueilleurs  d’argent pour l’enfouir dans les banques.

Si le singe ne savait pas se masturber dans une éprouvette, bon nombre d’humains savent maintenant comment créer une banque sans sperme pour y enfouir leurs avoirs  comme les chiens enterrent leurs  os.

Et par quels moyens?

C’est pyramidal.

Égypte et Ponzi.

Bing et Bang!

Mam Clinton fait l’amour à l’Égypte. Blousée par ce concept tout nouveau du X qui se transforme en pouvoir, l’Égypte  embarque.

Un nouveau sauvage ébloui par le miroir…

Le citoyen-pissenlit

Votre devant de demeure devrait être une pelouse verte, sans pissenlits ( ou Dent-de-lion). On a lutté avec une panoplie hallucinante de produits chimiques pour en faire une Shoah sur votre parterre.

L’américain doit avoir un gazon vert et parfait, sans ces taches jaunes qu’il déteste, parce qu’on lui a appris à détester les différences, et surtout, de lutter pour l’uniformité.

La démocratie, c’est la culture du monde « terrain de golf », monocolore,   Pisse-au-lit.

Vous devez chier dans votre froc, avoir peur, craindre les politiciens qui engageront des armadas de policiers et de « protecteur » de citoyens, pour repousser les vagues de pissenlits qui risquent de  « changer le monde Et, surtout, empêcher les compagnies « créatrices d’emplois » d’aller s’installer chez-vous pour ensuite se délocaliser dans un pays pauvre.

Je ne sais si vous avez bien regardé l’image… Un chien dans un champ de Pisses-au-lit.

Donnez aux Pisses-au-lit un chaudron et un bâton, le chien s’en ira, apeuré.

Ça fait des siècles qu’on nous cuisine…

Il est temps de quitter la marmite et de mettre les faux missionnaires dans nos chaudrons.

Comme dirait le comique : « C’est qui qui rira jaune? ».

Gaëtan Pelletier

Pisse-au-lit

Loi 78, manifestations de casserolles: V pour Vendetta

Les idées ne meurent pas, ne saignent pas…

«Pour la majorité des gens, la bataille est encore celle des frais de scolarité, mais le mouvement devient de plus en plus une sorte d’occupy, de mouvement anti-capitaliste. C’est un changement de l’ordre social qui s’opère. Mais ça ne se fera pas du jour au lendemain», commente un professeur au département de médecine de l’Université de Montréal.

«Il y a la lutte contre la hausse, mais on lutte maintenant contre le Plan Nord, le gouvernement corrompu. Les gens se rallient en un des plus gros mouvements sociaux de l’histoire du Québec. Nous avons réussi à instaurer un débat de société au Québec. C’est déjà une victoire en soi», opine François-Xavier Clermont, étudiant en Travail social au Cégep du Vieux-Montréal.

«On est en train de faire l’histoire. On parle de nous dans des médias de Taïwan, aux États-Unis, en Europe», renchérit son ami David Marchand. Avant le départ au parc Émilie-Gamelin, une manifestante qui dansait au son des tambours a eu un malaise et s’est effondrée. Les policiers ont escorté des ambulanciers au centre de la foule pour porter secours à la jeune femme. Source 

 

 

La violence étatique: L’humain réduit à une monnaie de glace

Je viens de trouver cette “lettre” analysant la situation québécoise. Or, c’est loin d’être uniquement québécois. C’est la violence des États – guerre de citoyens contre leurs “élus”.

***

Je ne comprends pas pourquoi on parle toujours des dérapages de quelques casseurs/provocateurs qui infiltrent le mouvement étudiant, pendant qu’on laisse passer la violence systémique de l’état, sans jamais le critiquer.

Qu’appelle-t-on la pauvreté du tiers de la population québécoise ? N’est-ce pas de la violence ? Les malades qui n’ont pas de place dans les hôpitaux, parce que les politiciens veulent privatiser par derrière ? Les enfants qui vont à l’école sans avoir déjeuné ? Les logements insalubres et infestés de rats où les pauvres doivent se loger ? Les écoles contaminées de moisissure où nos enfants doivent étudier ? Notre nourriture empoisonnée par un surplus de sucre, de gras et d’OGM nocifs pour la santé, et ceci pour enrichir une poignée de propriétaires ? Le saccage de nos ressources, non renouvelables, pour le compte de quelques amis riches de nos élus ? Les minières qui ne payent que 4 % en redevances ? Les multinationales qui ferment leurs usines mettant à la porte des milliers de travailleurs, après avoir reçu des subventions substantielles, payées par les contribuables ? Les aînés qui n’ont pas de pensions de retraites, parce que leurs employeurs les ont gaspillées ? Les écarts entre riches et pauvres de plus en plus grandissants ? Les prête- noms que les corporations utilisent pour contourner la loi électorale ? La corruption municipale en matière de construction ? La souffrance des aînés maltraités qui vivent dans les CHSLD, sans dignité, après avoir contribué au budget communal pendant toute leur vie ?

L’imposition d’une fiscalité régressive qui fait que les millionnaires paient le même montant que les salariés, pour les mêmes services, et la réduction des paliers d’impôts de 16 à 3 ? La spéculation des financiers sur le casino qu’on appelle la bourse ? La rémunération exagérée des PDG de plus de 8 millions par année ? Les pots de vins habituels chez SNC Lavalin et les autres entreprises privées ? Le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux pour les riches qui ne veulent pas payer leur juste part ? Ce sont toutes ces atrocités commises par nos gouvernements qui font que les étudiants sont dans la rue, et qu’il faut appeler, eh oui, « de la violence étatique. »

Une petite imposition de 1 % sur les banques, les corporations et les minières, qui font des profits faramineux, pourrait être utilisée pour la gratuité universitaire, si la volonté de nos politiciens était au rendez-vous. Faire payer les pauvres n’est pas courageux, M. Charest, c’est plutôt lâche !

pressegauche.org

LES MANIFESTATIONS

Photo: François Rathé, Le Soleil

Manifestation au Chili

Athène

Et partout de par le “monde”….

Inutile d’en ajouter. La lutte citoyen contre État est en train de faire flamber la planète. Dans une perspective historique, l’accumulation à une telle vitesse et d’une telle ampleur, montre que tous les petits  feux allumés sur la planète  risquent  de faire basculer le GRAND pouvoir vers une réussite inattendue: on peut rêver, maintenant, que pour la première fois dans l’Histoire, l’humain sera vraiment d’égal à égal, et non sous la gouverne des égo à égo.

L’accaparement des terres paysannes, le détournement systémique des sueurs des peuples, les mensonges des politiciens et leur solution du Nouvel Ordre Mondial ( Sarko, dans son discours, disait qu’on ne pouvait pas y échapper), est en ce moment une fine mèche, une lueur vers une flambée, mais également une révolution qui pourrait virer à l’envers les prétentions des classes dirigeantes  qui avalent depuis des siècles  les richesses appartenant à l’individu,  aux peuples.

Il se pourrait, maintenant, que les peuples avalent les classes dirigeantes,  dont le jeu – absent d’humanisme et de compréhension de la Vie – constituait à transformer toute vie en somme monétaire virtuelle aux seules fins de pouvoir et de jeu de Monopoly avec des êtres de chair, d’émotion.

La bourse ne fait pas l’échange des émotions…

La plus cruelle des violence des États est d’avoir trafiqué les démocraties et d’avoir transformé le vivant en une monnaie frigide.

Personne n’est une monnaie…

Le grand oubli est la racine même de l’économie complètement transformée en simagrées. Une économie de masques…

Et c’est ce qu’on ne veut pas voir dans les rues.  Il suffit d’allumer son téléviseur sur les nouvelles.

NEWS: North,  East, West, South.

Gaëtan Pelletier

Mai 2012

2500 ans de « progrès »….

Tch29.B.Tzeu tchang qui étudiait en vue de se pousser dans la politique, demanda à Man keou tei :

— Pourquoi n’entrez vous pas dans la voie de l’opportunisme (celle de Confucius et des politiciens de l’époque) ? Si vous n’y entrez pas, personne ne vous confiera de charge, vous n’arriverez jamais à rien. Cette voie est la plus sûre, pour arriver à la renommée et à la richesse. On y est aussi en compagnie distinguée.

— Vraiment ? dit Man keou tei. Moi, les politiciens me choquent, par l’impudeur avec laquelle ils mentent, par leurs intrigues pour enjôler des partisans. A leur opportunisme factice, je préfère la liberté naturelle.

— La liberté, dit Tzeu tchang, Kie et Tcheou la prirent en toute chose. Ils furent tous les deux empereurs, et pourtant, si maintenant vous disiez à un voleur, vous êtes un Kie, ou vous êtes un Tcheou, ce voleur se tiendrait pour grièvement offensé, tant leur abus de la liberté a fait mépriser Kie et Tcheou par les plus petites gens… Tandis que K’oung ni et Mei-ti, plébéiens et pauvres, ont acquis par leur usage de l’opportunisme une réputation telle, que si vous dites à quelque ministre d’État, vous êtes un K’oung ni, ou vous êtes un Mei-ti, ce grand personnage se rengorgera, se tenant pour très honoré. Cela prouve que ce n’est pas la noblesse du rang qui en impose aux hommes, mais bien la sagesse de la conduite.

— Est ce bien vrai ? reprit Man keou tei. Ceux qui ont volé peu, sont [475] enfermés dans les prisons. Ceux qui ont volé beaucoup, sont assis sur les trônes. Voler en grand, serait ce opportunisme et sagesse ?.. Et puis, les politiciens sont ils vraiment les purs que vous dites ? C’est à la porte des grands voleurs (des princes feudataires), qu’on les trouve postés, en quémandeurs. # Siao pai duc Hoan de Ts’i, tua son frère aîné, pour épouser sa veuve ; et malgré cela Koan-tchoung consentit à devenir son ministre, et lui procura, per fas et nefas, le pas, comme hégémon, sur les autres feudataires. Confucius a accepté un cadeau de soieries de Tien Tch’eng tzeu, l’assassin de son prince et l’usurpateur de sa principauté. La morale naturelle exigeait que ces deux politiciens censurassent leurs patrons. Ils firent, au contraire, les chiens couchants, devant eux. C’est leur opportunisme (égoïste, visant au profit personnel), qui les fit ainsi descendre jusqu’à étouffer leur conscience. C’est d’eux qu’a été écrit ce texte : Oh ! le bien ; oh ! le mal… Ceux qui ont réussi, sont les premiers ; ceux qui ne sont pas parvenus, sont les derniers.

Tzeu tchang reprit :

— Si vous abandonnez toutes choses à la liberté naturelle, si vous n’admettez aucune institution artificielle, c’en sera fait de tout ordre dans le monde ; plus de rangs, plus de degrés, plus même de parenté.

Man keou tei dit :

— Est ce que vos politiciens, qui affectent de faire tant de cas de ces choses, les ont bien observées ? Voyons vos parangons ! Yao mit à mort son fils aîné. Chouan exila son oncle maternel. Quel respect pour la parenté !.. T’ang exila son suzerain Kie, Ou tua Tcheou. Quel respect pour les rangs !.. Le roi Ki supplanta son frère aîné, le duc de Tcheou tua le sien. Quel respect pour les degrés !.. Ah oui, les disciples de K’oung ni parlent doucereusement, les disciples de Mei-ti prêchent la charité universelle, et voilà comme ils agissent pratiquement.

La discussion n’aboutissant pas, Tzeu tchang et Man keou tei s’en remirent à un arbitre, lequel prononça ainsi :

— Vous avez tous les deux tort et raison, comme il arrive quand on tient une position trop tranchée. Le vulgaire ne voit que la richesse ; le politicien ne prise que la réputation. Pour arriver à leur but, ils luttent et s’usent. Sage est celui qui considère le oui et le non, du centre de la circonférence (comparez chap. 2 C), et qui laisse la roue tourner. Sage est celui qui agit quand les circonstances sont favorables, qui cesse d’agir quand il en est temps. Sage est celui qui ne se passionne pour aucun idéal. Toute poursuite d’un idéal est funeste. Leur obstination dans la loyauté, fit arracher le cœur à Pi-kan, et crever tes yeux à Ou-tzeusu. Leur acharnement à dire vrai, à tenir la parole donnée, poussa Tcheu-koung à témoigner en justice contre son père, et Wei cheng à se laisser noyer sous un pont. Leur désintéressement inflexible, fit que Pao tzeu mourut à genoux au pied d’un arbre, et que Chenn tzeu fut ruiné par les artifices de Ki de Li. Confucius n’honora pas la mémoire de sa mère, K’oang tchang se fit chasser par son père, pour cause de scrupules rituels exagérés. Ce sont là des faits historiques connus. Ils prouvent que toute position extrême devient fausse, que toute obstination exagérée ruine. La sagesse consiste à se tenir au centre, neutre et indifférent.

Tch29.C. Inquiet dit à Tranquille :

— Tout le monde estime la réputation et la fortune. La foule courtise les parvenus, s’aplatit devant eux et les exalte. La satisfaction que ceux ci en éprouvent, fait qu’ils vivent longtemps. Pourquoi [477] ne vous poussez vous pas ? Votre apathie est elle défaut d’intelligence, ou manque de capacité, ou obstination dans certains principes a vous particuliers ?

Tranquille répondit :

— Je n’ai envie, ni de réputation, ni de fortune, parce que ces choses ne donnent pas le bonheur. Il est trop évident que ceux qui se poussent, faisant litière de tout principe gênant, se formant la conscience sur des précédents historiques quelconques ; il est trop évident, quoi que vous en disiez, que ces hommes n’obtiennent pas de vivre satisfaits et longtemps. Leur vie n’est, comme celle des plus vulgaires, qu’un tissu de travaux et de repos, de peines et de joies, de tâtonnements et d’incertitudes. Quelque avancés qu’ils soient, ils restent exposés aux revers, au malheur.

— Soit, dit Inquiet ; mais toujours est il que, tant qu’ils possèdent, ils jouissent. Ils peuvent se procurer ce que le Sur homme et le Sage n’ont pas. Quiconque a atteint une position élevée, c’est à qui lui prêtera ses bras, son intelligence, ses talents. Même dans une position moindre, le parvenu est encore privilégié. Pour lui tous les plaisirs des sens, toutes les satisfactions de la nature.

— Égoïsme repu, dit Tranquille. Est ce là le bonheur ?.. A mon avis, le Sage ne prend pour lui que strictement ce qu’il lui faut, et laisse le reste aux autres. Il ne se remue pas, il ne lutte pas. Toute agitation, toute compétition, est signe de passion morbide. Le Sage donne, se désiste, s’efface, renonce, sans s’en faire un mérite, sans attendre qu’on l’y force. Quand le destin l’a élevé au pinacle, il ne s’impose à personne, il ne pèse sur personne ; il pense au changement à venir, au tour éventuel de la roue, et est modeste en conséquence. Ainsi firent Yao et Chounn. Ils ne traitèrent pas le peuple avec bonté, mais ils ne lui firent aucun mal, par abstraction et précaution. Chan-kuan et Hu-You refusèrent le trône, par amour de la sécurité et de la paix. Le monde loue ces quatre hommes, qui agirent pourtant contrairement à ses principes. Ils ont acquis la célébrité, sans l’avoir recherchée.

— En tout cas, dit Inquiet, ils ne l’ont pas eue gratis. Au lieu des souffrances de l’administration, ils s’infligèrent celles de l’abstinence et des privations, une forme de vie équivalant à une mort prolongée.

— Du tout, dit Tranquille. Ils vécurent une vie commune. Or la vie commune, c’est le bonheur possible. Tout ce qui dépasse, rend malheureux. Avec ses oreilles pleines de musique et sa bouche remplie de mets ; le parvenu n’est pas heureux. Le souci de soutenir sa position, en fait comme une bête de somme qui gravit sans cesse la même pente, suant et soufflant. Toutes les richesses, toutes les dignités, n’éteindront pas la faim et la soif qui le tourmentent, la fièvre intérieure qui le dévore. Ses magasins étant pleins à déborder, Il ne cessera pas de désirer davantage, il ne consentira pas à rien céder. Sa vie se [479] passera à monter la garde autour de ces amas inutiles, dans les soucis, dans la crainte. Il se barricadera dans son domicile, et n’osera pas sortir sans escorte, (de peur d’être pillé, enlevé, rançonné). N’est ce pas là une vraie misère ? Eh bien, ceux qui la souffrent, ne la sentent pas. Inconscients dans le présent, ils ne savent pas non plus prévoir l’avenir. Quand l’heure du malheur sonnera, ils seront surpris, et tous leurs biens ne leur vaudront pas même un jour de répit. Bien fou est celui qui se fatigue l’esprit et qui use son corps, pour aboutir à pareille fin.

Tchoang-tzeu, politiciens

Sartre, terroriste avant la lettre

Les idées font peur… Les idéalistes font peur: ils pourraient changer le monde. En ce moment, les États-policiers, pour prétendument défendre le …citoyen, préserver la paix sociales, utilisent l’argent des contribuables aux fins de contrôle.Ne pas changer le monde… Puisque tout est dirigé vers une classe dirigeante. Voilà que nous apprenons que Jean-Paul Sartre était une sorte de terroriste avant la lettre.( Gaëtan Pelletier)

Des documents récemment rendus publics révèlent que des espions canadiens ont rédigé un volumineux dossier sur le philosophe existentialiste Jean-Paul Sartre, alors que l’intellectuel français prévoyait faire une visite au Québec, en mars 1971, pour soutenir les indépendantistes arrêtés pendant les années 60 et lors de la Crise d’octobre.

Le dossier «Sartre» de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), maintenant déclassifié, permet également de découvrir que les agents du renseignement ont scruté les traductions de déclarations de l’écrivain français. Ils ont aussi examiné ses liens avec le mouvement pacifiste pendant la Guerre froide et dressé la liste de ses démêlés avec la justice.

Le dossier, qui tient en deux volumes totalisant 234 pages, a été obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information auprès de Bibliothèque et Archives Canada.

 

Les dossiers personnels compilés par la division sécurité de la GRC, précurseur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), peuvent être rendus publics 20 ans après la mort de l’intéressé. Certains passages du dossier de Sartre restent toutefois secrets.

Le prolifique essayiste et dramaturge est connu pour ses réflexions sur l’existentialisme, notion selon laquelle l’homme n’a pas de nature prédéterminée mais définit son essence par ses croyances et actions.

En 1964, on lui attribua le prix Nobel de littérature, mais il le refusa.

Sartre a transcendé le monde de la philosophie politique, devenant un monument de la culture populaire, incarné par la vague hippie des années 1960.

L’intérêt de la GRC pour Jean-Paul Sartre remonte au moins à octobre 1952. Les agents de la police fédérale avaient alors pris connaissance d’un discours qu’il avait prononcé au Parlement français.

La GRC a surveillé un large éventail de groupes et de personnes au cours de la Guerre froide, afin de tenter d’identifier des individus subversifs de gauche.

Des notes de service datant des années 1960 montrent que la GRC avait appris de sources confidentielles que chapitre torontois du comité «Fair Play for Cuba» et les étudiants du Québec qui manifestaient contre la guerre du Vietnam souhaitaient que Jean-Paul Sartre vienne prononcer un discours au Québec.

Les préoccupations ont vraiment commencé à prendre de l’ampleur au début de 1971 avec la rumeur selon laquelle l’intellectuel français, la politicienne irlandaise Bernadette Devlin et l’actrice Jane Fonda viendraient à Montréal afin de s’opposer au procès des personnes arrêtées en vertu de la Loi sur les mesures de guerre.

Le gouvernement fédéral avait rendu illégal le Front de libération du Québec (FLQ) en octobre 1970, à la suite de l’enlèvement de fonctionnaires. En tout, 497 personnes avaient été arrêtées et 62 accusées en vertu de la loi.

Une note de service ultra secrète émise en janvier 1971 faisait état des manifestations qui gagnaient en importance et de la possibilité que la situation ne fasse que prendre de l’ampleur.

Bien que Jean-Paul Sartre a été incapable de venir au Québec, il a participé à une entrevue filmée à Paris pour un groupe allié au Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec (MDPPQ).

Dans l’entrevue, l’auteur dépeint le Québec comme un peuple colonisé par la minorité anglophone et il ajoute que l’indépendance socialiste ne peut être atteinte que par la violence.

«Il n’y a pas d’autres solutions : si nous ne faisons pas la guerre, ils le feront», s’exprime-t-il dans la vidéo.

Source et suite de “l’article”

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« Est-ce donc nuire aux gens que de leur donner  la liberté d’esprit  ?  »

de Jean-Paul Sartre


 

Loi 78 : Le Québec déménage en Corée du Nord

La délection – pardon, délectation,  de la délation

Selon l’amendement présenté ce matin, tout organisateur d’une manifestation de 25 personnes ou plus devra fournir aux policiers, 8 heures à l’avance, l’itinéraire et la durée de cette sortie. Le projet de loi 78 prévoyait à l’origine la même obligation, mais pour une manifestation de 10 personnes ou plus.

(Corrigeons : 50)

Loi 78

Cliquer pour… moins de clarté mais plus de détails.

Le Québec vient de faire un plongeon dans l’art de charcuter la démocratie dans sa version « liberté d’expression ».

Je reviens à  ma « bloguerie » ,  après avoir jardiné, tondu  les pissenlits  et humé  le  fumier de campagne.

Adonnons-nous à la délation  

Puisque ma grand-mère maternelle a eu 17 enfants et que la progéniture engendrée – tous  comptes faits –  est d’environ 70  cousins et cousines.

Je viens d’apprendre que ce n’est plus une famille québécoise, mais quasiment une manifestation illégale.  À les voir s’amuser à jouer aux cartes, dans les années 50, avec leur bière –fournie en temps d’élections par des « partisans » qui trouvaient de l’argent pour la bière, quelques routes, mais si peu pour la classe ouvrière. On buvait bas, et on rotait haut. Je me souviens des alambics, des chicanes, et des festivités des dimanches.

Les seuls « instruits » au Québec, dans ce temps-là, étaient les curés et les politiciens. Le reste faucillait les champs… Maintenant, il y a tellement d’avocats, de lois, de paragraphes, qu’on faucille les citoyens  comme une herbe jaunie, entre le soi-disant libéralisme et la sociale démocratie tiédasse.

Le bon sens vient de perdre le Nord… Et le  vendeur est déboussolé.

Une loi guerrière toute  piquante d’un fumet stalinien…  C’est la Chibérie, comme dirait Camil Samson  qui chuintait  à souhait !  Aussi bien construire des prisons à ciel ouvert dans le Nord québécois et déblatérer sur les  de retombées économiques, ce keynésianisme obtus et radoteur.

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Bientôt, une femme enceinte sera un attroupement.

Liberté d’expression qu’ils disaient…

Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde ( chanson)

« Vous irez faire vos manifestations à Saint-Hilarius-des-Monts  ou à Rosaireville »,  petit village de 40 habitants où est née Lisa Leblanc.

Elle a dû écrire cette chanson qui  - dans un État aussi patraque-matraque, risque de l’envoyer en prison. Ou bien la condamner à  une amende de 25,000 $ pour son texte :

«  J’ferais attention à toi, mon ptit gars

Parce que mes chums de filles veulent te casser les jambes. »

« Osties de gang de pas de CLASSE ».

Faudrait maintenant en faire un hymne national québécois pour remplacer « Jean du pays » (?) de Vigneault, par la chanson de Lisa :

« Aujourd’hui, mon pays c’est de la marde!  ».

Ajout au projet de loi 78

Autant poursuivre le burlesque de la chose en ajoutant une obligation de port de costume dessiné par le gouvernement et fabriqué en Chine, tissu coton,  puisqu’on est au bout du tissu social déjà mal en point.

Costume de manif :

T-shirt rayé et cardigans de coton ont défini une nouvelle panoplie, moderne et intemporelle. Et les enfants ne sont pas en reste : des vêtements confortables, faisant écho aux collections pour adultes, une variation en noir et blanc, graphique et minimaliste, ponctuée de touches de couleurs énergiques, de zips et de boutonnages audacieux. Source

Comme le prétendent les dirigeants  des centrales syndicales, j’ai  beaucoup de respect pour le premier ministre du Québec. Toutefois,  il est certain  que son entêtement vient de planter les premiers clous dans le cercueil du  Parti libéral du Québec.

Monsieur Charest est buté, mais pas stupide. Enfin! Ça dépend jusqu’où on peut aller dans « l’inflexibilité » et les nombreuses et apparentes bavures, toutes des carrés rouges sur la carte du Québec depuis son « accession » au pouvoir.

Avec 69 votes à l’Assemblée nationale, on peut  conclure  que le rassemblement pour une telle prise de décision  était illégal…

Mais c’était avant la loi…

Gaëtan Pelletier