Che, au pays des merveilles

19-décembre-2009

« Abattre une dictature est facile, construire une société nouvelle difficile » Ernesto Che Guevara.

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Pour gagner dans les esprits son combat idéologique contre le communisme et le fascisme – et s’assurer ainsi un soutien large de la population – le capitalisme ne pouvait évidemment pas faire un credo motivant de l’injustice et du laissez-faire! Le Système a donc cherché, astucieusement, à rendre d’abord interchangeables les notions de liberté, de libre-entreprise et de démocratie, puis à “vendre” (depuis les années “30 !) la démocratie comme la seule forme de la liberté et la libre entreprise néo-libérale comme une conséquence indissociable de la démocratie. Nouvelle Société, Pierre JC Allard

Toute révolution, tout changement, commence par un certain amour pour l’humanité dont nous faisons partie. Toute révolution commence par soi. Par la reconnaissance que nous n’existons que  par les autres dans une «construction» encore nébuleuse et complexe de la   structuration de la personnalité dans un contexte de société.

Même nos pensées profondes sont des mailles d’un tricot maillé  et remaillé par deux artisans qui tressent – sans le savoir – en même temps leur être : le moi et les autres.

En ce sens, la vie qui est la nôtre, individuellement, ne nous appartient pas en entier. C’est une illusion… La naissance de cette dite intelligence, de la conscience, du langage, des savoirs, est un long processus fait de visible et d’invisible.

Les  autres et le «moi» continuons d’exister que par une synergie de  dans des interactions mutuelles actives à chaque seconde.

Sans que nous nous en rendions vraiment compte.

Mais nous enfermons la réalité en nous. Nous nous l’approprions. Nous tentons d’entreposer cette somme de connaissances, de visions par un réflexe de survie.  C’est-à-dire dans un «moi» devenu fort et monolithique, apportant sa contribution aux autres.

Sauf que ce moi fort, qui décide un jour de passer un coup de balaie sur les autres … n’existera plus…

La qualité de notre unicité dépend donc de la qualité de la nourriture intellectuelle et spirituelle dont nous nous agrainons. Elle dépend de la synergie du TOUT et de l’un.

La nourriture

On se nourrit de ce que l’on a comme nourriture. Et plus celle-ci est  avariée dans des conditions sociales aux conditions psycho hygiéniques telles que l’on peut percevoir aujourd’hui, plus nous nous affaiblissons à la fois comme être et comme société.

Les deux étant inséparables. Irrévocablement.

Nommez-moi ce que la haine a fait de réussite en ce bas monde ?

Nommez-moi ce que l’égocentrisme a fait de réussite en ce bas monde ?

D’où la brisure du monde – ou tentative de – par un essai de rupturer les classes dirigeantes de «sang bleu».

La déité d’hier.

Il fallait la tuer.

Ne pas croire en Dieu ne change rien à la condition humaine. Croire en la condition humaine change quelque chose.

Communisme et capitalisme

L’échec du communisme est d’organiser d’encenser le droit des masses et livrer le pouvoir à une clique qui décide de ce qui est  bon pour tous.   Celui du capitalisme est de donner le pouvoir à tous et le dissoudre à une clique qui décide de ce qui est bon pour tous.

L’un écrase par la rigidité. L’autre use de l’illusion et du marasme contrôlé, de sorte que la noyade finit par étouffer le citoyen dans un pseudo savant tressage de fils invisibles.

L’un cultive l’égocentrisme et l’autre le tue.

Mais la fin est la MÊME.

Y a-t-il  moyen de trouver une solution mitoyenne ?

Le manteau électronique

La plupart des biographies montrent que la personnalité de Che Guevara est bien plus complexe et contrastée que le portrait de révolutionnaire romantique qu’en font certains de ses partisans ou que l’image de monstre sanguinaire qu’en donnent ses détracteurs. Wiki

Il m’apparaît clair que Che  Guevara ne se faisait pas d’illusions sur les «systèmes». Et  sa révolution ne consistait qu’à briser dans cette période  où – il faut se rappeler – n’existaient que deux axes.

Si on voulait ramener le monde à un idéalisme strictement capitaliste dans le volontariat, ce dit volontariat n’avait pas présumé des sournoiseries des hyper capitalistes ni de la prolifération des acteurs cachés autant dans les «mises de fonds» que dans les besoins primaires devenus la matière brute à exploiter.

Le pauvre était «paysan».

Le «pauvre» d’aujourd’hui peut vivre dans un château qu’il doit dans l’illusion de possession. Ajoutez à cela le monde merveilleux de la technologie électronique, un Ipod et une machine a scanner le cerveau, rassurent le citoyen sur la « grandeur » de sa société.

Dans cette optique, pour refaire l’image du monde, il ne suffira plus de démêler la pelote de laine pour la refiler et en faire un manteau chaud pour les humains. Il faudra la brûler dans une nouvelle révolution et une nouvelle société – pas facile à construire – mais avec des valeurs tempérées.

Mais l’un enseigne l’art d’utiliser la masse, l’autre l’égo… Qui finit par prendre poigne sur la masse.

Bref, du pareil au même.

Naître et n’avoir

Il faudra alors inscrire à l’école de la vie un cours sur l’art d’être et non sur l’art d’avoir. C’est tout un monde à reconstruire… Car pour le refaire, il faut refaire le moule… La société dite libérale a sa chaîne de robots – parfois nommés moutons – qu’elle construit dans une chaîne difficile à rompre.

Le plus singulier des constats est qu’aucune société ne veut mettre en cause ses échecs. Elle cumule ses bons coups et rafistoles à coups de règlements sa «perfectitude» du monde en prolongeant,  dans le déni, une réussite.

En toute bonne foi. Et c’est là le drame. Car pour être honnête dans sa démarche, il lui faudrait passer à un enseignement qui puisse inclure une recherche de compréhension des échecs ainsi que des réussites. Sinon, les dés sont pipés en partant. Il lui faudrait également insérer des actes participatifs des citoyens non pas dans une formule complexe et inaccessible et – surtout – marquée comme elle l’est maintenant de surdité. Il faut instaurer une volonté d’intégrer un apport actif des citoyens.

La suite du drame est encore plus mauvaise et plus tordue… La corruption des états dits évolués et développés est en combat avec celle des états qui cherchent simplement à survivre. Du même coup elle accorde au premier le rôle de Robin des Bois en lutte contre les méchants. En réalité, on entretien ces dits méchants.

J’ignore si on saisi bien le dilemme. Car l’un ayant des acquis dits correct ou conformiste  - mais corrompu jusqu’à la moelle combat un ennemi du conformisme qui n’a pas d’autre solution que de vendre sa matière brute dans un contexte globaliste. De surcroît il a appris la manière de grossir ses gains par les deux modèles de l’axe adverse : la force et la corruption.

Il a bien avalé les deux douleurs des deux systèmes.

Corruption jusqu’à la moelle, l’un pour la bonne cause, l’autre pour la soi disant mauvaise.

L’une avec choix.

L’autre sans véritable choix.

La révolution et le progrès

L’auteur Christopher Hitchens, un supporter de la révolution cubaine dans les années 1960, résuma l’héritage de Guevara ainsi: « Le statut d’icône historique du Che a été assuré parce qu’il a échoué. Son histoire est une histoire de défaite et d’isolement, et c’est pourquoi il est si séduisant. Aurait-il vécu, et le mythe du Che serait mort depuis longtemps »[. ].

Tuer un révolutionnaire ne détruira jamais la révolution que chacun entretien en soi cette lutte contre le mal, la misère, l’injustice, bref, l’éternelle corruption.

Abattre la dictature de l’ego est facile, construire un «moi» nouveau est difficile. Mais cela fait partie de la tâche d’un révolutionnaire armé d’au moins une prise de conscience.

Pourtant, il n’y a pas de manière autre.

Car, en réalité, nos actes  sont  bien plus inconscients que lucides : nous nous communions.  Je n’ai pas dit nous nous nourrisson…Le «nous nous communions» va plus loin que la chair. Ne vous faites pas d’idées sur vos idée : elles sont le plus souvent issues d’une crêpe aux ingrédients bien camouflés mais mis en ordre par la raison. Et la raison fait ce qu’elle veut, car le résultat ne provient pas de la vérité, mais de la logique et cette logique est dépendante de la somme et de la qualité de ce dont vous vous êtes nourris.

Les enfants commencent avec des puzzle a 10 pièces…

Conséquemment, tout être en équilibre ne peut s’aimer sans aimer les autres. Sinon, il n’a pas une  réelle compréhension de la réalité dans laquelle il «baigne».

Le fœtus vit longtemps dans les eaux de sa mère, s’y nourrissant. Mais pour le reste de sa vie, l’être humain vit dans une eau sociale. Et de la qualité de cette eau dépend la qualité de l’individu et du système.

Le reste est le cliché de la boule de neige.

L’entretien du citoyen-cadavre

« On commence comme cela, avec des petits privilèges, et ensuite on s’habitue et on justifie des privilèges de plus en plus grands, jusqu’à ce que le dirigeant se transforme en un assisté insensible aux besoins des autres[] » Ernesto Che Guevara

Il ne s’agit même plus de choisir entre le capitalisme et le communisme, mais de bâtir une autre forme de société.

La liberté de la démocratie actuelle est un leurre de plus en plus sophistiqué. La propagande des sociétés est un arsenal de miroirs qui se regardent dans un jeu de vanités et d’autosuffisances : elle vend des boussoles, mais contrôle le Nord. Tout cela dans des rafales quotidiennes.

C’est finalement la prison pour chacun d’un contrôle inconscient et sciemment cultivé. Au point ou les dirigeants eux-mêmes finissent par croire à LEUR système : c’est le meilleur. Le « meilleur » pour qui ?

Alice au pays des merveilles : « Aimante comme un chien », ainsi que la décrit Lewis Caroll

On peut interpréter le pays de plusieurs façons différentes : on peut en effet le considérer comme un monde surréaliste, coloré et ingénu, ou bien comme un endroit cauchemardesque dans lequel Alice se retrouve prise au piège d’un monde où la logique a été abandonnée au profit de la folie, un monde peuplé de personnages ambigus et inquiétants.(…) Le pays est le lieu de la contestation, par le biais de l’absurde, d’un certain ordre établi du monde réel, notamment de l’arbitraire du langage

Alice au pays des merveilles, Wiki

Critique de la société victorienne…

Qu’ajouter de plus. Sinon que les contes sont plus descriptifs de la réalité dans laquelle on vit.

Mon père avait une phrase pour « souder » cet aspect absurde : « La moitié de leurs mensonges  sont faux ».

Les  élus ONT  PRIS LE POUVOIR de changer ou de ne rien changer. Les états totalitaires aussi.

Nous sommes d’utiles cadavres morts sans  pouvoir.

Le Seigneur peut bien venir quémander «son» blé, et quelques cochons que vous avez élevés. Nous vivons dans un monde merveilleux. Mais tristement trafiqué.

Petit à petit, Alice s’enfonce dans un monde de plus en plus absurde, ce qui la force à tout relativiser et à chercher de la logique, du bon sens ; toutes ces matières qu’elle cherche en fait à fuir dans la réalité.

Fuir la réalité, c’est également accepter sans trop broncher les sirupeux discours et trafic de réalités – pire que ceux des drogues.

On finit par comprendre que le citoyen est victime d’intimidation, de vols « honnêtes », de fabrication de faux, de harcèlement, de parjures, de tentatives d’extorsions, bref, de tout le vocabulaire du bandit qu’on met en tôle pour qu’il cesse de nuire.

Tout ça sous ne signature de petits x en bulletins de votes.

Car, voyez-vous, le citoyen, lui, passe l’entièreté de sa vie dans la société. Les élus l’utilisent souvent pour la fuir après avoir trouvé un paradis artificiel et fiscal.

Le problème des sociétés et des élus est que ceux-ci tricotent sans cesse une paire de bas…

De la laine des moutons, des filatures d’asphaltes et autres sournoiseries borderline, mais du moment où il tricote, au bout de son labeur, on se retrouve avec une paire de bas aux pieds droits ou aux pieds gauches. Mais jamais les deux…

C’est comme ça que se perpétue le cauchemar des engelures et des malaises après le passage de chaque parti politique. Le bas est même parfois mince…

Et c’est comme ça que ça marche…

Deux faux bas dans des bottines pourtant  bien « configurées »…

Pour être révolutionnaire, il faut savoir tricoter un peu.

Nous sommes citoyens-cadavres parce que la force de nos x n’est qu’illusion. Et le pire est que les impôts que nous payons servent le plus souvent à nous affaiblir en servant de manière fourbe. Tous ces boomerangs nous reviennent et nous frappent de front.

Il va falloir faire le choix d’enterrer quelqu’un…

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Le Canada est un oeuf qui se vend sur Ebay

16-décembre-2009

EGG HOLDER 2

Vintage Egg holder from the prestigious Rideau Club Of Ottawa. Ideal piece for your collection. It’s in Excellent condition. Estimated to be at least 50 years old. Beautiful gold band and crown symbol on the side. The bottom clearly shows “Vitrified Dunn Bennett & Co Ltd Burslem” “Made in England” and ” Spence & McIntire Montreal” Please see pictures for a better view of this collectors item. For more information about the Rideau Club, check this link:  http://www.rideauclub.ca/     Dunn Bennett manufactured earthenware and Ironstone for both the UK and American markets. Their products were of high quality; and having retail establishments in both countries they were in a position to cater successfully for both countries. Became part of the Royal Doulton Group and then eventually ceased operation – the last occupied works (Dalehall Works) became the site of the new Steellite hotel ware manufacturing and warehousing site. THE LETTERING AND GOLD RIM NICELY INTACT THIS CUP IS VERY CLEAN AND HAS NO STAINS, CRACKS, OR SCRATCHES THE BOTTOM OF THE CUP IS EXCELLENT CONDITION AS WELL WITH GOOD VISIBILITY

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La gentilhommerie chic d’Ottawa a décidé de vendre de la vaisselle sur Ebay. Sauf qu’après avoir fait faire l’évaluation des trésors du Rideau Hall, on s’est rendu compte que cela valait une fortune.

On a donc racheté à 25 fois le prix, la bourde des poules qui vendent des Egg holders à 9.95$ U.S.

Celui-ci ne semble pas avoir été vendu.

Que penser des têtes d’œuf à saveur de poule qui vendent les trésors du citoyen sur Ebay ?

J’en pense que si quelqu’un est capable de racheter à 25 fois le prix de la petite vaisselle, imaginez ce qu’il peut faire avec votre pays.

C’était le reportage de Radio-Canada ce soir. Malheureusement, ce n’est que 100,00$ qu’on a flambé.

Nous vivons dans un monde de milliards. 100,000$ c’est du bungee… Si vous voulez aller dans l’espace, aussi bien vous acheter un trampoline.

Il reste 29 jours pour acheter ce bijou.

L’heureux propriétaire pourra alors se faire cuire un œuf…

La réponse du responsable :

«Cela ne se reproduira plus».

Dire que ces gens gèrent nos milliards !

J’ai déjà vendu sur Ebay. Des DVD… Il m’en est resté quelques uns suite à vendeur qui a cessé de m’envoyer les DVD  pour cause de maladie… Crise cardiaque.

Reste au parti libéral à vendre un de leur député sur Ebay et le racheter à 25 fois le prix qu’il vaut.

Ça se reproduira…

Car certains députés viennent de la poule. Et ce superbe trésor est leur fauteuil.

Sauf qu’ils déjeunent de nos avoirs, l’auriculaire en l’air.

Pour financer et boucher les trous des déficits, on devrait acheter de la porcelaine de Chine, griffée «Made in England» et la vendre.

À 25 fois le prix, l’assiette fiscale commencerait à se stabiliser un peu… En attendant, on peut toujours manger son œuf cru… Parce que la poule qui payera dans 10 ans n’est pas encore née…

Mais les investisseurs ont foi en ce cher sharingholder….

Vendre un œuf pour une poule, c’est tout le parcours des filous de la finance. Alors se fait plumer… Car, au fond, tout se résume à la théorie chère à nos dirigeants…. «Un jour, votre œuf sera une poule».

Le poulailler est en crise économique parce que les poules ont été mal évaluées.

Vive les coqs !


L’arme qui sommeillait sous le pantalon

13-décembre-2009

On ne peut pas tuer un oeuf et espérer manger la poule.

Jocelyn Robichaud

Happiness is a warm gun, mamma

John Lennon

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L’agence fédérale de renseignement américaine propose «tout ce qui peut permettre de se faire des amis et d’influencer les personnes», indique un agent de la CIA qui a travaillé en Afghanistan, cité par le journal sous le couvert de l’anonymat.La CIA, qui a toujours rémunéré les informations reçues, a commencé à proposer des cadeaux de plus en plus insolites comme des couteaux de poche, des jouets, des fournitures scolaires, des visas de voyage, des soins médicaux dont des interventions chirurgicales et parfois même du Viagra, connu pour ses effets contre l’impuissance, écrit le journal. ( Cyberpress)

La munition bleue

On a un petit blues à l’âme? Aucun problème. ! Les gens de la CIA ont trouvé le moyen de fouetter de vieilles troupes pour les soldats de l’âge d’or en Afghanistan : le pot de vin bleu… La pilule qui retrousse la mine basse.

La guerre émousse la libido des vieux combattants vidés…

Les ratés du désidérata sont la mère de toutes les interventions.

De l’érection à la guerre : les quatre chemins

Les chefs militaires locaux sont parfois âgés et peuvent avoir jusqu’à quatre femmes, et le Viagra peut leur permettre de «réaffirmer leur autorité», indique un autre agent de la CIA, cité aussi sous le couvert de l’anonymat.

Je peux comprendre qu’après avoir satisfait quatre femmes à cet âge, il faut non seulement se fendre en quatre, mais se refaire un mât qui tiendra le voyage à bon porc, aurait dit le défunt San-Antonio.

Sinon, le piston ne tiendra pas le coup. Quand les munitions viennent à manquer,

Le progrès : le moral rebiqué

Étonnant le progrès! Étonnant! Il y a de quoi être abasourdi. Abasourdi parce que généralement, dans les guerres, l’essentiel vient à manquer. On refile alors du pain, des œufs, des boîtes de sardines. Il ne manque jamais de plomb dans les guerres. On peut réutiliser les vieux chaudrons, les faire fondre à nouveau pour en faire des munitions. Là, on fait fondre de vieux coucous de généraux pour en faire une bombe.

Une fois satisfait, on procréé mieux, mais on tue mieux.

Enregistrement des armes

Les pays «civilisés» enregistrent les armes.

Il faudrait donc, pour légaliser cette arme, l’insérer au registre. Le registre – qui nous a coûté une fortune – au Canada –  et aussi utile qu’une carte de l’âge d’or – pourrait inclure cette nouveauté artistiquement vôtre, afin d’éviter de tuer votre voisin parce qu’il couche avec votre femme. Mais, pour ce qui est de l’autre bout du monde, c’est sans problème.

Tous les moyens sont bons pour ne pas se laisser abattre afin d’abattre…

La pharmacie : des munitions pour les revenues également

Enrichissantes  les pharmacies. C’est une industrie qui contribue à prolonger la vie, à soulager la misère, mais -surtout- à rapporter des sommes colossales aux compagnies pharmaceutiques. Voire à certains sénateurs américains.

Sénateurs corrompus?

Selon un article, très fouillé de François Marginean, Silence on vaccine,    l’industrie pharmaceutique est une source de revenus pour des sénateurs-investisseurs. Des pots-de-vin. Rien de moins.

Le site Natural News souligne d’ailleurs ces liens boueux liants sénateurs et compagnies :

Les sénateurs qui ont reçu des dons provenant de compagnies pharmaceutiques ont contribué à faciliter des lois i plus favorables  à l’industrie, selon les études réalisées par des groupes sans but lucratif et les remarques de certains des sénateurs eux-mêmes.
Ce projet de loi, adopté par le Sénat 93-1 et qui  va désormais devant la Chambre des représentants, a été présenté en vue de corriger les erreurs de procédure de la FDA qui a permis à Merck de l’analgésique Vioxx à demeurer  sur le marché depuis des années, même après avoir accumulé  des preuves que celui-ci  est responsable  de crises  cardiaques  potentiellement mortelles. . Il est basé sur les recommandations de l’Institut de médecine, division de la National Academy of Sciences.
Natural News

La chute sans rechute

Sur le site La médecine et ses mots, l’on note cette tendance de l’industrie pharmaceutique à utiliser des dénominations doctement étudiées pour charmer le consommateur :

Le cas du Viagra est typique, puisqu’issu de la contraction de Vigor  et de Niagara; ce qui pour un médicament utilisé dans la dysfonction érectile est assez évocateur: Vigor signifiant Vigueur en anglais et les chutes du Niagara donnant une impression de fontaine du bonheur inépuisable au débit impressionnant ( ce qui renforce encore le mot vigueur )

A l’origine le viagra avait été conçu pour le traitement de certaines pathologies cardiovasculaires. Comme plusieurs médicaments en circulation – exemple, le Zyban – les effets secondaires sont devenus les buts primaires.

Quant à penser qu’il deviendrait  une arme de guerre… Il a fallu la CIA pour gamberger une telle approche.

Je suis venu, j’ai vu, je vaincrai…

«Il est venu nous voir tout épanoui», a dit un agent au Post

Le quadrafemmé, ce pauvre bougre au missile à courte portée…

Il peut maintenant satisfaire quatre femmes et la CIA…

Au Vietnam il y a eu l’agent orange…

Mais le bleu, c’est le ciel!


Les garderies au Québec… D’où proviennent les fonds?

3-décembre-2009

Devise du Québec: Je me soulage, ça rapporte.


VISITE D’UNE PARTIE DU MONDE AUX WALL-STREETERS

3-décembre-2009
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L’œil.
«Le contempler (…) c’est saisir la nature
ultime de notre existence en ce monde, le
point ultime où l’homme et le dieu se
rencontrent et s’unissent»
LA CENDRE ET LES ÉTOILES
Jacques Lacarrière

BIDONVILLES

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Dharavi

La croissance urbaine mondiale est concentrée à 95 % dans les pays en voie de développement : 5 millions de nouveaux habitants viennent s’installer chaque mois dans les villes.
En 2008, un milliard de personnes vivent dans les bidonvilles, soit 1 personne sur 6 dans le monde, et ce chiffre est en constante augmentation.

Les bidonvilles sont des habitats bâtis avec des matériaux de récupération, où les conditions de vie et le contexte sanitaire sont problématiques. Source

Bombay, plus d’un habitant sur deux vit dans un bidonville, le chiffre monte à plus de 60% si l’on ne considère que les enfants.

Plus d’un million de personnes habitent à Dharavi dans des baraques de taules posées à côté de détritus. Les enfants jouent dans de petites ruelles sombres, marchent pieds nus dans les ordures qui jonchent le sol. Les toilettes communes sont utilisées par des centaines de personnes comme “salle de bain”. A la saison des moussons, les maladies comme le choléra, la malaria, se propagent dans le bidonville.

Humanité : Indépendamment de la race, de la croyance, de l’idéologie, de l’appartenance à un bloc politique (Est ou Ouest) ou à une région économique (Nord ou Sud), l’aspect essentiel et le plus important chez tous les peuples réside dans leur humanité partagée – Le fait que chaque individu, est un être humain. Cette humanité partagée, ajoutée à l’aspiration également partagée d’atteindre le bonheur et d »éliminer la souffrance, de même que le droit fondamental de les provoquer, sont d’une importance capitale »… Précepte de vie du Dalaï-Lama.

Plus de 6 millions de personnes vivent dans la rue ou dans les slums, des bidonvilles plus ou moins salubres et organisés. Ils ont recouvert Bombay comme la gangrène, s’immiscent entre deux centres commerciaux ultrachics, tapissent le moindre terrain vague. On trouve des slums aux abords de l’aéroport international, le long des voies ferrées, derrière les panneaux de chantiers à l’abandon. Et jusque dans les décharges. Des femmes et des enfants grattent pour y récupérer du plastique, racheté par des entreprises de recyclage. Dans certains quartiers, des enfants trouvent refuge dans des bennes à ordures en plastique. Pas très loin de la gare Bandra, une banlieue bobo, des slums croupissent dans une boue noire dégageant une odeur fétide. Ici, on défèque au milieu des rues.

Stéphane Arteta Le Nouvel Observateur

60 millions d’enfants au travail

Établie à New Delhi, l’ONG Bachpan Bachao Andolan (BBA, littéralement “Sauvez l’enfance”) fait ainsi régulièrement des descentes dans des usines de la capitale afin d’arracher ces gamins aux griffes de leurs “employeurs”. Souvent des ateliers de broderie, qui n’hésitent pas à faire travailler des enfants dès l’âge de 8 ou 9 ans.

D’après BBA, un employeur paie entre 500 et 2000 roupies (9 et 35 euros) pour acheter un enfant à ses parents. La plupart des victimes viennent du Bihar, l’État le plus pauvre du pays. C’est le cas de Mohammed, 10 ans, qui a travaillé pendant un an dans cette même usine de broderie. “En un an, j’ai parlé deux fois à mes parents au téléphone. C’est mon père qui m’a donné à un monsieur pour que je gagne de l’argent à New Delhi afin de faire vivre ma famille”. SOURCE Aujourd’hui l’Inde

Caracas

Caracas est la capitale du venezuela – les cabanes à gauche sont appelés ranchos et la plupart des coteaux de la région sont habitées par la population pauvre (un énorme 80% de la totalité de la population de Caracas) dans des logements semblables.

 

Kibera ( AFRIQUE)

Kibera, situé au Kenya aux alentours de la capitale Nairobi, est l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Les estimations font état d’un million d’habitants.

Aujourd’hui Kibera s’étend sur 256 hectares[1] en plein centre de la capitale. Avec un taux de croissance annuelle de 17% le nombre d’habitants variait en 2006 entre 700 000 et un million,(nombre de ses habitants sont des migrants saisonnier) et ce pour une densité de plus de 2000 personnes par hectare. Avec une densité de 3,2 à 4,6 personnes par chambre, Kibera est aujourd’hui considéré comme le plus grand bidonville d’Afrique.

L’enfant : un charbon pour le développement durable?

Au Népal, des petites filles sont arrachées à leur famille par des trafiquants d’enfants. Certaines partent d’elles même avec un étranger qui leur promet monts et merveilles. D’autres sont vendues par leurs parents. Cette année, il y en a eu 10 000 en Inde. Ces jeunes filles qui n’ont parfois que 7 ans, se retrouvent dans des maisons closes. Selon l’UNICEF, il y a 200 000 jeunes filles qui se prostituent dans les plus grandes villes indiennes, 20% d’entre elles n’atteignent pas l’âge de 16 ans.
D’autres enfants travaillent dans des briqueteries, dans des industries du jouet, du feu d’artifice et dans de nombreux ateliers, tels ceux qui fabriquent des bijoux.

Ils travaillent également dans des ateliers de taille et polissage de diamants et de pierres précieuses. Ce travail spécialement minutieux, est extrêmement pénible pour les enfants.
Mais ils sont aussi : chiffonniers, mendiants, conducteurs de vélos-taxis, livreurs ou domestiques occasionnels.

En Inde on trouve les petits cireurs de chaussures, les vendeurs de bouteilles d’eau ou de verres de thé.
Aux Philippines plus d’1 million d’enfants travaillent dans la récupération de déchets sur les grandes décharges autour de Manille. Au Cambodge et au Viêt-Nam sont apparus de très jeunes enfants exerçant des métiers de la rue (vendeurs de cartes postales, de cigarettes ou de billets de loterie, cireurs de chaussures et ramasseurs d’ordures) ou des adolescents salariés dans des petites entreprises (de textile, de jouets
destinés à l’exportation). Le droit des enfants

 

 


BIP! BIP!

19-novembre-2009

 

Source de l’image: Slauroblogpacajob 2008

Hélas! hélas! En vain comme des chassieux
Qui marchent à tâtons et clignent les deux yeux,
Nous nous efforçons tous, pilotes sans boussole,
De lire dans les feux de la grande coupole
Vers quel noble avenir vogue le genre humain;

Barbier, Satires, Le Dernier temple, 1865, p. 273.

 Carnivorous slobbius : carnivore vulgaire

C’est le nom railleur  «latinisé» d’un personnage de  dessins animés.  On dirait toutefois une dénomination d’un  de requin de la  finance,  du pouvoir, ou des deux, Bref, tous ces ostrogoths  qui régissent notre vie pour notre bien dans en oeuvrant dans la construction d’une quincaillerie à grande surface sur  une boule ronde et bleue.

À chercher la signification du monde et sa direction, rien de mieux que les dessins animés qui n’ont rien à vendre, sauf de l’«entertainment». On s’amuse, on rigole… mais à la fin, on ne rigole plus.

C’est sérieux les dessins animés. 

Le Roadrunner

Coyote n’aura alors de cesse d’inventer des stratagèmes loufoques (du patin à réacteur à la catapulte géante) pour capturer son repas. Il verra ses idées se retourner les unes après les autres contre lui. Pétard mouillé, élastique capricieux ou enclume facétieuse, Coyote se fera prendre à chaque fois à son propre piège dans l’amusement du téléspectateur tandis que Bip Bip, farceur et malin, nous gratifie d’un panneau à l’humour grinçant pour commenter la situation avant de repartir en lâchant un « bip bip ! » provocateur. Bipbip et Coyotte

Toutes les discussions du monde se heurtent à une sorte de dessein animé de l’intérieur dont nous ne contrôlons pas vraiment les personnages. Nous vivons dans une schizophrénie à fragmentation continue dérivant de facteurs qui pourraient maintenant  être représentés  par un nombre infini comme le    N-track Studio qui permet un nombre de pistes selon la capacité de l’ordinateur ainsi que de  l’imagination du compositeur. À tel point que le programme lui-même, qui  à ses débuts pouvait représenter une certaine réalité, dépasse aujourd’hui le «besoin», à cause même de ce N infini devenant inutile puis que l’on ne peut plus matérialiser cet infini… Un million de pistes sonores ne donneront pas une meilleure chanson

Et il en est ainsi  dans la vie : on dépasse nos besoins, de sorte que l’illusion du pouvoir est représentée par un infini devenu obsolète par notre capacité à gérer la réalité. Et vivement enterré dans le mitraillage des produits de consommation qui est un prolongement de N.  Nous nous sommes égarés dans un infini de non besoins : les gadgets illusionnistes ayant créé un écran sur les réels besoins : travail, famille, éducation, et paix, et toutes les nécessités d’un quotidien lui aussi brisé.

La guerre des prix mène à celle des mal pris…

Le Fight Club ACME

La fausse surabondance cache celle qui disparaît lentement. Si un bonne paire de pantoufles représentent le confort, celui de l’état mental – après avoir assouvis les besoins primaires – est le plus important. 

L’activité humaine, avec sa multitude d’actions, d’interactions, en est rendue à  un niveau où il est quasi impossible de créer une œuvre commune : c’est le grand chaos, et la fin du monde est proche. Rien n’a besoin d’être détruit, car nous le sommes un peu tous de l’intérieur par un massacre continuel et invisible d’une race sous tension, vidée, en surmenage constant. On se rafistole aux antidépresseurs et autres produits de calfeutrage.

La lutte a plus d’importance que le résultat qui nécessite des sacrifices de la part de nos êtres bouffie de l’égo. . Et c’est pourquoi, comme dans «les grandes inventions» de la Cie ACME, nous en sommes à suivre des cours de boxe par correspondance, à enfermer 300 chansons dans une boîte minuscule. Chacun a ses outils, chacun a son garage, chacun est enclos dans son petit domaine clôturé…selon les règlements de la ville, de la province, de l’État en passant par une multitude de «services» tampons qui finissent par filtrer la vie et robotiser l’humain.   

Ajoutez à cela la frilosité des  ego  attelés  un orgueil de réacteur nucléaire, nous voilà forts et beaux  dans son «soi», mais laids dans la grande solitude de la société.

Malgré nos cinéma maison, tout se ramène encore au bon vieux chandail de laine : il faut mailler et démailler pour cette œuvre délicieusement anodine mais tellement pratique.

À l’heure où les moutons sont dans les champs, les grands projets vendent la laine – avec la grande hâte de tirer profit des bêêêêêtes. D’un côté, la société cultive la bête pour la laine, et dans cette fausse chaleur, nous sommes maintenant un peu perdus. À se demander si la fiction et la distance de nos rapports ne sont pas des illusions de mouvements que nous entretenons. Piétiner ne mène pas loin…

Ce qui fait l’affaire de la Cie ACME : elle ne vend que des gadgets. Et elle ne satisfait que les vendeurs de produits.

La société n’est plus pour l’Homme : elle est devenue celle de dirigeants rendus invisibles par le même procédé que la peinture de la Cie ACME : elle rend  invisible.

Qui donc dirige le monde? Et dans quel dessein?

La liberté par une démocratie tartufe?

On n’a jamais autant cultivé les petits rois et une noblesse décadente amorale, bien calée dans son fauteuil capitonné aux dollars.  Car, en fait, tous les gadgets et armes vendues son inefficaces comme celles du célèbre dessin animé.

C’est tout de même assez surprenant qu’un dessin animé nous en apprenne autant sur la conduite humaine. Car à défauts d’idées pratiques et réelles, le Roadrunner finit par créer une stratégie basée sur des inventions saugrenues, par tricherie,  par ambition,  pour une proie qui réussit à le narger … avec des pancartes. Le Roadrunner achète ou fabriques ses outils et ses armes à partir d’une seule compagnie : : ACME

En fin de compte, pour faire «universitaire» dans le modèle, on peut en conclure que la science, la politique, sous toutes ses formes, est un vaste échec que nous entretenons. C’est la fascination d’un tour  de  magie mis à jour  qui nous leurre. De surcroît, il a tous les moyens de se renouveler en apparence pour nous leurrer davantage.

Encore une fois étrange que la méthode scientifique qualifiée de «prudente» nous offre les produits les plus farfelus pour attraper la proie que nous sommes. En fait, la réponse est encore dans les dessins animés et dans sa compagnie bidon :  ACME 

L’univers ACME

À force de creuser, je me rends compte que cet univers de dessin animé est une représentation cachée d’une vérité bien profonde. C’est  assez désarmant, je l’avoue. Quand on pense à tout l’argent investi dans des livres, si une image vaut mille mots, un dessin, une fois multiplié par 23,97 fps ( frames par seconde)  vaut bien des images. Et ça bouge…

Sauf dans la vie, la réalité est en train de figer la planète dans un sable  de maniérisme  gras et pâteux qui entraînera la perte de cette merveilleuse espèce : la race humaine.

 Et voyez la suite, Ô combien démonstratrice des États et de ses goinfres à cravates, enfermés dans leur élitisme souillé , créant des INC! INC!  à grande vitesse, égale  à la stupidité de sa «philosophie» et de ses produits :

L’activité de la compagnie n’est jamais clairement définie, mais elle apparaît comme un conglomérat pouvant manufacturer n’importe quel produit et offrir n’importe quel service imaginable, et ce peu importe leur extravagance ou leur inutilité. L’acronyme de la compagnie signifierait American Company Making Everything (Compagnie Américaine Fabriquant Tout) ou, selon d’autres, A Company that Makes Everything (Une Compagnie qui Fait Tout), ou encore Another Company Making Everything. En anglais, acme signifie acmé, il s’agit donc de rétroacronymes. L’acmé désigne le point extrême d’une tension, d’un propos ou d’une situation. Appliqué à une civilisation, le terme évoque son apogée.

Les produits ACME

LA MACHINE À ADDITIONNER : si simples à utiliser que même les chiens peuvent calculer la raison pour laquelle les souris détestent le fromage et pourquoi les chats veulent que les chats les massacrent.

LE BOOMERANG : ils sont garantis de toujours être renvoyés au lanceur.

LE KIT D’EXPLOSIFS POUR JUNIORS : Démarrez votre carrière comme expert en démolition avec notre kit.

LA PEINTURE INVISIBLE : peinturez-vous vous-même avec la peinture invisible et rien – incluant les roadrunners – seront capable de vous voir. Le catalogue

Les règles

À première vue, elles sont  stupides. Sauf qu’en avançant dans l’Histoire, on dirait qu’elles deviennent de  plus en plus …plausibles. Il n’y a qu’une compagnie de production… C’est comme ça que probablement, les drapeaux américains sont fabriqués dans un pays asiatique. En affaires, il n’y a plus de pays, on le sait.

D’où cette vieille prise de conscience d’un astronaute américain à quelques minutes du décollage : «C’est un peu inquiétant de partir avec une machine de 50 millions de pièces toutes fabriquées par des soumissionnaires aux prix le plus bas possible»…

Selon les commentaires de Chuck Jones dans Chuck Amuck: The Life and Times Of An Animated Cartoonist, l’auteur a obéi à des règles simples mais strictes :

  • Règle 1 : Bip Bip ne peut blesser Vil Coyote sauf en hurlant « Bip ! Bip ! »
  • Règle 2 : Aucune force extérieure ne peut blesser le Coyote – si ce n’est sa propre incompétence ou les produits ACME.
  • Règle 3 : Le Coyote pourrait s’arrêter à tout moment s’il n’était pas aussi fanatique. (Rappel : « Un fanatique est une personne qui redouble d’efforts en oubliant le but de sa poursuite » – George Santayana).
  • Règle 4 : Jamais de dialogue, excepté le légendaire « Bip ! Bip ! » ou, à l’occasion, une inscription laconique sur une pancarte au moment même où Vil Coyote réalise qu’il court douloureusement à sa perte.
  • Règle 5 : Bip Bip doit rester sur la route, pour la seule raison qu’il est un roadrunner.
  • Règle 6 : Toute l’action doit se dérouler dans le milieu naturel des deux personnages, le désert du Sud-Ouest américain.
  • Règle 7 : Tout outil, arme ou équipement mécanique doit provenir de la compagnie ACME Corporation.
  • Règle 8 : Utiliser aussi souvent que possible la loi de la pesanteur comme ennemi numéro un du Coyote.
  • Règle 9 : Le Coyote est toujours plus humilié que blessé lorsqu’il échoue.
  • Règle 10 (non officielle) : Le Coyote doit toujours recueillir la sympathie du public.
  • Règle 11 (vu dans l’encyclopédie des Looney Tunes) : Chaque cartoon de Bip Bip et Vil Coyote doit comporter 11 gags. Bipbip et Coyotte

Il ne reste plus de réponses à ces profiteurs,  exceptées le Bip ! Bip ! Ni  de dialogues. Comme dans la vie, il n’y en a pas dans cette bande dessinée. Il y a une légère progressions, les onze gags : nous étions à G8, nous sommes à G20. Le nombre de gags a tendance à enfler… on en a grandement besoin pour nous convaincre du sérieux d’une colonie  de sans desseins qui nous fait vivre du 2012 à tous les coins d’an.

Comme dans le cartoon, pour nous protéger, s’il ne reste plus qu’ une compagnie pour nous approvisionner, NOUS N’AVONS PLUS LE CHOIX DU PRODUIT, ni de la manière de contrôler notre production.

Le procès : Coyote VS compagnie ACME Corporation

Voilà notre Coyote détruit, anéanti  par son fanatisme et les mauvais produits de la Cie ACME. Il n’aura plus aucun recours que celle de la poursuivre en justice.

La répétition des coups le long d’un axe vertical a produit une série de plis réguliers horizontaux dans les tissus corporels de M. Coyote,  mettant M. Coyote dans une  condition rare et douloureuse, caractérisée par une suite d’élongations et de compressions verticales alternatives, lui faisant émettre à chaque pas une suite de fausses notes, telles celles produites par un accordéon désaccordé. La nature gênante et embarrassante de ces lésions a empêché  M. Coyote de suivre une vie sociale normale.  

Comme la Cour doit sans doute le savoir, le Défendeur a le quasi-monopole de fabrication et de vente de marchandises, nécessaires aux activités de M. Coyote. Nous affirmons que le Défendeur a fait usage d’une position dominante, au détriment du consommateur, quant à la vente de produits spécialisés tels que poil à gratter, cerfs-volants géants,  pièges à tigres birmans, enclumes et longues bandes de caoutchouc de deux cents pied de long. 
Comme il se méfie à présent des produits du Défendeur, M. Coyote n’a plus aucun autre fournisseur auprès duquel il puisse s’approvisionner. On peut seulement se demander ce que feraient dans une telle situation nos partenaires commerciaux en Europe de l’Ouest ou au Japon, alors qu’on permet à une société géante de transformer un client en victime, de la façon la plus insouciante et injustifiée, à maintes reprises.

M. Coyote demande avec respect que la Cour prenne en compte les implications économiques et fixe le montant des dommages et intérêts à dix-sept millions de dollars. 
De plus, M. Coyote estime les dégâts réels (repas manqués, dépenses médicales, jours perdus dans ses activités professionnelles) à un million de dollars, les dégâts généraux (cruauté mentale, atteinte à sa réputation) à vingt millions de dollars, et les honoraires d’avocat à sept cents cinquante mille dollars. 
Soit au total : trente huit millions sept cents cinquante mille dollars
En attribuant à M. Coyote la totalité de la somme, la Cour blâmera ainsi le Défendeur, son Conseil d’administration, ses dirigeants, ses actionnaires, ses héritiers et l’assignera à réparation, en une langue qu’il comprendra, et réaffirmera alors le droit du prédateur individuel en le mettant sous la protection de la Loi.
Coyote VS ACME

 

L’inutile à l’agréable

J’ai essayé de retracer une revue, celle de la célèbre  Popular Mechanics  qui faisait le bilan des pires inventions du siècle dernier, n’incluant pas la tentative de créer un steak artificiel, bien sûr. Il y en a des centaines, voire des milliers…

Genre comme… Une machine à rayons X, la Shoe-Fitting Fluoroscope (1927), vendue à 10, 000 exemplaires dans les magasins de souliers en Amérique et en Europe…Fabriquée pour trouver le bon ajustement.  Jusqu’à se qu’on se rende compte de ses dangers pour la santé : une femme s’y brûla et dut se faire amputer la jambe…

L’histoire ne parle pas des autres cas ni des poursuites contre la compagnie.

En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger. Tsé veu dire…

P.S. : C’est du passé? Ah! Informez-vous auprès des techniciens en radiologie sur la fréquence et laissez-les calculer pour vous l’usage que l’on fait encore du Rayon-X aujourd’hui. Radio-Canada.

En 2001, 1500 décès par année. Sans compter les maladies provoquées, reportées à plus tard. De 1927…. à N.

Au fait, vous chaussez quelle pointure? Vérifiez, la machine est ici…

C’est sans danger : la médecine peut vous amputer en un rien de temps.

Merci médecine!

 


De demain à hier

17-novembre-2009

Septembre 1929

“Il n’ya aucune raison de s’inquiéter. La marée haute de la prospérité va se poursuivre.” – Andrew W. Mellon, secrétaire au Trésor.

14 octobre 1929

«Secrétaire Lamont et les fonctionnaires du département du Commerce a refusé aujourd’hui les rumeurs selon lesquelles une dépression sévère dans les affaires et l’activité industrielle était imminente, ce qui avait été fondée sur une interprétation erronée d’un réexamen des industriels et des conditions de crédit émises plus tôt dans la journée par le Federal Reserve Board ». – New York Times

5 décembre 1929

«Entreprise du gouvernement est en bon état.” – Andrew W. Mellon, secrétaire au Trésor

28 décembre 1929

«Maintien d’un haut niveau général des affaires aux États-Unis au cours de Décembre a été examiné aujourd’hui par Robert P. Lamont, secrétaire au commerce, comme une indication que l’industrie américaine avait atteint un point où une rupture dans le cours des actions de New York ne signifie pas nécessairement une dépression nationale “. – Associated Press expédition.

13 janvier 1930

“Les rapports au ministère du Commerce indiquent que les entreprises sont dans un état satisfaisant, Secrétaire Lamont dit aujourd’hui.” – Le point Nouvelles.

21 janvier 1930

“Signes évidents que les entreprises et l’industrie ont tourné le coin de la période temporaire d’urgence qui a suivi la déflation du marché spéculatif ont été vus aujourd’hui par le président Hoover. Le Président a déclaré les rapports au Conseil des ministres a montré la marée de l’emploi a changé dans la bonne direction ». – Envoi Nouvelles de Washington.

24 janvier 1930

«Le commerce de récupération maintenant terminée le Président l’a dit. Business Conference rapports d’enquête industrie a progressé de pouvoir. Aucun besoin de stimulants! Progrès dans tous les sens par les prévisions du printemps précoce.” – New York Herald Tribune.

8 mars 1930

“Le président Hoover prédit aujourd’hui que le pire effet de l’écrasement en cas de chômage aura été adoptée pendant les soixante jours suivant.” – Washington Dispatch.

1 mai 1930

«Bien que l’accident n’a eu lieu il ya six mois, je suis convaincu que nous avons maintenant passé le pire et a continué avec l’unité de l’effort de nous retrouver rapidement. Il ya une certitude de l’avenir d’un peuple dont les ressources, l’intelligence et le caractère du peuple des États-Unis – qui est, de la prospérité ». – Le président Hoover

29 juin 1930

“Le pire est passé sans aucun doute.” – James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail.

29 août 1930

«Mai ouvrier américain aujourd’hui envisager l’avenir avec confiance.” – James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail.

12 septembre 1930

«Nous avons touché le fond et sont à la hausse.” – James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail.

16 octobre 1930

“Regarder vers l’avenir, je vois dans la nouvelle accélération de la science continue emplois pour nos travailleurs. La science permet de guérir le chômage”. – Charles M. Schwab.

20 octobre 1930

“Le président Hoover a désigné aujourd’hui Robert W. Lamont, Secrétaire du Commerce, en tant que président du comité spécial du Président sur le chômage.” – Envoi de Washington.

21 octobre 1930

“Le président Hoover a convoqué le colonel Arthur Woods pour aider à placer 2.500.000 personnes de retour au travail cet hiver. – Washington Dispatch

Novembre 1930

“Je ne vois aucune raison pour que 1931 ne devrait pas être une année extrêmement bien. – Alfred P. Sloan, Jr., General Motors Co.

20 janvier 1931

“Le pays n’est pas en bon état.” – Calvin Coolidge.

9 juin 1931

“La dépression a pris fin.” – Dr. Julius Klein, secrétaire adjoint du Commerce.

 


L’HIPPOPOTAME MODÈLE 1929

12-novembre-2009

L‘Etat est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ;

et voici le mensonge qui s‘échappe de sa bouche :

Moi l‘Etat, je suis le peuple.”

Friedrich Nietzsche

 Constat 

 Avant – c’était il y a quelques décennies – c’était L’État qui faisait progresser les sociétés. On avait des projets, des rêves, des visions et des réalisations. Pour l’heure, il n’émerge des dirigeants qu’un filet de discours insipides, un inside patois et, surtout, une addiction au pouvoir à l’odeur  d’une morue qui ne sait pas nager.

Les grands changements se faisaient, il y un demi-siècle, aux décennies, voire aux vingt ans. Le monde a changé : les changements sont rapides. Tout au plus cinq ans.

La structure actuelle de l’État  n’a plus sa fluidité : elle patauge dans la mélasse. La beurrée est lourde et on l’on tente, sans trop de succès, d’y coller la mouche qu’est le citoyen.

L’État blâme le citoyen.

Le citoyen blâme l’État.

Les États modernes

Les États modernes ont bâti leur cible sur la pauvreté et la misère qui a régné avant les années cinquante. Mes parents qui sont passés à travers la crise de 1929, dans une société où le savoir était l’apanage d’un groupe de dirigeant liés au grand pouvoir de l’Église catholique, ont souffert de la faim…Ou des menus pauvres en diversité. Les valeurs véhiculées étaient, elles aussi, tout aussi pauvres : souffrir, mourir, pour aller au ciel. La souffrance était un moyen pour atteindre le Nirvana. Mais plus tard, dans une autre vie…

Vive les usines à fabriquer des âmes!

Et pour ce qui est de l’ouverture d’esprit et de l’amnésie, le présent pape condamne l’homosexualité, la contraception, l’avortement. La liste est longue.

Je reviens à mes parents.

Ces gens-là se sont nourris de légumes-racine, de jarrets de porc, de quelques œufs et de fèves au lard. Quand ils en avaient…

Issu d’un milieu pauvre, j’y ai goûté.

Le menu m’a rempli le ventre. Le vomi qui m’en est resté est celui du bourgeois bien-pensant dont l’œil crachait un regard fielleux sur la pauvreté. La pauvreté n’étant qu’une impuissance, un manque de volonté, dans un monde au nez collé au front.

Le bourgeois-pape a ses valeurs dans une boîte scellée.

C’est pour ça qu’au boxing-day, il se débarrasse de son trop avoir pour chariter les pauvres.

Il vide sa maison.

Finalement, le pauvre est la poubelle de ce gentils bourgeois. Sauf qu’il ne passait qu’une fois par année.

Le stress et la pharmacologie

La génération qui a suivie est devenue de par les richesses acquises, le savoir-margarine, une classe de petits bourgeois se nourrissant d’une cuisine fine, grasse, et pensée… Il est devenu cérémonieux et d’apparat. La valeur se mesurait à ses avoirs, tant culturels que matérialistes.

Le ridicule ne les a pas tués, mais il en a fait mourir plusieurs de crises cardiaques, les artères plus bouchées qu’un discours papal.

Ils ont élevé leur progéniture à la manière de leur façon d’être, sûrs qu’il n’y aurait plus jamais de misère. Dans une vie sans histoire…

Une vie sans Histoire

Vint une nouvelle maladie : le stress. Mais la société découvrit une belle usine : les pharmacies. La pollution, le rythme de vie, les grandes ambitions, firent en sorte que notre humain se rendit compte qu’il travaillait sous pression… Mais… On pouvait le décompresser. Comme un fichier RAR. En capsules, en poisons de tout acabit et de couleurs composites.

Quand on vit vite, on se guérit vite…

Beau crédo!

Une vie sans histoire, ça n’existe pas. Du Houdini chimique. Comme les pubs à la télé : le type avale une pilule et en quelques secondes il s’en va en patins à roulettes poursuivre un bus.

Non, ça n’existe pas.

On a cru aux menteurs. Et encore on y croit.

Et le mensonge est tellement beau que tous les pays de ce «monde» qui ont tous pour nom 1929, voudraient vivre notre rêve.

De la voiture à l’âme

 

Après avoir eu le ventre plein, au point de gonfler – toujours comme la morue – notre Homme, une fois débarrassé de la fausse religion, fut convaincu qu’il était à la mesure de son sac de vidanges : une denrée périssable, un montage de chair, une caverne à émotions.

L’état et la science (sic) l’y encourageait. Une fois parti, et sous terre de six pieds, que reste-t-il de nos amours? La science travaille sur ce qu’elle voit et sur une dose contrôlée d’imagination. De peur de sombrer …dans le doute. La certitude étant le nouveau crédo. Une pomme + une orange = 2.

L’intelligence ne veut pas s’aventurer plus loin que ses yeux à travers un prisme cartésien.

Hubert Reeves doute…

Et il est si savant qu’il nous fait douter.

Pourquoi ne pas douter de lui?

Comment tuer le matérialisme

Platon n’a jamais pensé que l’Homme irait un jour sur la lune. Et au coût de près de 300$ milliards USD.

Non.

Il rêvait :

La recherche de la meilleure constitution est le principal souci de Platon, car le but d’une cité bien constituée est de faire mener à ses citoyens une vie heureuse, vie heureuse qui ne se peut réaliser qu’en fonction de l’état de l’âme. L’âme est ainsi toujours la finalité des spéculations, tant politiques que métaphysiques, de Platon.

 

L’état de l’âme… Dans un monde matérialiste, consumériste – ce bouche-trou  qui camoufle les nids de poules de nos cervelles de poulet à la Kentucky, on a l’impression que nos États nous ont créé un Auswitch tellement discret, que même un Hubert Reeves ne pourrait pas le voir.

Les brûlures sont intérieures.

La pharmacie un glaçon.

 

Il rêvait ce à quoi nous rêvons…

Un monde où le véhicule utilitaire ne mène nulle part, sauf ce long chemin qui va du cerveau au nombril.

Les États incompétents

L’État est aux prises avec le plus de la même chose, l’argent. N’étant plus compétent dans la manière de gérer les vies des citoyens, c’est le citoyen qui devra tuer l’État pour accéder à une certaine forme de bonheur.

L’État est un hippopotame dans la mélasse.

Et on attend de lui qu’il nous apprenne à bouger.

Il n’y a plus rien à attendre. Tant qu’il aura des gaz et que les masques à gaz seront disponibles, nous serons dans un coma.

En fait, nous le sommes déjà : on est branchés à des appareils qui nous nourrissent d’un liquide encore plus épais que la mélasse.

C’est sucré.

Mais ça nourrit quoi?

Un corps de 1929?

Mais nous ne sommes plus en 1929.

Sauf dans ces pays de la Terre où on a gardé des humains sur leur faim. La raison est simple : nous, les riches, nous mangeons des humains. Et des enfants, en plus… Et quand on ne les mange pas, on en tue dans les guerres.

On vit encore dans une monarchie : celles des idées.

Oups! Celle de l’idée…

Gaëtan Pelletier

28 décembre 2008

 

 



Le Diable et le Bon Dieu

6-novembre-2009

lE DIABLE ET LE BON DIEU

SOURCE DE LA PHOTO: http://dominique84.over-blog.com/categorie-10999451.html

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Pierre JC Allard, Nouvelle Société

La Nature vient de faire au Honduras ce que les Américains ont fait en Iraq il y a quelques années: détruire à peu près tout ce qui pouvait se détruire. Mais la Nature ayant des moyens plus puissants que le Grand Satan des Iraniens, elle l’a fait en mieux…. c’est-à-dire en pire. 15 000 morts, 2 millions de sans-abri, 3 milliards de dommages, surtout au niveau des infrastructures.

 

J’ai déjà assez d’ennemis en hauts lieux sur cette terre, je ne me lancerai certainement pas ici dans le rouspétage théologique. Disons donc pudiquement que les voies de Dieu sont insondables… et concentrons sur ce qui est la faute du Diable, la faute du Système.

Ce qui est la faute du Système, c’est qu’il faudra une génération au Honduras pour se remettre des séquelles de la catastrophe, alors que quand un ouragan frappe la Floride, – ou un tremblement de terre le Japon ou la Californie – faisant 10 fois plus de dégâts matériels, on n’en voit plus guère de traces l’année suivante.

Quand le Bon Dieu frappe les pays riches, les pays riches reculent d’un pas et avancent de deux. Quand Il frappe les pays pauvres, les pays pauvres restent à terre longtemps. Le niveau de vie du Hondurien moyen est trente (30) fois moins élevé que celui d’un Américain; il en faut du temps pour économiser le prix d’une nouvelle route… La différence entre un an et une génération, c’est la faute du Diable

Pourquoi les Honduriens sont-ils pauvres? Des milliers de bouquins sont écrits pour expliquer le sous-développement dans le monde moderne, la plupart évitant soigneusement d’en donner les vraies raisons. Je vais vous les dire en 4 paragraphes courts. Quand on vous dira ” Ce n’est pas si simple”, demandez doucement en quoi ce n’est pas si simple et insistez pour qu’on vous explique… et tenez moi au courant.

1. Il y a un peu plus de deux cents ans, nous étions tous pauvres; on cultivait pour manger et on vivait et mourait au rythme des famines. En Occident, la révolution industrielle est venue qui a permis que de moins en moins de travailleurs suffisent à produire la nourriture dont nous avons besoin… et que nous devenions riches de tous ces biens produits par les 97% (au Canada) de la population qui n’ont plus a produire de nourriture.

2. Tous ces produits manufacturés – mais surtout la NOURRITURE ELLE -MÊME – nous pouvions, grâce au machines dont nous disposions, la produire en Occident en surabondance et à bien meilleur prix que les pays qui n’avaient pas pris dès le départ le chemin de l’industrialisation. En vendant ces produits et cette nourriture à vil à ceux-ci, on s’est assuré qu’il ne serait pas avantageux d’y produire ces produits et cette nourriture et que ces pays ne pourraient JAMAIS nous faire concurrence. Ils devraient, au contraire, limiter leur production à ce que nous, Occidentaux, ne produirions pas parce que les machines ne pouvaient le produire.

3. La conséquences perverse immédiate a été que les pays non industrialisés ont cessé les cultures de subsistance – facilement mécanisables – dont ils avaient besoin pour nourrir leur population et se sont spécialisés dans les monocultures à haute intensité de main-d’oeuvre: café, cacao, bananes… Mais comme ils sont bien trop nombreux à cultiver des bananes, on les leur achète au prix que NOUS fixons alors que nous leur vendons les produits alimentaires essentiels et les produits manufacturés au prix qui fait NOTRE affaire. C’est ce qu’on appelle le libre-échange.

4. Pour le “fine tuning”, nous leur offrons une aide bilatérale et multilatérale internationale liée à l’achat de NOS produits… mais qui reste toujours inférieure à l’intérêt que nous leur chargeons chaque année sur leur dette cumulée. Il n’y a donc dans les pays sous-développés que l’argent que NOUS décidons qu’il y soit, ce qui permet d’y garder tous les salaires au prix que NOUS souhaitons, et d’y produire à rabais les composantes de la production industrielle que NOUS choisissons d’y produire sans nuire à NOTRE propre équilibre de main-d’oeuvre… pour la défense et l’enrichissement optimal de NOS exploiteurs. Le Honduras et les autres pays sous-développés seront donc toujours aussi pauvres que NOUS le voudrons.

Je dis NOUS, les Occidentaux, parce que c’est en bloc que nous sommes perçus comme responsables dans les pays du tiers-monde et, aussi, parce que nous sommes tous plus ou moins coupables de fermer les yeux et de ne rien faire pour que les choses changent. Mais, en réalité, nous savons bien que quelques uns seulement parmi nous bénéficient de cette exploitation criminelle du tiers-monde.

Ce sont les mêmes qui travaillent inlassablement à réduire aussi au niveau de subsistance la majorité des populations occidentales. Ceux qui sapent les acquis sociaux pour équilibrer les budgets. Ceux qui ont laissé stagner notre niveau de vie depuis 20 ans, empochant TOUS les gains de productivité réalisés depuis une génération. Ceux qui sont les multiples avatars du Système, les multiples visages du Diable.

Pierre JC Allard

LE DIABLE ET LE BON DIEU

 


Lise Thibault plaide non coupable

5-novembre-2009

Lise Thibault2jpg

 

Les avocats me semblent les seules personnes au monde pour qui le temps d’attente et de prolongation est payant. ( Gustave Régaud)

Madame Thibault n’est pas – pour le moment coupable – seulement accusée de…. Toutefois, selon certains, la «reine » ne peut être poursuivie. La représentante? On ne sait pas.

Les avocats  ne veulent pas savoir la réponse: ils attendent…

 

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Le conte à rebours