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La danse du cul-de-jatte

Aujourd’hui, il s’est passé un événement étrange: pendant que le travailleur coupait la haie de cèdre à la tronçonneuse, une branche s’est affalée en emportant un nid de merles. Il est venu me voir en disant, un peu bouleversé, qu’il ne les avait pas vu. Alors, je suis allé voir ce qui se passait. Il pensait que les oisillons étaient morts. Je les ai ramassés un à un, les ai remis dans leur nid et ils se sont mis à pointer le bec comme si je voulais les nourrir. 

La haie de cèdres étant disparue, j’ai cherché un endroit où poser le nid. Il fallait que la mère s’en occupe. Il y avait un lilas près de la maison. C’est là que j’ai posé le nid. Mais je me suis rendu compte que la mère qui venait tourner de temps en temps dans les parages ne trouvait pas le nid.   Je l’ai alors remis à sa place, par terre et l’ai déplacé lentement vers un petit abris pendant les voyages de la femelle ou du mâle. 

Plusieurs heures. Pendant presque toute la journée, ma conjointe et moi nous nous sommes inquiété des oisillons. Toujours à la fenêtre du deuxième étage pour voir si la femelle venait les nourrir. 

Demain, je leur fabriquerai sans doute un abris. 

Ce qui m’a chicoté toute la journée est la question suivante: comment les oisillons ont-ils su que je n’étais pas un prédateur? Tout cela a l’air un peu cucul…. Je ne suis pas un hurluberlu. Je sais bien que la nature est "sauvage". Tellement sauvage que nous avons appris à encore l’être davantage dans nos rapports "humains". Tellement "appris" par le mode intellectuel que nous sommes râpés, séparés de L’ENSEMBLE  pour le "UN".

***

C’est le genre de petit événement dans nos vies qui nous changent ou bien nous rassurent sur notre "vision" du monde. Cette chère vision d’intellectuels qui se chamaillent sur internet, ces grands "enjeux", ces analyses, en quoi nous changent-elles? Elles nous divisent pour faire régner un nouveau monde mécanisé.

Quand on parle de "spiritualité", on n’a pas d’autre mot que celui-ci, si pauvre, trop pauvre! Alors que les mots, les concepts de la modernité dans sa dite culture  de cyborg, mélangée à la livresque fait en sorte que nous sommes comme les oisillons déplumés, affamés, et que les parents ne retrouvent plus leurs enfants. En fait, plus personne ne se trouve et se retrouve. Et c’est là la source des guerres, de tous les conflits que l’on cultive, sans le savoir, aujourd’hui: le formatage et le martèlement des sociétés dites "évoluées" a fini par aplatir notre être jusqu’au cerveau.

Nous sommes dénaturisés…

Nous sommes détachés.  Nous nous haïssons hypocritement dans un amour passé au tamis des savoirs, des connaissances livresques, des écoles, etc…

Alors, si des connaissances ne font de vous, de moi, d’un autre, autre chose qu’un être spirituel-charnel, et non mono-cervical, c’est un total échec.

La guerre des mots n’est pas plus intelligente que celle des armes. Elle a son ventre dans la vanité. Et l’orgueil la nourrit autant que les chamailles entre "connaisseurs" mécaniques qui s’empiffrent d’analyses inutiles autant que du McDo.

Homme-Burger!

Mangeons-nous intellectuellement, les uns les autres! Il n’y a pas que les grands prédateurs, il y a les tout petits qui se cachent derrière des noms d’emprunts pour faire des commentaires. Sans savoir qu’ils sont déjà investis de l’hypocrisie et de la peur.

***

Tout ça pour dire qu’au fond il est quasiment impossible de décrire, d’écrire ce qui fait de nous un atome de monde meilleur. Je pense que c’est seulement cette humilité issue du doute, un questionnement sans fin, et une écoute des moments si simples de la vie, d’infimes expériences de la nature qui nous relient les uns les autres. Car nous ne pouvons pas continuer à détruire et à "construire" un monde ou la mécanique de l’intellect prend toute la place dans cette vie.  La Vie n’est pas une somme de livres ou de diplômes…

C’est une drogue comme une autre… Et l’on en vend de par les États. C’est officiel et marquée d’un sceau.

FINALE

Parfois, le soir, pendant que je me dis que je viens de vivre une journée dense comme si c’était une vie, je me répète que je n’ai probablement rien à dire "d’intelligent" au sens moderne qu’on lui donne.

Le simple citoyen, du moins celui "cultivé" en serre universitaire,  ou par un quelconque procédé religieux bien monté,  peut bien se targuer d’avoir la vérité.

En fait, la vérité est une valse mouvante que personne ne peut saisir avec son cerveau. Pas même à travers le temps et l’Histoire.

Pour la danse et pour l’amour, l’humain est né avec deux parties différentes…

Un être qui s’ampute de sa spiritualité par l’absence d’observation de la Vie   et ne peut plus danser, ni "penser". Il est pensé par un mode mono et parle dans un mode mono.

Et c’est là le grand drame: on s’émoustille devant la danse des cul-de-jatte.

La propagande est bien plus efficace que vous ne le croyez. Elle a réussi à vous convaincre que vous n’aviez qu’une jambe, qu’un cerveau, que vous êtes un et unique, que les oiseaux sont muets, et que pour être "quelqu’un" il ne faut pas faire de compromis.

Je ne suis pas certain que le mot compromis soit bien compris. L’ego est Alzheimer de l’utile…

FINALE 2

Regardez bien comment l’oiseau construit son nid. Ensuite, regardez votre maison… C’est la différence entre un artisan et un entrepreneur véreux… Entre la Vie et la vie…

Gaëtan Pelletier

29 juillet 2014

 

 

Indígenas americanos alertan sobre la destrucción de la Madre Tierra

Vicky Peláez

17:28 06/12/2013
Columna semanal de Vicky Peláez

La tierra no pertenece al hombre, es el hombre que pertenece a la tierra (sabiduría indígena).

Hay eventos internacionales que la prensa globalizada trata de silenciar o simplemente ocultar para que no trasciendan y no perjudiquen la agenda de las transnacionales, a las que el escritor Eduardo Galeano bautizó como “el club internacional de banqueros y guerreros”. Todo esto en su empeño de controlar no solamente la vida humana sino la de la naturaleza. Así pasó desapercibida la V Cumbre Continental celebrada recientemente en el resguardo La María, en Cauca, Colombia, la tierra de la comunidad nasa, donde unos 4,000 representantes indígenas  del continente americano articularon propuestas en defensa de la Madre Tierra y expresaron su rechazo al modelo económico neoliberal imperante.

Los líderes de más de 40 etnias, entre ellas embera, wayúus, guaraníes, mapuches, araucos, machiguengas exigieron un alto a la firma de Tratados Bilaterales de Inversión (TBI) y Tratados de Libre Comercio (TLC) que establecen políticas de entrega de los recursos  naturales y crean regulaciones que permiten el saqueo de bienes y conocimientos de los pueblos. Las comunidades indígenas están preocupadas por la decisión de cuatro países latinoamericanos: Chile, Colombia, México y Perú para firmar el Acuerdo de Asociación Transpacífico (TPP en sus siglas en inglés) junto con Estados Unidos, Canadá, Japón, Australia, Nueva Zelanda, Vietnam, Malasia, Singapur y Brunei.

El TPP, que se negocia a puerta cerrada por iniciativa del gobierno de Barack Obama, es bautizado popularmente como “el Caballo de Troya Corporativo” o “NAFTA (Tratado de Libre Comercio de América del Norte: EE.UU., Canadá y México) a Base de Esteroides” pues impone los intereses de las transnacionales sobre los intereses nacionales de los países firmantes. Por supuesto que todo esto se presenta bajo la cobertura del más alto nivel del mercado libre, que sin embargo, de acuerdo a sus creadores, duplicaría las exportaciones norteamericanas, acomodaría las leyes del medio ambiente de los países firmantes a los intereses de las corporaciones y cambiaría patrones de la seguridad alimentaria.

También las multinacionales se harán cargo del Seguro Social, de Fondos de Jubilación y del Seguro Médico, limitando el uso de la medicina genérica entre muchos otros rubros, como lo muestra el ejemplo de Guatemala. Después de firmar este país el Tratado de Libre Comercio entre Estados Unidos y Centroamérica (CAFTA) se prohibió el uso de la medicina genérica subiendo en seguida el costo de medicamentos en 20 por ciento. Una de las causas del golpe de Estado en Honduras en 2009 fue precisamente la decisión del presidente depuesto Manuel Zelaya de firmar el convenio con Cuba para abaratar el costo de los medicamentos. Los cuatro mil representantes indígenas reunidos dieron su rotundo NO a estas prácticas y exhortaron a sus gobiernos  preservar la soberanía de sus países haciendo un alto a la firma de tratados de libre comercio.

Los participantes de la Cumbre Continental rechazaron enérgicamente el uso de los cultivos transgénicos por la transnacional Monsanto en los territorios indígenas del continente y demandaron derogar la Resolución 9.70 en Colombia del TLC con Estados Unidos. Esta ley prohíbe el uso de semillas naturales por los agricultores y los obliga utilizar solamente “semillas certificadas”, es decir los 14 millones de campesinos colombianos deben usar exclusivamente las semillas transgénicas que son semillas estériles de Monsanto, Cargill, DuPont, Dow Chemical Co. y de algunas otras corporaciones. De acuerdo al gurú de la gastronomía y alimentación, Carlo Petrini, actualmente “el 80 por ciento de las semillas en el mundo pertenecen a sólo cinco multinacionales”. Según este especialista, cuando la industria tenga el control total sobre la producción ya no existirá el campesino ni agricultor.

Los indígenas latinoamericanos, igual como todos los hombres de conciencia se oponen a los intentos de las corporaciones multinacionales de convertir la naturaleza en una mercancía pues la ven desde afuera, como lo presenta Eduardo Galeano, mientras que “las culturas indígenas la ven desde adentro”, como parte inseparable de su propia existencia. Se dan perfecta cuenta que el actual sistema globalizado está creando condiciones para la destrucción del medio ambiente y como lo sustenta Carlo Petrini, produce un desperdicio que nunca antes en la historia de la humanidad se había visto, no respeta tradiciones, destruye poblaciones y roba el futuro”.

No es ningún secreto, según este especialista, que “en los últimos 20 años se han usado más químicos que los que se habían utilizado en los 120 años anteriores”. Lo que les preocupa a los indígenas latinoamericanos reunidos en Colombia es el modelo depredador y de explotación irracional que “ha puesto en riesgo la vida y la vigencia de todos los seres del planeta”. Las recientes críticas del Comité de Derechos Económicos, Sociales y Culturales (DESC) de Naciones Unidas (ONU) al gobierno argentino confirman las preocupaciones expresadas en la Cumbre. Resulta que los desmontes, agro tóxicos, soja transgénica y minería a cielo abierto “han forzado a los pueblos indígenas a dejar sus territorios”, además, el uso de pesticidas químicos ha afectado negativamente la salud de estas comunidades”, sostiene este informe, concluyendo que el actual modelo agropecuario atenta contra la agricultura indígena.

Todo esto es harto conocido por los pueblos indígenas que estaban advirtiendo desde hace décadas el daño irreparable que produce la explotación depredadora, que no está sujeta a ningún control, a la Madre Tierra y a toda la naturaleza. La agricultura industrial y la política económica extractivista impuestas por el neoliberalismo para obtener el máximo de las ganancias hacen gran daño al medio ambiente y debilitan la agricultura campesina. A la vez la existencia de las leyes antiterroristas en la mayoría de los países latinoamericanos, desde Honduras a Argentina permite al agro negocio y los desalojos de pueblos nativos de su tierra ancestral, lo que representa una clara violación de los derechos humanos.

Los representantes de los indígenas exigieron también la cancelación de las concesiones mineras, que actualmente abarcan numerosos territorios indígenas, en todo el Continente y poner un alto a la lotización petrolera y minera en sus territorios. En el Perú, por ejemplo, el 72 por ciento de la Amazonía ha sido lotizado para más de 30 corporaciones multinacionales de gas y petróleo, siendo la mayoría de los Estados Unidos, la Unión Europea y China, en las zonas más ricas en especies de mamíferos, aves y anfibios. Lo trágico es que 58 de las 64 lotizaciones autorizadas por los gobiernos de Alejandro Toledo (2001-2006) y de Alan García (2006-2011) se encuentran en tierras de las comunidades campesinas e indígenas. Lo mismo está pasando en Brasil, Ecuador, Colombia y Bolivia donde las exploraciones de petróleo y gas ponen en riesgo a uno de los bosques más biodiversos y prístinos del planeta.

Los proyectos de extracción de gas de esquisto en América Latina (shale), siguiendo el ejemplo de los Estados Unidos y la Unión Europea, representan un nuevo peligro para la naturaleza porque contaminaría las fuentes subterráneas de agua dulce y afectarían las generaciones futuras. Ya está probado que la extracción de gas natural de las formaciones geológicas llamadas esquistos gasíferos mediante la fracturación hidráulica (FH) contamina el medio ambiente. De acuerdo a los estudios científicos, cada pozo FH requiere entre 4 a 30 millones de agua y entre 80 a 300 toneladas de químicos como benceno, tolueno, etilbenceno y xileno que son cancerígenos.

Todos estos problemas se reflejaron en la declaración final de la V Cumbre del Continente que decidió declarar el 12 de octubre Día de la Resistencia Continental “contra el capitalismo extractivista y el saqueo de los bienes naturales por la gran minería, la explotación petrolera, el gas y los megaproyectos”. A la vez exigieron a las Naciones Unidas aprobar una Declaración Universal de los Derechos de la Pachamama (Madre Tierra) para poder defender y protegerla a lo largo y ancho del Abya Yala (Continente Americano).

Reza una oración indígena maya: “Oh Gran Creador, Corazón del Cielo, Corazón de la Tierra, nuestra Madre: Danos vida, mucha vida y una existencia útil, para que nuestros pueblos encuentren la paz en todas las naciones del mundo”.

LA OPINIÓN DEL AUTOR NO COINCIDE NECESARIAMENTE CON LA DE RIA NOVOSTI

 

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La vie en moire et blanc

 

De nos jours, la moire désigne de manière figée le tissu obtenu par le procédé de Tignat inventé en 1843, fabricant lyonnais, qui consiste à écraser par calandrage sous tension un tissu en le repliant sur lui-même (tête contre tête). La trame dévie alors légèrement et acquiert un effet ondulé par réflexion de la lumière. Le décor sinueux est déterminé par le type de pliage utilisé, qui place des reflets en forme de cercles concentriquesa 2. Il en existe un grande quantité de variantesa 3.  Wiki

Ce qui est beau à frémir ne laisse de trace que dans l’âme.

Ce qui est laid à frémir ne laisse de trace que dans l’âme.

le reste est événements, accidents, et toute cette trame d’apparence hétéroclite entrelacée est comme fondue dans l’intense et immense – voire insondable- réservoir de l’inconscient… 

Autrement dit: après le mourir, la désintégration du corps, de ce retour à la terre, au flétrissement dans le même modus vivendi que les fleurs, la robe disparaît, le tissus disparaît. Il ne reste que l’essence de l’être qui emporte ses petits bagages d’émotions.

Une vie n’accumule pas d’événements, elle accumule les émotions qui deviendront tout le bagage d’une vie ultérieure. Et cette vie ne se résume qu’en une courte trilogie. Et c’est peut-être cela le grand mystère des petits dieux habillés de chair, en souffrance de ce que l’on a arraché à l’intensité, à la tranquillité, au bonheur du paradis qui n’est qu’un état, non un lieu.

Vie de chair. Vie de souffrances. Immanquablement… Vie de vides et de dépouillement de ce que nous étions avant notre arrivée sur Terre.

Mais personne ne peut être quelqu’un sans la masse de rapports et de connaissances qui sont en quelque sorte le bain d’après-naissance de ce que nous allons devenir.

Mais devenir, se sculpter, est ce cliché de l’arme à deux tranchants. Il se peut que l’orgueil et la vanité l’emportent sur la simplicité. Il se peut que détruire ait plus d’importance que de construire. Il se peut que tout l’arsenal de réglementations, que cette vie complexe, devenue charognarde de par les guerres, l’appât du gain, les intrigues bien fabriquées l’emporte sur la capacité de votre être à se détacher  ou à démêler l’ivresse du bon grain.

Les écoles sont construites pour apprendre à être le serviteur d’un monde qui a charpenté les sociétés.

Tous les savoirs risquent de n’être que des Alcatraz pour chacun d’entre nous.

Celui qui vend tous les outils à un homme créera un être qui en viendra à penser qu’il peut se passer de tous les gens de métier. Et il sera tueur de métiers…  Celui qui vend des connaissances choisira de vendre les connaissances qui feront de ses acheteurs des vendeurs de connaissances.

Ainsi, les petits marchands qui disparaissent, ces petits marchands qui vendaient leur travail et avaient des rapports humains avec ses "clients", est maintenant engloutit dans une mécanique de grandes surfaces déshumanisés.

iseo58:</p>
<p>Fruit seller in Pushkar<br />
" /></p>
<p>L’Homme est en devenir de congélation… Aussi congelé que le sac de légumes qu’il achète derrière la vitre du congélateur.</p>
<p>Ce "monde" pense avoir créé l’amour sans liens, le tout avoir dans la pauvreté d’âme, pire encore, la fin des fibres primaires. De sorte que la vie et la Vie – celle de lumière – ne savent plus distinguer l’ombre du réel. L’Homme est maintenant à deux dimensions.</p>
<p>C’est son ombre qui marche, tordue et distordue.</p>
<p>Abonné aux ombres, il se fera suiveur d’ombres.</p>
<p style=La chute 

La chute de l’ange est cet oubli qu’il faut seulement améliorer ce monde pour que chacun soit, s’améliore et apporte un peu de l’au-delà avec lui. Mais la lumière passe mal par le tamis de la méchanceté, de l’orgueil et de la vanité. Elle passe de plus en plus mal puisqu’elle est éteinte par ceux qui ne savent pas qu’il ne sert à rien de construire des empires, des armées, d’énormes organisations si elles ne servent pas aux mieux être de l’humanité.

C’est cette persévérance d’ombre qui fait que la marche dite du progrès est totalement inversée. L’intérêt d’avoir a dépassé si largement l’intérêt d’être que désormais ce n’est plus seulement les habitants de la maison qui en meurent, mais la maison elle-même.

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

 

 

Quand Cronos dévore Chronos

Dans la mythologie grecque, Cronos ou Kronos (en grec ancien Κρόνος / Krónos), fils d’Ouranos (le Ciel) et Gaïa (la Terre), est le roi des Titans et le père de Zeus, Poséidon, Hadès, Héra, Déméter et Hestia. Il est souvent confondu avec son homophone Chronos (Χρόνος / Khrónos), divinité primordiale du temps dans les traditions orphiques. Il a été assimilé à Saturne dans la mythologie romaine.(…)  En face du sacrifice de l’ennemi, d’autres civilisations ont préféré le sacrifice des enfants, êtres innocents par excellence. Nombre de cosmogonies, telle celle de Cronos présentent le récit d’un dieu dévorant ses enfants. Wiki

Photo: great people

Quand les enfants viennent me visiter, je passe trois jours à quatre pattes… Gaby est passée. Elle a un rire fou, comme si Beethoven avait trouvé un petit refuge en elle. Et de colères cinquième symphonie. Tout en une… Ces enfants qui passent nous rappellent notre assèchement, celui de l’âge adulte. La frétillance oubliée, la passion du détail, des choses simples et, sans doute, l’abominable oubli que les "cheveux blancs" , affairés, oublient de rester enfant. C’ ‘est l’arrivée des âmes sur Terre. Ce sont les retrouvailles de ce que nous sommes réellement. Nos racines de lumières. Notre incandescente passion d’être  ICI et de dévorer la beauté de ce monde créé par nous. Appelez-le "dieu", nommez-le, faites en un totem, agenouillez-vous devant un livre que vous suivrez à la lettre, en trafiquant parfois certains passages pour en faire votre "affaire, ce faisant, vous vous trahissez. Vous vous tirez dans le pied à gros calibre.

Au moment où les livres des "spécialistes" devinrent tous des "bibles", les humains se mirent à puiser dans le bois sec, écrabouillé, feuillé blanc pour l’écriture, tout passa à la friture du frelaté. Comme dans Frel Athée! La culture nervée, vivante, passa à une structure figée, indirecte, comme cette nourriture congelée, ou aliments séchés.

Nous séchons. Les sociétés sont devenus des séchoirs d’enfants.

C’est l’ère dantesque qui est née de foi puisée dans la culture des livres, des organisations, des grands projets, ensuite  de la cruauté de faire de ces graines de lumière des êtres dits "sociaux". En vérité, ils sont moulés aux savoirs désertiques. Éteints comme des feux… Voilés! Cachés.

Les sociétés consomment des enfants, comme tout ce qu’on consomme. Femme-objet? Disait-on? Enfant-objet: guerrier, travailleur, sexués… avant la lettre. Tout y passe.

En vieillissant, le corps humain s’affaisse: ses muscles relâchent, ses os se courbent, ses idées sont moins claires, et quand elles sont claires elles sont aussi tordues que son corps. Il retourne au singe…

L’érudition de papier et de technologies, de structures de tout acabit, se transforme en une foi invariable, arrêtée… Tout le contraire de la Vie. Rien ne se meut, et tout est livré à l’architecturale marchandisation de tout ce qui peut être transformé. 

Le cycle 

Il ne faut pas se leurrer : la Vie est un cycle qui vit, survit et se transforme par  la nourriture. Mais l’autre est toujours la nourriture de quelqu’un. L’Homme est probablement le seul prédateur pédant qui s’orgueille  de chiper sa proie en se léchant les neurones . Si les gros poissons mangent les petits poissons, les algues, tout ce qui fourmillent en une foultitude de couleurs sous les océans, l’Homme – conscient- devrait être la seule créature capable de saisir et d’arrêter ce cycle, le transformer, le rendre moins cruel.

À la guerre, tout court, à la guerre économique, peu importe. On déchiquette les nouveaux arrivants en multiples façons.

La poésie dirait d’un enfant: "T’es beau comme un frisson". Je ne sais… Il faut savoir vibrer avec ce que nous vibrons en nous pour l’étendre dans une forme d’empathie réelle et fonctionnelle. Je dis clairement fonctionnelle, car, comme toujours, notre passant dans le temps a tendance à reporter tous les déluges.

À quoi donc servent les grands livres, les grandes organisations, les grands projets qui vous remplissent vos bourses s’ils n’ont aucun rapport direct avec la Vie? À quoi donc sert toute cette "culture" indirecte et roide? À quoi donc sert tout ce malheur rose occidental, ces connaissances mortes nichées dans les cerveaux?

Nous voilà dans un monde où l’on applique l’amour à la maison et la haine dans les organisations. Nous voilà donc devenus pis que Cronos – en ayant inventé des armes et des pensées, des concepts éloignés – savants, mais en grand amour avec sa "fraternité individualiste". Même les chantres de la fraternité luttent entre eux pour savoir qui réussira à transmettre ses "idées" au prix d’y perdre ses amis, ses "frères d’arme".

Voilà Cronos qui mange le temps, qui l’a découpé en quarts de travail, et qui a puisé sa foi dans des livres bien laïques, déshabillé de sa spiritualité, avec son cerveau-béquille, clamant sa figitude, totalement écarté de la Vie, mais Ô combien certain. Comme une poule qui se reforme une coquille pour se protéger. Le trésor des "arrêtés" ressemble bizarrement à celui des gens qui placent leur or en banque. Money paradisiaque de maniaques…

Cronos est en train de bouffer Chronos…

Le temps étant l’enfant de l’éternité.

Nous voilà piégé dans une formule étrange: trop d’ordre amène le désordre. La raison en est simple: l’ordre, une fois clamée vérité, est statufié. On a fait un grand silence avec la vie et les humains, les créatures en apparence peu intelligentes. Mais, de plus, on a fabriqué une cohérence d’apparence, corrompue, mêlée, et volontairement confondante, brouillée, cryptée.

De sorte que l’on ne joue plus avec les enfants pour qu’ils nous apprennent quelque chose, ou nous rappellent l’essence de la Vie. On joue avec eux pour savoir comment on pourrait les transformer en humains "utilisables".

La crainte actuelle en ce qui concerne les enfants est la frayeur des prédateurs sexuels.

Ah!

Il faudrait passer à autre chose: les prédateurs textuels. Vous savez, ceux qui ont appris dans les livres et qui restent enfermés entre deux pages…

©Gaëtan Pelletier 

11 juillet 2013

Au moment où j’écris ce texte, il y aura des milliards d’information circulant sur la planète. Vous serez informé par déformation. C’est le but… Car on sait très bien que personne ne peut avaler 7000 pubs en passant dans une ville sans en être affecté. En plus, cette masse d’information est présenté comme "utile". Quand 200 millimètres de pluie tombe en une journée, puis une autre, on appelle  ça un "déluge"  ou une catastrophe.

Si vous ne savez jouer avec un enfant, si vous ne savez pas que l’enfant des autres sont aussi vos enfants, que vous avez déjà été un enfant, vous souffrirez tous de cette "culture" indirecte, sans vie, fanée.

Vous seriez étonné du fast-food intellectuel qui passe dans les livres et sur la toile…

Le jardin des drames

Le paysan est absorbé par ses travaux, le négociant par son commerce, l’artisan par son métier, le vulgaire par ses petites affaires de chaque jour. — Plus les circonstances sont favorables, plus ils s’immergent dans leur spécialité. À chaque échec, à chaque déception, ils s’affligent. Ils suivent une idée fixe, sans jamais s’accommoder aux choses. Ils surmènent leur corps et accablent leur esprit. Et cela, toute leur vie. Hélas ! Tchoang-tzeu

La Terre est comme un jardin de drames. Si on pouvait percevoir – je le répète – toutes les âmes qui montent et qui descendent dans cette  ruche chaude, que trop belle de ses océans,  on aurait droit au plus grand défilé de "fibres de lumière" qui circulent entre deux mondes.  Des fibres de lumière. Des lucioles visiteuses.

Les premiers habitants de la planète mouraient de faim. Quand tu chasses le Mammouth pendant trois jours, c’est comme le tour de France, avec pour médaille et prix de bons repas. Pas repus de gloire, mais repus d’avoir un peu moins de creux dans l’estomac. En fait, soulagés de cesser de  ne penser qu’à sa panse.

C‘était une mer montante de bière, les tonnes de la veuve Désir éventrées, la bière arrondissant les panses, coulant de partout, du nez, des yeux et d’ailleurs (Zola,Germinal,1885,p.1271)

J’ai toujours aimé Zola qui savait avec son scalpel d’écriture décrire les misères et les folies d’une société qui allait devenir de plus en plus folle. Il en faudrait un aujourd’hui pour éventrer la tranquillité d’esprit d’une masse de petits bourgeois qui n’ont plus besoin d’aller dans la rue pour changer le monde : Facebook est là pour le défilé et parade des grands enjeux mondiaux.

Mais dans la colonne du débile et du crédit, ça nous adjuge un statut de mercenaire du matin et de clavier. Fourni par Microsoft et Coca-Cola. Coca-Cola, couleur de la présidence étasunienne. Pour l’instant…

Passez au suivant 

Les premiers habitants de la planète mouraient de faim. Étant donné que l’argent électronique est devenu l’arnaque aussi invisible que le F-35, les furtives compagnies agglomérées ont maintenant remplacé les rois d’antan. Alors, on choisit ceux qui doivent mourir de faim en prenant leur  eau, leurs terres, leurs métaux. Et, malgré toute les richesses du monde, encoffrées, de plus en plus de gens meurent de faim.

Et voilà l’apparition de ces faux Christ: "Prenez et mangez-en tous, car ceci est mon c(or)ps".

Al(or)s! Vive Facebook. L’endroit idéal pour passer au suivant les drames du jour pendant que tout le jour on a ses petits drames. Mais tous ces petits drames sont issus des grands drames. Sans que nous nous en rendions vraiment compte, tout en en rendant conte… On conte, on se raconte… Et tout conte fait, on s’en va au lit soulagé. Facebook, c’est le psy parfait des gens parfaits.

C’est presque amusant de voir jusqu’à quel point, non seulement nous vivons dans un monde virtuel, mais on nous a anesthésiés dans un grand sourire et une une bouffée d’air à s’emplir le poumon-cerveau… Ce bel engin, aussi détaché de son petit intérieur de lumière que nous le sommes entre nous, RÉELLEMENT.

Facebook! La pilule du lendemain…

Le charme discret de la division  

C’est bien tout ça. L’avantage est que vos amis ne puent pas de la bouche… En plus, c’est la même division que nous avons dans la vraie vie: à force de tout avoir pour pouvoir se débrouiller seul, on en vient à la formule: "J’aime mon prochain mais pas mon voisin". Il bruite avec sa tondeuse le dimanche… Il laisse tomber les feuilles de ses arbres sur VOTRE terrain. Alors, plaignons nous de Gaza!

C’est l’ère du crapaud bouffi qui fume trop d‘information. 

Mais bon!… Chacun a droit à son opinion. Le problème est que l’opinion devient une idée que l’on croit solide et "vraie". Mais ce n’est qu’une opinion. Car, en fait, les gens se battent pour des idées ne sachant pas que ce ne sont que des opinions.

Viva! les passeurs d’opinion…

Du moins, c’est la mienne… :-)

La multiplication des génies 

Jésus aurait multiplié le pain et le vin. On a multiplié le pain blanc et le vain. Si la pauvreté a grandement augmenté, le nombre de génies-opinions s’est accrut. Mais ça n’a pas empêché les gens de mourir de faim.

C’est vrai que me voilà un tantinet sarcastique… Mais je ne m’éloigne pas de la masse, j’en fais OBLIGATOIREMENT partie. Alors, comme tout le monde, j’ai envie de mitrailler tous les drames de la planète. Mais en tant que créature vivante et pensante, cherchant une solution à tous les drames, je ne crois plus, ou n’ai jamais cru qu’elle passerait par les immondes organisations planétaires aussi bouffies que les crapauds.

Non.

Cultiver la haie(ne)

Il y a quelques jours, la haies qui sépare le terrain de notre maison à celle de mon voisin a été déclarée …morte. Trop haute, impossible à tailler. Donc, il faut la faire disparaître. Une belle haie de cèdres… C’est jolie une haie!  Mais après 50 ans, c’est …terminé-terminator.  Les branches sont trop grosses… C’est du bois…

J’en ai parlé au voisin et sa femme m’a demandé ce qu’on pourrait mettre à la place pour faire une démarcation de terrain.

J’ai eu envie de lui dire que vu la largeur de la haie, ( 6 pieds), sa longueur ( 47 pieds), l’idéal serait de faire une ligne d’un potager de la même grandeur et de se partager les fruits et légumes du jardins.

Belle solution! Et pratique… Surtout amusante.

Mais voilà! Une haie, c’est comme un frontière à ne pas franchir entre l’avoir du voisin et le sien. C’est comme Israël et la Palestine.

Et c’est le petit drame des grands drames: car, au fond, nous pourrions nous enrichir mutuellement, autant dans le partage chaleureux que dans l’avoir.

Nous avons une culture d’avoir, de possession et de frontaliers.

Rien qu’à l’idée d’en parler, je me sens ridicule. Alors, c’est normal d’être de ne pas partager, de se diviser, de cultiver son ego… pour finalement mourir de faim d’amour et de compréhension pour une petite parcelle de terrain.

Nous arrosons nos drames en calquant les imbéciles heureux… Et ça pousse jusqu’à la religion de l’avoir. Celle qui est la source de tous les drames.

Il faudrait un verbe nouveau:

Je drame

Tu drames

Il drame…

etc.

C’est ainsi que le jardin Terre s’est appauvrit tout en étant riche.

Nous nous plaignons d’être pauvres dans des pays riches. Mais de quelle richesse parlons-nous?

La haie c’est la haine…

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

Un peu de bringue dans le dingue

Un peu de bringue dans le dingue

L’humanus-truc déçoit par sa petitesse.  Il a subi une mutation, comme un oiseau qui perdrait ses ailes parce qu’il volait la nuit et croyait que le ciel avait disparu.

Il est mieux reclus en des endroits où il laisse la tempête faire rage dans sa tête, partout où il est incapable de prétendre berner.

Tic tac. 2 secondes qu’il aura épargné à l’horreur, rêves avortés d’éternité.  Caramel, bonbons et chocolat, triste dilemne avant de tuer.

Tic tac. Un pan de vie se soulève, découverte futile et grandiose du temps passé à craindre les remous, la pluie et la haine.

Tic tac. 2 secondes de répit pour l’humanité.

Des mots pavés de mots, leur sens confié à google et leur portée à des sourds-aveugles. Visions inutiles d’ISO solutions à des problèmes vendus dans le rayon des problèmes manufacturés. Le silence tient le micro qu’on devine fabriqué en série.  On n’entend que les parasites.  Tic tac taxe.  Made in China.  Surf in USA.  Back in USSR.   Développé en série, vagues rumeurs de rupture de stock, coulé en tzigane frappé sur l’enclume et qui transforme le son en leurre.  Un appareil d’abord dévolu sion, qu’on teste à taire puisqu’il est sans garantie de califté.

Il faudrait abandonner ses droits comme ces chevaux qui se couchent pour ne plus se relever… Il faudrait aussi un voile opaque pour cacher l’inconscience qui gambade au grand jour: GM, OGM, VISA, le bon la brute et le truand. Il n’y en a plus un pour jouer le bon, forcément ce sera toujours mauvais.

Bill Gates peut sauver tous les nénuphars de la planète: il suffit qu’il écrive Microsoft sur l’eau avec des bulles économiques.

Le clown vêtu d’or sait que les fusées ne consomment pas d’eau. Questionné, il n’aura menti à personne durant la pesante heure. Tic tac. Une autre petite goutte dans l’océan des vérités trafiquées propulsées au fric. Et les enfants de minuit s’éteignent un à un, emportés loin de l’eau vive. Ils sont bannis avant d’avoir bu, avant d’avoir vu les étoiles, avant d’avoir souri. On les enterre sous le soleil, là ou prend fin pour eux l’odyssée meurtrière. Question de pratiques… pratiques. Tic tac.

Et mon ancienne voisine qui forçait l’univers à grands coups de mépris, comme une brute désaxée… conséquences des soldes chez Walmart: trop de pelles pour ne pas lancer sa neige sur le balcon des autres, trop de chaussures à crampons pour l’empêcher de tracer des sillons dans le parquet, trop de musique à rabais pour qu’elle oublie de purger toute la ville avec Michel Fugain. Une thermopompe bruyante lorsqu’elle dormait: la peinture gondolait sur les murs et les toiles d’araignées s’il y en avait ne résistaient pas. Il y a tout un tas de ces désaxés enfermés dans leur monde tapissé à fleur de peau. On leur fout du pognon dans les poches et un micro et on leur donne quelques cours sur l’art de claquer leur fric tout en ayant l’air honorables et on a le portrait de toutes les horreurs possibles.

Qu’on reprenne nos droits donc sur les chansons qui ne font pas souffrir! Vite une subvention, je m’impatiente à tant ignorer ce que le monde a envie de faire pour moi qui suis née sous les étoiles.

Pepsi a soif de folie et pense ajouter 10 ml à ses bouteilles. Que d’audace.

Et si j’étais reine couronnée d’inconscience à bord d’une galère, au lieu d’être une idéaliste accrochée au quai qui lance à l’eau toutes le bouteilles vides dans l’espoir qu’une fois remplies de douces heures elles vogueront vers tous les SOS de ceux qui espèrent survivre au temps qu’on leur vole?  J’aurais assurément moins de rêves mais plus d’idées…eau…logis.  Je maîtriserais l’art de galérer.

Les promeneurs aux chaussures luisantes sont dispersés aux quatre coins du monde et l’horizon a disparu tandis que les vagabonds pieds nus sont devenus muets, sourds et aveugles. Ils marchent sans savoir où ils vont.  Peu importe c’est partout pareil.  Ils gravissent des montagnes d’immondices à la recherche des sommets, le corps ravagé par l’effort, le coeur détruit par l’odeur insoutenable, fuyant le paradis défiguré, désarticulé pour atteindre Zombie land, là où il suffit de faire semblant de vivre pour être roi.  Ils ne voient pas, n’entendent pas, ne pleurent pas.

Pause humanitaire:

Tic Tac:

Les ponts se souviennent des rivières et des voitures qui jadis ignoraient l’avenir. La Corée danse un gangnam americano-rap-mafieux-dragonball-débilité-rétrograde et pernicieux. L’humanité régresse à son point zéro: ipad, ipod, facebook et alouette: les amitiés de bytes avec une encountered abnormal terminaison.  Si la batterie flanche on est dans la merde: on ne sait plus qui l’on naît ni qui l’on tue.

Les chefs sont payés pour jeter aux ordures les dernières pièces de viandes comestibles.  De toute façon il allait en manquer.  Un peu de cari, douze publicités et la journée se termine.  Direction le matelas de la trève avec ou sans repos, là ou les guerres sont sur pause.  Et roule la bande mémoire des élucubrations nocturnes semblables à celles du jour.  Une vie pare-choc à pare-choc.  Relaxol, Zzztol, Z-night, Nightquil au bromo-zzZ-paradoxal torpeurisant béni à l’absence de chapelet.  Nord-sud-est-ouest: géographie de la cage, 360 degrés de misères endormies et on s’accroche à son pays: le matelas anti-SDF dont il faut prolonger la garantie chaque jour.  En guise de promesse d’avenir, l’humanus-truc dépose 100$ sur la table de chevet, avant de sombrer dans l’oubli, afin de pouvoir vivre 24 heures de plus quand il ouvrira les yeux… Il ne se réveille plus:  il ouvre tout simplement les paupières.

Foutez-lui la paix avec la vie. Il s’en paie une tous les jours. Il entre son NIP pour repousser sa date d’expiration.

Heureusement la beauté est légère et vivifiante.  Elle est bien celle qui sera la dernière à tirer sa révérence:  un pied-de-nez à tous les spectacles désolants.

Elyan

Le retour de George Orwell et la guerre de Big Brother contre la Palestine, l’Ukraine et la Vérité

John Pilger

L’autre soir, je suis allé voir une interprétation de 1984, de George Orwell, dans un théâtre de Londres. Bien qu’une mise à jour contemporaine eut été intéressante, la mise en garde d’Orwell sur le futur n’y fut présente que sous la forme d’un exercice de style : distant, pas le moins du monde menaçant, quasiment rassurant. Comme si Edward Snowden n’avait rien révélé, que Big Brother n’était pas devenu un espion numérique, et qu’Orwell lui-même n’avait jamais dit : « Pour être corrompu par le totalitarisme, nul besoin de vivre dans un pays totalitaire ».

Encensée par les critiques, cette production talentueuse était à la mesure culturelle et politique de notre époque. Quand les lumières se sont rallumées, les gens étaient déjà en train de sortir. Ils ne semblaient pas avoir été touchés, ou peut-être que d’autres distractions les attendaient. « Quelle prise de tête ! », s’est exclamée une jeune femme, en allumant son téléphone.

A mesure que les sociétés avancées se dépolitisent, les changements sont à la fois subtils et spectaculaires. Dans les discours quotidiens, le langage politique est une inversion, comme Orwell l’avait prédit dans 1984. « Démocratie » n’est plus qu’un outil de rhétorique. « La Paix », c’est en réalité un état de guerre perpétuelle. « Global » signifie impérial. Le concept de « réforme », autrefois porteur d’espoir, signifie aujourd’hui régression, voire destruction. « Austérité » signifie le passage au capitalisme extrême pour les pauvres et au socialisme pour les riches : un système ingénieux où la majorité travaille à rembourser des dettes, au profit de la minorité.

Dans les arts, l’hostilité vis-à-vis des vérités politiques est un article de la foi bourgeoise. « La période rouge de Picasso », titrait le journal Observer, « et pourquoi la politique et l’art ne font pas bon ménage ». Et cela dans un journal qui a fait la promotion du bain de sang de l’Irak comme croisade libérale. L’opposition au fascisme qui a marqué la vie de Picasso n’est plus qu’un détail, comme le radicalisme d’Orwell qui a disparu dans le prix qui s’est approprié son nom.

Il y a quelques années, Terry Eagleton, alors professeur de littérature anglaise à l’université de Manchester, constatait que « pour la première fois depuis deux siècles, il n’y a pas d’éminent poète britannique, de metteur en scène, ou de romancier prêt à remettre en cause les fondamentaux du style de vie occidental ». Aucun Shelley ne parle pour les pauvres, pas de Blake pour défendre les rêves des utopistes, ni de Byron pour maudire la corruption et la classe dominante, et pas de Thomas Carlyle ni de John Ruskin pour révéler le désastre moral qu’est le capitalisme. William Morris, Oscar Wilde, HG Wells, George Bernard Shaw n’ont aucun équivalent aujourd’hui. Harold Pinter fut le dernier à s’insurger. Parmi les voix du féminisme de consommation qui se font entendre, aucune ne fait écho à celle de Virginia Woolf, qui décrivait "l’art de dominer les autres peuples… de régner, de tuer, d’acquérir la terre et le capital”.

Au Théâtre National, une nouvelle pièce, « Grande-Bretagne », fait la satire du scandale des écoutes téléphoniques, qui a vu des journalistes jugés et condamnés, dont un ancien rédacteur du « News of the World » de Rupert Murdoch. Décrite comme une « farce à crocs qui cloue au pilori l’ensemble de la culture médiatique incestueuse et la ridiculise impitoyablement », les cibles de la pièce sont les personnalités « heureusement très drôles » de la presse tabloïd britannique. C’est bien bon, et si familier. Mais qu’en est-il des médias non-tabloïd qui se considèrent eux-mêmes comme crédibles et réputés, et pourtant jouent le rôle parallèle de bras armé du pouvoir de l’État et du capital, en faisant la promotion de guerres illégales ?

L’enquête Leveson sur les écoutes téléphoniques a légèrement laissé entrevoir ce phénomène. Tony Blair énonçait des preuves, se plaignant auprès de monsieur le juge du harcèlement des tabloïds contre sa femme, quand il fut interrompu par une voix qui s’éleva du public. David Lawley-Wakelin, un réalisateur, demandait l’arrestation de Blair et son jugement pour crimes de guerre. Il y eut un long silence : le choc de la vérité. Lord Leveson fit un bond, ordonna l’expulsion de celui qui osait dire la vérité, et s’excusa auprès du criminel de guerre. Lawley-Wakelin fut poursuivi, pas Tony Blair.

Les complices aguerris de Tony Blair sont plus respectables que les hackers de téléphone. Quand la présentatrice artistique de la BBC, Kirsty Wark, le reçut pour le 10ème anniversaire de l’invasion de l’Irak, elle lui offrit un moment dont il ne pouvait que rêver ; elle lui permit de se lamenter sur sa décision "difficile” sur l’Irak au lieu de lui demander des comptes sur son crime homérique. Ceci rappelle la procession de journalistes de la BBC qui en 2003 déclaraient tous que Blair pouvait se sentir "justifié”, et la série "de référence" qui s’ensuivit sur la BBC, "Les années Blair”, pour laquelle David Aaronovitch fut choisi comme écrivain, présentateur, et intervieweur. Ce réserviste de Murdoch qui a fait campagne pour la guerre en Irak, en Lybie et en Syrie, est expert en léchage de bottes.

Depuis l’invasion de l’Irak – exemple cardinal d’ acte d’agression non-provoquée, ce que le procureur de Nuremberg Jackson qualifiait de "crime international suprême qui diffère des autres crimes de guerre en ce qu’il les contient tous” – Blair et son porte-parole et principal complice, Alastair Campbell, ont eu droit à pas mal de place dans le Guardian afin de réhabiliter leurs réputations. Décrit comme une étoile du Labour Party, Campbell a voulu s’attirer la sympathie des lecteurs en prétextant une dépression, et a affiché ses intérêts, mais pas son détachement actuel comme conseiller, aux côtés de Blair, de la tyrannie militaire égyptienne.

Alors que l’Irak est démembré suite à l’invasion de Blair et Bush, le Guardian titre : "Renverser Saddam était juste, mais nous nous sommes retirés trop tôt". Ceci dans un article phare du 13 juin écrit par un ancien fonctionnaire de Blair, John McTernan, qui a aussi travaillé pour le dictateur Irakien installé par la CIA, Iyad Allaoui. En appelant à répéter l’invasion d’un pays que son ancien patron avait aidé à détruire, il ne fit jamais référence aux 700 000 morts, ni aux 4 millions de réfugiés et au tournant sectaire qui avait eu lieu dans un pays autrefois fier de sa tolérance communautaire.

"Blair incarne la corruption et la guerre”, a écrit le journaliste radical du Guardian Seumas Milne dans un article très inspiré en date du 3 juillet. Dans le milieu on appelle cela « l’équilibre ». Le lendemain, le journal publia une pleine page de publicité pour un bombardier US Stealth. Sur la photo menaçante du bombardier était écrit : « le F-35, Génial pour l’Angleterre ». Cette autre incarnation de « la corruption et la guerre » va coûter aux contribuables britanniques 1,3 milliards de £ [=1,6 Mds €], les précédents modèles de la gamme F ayant déjà servi à massacrer des gens un peu partout dans le monde en développement.

Dans un village d’Afghanistan, où vivent les plus pauvres des pauvres, j’ai filmé Orifa, s’agenouillant devant les tombes de son mari, Gul Ahmed, un tisserand de tapis, et de 7 autres membres de sa famille, dont 6 enfants, et de deux enfants qui furent tués dans la maison d’à côté. Une bombe « de précision » de 500 livres est directement venue s’exploser sur leur petite maison de boue, de pierre et de paille, laissant à la place un cratère de 50 pieds de long. Lockheed Martin, le fabricant de l’avion avait une place d’honneur dans la publicité duGuardian.

L’ancienne secrétaire du Département d’État US et aspirante à la présidence Hillary Clinton, est récemment passée à l’émission « Women’s Hour » de la BBC, la quintessence de la respectabilité médiatique. La présentatrice, Jenni Murray, a présenté Mme Clinton comme l’exemple même de la réussite féminine. Elle ne rappela pas à ses auditeurs les propos blasphématoires de Mme Clinton qui prétendait que l’Afghanistan avait été envahi afin de "libérer" les femmes comme Orifa. Elle ne posa aucune question à Mme Clinton sur la campagne de terreur de son administration qui utilise des drones pour tuer femmes, hommes et enfants. Elle ne fit pas non plus mention de la menace de Mme Clinton, durant sa campagne présidentielle, d’ « éliminer » l’Iran, et rien non plus sur son soutien à la surveillance illégale de masse et aux persécutions contre les lanceurs d’alertes.

Murray posa la question-qui-était-sur-toutes-les-lèvres : Mme Clinton avait-elle pardonné à Monica Lewinsky d’avoir eu une affaire avec son mari ? « Le pardon est un choix », répondit Mme Clinton, « pour moi ce fut le bon choix ». Cela nous rappelle que dans les années 90 et pendant la période secouée par le scandale « Lewinsky », le président Bill Clinton envahissait Haïti et bombardait les Balkans, l’Afrique et l’Irak. Il détruisait aussi les vies d’innombrables enfants irakiens ; L’Unicef rapporte la mort d’un demi-million d’enfants Irakiens de moins de 5 ans, en conséquence de l’embargo mis en place par les USA et la Grande-Bretagne.

Ces enfants ne sont pas de la chair à médias, tout comme les victimes des invasions soutenues par Hillary Clinton – l’Afghanistan, L’Irak, le Yémen, la Somalie – n’existent pas pour les médias. Murray n’y a fait aucune allusion. Une photo d’elle et de son invitée de marque rayonnante figure sur le site de la BBC.

En politique, comme dans le journalisme et dans les arts, il semblerait que la contestation autrefois tolérée dans les médias grand public ait été ravalée au rang de simple désaccord : un maquis métaphorique. Quand j’ai commencé ma carrière à Fleet Street en Angleterre dans les années 60, il était acceptable de critiquer fortement le pouvoir occidental. Il suffit de lire le rapport de James Cameron sur les explosions des bombes à hydrogène sur l’atoll Bikini, où celui sur la guerre de Corée et sur le bombardement US du Nord-Vietnam. La grande illusion de notre époque est ce mythe de l’ère de l’information, alors qu’en vérité nous vivons à une époque médiatique où la propagande des grandes entreprises est insidieuse, contagieuse, efficace et libérale.

Dans son essai de 1859 « De la liberté », auxquels les libéraux modernes rendent hommage, John Stuart Mill écrivait :
« Le despotisme est un mode de gouvernement légitime si l’on a affaire à des barbares, à condition que le but soit leur amélioration, et les moyens sont justifiés par l’accomplissement effectif de ce programme. »

Les « barbares » étaient de larges secteurs de l’humanité dont « l’obéissance implicite » était exigée.

« C’est un mythe utile et commode de croire que les libéraux sont pacifistes et les conservateurs belliqueux », écrivait l’historien Hywel Wiliams en 2001, « mais il est possible que l’impérialisme à visage libéral soit plus dangereux de par sa nature explicite : sa conviction qu’il représente une forme supérieure de vie ». Il avait en tête un discours de Tony Blair dans lequel l’ex-Premier ministre promettait de « remettre de l’ordre dans le monde autour de nous » selon ses propres « valeurs morales ».

Richard Falk, autorité reconnue en matière de législation internationale et rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine, a décrit une « bien-pensance unilatérale, un écran juridique/moral avec des images positives des valeurs et de l’innocence occidentales dépeintes comme menacées, justifiant une campagne de violence politique sans restriction ». Et « largement acceptée au point d’en devenir virtuellement incontestable. »

Favoritisme et mandature récompensent les gardiens. Sur la Radio 4 de la BBC, Razia Iqbal reçut Toni Morrison, la lauréate afro-américaine du prix Nobel. Morrison se demandait pourquoi les gens étaient « si énervés » contre Barack Obama, qui était pourtant « cool » et souhaitait seulement construire une « économie et un système de sécurité sociale solides». Morrison était fière d’avoir parlé au téléphone avec son héros, qui se trouvait avoir lu un de ses livres et l’avait invitée lors de sa prise de fonction.

Ni elle ni la présentatrice n’évoquèrent les 7 guerres d’Obama, dont sa campagne de terreur par drones, à cause de laquelle des familles entières, leurs secouristes et leurs proches furent assassinés. La seule chose qui semblait avoir de l’importance était qu’un homme de couleur « qui s’exprime bien » s’était élevé au plus haut échelon de l’échelle du pouvoir. Dans « Les damnés de la terre », Frantz Fanon écrivait que « la mission historique » des colonisés était de servir de « courroie de transmission » aux dirigeants et autres oppresseurs. À notre époque, l’utilisation des différences ethniques par le pouvoir occidental et ses systèmes de propagande est perçue comme essentielle. Obama incarne parfaitement cette idée, bien que le cabinet présidentiel de George W. Bush – sa clique belliciste – ait été le cabinet le plus multiracial de l’histoire présidentielle.

Alors que la ville irakienne de Mossoul tombait aux mains des djihadistes de l’ISIS, Obama fit la déclaration suivante : « Le peuple américain a beaucoup investi et sacrifié afin que les Irakiens aient l’opportunité de se choisir une meilleure destinée ». À quel point ce mensonge est-il « cool » ? À quel point s’est-il « bien exprimé » lors de son discours à l’Académie militaire de West Point le 28 mai ? Lors de son discours sur « l’État du monde » à la cérémonie de remise des diplômes de ceux qui « vont prendre la direction US » à travers le monde, Obama déclara que : « Les USA utiliseront la force militaire, unilatéralement s’il le faut, quand nos intérêts seront menacés. L’opinion internationale compte, mais l’Amérique ne demandera jamais la permission… »

En répudiant la législation internationale et le droit de souveraineté des nations, le président US s’octroie un droit divin basé sur la puissance de son « indispensable nation ». C’est un message d’impunité impériale familier, bien que toujours étonnant à entendre. Évoquant la montée du fascisme des années 30, Obama a dit « Je crois en l’exceptionnalité américaine de tout mon être ». L’historien Norman Pollack écrivait « À ceux qui marchent au pas de l’oie, on substitue la militarisation apparemment plus inoffensive de la culture totale. Et au lieu du leader grandiloquent, nous avons le réformateur raté, qui travaille allègrement, planifie et exécute des assassinats, tout en souriant ».

En février, les USA ont monté un de leurs coups d’État contre le gouvernement élu d’Ukraine, en exploitant des protestations authentiques contre la corruption à Kiev. La secrétaire d’État adjointe d’Obama Victoria Nuland sélectionna personnellement le leader d’un « gouvernement d’intérim ». Elle le surnomma « Yats ». Le vice-Président Joe Biden se rendit à Kiev, tout comme le directeur de la CIA John Brennan. Les troupes de choc de leur putsch étaient des fascistes ukrainiens.

Pour la première fois depuis 1945, un parti néonazi ouvertement antisémite contrôle des secteurs clés du pouvoir étatique d’une capitale européenne. Aucun leader européen n’a condamné cette résurgence fasciste près dans le pays frontalier à travers lequel l’invasion des nazis d’Hitler coûta la vie à des millions de Russes. Ils étaient soutenus par l’UPA, l’Armée insurgée ukrainienne, responsable de massacres de juifs et de Russes qu’ils appelaient « la vermine ». L’UPA est l’inspiration historique du parti Svoboda et de leurs compagnons de route du Secteur droit. Oleh Tyahnybok, leader de Svoboda a appelé à expurger « la mafia judéo-moscovite » et les « autres racailles », dont les gays, les féministes et tous les gens de gauche.

Depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, les USA ont entouré la Russie de bases militaires, d’avions de guerre et de missiles nucléaires, suivant le projet d’élargissement de l’OTAN. Reniant la promesse faite au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev en 1990 de ne pas étendre l’OTAN « d’un centimètre vers l’Est », L’OTAN occupe militairement l’Europe de l’Est. Dans l’ancien Caucase soviétique, l’expansion de l’OTAN est le plus important chantier militaire depuis la seconde Guerre Mondiale.

Le cadeau de Washington au régime issu du coup d’État à Kiev est un Plan d’action pour l’adhésion à l’OTAN. En août, l’opération « Rapid Trident » placera les troupes US et britanniques à la frontière entre la Russie et l’Ukraine et l’opération « Sea Breeze » placera des navires de guerre US en vue de ports russes. Imaginez la riposte si ces actes de provocations, ou d’intimidations, s’effectuaient aux frontières des USA.

En revendiquant la Crimée – que Nikita Khrouchtchev avait illégalement détachée de la Russie en 1954 – les Russes se défendaient comme ils l’ont fait depuis presque un siècle. Plus de 90% de la population de la Crimée a voté pour le rattachement à la Russie. La Crimée est aussi la base de la Flotte de la mer Noire, et sa perte signifierait la mort de la flotte russe et un trésor pour l’OTAN. Semant la confusion au sein des parties belliqueux de Kiev et de Washington, Vladimir Poutine a retiré les troupes russes de la frontière ukrainienne et a demandé instamment aux Russes ethniques de l’Est de l’Ukraine d’abandonner le séparatisme.

Suivant une logique orwellienne, cela a été traduit en Occident par « la menace russe ». Hillary Clinton a comparé Poutine à Hitler. Sans ironie aucune, les commentateurs de droite allemands lui ont emboîté le pas. Dans les médias, les néonazis ukrainiens ne sont plus que des « nationalistes » ou « ultranationalistes ». Ce qui leur fait peur, c’est que Poutine est habilement en train de rechercher une solution diplomatique, et qu’il pourrait y réussir. Le 27 juin, en réponse au compromis de Poutine- sa requête devant le parlement russe de révoquer la législation qui lui avait octroyé le pouvoir d’intervenir en faveur des ethnies russes d’Ukraine – le secrétaire d’État John Kerry a émis un autre de ses ultimatums. La Russie doit « agir dans les prochaines heures, littéralement » pour mettre un terme à la révolte en Ukraine de l’Est. Nonobstant le fait que Kerry soit largement considéré comme un guignol, le propos sérieux de ces « avertissements » est de conférer le statut de paria à la Russie et de faire disparaître les informations sur la guerre que mène le régime de Kiev contre son propre peuple.

Un tiers de la population ukrainienne est russophone et bilingue. Ils souhaitent depuis longtemps la naissance d’une fédération démocratique qui reflèterait la diversité ethnique ukrainienne et qui serait autonome et indépendante de Moscou. La plupart ne sont ni « séparatistes » ni « rebelles » mais des citoyens qui veulent vivre en paix sur leur terre natale. Le séparatisme est une réaction à l’attaque de la junte de Kiev contre ces mêmes citoyens, causant l’exode de plus de 110 000 d’entre eux (estimation de l’ONU) vers la Russie. Pour la plupart, des femmes et des enfants traumatisés.

Comme les enfants de l’embargo irakien, et les femmes et les jeunes filles « libérées » d’Afghanistan, terrorisées par les seigneurs de guerre de la CIA, ces ethnies d’Ukraine ne sont pas les bienvenues dans les médias occidentaux, leurs souffrances et les atrocités auxquelles elles sont soumises sont minimisées, ou passées sous silence. L’intensité de l’assaut mené par le régime n’est pas retransmise par les médias dominants occidentaux. C’est une première. En relisant le chef d’œuvre de Phillip Knightley « Première victime : le correspondant de guerre comme héros, propagandiste et faiseur de mythes », je renouvelle mon admiration pour le journaliste du Guardian Philips Price, le seul reporter occidental à être resté en Russie pendant la révolution de 1917 et à avoir rapporté la vérité sur les invasions désastreuses des alliés occidentaux. Objectif et courageux, Philips Price à lui seul dérange ce que Knightley appelle un « silence obscur » antirusse en Occident.

Le 2 Mai, à Odessa, 41 Ukrainiens russophones ont été brulés vifs dans le QG des syndicats, sous les yeux de la police qui regardait sans rien faire. Il y a de nombreuses preuves vidéo sans équivoque. Le dirigeant de droite Dmytro Yarosh a dit de ce massacre qu’il était « un jour glorieux pour l’histoire de la nation ». Dans les médias US et britanniques, cela a été présenté comme une « sombre tragédie » résultant d’affrontements entre « nationalistes » (néonazis) et « séparatistes » (des gens collectant des signatures pour un référendum pour une Ukraine fédérale). Le New York Times a passé ça sous silence, ayant classé comme propagande russe les avertissements sur les politiques fascistes et antisémites des nouveaux clients de Washington. Le Wall Street journal a maudit les victimes – « Un incendie ukrainien mortel, probablement l’œuvre des rebelles, selon le gouvernement ». Obama a félicité la junte pour sa « retenue ».

Le 28 juin, le Guardian a consacré une presque pleine-page aux déclarations du « président » du régime de Kiev, l’oligarque Petro Porochenko. Encore une fois, la règle orwellienne de l’inversion a été appliquée. Il n’y avait pas eu de putsch ; pas de guerre contre les minorités ethniques ; les Russes étaient à blâmer pour tout. « Nous voulons moderniser mon pays », écrivit Poroshenko. « Nous voulons introduire la liberté, la démocratie et les valeurs européennes. Quelqu’un n’aime pas ça. Quelqu’un ne nous aime pas pour cela. »

Dans son article, le reporter du Guardian, Luke Harding, n’a jamais questionné ces affirmations, ou mentionné les atrocités d’Odessa, les attaques aériennes et à l’artillerie du régime sur des zones résidentielles, le meurtre et le kidnapping de journalistes, les incendies des journaux d’opposition, et les menaces de Porochenko de « libérer l’Ukraine de la saleté et des parasites ». Les ennemis sont « des rebelles », des « militants », des « insurgés », des « terroristes » et des larbins du Kremlin. Allez chercher dans les archives de l’histoire les fantômes du Vietnam, du Chili, du Timor-Est, d’Afrique du Sud, d’Irak, vous remarquerez les mêmes qualificatifs. La Palestine est la pierre angulaire de cette escroquerie sans fin. Le 11 juillet, à la suite des derniers massacres à Gaza, commis par les Israéliens, équipés par les USA – 80 personnes dont 6 enfants de la même famille – un général Israélien publiait dans leGuardian, un article titré : « Une démonstration de force nécessaire ».

Dans les années 70, j’ai rencontré Leni Riefenstahl et je lui ai posé des questions sur ses films qui glorifiaient les nazis. À l’aide et de techniques de caméra et d’éclairage révolutionnaires, elle a produit un genre de documentaire qui a envoûté les Allemands ; c’est son film « Le Triomphe de la Volonté » qui est réputé avoir scellé le destin d’Hitler. Je lui ai posé des questions sur la propagande des sociétés qui s’estimaient supérieures. Elle répliqua que « les messages » dans ses films ne dépendaient pas « d’ordres venant d’en haut » mais d’un « vide de soumission » au sein de la population allemande. « Cela inclut-il la bourgeoisie libérale et éduquée ? », ai-je demandé. « Tout le monde », m’a-t-elle répondu, « et bien sûr l’intelligentsia ».

tlaxcala-int.org

Voyage au bout de la Vie

gajana:</p><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
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<address> </address>
<address><span style="Nous crevons d’être sans légende, sans mystère, sans grandeur."
Louis-Ferdinand Céline 
*** 
 
LIVRE.LIVRE.LIVRE.LIVRE.LIVRE.LIVRE.LIVRE.LIVRE.LIVRE.DÉLIVRE…
 

Il fut un temps où j’achetais des livres … à la livre. Je passais des heures à chercher un sens à la vie à travers ceux qui avaient trouvé toutes les éraflures des éraflures des âmes. Mais avant, il fallait passer par le grand tumulte du "littéraire", des essais, des arts, des analyses, pour saisir une certaine mécanique enfin arrêtée. Mais tout bougeait.

Cette période de la vie où toutes ces légendes mystérieuses, grandioses, encensées nous livraient une partie du savoir de l’humanité. Une partie des autres est toujours une partie de soi. On nomme cela une quête. Et avec raison. On quête dans le cerveau des autres ce qu’on n’ose pas trouver dans le sien, pensant qu’il faut s’engueniller de tous les mécaniciens des connaissances pour saisir l’essence de ce monde.

Après, il fallait distiller. Pour la délicieuse quintessence… Il en est qui sont des "passer au suivant". Avec toute l’honnêteté qu’ils ont. Avec toute la franchise et la douleur accumulées. Ils vous donnent leur vie en quelques poèmes.

La boue du monde 

La Vie, la vraie, c’est comme une sculpture: il faut s’engraisser de toute la boue du monde pour ensuite se sculpter. Il faut même qu’elle sèche un peu pour que l’on puisse la tailler. Sinon, après, nous serions mous et fragiles. La sécheresse a bien des vertus en autant que l’on puisse l’utiliser. Quand ont songe que les hommes sont composés de 70% d’eau, une fois en statues érigés, il restent secs comme des veaux d’or dont parle la bible.

Pivot

Chose surprenante, la "vérité" n’est que le montage intellectuel de ce que l’on croit après avoir fait son propre assemblage avec les matériaux intellectuels cueillies au bord des lignes de livres, de pensées, de personnages grandioses qui pourtant sont si peu…

C’est simple: la vérité et la certitude font davantage de victimes que l’ignorance. Ils sont en fait responsables des 3/4 des malaises du monde.  Ce n’est pas le savoir qui a gangrené notre monde, mais la manipulation des "faux savoirs". Alors, tout est baigné dans le liquide sirupeux et trompeur de la propagande politique et économique. De la propagandes des gens abonnés au cervelet.

Il faut un certain savoir pour bâtir une maison. C’est pratico-pratique. Mais l’autre, celui de ceux qui les achètent et les vendent, ceux qui jouent aux fins finauds, qui s’électrisent aux petites réussites est, au bout du voyage, aussi inutile que d’amener une pépite d’or dans cet autre monde après le déluge du corps.

C’est là le pivot: une fois qu’on a fait le tour de toutes les magouilles, même celles des vies ultérieures, on se calme un peu, avec un sourire en coin et on regarde alentour de soi. Il en est qui se plaignent du de la douleur et des misères des premiers hommes habitant l’ère glaciaire… Ce que l’on vit aujourd’hui est le résultat de mailles méchantes et bien tressées de l’homocumulatus.  Drôle de créature!

L’Homme araignée.  Le fabricant de toiles pour vous capturer… en fait, tout capturer. Il a appris à piéger, à bâtir des pièges économiques. Alors, pourquoi se plaindre et geindre sur les anciens chasseurs qui broyaient les jambes des bêtes pour manger? Et par besoin…

J’ai souvenir de lièvres gelés en hiver, morts lentement par étranglement de fils de laitons placés sur leurs petits sentiers.

Les petits sentiers… Ne sont-ce pas ceux que nous suivons?

Dessillement 

Tout bouge, tout se meut, tout est vie.

… et depuis longtemps, je suis plutôt étonné des manigances des fourmis, des lueurs invisibles des plantes, de tout ce qui pousse avec un peu d’eau, un peu d’air, un peu de terre…et ce qui meurt en hiver, disparaissant sous le gel , comme dans un beau et grand repos-inspir, pour ensuite respirer sa vie qui est la nôtre. Souffler!. Cette vie en vert, si surprenante de générosité en désaccord avec nos propres cupidités "apprises"…  On dirait que lorsque les yeux – ces yeux de chair – voient un peu embrouillé, les yeux de l’âme s’éveillent et prennent le "relais".   Les matins, les petits matins frileux, quand le corps a fait des noeuds au point de se lever un peu plus douloureusement, il y a les êtres à découvrir encore, comme si on ne les avait jamais vus. 

Si nous pouvions voir tout le pouvoir de la tendresse, de la simplicité en début de vie, jamais nous de donnerions d’argent à ceux qui achètent des armes et tracent des frontières. Jamais nous ne permettrions d’user de nos sueurs pour tuer ceux qui usent de leurs sueurs pour bâtir un monde meilleur. Le monde "meilleur" est celui qui est, existe, et sera toujours. Le pire des mondes provient de celui qui cachent les humains au profit des superstructures. Et de par celles-ci. Les aveugleurs… 

planthomme 

Ce matin, je me suis levé tôt… J’ai fait le tour du jardin. C’était horrible! Les framboisiers avaient envahis les rangées de fèves, le compost refusait de composter, la mauvaise herbes s’approchaient des plans de patates, et les carottes s’étaient unis en trois rangs pour pousser… De la rhubarbe, des fleurs, des abeilles, trois pruniers, 30 plants de tomates, des poireaux.

Je me disais que j’allais perdre quelque "chose"… Mais, étant donné qu’ils n’avait pas plu depuis longtemps, tout le parterre du voisin était jauni par la sécheresse. C’est là que j’ai compris que la diversité était une force, mais que nous passons notre temps à cultiver ladite "monoculture sociale".  Et c’était là la grande faiblesse de cette humanité à travers laquelle je serai passé.

Si une plante multicolore, orgueilleuse, haute écrivait ses mémoires… Ce serait comme ici.

Mais les plantes ne savent pas écrire. Même si l’infime brin d’herbe ne sait  pas lire, la pauvre plante orgueilleuse la regarderait de haut, sûre qu’elle a "créé" la plante, sans savoir qu’en mourant , l’herbe a   engraissé la terre dans laquelle  a pu s’épanouir la belle au moi dormant… Mais la pauvre ne saurait même pas que le brin d’herbe est totalement ignorant de la "grandeur" étalée de cette "merveille".

Les odeurs n’ont jamais nourri personne…

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

 

TreblinGaza

 
01
 
 
 
L’armée israélienne s’est vantée d’avoir lancé plus de 273 frappes aériennes mardi. Ces attaques perpétrées par des avions de combat F-16, des hélicoptères Apache et des drones, ont transformé les maisons en tas de gravats et ont fait s’élever des flammes et de la fumée dans le ciel de Gaza où près de deux millions de Palestiniens sont confinés dans ce qui est, en fait, la plus grande prison en plein air du monde. Mondialisation 

L’Histoire ressemble à une lutte de groupements humains qui cassent de la pierre en la rougeoyant toujours du sang des gens simples. Si les guerres étaient "utiles", nous aurions certainement évolué grandement en un siècle. Mais les guerres et la folie humaine ont  fait en sorte que nous sommes  tous dans un Gaza économique, piégés par une autre guerre: l’argent. Ou les terres… Ou le pétrole…  Peu importe: l’avoir l’emporte sur l’être.

Il semble maintenant, à travers toutes les analyses inutiles que nous consommons chaque jours,  que le véritable problème est que les guerres sont économiques, et les humains – même à travers ce boucan inutile des analyses journalières – ne gagnent rien. Ni de terrain, ni cette paix tant promise à travers les institutions mondiales gangrenées, dénaturées, vicieuses qui vampirisent  nos avoirs, nos sueurs, nos êtres, la superfluité perpétuelle à laquelle nous sommes condamnés.

De sorte qu’en évaluant les intrications dans une perspective sereine et retirée de tout ce qui se passe, nous sommes tous, humainement parlant, des Gazas dans un nouveau camp de concentration mondialisé.

Gaza sera sans doute sous peu anéantie. Une petite péninsule qui n’est que le reflet de NOTRE  monde. Une bande étroite de quelques millions d’habitants dans un univers sur-armé, sous-humanisé, hyper-technologique, un camp de concentration boursouflé de souffrances.

On se croirait dans une période d’Alzheimer mondialisé….

Sorte de petit Treblinka rose qui passera à l’Histoire comme un fait divers. Les hommes peuvent bien rebâtir des villes mais ils ne savent pas les garder intactes. Les Hommes savent détruire les villes pour raisons diverses, car la haine rend aveugle, et l’on sait tellement bien cultiver la cécité sociale…

De sorte que Gaza n’est pas que Gaza. Gaza n’est qu’un pan de miroir éclaté de notre propre éclatement. De nos éclatements et de notre absence totale de cet simiesque personnage qui a appris à ne tirer aucune leçon de l’Histoire.

Connaissance en "flash". Et l’on passe à autre "chose"… Éclair, fermeture de paupière et …oublis. Il demeure toutefois une trame persistante: les humains ne savent pas vivre leurs différences. On retrouve cet inébranlable et inéluctable incapacité dans les recoins lointains des clans encore enfermés dans des forêts , loin du "progrès".

De là la belle illusion de toute la culture étalée sur des bibliothèques de savoir, des universités pompeuses, et des diplômes livrés comme des parchemins, médailles de papiers, certifiant: "meilleurs après". Comme si l’ignorance, une fois trempée dans la connaissance fibrée, étatique, morcelée, spécialisée, serait garante d’un monde meilleur. Elle ne fait qu’élever en spirale cette tour de Babel, labyrinthe dans lequel nous nous perdons de vue et de sens.

Il ne peut avoir de vie réelle dans ces  guerres cultivées. Il ne peut avoir d’humanisme que dans les livres, les analyses,  – pourtant si nombreuses -, si nous ne savons pas appliquer nos connaissances. Dire – le torse bombé – que les actuelles sociétés sont "évoluées" est insensé. Elle ne sont que complexes, joufflues dans leurs diamantaires éclats et totalement  "déciblées" dans notre contexte dit d’évolution.

Vivre de savoirs inutiles, de fast-food intellectuel, de frauduleuses et de structures planétaires bosselées, fourmillantes de blattes "sociales", est carrément éloigné d’une véritable évolution. Nous choisissons de ces crapauds savants qui nous font vivre dans une mare inerte et étouffante.

Mais quel bel apparat!

Alors Gaza, malgré que c’est à pleurer, n’est qu’un autre échec de ce monde complètement déshumanisé mais bien organisé. Voilà nos "valeurs"! Car, en fait, il faut organiser pour un "monde confortable et meilleur".

On peut bien s’effondrer en larmes sur l’histoire de Gaza, trouver les coupables, etc. Écrire de beaux textes en y insérant des noms…  Gratter le bobo jusqu’à ce qu’il saigne.

Mais, il y a un monde "butoir" à nos actes, à nos "valeurs" et aux choix que nous laissons entre les mains des élus: la décadence d’une petite boule bleue perdu  dans l’espace…

C’est le Gazarond…

À se demander si nous ne construisons pas nous-mêmes nos propres chambres à gaz…

Ah!

Gaëtan Pelletier

Juillet 2014

 

P.S.: Pour faire votre propre liste de "sources", utilisez Google. Faut-il autant jouer les savants en utilisant des "références"? C’est le jeu de l’universitaire qui pille les morceaux du puzzle pour "comprendre" et supposément …créer.

Échantillons:

1. A Gaza, le double blocus impose une diète draconnienne aux Palestiniens

2. Gaza brûle : voici l’incendiaire

Les sacs 9/11

 

Apparu dans les années 1970, le sac plastique fait maintenant partie de notre quotidien. Chaque année, les Québécois en utilisent des milliards pour faire leurs emplettes. Selon Recyc-Québec, entre 1,4 et 2,7 milliards de sacs circuleraient annuellement sur le territoire du Québec soit l’équivalent d’environ 350 sacs pour chaque Québécois.

Le même scénario se répète ailleurs dans le monde :

  • Les Français utilisent 17 milliards de sacs de plastique par année, soit 280 sac/personne/an (donnée 2003).
  • Les Belges utilisent 3 milliards de sacs de plastique par année, soit 300 sac/p/an.
  • Les États-Unis consomment annuellement près de 380 milliards de sacs de plastique (1500/p/an) et d’emballages de toutes sortes.
  • Taïwan consommait 16 millions de sacs de plastique par jour avant d’interdire son utilisation en 2001.
  • En 2002, les Australiens ont utilisé 6,9 milliards de sacs (345 sac/p/an) soit l’équivalent de 36 850 tonnes de plastique.

Le sac de plastique est en quelque sorte devenu le symbole de nos habitudes de consommation : nous l‘utilisons une ou deux fois pour ensuite le jeter et l’oublier. Bien sûr, il est utile, mais est-il indispensable? Ekopedia

Le téléphone arabe  des « Ils ont dit… »

Le soporifique et occulte  « Ils »… Qui sont-« ILS » ?

« Ils ont dit »  que ça détruisait  l’environnement… ». Je sais… Et ils ont raison… Mais les « Ils ont dit » et les « Ils ont fait » n’ont pas de liens.  Une fois le petit catéchisme imprimé, les « Ils ont fait » suivent chacun leur méthode. La première consiste à se servir du sac en y mettant le nom de leur compagnie. Nous voilà des pubs ambulantes. La SAQ a ses sacs verts, les grandes surfaces, les épiceries, les quincailleries.

On est tous rentrés dans une parade d’Irlandais… Vert  pas de pissenlits. Il y a quelques années on vendait – et on en vend encore – de ces pioches à pissenlits pour les arracher un à un, pour éviter d’utiliser des herbicides.

Elle dort dans le garage… Et moi sur le divan… La pelouse – pas certain que c’en soit une  – prend  l’air d’une pub de Petit Larousse. Là où je ne « pige » pas, comme dirait Bérurier, c’est que tous les photographes et les peintres courent ces mélanges de couleurs, alors que l’industrie vend des griffes pour « désherber »…

Si on laisse faire les « Ils ont dit… » , ils vont finir par importer de la main-d’œuvre pour arracher des pissenlits.

Les « Ils ont dit » sont champions dans l’hypnotisme de la population.

Et ça nous coûte les yeux de la Bête.

L’éperlan et l’Osmerus

Juliette étant partie pour quelque jour, je me suis dit que c’était l’occasion de festoyer à l’éperlan.  Elle n’en mange pas… Trop d’arêtes…

Personne n’en veut, on dirait.  Si on le nommait de son vrai nom, Osmerus , le raffiné urf viderait son portefeuille … Ou, à tout le moins, dépenserait…

On en veut si tellement peu que les pêcheurs d’éperlans font du compost avec leur surplus.

C’est un pêcheur qui l’a dit, pas un politicien. Sinon, ça s’appellerait une dépêche…

***

- Entre 150g ou 200g d’éperlan, s’il-vous- plaît!

Je n’ai jamais vu un si beau sourire… Il y avait de la parade au fond de ses yeux… C’est comme si elle les avait cirés avant de me parler : il y avait de la lumière jusqu’au plancher.

Mais les complotistes ont de drôles de réaction : ou bien je l’intéressais, ou bien elle voulait se débarrasser de son poisson.

C’est au moment de passer à la caisse qu’une odeur m’est restée collé : la caissière s’est retournée et ne m’a pas offert de sac. Moi qui suis snob comme Bérurier , j’ai pris mon petit paquet avec des pinces de homard frustré et je suis sorti.

Dans un petit  centre d’achats…

Ensuite,  je  suis allé me procurer de la vitamine C.

- Voulez-vous un sac?

Je lui ai expliqué que j’avais différents achats à faire et que…

- C’est 5 cents…

Pendant que BP flambait les éperlans, les homards, les crevettes, et les pêcheurs avec,   là, au bout du monde pas loin d’ici,  avec  son geyser « accidentel »… Un sac à 5 cents. 20$ milliards de dollars pour BP et son président hélicopté.

« Je m’excuse!  »…

Essayez de tuer votre femme parce qu’elle ne mange pas d’éperlan et dites ensuite : « Je m’excuse »?

Les super riches sont des Osmerus et les pauvres des éperlans. L’un est responsable, l’autre est coupable.

C’est la chambre à gaz à coup sûr, ou l’injection …

C’est l’ère des catéchismes  compressés en mp3…

On se télécharge du savoir trop vite… On croit plus vite que son ombre.

Dans un monde laïc, les « Ils ont dit… » sont des dieux.

Les créances ont leur panthéon…

La caisse confessionnal

Si vous appartenez à une génération qui êtes passée par le confessionnal, vous vous souvenez du malaise à avouer ses péchés sans… mentir. C’était une sorte de chambre à décompression pour se soulager de la peur de l’enfer.

Il y avait là un blanchisseur d’âmes. Je me souviens de mon curé  qui souffrait d’asthme, et j’essayais de ne pas trop le malmener en bémolisant un peu mes fautes. J’avais peur qu’il s’étouffe…

Puis ce fut l’ère de la psychologie et de la psychanalyse.

Un prêtre par paroisse.  Un psychologue ici et là… Et des vendeurs de « bonheur » à toutes les sauces…

Mais pour la nouvelle religion d’État, le vert à tout prix, il y 8 convertis sur 10 à la grande mission.

Chaque caisse a son tribunal. Chaque caissière ou caissier est un juge. Et chaque regard est comme ce doigt de Dieu sortant des nuages pour foudroyer  le pécheur.

— Vous voulez un sac?

C’est le résultat d’un mouvement bien organisé qui multiplie ses clones fanatiques à la vitesse des chaînes de montages.

— Euh!… Oui.

Vous sortez du magasin, soulagé comme si vous veniez de sortir avec  une bombe.

Vous vivez dans un monde de la culture hydroponique d’Al Gore : tout le monde est « Al ».

Ou un clone… Sorte de perroquet mutant qui parle en couleurs sans émettre un son.

L’enfer  est dans le sac

Amusez vous à googler en inscrivant « sac de plastique » pour saisir l’ampleur de cette fièvre. On comprend que le le 7 ième continent ne soit  pas une « soupe plastique » dont on peut se vanter…  Il faut toutefois démêler l’utile au désagréable… Tout dire et ne rien faire… Voilà une belle plaque d’immatriculation.

Or, les affichages ou nominations étant vertes, ce n’est pas dire que le produit l’est :

Les biodégradables : ils ne sont pas biodégradables si on les envoie avec les autres rebus. Ils ont besoin d’oxygène. De sorte qu’ils produisent des gaz à effet se serre.

Les oxodégradable: sac de plastique. Donc le terme n’est qu’une sémantique,  en fait c’est un terme de marketing,  il est fragmental, il se dégrade, sauf que  les parties sont soudées avec une colle qui endommage l’environnement.

Dégradable ne signifie pas compostable. Combiné au plastique il corrompt la chaîne davantage puisqu’il n’est plus recyclable.

Bref, les sacs de plastique conventionnels sont souhaitables puis qu’ils sont recyclables et qu’ils peuvent être réutilisés.

Pèlerinage à composte-t-elle?

Le mouvement de cette ère du diable plastique proviendrait de Washington. L’argent  amassé aurait servi à décontaminer des eaux de la rivière Anacostia  ou, à tout le moins,  à des intérêts écologiques.

Au Québec, il n’y a pas de mouvements centralisateurs concernant la politique de l’usage à faire concernant ces sacs.

Chacun pour soi…

Certains versent les revenus à des écoles pour organiser des activités. Métro donne des fonds à des écoles qui présentent des projets divers. Loblaw également,  vise à promouvoir des projets via les écoles : pièces de théâtre, capsules radio, livres pour enfants.

La palme va à Rona qui en partenariat avec Hydro-Québec et le gouvernement du Québec a investi 750,000$ pour… « La maison du développement durable ». Des locaux pour les « papes » le l’environnement … Équiterre, et les autres « soutanés ».

Pour écourter l’histoire, c’est une taxe camouflée et souvent des revenus pour certaines compagnies et instruments de promotion ou propagande.

On crée le « péché » et on vous le vend à 5 cents.

Le problème est que l’on créée une infinité de petits psy-curés-moralisateurs.

Il y a plus dangereux que le plastique : le citoyen plastifié. Un personnage moulé aux idées dépeignées  des États.

Quand le XXX bat le PPP

 

Un milliard de sacs, çà doit représenter des emplois?  Ça,  on n’en parle pas. Je suppose donc qu’il y a une industrie en danger.  Sinon  il faudrait  simplement cesser d’en fabriquer. Pour faire preuve de bonne volonté, on pourrait au moins investir cet argent dans des plantations d’arbres ou je ne sais quoi. Ou encore créer un concours avec une récompense (pris sur les 5 cents) de 250,000$ à qui créerait le sac le plus original réutilisable.

Si à Washington a dépollué une rivière avec l’argent des sacs, je propose que l’on investisse cet argent dans la dépollution du parlement en se payant une moitié de la chambre avec des députés indépendants.

Je suis prêt à acheter des sacs, à sortir de mon divan avec ma pioche à pissenlits…

Le sac est dans le chat

 

Il est étrange que dans certains secteurs on fasse preuve d’une ingéniosité remarquable. Prenez « l’industrie du sexe », elle a réussi  à créer un sous-vêtement mangeable. Vous pouvez en commander chez Erosquebec.

Nous  ne sommes pas capables  de créer un sac « vert »? Qu’on donne un contrat sous forme de PPP à ce XXX!

En passant, les sacs coûtent deux cents à produire… Le reste est un revenu supplémentaire seulement camouflé.

Certains proposent des sacs en osier… Un peu encombrants, mais biodégradables.

Pour le québécois, pourquoi pas un sac en écorce de bouleau?

Je n’ai pas encore entendu parler d’un  8e continent formé des déchets des  canots amérindiens…

- Vous voulez un sac?

- Oh! Oui. J’ai deux chats et nous les utilisons pour … la litière. C’est gênant à dire, mais un chat est un chat…

- Alors, puis-je avoir  votre carte et votre numéro d’enregistrement du registre des chats du  Québec?

***

Source : Dumont, 360 degrés

You Tube : La vérité sur les sacs de plastique