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Le pare-brise des clowns solidaires

clow maléfique

« Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres. » San-Antonio. 

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Avec la montée de l’ÉI, suit maintenant celle des clowns. Les États vont désormais renforcer les mesures de sécurité. Quand vous répondrez au téléphone, dites Allô! et non pas Allah! Si vous avez tendance à trop bien parler, à allonger votre Allô en Allllahô! vous pourriez être « admis » à la liste des terroristes potentiellement dangereux.

Il faut distinguer deux sortes de clowns:

Le Clown solitaire: 

clow maléfique

C’est un clown qui sème la terreur sur les réseaux sociaux, parfois dans les rues, et n’hésite pas à utiliser un marteau pour briser un pare-brise d’auto.

Le Clown solidaire: 

 

clowns

 

Le clown solidaire apparaît sous un visage radieux et charmant. Cette singularité force les citoyens à plus de vigilance et ne capacité plus grande à dénicher le CLOWN parmi les clowns. Si vous en voyez un, dénoncez-le!  Il complote en sourdine pour l’affranchissement de la citoyenneté en vendant son pays en pièces détachées.

Le clown solidaire, sous des airs de sauveur planétaire, représente un danger potentiel d’extinction de la race humaine par procédés  de discours Orwelliens et pompeux. Son espérance de vie est d’environ 80 ans. On peut le trouver dans les journaux, sous le matelas, dans une caméra près de chez vous, dans les parcs et dans les espaces planétaires. Goebbels n’a jamais pu parler plus haut…

Malgré son apparente franchise et  sa prétention de serviteur du « bien », son masque de dignitaire affable, son appétit est parfois gargan-tue-esque.

L’agent G:   G-8, G-20, G-tout.  

Amateur de festivités et de regroupements à l’eau embouteillée, de « ti » carton avec son nom en lettres grasses,   il s’attable et parle- mente.

Il est présentement recherché par tous les citoyens de la planète pour les méfaits suivants:

1. Massacres de millions d’humains  lors des guerres du 20 e siècle, dont près de 40 millions d’esclaves dans les usines d’Allemagne et de l’U.R.S.S pendant la période d’après guerre. (39-45).

2. Massacres de civils dans les guerres furtives du 21 e siècle. Création d’armées secrètes à même les fonds soutirés aux citoyens…. Et création d’abris antinucléaires pour CLOWNS de luxe.

3. Armement démesuré et nucléaire aux fins de main basse sur les territoires riches et pauvres des pays en « voix » de développement.

4 . Détournements de fonds par pratique de « libre-échange » accordée aux conglomérats, sortes de requins de Terre, dans une vision étroite d’une économie falsifiée.  Mobilisation et démobilisation de la main-d’oeuvre des pays.

5. Ventes de richesses ( pétrole, métaux, main-d’oeuvre ) appartenant aux citoyens des pays pauvres ou « riches », des terres, par la théorie du vertueux mondialisme.  Vente de cerveaux…

6. Vente d’armes aux terroristes utilisant les armes contres les citoyens de leur propre pays…

7. Responsables des la crise 2008, de l’endettement, de la destruction par les tueurs économiques des pays par manipulation hypocrite.

8. Falsification de l’Histoire par informations cryptées.  Trafic d’influences.

9. Utilisations de fonds occultes aux fins d’élection par la gente du monde des affaires.

10. Destruction environnementale sans limite, jusqu’à l’enfouissement de déchets nucléaires, de continents de sacs de plastique, et de quête de redevances déguisées attribuant aux citoyens la faute des méfaits.

Déforestation.

Dépoissonnerie. (sic)

Monoculture.

Etc.

La liste est trop longue et les méfaits trop nombreux. Veuillez vous reporter aux millions d’articles sur la toile afin de dégoter les fabulateurs-destructeurs.  On peut réparer un pare-brise d’auto, mais pas une planète, ni un humain.

Et comme disait le célèbre Joe Dassin,

Aux chants élisez 
Aux chants élisez 
Il y a tout ce que vous voulez 
 
( Même un clown déguisé) 
 

Gaëtan Pelletier, octobre 2014

Les vendeurs d’âmes

middleeasternpoetry:</p><br /><br /><br />
<p>The mustard-gas lullaby. Sleep, peaceful baby, don’t wake up. It’s not use crying. Save your lungs. The fight is over. They have won. Oil will always flow, my son. – Fereydun Rafiq Hilmi<br /><br /><br /><br />
*Corpses of a Kurdish man and a baby, Halabja Gas Attack, March 20th 1988<br /><br /><br /><br />
 » width= »545″ height= »362″ /></p>
<address class=Si un homme est honnête et que les autres sont malhonnêtes comment peut-il continuer dans un pays brutal et destructeur ?

J. Krishnamurti 
 
**** 

Si on pouvait calculer toutes les prières adressées à « dieu » pour « sauver » l’Homme, ou les dieux des Vikings, des tribus, et de la racaille politique distributrice d’armes – des travailleurs eux-mêmes, ceux dans les usines d’armement-,  nous aurions droit à une litanie lancinante, longue et pénible. Sorte de tableau de Bosch, version sonore.

Mais qui donc entend l’entendement, le bon sens, à travers cette cacophonie d’une bête bien étrange, rivée à son arsenal de réussites techniques, tétanisé, « ecce techno », fabulateur? Qui donc a la responsabilité de clarifier les besoins de l’être humain? On dit qu’ils sont les grands de ce monde. Je dis qu’ils sont les cactus dans le désert des arbres nourriciers que sont les gens simples. Je dis qu’ils sont le sable duquel ils nourrissent les têtes accommodantes et sculptées.

Il y a les vendeurs d’armes qui, obligatoirement, vendent des âmes. Les États font la morale aux petites incartades  des  citoyens. Nous sommes dans un monde où le vol à l’étalage est devenu plus important que la tuerie, nommée « dommage collatéral ». Nous sommes dans un monde dans lequel le « roi » a toujours raison. Comme si l’Histoire était une copier-coller trafiqué.

Nous voilà misérablement passés de la guerre nécessaire – s’il en est existé une  – à la guerre aux fins d’activer l’économie des pays.  Pauvres au point d’aimer son travail – « inquestionnable« – gagne-pain de crainte de mourir de faim de de petits luxes.

Si chaque balle tirée était une miche de pain, personne ne mourrait de faim…

Si l’on fabriquait des chaudrons avec les armes, chacun aurait de quoi se faire cuire un politicien véreux, un « homme d’affaires » sans scrupules, un cravaté-esclave » des vendeurs d’idées, tous issus du despotisme invisible et viral des  États jumelés aux affairistes licenciés par…l’État.

On peut y inclure les lamentables faux intellectuels livresques qui ont pour mission de « passer le messages » à une jeunesse amollie, atone, qui adore se regarder dans les films de zombies et de vampires.  Sans doute ont-ils raison: nous sommes dans un monde de zombies et de vampires.

Adieux les âmes!

Adieux les enfants!

Adieux les petits princes! Car on ne dessine plus des moutons, mais des tigres… Et sur écran…

Sans doute que si l’on faisait le bilan des activités de la planète, on trouverait bien plus de gens qui vivent directement ou indirectement de la mort des autres que de la vie.

On aurait jamais pu imaginer,  ni souhaiter, une si silencieuse et efficace décadence…

Vrai ou Faust

L’ignorance, la vrai, c’est d’ignorer que nous le sommes… Et le prix à payer, nous sommes en train de le payer. Mais nous ignorons que nous sommes en train de le payer. Le stratège « religieux » à sa tâche n’a même pas compris qu’il est en train d’appauvrir les esprits par son propre esprit ouvragé par une tâche enivrante de « sauveur ».

Pour la première fois dans l’Histoire, nous sommes  fossoyés par des « sauveurs ».

Gaëtan Pelletier

25 octobre 2014

Posséder un rire

 

Il faut avoir de bonnes dents de l’esprit pour savoir rire de ce monde dans lequel nous vivons. Tout sérieux que nous sommes… Tout fiers! Il reste toutefois une belle arme que l’on ne peut acquérir que par la belle dérision que l’on finit par porter en soi.

Le père-Noël des sociétés… La « perfectitude » à laquelle chacun se livre et à la fois s’enferme pour être un bon, mais bien bon conformiste. Le petit être humain se prend parfois pour dieu, ou un copier-coller du « divin ».

Mais plus il y a d’Hommes, plus il y a de folies, plus d’angoisses, plus de merveilles à bâtir. À bien regarder, au fond, on ne bâtit que soi à travers les matériaux des autres, de l’Histoire et de la culture. Encore faut-il être assez bon cuisinier pour savoir préparer le plat que nous sommes pour une autre vie. Car celle-ci est transitoire. Ou elle n’est rien…

Alors, il faut prendre le temps de rire des bouffons politiques, des savants, des vendeurs de pilules, des vendeurs d’avenir, des vendeurs de pays, des vendeurs de causes.

Quand sur un vieux film de Chaplin on voit passer tous ces gens qui ne sont plus, même liés à leur « progrès » du début de ce beau siècle, ils ne sont plus.

Celui qui ne croit à rien a plus de chances d’arriver à un paradis conçus par ceux qui veulent persévérer à vous fabriquer un monde selon leur foi.

En fait, il faut simplement laisser le monde demeurer un mystère et rire de ceux qui se trimbalent avec leur valise de vérité.

La valise aussi a disparue sous une nouvelle forme, un nouveau contenu dans un nouveau contenant… Ce qui n’a rien changé.

La foi en tous ces principes volatiles ne fait que faire pousser d’autres principes volatiles.

Le plus beau poison en ce monde est la possession ou le désir de posséder. On peut posséder une valise, mais pas le porteur de valise. Mais plus encore, les gens croient qu’ils possèdent leur vie alors que c’est la Vie qui les a mis au monde.

Un fois débarrassé de cette illusion, se posséder n’a plus d’importance, ni même posséder.

Gaëtan Pelletier

2014

 

Une humanité qui se perd

8119 (present)

Je n’écris pas pour le plaisir ou par habitude,
j’aimerais bien consacrer du temps à l’écriture du beau,
mais bon, quand le constat de ce qui ne se voit pas me fulgure la face, ça interrompt mon travail, et je suis obligé de l’écrire. C’est Dieu qui veut. Si je ne le fais pas l’idée se perd et parfois, il vient me le rappeler avec insistance (je le vois partout).

Voici ce que je déclare :
Vous êtes une bande d’imbéciles.
Les antiracsistes, les écologistes, les combattants de la paix, les défenseurs de la démocratie réelle, les dénonceurs d’injustice, tous les offusqués du monde, on vous traite comme des imbéciles, et avec raison.
La télé vous dit que vous ne savez pas être heureux alors que c’est si facile.

C’est vrai il suffit de se prendre un job, d’agir bien, de monter les échelons, et d’obtenir une maison avec de la verdure où couler ses jours tranquilles.
Vous lirez seulement le journal le matin pour sous-peser votre bonheur.
Après si vous voulez vous pourrez dénoncer des injustices à la télé, comme quoi les réverbères ils éclairent trop forts, ou réclamer la présence d’un ralentisseur devant chez soi pour éviter les accélérations trop brusques, qui viennent toujours gommer le mot principal de la phrase du dénouement du film.

*

Pourquoi ne voyez-vous pas ce à quoi renvoie les injustices dans lesquelles vous vous êtes spécialisés afin de produire un effet de levier et renverser la cause première de tous ces injustices, les vôtres et celles des autres en même temps ?

C’est l’antifascisme qui m’a énervé le plus.
Cette même réaction épidermique et aristotélicienne ne fait que servir votre ennemi. Son premier réflex est de le retourner en sa faveur et ainsi prendre de la force. Le seule bonne réponse est d’invalider les bases sur lesquelles il se fonde. Déjà à maigre échelle, ça consiste simplement à leur rire au nez, selon la grande vraie tradition française.

Ensuite à longue échelle, ça consiste à faire observer ceci : oui ils ont raison, d’êtres fascistes, parce que dans le système du commerce c’est la meilleure méthode, et donc, c’est la preuve que le système du commerce est inepte.

*

- Souffrir avec l’éradication du biotope,
– être meurtri par l’assassinat d’un arbre en pleine force de l’âge alors qu’il suffirait de prélever le bois bientôt mort,
– voir s’éteindre des espèces animales juste au moment où on se rend compte qu’en fait ils sont humains, ce sont vraiment des humains, avec une âme, un sens artistique, un sens de l’humour, une vie sociale, sauf qu’ils n’ont pas besoin de bétonner le monde,
– constater l’acharnement d’une obsédante avarice qui consiste à vouloir que le sol soit jonché uniquement de tomates rouges conformes au calibre attendu, et de rien d’autre,
toute cette folie a un facteur unique, le système du commerce, dont la finalité s’exprime par l’injuste répartition des richesses, dont résulte ensuite l’accroissement de la démence, car en réalité, l’injustice est une injustice parce qu’elle produit le malheur et la tristesse.

*

La décimation animale d’humanités en devenir est de loin le pire crime, il résonne dans tout le cosmos de façon lancinante ; C’est pour ça que les Ovnis viennent et apparaissent furtivement, parce qu’ils trépignent de douleur.
Et ils savent que si on leur disait que leur démence résonne dans tout l’univers, c’est imbéciles trouveraient le moyen de s’en satisfaire.

*

Je vois a quel point c’est vain de souffrir de l’injustice si personne n’est capable de tirer le fil enfoui sous terre pour savoir où il conduit, et ce qui en est responsable au départ.

Même les gens entre eux agissent d’une manière récréativement ostracisante, avec l’intention d’enseigner la sagesse dictatoriale qui affère au système du commerce, en s’éliminant les uns les autres pour des raisons de domination sur un lieu de travail, fut-il si peu futile que celui de la dénonciation de l’injustice.

Car si on ne respecte pas le calibre de la tomate, son diamètre, sa couleur, son reflet vivifiant, alors les autres concitoyens eux-mêmes l’éliminent, comme s’ils étaient au service de Sa majesté, comme si l’esprit du système du commerce leur promettait, dans un simulacre de bonté, de ne pas leur envoyer la foudre.

Les gens ne se voient jamais que comme des petits gars légion d’une fraction, tant que Sa majesté ne les a pas avalisés. Et une fois avalisés, ils s’empresse de la desservir le moins possible.
C’est pour ça que de nos jours les distinctions sociales ne sont plus octroyées qu’à des gens ou objets déjà avalisés par Sa majesté ; Au moins ça ralentit le massacre des bonnes âmes.

*

Vous vous êtes fourvoyés. Ce monde est perdu, il s’est perdu en route, il est déjà terminé.
Comprenez que vu de l’intérieur de soi-même on n’accède pas à ce que les autres peuvent dire de vous, et que ce rapport entre ces deux endroits est déterminé par le rapport entre la raison et la logique.
La logique est accessible tout à l’intérieur de soi et c’est elle qui produit ce qui peut être vu de l’extérieur.

Les gens de pouvoir de ce monde n’ont aucun compte à rendre ni aucun soupçon de l’existence de ce qui est extérieur à eux, de ce qu’on peut dire d’eux comme de ce que la logique peut dire d’eux. Ils se contentent de gommer les indices, ou de clamer faire l’inverse de ce qu’ils redoutent d’être en train de faire.

C’est tellement désolant de ne pas voir la logique et la raison percer le brouillard et la poussière.

*

Annexe pour bien comprendre,
une vision anthropologique sur soi-même est possible à obtenir en jouant aux poupées avec des extra-terrestres qui découvrent ce monde.

Ils arrivent et disent : « Ouh-la ».
Les mecs sont obsédés, comme embrigadés par une sociotechnique préhistorique, courant sur des ponts qui s’écroulent pour obtenir des fruits pourris, alors que tout ce dont ils ont besoin, ne serait-ce que pour continuer leur activité démente, est à leur pieds.

Évidemment on ne va pas leur dévoiler la moindre solution qu’ils s’empresseront de mettre au service de leur démence.
Le chemin qu’ils ont à parcourir consiste à cueillir les indices qui les conduiront, d’une manière psychoaffective, à aboutir et à s’attacher à la vérité qu’ils vont ensuite découvrir.
Il est inutile de dire que cela doit prendre du temps.
Cependant à la vue de la dégradation observée l’estimation de ce temps produit une valeur négative, faisant observer qu’en ce moment ils s’éloignent de la vérité qu’ils ont besoin de découvrir.
Cela soulève chez nous des interrogations d’ordre cosmique notamment afin de déterminer si c’est l’oeuvre de Dieu ou si l’oeuvre de Dieu veut qu’on leur file un coup de main.
En tout état de cause, en l’absence de volonté et d’énergie du souhait aucune concrétion logique assez pesante ne peut avoir lieu, si bien que nous sommes condamnés à assister au triste spectacle d’une humanité qui se perd, et qui, probablement, comme d’autres, ne passera pas le cap.

Quel spectacle titanesque.
Beaucoup d’entre nous se mettent la main devant les yeux, dans un réflexion  néphrétique.

8119 

http://centpapiers.com/?p=114088

Je cire tes souliers et tu me fais marcher…

L’histoire de l’humanité est simple: le singe est devenu cireur de souliers. Encore que c’était beau de travailler dans les rues et cirer des souliers. On était libre… Mais là, nous sommes tous à la recherche d’un bureau, d’un papier, d’un pouvoir, bref, nous sommes kapos dans l’âme, un kapo blanc-jaune-noir, rafistolé et carburant au « bienfait de ton pays ».

C’est de la merde!

Le pays, c’est une compagnie, un conglomérat, une machine à imprimer de l’avoir. Il faudrait se pencher sérieusement sur ce nouvel humain astiqué au diplôme, beau parleur, et surtout « spécialiste ». C’est le mot à vogue que veux-tu! Spécialiste. C’est bien ce dont l’humanité a le moins besoin. Plus la division des tâches est  « divisée », moins les zindividualistes s’entendent sur la recette qui va de l’abstrait au concret.

Le mal du siècle est que les abstraits ( la gente abstraite) est devenue spécialiste de … et ignorante de tout.

Le vrai cireur de souliers, c’est l’éleveur de vaches, le boulanger, le maraîcher. Bref, il y a trop d’intellectuels sur le net qui se prennent pour des génies de 15 minutes, format allongé.  Pendant que les vachers, les petites gens travaillent, le nombre de fonctionnaires explose.  On rêve de ne pas travailler vraiment… On préfère travailler trop, poussé par l’État, par les actionnaires. La berlue parfaite.

On ne cire plus les souliers… On les jette! On les fabrique jetables. Ils ne marchent plus.  Le soulier est jetable. Le citoyen-travailleur également. Comme un sac de plastique utilisable une fois. Ou deux…

C’est de cette manière qu’autant de travailleurs rêvent de devenir pantouflards…

Gaëtan Pelletier

 

 

L’éponge à credo

- Chérie! 
- Oui! 
- Quelle est la nouvelle du jour? 
- Jeanne d’ARC va être brûlée… 
***
On a l’âge de ses haltères… 
Arnold Schwarzenegger   GP  :-) 
 
 

Quant du as fait le tour des « nouvelles », tu n’apprends plus rien… T’as déjà vu, entendu, lu, relu, envoyé sur FAcebook, à un ami, et tous les canaux de communication. On est dans l’hyper communication. Comme le café en poudre instantané des années 70. Grande découverte de la « rapide life » à laquelle nous nous livrons. Vite! Vite! Vite!

Nouvelles en poudre comme café en poudre… Séchées à froid. À consommer. Et chacun est sommé de consommer. Le consumérisme numérique.

L’un-dividu 

L’individu est un individu à part entière qui s’est construit ( constructivisme) et qui continue de se construire pour construire un monde… parfait. Parfait selon les critères des robots de la nouvelle colonisation planétaire.

Il y a quelqu’un qui ramasse les feuilles que nous sommes pour les pousser vers le seul arbres qu’ils veulent faire pousser. En terme économique, on nomme cela de la centralisation ou de la mondialisation. Et de par le « libre-échange », supposément nous enrichir, nous nous appauvrissons chaque jour.

Et les « nouvelles »?

Quand on bouture les nouvelles à l’Histoire à celles des nouvelles, on  se rend compte que les nouvelles se répètent tellement – style, Le bon,la brute et le truand, – qu’il vaut mieux éteindre la télé et aller se promener à bicyclette pour voir ce que sont véritablement les gens. Les vrais. Il vaut mieux se mettre au régime du net plutôt que de passer ses journées à courir le « nouveau ».

Ceux qui tricotent l’Histoire le font une maille à l’envers et une mailles à l’envers. Avec cette méthode, quand ma mère tricotais, j’aurais eu un bas et une mitaine. Habillé de la tête au pied…

Churchill  à l’envers 

« Jamais dans le domaine de la guerre tant d’hommes n’avaient eu une telle dette à l’égard d’un si petit nombre d’individus  »
« Never in the field of human conflict was so much owed by so many to so few »

Nous sommes dans le contraire: Jamais dans le domaine de la paix tant d’hommes ont été massacré par un si petit nombres d’individus.

Si on recule de 100 ans, la nouvelle était la guerre de 1914. La planète se réchauffe tellement que les orignaux du Nord des États-Unis meurent d’une tique. Une tique? Oui, une tique qui s’installe dans la fourrure de la bête et finit par la ronger.

 50% de la population des orignaux a disparu. 50% des animaux sauvages de la planète également. Sans doute remplacé par la voiture …

Vers 2060, mes petits enfant seront plus jeunes que moi. Faudra-t-il migrer vers le Nord? Chercher des glaces? En ce moment, en Afrique, des rivières sont asséchées, des gens manquent tout simplement d’eau. De l’eau!…  La base de la Vie.  De l’eau, également pour faire pousser de la nourriture. De l’eau pour le corps constitué de 70% d’eau.

Alors, nous sommes bien savants, bluffés par les miroirs électroniques, notre « culture ». Notre belle culture! On a beau se bomber le torse, on crève comme un passager du Titanic , coulant à pic, assis sur une hélice: ça tourne et ça vous pousse en « avant ». Encore faut-il définir ce qu’est un « avant », présumé progrès.

Nous savons énormément de choses. Nous avons une belle histoire de l’art. Nous avons des savants, des utopistes, des poètes, des cinéastes, mais en politique et en affaires nous n’avons qu’un beau malaise de dégâts. Car, comme toujours, notre bipède pensant est adorateur d’un veau: l’or. C’est un calculateur. Un lapsus d’empathie.Une tique accrochée à l’humain …

Une tique….

Les politiciens en boucle 

Les nouvelles, c’est de nous faire oublier l’essentiel: Ce qu’un être humain peut apporter à un autre en terme pratique.  Nous sommes  supposément quelqu’un « d’instruit ». Mais instruit du papier des universités. Mais   « instruit » rarement des rapports entre les humains. Et je vois passer des politiciens au même profil, encore attardés  à la culture du libre-échange, attachés aux théories vieillottes de la « politique ». Bouchés de l’esprit, bouchers de la vie.

C’est la nourriture des bien-pensants. Ces gens qui veulent atteindre un modèle de perfection sociale, modèle dessiné par les grands couturiers avec une propagande déviante vers un but caché: la servitude.

On a créé des moules… Et dans ce conformisme malheureux, comme dans une chaîne de construction de voitures, le but est de bâtir un citoyen « mono-penseur ».  Ça ne vous rappelle pas un certain Hitler? Il est toujours vivant, mais il a changé de méthode ou, plutôt, il l’a mise à la saveur du jour.

Le Web est le stade.

Nous sommes la foule.

Et nous hurlons tous un bel hommage au dictateur et ses Goebbels électroniques. Vous avez 666 amis sur Facebook. Plus vous en avez, plus défilent  les nouvelles dans une sorte de convulsion à laquelle nous nous habituons lentement.

Le pas de lois… La « marche » à suivre. Même les non-conformistes se font prendre dans le tordeur de la machine à laver les citoyens.

L’humain est une éponge à credo…

Gaëtan Pelletier

8 octobre 2014

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Sniper

Sniper

 

GP