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Faut-il remettre la peine de mort pour les banquiers?

Eau

Le Libor, qui mesure les prix auxquels les banques se prêtent de l’argent entre elles, est un exemple parfait, non seulement de ce défaut de principe du système de fixation des prix, mais de la faiblesse du cadre réglementaire qui est censé y faire la police. Combinez un principe de déclaration spontanée avec un statut de trop-grosse-pour-faire-faillite et un système légal de portes à tambours, et vous obtenez une corruption impossible à arrêter. source

 

Les swaps de taux d’intérêt sont des instruments utilisés par les grandes villes, les grandes entreprises et les gouvernements souverains pour gérer leur dette. L’ampleur de leur utilisation est quasiment impossible à imaginer tant elle est vaste. C’est un marché d’environ 379 mille milliards de dollars, ce qui signifie en clair que toute manipulation aurait porté sur des actifs pesant à peu près 100 fois la valeur du budget fédéral des États-Unis. . source   

 

Je ne sais si vous saisissez toute l’ampleur de la gargantuesque machine à fabriquer de l’argent, mais il est clair que depuis la « crise » 2008, les banques sont en collusion et maîtrisent maintenant tout le marché mondial.

Ce qui signifie  que les banques ne créent non seulement de la pauvreté, mais qu’elles exercent leur pouvoir sur les gouvernements de tous les pays dits développés. Ce qui signifie qu’elles créent la famine, donc des morts, donc des cadavres, donc de la putrescence, donc …elles ne créent pas.

C’est la plus frigide des armes de destructions massives de notre « monde ». Car au, fond, nous sommes au loyer d’une petite planète tournoyant dans une immensité plus que mystérieuse. Et on a livré nos âmes à des marchands…

Il n’y a pas de réelles concurrences entre les banques. Un autre leurre des magiciens de la formule en « écnomie ».

Le petit voleur de dépanneurs sera condamné de deux ans de prison pour un vol de 200$, mais les banquiers, eux, écoperont d’amendes. Ces amendes sont chiffrées en milliards. Mais parmi les milliards engrangés, les banques ont sans doute dans leurs réserves une « colonne pour amendes ».

Tout est prévu, organisé…

C’est le système le plus diabolique et affiné depuis l’invention de la roue.

L’austérité, la pauvreté, la récession en France, tout cela est signe que la « pauvreté durable » est en train de gangréner tous les pays.

Le pouvoir politique n’existe plus. C’est une illusion. Si nos politiciens n’ont aucun pouvoir sur la valeur réelle des pays, – laissant la domination bancaire allonger ses dents, d’ici 5 ans, ce sera le chaos total.

L’Homme n’est pas seulement livré et avalé et broyé à une machine ou à des intérêts économiques des entreprises privées-   elles aussi  se livrant au « ramassage » de gains par l’entremise de la corruption mondialisée par des compagnies « insaisissables »,-  mais il est détroussé, totalement détroussé de ses richesses sociales.

Du coup, les sociétés n’existent plus que dans un format virtuel. Les pays également…

 

Cette shoah à grande échelle ne peut plus être stoppée.

Nous sommes à la merci d’un gâteau étagé, aux mille-feuilles invisibles.

La fiction aura eu raison de la réalité.

Mais le citoyen vit dans une réalité journalière à laquelle il ne comprend plus rien. Si les dirigeants, si les « savants »  dans leurs analyses ne peuvent pas voir – que trop attroupés dans leur église et dans leur foi en l’entreprise privée, – comment voulez-vous que le simple citoyen, attelé à sa machine « à vivre », besogneux,  ignorant de l’Histoire, puisse percevoir la bombe qui va fragmenter ce monde et le réduire en cendres?

Le voilà désormais sous le pouvoir d’un gangstérisme « blanc ». La foi en l’entreprise privée et aux énormes conglomérats « créateurs » d’emplois est chose du passé. La souffrance réelle a sa source dans un satanique mouvement à la Hell’s Angels cravaté.

 

Ce système puissant, maintenu par la dette et l’ignorance des dirigeants, ne prendra fin que le jour où il n’y aura plus de « clients ».

Pendant que les États-Unis, dans leur course à l’impérialisme « moderne », plantent leurs pions partout sur la planète, les banques ont tout le loisir de fournir à cet accros aux armes pour tresser ses desseins, les banquiers rigolent.

Le totalitarisme est camouflé sous le virtuel.

Plus rien à voir.

Devant cette immensitude, la solution d’un système nouveau, mais gargantuesque ne peut mener qu’à un autre échec.

Dès lors, la seule échappatoire reste celui de l’individualisme, des petits groupes, des clans de résistance.

Les « grands projets » humains ne feront que nous ramener à la case départ.

La seule justice qui reste est celle de se débarrasser du banquier et de sa « construction »

 

 

Gaëtan Pelletier

19 mai 2013

La Way of Life du troupeau d’abrutis

château fort

Le rapport au temps

ça y est, je tiens mon nouveau sujet !
Après une discussion de plomberie défaillante, nous constatons d’un commun accord le simplicisme qui consiste à faire observer qu’un travail bien fait, en plus du plaisir d’avoir un beau cadre de vie (surtout dans les toilettes) ne constitue que la cerise sur le gâteau qui consiste à faire de flagrantes économies.

La mentalité propre au capitalisme stipule que si, par chance, le client est assez bête (ou trop pauvre) pour préférer se contenter de petites réparations chroniques ici et là tout au long de l’année, au final, pour le prix d’une salle de bain à la mode DSK (avec cent ampoules allumées, une douche ouverte de 24 mètres carrés, deux lavabos en cristal, des robinets à déclenchement optique, une régulation électronique de la température et une tuyauterie silencieuse), on peut obtenir une vieille salle de bain toute pourrie avec la peinture qui se décolle, du calcaire qui prolifère (parce que c’est d’origine organique, le calcaire), et un tuyau d’arrosage froid.

C’est quand même une bonne affaire ! (pour le commerce). En fait ce sont les riches qui empêchent de faire tourner le commerce, si comme tout le monde ils adoptaient la méthode dite économique à court terme.

Alors je fais remarquer que de l’informatique c’est pareil, il vaut souvent mieux consolider, court-circuiter, et se défaire de la complexité à laquelle le client ne comprend rien, pour simuler l’intelligence à laquelle il est heureux d’adhérer, avec son air plus malin que les autres. Et comme ça on lui serre la pogne en souriant et avec des dollars dans les yeux.

*

Ma foi c’est tout le système social mondial contemporain, qui régit les relations interhumaines, qui est emprunt de cette imbécilité. C’est dire si la mentalité s’est imprégnée.

L’évolution prévisible de cette situation consistera, dans le futur, à opter pour des villes faites comme des châteaux forts du moyen-âge où les gens de la cité vivront sous la protection de leur dictateur face aux manants qui vivent dans les interstices campagnardes, prêts à détrousser les voyageurs.

Et encore à ce moment-là la solution qui paraîtra la plus évidente ne sera taillée que pour la satisfaction du plus petit nombre.

*

On parle d’économie ? Mais l’économie c’est l’intelligence !
L’intelligence s’exprime par la comparaison entre l’efficacité du résultat obtenu avec celui obtenu par la solution qui paraissait pourtant la plus évidente, où pour un effort équivalent rien n’est produit et le cadre de vie est insalubre.

Ah ils sont pas malin les coachs sportifs qui motivent les employés de la restauration rapide ! « Allez allez, je veux voir du mouvement, personne ne reste en place ! On va y arriver il faut forcer comme des malades si vous voulez gagner votre place ! ».

Là où l’intelligence aurait tendance à dire, paisiblement, que l’efficacité consiste à produire les plus grands effets avec le moins d’effort. Non pas qu’il faille n’en faire aucun, mais que ceux qui sont faits soient maximisés. Et dans ce cadre (de vie), revient l’adage de la SNCF que j’aime tant « Si tu coures, tu coures à la catastrophe ». C’est très pertinent parce que si on s’interdit de courir, on s’oblige à prévoir.

*

Le rapport à la qualité

Le clivage (chose émanant du désir d’ordonnancement du monde, premier réflex du bébé qui vient de naître) entre service public / entreprise privée permet de mettre en lumière une autre caractéristique pas moins commensurable à la précédente.

L’innovation.
C’est le truc qui se trouve à l’avant du troupeau.
Il y en a toujours un, parmi les moutons, dont le loisir est de connaître le chemin.
Je pèse mes mots : « le loisir ». Il aime ça, ça lui fait du bien, et il est content.

C’est dans le loisir que l’innovation accepte de naître. Elle n’est pas que le fait d’une personne loisiresque ou créative, l’innovation est aussi le fait de la Main de Dieu. Soudain, l’idée jailli. Par contre à l’arrière du troupeau non seulement elle ne jaillit pas, et elle ne jaillira jamais, mais même ils refusent d’en entendre parler.

Et je me souviens que le TGV a été l’aboutissement de recherches puissantes et novatrices, parce que dans leur loisir les ingénieurs n’avaient devant eux que, la contrainte la plus mirobolante, exaltante et hypnotique dont ils puissent rêver : l’histoire en marche, l’idée du futur. Penser en terme de potentiel, et voir surgir tous les possibles.

Il faut bien noter cet avantage à la pourtant tant critiquée institution publique, c’est que leurs contraintes offrent une plans grande plage de liberté à l’innovation et à l’intelligence que dans les étriquées entreprises à but lucratif à court terme, fouettées par leurs actionnaires qui sirotent un cola sur une plage tropicale.

J’ai entendu parler du gars qui voulait apporter de l’innovation et de l’intelligence dans une entreprise et qui s’est fait dégager de là avant de finir sa phrase. Et avec raison d’ailleurs puisque tant de choses entrent en opposition avec cette énergie mal placée. Ce n’est pas tant qu’ainsi, il fait encore monter le niveau des employés, produisant dans son sillage déjà concurrentiel encore plus de férocité, que surtout les industries n’ont pas à accéder à ce luxe tonitruant qu’est l’intelligence. Elles ne savent que suivre, copier, voler s’il le faut, ce qui marche et ce qui est éprouvé, et ce que les gens connaissent et veulent. Même au sein de leur propre structure ils ne peuvent qu’avoir un train de retard sur ce qui est intelligent de faire, en attendant que cela devienne convenu.
Et puis quelle idée aussi, de faire preuve de tant de zèle en n’étant propulsé que par son propre égo ?

Cette idée, le zèle et l’égo, n’est approprié qu’au cadre de l’innovation, qui est l’émergence finale d’un esprit de liberté, lui-même socle de l’intelligence.

On ne va donc pas s’en plaindre, que les industriels soient aussi attardés. Comme je l’ai dit auparavant, ce serait pire si en plus du reste, ils étaient intelligents !

*

Le rapport à l’intelligence

Maintenant arrive la question de la contamination idéologique de l’esprit du mouton de la masse au sein de la classe politique.
Les politiciens sont le plus souvent, quoi qu’on en dise, des gens intelligents. Bon OK, il y a 7 niveaux d’intelligence avec un fluide de quantité qui est la même pour tous, qui remplit de façon variable l’un ou l’autre tube. (je l’ai appris en tombant sur une cassette audio d’origine inconnue). Et l’intelligence sans psychoaffectivité est la promesse de la stupidité.

Le court-termisme, ainsi dénommé, est le caractère principal de la politique. C’est à dire qu’elle a abandonné, largué, oublié, scotomisé sa propension pourtant native à s’octroyer la liberté d’être intelligente.

Elle fut native car c’était la principale raison pour laquelle c’était une bonne idée de former une société humaine.

Le client qu’ils ont à satisfaire sont ceux qui génèrent le plus de recettes.
On peut se poser la question, pourquoi tant de bave devant cet argent s’il est sensé servir ce qui appartient au public ? Est-ce du zèle démocratique ? La promesse de voir se concrétiser un idéal humanitaire ? ça n’en n’a pas l’air.

Peut-être, mais je n’y connais rien, que si la gestion des biens communs était confiée au public, cette avidité, et donc par ricochet ce court-termisme seraient coupé.

Comme je le disais le système social mondial contemporain est une tuyauterie qui fuit de partout.

*

Le rapport à la dictature

(rajout de dernière minute)
Dring, le téléphone sonne. J’ai de la chance d’avoir un téléphone car j’ai la chance d’avoir un pote qui m’a offert un téléphone.
Il y une semaine j’ai postulé sur « Pôle Emploi », en mettant dans la case « motivation » : « Merci de me contacter ».
Je précise que ma candidature n’est pas usurpée, les compétences sont là et les preuves, visibles.
Ensuite « Dring ! Pôle Emploi vous informe que vous avez mal rempli le questionnaire à l’endroit de vos motivations », me raconte le robot, qui appelle sous numéro masqué 00 00 00 00 00.
Alors je lui réponds « mais on s’en fout ! ». (mais bon c’est un robot).
C’est quoi ma « motivation » ? « Je pourrais très bien être en vacances mais je désire ardemment travailler avec vous ». ou « Je suis hyper motivé de nature pour tout et n’importe quoi ». Non plus. « J’ai l’habitude des trucs comme ça et j’aime bien stagner mentalement ». Ahalala quelle question difficile ! Aucune personne intelligente ne m’a jamais posé la question.

Et là, quelques jour plus tard « Dring ! Pôle emploi vous informe qu’en raison de votre refus de vous soumettre à la dictature votre candidature n’a pas été retenue. Nous vous remercions de votre attention ». En gros ça veut dire « mémorise bien ce qui vient de se passer ».

Donc, quand je parle de classe politique, de court-termisme, et de contamination idéologique, je ne suis encore loin d’englober toute la réalité. C’est à dire que l’acceptation de cet état de faits fait partie intégrante de l’appartenance au Système.
Bien sûr, s’y plier ne coûte rien, ok ok. Des gens qu’on estime peuvent nous demander ce genre de chose, et on s’y plie en s’excusant. Mais arrive un jour où l’intelligence doit être questionnée, quand même.

*

Le rapport à la luxure

Ceux qui souffrent en bas du mur de l’empire de la Déception, ceux qui sont dehors, rêvent de justice et dans le loisir de leurs pensée qui s’incrémente positivement pour trouver des solutions, aboutissent à une intelligence révolutionnaire, du type, comment elle dit déjà Annie Lacroix-Riz, ah oui, révisionniste. (bis repetita, hein !)
Qui est capable de réviser les fondements qui en fait ne sont que des croyances.

Croyances qui elles sont le fond de commerce du capitalisme moderne, celui qui vend du rêve.

Ils peuvent critiquer mais l’intuition les incite le plus souvent quand même à une humilité qui s’exprime par le sentiment de n’être « rien » pour se permettre de donner son avis. C’est une intuition qui trouve sa justification dans ce qui se passe le plus souvent, quand ils se retrouvent de l’autre côté du mur.

C’est leur rêve, mais que se passe-t-il quand ça devient réalité ?
C’est pour ces raisons que Hugo Chavez fut exemplaire.
De la souffrance et la misère, il se promettait qu’un jour s’il était à leur place, il ferait ci et ça, il dirait ci et ça.
Le plus stupéfiant est qu’il l’ait effectivement fait.

Il faut comprendre par là qu’il faut avoir les épaules, la carrure et le courage d’un héro historique pour rester fidèle aux convictions qu’on s’est forgés alors qu’on siégeait dans les interstices du monde.

Le plus souvent ce qui arrive, quand la luxure tombe entre les mains de ceux qui ne se sont pas forgés l’âme sur un désir de justice, est qu’ils en profitent et ne voient plus aucun problème autour d’eux. Ils se baladent gaiement dans les rues où tous les vingt mètres il y a des gens qui font la manche, paralysés d’effroi devant un futur impossible.

Ceux-là même à qui il faudrait dire « oui ce soir et demain tu n’auras rien, mais dans un an, dans dix ans ? C’est ce que tu fais aujourd’hui que tu le récolteras ». Un petit message d’espoir en passant.

Et une fois récolté comment se comporter ?
Il se passe que l’observé de la réalité est déterminé par le schéma à travers lequel on l’observe. Avec des billets dans les poches soudain la version du monde à laquelle on réagit est totalement différente.

Si j’en avais, je ne ferais pas comme ces imbéciles qui s’entourent d’objets matériels qui finissent à la poubelle et qui encombre leur mentalité. Il faut acheter ceci il faut acheter cela. Et si je mettais un meuble ici ? Et si j’avais plus de place pour ranger les choses moyennement obsolètes ?

« Moi si j’avais ces billets, je ferais comme les samouraïs sur qui j’ai pris exemple : rien, rien, rien, et aucune poussière. »
« Comment est-il acceptable de se procurer des choses rigolotes et amusantes que personne ne peut se procurer ? ».
Je me souviens au début des téléphones portables, les gens dans le métro mettaient leur main dessus pour le cacher pendant l’utilisation, et nous les manants on regardait par-dessus leur épaule, l’air de rien.
Ils avaient la culpabilité et un peu peur de posséder ce genre du luxure.

*

Le rapport entre le début et la fin

Alors je me dis, et je détermine, que si j’avais ces billets, c’est à l’intelligence qu’ils iraient.
Mais bon c’est surtout devant le fait accompli qu’on voit si on est un vrai révolutionnaire ou si on se laisse embarquer dans la « way of life » du troupeau d’abrutis.

http://newworld.philum.org/1186

Bienvenue! « Nulle part »

Il est ainsi possible de trouver le bonheur dans le conformisme, puisque celui-ci évite la punition sociale et crée les besoins acquis qu’il saura justement satisfaire. Des sociétés qui ont établi leurs échelles hiérarchiques de dominance, donc de bonheur, sur la production de marchandises, apprennent aux individus qui les composent à n’être motivés que par leur promotion sociale dans un système de production de marchandises. Cette promotion sociale décidera du nombre de marchandises auquel vous avez droit, et de l’idée complaisante que l’individu se fera de lui-même par rapport aux autres. Elle satisfera son narcissisme. Éloge de la fuite  

  Bienvenue parmi nous

Il y a des jours comme ça où il n’y a pas de grandes idées… Juste de petites choses bien niaises en apparence, mais qui sont sans doute nos racines d’émotions.

Malgré sa renommée, Taillandier, la soixantaine, a brusquement cessé de peindre. En pleine déprime, il décide de partir de chez lui, sans but précis et sans donner d’explication à ses proches. Au cours de son périple, il fait l’étrange rencontre d’une adolescente égarée, Marylou, que sa mère a rejetée. La gamine perdue et l’homme au bout du rouleau feront un bout de chemin ensemble. Finalement, vivant tels un père et sa fille, dans la quiétude d’une maison de location, ils se feront « la courte échelle » et retrouveront un nouveau sens à leur vie.( Résumé)

J’ai eu envie de parler d’éducation :

Schizophrènes, autistes, dyslexiques ou hyperactifs, le nombre d’élèves en difficulté explose dans les cégeps.

Les cas de troubles d’apprentissage, de déficits de l’attention ou de problèmes de santé mentale ont bondi de 1150%. On recensait 183 cégépiens en 2005, il y en avait 2143 en 2009. . Cyberpresse , Pascale Breton

Les sociétés dites « développées » ont un gros problème. Mais on va mettre plus d’argent…

Vous vous êtes écorché le pouce en tapant du marteau?

On va y mettre plus d’argent…

Ou plus des « mêmes idées »…

Du + et du +

Plus « intelligent »

Plus riche

Plus « cultivé »

Bon ou bonne brasseur de + de la même idée

Etc,

 

Les bourgeois étaient pompeux du vêtement. Corsetés, raides, et un peu débiles… De quoi rire des bizarres Gothiques qui hantent les rues de toutes les grandes villes du monde. Ou les tatoués à l’extrême qui meurent avec une œuvre et l’emporte avec eux.

Les idées d’aujourd’hui sont comme les costumes d’hier.

Le tableau, c’est moi.

D’un côté, il y a les snipers businessmen fondus dans leurs costumes à cravate. Ils se démarquent en l’enlevant et en ouvrant leur collet de chemise pour faire « peuple ».

On ne fait plus d’enfants, mais des organigrammes…

Le chemin est si long entre le dessin du fonctionnaire jusqu’au simple citoyen, que tout est devenu une tour de Babel.

Bienvenue au « babellisme » mondialisé. Là où il n’y a pas de résultats dans la réalité des jours, mais des résultats dans le papier du jour.

Retour en haut, et en bas, puis à lire de côté

Si nos enfants sont malades, la somme des facteurs, et sa  mouvance est d’une telle complexité que pas un gouvernement ne pourra régler le problème.

Pollution

Nourriture industrialisée

Médication « douteuse », en bas âge

Culture de l’égo et des luttes individualistes  (pendant qu’on prône le contraire)

Pauvreté

Éducation centrée sur  la réussite personnelle

Etc,

Je vais en passer 2000 ou 100,000…

Bienvenue parmi nous, car chacun de nous n’est qu’une goutte dans l’océan social alors qu’on demande à chaque citoyen de devenir l’océan.

Réussir.

Ah!

Réussir « quoi » est la réponse.

Réussir « qui » est ce qu’on évite de parler. Ou alors on s’adresse à une organisation de par le biais d’une organisation, de sorte qu’il n’y a plus de rapports directs, ni réels entre les humains. Ni entre l’honnêteté et la prétendue justice.

Alors, oui, encore alors, sur le plan social, « guérir la société » pourrait nous guérir chacun d’entre nous. En fait, si c’était le contraire? Il faudrait alors reculer vers le petit sentier au lieu de courir sur l’autoroute de la « grandiosité ».

L’échec de l’éducation n’est que la représentation de l’échec des sociétés.

En quoi donc ce malheur, ces brisures, ces brûlures, ces grands brûlés de la vie seraient-ils différents de « notre monde »?

C’est sans doute la plus étonnante illusion de l’esprit humain.

Ce n’est pas « leur » échec, c’est notre échec…

Bienvenue parmi nous…

Fuir en avant, en arrière, et par devant, et partout

Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime.

Vous connaissez sans doute un voilier nommé « Désir ». . Éloge de la fuite  

Pour échapper à l’océan pollué, pas étonnant que le schizophrénique individu choisisse la fuite. On peut se battre jusqu’au sang, mais on ne peut se battre jusqu’à l’âme.

Soit on s’inscrit dans la liste des « intelligents » qui pensent et qui pensent, ou alors on s’écarte pour s’individualiser davantage.

Sans réel choix…

Sauf celui de saisir le conformisme, ou y être abonné inconsciemment, et vendre sa salade de spécialiste.

Nous en sommes au point de se suicider à petite dose avec la potion sociale et mondialiste.

***

Bienvenue parmi nous   est un tout petit film qui nous rappelle que deux malheurs qui se comprennent finissent par se guérir. Pas de psy… Rien que de l’amour de l’autre. Qui finit par aboutir à l’amour de soi. Car, au fond, cette lutte fratricide entre humains, cette « religion » du savoir ne mène nulle part.

Au suicide, comme Taillandier…

***

J’étais dans les bois. Le ciel était couvert de nuages noirs. Je me suis agenouillé vers le tapis de feuilles.

Silence.

Je buvais du café, me demandant comment j’allais faire pour ajuster  une poutre et trouver la bonne pierre qui soutiendrait la poutre.

Comme disait la dame, la pierre a une résonnance musicale et un rôle. Il faut taper dessus pour saisir ses vibrations.

Comme Taillandier, je n’avais ni faim, ni soif, j’avais tout accompli.

J’ai alors entrepris une fuite vers les choses simples rien que pour remettre en question le singe qui écrit le soir et l’être qui vit le jour.

Trop de papier et pas assez de feuilles…

Tout est question d’équilibre.

Même si j’y mettais plus d’argents, plus de spécialistes, plus d’intervenants…

Je paierais plus cher pour un service que me rend un petit carré de forêt, sorte de méditation fournie par la Vie.

Il n’y a pas de mathématiques en amour. On ne sait pas combien il faut de « moi » pour faire un « nous ».

Ça dépend de la qualité de la pierre, ces os de la Terre, pour solidifier une structure.

Deux « moi » peuvent bien faire un « nous »…

Alors, bienvenue parmi nous…

C’est la seule façon d’aller ailleurs que nulle part.

Gaëtan Pelletier

12 novembre 2012

L’esclave crypté

tintin

Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens. (  René Passet, Bastamag )

Le grand pouvoir de ce monde repose désormais sur la magie contemporaine. Un mélange d’huile de serpents « humanoïdes » ( sic), scandant des slogans à travers une presse quadriplégique, une télévision-mitraillette et  une médecine franchement douteuse,   qui ne sont pas sans rappeler les expériences étranges des saignées et des incantations autour du corps malade.

Magie contemporaine?

Étrangement, nous avons rétrogradé,  sans le savoir, dans une ère de sorciers « mono-vêtus », nouveaux prêtres de la religion : ils s’habillent pareillement, camouflés en une cravate et veston. Une discrétion équivoque…

Le déclenchement de cette fabulation pernicieuse? « Science ». Il y a un rapport entre le shaman bariolé et l’armada de politiciens écrasés par la foi en un néolibéralisme « développeur » : puisque tout est « science », l’économie l’est également. La politique – celle qui se targue de pouvoir et de changement- n’est plus qu’un produit – exempt  du « clan science ».Leur pouvoir se résume à calfeutrer à la hâte les nids de poules creusés par la vitesse d’exécution du totalitarisme de l’économie. Et dans sa foi, sa poursuite à appliquer une recette désuète, le résultat est que l’homme d’État n’est désormais qu’un esclave, mains liées, encagées dans un bateau ivre. Pendant que passent, au-dessus de lui ou elle, les drones rieurs. Manettes à distance.

Les machines à mutiler 1.0

 Shaman 2

Les guerres mutilent. Voici trois images de la fin de la guerre 39-45, en U.R. S.S.

Russie 1

Russie 2

Russie 4

C’était nécessaire, direz-vous, de se débarrasser du nazisme. C’est ce que le citoyen en a retenu… Mais cette guerre fut déclenchée par des « besoins économiques » d’extension afin de faire prospérer L’Allemagne. Les méchants nazis n’étaient que des avares de terres… Hitler s’entoura d’assoiffés de pouvoir qui eurent chacun leur but « personnels ».

Bien avant l’attaque de Pearl Harbor, le président américain avait déjà entrepris des ententes avec l’Angleterre pour « vendre » des armes, pour une dette ultérieure. Hitler, en délaissant la cible « Angleterre », se rua vers l’U.R.S.S. , ses champs de blé et les puits de Stalingrad.

Il a simplement compris que la richesse réelle était ailleurs…

L’interprétation historique vous dira qu’il avait fait erreur. Il avait tout simplement oublié son sens « pratico-pratique ».

La machine à mutiler 2.0

N’ayant plus de « méchants » à combattre, les « méchants javellisés aux idéologies trafiquées » décidèrent alors de crypter les causes des guerres.  Et c’est « ici » que cela se passe.

Si les Nazis  ont utilisé une machine Enigma pour crypter leurs messages, le cryptage « moderne » de transferts d’information a noyé toute compréhension de l’humain, devenu le poisson le plus salé et fumé de la création. Si vous faites un mélange de la « présentation » de la situation terrestre globale, vous ne pouvez pas saisir et analyser réellement ni la somme, ni les composants, ni les changements rapides, ni les mensonges, ni les religions. Ni les réactions humaines, encore plus complexes… De fait, on a créé enfin cette tour de Babel – et dans un but précis-, pour subjuguer quiconque irait se « mêler » à essayer de voir clair dans l’ignominie mondialiste. L’Histoire, pour ne pas laisser de traces, est passée à la déchiqueteuse de minute en minute, d’heure en heure, de jour en jour. Ajoutez à cela le mouvement perpétuel dans un quasi instantéisme, toute capacité de saisir le mouvement de l’Histoire est du domaine de l’impossibilité.

La machine à crypter, Énigme, version 21e siècle a rendu quadriplégique la masse de politiciens-chiots de poche. Ils sont assis et ils parlent.

La machine à mutiler est camouflée, cryptée, invisible, furtive. On vous montrera des corps – aux fins de propagande -, pouvant servir à attiser vos haines, mais on ne vous montrera pas la mutilation psychologique et économique, de vie quotidienne du citoyen d’un pays qui n’existe que sur papier.

On se penchera sur « l’Énigme » des plans d’austérité, de la pauvreté, sans trop de finesse, et le plus étrange est qu’on fera appel à l’entreprise privée pour délivrer les pays riches appauvris.

Pour être à jour, il faut se lever hier…

Une société qui n’a pas de questionnement sur son avenir ignore son passé.

Il n’y a que le camouflage qui change.

La réussite de demain est dans le décryptage de l’Histoire.

C’est la raison pour laquelle on l’a toujours trafiquée,  et que dans les écoles on refuse d’y donner l’importance qu’elle a.

La Terre est une boule de cristal sur laquelle nous vivons tous. Le secret de l’avenir réside sans doute dans ses millions d’années pendant lesquelles elle a permis le développement est la réussite de la race humaine. C’est un grand livre rond que nous nous refusons de lire.

P.S. : Il reste cette merveille électronique sur laquelle j’écris en ce moment. Aux mains de tous, il n’est ni meilleur ni pire. C’est un outil magique, mais il peut également servir à nous berner sur notre liberté d’expression. Une pancarte électronique, c’est également un miroir dangereux pour les petits « sauvages » qui peuvent hurler pendant qu’ils se font mutiler sans cadavres.

C’est le progrès. Il faudra l’arrêter un jour.

Gaëtan Pelletier

14 mai 2013

Mutilation "moderne": Bangladesh, 2013. L’usine effondrée….

Bangladesh

Le dépérissement du système

horloges

Basta ! : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?

René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux. C’est un univers qui chante, qui le nourrit, qui gronde aussi parfois. Des forces jaillissent de partout. Il pense que des êtres mystérieux et supérieurs le jugent, l’approuvent ou le punissent. Avant même le Néolithique, l’homme s’aperçoit que la plante dont il se nourrit pousse mieux dans les milieux humides. Ou que les déchets organiques favorisent la végétation. Il découvre ainsi les forces productives de la nature et les régularités du monde naturel. Cela va faire reculer les esprits, qui se réfugient sur les sommets des montages, comme l’Olympe. Les dieux succèdent aux esprits, le monde mythique au monde magique. La civilisation grecque marque le basculement de l’esprit vers la conceptualisation. Un tournant décisif, le début d’une réflexion sur la nature des choses, avec la philosophie, science première. On passe ensuite des dieux au pluriel à un dieu au singulier. L’activité économique est encore une activité pour le salut des âmes, dans la perspective chrétienne. Si vous ne voulez pas finir vos jours dans les lieux infernaux, il faut vivre selon les préceptes économiques des théologiens.

***

Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

§ sur twitter

Photo : CC via Owni

A lire : Rene? Passet, Les Grandes Repre?sentations du monde et de l’e?conomie a? travers l’histoire, e?ditions LLL Les liens qui libe?rent, 950 pages, 38 euros.

Notes[1] René Passet, économiste spécialiste du développement et professeur émérite à la Sorbonne, a été membre du Groupe des Dix, constitué à l’initiative de Jacques Robin et de Robert Buron, au sein duquel il a travaillé avec des biologistes, des physiciens, des sociologues, des anthropologues, des informaticiens. Il a été le premier président du Conseil scientifique de l’association Attac.

[2] Auteur de l’ouvrage Histoire de l’astronomie.

[3] Qui a écrit un traité des probabilités avant de se pencher sur l’économie.

 

Lire l’article au complet sur Bastamag.

bastamag.net

L’Homme transistor-transitoire

livre qui brûle

« Chaque vieillard qui meurt, est une bibliothèque qui brûle . »

( cité de mémoire, mais dont la source est un proverbe africain).

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En Occident, chaque vieillard qui meurt n’est que de 150 à 200 livres de moins… Une pension  à payer en moins, et à l’hôpital, bientôt, on vous calculera les minutes de vies qui lui restent. Un peu comme ce mécanicien à surveiller qui travaille à réparer votre auto à 130$ l’heure : dès qu’il va faire pipi, ça vous coûte un bras. On souhait presque allait l’aider à secouer son membre un peu mouiller pour épargner de l’argent.

C’est mon mécanicien qui me l’a dit : mot pour mot.

Un vieillard qui meurt, en Occident, c’est une machine usée sur laquelle la médecine s’acharne. Le bras canadien n’est pas que dans l’espace, il est dans un lit d’hôpital, le plus onéreux motel inventé depuis le siècle du cambouis dans les années 30 pour les premières machines.

Ça ne tourne pas bien? Met de l’huile…

Ça ne va pas bien? Mitraille à coups de pilules…

Aisé à saisir : les « bibliothèques » de l’Occident sont fabriquées dans des usines à savoirs mutilées, impures, tronquées. L’humain est une tondeuse à gazon, une pièce dans une colossale et cyclopéenne machine économiste. Un humain frelaté, passé à l’alambic des décideurs, pour la plupart élus « clés en main » par la dolce mafia depuis longtemps connue.

Le savoir est un produit mécanisé. Il est utile pour la grande machine. En passant par le filtre de la propagande, sont « haut-parleur » médiatisé, quintessencié, notre humain fait maintenant un parcours du point A au point A -. À moins qu’il ne soit attentif. Il et gonflé à l’égoïnomanie, truffé de savoirs « pratico-pratique », sans réelle connaissance de l’histoire, de ses répétitions.

Tout est neuf.

Le techno-progrès, c’est le miroir pour élever l’ignorance au rang de « connaissances » sans re- connaissances, – puisque l’on cultive l’oubli – mais  dans la ligne des reconnaissances : les médailles, les honneurs, et le reste de la quincaillerie du merci. Un remerciement social qui se passe bien de l’amour. Pas question de sentimentalisme.

De fait, l’occidental est une page, une ligne, un mot, une syllabe à éteindre avant qu’il ne soit un livre. Isolé du « réel », il finit par étouffer sous une pile de livres.

Il s’adonne à cette malbouffe « journalièrement ».

Le héros de ce 21e siècle est celui qui sort de ce monde en ayant échappé aux sables mouvants dans lesquels il est trempé pour en sortir comme une potiche « parfaite » pour qu’on puisse lui glisser tous les fluides que boiront l’élite carnassière.

Un raisin pour un vin…

Écrasé à coups de pieds invisibles. Telle la main d’Adams…

En Occident, l’Homme est un produit à « parfaire » dans le but  de l’intégrer à la gargantuesque machine à broyer.  On l’a gavé comme une dinde :  Il pense savoir. Ce qu’il sait est controuvé, faux, tordu, canalisé vers l’avoir et non l’être, sans référence au vivant, sans référence au passé, et sans référence à la Vie ainsi qu’au  mystère cosmique.

Il est séché philosophiquement comme une tomate. Il ne laisse que ses « performances ».

C’est son leg à la …machine.

C’est la fin de l’Homme transistor-transitoire.

Quand un livre électronique meurt, on le remplace par une autre « machine » que l’on essaie de rendre plus performante.

Ce vieux qui part est encensé pour son œuvre sociale, ses réalisations, ses titres et son portrait est affiché au mur des pays comme l’est l’employé du mois chez McDo.

Humanum Fast-Food…

On ne refera pas un monde meilleur avec plus d’argent, puisque plus d’argent en fait que nourrir une machine à cendrer les humains.

Quand on dit qu’il faut diviser pour régner, c’est simplement qu’en séparant et en écartant l’être humain du réel cosmique, en l’enfermant dans une toute petite planète à ronger, dites-vous que des rats ont envahi la demeure.

C’est la culture du demeuré « instruit ».

P.S. : Quand l’Allemagne – les nazis, devrais-je dire-, brûlaient les livres, et que chacun s’offusquait de cette manière barbare d’anéantir la connaissance, ce n’était qu’un échantillon de ce qu’on peut faire de nos jours. À partir du moment où les intellectuels ne jouent plus aucun rôle dans la réalisation de l’Histoire, on écrase ou écarte chaque caractère pouvant ramener ce monde à la réalité, chaque page, chaque frappe, et toutes taches « d’encre ».

Aujourd’hui, la « grande » vision de la Vie est « économie ». Mais les nouveaux barbares sont également les nouveaux dieux qui vous font le même coup que la religion catholique avec son enfer. L’économie, c’est dieu, la Vie c’est l’enfer, en passant par la pauvreté, le purgatoire.

La puissance de la propagande 21e siècle-  par la manipulation de l’inconscient de ce nouvel holocauste – est si efficace que les « athées » ont maintenant des dieux qu’ils ne connaissent même pas. Ils se moquent de ceux-là paralysés dans leurs livres-messages-divins, mais encensent ce matérialisme qui vous fait finir en cendres.

Soyez attentif : nous vivons dans une chambre  à gaz. La manipulation a tellement affiné ses techniques que celles-ci surpassent amplement le pouvoir individuel égotiste.

Tout crapaud aspire à être un bœuf…

Vous ne savez pas ce que vous gobez dans ce poulailler à ciel ouvert pour que l’on puisse vous faire croire que votre île est plus grosse, plus intelligente qu’une autre.

Si chacun vivait sur une île, il n’y aurait pas de continents.

C’Est bien l’œuvre de la fragmentation « utilitaire » à laquelle nous sommes livrés.

 transistor

Dieu ( sic), en trois éléments.

Gaëtan Pelletier

12 mai 2013

Le syndrome du vendu

Une société commune indigène est faite d’êtres humains ayant des liens familiaux. Chacun est libre, égal et a une voix. Tous travaillent ensemble pour maintenir survie et bien-être de la famille étendue. Certains sont de bons chasseurs, ou de bons pisteurs, pêcheurs, hommes médecines ou commerçants; d’autres plantent et maintiennent l’agriculture; certains ne sont pas capables de contribuer et pourtant ils auront une part égale des fruits récoltés de notre terre mère.

Ceux qui font plus que leur part et le cache ou l’exhibe par arrogance violent les autres personnes. Quelqu’un qui cache quelque chose ne fait souvent pas sa part des choses. Il devient paresseux, émoussant ses instincts de survie. L’insensivité de ces personnes peut mettre en danger le reste de la communauté, alors si aucune correction n’est apportée, ils en sont bannis. Dans le passé, cela signifiait souvent la mort, car ils ne pouvaient pas survivre seul.

L’Ongwehonwe équivaut à ce qui nous entoure, les animaux terrestres et aquatiques, les pierres, les arbres et la terre. Aucun n’est supérieur ou inférieur à l’autre. Il n’y a pas de leader. La communication non verbale entre nous et le monde naturel est très réelle.

Les envahisseurs nous ont apporté des vues et méthodes anti-naturelles, un dieu unique, un système individuel égoïste. On nous dit d’oublier nos liens avec notre peuple, de suivre leur voie, de nous "améliorer" et de prendre nos propres décisions afin d’être meilleur que le reste. On nous entraîne à devenir égomaniaque, arrogant et d’arrêter de penser que nous sommes un membre égal aux autres de notre groupe.

Les envahisseurs ont convaincus certains d’entre nous d’aller dans leurs écoles et leurs églises et d’y être conditionnés à leurs façons de voir et de faire. Pour "s’améliorer" et être acceptés par le système hiérarchique européen, ils se marient avec un(e) envahisseur (euse). Un bon boulot, une maison avec deux garages, des voitures et trois enfants montrent "qu’ils sont parvenus" à s’intégrer au système étranger. Leurs conjoints sont de fortes personnes qui les protègent de leur faiblesse, surtout celle de leur désir d’être parmi leur peuple.

Après un moment, ces Indiens modifiés éprouvent un sentiment de retourner dans leur communauté pour aider leur peuple à devenir hiérarchique comme eux. Leur peuple les regarde comme des traîtres et ne les accepteront plus jamais. Ces Indiens ont envisagé de manière erronée qu’ils devaient se rabaisser dans une spirale vers le bas pour se refaire accepter par leur société; cela ne fonctionne pas de cette façon.

Ils ne peuvent pas revenir dans l’esprit commun parce qu’ils ont accepté la programmation des diviseurs. En tant que base de leur pyramide, ils reçoivent plus de merde sur la tête que les autres ! Les traîtres parmi nous jouent un jeu très gangereux.

Mohawk Nation News

url de l’article original: mohawknationnews.com

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

alterinfo.net

Les « désolationnistes »

[The Desolationists/I Think I Hear My Can Opening]. Par Randy Shields.

Pour Randy Shields, les "désolationistes" sont ces démocrates sans conscience politique, ni conscience de classe, qui ne défendent que les thèmes de prédilection de la "gauche" (très) molle, les Démocrates, et qui, seuls,les distinguent de la droite, les Républicains.

A savoir: le "féminisme", le Mariage pour tous, les droits des homosexuels, etc. A leur sauce.

Sans cela, les Démocrates et les Républicains pourraient aussi bien fusionner.

On ne peut pas se plaindre: on a les mêmes à la maison.

Traduction

Les "désolationnistes"

j’ai l’impression d’entendre s’ouvrir cette boite de conserve


Vous connaissez la droite "isolationniste", eh bien, moi, je vais vous parler de la gauche "désolationniste".

Les désolationnistes se sont offusqués, récemment, de la "gaffe" d’Obama, qui, en parlant de la ministre de la justice de Californie, Kamala Harris, avait dit d’elle qu’elle était "de loin la ministre de la justice la plus séduisante de tout le pays" (par "gaffe" on veut dire que c’est quand un dirigeant dit la vérité sans s’en rendre compte, comme Chuck Hagel quand il avait dit que la première fonction d’un sénateur des Etats-Unis était de représenter l’Amérique, pas Israël. D’accord, c’était plus une erreur de sa part qu’une vraie gaffe, mais il a quand même dit ça).

Les désolationnistes publiaient de nombreux articles pour disséquer la réflexion d’Obama sur Kamala Harris, la même semaine où ils ont omis de parler des deux enfants afghans qu’Obama a tués et des sept civils adultes qu’il avait blessés le samedi précédent, des quatre policiers afghans et des deux civils qu’il a assassinés jeudi et de la femme et des onze enfants afghans qu’il a assassinés le samedi suivant – plus de six fois plus de morts que lors du Marathon de Boston. C’était une excellente semaine pour l’infanticide-en-chef.

Il y a des années de ça, une mauvaise traduction des propos d’Ahmadinejad lui avait fait dire qu’Israël devait être "rayé de la carte", mais Barack Obama raye vraiment des innocents de la carte – toutes les semaines – et il ne verse pas une larme sur eux. Mais les désolationnistes sont persuadés qu’Ahmadinejad fait plus de dégâts dans le monde que Barack Obama.

Quand on les accule sur les positions et le bilan terribles d’Obama, les désolationnistes répondent qu’ils ont été obligés de voter pour lui parce que, lui, au moins, ne toucherait pas à la loi sur l’avortement, oubliant les preuves flagrantes que l’accès à l’avortement sans danger et légal (et même la contraception) n’a cessé de subir des restrictions sous sa présidence.

Il y a deux semaines, un juge fédéral nommé par Ronald Reagan reprochait à Obama et à la ministre de la Santé Kathleen Sebelius d’empêcher les femmes de moins de 17 ans de se procurer la contraception d’urgence.

Ce juge disait que les actions de Sebelius/Obama étaient "motivées politiquement, injustifiées scientifiquement et contraires aux jurisprudences". Mais, les désolationnistes se contentent du fait qu’Obama ne soit pas un bas-du-front républicain antiscience.

D’ailleurs, Romney et Bush et Cheney, et Tamerlan, et Genghis Khan étaient tous pires.

Les désolationnistes se contentent de ferrailler quand il s’agit de Dieu, des armes à feu et des homos, des domaines où ils ont beau jeu face aux cinglés de droite, et ignorent les calamités du système bipartisan.

Les désolationnistes n’ont aucune conscience de classe et aucune solidarité internationale, surtout avec les basanés. Au bout du compte, ils obtiennent rarement ce qu’ils veulent. D’où l’état de vide absolu et/ou de destruction dans lequel ils se trouvent.

Les désolationnistes pensent que le bombardement non-stop d’autres pays par l’Amérique, soit n’est pas un problème du tout, soit n’en est qu’un parmi tant d’autres, et probablement loin d’être aussi important que d’être pour l’IVG, le contrôle des armes ou le mariage pour tous. Si vous expliquez à un désolationniste que mener des guerres indéfiniment, cela se traduit par un état policier dans notre pays, ils pensent que vous êtes alarmiste parce que les désolationnistes placent l’ordre au-dessus de tout, ne sont pas musulmans en général, certainement pas radicaux et leurs propos ne sont jamais en contradiction avec l’Etat.

Les désolationnistes adorent la politique identitaire, ils croient que les symboles sont des victoires et que le progrès a pour nom Hillary Clinton, Nancy Pelosi, Eric Holder, le complice de Wall Street, et Susan Rice, l’afro-américaine issue de deux minorités, fanatique des bombardements humanitaires. Les désolationnistes sont terriblement contrariés quand des opprimés emploient la violence pour défendre leurs intérêts et faire avancer leur cause contre la classe capitaliste et ses agents.

Les désolationnistes pensent que c’est un énorme progrès que les homosexuels aient les mêmes chances que les hétéros d’aller massacrer des basanés innocents au nom de l’Empire Américain. Pareil pour les désolationnistes "féministes" qui se réjouissent que les femmes puissent désormais elles aussi aller combattre en première ligne.

Un jour, ces "féministes" se rappelleront avec perplexité que le gouvernement US est passé directement de la Servante Écarlate de Margaret Atwood, où les femmes étaient cantonnées au rôle d’esclaves sexuelles et de reproductrices, à l’esclave des guerres, pendant que la plupart des hommes participeront à l’effort de guerre tranquillement chez eux à boire de la bière et regarder le sport à la télé.

Allez-y les filles, ne vous gênez pas ! Si nous savions faire les cookies, nous vous en enverrions en Irak, en Afghanistan, en Somalie, quel que soit le pays où vous êtes allées défendre les valeurs de l’Amérique: les guerres d’agression, le pillage des ressources, le soutien aux dictateurs corrompus et l’élimination des réformateurs, des syndicalistes et des mouvements de libération populaires. Le capitalisme finit par tout pervertir, y compris le féminisme.

En fait, les désolationnistes s’imaginent que le féminisme est plus fort que le capitalisme.

Si vous voulez observer de près l’abjection des désolationnistes, allez faire un tour sur le site de l’association "Alliance of Women Film Journalists", qui a attribué à l’actrice Jessica Chastain le prix du "Female Icon" ("Femme de Légende", par ex) dans la catégorie "militantisme humanitaire" pour son personnage de "Maya", dans le film "Zero Dark Thirty, où elle torture et assassine pour le compte de la CIA.

Non, je vous jure que ce n’est pas une parodie du genre de celles que publie le journal satirique "the Onion".

Ce prix est "décerné à une actrice pour son interprétation d’un modèle féminin très positif… une femme héroïque, accomplie, déterminée, qui fait valoir ses droits et / ou ceux des autres".

Vous savez, les droits des autres d’être kidnappés et torturés à mort tels qu’ils sont gravés dans le marbre dans les Conventions de Genève et les Principes de Nuremberg, les droits d’une femme d’assimiler, d’imiter et d’accréditer les pires aspects d’un crétin du capitalisme, le mâle blanc raciste – et sans aucun doute sexiste.

L’AWFJ a également décerné à Zero Dark Thirty le prix du meilleur film, de la meilleure mise en scène, du meilleur scenario original, de la meilleure actrice, du meilleur montage et de la meilleure femme metteur en scène.

Une des rares récompenses qui n’ait pas été attribuée à un film qui s’en prenait aux Arabes est allée à un film qui attaquait les Iraniens – Argo, qui a reçu le prix de la meilleure adaptation.

La seule raison de récompenser Zero Dark Thirty à ce point, c’est si vous haïssez les musulmans ou si vous considérez qu’ils ne comptent que pour, disons, trois-cinquièmes d’un être humain.

Pour approfondir davantage la question sur Zero Dark Thirty, Abou Ghraib et la façon dont est utilisé le "féminisme" au service de l’empire Américain, lisez l’excellent article de Matt Cornell "The Torturer as Feminist. ".

Pourquoi la CIA dépenserait-elle ses revenus de la drogue durement gagnés pour payer des organismes-écrans quand des organisations comme l’AWFJ font le plus gros du travail de propagande?

Est-ce être trop parano que d’imaginer qu’un jour tous les films nominés aux Oscars du meilleur film seront des productions de la CIA, que ce soit ouvertement ou incognito?

Ce ne serait que la continuité de ce que fait le FBI qui a orchestré la plupart des récents "complots terroristes", ou qui avait infiltré des groupes de gauche radicale au début des années 1970 à un tel point que les agents du FBI avaient fini par se retrouver parmi les dirigeants de ces groupes avant de les démanteler.

La liberté, la démocratie, les "choix" (être tué par balle ou pendu), tout en Amérique est un mirage.

Rien n’importe parce que rien n’est réel. Le passé est blanchi quotidiennement. C’est un pays en carton-pâte et, derrière les autorités fantômes, il n’y a que l’argent.

Et puis, il y a les désolationnistes, qui répètent depuis des mois qu’ils vont "mettre le couteau sous la gorge d’Obama" pour qu’il s’oppose aux réductions des aides sociales exigées par les républicains, sauf que c’est Obama lui-même qui a, le premier, fait ces propositions de réductions et qu’actuellement, il les a incluses dans son budget, le tout premier président démocrate à faire cela.

Obama dit qu’il veut mettre votre grand-mère au régime Friskies pour qu’un jour, peut-être, vos enfants puissent se payer du Royal canin.

J’ai l’impression d’entendre s’ouvrir cette boite de conserve en me projetant 9 ans plus tard. Ce sera le cri de ralliement des désolationnistes: "s’il te plait, Barack, enlève-nous les Friskies de la table!

Avec les Noirs qui baissent éternellement la garde, la classe ouvrière n’a pas la rage nécessaire pour empêcher Obama de lancer les premiers boulets de démolition contre la Sécurité Sociale ("Wrecking ball" – boulet de démolition – où ai-je entendu ça? Ah, c’est ça! Merci, Bruce Springsteen, d’avoir fait campagne pour ce larbin de Wall Street – tu vas pouvoir encore te lamenter sur tout un tas de nouveaux pauvres américains tout en t’attirant les ovations de la presse rock and roll où tout le monde il est beau. Parlons-en des désolationnistes!).

Les travailleurs se laisseront sans doute tranquillement entraîner dans cette réforme des protections sociales et mourront, dans l’anonymat et l’indifférence, des suites de milliers de réductions budgétaires.

D’ici là, Barack Obama aura quitté ses fonctions depuis longtemps avec un contrat de plusieurs millions de dollars pour ses mémoires, des engagements pour des conférences, une fondation et, qui sait, peut-être consacrera-t-il ses dernières années à forcer les Palestiniens à accepter des bantoustans du style de ceux d’Afrique du Sud, ou peut-être deviendra-t-il grand émissaire du capital US en Afrique, un stylo dans une main et le joystick d’un drone d’AFRICOM dans l’autre.

Qui la classe dirigeante va-elle appeler? Obama-la-Terreur. Voilà qui.

Voir le site de Randy Shields.

Autres articles de Randy Shields dans DV.

blog.emceebeulogue.fr

L’égoïne

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Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !

Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi.

L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

 

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience.

La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration. Source

Moi aussi, parfois, j’ai des violons à la place des neurones ou des cellules. Je parle comme ça. ( Voir plus haut, intro).  Je dois être un idéaliste inconscient : je rêve d’un monde meilleur. Mais pour « rêver » d’un monde meilleur, il faut élaborer un plan d’un monde meilleur. Il faut également que chaque « cellule humaine » participe en étant éveillée. Il faut comprendre ce qu’est l’amour : non pas seulement un « sentiment » ou émotion, mais un acte issu d’une compréhension du TOUT.

Ce n’est pas pour demain…

Cette pauvre humanité, pour survivre, a mangé de la chair, s’est glissée sous des igloos, a bouffé des insectes – devenus en Occident, un plat – ou cuisine-, qui titille la dent d’un bourgeois à la recherche de sensations « diversifiées ». Ou bien il se paye un voyage de tourisme sexuel.

On n’est pas sorti du boa.

Chasseur-cueilleur, il a passé à l’agriculture. Probablement le pas le plus grand pour l’Homme.  Oublions celui du lunatique de 69 qui a « fait un pas de géant » pour l’Humanité.

Il aurait pu enfin vivre décemment, élever des enfants, sourire, et ne pas attendre l’image du barbu venu  le sauver de la horde des barbares. Ils ne sont plus à cheval, ils n’ont plus d’épée, ils ont de plans sulfureux pour vous asphyxier. Ils vous extorquent de l’argent pour des plans de pension, pour votre avenir, et les transforment en armes.

La propagande chloroforme. L’école chloroforme.  La conduite chloroforme.

En des milliers d’années, il n’y a pas eu une seule intervention divine. Il y a des livres magnifiques, dont la bible, mais le message n’est pas appliqué. On préfère attendre …

Il arrive…

Le fou avec la pancarte qui arpente la rue, et sur laquelle  est écrit : « La fin du monde est proche ».

On rigole.

Il y en a d’autres avec de pamphlets :  « Dieu viendra sauver le monde ».

On ne rigole plus. On mitraille des formules, dites prières. Et même le clan des irréductible « étanazien » prétendent que le LORD est de leur côté.

Arrêt d’image

On a un jour évalué le QI de Léonard Da Vinci : 220. Pour trouver celui de G.W. Bush, la formule est simple : enlevez le zéro du chiffre. Pour un calcul objectif, il faut ajouter le Quotien Émotionnel . C’est zéro, donc, enlever le zéro.

Heureusement qu’on a le Ipad, l’internet, et les 30 émissions sur l’art de cuisiner pendant que la famine engloutit les enfants « à l’autre bout du monde », on s’en balance. On a réussi. Si les autres  échouent, c’est leur faute.

Ils n’ont peut-être pas assez prié…

Science fiction

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Supposons que « dieu », dans sa grande bonté, ait créé le monde « à l’envers ». Il a d’abord « fabriqué » Bill Gates et qu’il lui a confié toutes les richesses de la Terre en les distribuant de manière équitable.

Tout le monde mangerait à sa faim, tout le monde aurait un jardin, tout le monde habiterait des maisons parfaites, rectangulaires, avec de la pelouse parfaite, bref, un monde de 1950 dans vos rêves. Américanus Status.

Notre Homme ne connaissant pas la misère n’aurait rien à quoi s’échapper… Sauf à lui.

Alors, nous aurions assisté à une longue décadence de milliers d’années pendant lesquelles  notre humain  serait devenu un singe à drones, complètement désabusé de son « trop ». Il aurait couru vers la simplicité volontaire.

Puis la longue et lente agonie de l’humanité… Écoeuré, il s’enferme dans des grottes pour refaire le monde et vivre en toute simplicité. Il ne sort que pour tuer de lapins, des rats, des serpents, et du poisson pour échapper au monde plat et sans âme, qui finira par découvrir que les érables donnent du sirop, les bleuets sont – sans qu’il le sache – des antioxydants et que la pluie est laide mais nécessaire à la culture.

Bref, il se rend compte que tout ce qui vit fait partie de lui et est sa nourriture réelle.

A-t-il besoin d’acheter une brouette chaque année?

A-t-il besoin de se payer de dernier poêle BBQ en vogue?  ( Quand on pense que nos ancêtres ont mangé du « brûlé » sur feu de bois pendant des millénaires. )

Caustique! Sarcastique! Et tic! Il invente l’arc et la flèche. Car, comme les sacs de plastiques, l’arme peut être ajoutée au compost de la nature.

La morale de cette histoire est que « dieu » a eu la sagesse de ne rien donner en trop pour que l’être humain trouve ce dont il a vraiment besoin.

Aujourd’hui, nous voilà dans un récit de SF.

Quand l’économie était un cheval pour deux vaches, c’était réel.

Maintenant, avec le virtuel,  on ne sait plus si les vaches sont réelles, si les maisons sont payées, si Bill Gates est un dieu, si le diable n’est pas une organisation de gangsters élus.

Omerta.

Pour un amérindiens, le progrès fut de se voir dans le miroir.

Pour l’instant, c’est de créer des visages qui alimenteront et fabriqueront les sophistiqués miroirs.

Et comme Alice, on peut y entrer… Mais comment en sortir?

L’égo est la drogue la plus puissante de ce monde.

Avec ce produit, on peut voir des noirs blancs, des nègres Bill Gates, et des tas de fourmis dans nos armoires. Mais comment s’en sortir?

Le Crédo est une note parfaite pour créer une mélodie du malheur.

Le Do créé…

Le monde est truffé d’égoïnomanes.

Le vote est une aiguille dont il faut se méfier.

Gaëtan Pelletier

10 mai 2013

L’or noir des blancs

Si on a grandement parlé du Golfe du Mexique depuis avril, on a quasiment oublié qu’il se passe sur la planète des désastres qui durent mais qui ne font pas la manchette. Qui s’intéresse aux pays pauvres? Qui a intérêt à y envoyer une grande armée pour « soutenir » un peuple?

Certains sont donc maintenus en état de pauvreté et de misère, abandonnés au coin de la Terre. Conflits armés, pauvreté. Oui. On se demande si cet  état de misère n’est pas sciemment entretenu pour vider l’or noir d’un pays en manipulant une nouvelle négrière du 21e siècles.

Les nègres ne sont plus ramenés par bateaux… Les bateaux vont à eux.

"Les puits de pétrole polluent énormément le Delta, les pipelines fuient, l’eau n’est plus toujours potable, des flaques d’hydrocarbures flottent entre les roseaux, les poissons meurent, des torchères rejettent de la fumée nocive sur les villages et provoquent des pluies acides détruisant la végétation… Il y a là une catastrophe écologique autrement plus grave que les gaz d’échappement à Paris, sur fond d’expulsions violentes des populations par l’armée – certains villages situés sur les zones pétrolifères ont été dépeuplés manu militari.

Les habitants ne profitent pas de la manne pétrolière et de l’activité économique liée. L’essentiel des travailleurs sont des expatriés, qui vivent à l’écart de la population dans des sortes de camps dortoirs autonomes, taillés sur mesure par les compagnies pétrolières – Royal Dutch Shell en tête."

nationspresse.info

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Constat accablant

C’est dans un tel contexte qu’Amesty International  a rendu public le 30 juin son rapport « Nigeria, pétrole, pollution et pauvreté dans le delta du Niger », fruit d’une enquête approfondie d’une année. Et le constat est accablant : la pollution du delta du Niger, qui compte environ 31 millions d’habitants, a privé la population de ses droits élémentaires à la nourriture, à la santé et à l’eau. « Les gens qui vivent dans cette région doivent boire de l’eau polluée, faire la cuisine et laver leur linge avec cette eau. Ils mangent des poissons, quand ils ont la chance d’en attraper, contaminés par le pétrole et autres toxines », souligne le rapport. Une véritable tragédie humaine qui contraste avec les revenus tirés de l’exploitation pétrolière. Amnesty International pointe deux principaux responsables : l’Etat nigérian et la compagnie Shell, le plus important opérateur étranger au Nigeria à travers la Shell Petroleum Development Company SPDC (55% NNPC, Shell 30%, Total 10% et ENI 5%), sans absoudre pour autant les autres compagnies. lesafriques.com

Le Nigeria est le douzième producteur de pétrole au monde (et son huitième exportateur), mais sa population est l’une des plus pauvres (au 183e rang mondial en matière de PNB par habitant). « Port Harcourt, la principale ville du delta du Niger, devrait être l’équivalent de Koweït City ou de Dubaï. Il devrait au moins y avoir des routes goudronnées, de l’électricité, un système d’égouts… », poursuit Ed Kashi. « Mais il n’y a rien de tout cela. Les gens vivent dans des huttes en feuilles de bananiers dans des conditions effroyables, alors qu’à 250 mètres de chez eux de fabuleuses richesses sont extraites du sous-sol, des millions de dollars chaque jour. »

Dans un reportage paru dans le magazine Vanity Fair en février 2007, le journaliste Sebastian Junger décrit un rendez-vous nocturne dans l’enceinte du pétrolier Shell, où tout est illuminé, y compris un court de tennis désert, alors que de l’autre côté du grillage, un village est plongé dans les ténèbres. L’employé de Shell qu’il interroge explique avoir un jour proposé de tendre une ligne électrique jusqu’au village. On lui a répondu « : « Et puis quoi encore ? Si on le fait pour ce village, tous les autres voudront la même chose ! ». Mediapart

Curse of the Black Gold: 50 Years of Oil in the Niger Delta,  par le photojournaliste Ed Kashi qui documente les conséquences de 50 années d’extraction de pétrole dans le delta du Niger. Les compagnies pétrolières exploitées ici pendant des décennies avec très peu de surveillance sur  l’environnement  et le delta, tristement célèbre pour ses  conflits et la pauvreté qui y règne,  a été constamment poussée vers une catastrophe écologique. Les  villageois luttent pour survivre en dehors des terres et de  l’eau empoisonnée par des années de déversements d’hydrocarbures, et les récoltes sont mauvaises sous les  pluies  acides causées par les éruptions de gaz.

Source photo:

Interêt général:info

Les pouvoirs africains ne sont pas en reste. À elles seules, leurs élites « détiendraient entre 700 et 800 milliards de dollars dans des comptes à l’étranger ». En 2005, un séjour de huit jours à New York d’une délégation congolaise a coûté 295 000 dollars au pays, dont 8 500 dollars par jour pour la suite du président Sassou Nguesso. Dans ce pays, le niveau de corruption est tel que les fonds vautours, qui possèdent une partie de la dette du pays et exigent à ce titre la transparence, sont devenus « paradoxalement les alliés objectifs des populations ». En Angola, le pouvoir a été jusqu’à menacer de retirer ses droits d’exploitation à BP, pour empêcher la compagnie britannique de mettre en application sa promesse de rendre publiques l’ensemble des sommes versées au gouvernement du pays.

Les sommes détournées sont considérables. « L’Union africaine estime que 148 milliards de dollars quittent chaque année le continent pour trouver refuge dans le système financier des pays développés. » Et ces fonds pourraient encore s’accroître avec l’augmentation de la production. Face à de tel montants, les moyens promis dans le cadre de l’aide au développement paraissent bien dérisoires. Devant les faibles résultats des initiatives officielles de régulation, Harel prône l’obligation pour les compagnies du Nord « de publier, pays par pays, les paiements réalisés ». Un point de départ indispensable pour permettre aux populations africaines de faire pression sur leurs gouvernements. Comme le résume l’économiste Joseph Stiglitz, cité par l’auteur, ce dont ces pays producteurs ont besoin « ce n’est pas un soutien financier extérieur plus important, c’est d’être aidé en vue d’obtenir la pleine valeur de leurs ressources et de bien dépenser .

http://www.paradisfj.info

Si l’or noir a déjà rapporté des centaines de milliards de dollars à l’Etat central (le Nigeria est un état fédéral), cet argent s’est toujours évanoui dans les poches d’un système corrompu avant d’arriver aux populations. Jamais l’argent du pétrole ne s’est mué en développement et la population est même plus pauvre qu’il y a 20 ans. Tout ce que les populations du Delta reçoivent du pétrole, ce sont les pluies acides et les fuites d’oléoducs qui dégradent leur environnement et ne facilitent pas les activités agricoles déjà mises à mal dans une économie où on investit plus dans aucun secteur, pas assez rentable par rapport au pétrole.