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Prix Nobel de la paix: Harper ou Hollande?

Assessing the legacy of Stephen Harper

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHA

HAHAHAHAHAHAHAHAAH! 

Manuel Pelletier,Philosophe

 

 

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Stephen Harper devrait recevoir le prix Nobel de la paix car il a su faire la différence entre ceux qui cherchent « à faire le mal » et ceux qui en sont « les victimes » dans les récentes crises internationales, a expliqué dans un communiqué vendredi l’association juive B’nai Brith Canada, qui propose du coup sa nomination. Radio-Canada

Le prix Nobel de la paix ou de la plaie?

Harper ou Hollande? Dans un monde de guerre où chacun fournit des armes et déterminent "les méchants", le prix Nobel de la paix du "nigger" Obama – déjà attribué, avant, ou presque son premier mandat – nous fait nous hilarer. Hilarons tous en coeur. Comme dans "Il a rit, Clinton".

Hip! Hip! Pipe! Hourra!

Tous des dévoués emmêlés dans les fils de la finance internationale, grande gagnante du Prix Nobel de la guerre.

N’approchez pas trop votre briquet de ces "dirigeants": la paille brûle aisément…

Nous sommes imbécilisés ou déclarés tels par des ignares à langue de bois, carriéristes, inauthentiques, fabulateurs, aveugles.

Aux You S. Hé, , en France, au Canada, ou ailleurs, la stupidité s’est mondialisée. Et la pauvreté-paupérisation …allongée par ladite austérité…

Voces inocentes 

Innocent (DVD)

 

Inspiré par l’histoire vraie du scénariste Oscar Torres, ce film relate l’histoire d’un enfant de 11 ans, Chava, au Salvador dans les années 80. Le pays est agité par des tensions internes et les forces armées gouvernementales sont en lutte contre les rebelles du FMLN. L’armée enrôle dans ses troupes des enfants dès l’âge de 12 ans. Pour Chava, il reste un an avant de devenir à son tour un soldat.

Cultiver les guerres

Prix de la paix ou prix de la guerre? Chacun devrait voir ce film proche de ce qui se passe à Gaza, la où les enfants subissent la stupidité des "ADULTES".

Quand on fournit les armes, quand on retourne l’Histoire pour la ramener à de vieilles frontières pour "accaparement des terres" , ou autre "cause" fébrile, nous n’aurons pas cette paix à laquelle veulent vivre, et simplement  les citoyens qui cultivent la terre pour nourrir des tyrans invisibles.

La question qui tue: À qui peut-on donner un prix Nobel de la paix dans un monde qui cultive les guerres?

Je sais à qui:

Au paysan qui cultive tout ce que mangent ces salauds célèbres, juchés du haut de leur "statut-statue-future".

En attendant, les gauchistes sont tellement à droite, qu’ils finissent de faire de notre monde un "tour en rond" vers la case départ de la paupérisation, du barbarisme rose et de crises financières qu’ils nomment "austérité".

Allons donc visionner le film "Innocent", qui peut bien prendre bien des sens.  La version est ici en espagnol, mais le sujet est international. Trouvez le film en version française.

 

Gaëtan Pelletier , août 2014

P.S.: Croire à la "gauche" c’est comme croire à "dieu". Adieu la gauche!

 

 

 

 

 

Cultivés comme des oignons

tapio-ca:</p> <p>So Precious.<br />

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On ne grandit vraiment qu’au moment où on comprend toutes les distorsions de ce que certains appellent l’âge adulte. Aujourd’hui, devenir mature, c’est perdre sa faculté d’émerveillement.  On peut apercevoir cette "faculté" présente chez l’enfant sans en saisir vraiment la profondeur. L’enfant est encore dans l’instant présent et à la découverte d’un monde nouveau: Celui  d’un cerveau non "souillé" qui VOIT les choses directement sans les nommer.

La maturité n’est qu’un mot qui prend un sens en chacun de nous. La maturité est la conception de celle-ci, du moins de l’image de ce que chacun s’en fait. Il peut s’agir d’une maturité sociale, d’une maturité " tranquillisée" par des prises de positions fermes, donc, des certitudes, donc, un arrêt d’image sur la mouvance du "réel". Donc une coupure avec le développement de visions nouvelles ou la découverte indicible d’une autre.

On achète des visions comme on achète des religions. On achète le produit d’un autre, et plus encore, on coure les vendeurs. Les sociétés contrôlent, modifient les êtres pour les uniformiser.

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Très jeunes, les enfants dessinent des arbres, des animaux, dans des gribouillis que font parfois semblant d’aimer les adultes. Qui sait s’ils ne voient pas la puissance des arbre, la Vie, et qu’ils tentent simplement, malhabilement de montrer ce qu’ils voient en espérant que l’adulte verra vraiment? Nous les voyons sous des vision d’ambition et de créatures modelées.

Nous sommes, en "grandissant" des aveugles de la pureté et de   pauvres cloques taillées à la hache de "l’éducation".

Les arbres ne se redressent que lorsqu’ils sont jeunes. À maturité,s’ils ne sont pas "modifiés"  ils se tortillent dans leur branches, emmêlées et poussent souvent en tous sens.

Dans un monde de violence, de carriérisme et de tâches à accomplir pour ledit ensemble,  érode ce que nous avons de plus merveilleux. Ce que l’on pourrait nommer statufier des cerveaux.

À partir d’un certain âge, nous avons le droit d’être livrés à tous les poisons de la société elle-même aux prises avec des problèmes que nous avons "achetés" . Nous héritons tous de cette brisure avec la vue directe de ce qui existe en "réalité". 

Le message est: " Tu dois être cela". "Tu dois manger cela". "Tu dois, pour être quelqu’un et t’affirmer jouer le jeu des adultes contaminés.

Et de tous les temps, l’art de la contamination a régné.

Posséder est une norme que l’on transmet comme un virus.

Être passe en dernier.

Plaignons nous alors des relations humaines, de la violence, de dissonances et de tout le baratin qui tue au lieu de faire vivre.

Devant la foultitude de cultures exponentielles "achetables", il faut alors s’épurer. C’est loin d’être aisé: il est nécessaire de décaper toutes les couches du "savoir" cimenté pour en arriver à un savoir et vision brute. Cultivés en couches superposés, comme les oignons…

Si vous trouvez que McDo est mauvais pour la santé, toute la "culture moderne", martelée chaque jour est mauvaise pour les relations humaines qui divisent en utilisant une partie faible de votre être.

C’est un chaos exponentiel que NOUS nourrissons.

Gaëtan Pelletier

août 2014

Avant les mallettes et frais chiés…

 

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Avant de faire de vous cette race d’accrochés à la cybernétique, désâmée, souvenez vous que nos ancêtres vivaient dans des cabanes de bois et de peau de bête.  

Inutile de faire chier les gens avec des Ipad, du Facebook, et toute la panoplie de gadgets qui se greffent à l’humain et qui se prend pour une nouvelle créature ÉVOLUÉE, faites comme l’arbre, creusez par vos racines pour trouver un peu d’eau avant qu’elle ne se retrouve en bouteille. 

Les cellules sont nées avant les cellulaires, ce petit bracelet électronique de l’esclave pondu d’un oeuf d’une poule élue… 

 

Merci Harvey pour ton commentaire…. 

 

Gaëtan Pelletier 

 

 

 

Quand quelqu’un vous regarde, c’est dieu qui vous regarde…

munan15: A Limbu woman from east Nepal in her traditional ornaments

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Notre petit homme a passé son temps à chercher dieu… Quand la tendresse vous regarde et que vous renvoyez cette tendresse, c’est dieu qui se regarde dans un miroir… Quand la haine vous regarde et que vous regarder avec haine le regard, c’est le diable en vous qui se regarde dans un miroir.  

Il y a cette dame fort gentille, que je ne connais pas, qui me dit bonjour quand je marche. Je ne vois pas ses yeux, mais je vois dans son "Bonjour" un part de tendresse. 

Tous les massacres des guerres – que trop nombreuses de l’humanité- ont quelques causes indéchiffrable pour l’humain qualifié "d’ordinaire", alors que c’est lui l’extraordinaire. C’est mal famé dans le monde par la famine de l’avoir, de tout avoir dans un but que personne ne comprend. Les enfants continueront à mourir de faim, les hommes qui font ces enfants les offrir en offrande aux pays qui n’existent plus. Et les américains du nord, avec leur propagande givrée du cher patriotisme est un coulis de serpent et de piqûres.  

Les masses ne créent pas un monde nouveau. Elles ne créent que des masses nouvelles… Les masses n’enseignent rien. Personne ne fait la guerre seul et sans foi bétonnée. En frottant deux pierres on obtient le feu nécessaire au grand marché des armes, dit nécessaire à l’économie.

On ne peut pas aimer une masse. on ne peut pas non plus "aimer" une armée de tueurs de par des causes emmêlées dans l’histoire par le compost de la haine et des dirigeants ignares des rapports humains.

Boule de haine comme boule de neige.

On récolte ce qu’on récolte quand on passe au vote pour l’élection d’élus patentés aux chimères de la politique.

Ils se mettent à parler comme des jouets de bois.

C’est nous qui fournissons la matière première à toutes les guerres de par un démocratie naïve et fausse.

Nous sommes les esclaves qui choisissons nos maîtres.

On ne se regarde plus à travers les yeux et les petits mots du  quotidien qui sont les fibres vivantes de ce monde. On choisit la masse et on choisit également d’en faire partie.

Il y a des religions qui ont des noms, d’autres pas. Elle ne sont pas meilleures, mais pires.

La qualité de la vie passe par le non discours tricoté de formules naïves. C’est celles que l’on engraisse à travers les médias, même nos interventions, nos opinions.

Car un regard d’amour simple, très simple, n’a pas d’opinion. Il vous touche tout en touchant l’ensemble des racines mêmes de la création.

Alors, nous sommes déracinés par des arbres morts d’intellectuels frauduleux alliés à des vautours qui aiment bien voir les clans imbécilisés par leur propagande. 

Ils ont eux aussi leur sourire. Quel beau maquillage! Il passe à travers des yeux sombres et des litanies de mots vides. 

Les poissons se promènent en bancs… 

Gaëtan Pelletier 

20 août 2014 

Pour vivre, appuyez sur la détente…

« Nos yeux écoutent trop le téléphone pour voir ce qu’ils regardent"

Réjean Ducharme, L’hiver de force

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Le petit engrais de l’art 

L’art   transporte. Quelque part sans aller nulle part que dans la profondeur de son âme. Avec quelques notes de musique,  nous grimpons d’un octave,  vers quelque chose de céleste, tout vibrés. Avec quelques phrases, nous pouvons marcher un peu plus haut que la terre, frôler  d’un cheveu la petite célestitude enterrée en nous par tant de servitude matérielle.  Il en est qui survivent par les mots, d’autres par les  sons et certains par les images. Mais c’est en vivant de ces formes d’art que l’on arrive à recoller les petits morceaux que nous sommes. C’est là la source de l’échec "continu" de la civilisation actuelle:  Travailler n’a jamais tué personne, sauf si on est soldat. 

Le délavé citoyen 

Nous sommes agité, barattés,   comme des T-shirts dans le vrillant tordeur de la laveuse politico-affairiste qui règne. Le roi est invisible. Le travail, c’est la gifle-griffe de la déchirure. Le gros coup de patte des petits ours qu’on couche avec nous dans le lit de nos pays.  C’est la "vie" des " occidentards": avec une bonne rasades de "nouvelles" télévisées d’un monde apo"caca"lyptique, nous finissons avec les nerfs en boules de neige:  Plus on roule dans la vie, plus on ramasse l’infecte culture de la nouvelle la plus rouge en ville. Ou ailleurs… Le sang sans soi… La berlue totale! On peinture l’Histoire avec le sang des enfants de Gaza, d’Afghanistan, et pourquoi pas de partout sur la planète?  Car de l’intérieur, nos enfants saignent de la petite lumière qu’on éteint.  L’argent n’a pas d’odeur, malgré la putrescence des cadavres. L’argent n’a pas d’âme:  Quand un de ces petits rois occidentaux vieillit, il est déjà une image. Mort de sa laide mort. Mais restés vivant chez les persistants adorateurs. Il en est qui courent les jupons, d’autres des dieux.

Il faut à tout prix se détendre 

Les gens veulent tant se détendre qu’ils sont tendus rien qu’à penser à ce qu’ils vont devoir se détendre. Quand les ancêtres chassaient ou cueillaient,  ils dormaient d’un sommeil de plomb. Le misérabilisme à la Zola est maintenant une cassure d’âme invisible. Alors, ça ressemble  à un gros trou Grand-Canyon indiscernable.   De honte, on le cache. C’est un péché tout nouveau. Un péché de société. Un péché que d’être incapable de s’adapter à cette folie du monde.

Nous avons droit à une industrie de la détente. Florissante des investisseurs, ces fausses fleurs d’humanisme. Un tout petit peu chimio-thérapeutique, mais consolante. La "science" a raison. La science consiste maintenant à jeter dans ses éprouvettes les petits humains toujours en labo. Dire qu’on se plaignait du nazisme et du célèbre Josef Mengele  . Depuis, le progrès a fait des citoyens des rats de laboratoires.

Dormir, c’est un peu se pratiquer à mourir

.Dormir, c’est un peu se pratiquer à mourir… Alors, on ressuscite chaque matin, mais parfois au son du cadran. Cette cravache sonore qui vous fouette les oreilles jusqu’au fielleux filament.

Mais voilà que dans un monde pourri nous trempons déjà dans  un sachet d’apocalypses infusé  dans des eaux boueuses. La tisane de la vie est devenue un mignon  poison aux millions d’abonnés.   Tout simplement parce que l’on cultive le cauchemar au point de se tordre le jour, tout en douleurs  et ensuite passer des nuits à se rappeler le jour.

En quelques décennies, la petite vie tranquille du citoyen est charcutée   au tordeur de la mondialisation. Les emplois ont la durée des roses. Et dans la course au bonheur, il faut marathonner  pour être "heureux". C’est la loi du saccadisme! Tout est saccadé, énervé, désernigé, … On arrive à bout de souffle à 40 ans pour mourir à 80 avec un peu de chance et beaucoup de cette pompeuse pharmacologie.  On  boîte son pèlerinage de la vie dans le doucereux magma de Big Pharma. Si c’est bon pour souris, c’est bon pour nous, les rats réels raëliens.

La vente de paysages

C’est risible de voir ce  petit bourgeois qui, un fois la peau  séchée, s’achète des paysages, des fleurs, des jardins, des flaques d’eau, des couchers de soleil à des prix d’or. Il se déclare contemplatif,  alors qu’il a passé une vie agitée pour tout cet attirail de "bien-être" à la mode.

Le bourgeois du 21 ième siècle a besoin de remplir la cavité de son âme. Comme tous ses semblables  qui sont passés avant lui. Mais à la différence qu’aujourd’hui, ils sont victimes d’une sorte de propagande sournoise, insidieuse, captive comme dans deses bateaux de négriers modernes et invisibles:  celle des écrans de télévisions polluées par des bandes passantes et des pubs qui pulsent les écrans. Cible: subconscient. La sale culture du parfait délavé.

Il est passé, nous sommes passés, de la caverne au bureau  astiqué et fade. Des fleurs, des étoiles, des eaux, de la beauté, à la cruauté des "sans paysages" libres. Les usines étouffoirs. Les tours étouffoirs. Les projets étouffoirs. Ainsi que la petite chaîne strangulaire du citoyen "austérisé". On s’y habitue…

L’humain est baratiné comme une crème pour en faire du beurre-serviteur. Il faut acheter ce que nous avons perdu et acheter ce que nous n’avions pas.

Beau progrès!

La cuisine du Dr cuistot  

On a jamais autant vendu de livres pour accéder au "bonheur":  Yoga. peinture, d course,  bicyclette,  art de bouffer,  art d’acheter, de placer son argent, de se projeter dans le futur. Tout est art dans une diarrhée de produits à vendre.   Des parfums, des massages, des recettes, du zen, des pensées positives, et la sublime respiration  par le nez… La liste est si trop longue, mais quelqu’un y gagne à l’allonger.

IL FAUT SE DÉTENDRE! S’il faut autant se détendre, c’est que la vie que nous menons est une duplicité cryptique qu’on ne verra pas en écoutant les "nouvelles". Et que l’on ne vivra pas dans un décor intérieur accidenté. Nous sommes des accidentés en miettes d’un accident de parcours.

On lit sans savoir lire. Pressés. On lit sans apaisement.  Les hémorroïdes des neurones. En feu! Irrités d’impatience.

Après 50 livres, vous savez tout, mais vous ne savez pas comment le faire, mais surtout vous n’avez pas le temps de le faire.  Alors, vous cherchez un autre livre.

Le livre, c’est comme le Big Pharma de l’esprit.

Comme disait Ghandi: "Il faut faire le tour de soi dix fois". On se rend compte que quelqu’un veut vous offrir un fleuve… Mais nous sommes tous une petite source qui doit apprendre à grandir pour retourner à la fraîcheur de la source. Si on laisse les États continuer de s’allier autant au "marché", à la bourse.

Il est anormal d’essayer autant de se détendre. Et c’est là le constat de l’échec des sociétés occidentales: on a tout, mais il ne nous appartient pas vraiment. C’est le siècle de l’éphémère. Tout nous échappe, même la tranquillité promise, la paix promise.

Les promesses s’en vont à la vitesse des politiciens….

Détendons nous… Il y en y en aura d’autres pour "passer au suivant" la méthode du menteur.

Un seul artiste, un vrai, peut donner à l’humanité plus que l’ensemble des politiciens, des hommes d’affaires, et des artificieuses organisations planétaires se disant au service de l’Homme…

Gaëtan Pelletier

Août 2014

 

 

Les dieux sont des boîtes vocales

2000-lightyearsfromhome: William Klein

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Même si tu pries quand le boucher abat le cochon, ça ne donne rien. 

Même si tu pries quand un guerrier troue la tête d’un autre, ça ne donne rien. 

Même si tu pries pour faire régner la paix sur Terre, ça ne donne rien. 

Même si tu pries pour faire pousser les carottes, ça ne donne rien. 

Même si tu pries pour aller à la guerre, ça ne donne rien. Tu tues ou te fait tuer. 

Depuis le début de l’humanité, la prière n’a servie qu’à parler à soi pour trouver la petite étincelle de dieu caché. 

Les dieux sont des boîtes vocales. 

Aujourd’hui, c’est pire: on parle à soi à travers des boîtes vocales. Ils disent que ce sont des réseaux sociaux. C’est assez pour nous effrayer. Déjà qu’on était loin du petit dieu en nous, nous voilà encore plus loin. 

Le diable existe: c’est de parler à "dieu" avant de parler à son voisin. C’est falsifier les textes des grands de ceux qui ont trouvé une certaine vérité dans la culture de l’humilité.  

On apprend maintenant si rapidement aux enfants à être grands qu’ils finissent par être petits alors qu’ils étaient en voie de devenir grands. 

Gaëtan Pelletier 

Le tracteur

Il était une fois un parfum qui doutait de la fleur. ( GP)

La carotte et le tracteur

Quand j’étais enfant, j’étais époustouflé par la Vie. La vraie : celle que sait saisir un œil d’enfant. Le soleil, la pluie, la lumière, les orages, les vers de terre, le charme des arcs-en-ciel et la vie des autres. Parce que la vie des autres est aussi notre vie. Elle fait partie de ce NOUS qui nous permet d’être UN.

Tout le monde semble avoir oublié.

On manquait souvent de carottes et de pommes de terre. Et les pommes, on les mangeait quand elles arrivaient l’automne. Ça n’avait pas d’importance. On s’étonnait des pommes, des fraises des champs, des filles aux parfums d’été, ne sachant trop si c’était l’étourderie des fleurs ou celle de leur chaire encore rose.

La Vie.

Comme une œuvre d’art, non pas dans un musée, mais mouvante.

Elle ne s’accroche pas aux murs. Les toiles sont belles, mais elles sont mortes, séchées.

Puis arriva le tracteur.

Et autres machines pour nous aider à passer l’hiver. À mieux cultiver.

Je trouvais que le voisin avait des vaches qui produisait tellement de merde que c’en était dégueulasse.

C’était rien. La Vie se nourrit de la merde.

Le tracteur, c’était bien.

Jusqu’à ce que les compagnies qui vendaient des tracteurs eurent l’idée d’en produire aux seules fins de produire de l’argent.

Le bonheur cessa de passer par l’éblouissement. Le fabricant de tracteurs finit par penser que le bonheur passe par la possession de la machine qui permet d’acheter toutes les carottes du monde. Puis d’acheter tous ceux qui sont en manque de carottes. Pour ça, il faut de la paperasse. Pour ça nous devinrent tous paperassiers.

Et de force.

Le comptable, l’administrateur, investit la pomme, s’y logea et vendit le meilleur produit au monde : des machines à faire de l’argent, sans carottes et sans égards aux buts premiers de l’existence.

Nous étions trahis.

Le tracteur et la banque

Il n’y a pas de lapins à manger dans une banque. Il n’y  a pas de poules qui pondent. Il n’y a qu’un outil – l’argent – pour simplifier le tout. Le toute devint d’une telle complexité que la recette se vendit dans les écoles et se répandit comme la peste dans un nouveau dogme, délaissant les religions, ou leur message réel, toute forme de spiritualité. Même celle-ci devint marchande, hypocrite, trompeuse, voire méchante.

Devant les grandes réussites technologiques, l’Homme perdit le peu de tête qu’il avait, et toute son âme. Fasciné par le tracteur, il en vint à la conclusion qu’il devait y avoir dans le cosmos une usine à fabrication de tracteurs. Rien que pour la production.

Le pissenlit fut maltraité. La tomate tachée rejetée.

Dieu était un tracteur.

Ou le fabricant des vendeurs de tracteurs.

Plus tard, les tracteurs purent se parler entre eux, sans fil.

Évidemment, comme on voulait toutes les carottes, on se dit qu’il fallait défendre tous les terrains sur lesquels pouvaient pousser toutes les carottes.

L’homme devint une carotte pensante.

Soulé de ses réussites, il se dit alors qu’il n’avait plus besoin de dieu et qu’il n’était pas habité d’aucune vie autre que cette machine magique. Sa recette était corrompue, sale, plus puante que les bouses des vaches de mon voisin, enfant.

L’Homme, celui qui se berce et se bombe le torse de l’Histoire de la philosophie, ne se rendit pas compte qu’il avait découpée ce monde deux morceaux : la connaissance inutile qui enivrait ceux qui s’y adonnaient.

Les rapports entre les humains ne furent plus les même.

C’était la fête au village global. Le procédé infiltra tout les systèmes, lentement, insidieusement, injectés dans tous les esprits qui finirent par percevoir de ce monde que Dieu avait été surpassé par le tracteur.

École et société

Les humains devinrent des graines à produire.  Non pas pour grandir, mais pour nourrir la compagnie à numéro qui fabriquait des tracteurs.

Car il y a la pensée-tracteur, automatique, aisée, séparant les carottes de la terre…

De là débuta tout le phénomène qui devint épiphénomène.

Les carottes finirent par être des éléments pouvant « nourrir » les banques.

Les effets de la mécanisation et des systèmes paperassiers

Toute belle et affriolante, grimée qu’elle est, cette mécanisation s’est glissée dans les rapports humains. Elle les a même profondément transformés.  Mais au lieu de les rapprocher, elle les a éloignés.  Plus le système est gros, plus il conserve et attise son attraction pour cette maladie dont nous sommes tous porteurs. Elle est légitime pour notre développement, mais de par la résonnance sociale, elle peut être  utilisée à mauvais escient. Ce n’est qu’un besoin individuel inconsciemment ou consciemment  utilisé pour une élite dont l’agilité de l’intellect devient synonyme « d’intelligence ».

Dans le « privé » de l’intellect il n’y a pas de place pour le reste abandonné, simplement parce qu’il ne peut être encore défini clairement et transformé en une entité comptable. Quand on est incapable de l’intégrer, on la met de côté. Obliquement, on s’en départi. Ne sachant qu’en faire, on se débarrasse du « morceau qui nuit ».

L’erreur du comptable est d’avoir confondu chiffres et humains. La mécanisation a elle aussi été confondue à la Vie.

Le tracteur joue aux dés

La réussite est là. La réussite des vendeurs.

Les gens ont peur de mourir, de ne pouvoir emporter leur ordi là-haut, de disparaître comme les fleurs sous la neige.

On a appris à vivre en comptant ses jours. On a tous un compteur dans le derrière…

Les tracteurs ont une vie. Nous aussi. Une fin. Nous aussi.

Mais c’est tout de même beau de se lever à 5heures, l’été, et de voir toute cette bande d’oiseaux chanter, se faire des nids avec des brindilles, sans être allés à l’université. Et si vous passez en dessous, il ne vous tombe pas dessus…

Ben! Ce doit être ça la vie…

Je ne sais pas si vous avez noté… Les oiseaux ne font pas de nids en forme carré ou quadrilatère.

Ici, on a le dos rond, dans des maisons carrées, et plusieurs dorment mal parce qu’elles ne sont pas payées. Ou d’autres, parce qu’ils n’on pas les moyen d’avoir un toit.

Les gens ont abandonné l’église pour la banque.

C’est elle qui nous a tous mis à genoux…

Ça a été long, ce beau progrès que nous n’étions même pas une pièce de tracteur, ni une carotte… Rien au fond.

C’est ce qu’on a voulu…