La stérilisation du rire

friendship-far-beyond-words:</p><br /><br /> <p>Every child is a different kind of flower and all together they make this world a beautiful garden..!!!<br /><br /><br />

 

 

 

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La mère de Goethe cultivait la joie". 

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Depuis que l’on a "créé" l’économie – celle basique, celle qui aidait, celle qui allégeait, on a passé à celle qui cloue tous les cerveaux, les utilise, les stérilise du rire. On dira qu’il n’y a plus rien de "beau". Il n’y a plus rien de beau parce que toutes les vies sont "mathématisées". On s’attriste en vieillissant dans les sociétés occidentales. On s’attriste de voir que le petit roi élu nous a floué, qu’il a vendu nos terres, nos pays, nos espaces aux plus riches. Et que la mort existe.

La joie, c’est la nourriture de l’âme. C’est comme si la lumière dansait en nous.  Mais il faut franchir une étape cruciale: celle de n’avoir peur de rien. Ni de la mort, ni de la guerre, ni des rides. Il reste l’imbécillité  de ces gens sérieux qui achètent des armes pour faucher les jambes des enfants qui dansent.

Nous implosons sous le malheur. On le cultive. Il nous affecte.

Un vieillard qui rit, qui sourit, qui fait des étoiles avec ses yeux, c’est de plus en plus difficile à trouver. Mais ça existe. Un peu, hélas, comme une espèce en voie de disparition.

Notre petit jardin "à l’aise" a pour nid une mortification permanente. Le citoyen est offert aux dieux qu’il a élus . Ces mannequins de cire… Nous allons droit au musée sans s’amuser…

Aujourd’hui, la sueur est à 1.50$ le litre.  Et tout est si compliqué…

Les bourreaux meurent.  Comme leurs victimes. On dira que c’est un métier.

Vivre

Il faut apprendre à vivre et à se "re-vivre". Il faut réapprendre à musiquer son rire, à non pas oublier que la mort existe, mais que le petit moment qui est est la vie dans une continuité de mouvements qui n’est que celle de la chair et de la dégradation.  Alors, en suivant le courant, nous pensons nous dégrader en étouffant toute la capacité de demeurer lumineux et danseurs.

Le pouls de l’âme 

Nous sommes des êtres vibratoires, mais on vous enseignera à n’être qu’une ligne sur un moniteur: toujours être heureux. En vérité, la vie est comme une mer agitée: nous sommes parfois tristes, parfois heureux, parfois  plus encore: "High". Puis, le lendemain, nous croulons. Mauvaise journée!   Celui qui n’a pas de mauvais jours n’est pas vivant.

Cependant, dans la phase actuelle dans laquelle nous mettons notre "bonheur" entre les mains de fabricants de "bonheurs", nous nous débarrassons de notre tâche à trouver nous-mêmes notre bonheur. Cette "passation" de pouvoir est de plus en plus accrue et alimentée par le contexte. Bref, nous sommes la cellules qui devrait vivre et s’éclairer d’elle-même, mais par lâcheté ou ignorance nous préférons "acheter" notre bonheur.

Pour vivre pleinement, il faut une belle capacité de dérision devant le mystère de la Vie. Celle-ci, une fois acquise, est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire. Et personne ne vous le donnera. Car il faudra chercher ce qui est bon pour vous. La liberté ne dépend pas d’un État, mais de la capacité à regarder ce monde fêlé se dérouler devant vous. Mais, en étudiant l’Histoire, en étant attentif, vous vous rendrez compte que ça a toujours été ainsi.

Personne n’est la tristesse. La tristesse est un concept. Personne n’est le bonheur. Le bonheur est un concept. Une sorte de permanence… Et vous noterez que depuis que les sociétés se sont organisées, on vous aura promis la santé par la pilule, le bonheur par l’avoir, mais rien, vraiment rien pour les relations humaines. Celles qui existent sont issues des relations des gens authentiques et simples. Il n’y aura pas de formule mathématique pour relier les gens. Ni celle de comprendre n’est pas la manière d’aborder le monde.

La seule et unique manière est d’accepter. Accepter la différence. Accepter les bons et mauvais jours.

Quant à la notion de "vérité", elle n’est qu’un arrêt sur image. Et quand rien ne bouge, c’est la mort. Alors, personne n’a la vérité. Peu-être les adultes. On voit alors qu’ils sont sérieux, qu’ils savent à peine sourire – ou bien que leur sourire est faux – , mais vous encensez leur réussite. De fait, vous participer à sculpter des apparences de bonheur et de réussite.

Apprendre 

Qu’est-ce donc qu’apprendre des choses et des choses, des concepts et des concepts s’ils ne servent à rien?  "Se réaliser" n’est que demeurer soi à travers un monde qui nivelle tout. On peut être admiratif devant autant de technologies que celles d’aujourd’hui mais, au fond, toute vie ne peut être que survivre au grand déluge des infos mitraillées et aux slogans, et aux pubs. Toute vie a une fin  – du moins celle-ci. Alors, autant parier qu’il existe autre chose que ce beau montage de chair.

Apprendre, c’est désapprendre tout ce faux charabia. Apprendre, c’est rigoler de cette fausse culture.

Apprendre, c’est s’éloigner des faux pour retrouver les vrais. Mais il faut avant tout se débarrasser du faux en soi…

La chose la plus compliquée au monde est de redevenir simple. Mais pire encore, le demeurer jusqu’à la fin de ses jours…

Gaëtan Pelletier

Sept . 2014

 

La possession de THOR

La bataille de Thor contre les géants, réalisé en 1872 par Mårten Eskil Winge.

D’après ces textes scandinaves, Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permet de traverser les mondes. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d’être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants, qu’il abat régulièrement et dont il est le pire ennemi. En tant que dieu de l’Orage, il apporte la pluie, ce qui fait également de lui une divinité liée à la fertilité. Il est le fils d’Odin et de Jörd, et a pour épouse la déesse aux cheveux d’or Sif.  Wiki

L’économie mondiale, principalement dans les pays occidentaux, dits riches, est rognée lentement depuis 2008.: Fermetures d’usines, précarité d’emplois, impôts élevés en France comme au Canada, la hache des retraites, le poison des guerres… Lentement, mais sûrement, le sang pisse pour toutes les causes. Alliage de sang et de sueurs. Les petits villages s’éteignent avec les vieux. L’Amérique hache et broie avec ses armes, autant de la bouche que de la goebbellisation planétaire, tout, tout, tout!

Le Thor version 2014 est planqué dans 50 États. Il a fourmillé à travers tous les continents, comme un virus hypocrite. Il a établi ses bases, ses "idéaux", ses valeurs, ses petits rois.

Il reste encore quelques artisans dans le mondes, tel ce vieillard de la Macédoine, qui fabrique encore des barils de chênes vieux de 150 ans. Grand-mère ne tricote plus des bas de laine: La machine à mille grand-mères les ont remplacés. Tricoter, c’était mieux qu’un chapelet. Qui a dit que la prière avait un nom? Elle est incrustée dans la vie simple. Vivre en harmonie, c’est déjà prier.

On coure les dieux d’acier et de plastique.

La décadence par fragmentation. Comme le gaz de schiste. Il faut détruire la vie et la Vie pour un peu d’or liquide.

C’est une lente plastination… On est dégradé par ceux qui accordent des grades ou qui s’autogradent.

Tuer et faire vivre en même temps…

On vous donnera un système de "santé" performant,  gangrené par la finance, mais d’un autre côté on abrégera vos bons jours par la coupe du repos mérité. C’est ça, le "progrès".  Du moins celui que l’on offre.  Celui qui a comme dénominateur commun: réforme. On devrait nommer toutes ces actions de nos gouvernements "dépréciation du citoyen". Peu importe le pays. La mondialisation a autant frappé la Chine  pour le moment gagnante que les pays occidentaux qui n’ont aucune idée du jeu auquel ils jouent.

Le meurtre

C’est la simplicité qui écope, le meurtre en série et dans une tornade tourbillonnaire avalant la belle simplicité de la Vie.  Celle à laquelle tant de gens ont rêvé, tant de gens pour laquelle ils ont travaillé, pour en fin de compte n’avoir que pour récolte une longue glissade vers une fin des temps au ralenti.

Derrière tout ça, le grand mensonge de l’espoir et du retour du "bien", du confort, d’une certaine aisance, bref, d’une qualité de vie.  On s’est dit qu’après de milliers d’années à tenter d’avoir un peu de repos, on y avait droit. On s’était dit qu’il fallait attendre deux mille ans. On avait la patience pour se bâtir un petit monde ou l’on jour aux carte, à la pétanque, à rouler à bicyclette, à jeter ses montres à la mer.

Mais non!

Et qui est donc responsable de cette "uniformité"? De ces calamités?

Quotidien

Ce matin, j’ai scié et brûlé les branches de pruniers malades. Ce matin, j’ai conversé avec mon amour. Ce matin, j’ai bu un café tranquille – très bon d’ailleurs – et je me suis dit que l’hiver arrivait et que c’était temps d’arracher les plants de tomates.

Ce matin, le voisin d’en face soulevait sa maison pour l’agrandir et faire un nouveau solage. Il y avait encore de ces papillons blancs qui avaient infesté les poireaux. Mais bon!… On peu s’en accommoder.

J’irai me coucher sur un oreiller de plumes avec pleins d’oiseaux dans ma tête.

Et demain, je ferai un sourire à la jeune fille qui m’a sourit pendant que j’attendais au coin d’une rue.

Le froid va bientôt arriver. Déjà que les grands vents du Sud ont fait tournoyer le courant jet.

Il n’y aura jamais assez de banquiers, de politiciens, d’hommes armés pour me donner un simple sourire. Pourtant, tout est là!  Comme le monsieur qui fabrique des tonneaux de chênes…

Les amérindiens savaient une chose: on ne peut pas tout avoir, car tout nous est donné. Et alors, il n’y a pas de possession…

C’est le noeud du drame: posséder. Mais nous avons franchi une frontière insensée: posséder des "choses" était acceptable.

Maintenant, on veut posséder les humains pour tout posséder ce qu’ils ont. Âme y compris…

Le diable n’est plus dans le détail… On le prie encore pour qu’il nous mène au "ciel".

Gaëtan Pelletier

sept. 2014

 

IGuette

 

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Iguette= Il guette

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Arrivera bientôt la montre encore "intelligente" , la IWatch. Avec ça, vous pouvez payer vos comptes.

:-)

On vivra dans un monde de tueries planétaires, crevant de faim, mais sachant l’heure et pouvant payer ses comptes et probablement emprunter avec sa montre. Et ça ne changera en rien l’imbécillité croissante de la petite planète bleue en train d’étouffer, de nous asphyxier lentement, à Gaza, à l’Irak, aux enfants tués dans les guerres et à la déTERRE Iorisation permanente de la race humaine.

Il y a 12,000 ans, on chassait le Mammouth pour survivre. 12,000 ans… C’est court dans les millions d’années de l’histoire d’une petite planète "par hasard" accolée à une étoile en guise de feu de camp pour chauffer la cabane ronde. Maintenant qu’on est au chaud et qu’on dévore du McDo, on dévore également du MAC do… Iphone, IWatch, etc.

Les nouveaux chamans 

On aura une montre et encore des dieux pour s’entre-tuer, parce dans ce cher et périlleux progrès de l’histoire, on aura pour la première fois dans l’humanité été pris dans le filet des miroirs des nouveaux prêtres goebbeliens, sortes  de chamans venus apporter "la bonne nouvelle".

Son porteur recevra différentes notifications, comme des courriels, des textos, des alertes, des avis de réunion, etc., par le biais d’une légère pulsion au poignet. Il pourra répondre à des messages en utilisant les options variables selon le contexte ou par le biais de la reconnaissance vocale. Siri y est également intégrée. Un haut-parleur permettra les appels ou les messages par walkie-talkie. Deux utilisateurs de la montre pourront échanger des dessins en gribouillant sur l’appareil. Les amoureux pourront même faire sentir à l’autre, en direct, les battements de leurs coeurs!

La Apple Watch pourra contrôler l’Apple TV ou encore servir de télécommande pour l’appareil photo du iPhone.

Plusieurs applications bien connues d’iOS seront disponibles sur l’Apple Watch, comme les cartes, la météo, Passbook, Photos, mais la grosseur de l’écran a obligé les designers d’Apple à les adapter et à trouver une nouvelle façon de les contrôler. La montre est donc tactile (elle détecte aussi la force de la pression), mais se contrôle également à l’aide d’une petite roulette semblable à une montre ordinaire, à droite de l’appareil.

La Apple Watch, résistante à l’eau, plaira assurément aux sportifs puisqu’elle pourra mesurer lors d’une activité sportive la distance parcourue, la vitesse de déplacement, l’intensité de l’effort via le rythme cardiaque et le nombre de calories brûlées. Elle apprendra à mieux connaître son porteur pour éventuellement lui proposer des objectifs pour se tenir en forme. Pierre-Olivier Fortin, Le Soleil 

Dans la prochaine version, on pourra sans doute savoir l’heure de sa mort, la raison de sa mort, combien nous devons en mourant et sans doute que votre compte Facebook, quelques minutes plus tard, rédigé une chronique nécrologique automatique. Puisque Facebook engrange tous les renseignements vous concernant, vous ne verrez plus non seulement votre vie défiler devant vous, mais toute la planète le verra. Fini le tunnel de lumière!  Un système automatisé choisira une photo de vous, – la "meilleure", et lancera un avis de décès triste et émouvant.

Tous vos "amis" seront que vous serez morts. Il y en aura deux ou trois qui larmeront en crocodile… Mais, bon! C’est la vie! comme disent les Iricains.

 À l’écoute des Aléoutes 

Le tribus de Sibérie ou celles frontalières à la Chine, nomades, sous la tente, ont maintenant leur antenne parabolique. Alors, vraisemblablement, sans être Nostradamus, ils auront leur IWatch. On pourra même les voir tuer un renne et boire son sang en HD. Mais ça ne s’arrête pas là… Une fois qu’ils seront trop intégrés, on les mettra sous la tutelle des espèces en voie de disparition et on les subventionnera pour qu’ils poursuivent leurs coutumes qui seront une bonne nouvelle pour les gens bien assis devant leur téléviseur: les voyageurs télé.

Mais bon! Avec les réchauffement de la planète, les rennes volants de Noël, il se pourrait que tout cela devienne fabulation et que les sapins deviennent des sapins de plastique en provenance de Chine. Et la neige pourrait être artificielle. D’ailleurs, les rennes n’ont jamais volé et le père Noël non plus. C’est des inventions d’adultes…

Imagine 

Je vous laisse imaginer le reste.

Mais pour une piste, je suis bon pour un coup de pouce.

On se lèvera le matin, plus besoin de regarder la télé: on a été licencié.

Ou alors, le réveille-matin de la montre sonnera. Le travail! Vous le fermez. Il se met en mode alerte.

- Chérie! Chérie! ma montre est brisée.

Vous allez courir chez le réparateur qui ne répare plus rien mais vous en vendra une autre.

En l’ouvrant, tout sourire de votre nouveau gadget, La IWatch 666, vous aurez accès à Facebook et à la nécrologie annonçant la mort de votre amour. Vous l’auriez su en vous retournant dans le lit pour regarder le regard froid de votre amour!

Comme chantait Piaf! "Dieu sépare ce qu’il a uni"

ET STEVE JOB AUSSI!

Gaëtan Pelletier

9:41

10:36

Lunch: darne de saumon  à base de sardines du Chili. Version améliorée 3.347.10.111

8:20

Pouls: 71

Nouvelle de l’heure: un homme meure suite à un accident de travail. La boîte noire de sa montre sera analysée.

etc.

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Au commencement…

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Coucou!

Refroidir SIFCO (25 gifok)

Opération quart monde

Dans une lettre ouverte publiée lundi matin, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, affirme que le régime réglementaire d’approbation doit être revu afin d’accélérer la mise en oeuvre de grands projets comme des pipelines, des mines et des barrages hydroélectriques. Le régime actuel, dit-il, est pris en otage par des groupes «radicaux» qui souhaitent faire obstacle à tout projet d’envergure.
«Ils utilisent du financement fourni par des groupes d’intérêt spéciaux étrangers pour saper les intérêts économiques nationaux du Canada, dénonce le ministre Oliver. Ils attirent des célébrités qui appartiennent au jet-set et dont l’empreinte carbone personnelle est l’une des plus grandes au monde, qui viennent donner des leçons aux Canadiens pour qu’ils ne développement pas nos ressources naturelles.» Cyberpresse

La petite rivière près de chez nous…
Elle était toute petite la rivière. Vint s’installer un jour une polluante petite industrie qui fonctionnait à l’aide de produits chimiques qu’elle déversait dans la rivière. Depuis, plus de poissons… Et je défie quelqu’un d’en manger s’il en trouve. On ne peut pas y puiser l’eau non plus. C’est encore bouillonnant des déchets cloutés au fond.
Les sables bitumineux, c’est ça, mais en plus grand. Vaste, devrions-nous dire…

White Water, Black Gold 

Un documentaire de David Lavallée dans lequel on peut y voir toute l’immondice  de la magie noire et riche des sables bitumineux balafrant la beauté des paysages canadiens. En dehors de « beauté » et « laideur », il y a le fait pratique – très pratique – que l’eau est à la base de nos vies et de notre survie. On peut bien vivre sans pétrole, mais pas s’en eaux.
Dans un entretien avec l’auteur, une jeune journaliste amateur, Émilie P., nous pouvons constater les méfaits à court terme de cet or noir que l’on veut transporter jusqu’en Chine par le biais des États-Unis.
Décidément, les « décideurs » sont ambitieux…
À se demander si nous pouvons encore nous payer – humainement parlant – les coûts de telles entreprises qui sont en train de déchiqueter la Terre, la barbouiller jusqu’à ce qu’on ait une soif à en regretter le bel argent qu’il nous aura rapporté.
Ma petite rivière, ici, est morte. Du moins pour un temps. Un temps dont on ignore la durée.

Entretien avec l’auteur

L’idée maîtresse du film était de suivre une goutte d’eau imaginaire depuis sa source, jusqu’à sa destination finale. J’étais curieux de voir ce que cette goutte d’eau pouvait rencontrer sur son passage et quel sort lui était réservé en fin de parcours. Le départ s’est effectué dans le champ de glace Columbia, sur le mont Snow Dome. Trois ans plus tard et 500 km plus loin, nous nous sommes retrouvés au lac Athabasca en Alberta, en aval de la région des sables bitumineux.

Une autre grande influence sur ma décision d’entamer ce projet de film a été ma rencontre avec un glaciologue de l’université de Calgary sur le glacier Athabasca. Il m’a parlé de la gigantesque industrie qui existe au bout de la rivière du même nom. L’eau pompée par les pétrolières à même les rivières pour extraire les sables bitumineux n’est pas retournée à son lieu d’origine. Heureusement, direz-vous. Pas tout à fait.
Contaminé par des centaines d’ingrédients toxiques, comme de l’arsenic et du mercure, ce liquide est confiné dans d’immenses bassins appelés bassins de décantation (tailing ponds). Ces bassins sont l’élément le plus controversé de l’industrie, car ces lacs toxiques infiltrent les eaux souterraines et fuient par les murs de rétention. Le danger relié aux bassins de l’Alberta est qu’ils sont construits aux abords du fleuve Mackenzie, qui déverse dans l’océan Arctique le contenu du troisième plus grand bassin hydrographique du monde. Lorsqu’on parle de l’eau, peu importe l’endroit où vous vous trouvez en Amérique du Nord, tout est connecté.
(…)

Si l’on tient compte de tous les projets d’exploitation pétrolière à venir, le taux actuel d’utilisation d’eau de la rivière Athabasca est trop élevé. De tels prélèvements ne peuvent être soutenus en raison du volume insuffisant de l’écoulement de la rivière Athabasca. Si on n’adopte pas de mesures préventives sérieuses, arrivera le jour où on manquera d’eau.
De quelle façon cela impacte-t-il la population locale?
J’ai assisté à des rassemblements organisés par des membres des Premières Nations. Ils sont fâchés et s’inquiètent du fait que la contamination des sources d’eau et de la nourriture puisse faire augmenter les problèmes de santé. Les habitants des collectivités du bassin hydrographique de l’Athabasca sont réticents à manger les poissons du lac, les pêches comportant de plus en plus de poissons difformes. Des représentants des communautés autochtones vivant en aval des sables bitumineux estiment que la pollution engendrée est responsable d’un haut taux de cancer et de divers problèmes de santé.

De plus, comme le débit du cours d’eau s’affaiblit, les Premières Nations du nord de l’Alberta n’ont plus accès à une grande partie de leur territoire ancestral impactant du coup leurs moyens de subsistance. Les habitants boivent l’eau de rivières et de sources alimentées par la fonte des glaciers. Ces habitants risquent une grave pénurie due au recul des glaciers.

L’avenir en noir et eau
Le constat actuel, vu la grandeur de la planète, déjà malmenée, est qu’il nous faudra, si l’on veut survivre et en santé, modifier nos stratégies de développements. Oui, il y a des intérêts qualifiés d’étrangers, ou de « radicaux » ( des groupes écologiques), mais dû au fait que nous fonctionnons dans un monde qui n’a plus de compartiments, il est plus sage de modérer ses ardeurs concernant les grands développements.
L’avenir ne serait-il pas plutôt aux petites cellules? Ou aux changements technologiques nouveaux dont les compagnies ne cessent de faire barrage?  Avons-nous le choix?
Le seul qui nous reste, hélas, est celui de la vie… Et l’eau, c’est la vie.
L’échafaudage  du quart-monde
De même, le quart monde (proposé par Joseph Wresinski en 1969) fait référence à cette couche de population la plus défavorisée, ne disposant pas des mêmes droits que les autres, et existant dans tous les pays, qu’ils soient riches ou pauvres. Wikipedia

L’opération quart monde a débuté. Les citoyens sont de plus en plus taxés.  L’accroissement des produits alimentaires, les coûts des logements, les hausses du pétrole, ont finit par résumer ses avoirs.
Le développement continu s’est transformé en pauvreté continue. Le pouvoir d’achat étant de plus en plus déshydraté, la couche sociale de la classe dite moyenne est en train de s’effriter pour donner naissance à un quart monde élargi.
Les salaires et les conditions de travail s’effritent.
Et du citoyen, on attend qu’il consomme dans une industrie qui fertilise les banques avec une technique de plus en plus utilisée : l’obsolescence programmée.
Économie mafieuse, monde du travail en charpie, industrie pharmaceutique douteuse,  le développement à outrance de certaines parties de la planète, l’écart entre les citoyens et les gouvernants,  tout cela nous mène droit au raté du but ultime  de cette vie : l’humain.
Un humain raté et une industrie « florissante » ne peuvent plus coexister au 21e siècle.
Du moins pas dans cette forme.
La culture du quart monde, c’est la culture de la pauvreté et de la maladie.
Nous avons tout les ingrédients du cocktail pour qu’il se « réalise ». (1)
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(1)    Entre 1945 et 1971, les essais nucléaires atmosphériques ont libéré une énergie équivalente à celle de l’explosion de plus de cinq cents mégatonnes de TNT. À partir de 1963, des traités internationaux vont réduire les occurrences de ces essais et les puissances nucléaires vont d’elles-mêmes éviter les tirs atmosphériques pour leurs préférer des tirs souterrains.
L’ensemble de la population mondiale a été exposée aux radionucléides dispersés à la surface du globe par ces essais atmosphériques. Les effets sur la population mondiale restent difficiles à estimer en raison des très faibles doses d’irradiation impliquées (inférieures de plusieurs ordres à la radioactivité naturelle). Wikipedia

(Cancers) Il rappelle que le nombre de cas dans le monde a doublé entre 1975 et 2000. Les experts pensent qu’il pourrait encore doubler entre 2000 et 2020 et même tripler d’ici 2030 avec 20 à 26 millions de nouveaux cas diagnostiqués par an (contre 12 millions en 2007), qui entraineraient le décès de 13 à 17 millions de personnes. En 2030, le nombre de personnes vivant avec la maladie pourrait s’élever à 75 millions. Sables bitumineux, c’est qui le poisson? 



Gaëtan Pelletier

Évangéline

Enregistrée de la diffusion de la Fête Nationale Acadienne, de Dieppe, Nouveau-Brunswick, le 15 août 2012, 22h30, par la Société Radio-Canada ( chaîne française ). Merci beaucoup à Radio Canada. La chanson Évangéline, inspirée du poème épique : « Evangeline, A tale of Acadie », publié en 1847 par Henry W. Longfellow (1807-1882), poète américain, a été mis en chanson par Michel Conte, en 1971.