Systèmes et sociétés

9-février-2010

Avant que la planète ne s’écroule sous cette élitocratie décadente qui volent les terres des pauvres, pillent les peuples, saccagent l’environnement, il faudrait songer à créer une nouvelle société.

Là où une certaine justice sociale aurait sa place.

Système et Société : Pierre JC Allard

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On parle d’une Nouvelle Société, mais qu’est-ce qu’une société ? Une société est un système. Le mot « système » est utilisé dans plusieurs disciplines et revêt des sens si différents, que son emploi peut jeter la confusion. Un système, dans le sens où nous l’entendons ici, est un ensemble d’éléments en interaction ; un système est entièrement défini par ses éléments et les interactions qui constituent son fonctionnement. Il existe une immense variété de systèmes: naturels, artificiels, fermés, ouverts… Votre corps est un système. VOUS êtes un système.

Une société est un système dont les individus sont les éléments et dont les interactions sont des activités de production et d’échange, « échange » incluant ici toute forme de transmission de biens, de services ou d’information, avec ou sans contrepartie, consentie ou imposée. Une société est donc un lieu d’échanges. Échanges d’idées, de connaissances, de sentiments, de bien et services. On y donne, on y prend, on y vend et achète et l’on y troque. On y met aussi en commun les forces et les ressources dont on dispose, ce qui n’est qu’une autre forme d’échange.

Chaque société est un système qui a ses façons de faire, plus ou moins efficaces, plus ou moins satisfaisantes pour ceux qui en sont parties. Efficacité et satisfaction dépendent largement de ce que sont les sociétaires, de leurs valeurs et de ce qu’ils font, mais, si le résultat n’est pas conforme à leurs espoirs, ce sont toujours les façons de faire qui seront blâmées, puisque se sont toujours dans les interactions que les insuffisances se manifestent. Critiquer ces façons de faire, c’est critiquer « le système ».

Le Système est donc vu comme le méchant loup dans la bergerie des citoyens innocents, ce qui est loin d’être faux. Les maux qui nous viennent du Système et ceux dont est responsable la simple nature humaine, cependant, se confondent souvent et la confusion est rarement innocente. Les vicissitudes qui nous viennent de la nature sont ainsi imputées au Système par tous les marchands d’illusions, alors que, pour protéger des intérêts acquis, des problèmes qu’il serait facile de résoudre sont parfois présentés comme des fatalités

C’est la première confusion à éviter quand on parle d’apporter des changements fondamentaux à la société. Or, le loup se déguise en Mère Grand, en Chaperon Rouge et même en descente de lit quand ça l’arrange. Dans la pénombre, l’inverse n’est pas non plus exclu. Il est donc vital de diffuser un signalement précis du Système, car nous sommes désormais bien nombreux à dénoncer le « système » et, à défaut de reconnaître le loup de profil comme de face, on risque de plus en plus de se tirer dessus entre chasseurs.

On risque surtout de tirer en l’air, d’imputer à une société en particulier ce qui est commun à toutes les sociétés et dont il est donc oiseux d’accuser le système qui y prévaut. Ainsi, les sociétés que nous connaissons, y compris celle dans laquelle nous vivons, sont des structures qui ont pris forme spontanément, longtemps avant qu’un intello de service ne décide de les appeler « sociétés » et n’en analyse le fonctionnement. Ces sociétés n’ont donc pas été créées sur plan, pour une finalité, mais se sont développées selon les circonstances. Ce sont des sociétés qu’on pourrait dire « naturelles ».

Les principes de fonctionnement des sociétés naturelles n’ont pas été créés non plus; ils ont simplement été découverts, de même qu’on n’a pas créé, mais qu’on a simplement découvert la Loi de la gravité, celle de la conservation de l’énergie et autres lois de la nature. Il y a longtemps qu’on a découvert les règles qui régissent le fonctionnement des sociétés naturelles: ce sont celles qui découlent de la nature humaine.

Il y a deux principes fondamentaux qui déterminent l’avènement, le fonctionnement et l’évolution des sociétés qui se sont ainsi créées spontanément.

Le premier est que l’ÉGOÏSME EST PARTOUT. Chaque « sociétaire » tente de retirer tout ce qu’il peut de la société en y contribuant le moins possible. Altruisme, dévouement et abnégation peuvent exister dans une société naturelle – surtout quand, comme l’explique Maslow, l’individu, bien repu, cherche des plaisirs plus subtils ou voit son bénéfice au ciel ou ailleurs – mais le comportement prévalent d’une société, celui qui permet de prévoir son fonctionnement, c’est que chacun tire à soi la couverture. Ceci demeure vrai, même si certains mettent à le faire plus d’élégance et moins de malveillance que d’autres.

Le second est que LA FORCE TRIOMPHE TOUJOURS. Au départ, il y a la simple force physique, à laquelle s’ajoute vite celle des armes; ensuite, il y a l’intelligence, à laquelle vient s’ajouter l’information, prenant la forme de la connaissance puis de la formation ; enfin, il y a la richesse, laquelle permet de manier la promesse en plus de la menace. Les circonstances modifient les rapports de force et il faut en tenir compte, mais, dans une situation donnée, le plus fort gagne toujours.

Dans une société idéale, ces principes ne s’appliqueraient pas. Chacun exécuterait avec abnégation et enthousiasme la tâche qui lui est dévolue et l’appartenance au groupe serait joyeusement consentie. C’est la situation qu’on imagine dans un monastère bénédictin. Hélas, les États que l’histoire a connus jusqu’à ce jour n’ont pas été des sociétés idéales. Si on veut que ce soit l’altruisme et la justice qui prévalent, il faut que le système l’impose et il faut d’abord lui montrer à le faire.

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/01-systemes-et-societes/


Espoir

9-février-2010

Ça me dérange parfois
Quand on me dit que ce n’est pas
un gars pour moi
Que lui et moi,dans le fond,
ça ne durera pas
Ça me décourage des fois
Quand on me dit que mes rêves
ne se réaliseront pas
Que mon but dans la vie,
je ne l’atteindrai pas
Ça me dérange souvent
Quand on me dit que j’agis
comme un enfant
Beaucoup trop insouciante
Ça me dérange par moments
Quand je pense que je veux
seulement plaire à mes parents
Et que jamais je n’aurai de 100%
Mais pourquoi me décourager
Et toujours tout laisser passer
Quand la vie est devant moi
Et qu’elle me tend les bras!

Ève Bolieu
2001


Ma mobylette à l’oignon

9-février-2010

Le cheval qui mange la pomme est pareil à l’arbre.
Ramtha, Enseignements choisis
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Dans l’Etat d’Oaxaca, au Sud du Mexique, des multinationales européennes tentent d’implanter de gigantesques fermes éoliennes pour compenser leurs émissions de CO2. Ces projets estampillés écologiques se font au détriment des populations locales et menacent leurs ressources alimentaires. Betina Cruz Velásquez raconte la résistance à ce néocolonialisme vert. Un exemple des dérives du business vert induit par le marché des droits à polluer. Quand le « développement vert » se transforme en néocolonianisme

Les athées qui prient

Il y a le vert Vert : ceux qui luttent contre les abus des gouvernements (gisements bitumineux, etc ), et le vert vert brun, ceux qui en profitent pour nous flibuster par la fibre sensible. Mais à grande échelle…

Et le vert recyclé par les gens au pouvoir comme carte de visite, comme si le X de votre vote était une clef dont ils veulent s’approprier pour entrer dans un parlement… Non prorogé…

Les intentions sont bonnes. En dernier recours, les athées se mettent à prier…

Je me méfie du Vert comme l’église de scientologie…

Les gazés de la bio : pas d’hélicoptère pour les restes  de table

On vient d’annoncer le projet biogaz de Rivière-du-Loup :

Selon M. Trépanier, des études démontrent que 50 % du contenu du bac à ordures est composé de matières organiques. Le mode de cueillette sera étendu à 11 des 12 municipalités de la MRC, excluant l’île Notre-Dame-des-Sept-Douleurs –  «où il aurait été compliqué de cueillir les déchets en hélicoptère», illustre M. Lagacé. C’est donc 33 000 citoyens qui seront mis à contribution. Une analyse des coûts par rapport aux bénéfices de différentes méthodes de collecte est en cours. Déchets transformés en biogaz, Marc Larouche

Je ne sais si vous avez cliqué sur le lien de ce Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, située sur  L’Île-Verte  où habitait le cinéaste Gilles Carle…

62 habitants.

Aller  chercher des restes de tables en hélicoptère…

C’est une idée… En plus, ça pourrait créer un emploi : un pilote. Peut-être deux… Un pilote qui sort de son hélicoptère pour ramasser des déchets, ça ne court pas les airs.

Je me prépare à me trafiquer  une mobylette qui roulera aux gaz-on, ( pelouse), aux pelures de pommes de terre, aux rognures d’oignons, aux cotons de rhubarbe, et peut-être aux feuilles mortes…

Fini les petites tomates-cerise pour madame…

Pour le projet de Rivière-du-Loup, j’ai consulté trois articles du même auteur :

22 novembre : 7.8$ millions

12 janvier :  15$ millions

On a sans doute oublié d’inclure un projet. Ou j’ai mal lu…

Ça  ne vous rappelle pas un certain  centre hospitalier de Montréal ?

Crédits carbone

Le gaz naturel produit pourra servir à chauffer des bâtiments, à produire de l’électricité ou comme carburant pour les véhicules. Dans ce dernier cas, il devra être purifié. «Nous allons nous servir avant tout le monde. Nous entendons convertir nos différents véhicules publics au biogaz», poursuit M. Lagacé. Plus encore, la conversion au biogaz permet d’aller chercher des crédits carbone, d’où un revenu supplémentaire.

Et on précise que cette « production » pourrait faire fonctionner l’usine F.F Soucy…. Qui doit réduire ses dépenses de 15$ millions…. Rationalisaton, F.F. Soucy

Si ce n’était que de rêver à Rivière-du-Loup, ça pourrait aller… Sauf que l’on est déjà en branlebas à Montréal pour ce genre d’opération : la course aux restes de tables, et tout ce qui peut se gazéifier.

J’ai bien dit « crédits carbone », car l’expression revient sans cesse. Ce concept vaporeux,  quasiment devenu une nouvelle pollution pour l’esprit. Et plus encore… À la fin, ce nouveau « moyen d’extorsion », est encore un revenu pour la classe spécialisée dans l’investissement et la bastonna de de paysans de sociétés peu ou mal organisées.

Si, ici, nous sommes bien organisés et avons le luxe de crier « Bingo » pour les niaises  opérations de charme, il n’en est pas de même dans les pays pauvres, ou le travailleur n’a pas de réel choix.

Manger pour demeurer en vie est différent de ne plus savoir que faire de ses restes de tables…

L’expérience mexicaine

Dans  Les hypothèques de tous les zapotèques , je faisais référence à cette nouvelle forme d’esclavage et de viol des terres, au nom du « vert » pour la nouvelle « devise » du crédit-carbone.

Ces entreprises, en collusion avec le gouvernement mexicain, manipulent les pauvres, pour la plupart des Indiens non-hispanophones de ma communauté, pour qu’ils signent des contrats de location. Ces contrats signifient en réalité l’abandon de leurs terres pour 30 ans. Un abandon compensé par des sommes ridiculement basses : les propriétaires Indiens reçoivent 150 pesos (environ huit euros) par hectare et par an. Ils reçoivent également un versement unique de 1000 pesos (environ 50 euros) quand ils signent le contrat. Ces accords ont été présentés à notre peuple en espagnol, alors que dans la plupart des cas les gens ne parlent que le zapotèque.

Ces accords sont également trompeurs parce que les firmes ont promis que les propriétaires pourraient continuer à cultiver leurs terres. Mais le contrat inclut comme restriction que les cultures de plus de deux mètres ne peuvent être plantées. Or le maïs peut pousser plus haut. De leur côté, les firmes n’ont aucune restriction dans leur utilisation de la terre. Les baux sont de 30 ans, mais ils peuvent être automatiquement renouvelés pour 30 années. Et seules les firmes peuvent mettre fin au contrat. Néocolonianisme et développement durable

Il s’agit d’éoliennes… Une autre « idée verte » ,  gérée par de grandes firmes qui n’ont pas de pays, mais bien des pauvres à soudoyer.

Et revoilà le roulement de tambour du CO2  et du crédit-carbone.

Ce projet s’intègre dans le marché des droits d’émissions de CO2 et peut générer des « crédits réduction certifiée des émissions ». Il bénéficiera ainsi de la vente de crédits carbone « d’une quantité totale de 600 000 tonnes d’émissions de CO2 évitées par an ».

Mais pas le droit de faire pousser des plantes de plus de deux mètres… Le maïs…

Les deux solitudes

Un peu insolite que dans certaines parties du monde on vend du gaz pour manger et que dans les sociétés « développées »  on vend ses restes de table pour faire du gaz. Et que les pauvres éparpillés finissent par se rejoindre dans un même et vaste projet : faire rouler une voiture,  une économie. Une économie pour qui?  Je vous laisse trouver la réponse…

J’ai comme l’impression que l’on cherche à calfeutrer le Titanic avec du chewing-gum. Car si quelqu’un s’attardait à nous fournir les vrais chiffres de la rentabilité finale de telles opérations, je crains que la balance du crédit et du débit se mette à trembler comme un épileptique sur une table d’acier.

Je ne suis pas économiste, mais si l’on calcule le développement accéléré de la Chine, de l’Inde, de l’Amérique latine, et de d’autres pays,  la faim de goûter aux excès – ajoutée aux malheurs des excès – indissociables  de la corruption encore plus boulimique,  de la complexité des relations État-Affaires, non seulement nous n’avons pas le temps de sortir du bois, mais il n’y aura plus de bois…

Mais moi je vais continuer de rouler en mobylette…

Comme dirait le gars de la voirie : ça ne tient pas  la route.

Ce que nous consommons n’est rien. C’est ce que l’on va consommer qui s’annonce  dangereux. Plus on alimentera la machine à consommer, plus elle aura besoin de …besoins. Mais, encore plus, de désirs…

Vivre de bateaux morts

Le plus bel exemple de recyclage est au Bengladesh.  Chittagong est le plus grand cimetière à bateaux au monde. Des pétroliers, des cargos et des paquebots aux dimensions titanesques sont échoués à perte de vue, d’un côté et de l’autre de la plage.

1$ par jour

Pas de gants, pas de souliers

1 blessé grave par jour

1 mort par semaine


Pourquoi cet exemple? Parce que cette industrie de l’acier est importante pour le pays.

On ne parle pas de restes de table… On brasse de grosses affaires :

Les informations ci-dessus sont basées sur les données de Fairplay weekly sales.
Fairplay signale que 469 navires ont étés vendus pour la casse entre le 1er mai 2001 et le 1er mai 2002. Ils ont été vendus pour un montant total de 936 millions de dollars. Les compagnies maritimes ont reçu un prix moyen de 2 millions de dollars par bateau vendu pour la casse. Le prix le plus bas payé pour un navire vendu pour la casse répertorié par Fairplay est de 0,15 million de dollars, le plus haut s’élève à 10,99 millions de dollars.

Fairplay ne couvre pas toutes les affaires de mise à la casse. Les ventes à la Turquie ne sont pour ainsi dire pas répertoriées. En plus des 80 vaisseaux vendus au Bangladesh (d’après Fairplay) 49 autres ont trouvé leur chemin vers ces plages (d’après les informations de l’association des casseurs du Bangladesh.). Le montant réel est donc probablement très supérieur à 936 millions de dollars et beaucoup plus élevé qu’un million de dollars. Greenpeace

On achète, on démantèle. Mais les coûts sociaux ne sont pas inventoriés – surtout à long terme – dans ces opérations. L’organisation, hélas!,  n’a aucune réglementation, n’offre aucuns avantages sociaux.

Pour nous : les restes de table

Pour le reste : les nègres  a- colores  couleur   de la mondialisation s’en occuperont.

Le poivre de Cayenne  rose

On peut bien nous jeter du « vert » aux yeux, mais dans une économie basée sur la « croissance ( limitless) », ce mouvement vert  ne sert  que trop souvent  à créer des Lazare et des clones de Lazare.  Voilà une file d’aveugles qui vous montrent le chemin de la réussite…

Au bout de la chaîne, le produit final se confond parfois à la victime.

Ce qui me rappelle la période pendant laquelle, enfant, j’ai passé un hiver en Abitibi dans un camp de bûcherons. Mon père était cuisinier. Après  chaque repas, il lançait les restes de table sur la neige à – 15 degrés.   Il en sortait un fumet étrange et quelques vapeurs qui dansaient dans l’air pour nourrir le cochon.

Je me suis longtemps demandé où était passé le cochon. Je dois me promener avec quelques atomes résiduels  de cochons de l’Abitibi depuis…

J’ai une grande méfiance envers les  cuisiniers de la mondialisation.

Plusieurs études sur les éoliennes[65] montrent que le nombre d’oiseaux tués par les éoliennes est négligeable par rapport au nombre qui meurt en raison d’autres activités humaines. Par exemple, au Royaume-Uni, où il y a quelques centaines d’éoliennes, il y a environ chaque année un oiseau tué par une éolienne et 10 millions par les voitures.

Wiki, Énergie Éolienne

Tiens! On fait des rapports en s’intéressant aux oiseaux.

Pas d’humains  en vue. Rien que des oiseaux…

Mais si les humains volaient, on continuerait de planter des éoliennes, consciencieux de compter les victimes.

Mais comme le dit la réplique d’un film : « Faut pas pleurer! ».

Non. Dans trois ans je roulerai à mobylette mue à l’oignon…

Politicien, déguisé par humilité, distribuant des subventions


Les flammes de l’enfer pédagogique

8-février-2010

Le texte est de Raymond Poulin. Envoyé par une enseignante Wallonne. Comme quoi, on se répand… un peu partout dans le monde.

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COMPÉTENCES VÉRITÉ BIBLIQUE

En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu’il fut assis, les douze vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit : « Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient. Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés. Bienheureux les doux car ils possèderont la terre. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice car ils seront rassasiés. Bienheureux les miséricordieux car ils recevront la miséricorde. Bienheureux ceux qui ont le coeur pur car ils contempleront Dieu. Bienheureux les pacificateurs, car ils seront appelés enfants de Dieu. Bienheureux ceux qui seront persécutés pour avoir choisi la juste cause, Car le royaume de Dieu leur appartient. »

Alors Simon Pierre dit : « Est-ce qu’on doit apprendre tout ça ? » Et André dit : « Est-ce qu’il fallait l’écrire ? » Et Philippe dit : « J’ai pas de feuille. » Et Jean dit : « Les autres disciples n’ont pas eu à l’apprendre, eux ! » Et Barthélemy dit : « Est-ce qu’on l’aura en devoir  ? » Et Jacques dit : « Est-ce qu’on sera interrogé sur tout ? » Et Marc dit : « Ça sera noté ? » Et Mathieu quitta la montagne sans attendre et dit : « Je peux aller aux toilettes ? » Et Simon le zélote dit : « Quand est-ce qu’on mange ? » Et Jude dit enfin : « Vous avez dit quoi après pauvres… ? »

Alors un grand prêtre du temple s’approcha de Jésus et dit : « Quelle était ta problématique ? Quels étaient tes objectifs et les savoir-faire mis en œuvre ? Pourquoi ne pas avoir mis les disciples en activité de groupe ? Pourquoi cette pédagogie frontale ? »

Alors Jésus s’assit et pleura.

Transmis par une enseignante wallonne, Marie-Luce Bastin. Comme quoi la pédagocratie n’est pas appréciée là non plus..


H1N1: témoignage d’arrestation

7-février-2010

Bonjour,

Je me présente, je m’appelle Brice Lahy, j’ai 23 ans et je suis du lion d’Angers, en France.

Je vous contacte suite à une arrestation que j’ai subi dans la journée du 16/01/2010 (samedi) pendant mon sommeil, par la gendarmerie nationale (une bonne vingtaine de gendarmes), sans compter les voitures qui ont bloqué l’accès aux routes pour éviter que les médias ne viennent (motif qu’ils m’ont donné un peu plus tard vu qu’ils avaient été informé de l’histoire).

Je vous explique l’affaire, j’ai reçu ma convocation vendredi 15 janvier 2010 pour aller me faire vacciner contre le AH1N1 (pseudo pandémie). Je suis totalement contre… J’ai donc décidé que j’allais écrire (au marqueur) ce que je pense de leur vaccin et de leur méthode ! Et ce, sur leur bon de vaccination !

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Je précise donc que je me suis exprimé avec mes mots à moi et que certains sont assez directs (quelques insultes). J’explique très bien que si Madame Bachelot voulait que je me fasse vacciner il faudrait qu’elle me fasse une fellation. Et que même si elle le faisait, je ne suis pas du bétail ou un cobaye de l’État !

(Désolé, mais avec tout ce que je lis sur le web, les magazines (Nexus, etc)… ça ne me donne pas spécialement envie de mâcher mes mots). J’explique aussi que je ne suis pas un mouton, et que leur pseudo pandémie, il peuvent se la mettre dans le cul, leur lobotomie médiatique n’a pas fonctionné sur moi !

J’ai aussi parlé de leur bêtise d’expérimentation sur les animaux, qui en ont tué plus d’un (singes, furet etc…), et j’ai dit que les firmes pharmaceutiques comme Baxter peuvent s’assoir sur ma participation !!

Par la suite avec un esprit assez mal placé, à côté de la signature de Madame Bachelot, fut écrit un petit « salope » ! Et j’ai également indiqué à côté du logo République française, où il est écrit Liberté, égalité, Fraternité ! « MON CUL ! » tout en signant ma bêtise…

Donc, par la suite, (il était assez tard, 3h00 du matin et j’étais un peu alcoolisé), je suis allé l’accrocher sur la porte d’entrée du centre de vaccination du du lion d’Angers (commune où j’habite) et j’ai écris en grand, en scotch marron assez large, sur les vitres énormes de ce centre « AH1N1 MA BITE !! JE NE SUIS PAS DU BÉTAIL »

Et je suis reparti en rigolant de ma bêtise en pensant que ça les aurait embêté, mais sans plus… Donc j’arrive chez moi, je fais un petit dodo de quelques heures et je me réveille à 9h ! un amis qui habite en face du centre de vaccination m’appelle pour me dire que le service scientifique de la gendarmerie est en train prendre les empreinte sur les vitres et que ça a foutu un assez gros bordel ! Que le maire de la ville n’a pas trop aimé…

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Je me dis « ah oui quand même » tout en rigolant en me disant qu’au pire, j’aurais une petite convocation à la gendarmerie pour l’expliquer ! Je retourne me coucher, et là, par surprise vers 14h-15h je suis réveillé par 8 gendarmes armés jusqu’aux dents, dans mon lit…

Ils me disent que je suis placé en garde à vue pour dégradation de bien appartenant a l’État, outrage à personne représentant l’autorité publique etc…. Je m’habille, je suis menotté, la perquisition commence (pour les crayons qui m’ont servi à écrire ma lettre et un rouleau de scotch que j’avais fini sur place dans la nuit ! mais aussi la lettre de ma convocation qui était dans la poubelle !)

On descend d’un étage pour rejoindre la porte de sortie, et là je vois encore plus de gendarmes (4 ou 5), dans ma salle de manger avec l’équipe canine pour mon chien (je précise que j’ai un chien de petite taille gentil comme tout). Nous sortons et là re-surprise ! Je vois que ma maison est encerclée de voitures de gendarmes jusqu’à la route à côté de chez moi ! Je leur demande si je suis un terroriste ? S’ils avaient vraiment besoin de bouger avec autant de moyens juste pour ça ? Je ne vous dis pas la tête de mes voisins quand ils m’ont vu sortir menotté, entouré de je ne sais combien de gendarmes !

Nous allons donc jusqu’à la route, rejoindre une de leur voiture, et je vois qu’ils ont bloqué les routes !! Soit disant pour empêcher les médias de venir ! Un gendarme a expliqué à ma mère qu’elle n’aurait surement pas aimé me voir, même sur France 3. Ma mère leur a clairement dit qu’elle aurait préféré au contraire ! (je lui avais expliqué ce que que j’avais fait le matin même avant d’aller me recoucher)

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Voilà donc pour la petite histoire de l’arrestation… je pense que ça pourrait les embêter de savoir que ça fait du bruit. Je trouve quand même que dans un pays où la liberté, l’égalité et la fraternité sont de rigueur (on peut toujours rêver)… que je sois arrêté comme une personne qui ai tué quelqu’un… Je suis resté chez les gendarmes une bonne dizaine d’heures dont la moitié en cellule, pour le simple fait d’avoir dit ce que je pensais… je me disais que ça aurait plus d’impact que si je laissais un commentaire sur une vidéo sur internet…

Je vous souhaite une bonne journée ! ou soirée !


Monsanto: paysans et suicides

7-février-2010

Andrew Malone a rencontré les proches de Shankara Mandaukar, un cultivateur indien qui a choisi de mettre fin à ses jours, incapable de rembourser les dettes qu’il avait souscrites pour acheter des semences OGM. Certains estiment à 125 000 le nombre de paysans indiens qui auraient choisis eux aussi de mettre fin à leurs jours. Récolte après récolte, en raison des aléas climatiques mais également du rendement inférieur à ce que promettaient les vendeurs de semences, le fardeau de la dette accumulée a acculé ces hommes au désespoir.

Lorsque le Prince Charles a affirmé que des milliers de paysans indiens se suicidaient après avoir utilisé des OGM, il lui fut reproché de jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore pire que ce que l’on craignait.

Par Andrew Malone, Daily Mail, 3 novembre 2008

Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient contre leur mère, tandis que les amis et voisins préparaient le corps de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol craquelé et nu des champ derrière leur maison.

Tandis que les flammes consumaient le cadavre, l’avenir qui attend Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie meilleure grâce au boom économique que connaît l’Inde, ce qui les attend, c’est un travail d’esclave pour quelques centimes par jours. Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres, parmi les pauvres.

Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il s’est suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.

Dans l’incapacité de payer l’équivalent de deux années de revenus, il était désespéré et ne voyait plus aucune issue

Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu’il avait laissées lorsqu’il se tordait, agonisant. D’autres paysans avaient regardé – sachant par expérience que toute intervention serait vaine – plié en deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.

Gémissant, il avait rampé jusque sur un banc devant sa petite maison située à 180 km de Nagpur en Inde Centrale. Une heure plus tard, tout son cessa et sa respiration s’est arrêtée. A 5 heures, ce dimanche la vie de Shandakar Mandaukar avait cessé.

Alors que les voisins se rassemblaient pour prier devant la maison familiale, Nirmanan Mandaukar, 50 ans, leur raconta comment elle était revenue précipitamment des champs pour trouver son mari mort. « C’était un mari aimant et attentionné » dit elle en pleurant. « Mais il n’en pouvait plus. L’angoisse psychologique était trop forte. Nous avons tout perdu. »

La récole de Shankara a été mauvaise deux fois. Bien sûr la famine et les épidémies font partie de la vieille histoire de l’Inde. Mais la mort de ce paysan respecté est due à quelque chose de bien plus moderne et sinistre : les plantes modifiées génétiquement.

On a promis à Shandakar comme à des millions d’autres paysans comme lui, des récoltes et des rentrées d’argent incroyables, s’il passait de la culture de semences traditionnelles à la culture de semences GM. Séduit par ces promesses de richesses futures, il a emprunté l’argent afin d’acheter des semences transgéniques. Mais les récoltes ne furent pas au rendez-vous et il se retrouva dans la spirale de l’endettement et sans revenu.

Shankara n’est qu’un de ces fermiers – on estime leur nombre à 125 000 – à se suicider à cause de cette offensive brutale qui utilise l’Inde comme champ d’essais pour OGM.

Cette crise appelée « Génocide OGM » par les militants a reçu un coup de projecteur lorsque récemment, le Prince Charles affirma que la question des OGM était « une question morale mondiale » et que le moment de mettre une fin à son avancée inexorable était venu.

S’adressant par vidéo à une conférence qui se tenait dans la capitale indienne New Delhi, il provoqua la colère des dirigeants des biotechnologies et de certains politiciens en condamnant « le taux vraiment effroyable et tragique de suicides chez les petits paysans indiens ayant pour cause… l’échec de nombreuses variétés d’OGM ».

En face du Prince, on trouve de puissants lobbyistes pro-OGM et des homme politiques importants qui prétendent que les plantes modifiées génétiquement ont transformé l’agriculture indienne en donnant des rendements plus élevés que jamais. Le reste du monde devrait choisir « l’avenir » et suivre cet exemple.

Alors qui dit la vérité ? Pour le savoir, je suis allé dans la « ceinture des suicides », dans l’état de Maharashtra.

Ce que j’ai découvert est extrêmement dérangeant et a de profondes implications pour les pays – y compris la Grande-Bretagne – où l’on débat pour savoir si on autorise ou pas la culture de semences manipulées par des scientifiques pour contourner les lois de la nature

Car même les chiffres officiels du Ministère Indien de l’Agriculture confirment que, dans un contexte de crise humanitaire immense, plus de 1000 paysans se suicident chaque mois.

Des petites gens de zones rurales, qui meurent dans une lente agonie. La plupart ingurgite de l’insecticide – une substance bon marché dont on leur avait pourtant promis lorsqu’ils furent obligés de cultiver des plantes GM coûteuses, qu’ils n’en auraient plus besoin.

Il apparaît qu’ils sont très nombreux à être endettés massivement auprès des prêteurs de fonds locaux, après avoir sur-empruntés pour acheter les semences OGM.

Pour les pro-OGM, les vraies raisons de ce chiffre épouvantable sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses et le « désespoir agraire ».

Mais comme j’ai pu le découvrir lors de mon voyage de 4 jours dans l’épicentre de la catastrophe, ce n’est qu’une partie de l’histoire.

Dans un petit village que je visitais, 18 paysans s’étaient suicidés après avoir été engloutis dans les dettes dues aux OGM. Dans certains cas, les femmes ont repris le ferme de leur mari défunt, mais pour finalement se suicider elles-mêmes.

Latta Ramesh, 38 ans but de l’insecticide, après une mauvaise récolte – deux ans après que son mari ne disparaisse lorsque les dettes OGM étaient devenues trop importantes. Elle a laissé un fils de 10 ans, Rashan, confié à des parents. La tante de la défunte, assise sans énergie à l’ombre près des champs, raconte « qu’il pleure lorsqu’il pense à sa mère ».

Village après village, des familles me racontent comment elles se sont endettées après qu’on les ait convaincues d’acheter des semences GM au lieu des semences de coton traditionnelles. La différence de prix est vertigineuse : 15 euros pour 100 grammes de semences OGM, par rapport à moins de 15 euros pour 100 kilos fois de semences traditionnelles

Mais les vendeurs ainsi que les représentants du gouvernement avaient promis aux paysans qu’il s’agissait de « semences magiques » avec de meilleurs plantes, sans parasites ni insectes.

En fait, dans une tentative pour promouvoir l’adoption des semences OGM, les variétés traditionnelles ont été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales.

Les autorités avaient un intérêt matériel dans la promotion de cette nouvelle biotechnologie. En essayant désespérément d’échapper à l’extrême pauvreté des années qui succédèrent à l’indépendance, le gouvernement avait accepté d’autoriser les nouveaux géants des biotechnologies comme le numéro un du marché, l’états-unien Monsanto à vendre leur nouvelles créations semencières

Déjà dans les années 80 et 90, l’Inde qui avait autorisé l’accès au marché du second pays le plus peuplé de la planète avec plus d’un milliard d’habitants, s’était vu garantir en contre-partie des crédits du fond Monétaire International, ce qui l’a aidé à lancé une révolution économique

Mais si des villes comme Mumbay et Delhi ont vécu un boum économique, la vie des paysans est retombée dans une période sombre.

Bien que la surface indienne plantée en OGM ait doublé en 2 ans – passant à 17 millions d’ha – pour de nombreux paysans, le prix à payer est terrible.

Les semences de coton GM, garanties protégées contre les parasites, se sont révélées ne pas être les semences magiques promises, mais ont été infestées par le vers de la capsule, un parasite vorace.

On n’avait pas prévenu les paysans non plus que ces variétés nécessitaient deux plus d’eau. C’est ce qui a fait la différence entre la vie et la mort. Avec l’absence de pluie, ces deux dernières années, les plantes GM ont tout simplement séché et sont mortes, laissant les paysans paralysés par les dettes et sans moyen pour les rembourser.

Comme l’argent a été emprunté à des prêteurs locaux à des taux d’usuriers, des centaines de milliers de petits paysans se sont vus perdre leurs terres lorsque les semences coûteuses ont été un échec.

Dans le passé, lorsqu’une récolte était mauvaise, les paysans pouvaient toujours conserver des graines et les replanter l’année suivante.

Par contre cela n’est pas possible avec les semences GM qui contiennent la technologie « Terminator », ce qui signifie qu’elles ont été modifiées génétiquement afin que la plante ne puisse plus produire de semences viables.

De ce fait, les paysans doivent chaque année acheter de nouvelles semences au même prix exorbitant. Pour certains il s’agit là aussi de la différence entre la vie et la mort.

Prenez le cas de Suresh Bhalasa, un autre paysan qui était incinéré cette semaine, laissant derrière lui une femme et deux enfants.

Lorsque la nuit fut tombée après la cérémonie et que les voisins se regroupèrent dehors, tandis que les vaches sacrées étaient ramenées des champs, il ne faisait aucun doute pour sa famille que tous les ennuis avaient commencé au moment où on les avait encouragés à acheter du coton Bt, une plante modifiée génétiquement par Monsanto.

« Nous sommes ruinés maintenant » dit la femme du défunt, âgée de 38 ans. « Nous avons acheté 100 grammes de coton Bt. Notre récolte a été mauvaise deux fois. Mon mari est devenu dépressif. Il est parti dans les champs, s’est allongé et a bu de l’insecticide. »

Les villageois le mirent sur un rickshaw et se dirigèrent sur des chemins ruraux cahoteux, vers l’hôpital. Alors que sa famille et les voisins s’amassaient dans la maison pour lui rendre un dernier hommage, elle racontait : « Il a crié qu’il avait pris de l’insecticide et qu’il était désolé ».

Interrogée pour savoir si le défunt était un ivrogne ou souffrait de « problèmes sociaux » comme l’affirment les responsables pro-OGM, cette assemblée calme et digne explosa de colère. Un des frères du défunt nous expliqua « Non ! Non ! Suresh était un brave homme. Il envoyait ses enfants à l’école et payait ses impôts ».

« Ce sont ces semences magiques qui l’ont étranglé. Ils nous vendent ces semences en nous disant qu’elles n’ont plus besoin de pesticides coûteux, mais ce n’est pas vrai. Nous devons acheter les mêmes semences aux mêmes compagnies chaque année. Ca nous tue. S’il vous plait, dites au monde ce qui se passe ici. »

Monsanto a reconnu que la croissance de la dette était « un facteur de cette tragédie ». Mais, en pointant sur le fait que la production de coton avait doublé ces 7 dernières années, un porte-parole ajoutait qu’il y a d’autres raisons pour la crise récente, comme « des pluies au mauvais moment » ou des sécheresses, soulignant que les suicides avaient toujours fait partie de la vie de l’Inde rurale.

Les responsables soulignaient aussi le fait que de nombreuses études d’opinions montraient que les paysans indiens voulaient des semences GM – sans aucun doute encouragés qu’ils sont par des stratégies de marketing agressive

Durant le cours de mes enquêtes au Maharashtra, je rencontrai trois observateurs « indépendants » parcourant les villages pour se renseigner sur les suicides. Ils insistèrent sur le fait que les semences GM n’étaient que 50% plus chères – mais admettaient plus tard que la différence était de 1000%.

(Un porte-parole de Monsanto insistait ensuite, affirmant que leurs semences ne coûtaient que le double du prix « officiel » des semences traditionnelles, mais admettait que la différence pouvait être beaucoup plus grande, si les semences traditionnelles étaient vendues par des marchands « sans scrupules » qui vendent souvent aussi de « fausses » semences GM qui sont sujettes aux maladies.)

Alors qu’il y des rumeurs comme quoi le gouvernement proposerait de façon imminente des compensations pour stoper la vague de suicides, de nombreux paysans disaient qu’ils ont un besoin désespéré de toute forme d’assistance. « Nous voulons juste nous sortir de nos problèmes. Nous voulons de l’aide pour que plus aucun d’entre nous ne doive mourir ».

Le Prince Charles était si frappé par la détresse des paysans qui se sont suicidés qu’il a lancé une association caritative, la Fondation Bhumi Vaardan, pour aider ceux qui sont touchés et afin de promouvoir des plantes biologiques indiennes au lieu des OGM.

Les paysans indiens commencent aussi à se battre. Alors qu’ils ont pris en hôtage des distributeurs de semences et organisé des protestations de masse, un gouvernement attaque Monsanto en justice à cause du prix exorbitant de ses semenes.

Tout cela arrive trop tard pour Shandakar Mandaukar qui devait 80 000 roupies (1 500 euros) lorsqu’il s’est suicidé. « Je lui ai dit que nous pouvons survivre » nous dit sa veuve, ses deux enfants toujours à ses côtés, alors que la nuit tombe. « Je lui ai dit qu’on trouverait un moyen de s’en sortir. Il a juste répondu qu’il valait mieux qu’il meure ».

Mais la dette ne meurt pas avec lui : à moins qu’elle ne trouve un moyen de la rembourser, elle ne pourra plus payer l’éducation des enfants. Ils vont perdre leur terre et rejoindre les hordes que l’ont voit mendier par milliers, le long des routes de ce pays immense et chaotique.

Il est cruel de voir que ce sont les jeunes qui souffrent le plus de ce « génocide OGM », cette même génération censée pouvoir sortir de cette vie dure et miséreuse, grâce aux « semences magiques ».

Ici, dans la ceinture indienne des suicides, le coût de l’avenir modifié génétiquement est meurtrièrement élevé.

Publication originale Daily Mail, traduction Les Amis de la Terre

Source: http://www.m.leray.over-blog.com/article-24494119.html


Enseignement : la pédagocratie

6-février-2010

Mais jusqu’à présent, elle parlait «d’un maximum de 200 journées dont au moins 180 doivent être consacrées aux services éducatifs». Maintenant, selon le projet de règlement inscrit cette semaine à la Gazette officielle – qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain -, on propose de calculer le régime en heures, «entre 846 et 940 heures consacrées aux services éducatifs», réparties entre 180 à 200 jours de classe à temps complet comportant chacun 5 heures de services éducatifs au primaire et au secondaire et un peu moins de quatre heures et trois quart à la maternelle.  . Cyberpresse, Marie-Claude Lortie

Je viens tout droit de l’école. J’y ai enseigné pendant longtemps. Mais j’en suis sorti tout croche…  J’y suis sorti au moment où l’on exigeait 40 heures ( ou 35?) de présence à l’école.

Mais j’en travaillais au moins 50, parfois 60, étirant les soirées, par plaisir à bricoler  des exercices pour les élèves… Afin de  calfeutrer les programmes et les « idées »  du MEQ…

Pour ceux qui ont la passion de l’enseignement, il est difficile d’accepter  de se faire autant esclavager par une technocratie aussi nombriliste et décharnée. Les « visionnaires » aveugles du ministère auraient intérêt à aller se planter les jambes jusqu’aux genoux pour avoir un aperçu de la RÉALITÉ.

La façon de faire du MEQ a un air de flibustiers avec deux bandeaux noirs. Désolé. L’apprentissage, c’est comme le pain : plus c’est simple, plus c’est efficace. Même si on fabrique 50 sortes de four, le pain vient de la qualité de la farine, de la levure, et du pétrissage… Et d’un dosage adéquat.

Le scalpel

Étant donné que le « client » a été charcuté par les « Dr » du ministère, on ne peut pas le « reconstruire  » en ajoutant du scalpel. Secondes, minutes, heures, ne change  rien au temps. Le problème des grandes difficultés vient du ministère lui-même et de la structure organisationnelle des écoles qui a emprunté le moule de la « qualité totale », si chère à l’industrie. Qui ne fait pas mieux en fin de compte…

En charnellisant cette matière brute, qu’est l’humain, – autant du côté du « client que du prof » –  on l’a désâmée en même temps.

Si la nature a horreur du vide, le ministère devrait avoir horreur de lui-même.

Mais non… On en rajoute.

Terminator

La robotisation de l’enseignant – sa « mise de côté décisionnelle » – a fini par déplacer la compétence et à en faire un concept abstrait « manipulable » seulement par les gradés des tours à bureaux.

C’est la lutte entre la robotisation d’acier et l’humain…

On crache sang et eau pour enseigner.

Une guerre contre la machine.

Non seulement on ne connaît rien de l’élève, mais on ne connaît rien de l’enseignant : on les confond avec les atrophiés du ministère. Ils les pensent semblable à eux : hautains, contrôlant, insipides, et d’un cœur de chiffres.

Le contrat à venir

On ne parle pas trop de la convention à venir. On devrait… 1% par an. Avec des chaînes…

J’ai deux enfants détenteurs de maîtrises. Deux enseignants. J’ai tenté de les dissuader, mais ils y tiennent vraiment.

Une caissière à la SAQ gagne 25$ l’heure. Quand on connaît les conditions d’embauche  des enseignants – plus loués qu’engagés – c’est à se demander si on ne devrait pas devenir conseiller en vins au lieu d’écouter de vains conseillers.

La « pédagocratie » est en train de tuer un des métiers les plus extraordinaires du monde. Si ce n’était que de cela… Non… On assassine des générations.

Le MEQ – et son fonctionnariat à mobilité réduite – n’a même pas eu l’humilité de se questionner sur ses méthodes.

Tous les enseignants savent que les méthodes pourraient être simplifiés et efficaces.  Les organisations revues et corrigées…

Non.

C’est le statut Q haut…  Plus c’est compliqué, plus on a raison.

Si les enseignants n’y comprennent rien, comment voulez-vous que les « apprenants » y comprennent quelque chose?

Comment régler un problème quand l’énoncé du problème est incompréhensible au départ?

Quant au pouvoir des directeurs, des conseillers pédagogiques souvent bouche-bée devant ce savantissime de micas, tous les enseignants le savent…

Le risque?

L’habitude de la nouvelle génération à genoux devant ces nouvelles normes.

Connaissances et compétences?

Compter les feuilles de l’arbre pour l’expliquer…


LE SECRET DE RENÉ HOMIER-ROY

6-février-2010

Pause Caramilk

Je ne veux pas me moquer des pauses Kit-Kat de Monsieur Lagacé, sauf qu’il faut que je trouve moi-même ma voix.

Je vous fais donc découvrir aujourd’hui un René Homier-Roy. Il ne s’adonne pas seulement au cinéma, aux entrevues; il a un passe-temps.

Même qu’il est sur You-Tube.

Sous un faux nom, on dirait.


SCANDALES MONTRÉAL VS BAS-DU-FLEUVE

5-février-2010

Les sales secrets de l’administration Tremblay

C’est, en gros, ce que Benoit Labonté s’est dit. Une belle vengeance. Pourtant, lorsqu’il était le bras droit de Louise Harel, il s’est bien gardé de dénoncer ce système qui l’avait si bien servi.

Hier, dans une entrevue-fleuve accordée à Radio-Canada, Benoit Labonté s’est vidé le coeur. Il ne s’est pas enfargé dans la langue de bois pour qualifier la corruption à Montréal: cancer avec multiples métastases, gangrène, système mafieux. Et pas juste à Montréal, a-t-il ajouté, mais aussi «autour du gouvernement du Québec» Cyberpresse

MONTRÉAL

PAYSAN


LES CRAVATÉS DE LA FRAUDE

5-février-2010
Source : ZeblogMagestNet

Source : ZeblogMagestNet

Les criminels en cravate sont-ils plus nombreux qu’auparavant? Chose certaine, les crimes financiers retiennent l’attention des médias et du public plus que jamais. En entrevue avec La Presse, le psychiatre Robert Hare, auteur de Snakes in Suits: When Psychopaths Go to Work, dévoile des détails troublants sur la psychologie des fraudeurs.

Q: Existe-t-il un profil type du criminel financier?

R: Ils sont tous différents, mais il y a certaines caractéristiques communes, les mêmes qu’on trouve chez d’autres criminels. Un certain égoïsme, un souci de son propre bien-être au détriment de celui des autres, un sentiment qu’on mérite les choses. Le criminel en cravate a le sentiment qu’il est correct d’enfreindre la loi pour satisfaire ses propres besoins. Cyberpresse

Du cou au nombril

J’étais en train de regarder une feuille, l’autre jour… D’un vert comme une feuille de tomatier après la pluie. Sauf qu’elle a bougé. Alors, j’ai vu que c’était un insecte semi-volant, semi-terrien aussi bien camouflé que Dick Cheney derrière son gros poste. Tel un tireur d’élite la face barbouillée en coloris délirant et qui font crochir l’œil.

Les cravatés la portent pour se montrer normaux. Comme des soldats du régiment des conformistes qui ont des petits postes, de grands postes, et qui deviennent post…

Après.

Après tous les dommages.

Une telle apparence de normalité est un semis de doutes.

Ils portent une cravate pour joindre le cou et le nombril.

Quelques célèbres…

Thérèse Humbert (1856-1918)

D’origine paysanne, cette femme mariée avec le fils d’un ministre de la IIIe République française fait croire qu’elle a touché un énorme héritage. Grâce à ses dires, elle obtient des prêts, gagés sur cette supposée fortune. L’escroquerie dure 20 ans.

Charles Ponzi (1882-1949)

Il invente la technique de vente pyramidale qui porte désormais son nom et devient millionnaire en six mois.

Barings (1995)

Nick Leeson, courtier à l’emploi de la plus ancienne banque d’affaires britannique, spécule secrètement avec les comptes de ses clients. Ses pertes, qui totalisent plus de 1 milliard, entraînent la faillite de la banque en 1995.

Sumitomo Corporation (1996)

Yasuo Hamanaka, de la maison japonaise de négoce Sumitomo Corporation, a fait perdre 2,6 milliards US à son employeur en faisant des transactions frauduleuses durant 10 ans, jusqu’en 1996.

Enron (2001)

Sous la direction du PDG Kenneth Lay, les dirigeants de cette énorme société américaine, spécialisée dans l’énergie et le courtage, créent plus de 3000 sociétés extraterritoriales pour mieux contrôler les prix de l’énergie. Des pertes colossales sont masquées par des manipulations comptables frauduleuses. Plus de 5000 employés perdent leur travail et les caisses de retraite de centaines de milliers de petits épargnants disparaissent presque complètement.

WorldCom (2002)

Bernie Ebbers lance WorldCom et fait une série d’acquisitions de grandes télécoms à coups de milliards payés en actions de WorldCom qui ne valent rien. Ebbers gonfle les comptes de 11 milliards. La faillite sera de 41 milliards.

Société Générale (2008)

Le courtier Jérôme Kerviel fait perdre 4,9 milliards à la banque française Société Générale par des initiatives non approuvées.

Bernard Madoff (2008)

Le financier Bernard Madoff met sur pied une chaîne de Ponzi qui fonctionnera pendant des décennies. Plus de 50 milliards disparaissent.

Au Québec

Norbourg (2005)

Vincent Lacroix, fondateur de l’entreprise de gestion de fonds de placement Norbourg, est accusé d’avoir floué 9200 investisseurs en détournant environ 130 millions de dollars.

Mount Real (2008)

Mount Real était financé à même les fonds recueillis auprès des investisseurs. La fraude s’élève à 130 millions. Quelque 1600 investisseurs sont floués.

Sources: Archives La Presse, Les Affaires, AFP, Le Monde.