Posséder un rire

 

Il faut avoir de bonnes dents de l’esprit pour savoir rire de ce monde dans lequel nous vivons. Tout sérieux que nous sommes… Tout fiers! Il reste toutefois une belle arme que l’on ne peut acquérir que par la belle dérision que l’on finit par porter en soi.

Le père-Noël des sociétés… La « perfectitude » à laquelle chacun se livre et à la fois s’enferme pour être un bon, mais bien bon conformiste. Le petit être humain se prend parfois pour dieu, ou un copier-coller du « divin ».

Mais plus il y a d’Hommes, plus il y a de folies, plus d’angoisses, plus de merveilles à bâtir. À bien regarder, au fond, on ne bâtit que soi à travers les matériaux des autres, de l’Histoire et de la culture. Encore faut-il être assez bon cuisinier pour savoir préparer le plat que nous sommes pour une autre vie. Car celle-ci est transitoire. Ou elle n’est rien…

Alors, il faut prendre le temps de rire des bouffons politiques, des savants, des vendeurs de pilules, des vendeurs d’avenir, des vendeurs de pays, des vendeurs de causes.

Quand sur un vieux film de Chaplin on voit passer tous ces gens qui ne sont plus, même liés à leur « progrès » du début de ce beau siècle, ils ne sont plus.

Celui qui ne croit à rien a plus de chances d’arriver à un paradis conçus par ceux qui veulent persévérer à vous fabriquer un monde selon leur foi.

En fait, il faut simplement laisser le monde demeurer un mystère et rire de ceux qui se trimbalent avec leur valise de vérité.

La valise aussi a disparue sous une nouvelle forme, un nouveau contenu dans un nouveau contenant… Ce qui n’a rien changé.

La foi en tous ces principes volatiles ne fait que faire pousser d’autres principes volatiles.

Le plus beau poison en ce monde est la possession ou le désir de posséder. On peut posséder une valise, mais pas le porteur de valise. Mais plus encore, les gens croient qu’ils possèdent leur vie alors que c’est la Vie qui les a mis au monde.

Un fois débarrassé de cette illusion, se posséder n’a plus d’importance, ni même posséder.

Gaëtan Pelletier

2014

 

La lumière est dans le détail

 

Elle était belle comme un respir après un long étouffement.

Vous savez, ces jours las, là où la vie vous fait manquer d’air, de beauté, et d’absolu. La beauté, c’est quand une femme parle et que son âme finit par dépasser son corps. Elle parle comme une route vers le ciel… Une communion. Une hostie qu’on avale pour nourrir  tous les corps de ce qui nous sont  déficients.

Elle.

Comme si elle avait le même dieu qui dort en nous.

On s’avalerait les uns les autres.

Il n’y a malheureusement pas de mots pour la beauté. Ce n’est ni une forme, ni un portrait ou un tracé.

C’est!

C’est un poème qui vous frissonne et vous attendrit dans un bain d’amour qui n’a rien à voir avec la chair.

L’amour est vraiment aveugle… On se voit trop. C’est pas les bons yeux qui sont ouverts…

La  femme est une musique qu’on devrait écouter les yeux fermés.

Il faut peu de temps pour aimer. Il faut l’éternité. C’est-à-dire, un de ces moment arrêté, transitoire, éphémère… Mais comme un éclair de toucher.

Et quand elle me touche d’une main délicate et lente, comme par hasard, on dirait qu’elle me pique comme une guêpe lumineuse.

Il y a tout le miel, après. Celui des souvenirs. La mémoire est une belle ruche…

Elle était belle comme un parfum…

Car elle a passé, comme passe l’arôme d’éternité.

Les seuls mains qui restent sont ceux des souvenirs. On les ouvre de temps en temps, comme on déploie une toile pour voir le portrait de celle qui a passé.

Il faut seulement être attentif aux lucioles. Quand j’étais enfants, elles cachaient les étoiles dans le ciel.

La capacité de retrouver tout l’océan d’amour se fait de goutte à goutte. Comme pour récupérer un peu de ce monde d’où nous venons.

C’est sans doute pour cette raison qu’elle était si belle : c’est un frisson qui devient un peu le miel.

La beauté n’est ni une femme, ni un œuvre d’art, ni un choix. C’est ce qui demeure après toutes les ombres de la Vie.

Parfois c’est une femme, parfois c’est un papillon dans la lumière qui danse comme je danse : mal et en culbutant, malhabile, dans l’air.

Curieusement, c’est cette malhabileté qui nous surprend.

La beauté est un papillon qu’on ne comprend pas.

L’humain ne grandit vraiment jamais. Il a la petitesse qu’il cultive.

***

Je l’ai regardée pendant 15 ou 20 minutes. Je l’ai placée dans la ruche de mes souvenirs. Les gens gardent des objets, les accumulent.

Je ne garde rien réellement. J’ai. Mais ça me lourde…

Ce qui m’allège et m’élève, comme nous tous d’ailleurs, c’est de ne garder que le friselis en apparence peu important.

Un sourire avec un aura qui fait des nœuds au nôtre…

Il en est qui ont déterré et arraché des montagnes pour trouver de l’or.

Je pioche sur ce que je pourrais apporter ailleurs.

Et tous les murmures rencontrés pourraient faire un jour une chanson…

Je note tout…

 

 

Gaëtan Pelletier

16  septembre 2012

 

Rebelles au chômage

Sois docile et tais-toi. On sait maintenant fusiller sans trouer le corps mais seulement l’esprit… 

***

Ce qu’on peut les aligner, les figer, les mouler, pour finalement en faire du mou!

Rebelle à 20 ans et puis, on dirait que les muscles de la rébellion s’atrophient  pour ne devenir que du mollusque.

Dommage! Que trop dommage!

Dans un monde où chacun aime SON dieu sans trop aimer l’humanité, les rebelles sont soufflés comme des chandelles quand elles sont à peine allumées.  On éteint l’intuition… On passe à l’Héli-homme notre citoyen catégorisé « inadapté », à un ballonné de savoirs le peu souvent pratiques. L’État n’aime pas les rebelles. Dans la grande chaîne de fabrication maintenant robotisée, le rebelle est vite aplati pour finir par ne rien comprendre de sa propre rébellion.

Le petit barbarisme,  soi-disant propre,  annihile toute tentative de de changements quand le conformisme néolibéral est une chaîne de montage. Dès lors, le rebelle devient une sorte de juif gazé à la propagande, soumis aux rangs d’oignon, dénigré, appauvri, rejeté – mais « traité » pour fin de soumission.

La vie peut alors devenir un camp de concentration pour ces « êtres inférieurs » …  Hitler, n’est pas un homme qui a existé, c’est une idée qui a perduré depuis des millénaires.

Le rebelle sait (d’intuition) qu’il faut changer quelque chose. Mais la puissance des bien-pensants ont tous les moyens pour lui faire croire que c’est lui qu’il faut changer.

Tuer n’est pas que faire disparaître la chair…. Tuer, c’est faire disparaître le génie de la différence et l’œuf de la rébellion.  Celui dans lequel poussait sans doute une créature – ou une foultitude- qui pouvait changer et améliorer le monde.

Dans cette mondialisation soumise aux marchés libéraux, sans frontières, le rebelle est rapidement brûlé au bûcher de la propagande efficace.

La planète est remplie d’anciens rebelles qui sont maintenant les bourreaux les plus horribles depuis le commencement de l’Histoire.

Gaëtan Pelletier

2014

David Garrett – The Beatles – Yesterday (Live)

Né de parents germano-américains, il reçoit les premiers cours de violon par son père. Très vite l’enfant prodige devient élève des conservatoires de Lübeck, puis de Berlin. À l’âge de 10 ans, il donne ses premiers concerts officiels sous le nom de sa mère, il joue les “Zigeunerweisen” de Pablo de Sarasate accompagné par l’Orchestre Philharmonique de Hambourg, sous la direction de Gerd Albrecht.

À 12 ans, il devient élève de la violoniste britannique Ida Haendel. À l’âge de 13 ans, il reçoit un contrat exclusif de la Deutsche Grammophon Gesellschaft pour laquelle il enregistre, à quinze ans, les 24 caprices de Niccolo Paganini. Pendant une retraite provisoire, contre la volonté de son père, il s’inscrit en 1999 à la Julliard School, dans la classe d’Itzhak Perlman pour approfondir ses connaissances de violon. Il mène une vie de concertiste classique, mais il est surtout connu par ses concerts d’arrangements. Wikipedia

***

Avec un Stradivarius… Mais, surtout, avec la sonorité qu’il sait lui donner…

 

 

L’orchestre désaccordé

Tout s’arrête brusquement à 4:19, puis la chanson se termine avec l’un des plus fameux accords de piano de l’histoire de la musique populaire13. L’accord est traité pour sonner aussi longtemps que possible — près d’une minute. Vers la fin de la décroissance sonore, on entend des feuilles de papier se tourner, une chaise craquer et quelqu’un dire « Shhh! » (« chut! »), comme si l’on avertissait le groupe ou les ingénieurs du son de ne pas faire de bruit.  Wikipedia

 

***

On pourra toujours continuer de rêver que nous bâtirons ensemble une planète viable. Mais la source du mal provient de nos différences de « vibrations », de pensées, de perceptions. Et de l’entêtement à vouloir défendre « ses valeurs ».

Il en sera toujours ainsi.

L’individu a tendance à se « grouper » en clans : politique, arts, économie, sociétés. Il a l’âme d’un « groupie ». Et cela est normal, puisque nous nous construisons d’abord de par les autres, dès notre petite enfance, et  que cela se poursuit à notre âge adulte. Nous acquérons  des modèles, des valeurs, des goûts, des opinions que nous pouvons tenter d’imposer.

Les gens simples n’imposent pas, bien que parfois leur compréhension du monde soit plus profonde par une attitude de répugnance vis-à-vis les luttes interpersonnelles et inter-groupements.

La déshumanisation actuelle est le résultat non pas d’une recherche personnelle réelle et honnête, mais d’un modèle de « groupies » et d’une nouvelle religion… sans dieu.

L’athéisme est mondialisé également : Les dieux, les sages, ne servent que de prétexte aux guerres et à se donner bonne conscience dans des moules mal compris livrés aux adeptes.

On peut prier sans appliquer. Car l’amour est à la base de toutes les religions.

Pas la guerre…

Nous sommes des dieux déchus, cloitrés dans un couloir d’espace-temps, avec peu de possibilité de voir plus loin que nos sens, plus loin que notre aventure personnelle terrestre.

Bien que nous croyons voir loin.

Les luthiers

Tout ce qui participe à la création de notre être-cerveau est une multitude de facteurs, et cette avalanche d’informations rapides, saccadées, dirigée, construit une montagne de savoirs cervicaux qui finissent par anéantir notre connaissance de par l’intuition.

L’instrument que nous sommes devient alors participatif inconditionnel à la masse, scotché, incapable de s’en dissocier.

Et si le « diable » ( en nous), s’en mêle, le résultat de nos efforts et de nos croyances finissent par détruire un monde en faisant barrage à notre développement personnel.

La rivière coule…

La source est là, quasi invisible, mais, au fond, c’est elle qui nourrit tout.

Une fois vendue à la mer des grands projets dans lequel nous nous glissons par principe ou par besoins de survie matérielle, nous sommes des âmes-esclaves.

C’est pire que d’être des esclaves de corps…

Notez que la formule à la mode est « s’investir ».

Si les sociétés sont en désaccord au point de nourrir des guerres, d’inventer des conflits pour les profits matériels ou supposément idéologiques, ne fait qu’aggraver notre situation personnelle.

Les luthiers transforment l’instrument non pas pour une symphonie harmonieuse et belle, mais pour le besoin d’un dessein qu’il faut « diriger ». Un but de quelques hommes…

Le crescendo

Moins nous avons de pouvoir sur nos développements personnels, moins nous pouvons améliorer le monde. Plus nous nous livrons et nous vendons à ces religions matérialistes, plus nous détruisons, inconsciemment le monde dans lequel nous vivons.

Le réel environnement c’est « EUX ».

EUX,  est l’ensemble des autres qui bâtissent notre personnalité.

EUX, c’est l’amour que nous recevons de nos parents, de nos amitiés profondes, de la réalité d’un monde oublié et abandonné au profit d’un esclavage obligé.

Si la société n’apporte pas de « bien-être », il faut alors se soustraire et se tenir à distance de tout groupement venimeux.

C’est abandonner l’étang pour la rivière… Car une fois sortis des eaux sociales empoisonnées, il faut se « laver » de toute ce faux apprentissage, cette « culture » dirigée, malfaisante.

S’épurer.

Le crescendo actuel est fort  ressemblant à la finale discordante de la fin de Sgt, Pepper’s des  Beatles.

Et la chanson écrite par Lennon, fut raboutée par un passage de McCartney afin d’en faire une chanson sans perdre la part de l’un, tout en sauvant l’autre…

Finale

Nous sommes des êtres issus de la somme des connaissances des autres. Notre unicité est en nous mais notre orgueil, vanité, est en tous.

Il est normal que nous désirions tous « être quelqu’un ». Mais c’est précisément le drame de l’aventure humaine que d’être des dieux déchus de leur paradisiaque situation, ayant décidé de créer un monde où les émotions et le tunnel de l’espace-temps sont des nouveautés à expérimenter.

Créer est le but.

La créature charnelle à peine à retrouver le petit dieu en soi. Mais cela est normal. Car le but est cette lutte constante, une recherche d’équilibre personnel, dans une difficulté énorme – peut-être désespérée, voire impossible – un ordre social.

Nous cultivons le savoir cervical… Moins il y a d’âme, plus il y a de cacophonie.

Nul besoin de vous faire un dessin de la situation mondiale actuelle…

Gaëtan Pelletier

18 novembre 2012

 

 

 

Je cire tes souliers et tu me fais marcher…

L’histoire de l’humanité est simple: le singe est devenu cireur de souliers. Encore que c’était beau de travailler dans les rues et cirer des souliers. On était libre… Mais là, nous sommes tous à la recherche d’un bureau, d’un papier, d’un pouvoir, bref, nous sommes kapos dans l’âme, un kapo blanc-jaune-noir, rafistolé et carburant au « bienfait de ton pays ».

C’est de la merde!

Le pays, c’est une compagnie, un conglomérat, une machine à imprimer de l’avoir. Il faudrait se pencher sérieusement sur ce nouvel humain astiqué au diplôme, beau parleur, et surtout « spécialiste ». C’est le mot à vogue que veux-tu! Spécialiste. C’est bien ce dont l’humanité a le moins besoin. Plus la division des tâches est  « divisée », moins les zindividualistes s’entendent sur la recette qui va de l’abstrait au concret.

Le mal du siècle est que les abstraits ( la gente abstraite) est devenue spécialiste de … et ignorante de tout.

Le vrai cireur de souliers, c’est l’éleveur de vaches, le boulanger, le maraîcher. Bref, il y a trop d’intellectuels sur le net qui se prennent pour des génies de 15 minutes, format allongé.  Pendant que les vachers, les petites gens travaillent, le nombre de fonctionnaires explose.  On rêve de ne pas travailler vraiment… On préfère travailler trop, poussé par l’État, par les actionnaires. La berlue parfaite.

On ne cire plus les souliers… On les jette! On les fabrique jetables. Ils ne marchent plus.  Le soulier est jetable. Le citoyen-travailleur également. Comme un sac de plastique utilisable une fois. Ou deux…

C’est de cette manière qu’autant de travailleurs rêvent de devenir pantouflards…

Gaëtan Pelletier

 

 

L’éponge à credo

- Chérie! 
- Oui! 
- Quelle est la nouvelle du jour? 
- Jeanne d’ARC va être brûlée… 
***
On a l’âge de ses haltères… 
Arnold Schwarzenegger   GP  :-) 
 
 

Quant du as fait le tour des « nouvelles », tu n’apprends plus rien… T’as déjà vu, entendu, lu, relu, envoyé sur FAcebook, à un ami, et tous les canaux de communication. On est dans l’hyper communication. Comme le café en poudre instantané des années 70. Grande découverte de la « rapide life » à laquelle nous nous livrons. Vite! Vite! Vite!

Nouvelles en poudre comme café en poudre… Séchées à froid. À consommer. Et chacun est sommé de consommer. Le consumérisme numérique.

L’un-dividu 

L’individu est un individu à part entière qui s’est construit ( constructivisme) et qui continue de se construire pour construire un monde… parfait. Parfait selon les critères des robots de la nouvelle colonisation planétaire.

Il y a quelqu’un qui ramasse les feuilles que nous sommes pour les pousser vers le seul arbres qu’ils veulent faire pousser. En terme économique, on nomme cela de la centralisation ou de la mondialisation. Et de par le « libre-échange », supposément nous enrichir, nous nous appauvrissons chaque jour.

Et les « nouvelles »?

Quand on bouture les nouvelles à l’Histoire à celles des nouvelles, on  se rend compte que les nouvelles se répètent tellement – style, Le bon,la brute et le truand, – qu’il vaut mieux éteindre la télé et aller se promener à bicyclette pour voir ce que sont véritablement les gens. Les vrais. Il vaut mieux se mettre au régime du net plutôt que de passer ses journées à courir le « nouveau ».

Ceux qui tricotent l’Histoire le font une maille à l’envers et une mailles à l’envers. Avec cette méthode, quand ma mère tricotais, j’aurais eu un bas et une mitaine. Habillé de la tête au pied…

Churchill  à l’envers 

« Jamais dans le domaine de la guerre tant d’hommes n’avaient eu une telle dette à l’égard d’un si petit nombre d’individus  »
« Never in the field of human conflict was so much owed by so many to so few »

Nous sommes dans le contraire: Jamais dans le domaine de la paix tant d’hommes ont été massacré par un si petit nombres d’individus.

Si on recule de 100 ans, la nouvelle était la guerre de 1914. La planète se réchauffe tellement que les orignaux du Nord des États-Unis meurent d’une tique. Une tique? Oui, une tique qui s’installe dans la fourrure de la bête et finit par la ronger.

 50% de la population des orignaux a disparu. 50% des animaux sauvages de la planète également. Sans doute remplacé par la voiture …

Vers 2060, mes petits enfant seront plus jeunes que moi. Faudra-t-il migrer vers le Nord? Chercher des glaces? En ce moment, en Afrique, des rivières sont asséchées, des gens manquent tout simplement d’eau. De l’eau!…  La base de la Vie.  De l’eau, également pour faire pousser de la nourriture. De l’eau pour le corps constitué de 70% d’eau.

Alors, nous sommes bien savants, bluffés par les miroirs électroniques, notre « culture ». Notre belle culture! On a beau se bomber le torse, on crève comme un passager du Titanic , coulant à pic, assis sur une hélice: ça tourne et ça vous pousse en « avant ». Encore faut-il définir ce qu’est un « avant », présumé progrès.

Nous savons énormément de choses. Nous avons une belle histoire de l’art. Nous avons des savants, des utopistes, des poètes, des cinéastes, mais en politique et en affaires nous n’avons qu’un beau malaise de dégâts. Car, comme toujours, notre bipède pensant est adorateur d’un veau: l’or. C’est un calculateur. Un lapsus d’empathie.Une tique accrochée à l’humain …

Une tique….

Les politiciens en boucle 

Les nouvelles, c’est de nous faire oublier l’essentiel: Ce qu’un être humain peut apporter à un autre en terme pratique.  Nous sommes  supposément quelqu’un « d’instruit ». Mais instruit du papier des universités. Mais   « instruit » rarement des rapports entre les humains. Et je vois passer des politiciens au même profil, encore attardés  à la culture du libre-échange, attachés aux théories vieillottes de la « politique ». Bouchés de l’esprit, bouchers de la vie.

C’est la nourriture des bien-pensants. Ces gens qui veulent atteindre un modèle de perfection sociale, modèle dessiné par les grands couturiers avec une propagande déviante vers un but caché: la servitude.

On a créé des moules… Et dans ce conformisme malheureux, comme dans une chaîne de construction de voitures, le but est de bâtir un citoyen « mono-penseur ».  Ça ne vous rappelle pas un certain Hitler? Il est toujours vivant, mais il a changé de méthode ou, plutôt, il l’a mise à la saveur du jour.

Le Web est le stade.

Nous sommes la foule.

Et nous hurlons tous un bel hommage au dictateur et ses Goebbels électroniques. Vous avez 666 amis sur Facebook. Plus vous en avez, plus défilent  les nouvelles dans une sorte de convulsion à laquelle nous nous habituons lentement.

Le pas de lois… La « marche » à suivre. Même les non-conformistes se font prendre dans le tordeur de la machine à laver les citoyens.

L’humain est une éponge à credo…

Gaëtan Pelletier

8 octobre 2014

Une humanité qui se perd

8119 (present)

Je n’écris pas pour le plaisir ou par habitude,
j’aimerais bien consacrer du temps à l’écriture du beau,
mais bon, quand le constat de ce qui ne se voit pas me fulgure la face, ça interrompt mon travail, et je suis obligé de l’écrire. C’est Dieu qui veut. Si je ne le fais pas l’idée se perd et parfois, il vient me le rappeler avec insistance (je le vois partout).

Voici ce que je déclare :
Vous êtes une bande d’imbéciles.
Les antiracsistes, les écologistes, les combattants de la paix, les défenseurs de la démocratie réelle, les dénonceurs d’injustice, tous les offusqués du monde, on vous traite comme des imbéciles, et avec raison.
La télé vous dit que vous ne savez pas être heureux alors que c’est si facile.

C’est vrai il suffit de se prendre un job, d’agir bien, de monter les échelons, et d’obtenir une maison avec de la verdure où couler ses jours tranquilles.
Vous lirez seulement le journal le matin pour sous-peser votre bonheur.
Après si vous voulez vous pourrez dénoncer des injustices à la télé, comme quoi les réverbères ils éclairent trop forts, ou réclamer la présence d’un ralentisseur devant chez soi pour éviter les accélérations trop brusques, qui viennent toujours gommer le mot principal de la phrase du dénouement du film.

*

Pourquoi ne voyez-vous pas ce à quoi renvoie les injustices dans lesquelles vous vous êtes spécialisés afin de produire un effet de levier et renverser la cause première de tous ces injustices, les vôtres et celles des autres en même temps ?

C’est l’antifascisme qui m’a énervé le plus.
Cette même réaction épidermique et aristotélicienne ne fait que servir votre ennemi. Son premier réflex est de le retourner en sa faveur et ainsi prendre de la force. Le seule bonne réponse est d’invalider les bases sur lesquelles il se fonde. Déjà à maigre échelle, ça consiste simplement à leur rire au nez, selon la grande vraie tradition française.

Ensuite à longue échelle, ça consiste à faire observer ceci : oui ils ont raison, d’êtres fascistes, parce que dans le système du commerce c’est la meilleure méthode, et donc, c’est la preuve que le système du commerce est inepte.

*

- Souffrir avec l’éradication du biotope,
– être meurtri par l’assassinat d’un arbre en pleine force de l’âge alors qu’il suffirait de prélever le bois bientôt mort,
– voir s’éteindre des espèces animales juste au moment où on se rend compte qu’en fait ils sont humains, ce sont vraiment des humains, avec une âme, un sens artistique, un sens de l’humour, une vie sociale, sauf qu’ils n’ont pas besoin de bétonner le monde,
– constater l’acharnement d’une obsédante avarice qui consiste à vouloir que le sol soit jonché uniquement de tomates rouges conformes au calibre attendu, et de rien d’autre,
toute cette folie a un facteur unique, le système du commerce, dont la finalité s’exprime par l’injuste répartition des richesses, dont résulte ensuite l’accroissement de la démence, car en réalité, l’injustice est une injustice parce qu’elle produit le malheur et la tristesse.

*

La décimation animale d’humanités en devenir est de loin le pire crime, il résonne dans tout le cosmos de façon lancinante ; C’est pour ça que les Ovnis viennent et apparaissent furtivement, parce qu’ils trépignent de douleur.
Et ils savent que si on leur disait que leur démence résonne dans tout l’univers, c’est imbéciles trouveraient le moyen de s’en satisfaire.

*

Je vois a quel point c’est vain de souffrir de l’injustice si personne n’est capable de tirer le fil enfoui sous terre pour savoir où il conduit, et ce qui en est responsable au départ.

Même les gens entre eux agissent d’une manière récréativement ostracisante, avec l’intention d’enseigner la sagesse dictatoriale qui affère au système du commerce, en s’éliminant les uns les autres pour des raisons de domination sur un lieu de travail, fut-il si peu futile que celui de la dénonciation de l’injustice.

Car si on ne respecte pas le calibre de la tomate, son diamètre, sa couleur, son reflet vivifiant, alors les autres concitoyens eux-mêmes l’éliminent, comme s’ils étaient au service de Sa majesté, comme si l’esprit du système du commerce leur promettait, dans un simulacre de bonté, de ne pas leur envoyer la foudre.

Les gens ne se voient jamais que comme des petits gars légion d’une fraction, tant que Sa majesté ne les a pas avalisés. Et une fois avalisés, ils s’empresse de la desservir le moins possible.
C’est pour ça que de nos jours les distinctions sociales ne sont plus octroyées qu’à des gens ou objets déjà avalisés par Sa majesté ; Au moins ça ralentit le massacre des bonnes âmes.

*

Vous vous êtes fourvoyés. Ce monde est perdu, il s’est perdu en route, il est déjà terminé.
Comprenez que vu de l’intérieur de soi-même on n’accède pas à ce que les autres peuvent dire de vous, et que ce rapport entre ces deux endroits est déterminé par le rapport entre la raison et la logique.
La logique est accessible tout à l’intérieur de soi et c’est elle qui produit ce qui peut être vu de l’extérieur.

Les gens de pouvoir de ce monde n’ont aucun compte à rendre ni aucun soupçon de l’existence de ce qui est extérieur à eux, de ce qu’on peut dire d’eux comme de ce que la logique peut dire d’eux. Ils se contentent de gommer les indices, ou de clamer faire l’inverse de ce qu’ils redoutent d’être en train de faire.

C’est tellement désolant de ne pas voir la logique et la raison percer le brouillard et la poussière.

*

Annexe pour bien comprendre,
une vision anthropologique sur soi-même est possible à obtenir en jouant aux poupées avec des extra-terrestres qui découvrent ce monde.

Ils arrivent et disent : « Ouh-la ».
Les mecs sont obsédés, comme embrigadés par une sociotechnique préhistorique, courant sur des ponts qui s’écroulent pour obtenir des fruits pourris, alors que tout ce dont ils ont besoin, ne serait-ce que pour continuer leur activité démente, est à leur pieds.

Évidemment on ne va pas leur dévoiler la moindre solution qu’ils s’empresseront de mettre au service de leur démence.
Le chemin qu’ils ont à parcourir consiste à cueillir les indices qui les conduiront, d’une manière psychoaffective, à aboutir et à s’attacher à la vérité qu’ils vont ensuite découvrir.
Il est inutile de dire que cela doit prendre du temps.
Cependant à la vue de la dégradation observée l’estimation de ce temps produit une valeur négative, faisant observer qu’en ce moment ils s’éloignent de la vérité qu’ils ont besoin de découvrir.
Cela soulève chez nous des interrogations d’ordre cosmique notamment afin de déterminer si c’est l’oeuvre de Dieu ou si l’oeuvre de Dieu veut qu’on leur file un coup de main.
En tout état de cause, en l’absence de volonté et d’énergie du souhait aucune concrétion logique assez pesante ne peut avoir lieu, si bien que nous sommes condamnés à assister au triste spectacle d’une humanité qui se perd, et qui, probablement, comme d’autres, ne passera pas le cap.

Quel spectacle titanesque.
Beaucoup d’entre nous se mettent la main devant les yeux, dans un réflexion  néphrétique.

8119 

http://centpapiers.com/?p=114088

Le pop-corn « Fiat voluntas tua »…

Des rats nourris avec un maïs OGM (organisme génétiquement modifié) qui développeraient des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong : l’étude conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini (université de Caen) et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology a fait l’effet d’une bombe, mercredi 19 septembre. L’organisme génétiquement modifié visé : le maïs NK603, commercialisé par le géant américain Monsanto. Le monde.fr

La vie avec un grain de cèdre

Je taillais la haie de cèdre, en fin d’après-midi. Ça fait trente ans que je la taille. Je pense qu’en vieillissant, je raccourci, car l’échelle de 8 pieds suffit à peine à me rendre au dessus.

C’est comme coiffer une tête carrée, verte… Pour la beauté du monde.  Je voyais s’effilocher le ramage sur le sol. Et les douceurs du parfum… C’est comme égrener un chapelet qui pousse tout le temps. Dans ces moments-là, on a des pensées qui surgissent. Si la haie passait sous ma coupe franche et parfois un peu barbare, avec la hâte d’en finir, je me suis arrêté un moment pour voir si c’était « parfait ». En même temps, c’était après avoir lu quelques articles et visionné le documentaire sur la puissance nucléaire terrestre : Unsurvivable ( Sans retour)

Voilà qu’arrive le maïs Monsanto, cité plus haut.

Je me suis dit que je pouvais mourir comme la petite ramure…

Clac!

Des hommes et des armes

Quand t’es enfant, t’apprends pourquoi le ciel est bleu. Quand t’es adulte t’essaies de comprendre pourquoi il est noir, et qu’on étouffe.

C’Est fou ce qu’on a pu inventer pour s’entretuer… et à coûts le moins élevé possible.

Contrairement à l’expression souvent employée, on jetait très rarement de l’huile bouillante sur les assaillants des châteaux forts car c’était un produit trop cher à l’époque. On jetait plutôt des pots remplis de poix, de soufre et de salpêtre ou bien tout simplement de l’eau bouillante.

 

On se tuait à l’eau bouillante…

Tout ce qu’on peut trouver.

 

Mais en 1942, ça s’est amélioré… On a produit de l’anthrax à Montmagny – 80km d’ici-, assez pour faire disparaître 70 fois la population mondiale.

Il y avait plusieurs avantages à développer l’anthrax : on pouvait l’introduire facilement dans des bombes, et on possédait déjà un antidote en cas de contamination. En 1943, le premier ministre britannique, Winston Churchill, pressait les Canadiens d’accélérer la fabrication de bombes à l’anthrax en vue d’une attaque qui visait six villes allemandes, dont Berlin, Stuttgart et Francfort. Ce projet d’attaque a finalement été abandonné. Avec l’arrivée de la bombe atomique et la reddition de l’Allemagne, l’utilisation des armes biologiques n’était plus nécessaire…Fanette

En 1956, la production cessa… Et on aurait détruit l’anthrax et jeté dans le Fleuve Saint-Laurent.

Durant la « guerre froide », une bomme atomique a été lâchée dans le fleuve Saint-Laurent, près d’ici. Mais on ne le sut qu’en l’an 2000. 

Saint-André – L’événement est demeuré secret pendant 50 ans, pourtant le 10 novembre 1950, une bombe atomique américaine de type Mk4 (Mark 4) a explosé au-dessus de Saint-André dispersant 45 kilogrammes d’uranium. L’incident cause alors une contamination radioactive de faible densité.

Durant la guerre froide, les États-Unis établissent une centaine de bases militaires au Canada. L’une d’elles se trouve à Goose Bay, dans le Labrador. Cette base est la plus rapprochée de l’Europe. En août 1950, l’U.S. Air Force y conserve onze bombes atomiques Mk4.

Le 10 novembre, un bombardier américain B-50 transportant une de ces bombes est victime d’une panne mécanique lors d’un vol de routine. L’avion menace de tomber. Dans un tel cas, le protocole demande que la bombe soit larguée pour éviter qu’elle explose avec l’appareil. La charge nucléaire (uranium) et la charge d’ignition sont transportées séparément. L’équipage procède au montage de la bombe au moment de l’attaque, peut-on lire dans Internet. La charge conventionnelle est larguée et explose, vers 16 h, à l’ouest du Petit-Pèlerin, une île située au large du village.

Pendant 50 ans, l’affaire est étouffée. C’est le ministre de la Défense nationale du Canada, Art Eggleton, qui confirme le fait le 25 février 2000. Infodimanche

J’oubliais… On utilisait de l’huile bouillante pour « punir » les condamnés. Il n’y avait pas d’électricité à l’époque…

Les bonnes causes…

Le cancer – sous toutes ses formes- s’est multiplié depuis des décennies. Un « spécialiste » attribue ce constat à… plus il y a de gens, plus il y a de cancers.

Mais il y a de bonnes gens qui font du vélo pour ramasser de l’argent afin de lutter contre le cancer. Des soupers aux spaghettis… Des courses… Des marches. On ne sait plus quoi inventer pour être une mère Térésa. On va finir par être tellement de bonnes personnes qu’on va se mettre un compteur à la cheville dans la maison. Et verser un cent par pas…

Après, on prend une bonne douche à l’eau chaude… Ça n’a jamais tué personne…

Il y a un hic!

Si l’anthrax de 1942 pouvait anéantir 70 fois la population mondiale, quelle est la capacité totale destructrice de l’armement actuel, tous pays confondus?

Je pense que si les E.T. existent, je les comprends de tourner en rond sur la planète et de ne pas trop s’attarder à essayer de parler à un terrien.

T’es rien…

Mais tu as élu un « t’es rien » qui utilise ton argent pour fabriquer des armes qui font que le maïs que j’ai mangé hier est aussi naturel qu’un poisson pêché dans la rivière pas loin des sables bitumineux de l’Alberta.

La pharmacologie alimente des millions de vieillards « nourris » à Big Pharma. Ils urinent tous… Et on prend soin d’eux, en « bonnes personnes ».

Mais, comme disait le philosophe : Où donc va tout cet urine?

Il y a trop de bonnes personnes…

Quand un arbre est pourri,  et que pour le guérir tu suces le bout d’une feuille… C’est peut-être pas assez. C’est une bonne cause, mais c’est pas assez.

Il y a trop de bonnes personnes…

Il y a peu de mauvaises personnes, mais c’est comme si Satan avait enfilé une cravate pour camoufler le serpent lové autour de son cou.

Il faudrait les passer à l’eau bouillante à la manière Moyen-âge.

Quand on a des dirigeants qui veulent nous tuer 70 fois, et de par toutes les manières possibles…

Houston! We’ve got a problem!

Si ça continue, tout le monde ira sur la lune. Mais le retour sur Terre n’a aucune garantie.

***

Demain, je vais finir ma haie. L’expression consacrée est : « Si Dieu le veut ».

En fait, si la persistance d’être aveugle de ne pas voir les dieux en nous, nous ne sommes que des adolescents boutonneux.

La grandeur de l’Univers, sa beauté, celle de la Nature, des animaux, des humains, des fleurs, de la chaleur du soleil en été, des nuages, des vents, de l’amour, des haies à tailler, des enfants à faire et à « instruire » pour prolonger et réussir cette vie, de tâches qui nous attendent… Si tout cela ne s’accomplit pas, la Terre n’est au fond qu’un bouton d’acné dans l’Univers.

La Terre  fera faillite… Mais pas d’électronique pour nous « sauver »… Pas de renflouement.

Rien!

Allah! est grand! Allah! est grand!

Jésus est grand! Jésus est grand!

Pauvres fous que nous sommes!

Les dieux, c’est Wall-Street, Goldman Sachs, et l’industrie de l’armement.

S’il n’existait que « dieu », je pourrais tailler ma haie en paix.

S’il n’existait que « dieu » je pourrais manger mon maïs en paix.

Ne reste que deux options… en fait, trois.

Implosion.

Explosion.

Mélange des deux.

Mais imaginez maintenant – à partir de l’eau chaude – tout le progrès qu’on a fait. Imaginez dans 100 ans!

On pourra tuer un milliard de fois les habitants de la planète.

P.S. : J’ai reporté ma « tâche » de tailleur de haie. Je pense que le pop-corn nucléaire mettra fin au grand cinéma tridimensionnel. Alors, je ne fais plus que regarder les petites choses et me promène à vélo. Voir plus loin que la haie… Tout voir, tout sentir, tout entendre… Tout frémir! La Vie, c’est elle le dieu que nous cherchons… Après, on verra, il y aura une autre haie…

***

Un bouton d’acné aura disparu de l’Univers…

Fiat voluntas tua… ( Que votre volonté soit faite…)

Gaëtan Pelletier

20 septembre 2012

Les autocrates affamés

 

Comme deux oiseaux d’or perchés sur

L’arbre du Soi-Même, comme deux

Amis intimes, l’Ego et le Soi se répondent

Dans le même corps. Le premier

Mange les fruits doux et amers de

L’arbre de la vie, le second l’observe

Dans le détachement

Mundaka Upanisha

Les autocrates affamés

La plupart de ton énergie te sert à conforter ta propre importance… Si nous étions capables de perdre un peu de cette importance, deux choses extraordinaires nous arriveraient. Tout d’abord, nous libérerions cette énergie de la tâche de maintenir l’idée illusoire de notre grandeur; et deuxièmement, nous pourrions l’utiliser pour jeter un coup d’œil sur la magnificence de l’univers Carlos Castaneda


 

Toute pensée négative est une prière avortée. Prier ne signifie pas enfiler des paroles, mais endormir les pensées agitées de  l’Égo. Tout effort têtu est abandon d’ouverture.

Dans un monde où tout est biaisé, transformé, ou tous sont éduqués par le miroir  de l’avoir, le mal consiste à nous séparer du vivant pour nous faire fondre à la  machine.

Dès lors, tout notre vivant devient dénaturé, plastifié, avalé.

Nous devenons une carcasse pétrifiée de peur.

L’erreur des grands projets de l’humanité  la volonté de  transformer le monde, alors que vivre n’est pas transformer jusqu’à la limite de l’empoisonnement pour l’âme et pour les sociétés : il est intégration.

Le seul changement est celui de l’âme et  du cœur humain.

De là toute cette culture de la mort qui fait que la plupart des humains meurent en cours de route sans s’en rendre compte. Ils cultivent ces dieux qui labourent   les grands sillages de la magie prétentieuse des cerveaux.

Le premier apprentissage de la vie consiste à séparer les vivants des morts. C’est alors que les yeux ouvrent tous les yeux, les vrais. Ceux qui ont la capacité d’apercevoir  un peu de cet invisible subtil, le  fil menant au TOUT.

L’enfant a tout le potentiel de la sagesse et de l’art de vivre. C’est lui qu’on tue, avant tout, dans des éducations fausses et de surface. Écraser le noyau, c’est écraser tous les fruits qui mènent aux arbres.

Le fruit n’est pas différent de l’arbre.

Et le seul qui nourrit ne peut venir d’un arbre malsain.

Nous en sommes à construire des êtres mécaniques, des fruits mécaniques, des sociétés mécaniques.

Les aveugles sont toujours surpris à l’approche de la mort. Toute vie est une chenille qui a pour seule mission de se faire des ailes.

Celui qui croit se passer de tout, se passe de lui-même. Car le tout, n’est nullement séparé de l’un.

Il reste alors à cueillir et à se nourrir de la vie de ceux qui sont encore habités d’un peu de lumière.  Même, s’ils sont morts depuis des siècles. Celui qui laisse le dessin d’une fleur fait don à tous de la beauté de la fleur. Celui qui laisse une musique inspirée vous a livré toutes les beautés et les nourritures des vibrations. Celui qui laisse le tracé de sa poésie, laisse la poésie trace un peu la voie de âmes.

Celui qui laisse un sourire vous apprend votre sourire. C’est le murmure du bonheur qui vous parle un peu.

Tout ceux qui cultivent la Vie, cultivent le tout.

Il y a plus de vie en eux que dans cet amoncellement d’ego agités qui s’affairent  et nous dirigent parfois à coups de fouets et de hurlements.

Ne vous laissez pas mourir à travers les autocrates orphelins.

Se croire vivant est parfois le pire leurre du Soi mal nourri.

L’abondance des mots est la tumeur de ce monde.

Comme une musique sans silences.

© Gaëtan Pelletier, 2011