L’histoire de mon humanité : de l’homo erectus à l’homo fœtus

Parmi mes nombreuses réincarnations, je me suis fébrilement rappelé mon histoire. D’abord homo érectus, il y a de cela un million d’années, je cherchais le moyen de me nourrir. Je bouffais des fruits, et quand l’un de nous mourait  , j’en prenais note. Pas du mourant, mais de la couleur des fruits et de sa forme.

J’ai bouffé du poisson – les têtes, surtout- croyant que j’allais avaler en même temps son intelligence.

Des souris, des lapins, du furet.

J’étais poilu et je n’avais pas songé une seconde qu’on pouvait se raser. Dire qu’aujourd’hui, il en est qui se font arracher le poil à des coûts astronomiques.

Diantre!

Je serais devenu riche, si j’y avais songé.

Que non! La faim nous rend tous imbécile.

Je vivais dans une caverne. C’était le bon temps. Pas de loyer à payer, pas d’entrepreneurs vicieux, pas de maire et pas d’asphalte.

Il y a 400,000 ans…

Disons que pour les souris sur brochette, je n’étais pas amateur. Je mangeais une sorte de cochon primitif « direct dans le flanc ».

Bang!

Jusqu’au jour où apparut un illuminé avec une torche ressemblant au soleil. Il portait le soleil au bout de la torche.

Je faisais partie d’une tribu peureuse, effrayée, qui au toucher du soleil se rendirent compte qu’il ne fallait pas toucher. Un finfinaud voulut se sauver avec l’invention, mais il se consuma en courant…

Plus il courait, plus il brûlait. Le feu fut – je les sus par la suite – le premier dopage des coureurs olympiques.

Pour les pompiers, il fallait une trentaine de gars qui urinaient en même temps.

Mais, c’était le bon temps!

Nous fûmes tellement excités que Bradabrouamin échappa son lapin dans le feu. On le laissa braiser, mais son fumet fut si attirant que quelques uns, affamés, se mirent à y goûter.

Magdo! Magdo!Magdo!

Dans notre langage, cela signifiait : c’est bon.

Et ça coûte presque aryen.

Mon air de mésolithique

Je vais vous confier le secret de l’agriculture. Il n’y a pas personne qui y a songé. À force de manger des graines et de courir les mêmes sentiers, nous nous rendîmes compte que celle des lunes passées repoussaient.

Alors, on a fait un carré et on a laissé des tas de graines.

Puis à force de courir après les animaux, l’un d’entre nous se lassa : il inventa la massue.

Instrument à pierre qu’on tenait avec un bâton.

Il ne demanda même pas de brevet pour son invention.

Sauf que lorsque les tribus se multiplièrent et qu’il fallait bien des bois et des champs pour se nourrir, la massue devint, par hasard, une arme.

Un frustré qui parlait en soulevant son outil fit une entaille si profond dans la tête de l’autre, qu’il se vida de son sang.

On n’était pas si bête! On ne connaissait pas son groupe sanguin, mais on savait qu’en vidant quelqu’un de son sang, il arrêtait de bouger.

De là est née la guerre.

Devarhim avait écrit sur la pierre : X. Ce qui signifiait «  À la bonne vote ». Car les fêtes furent de plus en plus des luttes entre les clans.

Un jour, on donna un collier, avec au bout une dent d’homme pour le féliciter. Les autres furent encouragés à savoir qui aurait le plus de dents pendues à son cou.

Les tribus qui voulaient de notre jardin n’arrêtaient pas de nous attaquer.

TlerHi eut une idée : pourquoi ne pas former des spécialistes arracheurs de dents?

D’où naquirent les armées.

Vous l’ignorez, mais la première guerre fut celle des yeux bleus contre les yeux bruns.

Pas besoin de costume sophistiqué, juste une couleur de peau.

Mon ère de civilisé

Sais pas pourquoi je me suis réincarné en travailleur d’usine, mais j’ai  foiré ma réincarnation.

D’abord, je n’avais que 4 ans quand on m’a envoyé à l’asile. On n’arrêtait pas de me poser toutes sortes de colles. Pourquoi le ciel est bleu?

Je n’avais plus le droit de jouer. Quand je riais, on me photographiait. Comme si on n’en avait jamais vu rigoler.

On avait enfermé le soleil dans une sorte d’appareil appelé cadran. Quand il sonnait, il fallait que je me lève. À 5 heures du matin. Comme il y a 400,000 ans.

On ouvrait une boîte pour me faire déjeuner le matin, avec des pièces sucrés ayant la forme de tous les animaux que j’avais bouffé des millénaires auparavant.

J’étais paniqué.

Deux ou trois arbres et des repousses vertes nommées gazon. Je suis allé à l’hôpital trois jours pour en avoir bouffé.

Ma mère m’a montré le crâne écrit sur un carton  et planté devant la maison.

Quand je suis sorti de l’école, j’avais trente ans. C’est l’âge où l’on mourrait à l’époque.

C’était pas beau à voir.

Le jardin était tout bousillé et il y avait des hommes armés à tous les coins de rue. Même sur notre territoire.

Je suis allé à l’Université de l’Ignorance ou on ma décerné un diplôme.

J’en ai passé un bout, car les arbres qui servaient à tracer des cœurs se sont transformés en papiers qui ont transformés les tribus en hommes de papiers. Ils passent leur temps à faire des desseins qui n’ont aucun sens.

On m’a enfermé dans un terrain de quelques mètres carré, assez pour bâtir une grotte en bois et y placer une « voiture ».

Car là, je dois faire presque 200 kilomètres pour aller dépecer du porc et tailler des sushis.

Ensuite, on les met dans la glace et on les envoie dans des gros magasins.

Puis ils font 3000 kilomètres pour aller nourrir d’autres gens à l’autre bout de la terre.

Ils sont tellement gentils qu’ils nous renvoient par avion des cargaisons de légumes et de victuailles.

Je ne parle plus à mon voisin, mais seulement à quelques amis au bout de la terre. Avec un appareil que je tiens sur moi pour ne pas me sentir seul.

Pour me rappeler le bon vieux temps, je suis allé à la pêche.

J’ai été attrapé par deux types costumés.

En fait, ça fait trois ans de ça… Car un autre type bizarre, un homo papyrus, est tellement malin qu’il a réussi à retarder mon amende rien qu’en parlant. Et plus il parle, plus je le paye pour parler.

Ils appellent cela des pourparlers.

D’après ce que je sais, tout ce qui fonctionne maintenant ce ne sont pas les jardins, mais ceux qui s’occupent à les protéger.

Il faut voyager comme des légumes pour aller défendre les jardins ailleurs.

3000 ou 4000 kilomètres.

J’arrive pas à comprendre pourquoi ils ne peuvent pas défendre leurs propres jardins.

Qui aurait pensé un jour qu’il faudrait embarquer dans un bateau volant pour aller surveiller les jardins ailleurs?

La faim de la fin…

Je viens de perdre mon job. On a délocalisé mon entreprise de trancheuse à porc.

Quelqu’un m’a dit qu’en tapant sur une casserole, je  pourrais changer les choses.

C’est étrange… On tapait sur des tambours pour demander aux dieux de nous aider.

Maintenant il faut frapper des casseroles pour avoir quelque chose.

En 400,000 ans, n’ayant plus le droit de planter ou d’échapper des graines sur le devant de ma maison, je suis cuit. Encore des poursuites et encore un avocat.

Ruiné.

On m’envoie des papiers avec des chiffres pour payer l’eau.

On m’envoie de papiers avec des chiffres pour payer le tonnerre.

On m’envoie des chiffres pour payer carburant qui transporte des pièces de porc.

On m’envoie des chiffres pour rouler sur une route.

On m’envoie des chiffres parce que je fais partie d’un clan Canada.

On me dit qu’il n’y aura bientôt plus d’eau, plus de graines, plus de champs, plus d’arbres, plus de terrain mais une armée de gars qui écrivent pour nous dirent qu’il n’y en aura plus.

P.S. : Je comprends maintenant pourquoi l’invention de la massue était importante. C’est pas par hasard qu’elle a frappé un crâne. C’est le SIÈGE de la pensée..

Je vis dans un monde où tout le monde garde son sang, mais on doit payer et le faire vérifier à chaque 3 ou 4 lunes pour ne pas mourir.

Je suis vraiment perdu. On se tue à nous prolonger mais en même temps on va se faire tuer ailleurs…

Tous ces mathématiciens, d’ailleurs, sont complètement dingues.

Depuis le début de l’humanité, il n’y a personne qui est sorti vivant de cette aventure.

0 sur 15 milliards?

Il n’y a qu’une leçon à tirer de mes réincarnations : ce sont les crânes qui font pisser le sang.

Il n’y a pas de doute.

Ça fait 400,000 ans qu’on le sait.

Mais c’est comme les graines…

Il faut attendre le « hasard ».

Du moins, une chose est certaine : on est passé de l’érectus à l’écrasus, et nous voilà au fœtus.

Faim de la transmission…

Gaëtan Pelletier

31 juillet 2012

Ne dormez plus…

amour 2

Il n’existe d’amour pour l’un ou de haine  pour l’autre
Quand la rosée est prise dans la frêleur  des herbes
Au matin, arrivent sous le soleil, sous les yeux tous les hôtes
Il n’existe pas d’amour que l’on compte, ni l’un ni l’autre
 
 
L’Univers est tressé comme le parfum coloré de tes yeux
La robe sonore des musiques nous berce toujours et encore
Et pendant que l’aura chante à travers les chakras-trésor
Nous perdons de vue l’inutile massacre des guerres de nos gueux  
 
 
Celui qui a  au fond des yeux, des mains délicates
Celui qui peut joindre le sourire et la douleur, le malheur
A des amours   écomptés, des amours sans couleurs
On dirait que l’oiseau vrille, en les  veines écarlates
 
Alors et alors, rien ne se compte plus en or
C’est l’alchimie de lumière, le cosmos enfermé
En nos âmes, et tout ce qui vit, et tout ce qui dort
Se réveille au mystère, au dehors des enclos fermés
 
Que le soleil, l’arbre, les frissons, s’avibrent et dansent
Tout est pareil, tout en  amour,  re-connaissance
Quand vos yeux embrassent  les infinies épousailles
Que vous avez bu un peu d’infini qui vous assaille
 
Ne dormez plus, restez ouverts des  dieux et des yeux
Vous comprendrez  la goute et les lac, l’un et le deux
La majesté friandise de cieux d’été, les grillons-Mozart
Alors, et alors, le chat sera une étoile à vos côté, un art
 
Vous irez au printemps, plonger vos mains dans la vie
Sous les fleurs des pruniers, au jardin décharné à l’air brisé  
Que tout ce qu’on sème n’est que l’ombre de l’aimer
Que tout ce qu’on vous a enlevé sont vos yeux ternis
 
oeil
 
 
 
 
 
 
cosmos
 
 
Gaëtan Pelletier
16 mai 2013
 

L’esclave crypté

tintin

Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens. (  René Passet, Bastamag )

Le grand pouvoir de ce monde repose désormais sur la magie contemporaine. Un mélange d’huile de serpents « humanoïdes » ( sic), scandant des slogans à travers une presse quadriplégique, une télévision-mitraillette et  une médecine franchement douteuse,   qui ne sont pas sans rappeler les expériences étranges des saignées et des incantations autour du corps malade.

Magie contemporaine?

Étrangement, nous avons rétrogradé,  sans le savoir, dans une ère de sorciers « mono-vêtus », nouveaux prêtres de la religion : ils s’habillent pareillement, camouflés en une cravate et veston. Une discrétion équivoque…

Le déclenchement de cette fabulation pernicieuse? « Science ». Il y a un rapport entre le shaman bariolé et l’armada de politiciens écrasés par la foi en un néolibéralisme « développeur » : puisque tout est « science », l’économie l’est également. La politique – celle qui se targue de pouvoir et de changement- n’est plus qu’un produit – exempt  du « clan science ».Leur pouvoir se résume à calfeutrer à la hâte les nids de poules creusés par la vitesse d’exécution du totalitarisme de l’économie. Et dans sa foi, sa poursuite à appliquer une recette désuète, le résultat est que l’homme d’État n’est désormais qu’un esclave, mains liées, encagées dans un bateau ivre. Pendant que passent, au-dessus de lui ou elle, les drones rieurs. Manettes à distance.

Les machines à mutiler 1.0

 Shaman 2

Les guerres mutilent. Voici trois images de la fin de la guerre 39-45, en U.R. S.S.

Russie 1

Russie 2

Russie 4

C’était nécessaire, direz-vous, de se débarrasser du nazisme. C’est ce que le citoyen en a retenu… Mais cette guerre fut déclenchée par des « besoins économiques » d’extension afin de faire prospérer L’Allemagne. Les méchants nazis n’étaient que des avares de terres… Hitler s’entoura d’assoiffés de pouvoir qui eurent chacun leur but « personnels ».

Bien avant l’attaque de Pearl Harbor, le président américain avait déjà entrepris des ententes avec l’Angleterre pour « vendre » des armes, pour une dette ultérieure. Hitler, en délaissant la cible « Angleterre », se rua vers l’U.R.S.S. , ses champs de blé et les puits de Stalingrad.

Il a simplement compris que la richesse réelle était ailleurs…

L’interprétation historique vous dira qu’il avait fait erreur. Il avait tout simplement oublié son sens « pratico-pratique ».

La machine à mutiler 2.0

N’ayant plus de « méchants » à combattre, les « méchants javellisés aux idéologies trafiquées » décidèrent alors de crypter les causes des guerres.  Et c’est « ici » que cela se passe.

Si les Nazis  ont utilisé une machine Enigma pour crypter leurs messages, le cryptage « moderne » de transferts d’information a noyé toute compréhension de l’humain, devenu le poisson le plus salé et fumé de la création. Si vous faites un mélange de la « présentation » de la situation terrestre globale, vous ne pouvez pas saisir et analyser réellement ni la somme, ni les composants, ni les changements rapides, ni les mensonges, ni les religions. Ni les réactions humaines, encore plus complexes… De fait, on a créé enfin cette tour de Babel – et dans un but précis-, pour subjuguer quiconque irait se « mêler » à essayer de voir clair dans l’ignominie mondialiste. L’Histoire, pour ne pas laisser de traces, est passée à la déchiqueteuse de minute en minute, d’heure en heure, de jour en jour. Ajoutez à cela le mouvement perpétuel dans un quasi instantéisme, toute capacité de saisir le mouvement de l’Histoire est du domaine de l’impossibilité.

La machine à crypter, Énigme, version 21e siècle a rendu quadriplégique la masse de politiciens-chiots de poche. Ils sont assis et ils parlent.

La machine à mutiler est camouflée, cryptée, invisible, furtive. On vous montrera des corps – aux fins de propagande -, pouvant servir à attiser vos haines, mais on ne vous montrera pas la mutilation psychologique et économique, de vie quotidienne du citoyen d’un pays qui n’existe que sur papier.

On se penchera sur « l’Énigme » des plans d’austérité, de la pauvreté, sans trop de finesse, et le plus étrange est qu’on fera appel à l’entreprise privée pour délivrer les pays riches appauvris.

Pour être à jour, il faut se lever hier…

Une société qui n’a pas de questionnement sur son avenir ignore son passé.

Il n’y a que le camouflage qui change.

La réussite de demain est dans le décryptage de l’Histoire.

C’est la raison pour laquelle on l’a toujours trafiquée,  et que dans les écoles on refuse d’y donner l’importance qu’elle a.

La Terre est une boule de cristal sur laquelle nous vivons tous. Le secret de l’avenir réside sans doute dans ses millions d’années pendant lesquelles elle a permis le développement est la réussite de la race humaine. C’est un grand livre rond que nous nous refusons de lire.

P.S. : Il reste cette merveille électronique sur laquelle j’écris en ce moment. Aux mains de tous, il n’est ni meilleur ni pire. C’est un outil magique, mais il peut également servir à nous berner sur notre liberté d’expression. Une pancarte électronique, c’est également un miroir dangereux pour les petits « sauvages » qui peuvent hurler pendant qu’ils se font mutiler sans cadavres.

C’est le progrès. Il faudra l’arrêter un jour.

Gaëtan Pelletier

14 mai 2013

Mutilation "moderne": Bangladesh, 2013. L’usine effondrée….

Bangladesh

Image

L’histoire de l’humanité en version condensée

Прикольные картинки (125 фото)

Une brève histoire du "tuning" en musique

P.S.:

C’est une traduction Google, mais elle permet de voir les changements apportés à la musique jusqu’à l’arrivée du LA en 440 Hz. 

verdi

Reproduit de FIDELIO Magazine,
Volume I, n ° 1, hiver 1991-1992

La première référence explicite à l’accord de milieu C à 256 oscillations par seconde a probablement été fabriqué par un contemporain de JS Bach. C’est à ce moment-là que les méthodes techniques précises développées permettant de déterminer la hauteur exacte d’une note donnée en cycles par seconde. La première personne a dit avoir accompli ce fut Joseph Sauveur (1653-1716), appelé le père de l’acoustique musicale. Il a mesuré les emplacements des tuyaux d’orgue et cordes vibrantes, et défini le " ut" (aujourd’hui connu sous le nom " faire") de l’échelle musicale à 256 cycles par seconde.

JS Bach, comme on le sait, était un expert dans la construction de l’orgue et maître de l’acoustique, et était en contact permanent avec les constructeurs d’instruments, des scientifiques, et des musiciens de toute l’Europe. Donc, nous pouvons supposer qu’il était familier avec le travail de Sauveur. À l’époque de Beethoven, le premier acousticien était Ernst Chladni (1756-1827), dont le livre sur la théorie de la musique explicitement défini C = 256 comme le tuning.Up scientifique par le milieu de ce siècle, C = 256 a été largement reconnu comme l’ norme " scientifique" ou " physique" hauteur (voir les figures 13 et 14).

En fait, A = 440 n’a jamais été à la hauteur standard international, et la première conférence internationale à imposer A = 440, qui a échoué, a été organisée par le ministre de la propagande nazie Joseph Goebbels en 1939. Tout au long des dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles, et en fait, dans les années 1940, tous les standards US et des livres de texte européen sur la physique, le son et la musique ont pris comme une donnée du terrain " physique" ou " terrain scientifique" de C = 256, y compris les propres textes de Helmholtz eux-mêmes. Les figures 13 et 14 montrent pages provenant de deux manuels classiques modernes américains, un texte phonétique norme 1931 et les officiels physique 1944 manuel du Département américain de la Guerre, qui commencent avec la définition standard de la hauteur musicale que C = 256. [1]

En ce qui concerne les compositeurs, les premiers savants" " de musique conviennent que Mozart accordé à précisément à C = 256, comme son A était de l’ordre de A = 427-430. Christopher Hogwood, Roger Norrington, et des dizaines d’autres directeurs d’orchestres orginal-instrument »a établi la pratique dans les années 1980 d’enregistrer tous Mozart travaille précisément à A = 430, ainsi que la plupart des symphonies de Beethoven et concertos pour piano. Hogwood, Norrington, et d’autres ont indiqué dans des dizaines d’interviews et de pochettes de disques, la raison pragmatique: instruments allemands de la période 1780-1827, et même des répliques de ces instruments, ne peuvent être accordés à A = 430.

La demande par le tsar Alexandre, lors du Congrès de Vienne de 1815, pour un son plus brillant "", a commencé à la demande d’un plus haut degré de toutes les têtes couronnées d’Europe. Alors que les musiciens Cclassical résisté, l’école romantique, dirigé par Friedrich Liszt et son gendre Richard Wagner, le champion de la hauteur plus élevée durant les années 1830 et 1840. Wagner a même eu le basson et de nombreux autres instruments redessiné afin d’être en mesure de jouer seul à A = 440 et ci-dessus. En 1850, le chaos régnait, avec les grands théâtres européens à des hauteurs variant de A = A = 420 à 460, et encore plus à Venise.

J’ai D ans la fin des années 1850, le gouvernement français, sous l’influence d’un comité de compositeurs dirigés par le bel canto promoteur Giacomo Rossini, appelé pour la première normalisation de la hauteur dans les temps modernes. France conséquent adopté une loi en 1859, l’établissement d’un à 435, le plus bas de la gamme de hauteurs (de A = 434 A = 456) alors en usage en France, et la hauteur la plus élevée possible au cours de laquelle les changements de registre de soprano peuvent être maintenues près de leur disposition à C = 256. Il Etait-ce une Française à laquelle Verdi appelé plus tard, en s’opposant à des accordages plus élevés alors répandues en Italie, en vertu duquel circonstance " Nous appelons à Rome, ce qui est bémol à Paris".

Après 1884 les efforts de Verdi à insitutitionalize A = 432 en Italie, une conférence britannique dominée à Vienne en 1885, a jugé qu’un tel lancement pourrait être normalisée. Les Français, le New York Metropolitan Opera, et de nombreux théâtres en Europe et aux Etats-Unis, ont continué à maintenir leur Une à 432-435, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Le premier effort d’institutionnalisation A = 440, en fait, était une conférence organisée par Joseph Goebbels en 1939, qui avait normalisé A = 440 comme le terrain officiel allemand. Professeur Robert Dussaut du Conservatoire National Supérieur de Paris a déclaré à la presse française que: " En Septembre 1938, le Comité Accoustic de Radio Berlin a demandé à l’Association norme britannique pour organiser un congrès à Londres pour adopter internationale de la radio allemande tuning de 440 périodes. Ce congrès a en fait lieu à Londres, en un temps très court avant la guerre, en mai-Juin 1939. Aucun compositeur français a été invité. La décision d’augmenter la hauteur a donc été prise sans consulter les musiciens français, et contre leur volonté." L’accord anglo-nazie, compte tenu de l’éclatement de la guerre, n’a pas duré, de sorte que toujours A = 440 ne colle pas comme un diapason .

Un second congrès à Londres de l’Organisation international de normalisation rencontré en Octobre 1953 pour tenter à nouveau d’imposer A = 440 au niveau international. Cette conférence a adopté une telle résolution; encore aucun musiciens continentaux qui s’opposaient à l’augmentation de la hauteur ont été invités, et la résolution a été largement ignoré. Professeur Dussaut du Conservatoire de Paris écrit que luthiers britanniques de restauration pour le commerce de jazz américain, qui a joué à A = 440 et au-dessus, avait exigé le plus aigu, " et il est choquant pour moi que les membres et les chanteurs notre orchestre devraient donc être dépend de musiciens de jazz." Un référendum par le professeur Dussaut de 23.000 musiciens français ont voté massivement pour A = 432.

Aussi récemment qu’en 1971, la Communauté européenne a adopté une recommandation appelant à la norme de hauteur encore inexistant international. L’action a été signalé dans " Le jeu de Pitch," le magazine Time, le 9 août 1971. L’article stipule que A = 440, " cette norme prétendument international, est largement ignoré." Basse tuning est fréquent, y compris à Moscou, Time rapportait, " où orchestres se délectent d’un ton peluche, chaud réalisé par un larynx-détente = 435 cycles," et à une performance à Londres " il ya quelques années", orgues d’église britanniques étaient toujours à l’écoute d’un demi-ton plus bas, sur A = 425, que la visite Orchestre philharmonique de Vienne, à A = 450. 1.

Charles E. Dull, {Cours Physique 2: La chaleur, le son et la lumière: Education Manuelle 402} (New York: Henry Holt, Avril 1944).

Tuning Guitar a 432 hz

Tout est truqué : le plus grand scandale de manipulation de prix de tous les temps

Article original publié sur le site de Rolling Stone USA le 25 avril 2013

Auteur : Matt Taibbiwww.gregpalast.com
Traduction : Laetsgo, SuperNo, Touchatout (par ordre alphabétique !)

Les illuminati étaient des amateurs. Le deuxième monstrueux scandale financier de l’année révèle la véritable conspiration internationale : il n’y a pas de prix que les banques ne puissent manipuler.

Théoriciens de la conspiration de ce monde, croyants en l’influence secrète de la famille Rothschild, des francs maçons et des illuminati, nous autres sceptiques vous devons des excuses. Vous aviez raison. Les acteurs sont peut-être légèrement différents, mais vos prémisses étaient fondées. Le monde est truqué. Nous l’avons découvert ces derniers mois, quand toute une série d’histoires de corruption a éclaboussé le secteur financier, laissant supposer que les plus grandes banques du monde auraient manipulé les prix de, voyons, à peu près tout.

Vous avez peut-être entendu parler du scandale du Libor dans lequel au minimum trois – mais peut-être jusqu’à seize – des banques désormais connues sous la dénomination de « trop grandes pour faire faillite » ont manipulé les taux d’intérêt globaux. Et par la même occasion, tripatouillé les prix d’instruments financiers à hauteur de 500 mille milliards de dollars (oui, milliers de milliards, avec 14 zéros !). Quand cette vaste escroquerie a éclaté dans le domaine public l’année dernière, elle s’est révélée de très loin le plus grand scandale financier de toute l’histoire – le professeur Andrew Lo du Massachussetts Institute of Technology (NdT : université américaine très réputée et spécialisée dans la science et la technologie) a été jusqu’à dire qu’elle « rendait dérisoire en comparaison n’importe quel scandale financier de toute l’histoire des marchés »

La situation était déjà suffisamment pourrie, mais désormais, il se pourrait que le Libor ait un frère jumeau. L’information a filtré que la société ICAP, basée à Londres, le plus grand intermédiaire au monde de swaps sur les taux d’intérêt, fait l’objet d’une enquête des autorités américaines pour des comportements qui rappellent étrangement ceux du merdier du Libor. Les régulateurs cherchent à savoir si oui ou non, un petit groupe de courtiers de l’ICAP aurait pu travailler de concert avec jusqu’à 15 des plus grandes banques mondiales afin de manipuler l’ISDAfix, un indicateur étalon utilisé à travers le monde pour calculer les prix des swaps de taux d’intérêt.

Les swaps de taux d’intérêt sont des instruments utilisés par les grandes villes, les grandes entreprises et les gouvernements souverains pour gérer leur dette. L’ampleur de leur utilisation est quasiment impossible à imaginer tant elle est vaste. C’est un marché d’environ 379 mille milliards de dollars, ce qui signifie en clair que toute manipulation aurait porté sur des actifs pesant à peu près 100 fois la valeur du budget fédéral des Etats-Unis

Personne ne sera surpris d’apprendre que, parmi les joueurs impliqués dans ce dispositif de manipulation des prix des swaps de taux d’intérêt, figurent les mêmes mega-banques – telles que Barclays, UBS, Bank of America, JP Morgan Chase et la Royal Bank of Scotland – celles-là même qui participent au panel Libor fixant les taux d’intérêt à l’échelle mondiale. En réalité, ces dernières années, beaucoup de ces banques ont déjà payé des amendes se comptant en centaines de millions de dollars pour des manipulations anti-concurrentielles sous une forme ou une autre (en sus de l’affaire du Libor, certaines ont été prises la main dans le sac alors qu’elles truquaient les enchères des services de dettes municipaux, comme détaillé dans Rolling Stone l’an dernier).

Bien que la foison d’acronymes financiers sonne comme du charabia à l’oreille du citoyen lambda, le fait qu’il puisse y avoir des scandales impliquant aussi bien le Libor que l’ISDAfix laisse présager d’une conspiration unique, géante, tentaculaire de collusions et de manipulations des prix se dissimulant sous le vernis de concurrence (NdT libre et non faussée) dont se revendique la culture de Wall Street.

Pourquoi ? Parce que le Libor exerce déjà une influence sur le prix des swaps de taux d’intérêt, faisant de ce scandale une manipulation dans la manipulation. Si les soupçons sont avérés, cela signifiera que les clients de swaps ont payé pour deux couches distinctes de manipulation de prix. Si vous pouvez imaginer payer 20 biftons pour un malheureux PB&J (NdT : Peanutt, butter and Jelly : un sandwich au beurre de cacahuètes et à la confiture.), parce qu’une cabale de sociétés agroalimentaires diaboliques a conspiré pour manipuler les prix aussi bien des cacahuètes que du beurre de cacahuète, alors vous touchez du doigt la folie des marchés financiers au sein desquels les taux d’intérêts et les swaps de taux d’intérêt sont manipulés en même temps, souvent par les mêmes banques.

« C’est une double conspiration » explique, ébahi, Michael Greenberger, un ancien directeur de la division du marché et des échanges à la Commodity Futures Trading Commission (Commission des marchés à terme sur les matières premières) à présent professeur à l’Université du Maryland. « C’est le summum de la criminalité »

Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas aux swaps et aux taux d’intérêts. En mars, nous avons appris que deux instances de régulation – la CFTC aux Etats-Unis et l’Organisation Internationale des Commissions de Valeur à Madrid – galvanisées par les révélations de l’affaire du Libor, enquêtent sur la possibilité d’une manipulation des prix de l’or et de l’argent. « Etant donnée l’ampleur des manipulations que nous avons pu découvrir dans les indicateurs Libor, j’envisage que d’autres indicateurs – de nombreux autres indicateurs – constituent des terrains d’enquête tout à fait légitimes, » explique le Commissaire Bart Chilton de la CFTC.

Mais le choc le plus important est venu d’une cour fédérale à la fin du mois de mars – quoi que, si vous suivez ces affaires de près, cela ne devrait pas vous choquer outre mesure – lorsque qu’une poursuite au civil dans le cadre d’une class-action portant sur les crimes liés aux banques qui sont intervenues dans l’affaire du Libor a été classée sans suite. Dans cette affaire, un juge fédéral a jugé recevable les arguments incroyables des avocats des banques : si les villes, les communes et autres investisseurs ont perdu de l’argent à cause de la manipulation du Libor, c’était de leur propre faute pour avoir cru un seul instant que les banques étaient réellement en concurrence

« C’est une farce ». Telle a été la réaction d’un avocat anti-trust en réponse à cette étonnante fin de non recevoir.

« Incroyable » dit quant à elle Sylvia Sokol, un procureur de Constantine Cannon, un cabinet spécialisé dans les affaires d’antitrust.

Toutes ces histoires pointent collectivement vers la même conclusion : ces banques, qui possèdent déjà un pouvoir énorme, ne serait-ce qu’en vertu de leurs actifs financiers – aux Etats-Unis, les 6 banques les plus importantes, dont beaucoup portant les noms que vous voyez dans les panels du Libor et de l’ISDAfix, possèdent des actifs équivalent à 60% du PIB de la nation – sont en train de réaliser l’étendue des possibilités qu’elles auraient pour augmenter leur profit et leur poids politique, en magouillant ensemble plutôt qu’en se concurrençant. De surcroît, il apparaît de plus en plus clairement que le système judiciaire et les tribunaux civils sont incapables de les arrêter, même lorsqu’elles sont prises en flagrant délit de collusion.

Si cela se révélait vrai, cela signifierait que nous vivrons dans une époque de conspiration avérée, sans masque, dans laquelle le prix des monnaies, des marchandises, telles que l’or et l’argent-métal, et même les taux d’intérêt et la valeur de l’argent lui-même, peuvent être et sont d’ores et déjà décidés d’en haut. Et ceux qui le font peuvent le faire en toute quiétude. Oubliez les illuminati – là, on est dans la vraie vie, et ce n’est pas un secret. Vous l’avez sous le nez et pouvez le regarder en face à chaque fois que vous le souhaitez.

La banque a trouvé une faille, un défaut de principe de la machine. D’un bout à l’autre du système financier, il y a des endroits où les prix ou les indices officiels sont fixés sur la base de données non vérifiées fournies par les banques et les firmes privées. En d’autres termes, nous avons donné aux joueurs tentés de truquer le système un rôle institutionnel dans l’infrastructure économique.

Le Libor, qui mesure les prix auxquels les banques se prêtent de l’argent entre elles, est un exemple parfait, non seulement de ce défaut de principe du système de fixation des prix, mais de la faiblesse du cadre réglementaire qui est censé y faire la police. Combinez un principe de déclaration spontanée avec un statut de trop-grosse-pour-faire-faillite et un système légal de portes à tambours, et vous obtenez une corruption impossible à arrêter.

Chaque matin, dix-huit des plus grandes banques du monde communiquent des données à un bureau londonien au sujet du montant qu’elles croient devoir payer pour emprunter aux autres banques. Les dix-huit banques ensemble s’appellent « le panel Libor », et quand toutes les données du panel Libor ont été collectées, on en fait la moyenne. Ce qui en ressort, chaque matin à 11 h 30, heure de Londres, ce sont les chiffres Libor pour la journée.

Les banques communiquent des chiffres relatifs aux emprunts dans dix devises différentes, sur quinze durées différentes, par exemple aussi courtes que un jour et aussi longues que un an. Cette montagne de données présentées par les banques est utilisée chaque jour pour créer les taux de référence qui affectent tous les prix, des cartes de crédit jusqu’aux prêts hypothécaires, aux prêts commerciaux (court et long termes), aux swaps.

Dès le début des années quatre-vingt-dix, les traders et d’autres à l’intérieur de ces banques appelaient parfois les geeks responsables de la communication des chiffres Libor (les « Libor submitters ») pour leur demander de manipuler les chiffres. Habituellement, le truc était que le trader avait pris un pari sur quelque chose – un swap, des devises, autre chose – et il voulait que le responsable fasse en sorte que les chiffres paraissent inférieurs (ou à l’occasion supérieurs) pour l’aider à gagner son pari.

Il est bien connu qu’un trader de Barclays a trafiqué les présentations Libor en échange d’une bouteille de champagne Bollinger, mais dans certains cas, c’était encore plus minable que ça. Voici l’extrait d’un échange entre un trader et un responsable Libor à la Royal Bank of Scotland :

SWISS FRANC TRADER: peux-tu décoter 6 millions libor suisse stp ?…
PRIMARY SUBMITTER: qu’est-ce que j’y gagne ?
SWSISS FRANC TRADER: me reste des sushi d’hier ?…
PRIMARY SUBMITTER: ok décote 6 millions, juste pour toi
SWISS FRANC TRADER: wooooooohooooooo… Ça serait terrible

Bidouiller les taux d’intérêts mondiaux qui affectent des milliards de gens pour des sushi de la veille – difficile d’imaginer une meilleure peinture de la folie morale du secteur des services financiers actuels.

Des centaines d’échanges similaires ont été découverts quand des régulateurs comme ceux de la Financial Services Authority britannique et le Ministère de la Justice américain ont commencé à creuser dans les entrailles malpropres du Libor. Les documents prouvant la manipulation anti-concurrentielle qu’ils ont trouvés étaient si accablants qu’en les lisant on se trouvait presque gêné pour les banques. « C’est juste effarant de voir comment la manipulation du Libor peut vous faire prendre autant d’argent. » couinait un trader de yen. « La manipulation totale continue », écrivait un autre.

Pourtant, malgré tous ces cas avérés de manipulation et au moins autant de tentatives, la plupart des banques s’en sont tirées. Barclays s’en est sortie avec une amende relativement faible, de l’ordre de 450 millions de dollars, l’UBS a morflé avec 1,5 milliard de dollars de pénalités et la Royal Bank of Scotland a dû lâcher 615 millions de dollars. À part quelques sous-fifres à l’étranger, aucun individu impliqué dans cette escroquerie, qui a touché quasiment tout un chacun dans le monde industrialisé, n’a été ne serait-ce que menacé de poursuites pénales.

Deux des responsables au plus haut niveau de l’exécution de la loi aux États-Unis, le procureur général Eric Holder et l’ancien chef du service criminel du Ministère de la Justice, Lenny Breuer, ont confessé qu’il est dangereux de poursuivre les banques délinquantes, simplement parce qu’elles sont trop grosses. Procéder à des arrestations, selon eux, pourrait avoir des « conséquences collatérales » sur l’économie.

Les sommes d’argent relativement modestes tirées de ces transactions n’ont pas servi à dédommager les agglomérations, villes et autres victimes qui ont perdu de l’argent à cause des manipulations du Libor Au lieu de cela, elles sont parties sans arrière-pensée dans les coffres du gouvernement. Ainsi, c’est à des agglomérations et des villes comme Baltimore (qui a perdu de l’argent dans les fluctuations des investissements municipaux du fait de la manipulation du Libor.), aux fonds de pension comme la mutuelle des pompiers et policiers de New Britain, Connecticut, à d’autres fondations et même à des particuliers (le milliardaire de l’immobilier Sheldon Solow, qui a engagé une action en février, affirme que sa compagnie a perdu 450 millions de dollars à cause des manipulations du Libor qu’il revient d’attaquer les banques pour obtenir des réparations.

L’un des plus gros procès Libor se déroulait normalement quand, début mars, une armée d’avocats super-stars représentant les banques s’est abattue sur la juge fédérale Naomi Buchwald dans le district sud de New-York pour défendre une motion extraordinaire de récusation. La dream team judiciaire des banques provenait de firmes poids lourds liées aux autorités, telles que Boies Schiller (rappelez-vous que David Boies représentait Al Gore), Davis Polk (refuge d’ex-régulateurs de haut rang comme l’ancien chef de l’exécutif de la SEC Linda Thomsen) et Covington & Burling, le cabinet libéral qui employa à la fois Holder et Breuer.

La présence au procès de Covington & Burling – représentant – accrochez-vous – de Citigroup, l’ancien employeur du Secrétaire au Trésor actuel Jack Lew – était particulièrement provocante. Au moment même où le procès Libor était classé sans suite, la firme avait embauché Lenny Breuer lui-même, le même Lenny Breuer qui, à peine quelques mois plus tôt, en tant qu’adjoint de l’avocat général, s’était dégonflé au moment de poursuivre l’UBS au pénal au sujet du Libor, en disant : « notre but n’est pas de détruire une institution financière majeure ».

Quoi qu’il en soit, cet escadron-vedette d’avocats en chaussures blanches s’est présenté devant Buchwald pour avancer le plus audacieux des arguments. Robert Wise de Davis Polk, représentant la Bank of America, dit à Buchwald que les banques ne pouvaient pas être coupables de collusion anti-concurrentielle parce que personne n’avait jamais dit que la création du Libor était concurrentielle. « Il est essentiel pour notre argumentation que ceci n’est pas un processus concurrentiel », dit-il. « Les banques ne sont pas en concurrence entre elles dans la déclaration du Libor. »

Si vous louchez super fort et que vous regardez le problème à travers un miroir, de préférence la tête en bas, vous pouvez à peu près visualiser ce que dit Wise. Dans un sens très théorique et technique, le vrai processus par lequel les banques communiquent leurs données Libor – 18 geeks qui envoient tous les matins des chiffres au bureau de l’association des banquiers britanniques à Londres – n’est pas très concurrentiel en soi.

Mais ces chiffres sont supposés refléter les prix du crédit interbancaire établis dans un marché réel et concurrentiel. Dire que le processus de communication au Libor n’est pas concurrentiel, c’est un peu comme souligner que des braqueurs de banque ont respecté les limites de vitesse sur le chemin de leur hold-up. C’est la variété la plus stupide de sophisme légal.

Mais Wise arriva même à dépasser cet argument, disant en gros que s’il est vrai que les banques avaient pu mentir et tromper leurs clients, elles n’étaient pas coupables de ce crime particulier de collusion anticoncurrentielle. C’est comme la vieille blague de l’avocat qui va au tribunal et prétend que son client est forcément innocent puisqu’il était en train de commettre un crime dans un autre Etat au moment des faits qui lui sont reprochés.

« Je crains que les demandeurs confondent une plainte pour une tromperie supposée », dit-il, « avec une plainte pour infraction à la concurrence »

La juge Buchwald goba totalement cet argument de dingue, et laissa tomber la majeure partie du dossier. Le Libor, dit-elle, était un « travail coopératif », qui n’a « jamais eu pour but d’être concurrentiel ». Sa décision « ne reflète pas la réalité de ce business, où toutes ces banques agissaient en tant que concurrentes dans tout le processus », dit l’avocate antitrust Sokol. Buchwald prit sa décision en dépit du fait que tant les gouvernements américain que britannique avaient déjà transigé avec trois banques pour un montant qui se chiffre en milliards de dollars pour manipulation frauduleuse, manipulation que ces compagnies avaient reconnues dans leurs conclusions.

Michael Hausfeld de Hausfeld LLP, l’un des premiers avocats des plaignants dans le procès du Libor, a refusé de commenter spécifiquement ce rejet. Mais il s’est exprimé sur la signification de l’affaire du Libor et sur d’autres manipulations qui sont maintenant dans les tuyaux.

« Il est désormais évident qu’il y a une culture ubiquiste chez les banques pour s’entendre et tromper leurs clients à chaque fois qu’ils le peuvent et ce de toutes les manières qu’ils peuvent inventer », dit-il. « Et ce n’est pas une simple supposition. C’est juste basé sur les raisons pour lesquelles ils se sont fait attraper. »

Greenberger dit que l’absence de conséquences sérieuses pour le scandale du Libor a juste rendu inévitables d’autres types de manipulations. « Il n’y a pas de meilleure thérapie que d’envoyer ceux qui portent des chaussures Gucci en prison », dit-il. « Mais quand le procureur général dit, ‘je ne veux pas condamner les gens’, c’est le Far West. Il n’y a pas de loi. »

Le problème est qu’un certain nombre de marchés possèdent les mêmes faiblesses structurelles qui ont failli dans le bordel du Libor. Dans le cas des swaps de taux d’intérêts et de l’indicateur ISDAfix, le système est très similaire à celui du Libor, bien que l’enquête sur ces marchés se fût plutôt concentrée sur d’autres types d’irrégularités.

Même si les swaps de taux d’intérêts ne sont pas largement compris à l’extérieur du monde de la finance, en réalité le concept de base n’est pas si compliqué. Si vous pouvez imaginer de contracter un crédit immobilier à taux variable puis de payer une banque pour rendre vos mensualités fixes, vous avez compris l’idée de base d’un swap de taux d’intérêts.

En pratique, ce pourrait être un pays comme la Grèce ou un gouvernement régional comme le comté de Jefferson dans l’Alabama, qui emprunte de l’argent à un taux d’intérêt variable, avant de se rendre dans une banque pour « échanger » (NdT : « swap ») ce crédit contre un taux fixe plus prévisible. Dans la forme la plus simple d’un contrat deswap, le client paie une prime pour avoir la sécurité des taux d’intérêts fixes, alors que la firme qui vend le swap parie généralement qu’elle en sait davantage que ses clients sur les futures variations de taux d’intérêts.

Les prix des swaps de taux d’intérêts sont souvent basés sur l’ISDAfix qui, comme le Libor, est encore un de ces indicateurs calculé de manière privée. Les taux de l’ISDAfix pour le dollar US sont publiés tous les jours à 11h30 et 15h30, après qu’une bande composée des mêmes banques « connues de la police » (NdT : « usual suspect ») (Bank of America, RBS, Deutsche, JPMorgan Chase, Barclays, etc…) ont envoyé leurs informations sur l’offre et la demande pour les swaps.

Et voilà ce que l’on sait jusqu’ici : la CFTC a assigné l’ICAP et pas moins de quinze banques de ses membres, et projette de les interroger sur une douzaine d’employés de l’ICAP travaillant au bureau de la société à Jersey City dans le New Jersey. De plus, l’association internationale des swaps et des produits dérivés (ISDA), qui travaille avec l’ICAP (pour les transactions en dollars) et Thomson Reuters pour calculer l’indicateur ISDAfix, a engagé la firme de consultance Oliver Wysman pour réviser le processus qui préside au calcul de l’ISDAfix. Oliver Wyman est la même compagnie qui avait été engagée par l’association des banquiers britanniques pour réviser le processus de soumission du Libor après la révélation du scandale l’année dernière. Le résultat de tout ça, c’est qu’on dirait vraiment que l’ISDAfix ressemble au Libor à son tout début.

« Ca rappelle de manière éclatante l’affaire de la manipulation du Libor », dit aux reporters Darrell Duffie, un professeur de finance à l’université de Stanford. « Les gens ont pu être assez naïfs pour croire que la publication de ces taux était suffisante pour éviter la manipulation ».

Et de la même manière que pour le Libor, les victimes potentielles d’un scandale de manipulation des swaps de taux d’intérêts seraient la même bande de pauvres couillons des agglomérations, villes, sociétés et autres entités non-bancaires qui n’ont aucun moyen de savoir si elles paient le vrai prix des swaps ou un prix manipulé à leur profit par les initiés des banques. De plus, l’ISDAfix ne sert pas seulement à calculer le prix des swaps de taux d’intérêts, mais aussi à fixer la valeur d’un montant de 550 milliards d’obligations liées à de l’immobilier commercial, et affecte également le paiement des annuités de certaines retraites d’Etat.

Alors même s’il n’est pas tout à fait aussi répandu que le Libor, l’ISDAfix a un pouvoir de nuisance suffisant dans l’infrastructure financière mondiale pour que toute manipulation du taux soit catastrophique, et qu’une classe étendue de victimes qui inclurait n’importe qui, des retraités de l’État aux grandes villes en passant par les investisseurs fortunés en produits structurés, ne se doute pas qu’elle se fait voler.

« Comment une municipalité à Cleveland ou n’importe où va-t-elle savoir si elle se fait escroquer ? », demande Michael Masters de Masters Capital Management, un gestionnaire de fonds qui a longtemps plaidé pour une plus grande transparence dans le monde des dérivés. « La réponse est qu’elle ne le saura pas ».

Pire encore, l’enquête de la CFTC n’est apparemment pas limitée à une possible manipulation du prix des swaps en bidouillant l’ISDAfix. Selon les rapports, la commission cherche également à savoir si oui ou non les employés de l’ICAP pourraient avoir intentionnellement retardé la publication du prix des swaps, ce qui en théorie pourrait donner à quelqu’un (des banquiers, hum, hum) une chance de faire des transactions anticipées.

Les prix des swaps sont publiés lorsque les employés de l’ICAP entrent manuellement les données sur un ordinateur appelé « 19901 ». Quelque 6000 clients s’abonnent à un service qui leur donne accès aux données qui apparaissent sur l’écran 19901.

La combine ici, c’est que contrairement à un marché plus transparent et régulé comme la bourse de New York, où le résultat des échanges d’actions est calculé à peu près instantanément et où tout le monde peut immédiatement voir l’impact de la transaction sur le cours des actions, dans le marché du swap le monde entier est dépendant du fait qu’une poignée de courtiers saisissent rapidement et honnêtement les données des transactions à la main sur un écran d’ordinateur.

Tout retard dans la saisie des données des prix fournit aux banques impliquées dans les transactions une occasion unique de faire du business avant la publication. Une manière d’imaginer cela serait de se représenter un champ de courses dans lequel un rideau géant serait tiré devant la piste quand les chevaux entrent dans la dernière ligne droite – et où on annoncerait aux spectateurs le cheval gagnant deux minutes plus tard. Tous ceux qui sont du bon côté du rideau pourraient alors faire un paquet de paris pertinents avant que les spectateurs n’apprennent le résultat de la course.

A l’ICAP, le bureau des swaps de taux d’intérêt et l’écran 19901 étaient contrôlés par un petit groupe d’une vingtaine de courtiers, dont certains gagnaient des millions de dollars. Ces courtiers prenaient tellement d’argent pour leur pomme que l’unité était surnommée « l’Ile au Trésor ».

D’ores et déjà, des rapports indiquent que les courtiers de l’Ile au Trésor ont provoqué de tels retards de manière intentionnelle. Bloomberg a interviewé un ancien courtier qui a déclaré qu’il avait été témoin du retard des courtiers ICAP lorsqu’il fallait communiquer le prix des swaps. « Cela permet aux vendeurs de dire aux courtiers de rentrer en retard les échanges dans le système au lieu de le faire en temps réel », écrit Bloomberg, notant que l’ancien courtier avait « été témoin oculaire de telles pratiques ». Un porte-parole de l’ICAP n’a pas fait de commentaire sur cette histoire, quoique la compagnie eût publié une déclaration selon laquelle elle « coopère » avec l’enquête de la CFTC et qu’elle « applique des politiques qui interdisent » le comportement déviant décrit dans les rapports.

L’idée que les prix sur un marché de 379 mille milliards de dollars puissent être dépendants d’un bureau d’environ 20 types dans le New Jersey devrait en dire long à propos de l’absurdité de notre infrastructure financière. Toute l’affaire, en fait, intègre des éléments d’humour noir. « C’est presque hilarant dans l’ironie », déclare David Frenk, directeur de recherche pour Better Markets, un groupe partisan de la réforme de la finance, « qu’ils aient appelé ça ISDAfix » (NdT : jeu de mot sur la signification de fix en anglais : réparer, corriger)

Après les scandales impliquant le Libor et peut-être l’ISDAfix, la question qui devrait causer la panique chez tout le monde est celle-ci : quels autres marchés alentour portent-il en eux le même potentiel de manipulation ? La réponse à cette question est loin d’être rassurante, parce que ce potentiel est quasiment universel. De l’or au gaz en passant par les swaps et les taux d’intérêt, partout dans le monde, les prix dépendent de petites cabales privées d’initiés machonneurs de gros cigares à qui nous sommes obligés de faire confiance

« Dans tous les marchés hors cote, on n’a pas vraiment de prix, sauf ceux d’une bande de types qui s’entendent », note Master désabusé.

Cela inclut les marchés de l’or (dans lequel les prix sont fixés par cinq banques suivant une procédure de téléconférence à la Libor, procédure qui, ironie de l’histoire, a été créée en partie par N M Rothschild & Fils) et de l’argent métal (dont les prix sont sont fixés par seulement trois banques), de même qu’un certain nombre d’indicateurs dans de nombreux autres marchés – le kérosène, le diesel, l’électricité, la charbon, tout ce que vous voulez. Le problème dans chacun de ces marchés est le même : nous sommes obligés de nous reposer sur l’honnêteté de sociétés telles que Barclays (déjà reconnue coupable et qui a dû payer une amende de 453 millions de dollars dans l’affaire du Libor) ou JP Morgan CHase (qui a payé un arrangement de 228 millions de dollars dans l’affaire du trucage des enchères des obligations municipales) ou encore UBS (condamnée à une amende de 1,66 milliards de dollars pour la manipulation du Libor ET le trucage des enchères d’obligations) et la communication sincères des vrais prix des choses telles que taux d’intérêts, swaps, devises ou matières premières…

Tous ces indicateurs basés sur la communication volontaire sont sous le coup d’investigations par les régulateurs de par le monde, et Dieu sait ce qu’ils vont trouver. La Fédération Européenne des usagers de Services Financiers a écrit dans un rapport officiel l’été dernier que tous ces systèmes sont mûrs pour des manipulations. « En général » écrit-elle, « ces marchés qui sont basés sur la remontée d’informations volontaire et déclaratives par des ‘agents dont les profits dépendent de tels indicateurs sont particulièrement vulnérables aux abus et aux distorsions ».

Traduction : quand les prix sont fixés par des compagnies qui peuvent bénéficier de leur manipulation, nous sommes baisés.

« Prenez celui que vous voulez », dit Frenk, « chacun de ces indicateurs est un potentiel de corruption »

La seule et unique raison pour laquelle ce problème n’a pas reçu l’attention qu’il mérite est que son ampleur est tellement inimaginable que le péquin ne peut tout simplement pas la concevoir. Ce n’est pas seulement voler en mettant la main dans votre poche et en piquant l’argent, mais c’est du vol dans lequel les banques n’ont que quelques boutons à pousser pour que, par magie, ce qui se trouve dans votre poche perde de sa valeur. C’est une corruption au niveau moléculaire de l’économie, un vol du 21ème siècle – et ça ne fait que commencer…

banksters.fr

Spéculation sur la mort aux États-Unis

Bernard Gensane

Bernard Gensane

Le capitalisme financier a décidé de tout acheter et de tout vendre : l’eau, l’air, le génome humain, les recettes de grand-mère, les contrepoisons amazoniens à base de plantes. Il achète maintenant les vies et les morts, en s’attaquant aux plus faibles. C’est ce que nous a expliqué tout récemment le magazine de France 3 “ Pièces à convictions ”.

 

Outre-Atlantique, des personnes âgées revendent leur assurance décès, pour pallier le plus pressé, c’est-à-dire pour se payer des soins qui ne sont pas gratuits parce qu’elles ne disposent pas de la couverture sociale adéquate. Ces assurances sont rachetées à des malades aux abois par des épargnants privés ou, mieux encore, par des fonds d’investissement. Cela peut se passer dans de véritables foires, où il est proposé aux chalands du cancer de la prostate ou du pancréas (une valeur sûre), des problèmes respiratoires, du diabète etc. Dans cette forme de viager moderne, si la personne meurt, l’acheteur touche l’argent de l’assurance.

 

Lorsque le risque a été « réalisé », les bénéficiaires peuvent être informés en ces termes : « Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous informer que la police 7200490 a expiré plus d’un an avant l’échéance pronostiquée ! »

 

Les spéculateurs proviennent du monde entier, d’Europe, de France. Des banques comme le Crédit Agricole ou Parisbas proposent à leurs clients ces produits sur la mort à l’intérieur de portefeuilles divers et variés.

 

Pour le capitalisme, l’imagination est au pouvoir. On a récemment appris qu’un anonyme avait déboursé près de 500 000 euros pour pouvoir prendre un café avec Tim Cook, le patron d’Apple. À des fins caritatives, cela va sans dire.

Musique jouée à 432 Hz et celle jouée à 440 Hz

La gamme "naturelle" fait référence à la justesse des harmoniques. L’harmonique est l’une des caractéristiques de la musique avec le rythme et la mélodie. Lorsqu’un instrument peut générer deux sons en même temps qui sont harmonieux, il génère une harmonique. Les harmoniques "pures" sont en résonance les unes par rapport aux autres, c’est à dire qu’elles vibrent en sympathie lorsque l’une d’entre elle est activée.

 

Sacrée Planète : Pourquoi et quand le diapason LA 440 Hz est-il devenu le standard ?
Franck NABET : "Il est vrai que depuis 1953, le diapason en LA 440 s’est vu devenir la référence dans l’accordage des instruments, sans que l’on sache pourquoi. Je ne sais pas si la théorie avancée disant que les nazis utilisaient le La 440Hz pour leur propagande et qu’ils l’auraient imposé comme standard est juste ou non.
Aucune musique ethnique ou ancienne n’est jouée à cette hauteur de note, ce qui nous laisse encore avec des interrogations sur l’utilisation de ce diapason.

En janvier 1975, le diapason La 440 Hz devient une norme (ISO 16:1975), ce qui définit par la suite son utilisation dans toute les écoles de musique.
Actuellement, de nombreux chanteurs  sont obligés de monter leur voix à cause de ce diapason et souffrent de déformations importantes des cordes vocales. Naturellement, nous nous accordons plus facilement sur le La 432 Hz.

La fréquence de 432 Hz est qualifiée, par des scientifiques, de "naturelle". Ils ont calculé les fréquences de résonance des atomes et molécules dans la nature. L’oscillation à 432Hz est une fréquence de résonance de l’eau (alors que le 440 Hz ne l’est pas). Rappelons que l’eau est un constituant majeur de toute vie sur terre, de la bactérie jusqu’aux organismes les plus développés. Ceci nous laisse présager de l’incidence d’une telle fréquence sur l’être humain !

Cette fréquence est inscrite jusque dans notre système solaire. La précession de la Terre compte 25 920 années, c’est le cycle apparent de la rotation des étoiles dans notre ciel (360°), produit par le mouvement de la Terre dans l’univers. Quand on divise 25 920 par 360, on arrive au chiffre 72.
Sacrée Planète : Que pensez-vous de ces données ?

Franck NABET : Ces informations sont exactes, 432 Hz correspond à une harmonique de la fréquence terrestre. Chaque matière a une fréquence de résonance qui lui est propre. Tous les éléments à l’origine de la vie se retrouvent être une harmonique d’une note dans l’accordage en 432 Hz, à partir du moment où nous utilisons une gamme respectant les lois harmoniques juste.

Quand la musique est accordée à 432 Hz, on remarque que les autres notes correspondent exactement aux fréquences de résonances des éléments naturels comme le sol pour l’oxygène. Le do a une fréquence de résonance qui active le système chlorophyllien des plantes par exemple… L’écoute d’une musique en 432 Hz nous rapproche donc de la nature. Elle nous met en résonance avec elle. En 440 Hz, au contraire, nous nous en éloignons par le décalage avec les fréquences naturelles.

Comme nous le précise Jacqueline Bousquet (Dr ès Sciences, Biologie, Endocrinologie, Biophysique, Physiologie, Immunologie, chercheur honoraire au CNRS (1962-1997), conférencière internationale et écrivain.) "tout être vivant ne peut se comporter qu’en récepteur ou émetteur d’une gamme de fréquence avec laquelle il entre en résonance". L’information émise par des musiques en gamme tempérées ne peut donc pas avoir d’effet thérapeutique positif sur notre état puisqu’elles ne sont pas en phase avec notre propre champ vibratoire.

A l’opposé, les musiques composées en gamme "naturelle" ont un effet profond sur l’organisme, en procurant rapidement une sédation du système neuro-végétatif et un état de bien-être. Les chants religieux, notamment chez les cisterciens, étaient composés avec cette gamme, on leur reconnaissait des vertus pour la sérénité et l’élévation de l’âme.

Le 432 Hz est aussi une harmonique du 8 Hz, qui n’est autre que le rythme de la fréquence cérébrale Alpha dans laquelle nos deux hémisphères du cerveau sont synchronisés pour fonctionner ensemble en harmonie. Le néocortex, inutilisé à 90 %, commence à s’éveiller avec cette synchronisation : elle s’installe dans toutes les cellules du cerveau pour créer un flux d’information maximal.

Ecouter la musique accordée au La 432 Hz harmonise nos hémisphères cérébraux, ce qui nous éveille à l’orchestration de nos pensées dans les cathédrales de nos esprits.
Sacrée Planète : A t-on testé l’effet sur un auditeur à partir d’un même morceau de musique, l’un en La 432 Hz et l’autre en La 440 Hz ?

Franck NABET : Oui, une étude scientifique, au Pays-Bas, a démontré que plus de 76 % des gens ont perçu la musique au La 432 Hz comme plus belle rapport à la même musique accordée à 440 Hz. Une autre étude scientifique a même démontré de meilleurs bénéfices sur le rythme cardiaque par rapport à une même musique en 440 Hz. La Hollande s’intéresse beaucoup au 432 Hz et de nombreux musiciens recommencent à composer ou même à mixer sur ce diapason. Des études fleurissent sur l’utilisation du 432 Hz, malheureusement pas toujours bien mises en valeur. Par ailleurs, lorsque je fais des conférences sur ce diapason, je suis surpris par l’impact du 432 Hz sur le public.

En effet, si je ne dis rien, la plupart des gens le préfèrent au  440 Hz. Par contre si je les présente,  alors la préférence ira au 440 Hz. Ceci est logique car cette fréquence ne fait pas appel au même cerveau. En ayant nommé les deux diapasons, le cerveau analytique reconnaît le 440 Hz.
Le La 440 Hz nous emmène plus vers une appréciation intellectuelle de l’harmonie musicale, vers la réflexion ; par contre, une musique à 432 Hz nous emmène plus  vers une réelle sensation de coeur ou nous facilite la sensation vers  nos sentiments les plus intimes en profondeur. En 432 Hz, on arrive plus facilement à sentir la musique, elle arrive plus facilement à nous émouvoir, c’est-à-dire nous mettre en mouvement, elle nous touche sur le plan énergétique, là où sont stockés toutes nos mémoires.

Quelques correspondances :

La : 432 Hz : L’eau, Ondes Alpha cérébrales idéal au repos pour un fonctionnement cérébral harmonieux
Ré : 288 Hz : La précession de notre planète Terre, Battement idéal du coeur humain au repos
Sol : 384 Hz : Oxygène

Le battement du cœur de la planète aurait une pulsation de 144 Hz, la plus saine qui existe. Le battement du cœur d’un être humain adulte au repos est idéalement de 72 battements par minute, ce qui correspond exactement à un sixième de 432 Hz ou la moitié de 144. Le 144 Hz est aussi la fréquence du D ou du Ré quand le la est accordé au 432 Hz.

La Way of Life du troupeau d’abrutis

château fort

Le rapport au temps

ça y est, je tiens mon nouveau sujet !
Après une discussion de plomberie défaillante, nous constatons d’un commun accord le simplicisme qui consiste à faire observer qu’un travail bien fait, en plus du plaisir d’avoir un beau cadre de vie (surtout dans les toilettes) ne constitue que la cerise sur le gâteau qui consiste à faire de flagrantes économies.

La mentalité propre au capitalisme stipule que si, par chance, le client est assez bête (ou trop pauvre) pour préférer se contenter de petites réparations chroniques ici et là tout au long de l’année, au final, pour le prix d’une salle de bain à la mode DSK (avec cent ampoules allumées, une douche ouverte de 24 mètres carrés, deux lavabos en cristal, des robinets à déclenchement optique, une régulation électronique de la température et une tuyauterie silencieuse), on peut obtenir une vieille salle de bain toute pourrie avec la peinture qui se décolle, du calcaire qui prolifère (parce que c’est d’origine organique, le calcaire), et un tuyau d’arrosage froid.

C’est quand même une bonne affaire ! (pour le commerce). En fait ce sont les riches qui empêchent de faire tourner le commerce, si comme tout le monde ils adoptaient la méthode dite économique à court terme.

Alors je fais remarquer que de l’informatique c’est pareil, il vaut souvent mieux consolider, court-circuiter, et se défaire de la complexité à laquelle le client ne comprend rien, pour simuler l’intelligence à laquelle il est heureux d’adhérer, avec son air plus malin que les autres. Et comme ça on lui serre la pogne en souriant et avec des dollars dans les yeux.

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Ma foi c’est tout le système social mondial contemporain, qui régit les relations interhumaines, qui est emprunt de cette imbécilité. C’est dire si la mentalité s’est imprégnée.

L’évolution prévisible de cette situation consistera, dans le futur, à opter pour des villes faites comme des châteaux forts du moyen-âge où les gens de la cité vivront sous la protection de leur dictateur face aux manants qui vivent dans les interstices campagnardes, prêts à détrousser les voyageurs.

Et encore à ce moment-là la solution qui paraîtra la plus évidente ne sera taillée que pour la satisfaction du plus petit nombre.

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On parle d’économie ? Mais l’économie c’est l’intelligence !
L’intelligence s’exprime par la comparaison entre l’efficacité du résultat obtenu avec celui obtenu par la solution qui paraissait pourtant la plus évidente, où pour un effort équivalent rien n’est produit et le cadre de vie est insalubre.

Ah ils sont pas malin les coachs sportifs qui motivent les employés de la restauration rapide ! « Allez allez, je veux voir du mouvement, personne ne reste en place ! On va y arriver il faut forcer comme des malades si vous voulez gagner votre place ! ».

Là où l’intelligence aurait tendance à dire, paisiblement, que l’efficacité consiste à produire les plus grands effets avec le moins d’effort. Non pas qu’il faille n’en faire aucun, mais que ceux qui sont faits soient maximisés. Et dans ce cadre (de vie), revient l’adage de la SNCF que j’aime tant « Si tu coures, tu coures à la catastrophe ». C’est très pertinent parce que si on s’interdit de courir, on s’oblige à prévoir.

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Le rapport à la qualité

Le clivage (chose émanant du désir d’ordonnancement du monde, premier réflex du bébé qui vient de naître) entre service public / entreprise privée permet de mettre en lumière une autre caractéristique pas moins commensurable à la précédente.

L’innovation.
C’est le truc qui se trouve à l’avant du troupeau.
Il y en a toujours un, parmi les moutons, dont le loisir est de connaître le chemin.
Je pèse mes mots : « le loisir ». Il aime ça, ça lui fait du bien, et il est content.

C’est dans le loisir que l’innovation accepte de naître. Elle n’est pas que le fait d’une personne loisiresque ou créative, l’innovation est aussi le fait de la Main de Dieu. Soudain, l’idée jailli. Par contre à l’arrière du troupeau non seulement elle ne jaillit pas, et elle ne jaillira jamais, mais même ils refusent d’en entendre parler.

Et je me souviens que le TGV a été l’aboutissement de recherches puissantes et novatrices, parce que dans leur loisir les ingénieurs n’avaient devant eux que, la contrainte la plus mirobolante, exaltante et hypnotique dont ils puissent rêver : l’histoire en marche, l’idée du futur. Penser en terme de potentiel, et voir surgir tous les possibles.

Il faut bien noter cet avantage à la pourtant tant critiquée institution publique, c’est que leurs contraintes offrent une plans grande plage de liberté à l’innovation et à l’intelligence que dans les étriquées entreprises à but lucratif à court terme, fouettées par leurs actionnaires qui sirotent un cola sur une plage tropicale.

J’ai entendu parler du gars qui voulait apporter de l’innovation et de l’intelligence dans une entreprise et qui s’est fait dégager de là avant de finir sa phrase. Et avec raison d’ailleurs puisque tant de choses entrent en opposition avec cette énergie mal placée. Ce n’est pas tant qu’ainsi, il fait encore monter le niveau des employés, produisant dans son sillage déjà concurrentiel encore plus de férocité, que surtout les industries n’ont pas à accéder à ce luxe tonitruant qu’est l’intelligence. Elles ne savent que suivre, copier, voler s’il le faut, ce qui marche et ce qui est éprouvé, et ce que les gens connaissent et veulent. Même au sein de leur propre structure ils ne peuvent qu’avoir un train de retard sur ce qui est intelligent de faire, en attendant que cela devienne convenu.
Et puis quelle idée aussi, de faire preuve de tant de zèle en n’étant propulsé que par son propre égo ?

Cette idée, le zèle et l’égo, n’est approprié qu’au cadre de l’innovation, qui est l’émergence finale d’un esprit de liberté, lui-même socle de l’intelligence.

On ne va donc pas s’en plaindre, que les industriels soient aussi attardés. Comme je l’ai dit auparavant, ce serait pire si en plus du reste, ils étaient intelligents !

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Le rapport à l’intelligence

Maintenant arrive la question de la contamination idéologique de l’esprit du mouton de la masse au sein de la classe politique.
Les politiciens sont le plus souvent, quoi qu’on en dise, des gens intelligents. Bon OK, il y a 7 niveaux d’intelligence avec un fluide de quantité qui est la même pour tous, qui remplit de façon variable l’un ou l’autre tube. (je l’ai appris en tombant sur une cassette audio d’origine inconnue). Et l’intelligence sans psychoaffectivité est la promesse de la stupidité.

Le court-termisme, ainsi dénommé, est le caractère principal de la politique. C’est à dire qu’elle a abandonné, largué, oublié, scotomisé sa propension pourtant native à s’octroyer la liberté d’être intelligente.

Elle fut native car c’était la principale raison pour laquelle c’était une bonne idée de former une société humaine.

Le client qu’ils ont à satisfaire sont ceux qui génèrent le plus de recettes.
On peut se poser la question, pourquoi tant de bave devant cet argent s’il est sensé servir ce qui appartient au public ? Est-ce du zèle démocratique ? La promesse de voir se concrétiser un idéal humanitaire ? ça n’en n’a pas l’air.

Peut-être, mais je n’y connais rien, que si la gestion des biens communs était confiée au public, cette avidité, et donc par ricochet ce court-termisme seraient coupé.

Comme je le disais le système social mondial contemporain est une tuyauterie qui fuit de partout.

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Le rapport à la dictature

(rajout de dernière minute)
Dring, le téléphone sonne. J’ai de la chance d’avoir un téléphone car j’ai la chance d’avoir un pote qui m’a offert un téléphone.
Il y une semaine j’ai postulé sur « Pôle Emploi », en mettant dans la case « motivation » : « Merci de me contacter ».
Je précise que ma candidature n’est pas usurpée, les compétences sont là et les preuves, visibles.
Ensuite « Dring ! Pôle Emploi vous informe que vous avez mal rempli le questionnaire à l’endroit de vos motivations », me raconte le robot, qui appelle sous numéro masqué 00 00 00 00 00.
Alors je lui réponds « mais on s’en fout ! ». (mais bon c’est un robot).
C’est quoi ma « motivation » ? « Je pourrais très bien être en vacances mais je désire ardemment travailler avec vous ». ou « Je suis hyper motivé de nature pour tout et n’importe quoi ». Non plus. « J’ai l’habitude des trucs comme ça et j’aime bien stagner mentalement ». Ahalala quelle question difficile ! Aucune personne intelligente ne m’a jamais posé la question.

Et là, quelques jour plus tard « Dring ! Pôle emploi vous informe qu’en raison de votre refus de vous soumettre à la dictature votre candidature n’a pas été retenue. Nous vous remercions de votre attention ». En gros ça veut dire « mémorise bien ce qui vient de se passer ».

Donc, quand je parle de classe politique, de court-termisme, et de contamination idéologique, je ne suis encore loin d’englober toute la réalité. C’est à dire que l’acceptation de cet état de faits fait partie intégrante de l’appartenance au Système.
Bien sûr, s’y plier ne coûte rien, ok ok. Des gens qu’on estime peuvent nous demander ce genre de chose, et on s’y plie en s’excusant. Mais arrive un jour où l’intelligence doit être questionnée, quand même.

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Le rapport à la luxure

Ceux qui souffrent en bas du mur de l’empire de la Déception, ceux qui sont dehors, rêvent de justice et dans le loisir de leurs pensée qui s’incrémente positivement pour trouver des solutions, aboutissent à une intelligence révolutionnaire, du type, comment elle dit déjà Annie Lacroix-Riz, ah oui, révisionniste. (bis repetita, hein !)
Qui est capable de réviser les fondements qui en fait ne sont que des croyances.

Croyances qui elles sont le fond de commerce du capitalisme moderne, celui qui vend du rêve.

Ils peuvent critiquer mais l’intuition les incite le plus souvent quand même à une humilité qui s’exprime par le sentiment de n’être « rien » pour se permettre de donner son avis. C’est une intuition qui trouve sa justification dans ce qui se passe le plus souvent, quand ils se retrouvent de l’autre côté du mur.

C’est leur rêve, mais que se passe-t-il quand ça devient réalité ?
C’est pour ces raisons que Hugo Chavez fut exemplaire.
De la souffrance et la misère, il se promettait qu’un jour s’il était à leur place, il ferait ci et ça, il dirait ci et ça.
Le plus stupéfiant est qu’il l’ait effectivement fait.

Il faut comprendre par là qu’il faut avoir les épaules, la carrure et le courage d’un héro historique pour rester fidèle aux convictions qu’on s’est forgés alors qu’on siégeait dans les interstices du monde.

Le plus souvent ce qui arrive, quand la luxure tombe entre les mains de ceux qui ne se sont pas forgés l’âme sur un désir de justice, est qu’ils en profitent et ne voient plus aucun problème autour d’eux. Ils se baladent gaiement dans les rues où tous les vingt mètres il y a des gens qui font la manche, paralysés d’effroi devant un futur impossible.

Ceux-là même à qui il faudrait dire « oui ce soir et demain tu n’auras rien, mais dans un an, dans dix ans ? C’est ce que tu fais aujourd’hui que tu le récolteras ». Un petit message d’espoir en passant.

Et une fois récolté comment se comporter ?
Il se passe que l’observé de la réalité est déterminé par le schéma à travers lequel on l’observe. Avec des billets dans les poches soudain la version du monde à laquelle on réagit est totalement différente.

Si j’en avais, je ne ferais pas comme ces imbéciles qui s’entourent d’objets matériels qui finissent à la poubelle et qui encombre leur mentalité. Il faut acheter ceci il faut acheter cela. Et si je mettais un meuble ici ? Et si j’avais plus de place pour ranger les choses moyennement obsolètes ?

« Moi si j’avais ces billets, je ferais comme les samouraïs sur qui j’ai pris exemple : rien, rien, rien, et aucune poussière. »
« Comment est-il acceptable de se procurer des choses rigolotes et amusantes que personne ne peut se procurer ? ».
Je me souviens au début des téléphones portables, les gens dans le métro mettaient leur main dessus pour le cacher pendant l’utilisation, et nous les manants on regardait par-dessus leur épaule, l’air de rien.
Ils avaient la culpabilité et un peu peur de posséder ce genre du luxure.

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Le rapport entre le début et la fin

Alors je me dis, et je détermine, que si j’avais ces billets, c’est à l’intelligence qu’ils iraient.
Mais bon c’est surtout devant le fait accompli qu’on voit si on est un vrai révolutionnaire ou si on se laisse embarquer dans la « way of life » du troupeau d’abrutis.

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