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Le sein

Ce que l’on n’a pas compris de « NOUS » c’est que chacun est lié l’un  à l’autre, ( à tous les autres, en fait,)   que chacun est nourrit l’un par l’autre et l’autre par l’un. Physiquement et intellectuellement.  On ne peut pas séparer l’un de l’ensemble. Si l’un se sépare, c’est une question d’orgueil, de vanité et de totale incompréhension du phénomène de la vie.  Si l’un est méchant, il se peut qu’il soit ignorant de sa méchanceté. Si l’un est amour, il se peut qu’ils soit ignorant de son amour. Mais fondamentalement, personne n’existerait sans tous ces apports de l’un à l’autre.  Si l’un est savant, c’est un héritier de la Vie.

Personne n’existerait dans cette « culture » ou savoirs qu’il ou qu’elle chérit tant et dont plusieurs cherchent à s’approprier… comme SA création.

Pas même Einstein… Avant d’être l’unicité, il est la somme.

Alors, il ne reste que l’amour, ce bizarre phénomène « expliqué » par les biologistes.

Personne ne peut exister sans les autres… Sans la culture, sans le passé, sans la misère, sans les réussites de l’ensemble.

Les « dieux » terrestres se font eux-mêmes, mais nous sommes là pour les nourrir. Et ils sont là pour nous nourrir. Quand vous rencontrez quelque’un, ne serais-ce que de le croiser, vous rencontrez une partie de vous.

Hélas! Dans cet enfer de culture de l’individualisme, il s’accentue cette pauvre certitude d’être « d’une valeur supérieure ». C’est là la souche du mal. Le poison. Les petits Satan de papier, dans leur cheminement et au choix de l’argent au détriment de la Vie, de toute vie, détruisent l’éden et leur propre enfer du même coup. Ils y perdent leur petit royaume qu’ils croient avoir créé.

Gaëtan Pelletier

Deshun Wang – Il n’est jamais trop tard pour commencer

Merci Claude!

À la rechercher du temps couru

Une image d'une coureuse. Banque d'images - 22868441

Crédit image    Fr.123.rf

 

SPORT EXPRESS. Des chercheurs de l’Université McMaster à Hamilton (Canada) ont démontré, dans une étude publiée dans PLOS One, qu’une seule minute d’exercice très intensif, comprise dans une session d’entraînement de 10 minutes, avait autant de bénéfices pour la santé cardiovasculaire que 50 minutes d’exercice d’intensité modérée. Science et Avenir

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À ma sortie de l’université, « pendant l’autre siècle », comme disaient mes élèves, j’étais si peu en forme que j’ai alors décidé de me mettre au jogging. Très à la mode à l’époque. En comptabilisant mes heures, j’ai dû perdre plusieurs années de ma vie à courir. Mais on perd encore plus de temps si on se met en forme pour travailler pour broyer le stress de « l’ère moderne ».  On est tous en format « parkinson »… Des agités soubresautant. Comme des petits drapeaux qui claquent au vent pour leur pays.

La course, c’était pour le corps… Alors, je me suis mis au yoga. C’était pour l’esprit.  En fait, pour les deux.

1 minute qu’ils disent… Soit!  Le reste doit être pour l’État et pour l’accaparante et désastreuse mondialisation. Qui sait si vos sueurs ne vont pas à l’achat d’armes se dirigeant vers la Syrie? Ou autre pays charmant qui n’ont pas de place dans les bulletins télévisés. Les guerres orphelines… On n’a pas le temps d’en parler.

 Il n’y a toutefois rien de nouveau dans cette découverte : la NASA, il y a 20 ou 30 ans, cherchait un moyen de mettre ses cosmonautes en forme. Ils découvrirent avec stupeur et contentement que dix minutes par jour d’exercice intensif était aussi avantageux que 50 minutes ou 60.  Le but était de ne pas perdre de temps…

Perdre son temps

Mes grands-parents perdaient un temps énorme. Ils vivaient d’une petite ferme, et l’hiver ils jouaient aux cartes le dimanche, puis le reste de la semaine ils marchaient dans le village. ILS NE TRAVAILLAIENT PAS. De vrais salauds! Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi… Mais c’était l’hiver. De longs hivers rigoureux. Et l’hiver les choux ne poussent pas.  On les enfouissait dans le caveau. Ainsi que les pommes de terre.

Le sagessarium 

La sagesse et la profondeur de la prise de conscience de la relativité des choses finit toujours par vous rattraper. À moins d’être politicien ou avocat…  Alors, perdre son temps n’a plus de sens puisque la vie ne se compte pas en temps mais en plaisir, tout infimes qu’ils peuvent être. On a compris que ce n’est pas le moment qui vous emprisonne, mais c’est vous qui savez prendre celui qui passe.  Ainsi, marcher une heure dans les bois, regarder les oiseaux, voir les branches se courber par le froid, écouter une vieille chanson qui vous renvoie à votre jeunesse, devient un art de vivre. Et vivre  se situe dans cette partie de visible et d’invisible. Car entre le cordon ombilical et la terre, il faut bien saisir que le cimetière est rempli de gens qui y ont couru.

C’est ainsi que les sages finissent par enfin vivre: en ne faisant rien qui ait un but. Là où tout est amusement, ce nain du bonheur… Mon grand-père suait tout l’été pour que son jardin pousse. Ils s’arrêtaient le dimanche parce que c’était défendu de travailler. Ils s’endimanchaient pour aller voir Jésus et après la messe, ils perdaient un temps fou à parler avec les voisins qui vivaient à 4 ou 5 km.

Aujourd’hui, on pédale sur une bicyclette stationnaire pour se rendre au bourreau…  On cultive son corps pour qu’il soit performant et qu’il pousse… En terre, rien ne pousse…

Gaëtan Pelletier

P.S.: Dédié à Henriette et Joseph ainsi qu’à Thomas et  grand-mère  Lord.

Simple comme une prière…

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16 symptômes de l’esclave

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Les pompes à souffler les crânes

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Après une cure de 2000 ans, il a maigri: il ne lui reste plus que le cerveau. Albert 29316b.Made in China. 

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Il faudrait se révolter contre la minceur des téléphones actuels qui se glissent dans les cerveau. Une culture de l’instantanéité de la matière grise. Une réduction de la personne humaine à un mince agglomérat gris.

Nous avons créé une nouvelle race de seigneurs qui contrôlent des faux révoltés?  Des participatifs à bouts de doigts?

En quoi donc et comment donc faut-il se révolter? À biffer des « J’aime » sur Facebook? Dans l’ensemble le constructivisme nous fait oublier notre richesse d’âme, celle oubliée au fond de soi. On n’aime plus et on ne sait aimer l’autre: on forme un comité d’étude afin de faire des simagrées  d’amour. Cet amour qui implique une compréhension profonde d’échapper à l’illusion que nous sommes en surface « différents ». Oui, nous le sommes. Mais pas tant que ça… Creusez et vous verrez que nous sommes tous pareils et parfois bien plus machine qu’humain. On est comme des arbres qui ont oublié que nous vivons également de nos racines.

L’instantanéité est un tueur silencieux. Un folichon barricadé dans son monde emmêlé aux circuits des ordinateurs, du numérique  est passé à la télévision pour expliquer comment améliorer les cerveaux. Comme dirait Sieur de Monpétin, ce n’était pas clair. Puisque le sien était aussi brouillé qu’un Windows Vista. C’Est là le signe de la sauvage compétition qui se livre pour une partie de l’être humain: la cervelle.  On veut améliorer la cervelle… Ah! Et pour quelle « raison »? Pour améliorer l’outil numérique qui a déjà étouffé l’âme humaine. Serviteurs de la machine, pompeux et fier de travailler pour des circuits électroniques.

Le monde actuel est fait de ceux qui les crée et qui se font payer pour les soi-disant régler. En se faisant payer au prix de l’évaluation mondialiste des sa grise matière grisée. Une peluche de savoir…

La connaissance – et non pas la somme de savoirs utiles à grimper comme un pompier ayant le feu au cul l’échelle sociale, mais la réelle connaissance qui nous mène à la compréhension de l’humain, de nos rapports, a un besoin impérieux de l’histoire. Ne serais-ce que celle intérieure à chacun. L’éducation actuelle semble plutôt produire des mollusques flasques de blablablés heureux comme les Morlocks de H.G. Wells, marchant vers la grande porte sur le coup d’une sirène qui les appelle pour être bouffés.

Et nous vivons dans un monde de plus en plus chaotique avec un futur bien troublant. Si la réussite est la recherche d’un certain équilibre, nous avons raté le bus. Nous sommes crétinisés à longueur de jour par les pubs d’auto, cette merveille – une Ford-T  botoxée – avec son armada de vendeurs qui entrent dans nos maisons par la poste, le téléphone, la télévision. Liberté, disent-ils! Sept ans à 450$ par mois.

Aujourd’hui, tout va vers l’identification à une chose: un métier, un titre, une réussite sociale. À mesure que grandissent les étoffes tissées de l’électrolisme (Sic) plus le téléphone est mince, plus nous devenons des choses au lieu des êtres en évolution à cultiver une manière d’améliorer nos rapports humains. Et moins nous sommes aptes à en prendre conscience. Plus l’appareil est petit, plus l’être devient le nain devant la splendeur de la machine.

Gaëtan Pelletier

 

Investir dans les violons

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Et si on investissait dans les violons au lieu de nous apprendre à jouer du  canon?

Gaëtan Pelletier