Archives de Tag: Syrie

Quand la guerre réduit les enfants en poudre

Belle comme Beyrouth
Epuisée comme Damas
Timide comme le Caire
Détruite comme le Yémen
Blessée comme Bagdah et
Oubliée comme la Palestine »

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Cendrer la Syrie
Mobiliser des enfantssoldat
Vendre des armes pour s’enrichir
Charcuter la beauté du monde
Démaisonner
déconstruire
banaliser
persister

Shame on US, Shame on all the countries participating

Honte! Honte! Honte! Tout un siècle de massacres dans l’histoire du passé, d’un XXième siècle horrifiant, et voilà que cela se poursuit de plus belle  laide…

Ce que tous les peuples du monde donnent à leurs dirigeants, ils le transforment souvent en armes. Notre travail, nos bras, notre humanisme, notre FOI  en ces systèmes fondés sur l’argent, la démesure, la vanité, nous tue…

Cultiver des armes ne nourrira jamais personne…

Sommes-nous des cibles de carton?

135 enfants tués cette semaine seulement en Syrie…  Sans compter ceux de l’Afrique, de l’Amérique du Sud, et même des États-Unis qui eux s’entre-tirent assez bien (SIC)…

 

Gaëtan Pelletier

Alep: Apocalypse, mon amour…

 

C’est être déjà mort que de ne plus trouver en soi-même le sens de la révolte, c’est être mort en esprit que de plus avoir passion d’apprendre, c’est être déjà un cadavre que ne plus savoir aimer. J. Krishnamurti

***

Jadis, on croyait que c’était la bombe atomique qui allait anéantir l’humanité. L’explosion n’a pas eu lieu. Les hommes restent fidèles aux armes. C’est devenu une denrée moins rare que le chou, le navet, la pomme de terre  ou le caviar selon votre rang social, selon votre pouvoir. Mais pas l’apparent, le réel : celui  qui tue.

Nous vivons dans un monde dans lequel la minorité du 1% PEUT anéantir le 99% qui reste. En fait, elle ne sait pas qu’elle l’anéantit vraiment. C’est la pathologie de ceux qui nourrissent le leurre. Les étourdis de la technocratie.  La prétendue supériorité de certains humains est une constante dans l’Histoire. La vieille aristocratie a su se muer- telle un caméléon- en une autre encore plus crasse et plus dangereuse. Elle sait nourrir ses valets, ses serviteurs.  De temps en temps de nourriture, et parfois de médailles. Mais avant tout de titres. Et ainsi se perpétue une nouvelle emprise de la foule par une minorité.

Comme s’il existait deux humains…

S’ils n’existaient pas, on l’a inventé, cette division par la pauvreté continue.  L’argent sert à soutenir les plus improbables et inimaginables inventions. E t c’est ainsi que chacun d’entre nous, nous de ce système empoisonnant sommes les 99% du cheptel fournissant l’arme la plus barbare aux « dirigeants » élus par  illusion et pour l’illusion.

Nous avons reçu le choix de voter, mais  le choix de voter pour ceux qui sont du clan du 1%.

Et lentement nous glissons vers une finale qui ressemble plutôt à une agonie phosphorique  qu’à une mort fatale. Nous sommes des intubés sociaux. Notre capacité de révolte est un X à gauche ou un X à droite. À vos marques, saignez! Saignez du corps, saignez de l’esprit, saignez de vos âmes. Les amours sont terminés. Pour vivre il faut se transformer en une sorte d’esclave robotisé.

***

Le petit homme qui faisait vivre participe, sans le savoir,  au « savoir tuer » à  une finale de l’humanité. C’est le retour de la servitude par le citoyen qui donne sa petite récolte pour l’achat d’armes et une longue histoire tramée aux couleurs d’un drame de Shakespeare. Sauf que le fournisseur de fonds est devenu la victime de son « engagement » ignoré.

Si on pouvait représenter l’humanité comme une personne qui aura vécu quelques milliers d’années, on peut maintenant voir que sa fin est celle d’un cancéreux en phase terminale. Celui qui devait durer et se perpétuer « vers le meilleur » est devenu la victime du chanteur de charme, moulin de formules creuses.  Le petit homme a la capacité de se transformer en crapaud, en technocrate, ou en mélange étrange d’humanoïde machiné par un monde ciselé par la cruauté « camouflée et hypocrite ».

On ne sait plus ce qui nous reste d’humanisme. Et bientôt on ne saura plus ce qui nous reste de réel.

Le cœur du drame, au fond, est que  les « grands » ne connaissent pas vraiment l’abysse de leur ignorance. Ils ont perdu tout contact avec la nature humaine, les émotions, la beauté du monde. La cruauté est acceptable… Voire nécessaire. Inévitable…

 L’homme d’affaires  et le paon politicien ont le cerveau bombé, durci, odeur de souffre brûlé. Ils mijotent dans leurs chaudrons leurs recettes de destruction en parlant… Ils mijotent des plans insensés.

Ils nous ont fait un beau nid. Mais dans une perspective cosmique le nid bleu est en train de tourner au poison. L’apocalypse aura été réalisée par des ignares beaux-parleurs, légers.  L’ignorance totale de leur provenance, de leur gouvernance, de leur « personnalité » : le petit peuple. Du moins, celui que l’on nomme tel… Nous aurons été les investisseurs de notre propre perte.

Gaëtan Pelletier

Cri du cœur d’un syrien

« 1 million de morts civils en Irak, 220 000 en Afghanistan, et 80 000 au Pakistan. Si l’on ajoute, concernant l’ancienne Mésopotamie, le bilan de la première guerre du Golfe (200 000 morts), et ceux du cruel embargo infligé par les États-Unis (entre 500 000 et 1,7 million de morts), ce sont presque 3 millions de morts qui sont directement imputables aux politiques occidentales, le tout au nom des droits de l’homme et de la démocratie. »

 

Obama, le « preacher » fabriqué à la machine

Obama

Prix Nobel de la paix, et vampire goinfre de tout ce qui peut se prendre sur cette Terre. L’humaniste caissier veut remplir les goussets des banques américaines.
Le sait-il? Et quel réel pouvoir a-t-il?

Ce carnassier, Pinocchio, à cordes de banques, dans son église ornée d’armes ne fait que suivre la piste de l’agenda étasunien: la grande Afrique. Toujours dans l’oeil de l’Aigle magique. Disséquer les peuples… Par les cisailles fomentées de la C.I.A.

Le monde est une tribu à conquérir, à transformer. Les gloutons ventrus bavent d’avoirs. Monsieur Obama n’est qu’un preacher de seconde main… Il passera à l’Histoire comme le « suivant » de l’arriéré mental Bush Fils. Bon gars, videur de bars.

C’Est maintenant l’ère de l’humain-marchandise, le besogneux mouton asservi. Le « croyant » globuleux, sans lunettes que celles des informations étriqués des journaux. Il est en solde à tous les jours. Au prix le plus bas. Modèles Wal-Mart. Tous étranglés par la machinerie simiesque et lourde du rouleau compresseur. De la viande pour les polichinelles estampés du sceau des États.

On tricote des guerres comme des bas. Ford a inventé la chaîne de montage. Les étasuniens ont passé les guerres à la machine à tricoter.

Mais au-delà de toutes ces manoeuvres périlleuses, polies, jointes aux du religieux parfum du « bien », il y a l’humain, au bout de la chaîne. Il y a l’humain qu’on ne voit pas. Car à travers la machine à pondre de l’argent, le citoyen – dans sa vie de tous les jours -est devenu le petit pendu qui doit survivre. Il est sacrifié, médaillé, vanté, soumis aux marchés. C’est un descendant de Darwin en bourse.

L’Histoire, sans cesse trafiquée  est un outil de fausse connaissance. On rendra le soudeur responsable de la fabrication des armes. C’est du Nationalsozialismus version « moderne ».

La « démocratie » fabrique ses prêtres mollusques. Ces têtards succombent tous aux « grandes causes ». Et la machine en mouvement, incontrôlable, avale désormais les « grands » autant que les petits.

Nous élisons les « grands » pour nous grandir, nous améliorer, changer ce monde. Mais au fond, ne sommes nous pas que l’artisan d’une dent d’engrenage?

Dieu est maintenant une « idée ». Et les prêtres des vendeurs ignares.

Hosties nous sommes!

Gloup!

Viva la mondialisation!

P.S.: Le tapis à l’entrée de la maison est fabriqué à la ma-Chine. Dire que ma mère passait des heures pour les fabriquer à la main, dessinant son plan, et tout cela avec de vieilles étoffes tranchées en lamelles, récupérées. Je suis archaïque et dépassé? Ah! la mauvaise nouvelle est que vous êtes maintenant la machine et que l’artisan tricote des usines, des billets, des guerres.  On dit que c’est le progrès… Dans l’autobus de la pauvreté et de la misère, il y a tellement de monde qu’on nous dit maintenant d’avancer en arrière. On ne sait pas que la porte arrière est ouverte…

On nomme cela un flux…

Gaëtan Pelletier

Septembre 1013

Quant faut y aller, faut y aller…!!!

Plus imbécile que cela…

Les méchants

Les bons ( bof!)

Ah! Bas les masques… On ne sait plus!

***

Anne Wolf 

Vine Deloria, écrivain et historien Lakota (sioux pour leurs ennemis) raconte :

Sur les réserves, des westerns étaient régulièrement projetés dont le scénario était invariable. Après bien des mésaventures et déboires, une courageuse famille de colons était attaquée par les méchants indiens. Dans sa ferme, cernée par des attaquants nombreux, la situation est désespérée.

La salle, public natif, retient son souffle…

Puis vient la musique qui annonce l’arrivée de la cavalerie. Qui se pointe en effet. Tue les méchants indiens et délivre les gentils blancs.

Soupir de délivrance dans la salle.

Ceux qui connaissent un peu l’histoire de la conquête génocidaire de ce continent qui deviendra Amérique ont eu l’occasion de lire de nombreux récits, en particulier concernant ces régions des plaines du Nord, racontant l’histoire de petits colons qui n’auraient pu survivre dans ses régions inconnues sans l’aide que leur a apporté spontanément les natifs. Mais déjà la rupture est consommée entre le petit peuple dont le statut n’est parfois pas bien meilleurs que celui des esclaves noirs et cette caste de banquiers et industriels qui là-bas comme en Europe vont par des révolutions instrumentalisant le peuple (bonne chair à canon) éliminer les survivance des aristocraties agraires et féodales au profit d’une nouvelle autocratie, urbaine, industrielle et financière, avec ces travailleurs corvéables à merci et jetables après usage.

La manipulation hollywoodienne est depuis toujours une arme de propagande utilisant l’émotivité du public pour imposer des contre-vérités.

Cette manipulation hollywoodienne, nous l’avons vu culminer avec la superproduction : « Devine qui va présider demain », mise en scène de la première campagne présidentielle d’Obama, subsidiées par les banquiers et autres transnationales à vocation monopolistique. Alors que dans une prestation digne d’un Oscar, notre candidat, nous raconte des larmes dans les yeux et des trémolos dans la voix, l’histoire de cette vieille dame pensionnée qui lui a envoyé un mandat de trois dollars, une parmi toutes ces petites gens qui ont rendu dit-il sa campagne possible… no comment, sauf que c’est à ce moment précis que j’ai compris qui était en réalité ce candidat à la Maison Blanche : un imposteur.

La suite confirmera.

Nous voici à nouveau face à ce type de mise en scène destinée à jouer sur les cordes émotionnelles d’un public à la conscience amoindrie à force d’être plongée dans les brouillards de la propagande.

Si les USA nous ont habitués depuis longtemps au viol répété du droit international, aux interventions criminelles, que ce soit dans leurs interventions officielles ou dans leurs guerres secrètes, ce qui se produit là, actuellement en France est interpellant. Nous le savons, à titre personnel la France n’a jamais hésité à mener les pires guerres colonisatrices, la France défendait son empire et son « rôle » colonisateur avec le soutien tacite ou implicite d’une bonne partie de la gauche (qui se cachait et se cache encore derrière les vertus civilisatrice de la (néo)colonisation). Ses bourreaux d’Algérie ont servis de modèle à l’Ecole de Tortionnaires dite à l’époque des Amériques qui laisse aujourd’hui plus vives que jamais les blessures ouvertes du massacre d’une génération de jeunes Latino-Américains parmi les plus idéalistes, les plus généreux, les intelligences vives de nations qui poursuivaientt leur rêve, souveraineté nationale équitable et complémentarité régionale.

Malgré des centaines de milliers de morts, dans un idéocide digne des pires périodes de l’Inquisition, dont la liste chaque jour s’allonge, ce rêve aujourd’hui est plus vivace que jamais. Ce rêve est un vieux rêve humain qui traverse les siècles, les millénaires, mille et mille fois attaqué, physiquement anéanti sans que disparaisse jamais la petite étincelle qui rallumera le flambeau repris de génération en génération. Celui d’une humanité délivrée du fardeau de la guerre, vivant en paix et bonnes convivialité et complémentarité d’un bout à l’autre de la planète. Ce rêve prend forme aujourd’hui en Amérique Latine porté par des mouvements populaires locaux et régionaux et facilité par certains gouvernements. La réalisation de ce rêve, qui est aussi le produit heureux de ce syncrétisme –humanité – auquel participent collectivement des humains de toutes origines est évidemment insupportable à ces « Whyte Supremacist » que sont les dirigeant du pouvoir globalisant. Des « inférieurs » s’attribueraient ces richesses, fussent-elles de leur propre territoire, qui deviennent de droit à cette nouvelle élite blanche  qui constitue certainement une nouvelle aristocratie totalement dépourvue de noblesse, aristocratie marchande des nouveaux riches, qui ne connaissent d’autre valeur que celle du Profit.

Ce qui est nouveau donc,  c’est ce rôle clownesque interprété par Hollande président socialiste, de larbin soumis de Washington, entraînant le pays dans une guerre d’agression, comme un chien idiot suit le maître capable de le mettre à mort un jour si il y va de son intérêt ; mais bon, on a beau comme cela vient d’avoir lieu retirer des médias les photos qui le montrent de la manière la plus flagrante, nul doute que ce président a tout d’un imbécile heureux. Là c’est une hypothèse toute personnelle, mais il me semble parfois que sa Valérie ne lui a été mise dans les pieds que pour le rendre un minimum présidentiable. Rebondit, en concurrence avec Sa Royale antérieure, il ne faisait manifestement pas le poids. Une partie de ses électeurs a certainement voté pour ce « gentil nounours » incapable de faire du mal à une mouche…

Voter pour un « président normal » alors que le monde et le pays traversent des crises majeures, c’est stupide. En de tels périodes au contraire, en de telles circonstances, le recours à des mandataires aux talents extra-ordinaires s’imposerait. Le problème : de tels personnages n’ont plus cours dans l’Europe asservie et acculturée contemporaine, Europe homogénéisée, normalisée, conformisée par le colonisateur, comme autant de nivellements pervers (détournement de sens) et par le bas. Les nostalgiques de de Gaulle (combien de tentatives d’assassinats) qui fleurissent aujourd’hui à gauche comme à droite, ne me contrediront pas, même si personnellement je ne pense pas que ce soit un de Gaulle qui manque, mais bien les formes d’organisations du peuples et la conscience qui les accompagnent en tant que fondation d’une démocratie participative, mais c’est un autre sujet.

Nous sommes témoins, de la mise en œuvre d’un scénario hollywoodien de série C, quand les mandataires du peuples se font les interprètes d’un très mauvais mélo dont les arguments ne tiennent pas la route, mais qu’importe, il ne s’agit pas d’en appeler à l’intelligence – surtout pas – mais bien aux réactions émotionnelles d’un public soumis aux lavages de cerveaux d’une propagande intensive, arme de guerre psychologique de la colonisation de l’Europe par les grand marchands boulimiques qui veulent faire du monde un Grand Marché Unique dont-ils auraient le contrôle absolu : l’abrutissement, l’abêtissement, pas un mélo une tragédie.

Ce qui fait le plus défaut dans les analyses actuelles, c’est un calcul de conséquences de ces interventions – programmées de longue date et dans le cadre d’un agenda précis, dont cette agression de la Syrie est un évènement, ni le premier, ni le dernier – en termes de probabilité, tout en sachant qu’une attaque de la Syrie plongerait le monde dans une imprévisibilité qui aurait pour seule certitude une intensification de la guerre du tous contre tous. Non seulement les conséquences économiques de cette guerre serait désastreuses pour les peuples d’Europe, mais notre continent court le risque de devenir le champ d’action intensive de groupes terroristes, voir un des champs de bataille d’une guerre planétaire.

Les arguments développés par Kerry sont plus « vigoureux » (comme son désir exprimé d’ingérence en Amérique Latine) mais non moins fallacieux. D’autant que le vote favorable à la guerre par le Congrès faisant fi du droit International, associerait le peuple étasunien aux crimes de ceux que représentent son gouvernement, alors qu’il est de notoriété publique qu’une majorité de ce peuple est opposé à cet intervention. Nous nous doutons que l’intervention revue à la baisse qui est actuellement mise en vente au Congrès, n’est pas le projet final, seulement la version édulcorée qui devrait permettre d’entamer les hostilités.

Je ne prétends vraiment pas pouvoir donner de réponse à cette question : « Jusqu’où cette intervention conduirait-elle la planète vers une guerre planétaire ? » Nous savons que le gouvernement Syrien, autant que les Russes, les Chinois, les Iraniens… préparent une réponse guerrière en cas de frappe de la Syrie par les force US sans ratification du Conseil de Sécurité, autrement dit sans que la preuve soit faite que le gouvernement Syrien est bien auteur de l’utilisation d’armes de destructions massives contre le peuple de son pays.

Contre le peuple de son pays, ceci à son importance puisque les USA qui utilisent depuis des décennies des armes de destructions massives agent orange, uranium appauvri, phosphore blanc contre des peuples déclarés ennemis par le gendarme du monde n’ont jamais fait l’objet d’aucune sanction de ce Conseil, la possibilité n’a même pas été évoquée…

Un texte que j’ai lu hier en espagnol, donne ou régime Obama quelques leçons de gouvernement responsable concernant un pays ruiné et subissant une catastrophe humanitaire sans précédent avec ses camps misérables, pour expulsés de leurs logis par les banques voraces qui avaient bien calculé leur coup, ses habitants de tunnels, ses toujours plus misérables par dizaines de millions.

Il serait temps effectivement que ce régime qui a été élu par le peuple pour opérer une rupture à la politique belliqueuse et coûteuse des Bush et cie, avec le désir de ce peuple de cesser de jouer le rôle de gendarme du monde pour voir son gouvernement se consacrer aux questions économiques internes prenne ses responsabilités envers le peuple qui l’a élu. Il est bon de le rappeler, même si c’est un pieux souhait dont on sait déjà dans ce climat d’incertitude aggravé qui prélude aux entrées en guerre qu’il ne se réalisera pas, que les fous qui gouvernent préfèreraient voir la planète à feu et à sang plutôt que de renoncer à leurs prérogatives auto attribuées.

Je le déplore, non seulement parce que c’est l’aveu de l’impuissance des peuples d’’Europe Occidentale et de l’incapacité de leurs gouvernants (qui n’en sont pas les représentants) de porter encore ce flambeau d’indépendance. Je trouve que c’est un comble que ce soit un Poutine qui nous donne des leçons de droit international. Je redoute en cas de guerre que cette incapacité à nous positionner en défense de ce droit international qui représente un minimum, sinon en lutte contre toute forme d’impérialisme, de colonialisme et de lutte contre toutes les formes d’exploitation de l’humain, du vivant et de l’étant, proposant la complémentarité partout où tente de s’imposer cette concurrence pseudo-darwiniste, pseudo-scientifique, fabriquée de toute pièce. La complémentarité comme source de bonne convivialité entre voisins planétaires. La complémentarité et le partage comme condition d’une paix durable et d’un monde serein, et même heureux.

En ce qui nous concerne, la première tâche est de substituer à cette Europe de la concurrence et du Libre Echange qui est un rapt programmé, une Europe de complémentarité, ouverte sur cette base sur le reste du monde.

Ce que je redoute, pour l’Europe et non pour le monde, c’est que la chute de ses nouveaux maîtres qui n’imposent leur pouvoir que par la force et la corruption, entraîne la chute de notre continent, particulièrement pauvre en ressources essentielles, alors que les pays émergeants du Sud au regard de nos comportements passés et actuels estiment qu’il n’y a aucune raison de nous venir en aide. Et franchement on pourrait les comprendre.

Un risque est de nous voir soumis à de nouveaux maîtres Russes, par exemple dans un repartage du monde au sein d’un impérialisme multipolaire. Je reconnais que Poutine est certainement le plus grand homme politique en fonction sur la planète à ce jour, cela ne me le rend pas plus sympathique pour autant.

Un monde réellement multipolaire, beaucoup d’entre nous y aspirent, la solidarité avec les peuples de la Terre est une manière d’être et nous trouverons sans peine notre chemin dans un monde d’échange, de partage, de complémentarité. Les Européens en général ont un énorme chemin à faire pour devenir des personnes responsables au sein de collectifs d’habitants, prenant les décisions qui les concernent à différentes échelles. Humilité requise.

C’est une tâche souvent fastidieuse, souvent ingrate, de longue durée (tant de retard déjà), et pourtant c’est le seul chemin pour parvenir à un éuilibre, toujours dynamique, invention perpétuée, riche d’imprévu. Tout le contraire de ce monde de contrôle qui n’a d’autre promesse à nous faire que l’asservissement, la destruction et la mort.

Etre gouvernés par des imbéciles aux ordres nous oblige-t-il à leur ressembler ?

Anne W

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-plus-imbecile-que-cela-119906738.html

Vidéo: rebelles syriens en train d’utiliser des armes chimiques

Le mensonge tarifé (Granma) ( Fidel Castro)

Fidel Castro

 

De graves événements sur le point de survenir me poussent à prendre la plume. À notre époque, tous les dix ou quinze ans, notre espèce court des dangers de disparition réels. Ni Obama ni personne d’autre ne pourrait garantir qu’il n’en soit ainsi. Je le dis par réalisme, car seule la vérité pourra nous offrir un peu plus de bien-être et un souffle d’espoir. En matière de connaissances, nous sommes devenus majeurs, et nous n’avons pas le droit de leurrer autrui ni de nous leurrer nous-mêmes.

L’immense majorité de l’opinion publique connaît assez bien le nouveau danger qui frappe à nos portes.

Il ne s’agit pas seulement du fait que les missiles de croisière soient braqués sur des objectifs militaires en Syrie, mais que le peuple de ce courageux pays arabe, situé au cœur même d’une région habitée par plus d’un milliard de musulmans dont l’esprit de lutte est proverbial, ait déclaré qu’il résistera jusqu’à son dernier souffle à toute attaque.

Tout le monde sait que Bachar al-Assad n’était pas un homme politique. Il a fait des études de médecine et il s’est spécialisé en ophtalmologie en 1988. Il a joué un rôle politique à la mort de son père Hafez al-Assad en 2000 et a assumé son poste à la mort accidentelle d’un de ses frères.

Tous les membres de l’OTAN sont des alliés inconditionnels des États-Unis, ainsi que quelques pays pétroliers dans ce Moyen-Orient qui assure une grande part de la production mondiale de combustibles d’origine végétale que la Nature a accumulés tout au long de milliards d’années. En revanche, la production d’énergie provenant de la fusion nucléaire de particules d’hydrogène tardera au moins soixante ans. Entretemps, les gaz à effet de serre continueront de s’accumuler à un rythme élevé, par suite d’énormes investissements en technologies et en équipements.

On affirme par ailleurs que nombre de fonctions confiées aujourd’hui à la police, telles que les contraventions et d’autres, seront réalisées par des robots en 2040, dans à peine vingt-sept ans. Les lecteurs peuvent-ils s’imaginer combien il sera difficile de discuter avec un robot capable de faire des millions d’opérations par minute ? En réalité, c’était quelque chose d’inimaginable il y a quelques années.

Voilà quelques heures à peine, lundi 26 août, des dépêches d’agence de presse bien connues pour les services sophistiqués qu’elles rendent aux États-Unis se sont attachées à divulguer la nouvelle qu’Edward Snowden avait dû s’établir en Russie parce que Cuba avait cédé aux pressions de Washington.

J’ignore si quelqu’un, quelque part, a dit quelque chose ou non à Snowden, car ce n’est pas ma fonction. Je me contente de lire autant que je peux des nouvelles, des opinions et des livres publiés dans le monde. J’admire le courage et la justesse des déclarations de Snowden qui a, de mon point de vue, rendu un grand service au monde en révélant la politique malhonnête jusqu’à l’écœurement du puissant Empire qui ment et trompe le monde. Par contre, je ne serais pas d’accord que quelqu’un, quels que soient ses mérites, parle au nom de Cuba.

Le mensonge tarifé. Qui l’affirme ? Le journal russe Kommersant. Quel est ce torchon ? Selon l’agence Reuters, ce journal cite des sources proches du département d’État étasunien : « La raison en est que Cuba a fait savoir au dernier moment aux autorités qu’elles devaient empêcher Snowden de monter à bord du vol d’Aeroflot. »

« Selon ce journal, […] Snowden a passé un ou deux jours au consulat russe de Hong Kong pour faire connaître son intention de se rendre en Amérique latine via Moscou ».

Si je le voulais, je pourrais parler de ces questions que je connais bien.

J’ai observé aujourd’hui avec un intérêt spécial la visite du président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, à bord du navire amiral du détachement naval russe arrivé dans ce pays, après avoir fait escale à La Havane et au Nicaragua. Plusieurs vues m’ont impressionné. Entre autres, l’ampleur des mouvements de ses nombreux radars capables de contrôler les activités opérationnelles du bâtiment en toute circonstance.

Nous avons étudié par ailleurs les activités de ce journal mercenaire, Kommersant. À son époque, il fut l’un des médias les plus pervers au service de l’extrême droite contre-révolutionnaire, ravie aujourd’hui de voir le gouvernement conservateur et laquais de Londres expédier ses bombardiers à sa base aérienne de Chypre afin qu’il soient prêts à larguer leurs bombes sur les forces patriotiques de l’héroïque Syrie, tandis qu’en Égypte, connue comme le cœur du monde arabe, des milliers de personnes sont assassinées par les auteurs d’un coup d’État éhonté.

C’est dans cette atmosphère que les moyens navals et aériens de l’Empire et de ses alliés s’apprêtent à organiser un génocide contre les peuples arabes.

Il est tout à fait clair que les États-Unis tenteront toujours d’exercer des pressions sur Cuba, comme ils le font sur l’ONU et sur toute institution publique ou privée du monde. C’est là une des caractéristiques de leurs administrations, et on ne saurait en attendre autre chose. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en vain que l’on résiste depuis cinquante-quatre ans – et tout le temps qu’il faudra – et que l’on se défend inlassablement face au blocus économique criminel du puissant Empire.

Notre plus grosse erreur est de n’avoir pas été capable d’en apprendre bien plus bien plus vite.

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Fidel Castro Ruz, le 27 août 2013 à 20 h 34

Traduction ESTI

Le sang de la Syrie: les cigognes drones

Nous commençons à être habitués à la recette: on peut tuer des enfants pour du pétrole ou de la « démocratie ». Alors, le petit charbonnier, toujours « négré » dans son « grand pays », ne supporte pas que l’on tue avec des gaz.

La pouponnière des Goebbels entreprend un nouveau « coup ». Éteignez vos chandelles, le monde va pleuvoir de la lumière de bombes. De l’électricité produite à coups d’idées fomentées par la trisomie étasunienne. Pas bêtes les gars du Pentagone. Pas bêtes, mais bêtes….  La merde  est un agenda qui date d’un demi siècle. Le confort par l’horreur. Il fallait y penser.

Ces gens-là font des cadeaux au reste du monde par des cigognes-drones.

Ils sèment de la démocratie en tuant. Liberté! Liberté! Ils sont lardés comme des cochons et rotent en mitraillant leur discours de pompeux preachers . 

On sait bien que les étasuniens veulent blanchir l’Afrique… Il y a un prix. C’est la guerre. Suffit de tricoter un peu, une maille à droite, une maille à gauche, des épingles. Plouf! On va chiffonner de la chair – en fait des âmes – comme si les humains étaient des bêtes d’un grand pâturage à idées.

Pilotes à distance 

Les américains manquent de pilotes de drones. Pourtant, il ne manque pas de chômeurs. Pour la Science Fiction, gageons que le « progrès », dans 10 ans, sera de faire la guerre dans son salon avec un laptot branché sur le Pentagone.

Un métier d’avenir.

En économie, on appelle cela de « la destruction créatrice ». Quand la cheval a été dépassé par la voiture, ça a permis un développement incroyable de boum économique et d’emplois.

Fini le stress du pilotage! On pourra tuer n’importe qui à partir de son salon. Des … je n’ose pas le dire… travailleurs indépendants, à domicile.

Et le trium « vrai-rat » du Royaume-Uni, de la France, des États-unis se lèche les babines pour faire du bien.

P.S.: Je me demande si Sieur d’Obama pète quand il mange des légumineuses… Je dis ça comme ça. J’ai un vieux briquet dormant dans un tiroir qui chercher à allumer quelqu’un. Suffit de le placer dans un concept de frappe chirurgicale.

Gaëtan Pelletier

30 août 2013

Syrie : Des « massacres épouvantables » aux « armes chimiques »…et l’Iran.

Comment la propagande pro-guerre contre la Syrie évolue-t-elle?
 
Pendant qu’on multiplie les attentats à la bombe contre les officiels syriens, on nous refait le coup des armes chimiques ou des armes de destruction massive. «Le recours à des armes chimiques est et serait totalement inacceptable. Si vous commettez l’erreur tragique d’utiliser ces armes, il y aura des conséquences et vous en répondrez», voilà ce qu’a déclaré hier, 03 décembre 2012, Barack Obama, le président des Etats-Unis et Prix Nobel de la Paix des drones et des guerres humanitaires.
Cette énième affirmation à propos de la Syrie montre que la meute ne renoncera pas tant qu’elle n’a pas atteint son but: renverser, tuer Bachar Al Assad, décapiter son régime et mettre à la tête du pays des laquais, appelés à l’occasion « l’opposition démocratique ».
Le 21 août dernier déjà Obama parlait de « ligne rouge »: vidéo ci-dessous:
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Une partie du contenu de cette vidéo provient de afp, qui a bloqué sa diffusion sur ce site Web.
Visionner sur YouTube
Au lendemain de la nouvelle déclaration de Barck Obama (03 décembre 2012) http://www.leparisien.fr/international/syrie-obama-hausse-le-ton-face-a-la-menace-d-armes-chimiques-04-12-2012-2378945.php

, nous rediffusons le texte ci-dessous publié en septembre dernier.
Bonne lecture.
La propagande médiatique a changé et a pris un nouveau cap sur la Syrie. Après des slogans : «  des massacres contre son propre peuple », « des massacres épouvantables  de Bachar Al-Assad » et toutes ces choses non vues mais criées et répétées qui n’ont pas (encore) réussi à bouger la position de la Russie et de la Chine, voici venu l’heure des « armes chimiques ». Les chiffres macabres avancés et distillés depuis Londres par l’OSDH, l’agence de presse et officier du registre mortuaire des « insurgés-rebelles-révolutionnaires » pupilles de l’Occident, se présentant comme une organisation de défense des droits de l’Homme, n’auront donc pas suffi pour obtenir des « bombardements justes et humanitaires » sur la Syrie. Les outrances mensongères de Laurent Fabius, de Hillary Clinton et autres petits tireurs d’élite médiatico-intellectuels n’auront pu réussir, pour le moment en tout cas, à obtenir de la Russie et de la Chine ne serait-ce qu’un fléchissement. Il faut donc monter d’un cran le matraquage et trouver plus grave que les massacres. Et qui s’en est chargé ? Le sous-lieutenant, l’Etat mercenaire par excellence des Etats-Unis et de ses alliés au Moyen-Orient : Israël.
Constatant la persistance de la fermeté sino-russe face à toutes les ruses et autres pièges savamment enrobés dans le tissu troué des projets de résolution ou des contacts diplomatiques nocturnes, la question des « armes chimiques » détenues par la Syrie revient subitement au devant de la scène. Le mode opératoire est digne d’intérêt : le 20 juillet 2012, Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense, effectuant une tournée d’inspection sur le plateau du Golan à la frontière avec la Syrie, a clairement laissé entendre que « l’armée israélienne ne permettrait en aucun cas le transfert d’armes de destruction massive syriennes. L’Etat d’Israël ne peut accepter le transfert d’armes de pointe de la Syrie au Liban. Nous surveillons étroitement (…) le Hezbollah qui pourrait essayer de tirer avantage de la situation…Il n’est pas approprié d’en dire plus pour le moment sur quand nous allons agir, comment nous agirons, ou si vraiment nous agirons. Nous suivons tout cela de très près». Voilà la naissance d’une nouvelle argumentation en faveur du projet d’agression contre la Syrie: la menace des armes chimiques.
 «La Syrie a accumulé le plus important arsenal d’armes chimiques du monde et dispose de missiles et de roquettes capables d’atteindre n’importe quel point du territoire israélien», a confirmé le général Yaïr Naveh, le chef d’état-major adjoint.
Les deux dirigeants seront suivis par le chef du gouvernement israélien. « Peut-on imaginer que le Hezbollah dispose d’armes chimiques, c’est comme si Al-Qaïda avait des armes chimiques », a affirmé M. Netanyahu le 22 juillet 2012. « C’est une chose inacceptable pour nous, pour les Etats-Unis, et nous devrons agir pour l’empêcher s’il en est besoin » a prévenu M. Netanyahu.
Constatant ce nouveau tournant dans la communication de ses ennemis, Damas a indiqué le lundi 23 juillet 2012 qu’elle n’utiliserait ses armes chimiques qu’en cas d' »agression étrangère ». « Aucune arme chimique ou non conventionnelle ne sera utilisée contre nos propres citoyens (…), ces armes ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère », a indiqué le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères.
Mais ce tournant dans la communication a fait son effet et va être maintenu. Désormais, les parrains de la rébellion armée contre la Syrie vont marteler le même message afin de mieux ancrer dans les têtes la dangerosité du gouvernement dirigé par Al Assad. La technique est si bien rôdée que Barack Obama, le prix Nobel des guerres justes et humanitaires s’est fendu des menaces très claires le 20 août dernier : « Nous avons été très clairs envers le régime d’Assad, mais également envers les autres acteurs sur le terrain, sur le fait que, pour nous, une ligne rouge serait de voir un arsenal complet d’armes chimiques en train d’être déplacées ou utilisées. Cela changerait mes calculs. » Et, pour être encore plus clair et montrer que « les acteurs sur le terrain » est une formule pour désigner en réalité le gouvernement d’Al Assad, Obama a tenu à préciser : « Nous ne pouvons pas nous trouver dans une situation dans laquelle des armes chimiques ou biologiques tombent entre les mains des mauvaises personnes ».
A partir du moment où l’Oncle Sam a parlé des armes chimiques suivant ainsi son sous lieutenant Israël, il était évident que toutes les autres hyènes de la bande iront dans le même sens. Telle est l’une des règles fondamentales de la chasse élaborées par la meute.
Une semaine après l’Oncle Barry, François Hollande surnommé dans certains milieux revanchards « le Mou » ou « Le Flou » ou encore « Flamby » le 27 août 2012, François Hollande ira répéter le nouveau mot d’ordre : « Je le dis avec la solennité qui convient : nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe », lors d’un discours devant quelque 200 ambassadeurs français réunis à l’Elysée. Son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius qui, déjà en août professait que « Bachar Al Assad ne mérite pas d’être sur terre », ira énoncé sur Europe1 le 31 août que « il est certain que nous jugeons M. Bachar al-Assad responsable de l’utilisation de ces armes et s’il y avait la moindre tentative d’en faire utilisation directement ou indirectement la réponse serait immédiate et fulgurante ».
Sur France 3, dimanche 02 septembre 2012, Alain Juppé déchu du ministère des affaires étrangères pour cause de défaite électorale de Sarkozy a affirmé que les pays Occidentaux et leurs alliés (agresseurs) doivent «se passer d’un feu vert onusien pour attaquer la Syrie au cas où le risque de prolifération d’armes chimiques se dessinait ». Alain Juppé, un des assassins directs de Mouammar Kadhafi et des dizaines de milliers de personnes en Libye et en Côte d’Ivoire a précisé que« sur la question d’utiliser la force ou pas, notre doctrine de toujours-et je pense qu’il ne faut pas l’abandonner- est qu’on utilise la force qu’avec le feu vert des Nations unies. Est-ce que dans un certain nombre de situations extrêmes, comme le risque de prolifération des armes chimiques, on peut se passer de ce feu vert? Oui, je pense qu’il faut l’envisager ».
David Cameron, premier ministre britannique et Ban Ki Moon, secrétaire général de l’atlantiste ONU iront dans le même sens. Ce dernier  déclarant le 23 juillet 2012 depuis Belgrade : « il serait répréhensible de voir quiconque en Syrie envisager l’utilisation d’armes de destruction massive comme des armes chimiques. J’espère sincèrement que la communauté internationale gardera un oeil là-dessus pour que rien de tel ne se produise ».
La Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite et tous les autres pions sont sur la même longueur d’ondes.Comme on le voit, les stratèges pro-guerre auront le triste mérite d’avoir tout essayé. La nouvelle rhétorique fondée sur les armes chimiques menaçantes pourra ainsi justifier une agression contre la Syrie en escamotant le double refus sino-russe et mettre ainsi la Chine et la Russie devant le fait accompli tout en misant sur le fait que, peut-être, ces deux pays n’iront pas jusqu’à livrer une guerre ouverte à l’Occident pour la Syrie. Rien n’est moins sûr.
Israël étant le pays qui fabrique en direction prioritairement des opinions occidentales l’essentiel de l’information sur ce qu’on appelle le monde arabe, démontre une nouvelle fois au travers de ce changement de rhétorique face à la Syrie qu’il sait tenir son rôle. Rôle qu’ont dépeint Stephen Walt et John Mearsheimer dans leur ouvrage « Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » paru en 2007.
En effet, lors de la « Guerre des six jours » en 1967, Israël a arraché à la Syrie une partie de son territoire appelée le plateau du Golan d’où environ 100.000 syriens furent renvoyés. En 1981, le plateau du Golan passe sous les lois israéliennes et le territoire est repeuplé par quelques 18.000 colons israéliens. La Syrie tient absolument à reprendre ce territoire et pour ce faire, elle arme le Hezbollah et le Hamas qu’elle utilise pour maintenir la pression sur Israël. Comme le montrent Walt et Mearsheimer, seuls Yitzhak Rabin en 1994 assassiné plus tard et Ehud Barak dans un premier temps, puis opposé en 2000 furent favorables parmi tous les dirigeants israéliens de retourner à la Syrie le territoire volé contre un traité de paix. Ariel Sharon qui a succédé à Ehud Barak lui-même ayant fait marche arrière déclarera :« même dans mes moments de fantaisie les plus fous, je n’aurais jamais accepté une telle concession ». Ehud Olmert, successeur de Sharon confirmera : «  Le plateau du Golan restera en notre possession pour toujours ». Tous ses successeurs s’inscriront dans la même logique. « Israël n’abandonnera jamais le plateau de Golan ; cette région fait partie intégrante d’Israël et est vitale pour sa sécurité et sa protection » tranchait Yisraël  Katz, député israélien lorsque Javier Solana, Secrétaire général du Conseil de l’Union Européenne, en 2007, disait souhaiter aider la Syrie à récupérer ledit territoire.
Face à l’insistance syrienne va alors être engagée une œuvre de diabolisation du gouvernement syrien par Israël, ses dirigeants, ses intellectuels, ses médias et les puissants lobbies qui le soutiennent inconditionnellement dans sa logique de confiscation du Golan. Ariel Sharon, le 15 mars 2003 dira de Bachar Al Assad qu’il est un « homme dangereux et incapable d’un jugement sain »  avant d’appeler les Etats Unis à exercer sur Al Assad « une très forte pression » pour l’empêcher de soutenir le Hamas et le Hezbollah. Toujours en 2003, pour Ephraïm Halevy, conseiller pour la sécurité nationale de Sharon, Assad « irresponsable et insolent succombait fréquemment à de mauvaises influences »« on ne pouvait pas fermer les yeux sur ses machinations. Mais avant d’arriver à la guerre, il y a toute une gamme de mesures qui peuvent être prises pour limiter les crocs du jeune, arrogant et immature président syrien ». L’immaturité de Bachar Al- Assad étant sa volonté de voir la Syrie regagner le plateau du Golan.
Les deux auteurs citent beaucoup de personnalités allant dans le même sens dans les médias israéliens aussi bien qu’étatsuniens où elles accouchaient fréquemment leur propagande en vue de pousser l’opinion et les décideurs politiques occidentaux notamment étatsuniens à catégoriser la Syrie et éventuellement à lui livrer une guerre. « La Syrie avait un fort pouvoir de nuisance, beaucoup plus fort que l’Irak » Yoshi Alphar. « Je me demande si, étant donné la qualité de leurs sources, les Syriens n’avaient pas eu vent de la conspiration du 11 septembre et avaient omis d’en avertir les Etats Unis » Itamar Rabinovich, ancien ambassadeur d’Israël aux USA.« Prochaine étape : serrer la vis à la Syrie. Il faut utiliser tous les moyens nécessaires y compris la force militaire pour obtenir un changement de comportement et/ou de régime à Damas », journaliste israélo-américain Yossi Klein Halevi, 15 avril 2003 dans le Los Angeles Times. « La Syrie, amie du terrorisme, a elle aussi besoin d’un changement », Zev Chafets, 16 avril 2003 dans New York Daily News. « Je ne serai pas surpris si les armes de destruction massive que nous n’arrivons pas à trouver en Irak avaient pris le chemin de la Syrie » Eliot Engel. « Assad est un homme excessivement dangereux »Jed Babbin…On pourrait en citer d’autres. Mais c’est fastidieux. Soulignons simplement qu’à la même époque, il y avait une loi dénommée Syria Accountability Act qui fut votée par le congrès étatsunien sous l’instigation d’Eliot Engel et de l’AIPAC avec pour objectif d’intégrer la Syrie à la liste des pays de « l’Axe du Mal ».
La Syrie n’est donc pas dans l’œil du cyclone depuis 2011. Elle est ciblée bien avant le début du fameux « Printemps arabe ». Les mouvements de foule de ces deux dernières années dans les pays où l’Occident bénéficiant dans certains cas des yeux fermés de la Chine et de la Russie n’ont servi qu’à tendre vers la réalisation d’un objectif prévu de longue date à Damas. Pour ce faire, rien de plus efficace que de resservir les vieilles mais redoutables recettes des armes chimiques, bactériologiques voire de destruction massive. C’est en cela que les responsables israéliens qui font semblant de ne jouer aucun rôle en Syrie actuellement avaient été les premiers à réorienter la communication pro-guerre en la faisant passer du stade compassionnel des massacres nécessitant une intervention humanitaire bloquée par les méchants et cyniques Russes et Chinois au cap de la menace des armes chimiques, « ligne rouge » autour duquel les agresseurs tentent à présent de mobiliser. Il faut rappeler, pour finir, que les armes chimiques dont il est question sont celles que la Syrie avait achetées à l’Egypte en 1973, lesquelles ne font peur ni à Israël ni à l’Occident car disposant de moyens de dissuasion suffisants.
Le prochain sur la liste est l’Iran. Les dirigeants israéliens ne cachent même pas leur démarche. Certain que tous les actes qu’il aura à poser, que ce soit aujourd’hui ou demain, contre l’Iran a et aura l’appui moral et matériel de l’Occident notamment des Etats Unis d’Amérique, des dirigeants israéliens annoncent qu’ils pourront frapper l’Iran avant les élections américaines de novembre prochain, obligeant ainsi ce tuteur bienveillant à l’accompagner dans cette nouvelle mission. Ce matin, 03 septembre 2012 sur BFMTV, Jean Jacques Bourdin a essayé en vain d’obtenir de Laurent Fabius un mot de la diplomatie française allant à l’encontre du projet israélien. Projet qui au demeurant, ne fâche pas la plupart des diplomaties occidentales. Loin de là, elles le soutiennent, lui fournissent même des moyens pour son accomplissement. A la fin, Fabius n’a trouvé qu’une condamnation ou simplement de réserves quant à une future agression contre l’Iran. Il dira « je me demande même si les Iraniens ne sont pas dans une stratégie double en se faisant frapper puis dire « nous on ne faisait rien, on nous a tapés dessus faire. Ils deviennent ainsi la victime et du même et du coup ils récupèrent une espèce de légitimité auprès des populations ». C’est dire combien ce monde là réserve donc des surprises aux proies contre lesquelles il planifie des attaques. Il temps, grand temps que les peuples affaiblis ou faibles commencent sérieusement par penser sérieusement à leur survie en se regroupant, en se dotant de la conscience des enjeux, en fédérant autour d’un leadership avisé et responsable avec l’idée de rechercher les moyens les plus appropriés pour répondre aux défis que ce monde là pose et posera.
Mis à jour le 04 décembre 2012
03 septembre 2012
Komla KPOGLI