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De quoi Google est-il le nom ?

Par Yann Fievet

Nous devrions nous y faire : l’emprise de Google s’accroît chaque jour davantage et il serait illusoire de vouloir y résister. La firme, omniprésente dans l’univers de nos cyber-activités, recouvre nos vies d’une prétendue bienveillance. Ce serait au nom de l’émergence d’un monde plus sûr que Google, en compagnie de huit autres sociétés privées américaines, participe activement au système Prism mis en place par la NSA pour surveiller tous les recoins de « la toile ». La volonté arachnéenne veille sur nous ; allons en paix ! Cependant, non contente d’apaiser notre inquiétude à propos de la dangerosité du monde, inquiétude par ailleurs savamment entretenue par les maîtres de la « médiasphère », Google se veut un agent puissant de la Culture universelle. Notre paix intérieure devrait ainsi se doubler de la satisfaction d’apprendre que le monde des œuvres littéraire et artistiques va nous appartenir enfin tout entier sans que nous n’ayons plus à bouger physiquement. Pourtant, du rêve grandiose de la virtualité heureuse au cauchemar de son emprise exorbitante sur nos existences réelles il n’y a peut-être qu’un pas.

Tout est désormais numérisable, à des niveaux de qualité saisissants. Les moyens matériels permettant d’acheminer, de voir et d’archiver les images numériques ont eux-mêmes suivi ce fascinant mouvement. Il fallait donc s’attendre à ce qu’une « entreprise globale » s’attaque à la prouesse de mettre en images les œuvres d’art que renferment tous les musées du monde. Certains avaient osé en rêver, Google va oser le faire. Après la mise en octets de millions de livres détenus par les grandes bibliothèques voici venu le tour des multiples chefs d’œuvres de la peinture ou de la sculpture dispersés aux quatre coins de la planète. Toutes les collections pourraient ainsi être demain offertes à notre satiété. Ce dernier mot convient tellement bien au dernier avatar du dévorant consommationnisme : nous allons bientôt satisfaire notre boulimie d’œuvres des grands maîtres, bouffer de l’art au kilomètre sans sortir de chez soi, contourner les autres kilomètres de queue des grandes expos où l’on défile en rangs serrés sans pouvoir vraiment stationner devant un tableau pour l’admirer sereinement. La culture à portée du moindre clic !

Nous ne sortons pas du règne de la marchandise, nous le renforçons en l’étendant définitivement au monde de l’art. Bien sûr il y a une tromperie dont les vrais amateurs d’art ne seront jamais dupes : faire prendre des représentations numériques des œuvres, fussent-elles de grande qualité technique et esthétique, pour les œuvres elles-mêmes. Une image de synthèse ne parviendra jamais à restituer l’émotion que le peintre a immortalisé dans sa toile par son travail qui était autre chose qu’une banale affaire de techniques d’exécution. Rien ne remplacera donc la contemplation de l’œuvre proprement dite et c’est heureux. Comme nombre de grands artistes, Salvador Dali fut visionnaire ou à tout le moins en avance sur son temps. En découvrant l’anagramme prémonitoire de son propre nom, Avida Dollars, il n’imaginait peut-être pas cependant jusqu’où irait la vulgarisation du génie pictural. L’alliance du Marché et de la Technique propulse la vulgate au-delà des frontières que les espérances les plus folles n’imaginaient pas pouvoir transgresser un jour. Si l’art rime certes depuis longtemps avec dollar, il n’a que peu à voir avec un tel bazar et le Catalan loufoque, dans une transgression iconoclaste, s’en serait régaler à l’envi.

L’art est décidément ailleurs que sur les disques durs de nos machines, ailleurs car toujours subversif, ce que Google ne sera jamais. Google ne fait rien d’autre qu’épouser son temps, y compris en favorisant la politique sécuritaire mondiale des États-Unis. Elle fait du fric avec la subversion artistique d’hier devenue académique depuis. Subvertir l’ordre dominant des choses consisterait aujourd’hui à encourager les artistes qui, partout où sévit l’oppression, tentent de repousser par leur création les assauts de la barbarie. Au Mali, en Côte d’Ivoire, en Syrie, en Afghanistan ou ailleurs – et au sein même du « monde civilisé » – des artistes survivent loin des marchands et des musées à tours operators. C’est de leurs œuvres que nos yeux et notre esprit devraient être avides. Hélas ! le conformisme triomphe toujours.

Yann Fievet

Les Zindignés/La vie est à nous – N° 5 – janvier 2014

altermonde-sans-frontiere.com

Les surveillants surveillés : offre d’emploi du Big Brother

CANADA

Le gouvernement fédéral recherche une entreprise qui puisse «surveiller en permanence les médias sociaux sur une base quotidienne en temps quasi-réel, et offrir des données et des capacités de signalement en ligne».
Cela comprend filtrer «les blogues, les microblogues, les sites de réseautage social comme Facebook et Twitter, les forums et babillards électroniques, les sites d’information traditionnels et les sections des commentaires, ainsi que les sites de partage de contenu (photo et vidéo, comme YouTube)».
Le soumissionnaire devrait également garder un oeil sur les sites de nouvelles et blogues d’information francophones et anglophones. Ce service, précise le document, doit être offert 24 heures sur 24, sept jours par semaine.  
Un aspect du travail consistera à évaluer les émotions et le ton des messages, et de déterminer leur portée. Source 
 

Tout un monde! Les réseaux sociaux, les blogs, passent leur temps à surveiller les gouvernements. Le peuple résiste à la mondialisation, au Nouvel Ordre Mondial, et à la quincaillerie machiavélique et tordue de l’art de dépenser l’argent des citoyens. Pas les humains, les citoyens. Sorte de paquet de chair en sueur, chiffré, envenimé par Big Pharma et sa panoplie de chimie dévastatrice.

Bref, on surveille tous les responsables de l’arnaque 2008, des grands projets qui grugent la masse monétaire livrée à l’État.

Maintenant, c’est l’État qui prend notre argent pour embaucher des surveillants de surveillants.

Nous payons pour être surveillés.

podborka_45

PMO : « TANT QU’ON NOUS RÉDUIRA À L’ÉTAT DE ROBOTS, LES ROBOTS NOUS RÉDUIRONT À NÉANT »

On les a cueillis au saut du lit, à l’occasion d’un récent passage à Paris. Cernés et fatigués, mais loquaces. « Le secret, c’est de tout dire  », expliquent-ils sur la page d’accueil de leur site. Dont acte. Voici, au vol, quelques propos des Grenoblois de Pièces et Main d’œuvre sur IBM, Clinatec, l’accélération technologique, la police des populations, la société de contrainte, etc.

 

IBM, Thales & Clinatec. Deux entreprises, un laboratoire – trois faces d’une même industrie de la contrainte. IBM travaille à inonder le monde de capteurs et de puces RFID via son projet de« planète intelligente ». Thales développe Hypervisor, un logiciel surpuissant capable de traiter et classer un nombre de données proprement stupéfiant. Et le laboratoire grenoblois Clinatec s’est spécialisé dans les implants cérébraux – nanotechnologies implantées au cœur même des neurones.

Ces trois entreprises de mise sous tutelle technologique de l’humain ont été étudiées en détail par ceux qui écrivent à l’enseigne de Pièces et Main d’Oeuvre (PMO) dans un ouvrage signé avec Frédéric Gaillard : L’industrie de la contrainte (Éditions l’Échappée1). Une mise à nu effrayante de ces « progrès » technologiques pavant la voie à un « monde-machine » qui prend le pas sur le vivant, entre macro-pilotage d’ensemble et micro-pilotage individuel. Pour PMO et Frédéric Gaillard, ces trois projets ont évidemment valeur de symbole. Mais ils sont surtout à l’avant-garde d’un futur proche, annonçant une nouvelle étape de la tyrannie technologique : « La société de contrôle, nous l’avons dépassée. La société de surveillance, nous y sommes. La société de contrainte, nous y entrons  », écrivaient-ils en 20082. Ils le détaillent ici.

POLICE PARTOUT

« Ces militants suisses3 récemment arrêtés alors qu’ils tentaient de faire sauter un laboratoire d’IBM spécialisé dans les nanotechnologies ne se sont pas trompé de cible. Un journal suisse a écrit qu’il était étrange de s’attaquer à ce bâtiment, car rien de polluant n’y était fabriqué. Mais si l’on considère que le problème essentiel des nanotechnologies est environnemental, on évacue le principal. L’activité d’IBM repose avant tout sur la volonté de rationaliser nos vies par l’informatique.

Les innombrables publicités d’IBM autour du concept de « planète intelligente »4, publiées dansLe MondeL’Express et d’autres journaux grand public, sont très révélatrices : pas un aspect de nos vies qui ne soit concerné. Il s’agit de tout gérer : l’école, sa vie sentimentale, sa sexualité, sa santé… Tout doit tourner comme une usine, selon des critères d’efficacité économique et technique. Le projet même de « planète intelligente » consiste à mailler l’ensemble du territoire de capteurs électroniques, puis à confier aux ordinateurs l’analyse et le « monitoring » des données ainsi recueillies. Les malades aux urgences sont des éléments de flux ou de stock – tout comme les automobilistes sur la route, les marchandises d’un entrepôt ou les gamins dans une cour de récréation.

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Les données sont le minerai de la société de l’information : qui sait les extraire et les traiter peut les employer pour le profit (entre autres via le marketing ciblé) ou le pouvoir (par la prévision des comportements, par exemple). Déplacements, habitudes, relations, préférences, profil : tout est cartographié et utilisé. À l’ère du portable et des publicités ciblées, ces informations n’ont pas de prix. Voyez comment le chalutier et ses filets ratissent les fonds marins. Pour les données c’est pareil : rien ne peut échapper, c’est le principe même du réseau. Un mot qui provient du latin « rets », qui signifie « filet », comme dans l’expression « être pris dans les rets ».

Mettre une puce électronique sur un malade aux urgences permet de le suivre à la trace, de savoir à chaque instant où il est, combien de temps dure chaque soin, de gagner du temps à chaque étape. Et ainsi, de rationaliser les procédures, d’intensifier la productivité de l’hôpital, de travailler à flux tendu. On « optimise les process ».

Partout on remplace l’humain par la machine – automate ou système automatique. Pure logique capitaliste des gains de productivité. On l’a vu il y a deux cents ans dans l’agriculture, quand nombre de paysans ont été dépossédés de la terre par la mécanisation. Puis dans les usines. Le mouvement touche maintenant les services : les guichetiers de banques, les pompistes, les caissières de supermarché ; l’enseignement aussi. Dès qu’une tâche est mécanisée, rien ne vaut une machine pour l’exécuter. Tant qu’on nous réduira à l’état de robots, les robots nous réduiront à néant.

L’objet auquel s’intéresse PMO, c’est la police des populations, c’est-à-dire l’organisation rationnelle de l’ordre public. Au fil des siècles, on a perdu la réelle signification du mot « police », dont l’usage courant s’est restreint au « maintien de l’ordre ». Au-delà de cet aspect répressif, la police des populations englobe l’organisation et la gestion de la cité (polis, en grec). Le réflexe conditionné des militants est de dénoncer le flicage. Mais il faut mettre en évidence l’emprise étatique et technocratique en amont sur tous les aspects de nos existences. Il s’agit de supprimer l’imprévu, l’improvisation, la liberté. Le grand nombre semble avoir renoncé aux hasards de la liberté pour les échanger contre un confort machinique et lobotomisé. En termes savants : aliénation et réification. »

DE L’INVASION TECHNOLOGIQUE

« Après le capitalisme agraire et le capitalisme industriel (vapeur, électricité, pétrole), nous voici dans le capitalisme des hyper-technologies, à l’époque de l’économie planétaire unifiée par la technologie (informatique, robotique, numérique, fret globalisé). C’est le fait majeur de notre période. On ne peut faire de politique, ni livrer bataille, sans en tenir compte au premier chef. Chaque évolution dans le domaine des hypertechnologies entraîne une cascade de conséquences sur tous les autres champs.
Tous les « fronts » sont atteints quand de nouvelles technologies se font jour : aussi bien l’environnement que la « malbouffe », la ville ou la condition féminine. La technologie est devenue la politique par d’autres moyens, et reste d’abord l’apanage du pouvoir. Certains citent Internet comme un contre-exemple, mais c’est purement illusoire. Chacun peut ouvrir un site, envoyer des messages voire mener des opérations de piratage électronique ; mais qui contrôle les infrastructures, les protocoles, et finalement la circulation des flux ? Sans parler du flicage sociologique permanent de chaque internaute… Les liaisons électroniques entre les contestataires tunisiens ou égyptiens n’auraient pu exister si Facebook et le gouvernement américain en avaient décidé autrement. Et in fine, la révolution, ce sont des corps dans la rue, pas des messages numériques.
Le pouvoir technologique a toujours un temps d’avance sur la masse désarmée. Quand les Indiens d’Amérique finissent par disposer de fusils, les Tuniques bleues ont déjà des mitrailleuses. Les nanotechnologies perfectionnent les moyens de police, y compris les drones pour la surveillance des banlieues ou les assassinats ciblés au Pakistan. La capacité de viser une personne à des milliers de kilomètres accentue les déséquilibres du rapport de force.

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On ne peut faire de critique sociale sans faire d’abord une critique de la technologie. Ainsi du chômage de masse, évidemment lié à la robotisation, au remplacement d’un nombre croissant d’humains par des machines. Dans l’industrie comme dans les services. On en arrive au point où des machines construisent des machines, le seul rôle de l’humain étant de les servir, d’être leur appendice. Personne, surtout dans les organisations de défense des travailleurs et dans les partis de gauche, ne comprend ce phénomène. Ou plutôt : ils feignent de l’ignorer, par crainte de passer pour des réactionnaires.

Les emplois relevant du social, fondés sur la relation humaine, sont eux aussi soumis au diktat de la rationalité technologique. Remplacer le soin aux personnes et l’attention par une gestion sur écran, n’est pas sans conséquence. Les gens n’en peuvent plus d’être traités en automates. C’est une raison des suicides à France Télécom, des faits divers fréquents à Pôle emploi ou à l’hôpital. Les employés sont unanimes : ils n’ont plus le temps de parler aux usagers. Ceux-ci doivent téléphoner, et taper 1, 2 ou 3… Même le Médiateur de la République, depuis deux ans, attire l’attention sur ce qu’il nomme le « burn out » de la société, lié au manque d’humanité, au sens littéral, dans les rapports entre les usagers et l’administration. Avant, celle-ci n’était pas assez humaine, maintenant ce ne sont plus des humains. »

DÉSERT CRITIQUE

« S’il n’y a pas de protestation contre cette robotisation, c’est qu’elle est ubiquitaire (on parle d’informatique « ambiante »), et donc – paradoxalement – invisible. Comme dans la nouvelle d’Edgar Poe La lettre volée, où le document recherché ne se voit pas parce qu’il est punaisé en évidence au-dessus de la cheminée.

L’obstacle est d’abord idéologique. Aujourd’hui « progrès » signifie « progrès technologique ». Le critiquer est réactionnaire. De même pour le lien entre science et technologie. Critiquer la technoscience, c’est critiquer Dieu au temps de l’Inquisition. Une croyance partagée par tous les milieux de la gauche progressiste et citoyenniste, qu’on retrouve même chez certains libertaires. Aborder la question provoque un raidissement, une panique.

Le marketing et les sociologues de l’acceptabilité sont le clergé de cette religion – on l’a encore vérifié avec les funérailles de Steve Jobs, célébrées comme celles du prophète de notre temps. Pour le grand public la technologie s’incarne dans le gadget. Voyez la course au téléphone portable, et maintenant au smartphone. On a franchi avec le téléphone portable un seuil de pénétration similaire à celui de la télé. On dresse le troupeau à des comportements irréversibles. C’est l’effet cliquet de la technologie : on ne revient pas en arrière. Imagine-t-on un monde sans portables ? Qu’une haute autorité médicale ou scientifique révèle ses dégâts sanitaires (multiplication des tumeurs au cerveau et des malades d’Alzheimer), croyez-vous que l’État interdira sa fabrication et sa vente ? Quant aux dégâts sociaux et anthropologiques, la question ne sera pas posée. »

LA SOCIÉTÉ DE CONTRAINTE

« La contrainte vise à empêcher ou à obliger. D’une part au niveau macro-social, par exemple sur la « planète intelligente » : les rats dans leur labyrinthe suivent des parcours imposés. D’autre part au niveau micro-individuel, avec les « progrès » des neurotechnologies. À Grenoble vient d’ouvrir Clinatec, clinique expérimentale du Commissariat à l’énergie atomique et de Minatec, destinée à « nous mettre des nanos dans le cerveau ». Avec la combinaison du projet cybernétique global d’IBM et du projet neurotechnologique de pilotage individuel, on entre dans la société de contrainte.

Quand on en parlait il y a cinq ans, on nous traitait – comme d’habitude – de paranoïaques, de catastrophistes. Aujourd’hui, tout le monde entend parler des implants cérébraux destinée à stabiliser les tremblements des malades de Parkinson via des électrodes, et dont l’usage s’étend déjà. On modifie, grâce à des mini-implants électroniques, les comportements des anorexiques, des boulimiques, des patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs, les humeurs des dépressifs. C’est une nouvelle étape dans l’automatisation de l’espèce humaine. Comme le Soma du Meilleur des mondes, une technologie censée rendre stable, paisible, productif.

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L’alibi médical est comme toujours mis en avant. La maladie d’Alzheimer est le plus important problème de santé publique des années à venir. Les décideurs – fanatiques de l’idéologie technicienne – s’en remettent aux spécialistes, les neuro-techniciens, et à leurs solutions. Rappelons qu’Alzheimer et Parkinson sont d’abord des épidémies nées de la civilisation industrielle. Depuis une dizaine d’années, les chiffres explosent, même compte tenu du vieillissement et d’un meilleur dépistage. Ces maladies neuro-dégénérescentes résultent de la dissémination de produits toxiques et de la multiplication des pollutions électromagnétiques. Mais les intérêts de l’industrie interdisent de toucher aux causes de la catastrophe sanitaire.
Comme l’idée de la neuro-dégénérescence abomine, à juste titre, les victimes potentielles sont prêtes à se jeter dans les bras du premier sauveur venu : les neurotechnologues et leurs manipulations cérébrales.

On connaît la Ritaline pour les enfants remuants. Ce sera pareil avec les implants neuro-électroniques. Un peu de mélancolie, ou d’inappétence au boulot ? On peut arranger ça. Grenoble est le vivier de cette vision machinique de l’humain. À l’université dominent les théories comportementalistes. Les élus ont souhaité et soutenu la création de Clinatec. C’est d’ici qu’est partie la récente recommandation de détecter les enfants « à risque » dès l’âge de cinq ans. La technologie règle tout. »


1

GIF - 64.5 ko2 Terreur & Possession. Enquête sur la police des populations à l’ère technologique, Éditions Échappée.

3 Trois hommes avaient été arrêtés en mai 2010, au Sud de Zürich, non loin d’un laboratoire d’IBM – avec dans leur voiture, selon la police, des explosifs et des tracts destinés à revendiquer un attentat contre la multinationale de l’informatique. Ils ont été condamnés, en juillet dernier, à un peu plus de trois ans de prison ferme.

4 Voir le site dédié à la « planète intelligente »hébergé par Le Monde contre espèces sonnantes et trébuchantes.