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Les oeufs brouillés des poules

– Est-ce qu’il  va entrer dans le coffre? 

– Oui, en lui cassant les jambes… 

Extraits d’un dialogue de film américain. 

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Les Amharas d’Éthiopie chauffent maintenant leur maison avec les racines des arbres. La population est trop nombreuse et les surfaces cultivables ne fournissent plus. Ils font des kilomètres pour aller chercher de l’eau. Et leur nourriture de base est l’orge. En bas, c’est l’or… En bas, c’est dans le frétillement de l’orgie de la médiatisation des faits divers, les GRANDS faits. On est terrorisés par le terrorisme.

Il n’y a pas de policier chez les Amharas… Ils sont tellement occupés à survivre qu’ils n’ont pas le temps de s’entre-tuer. Pays d’un ennui mortel.

Pas de nourriture, ou à peine, pas de McDo, i ls devront donc un jour abandonner leur mode de vie et aller vers les villes, s’instruire, et parler à des machines.

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Nous en sommes rendus là. Avec tout le  »  bric-à-brac  » à venir, les sociétés de plus en plus démunies avec des banques de mieux en mieux munies, nous devront déménager sur Mars.

Il y a quelques jours je marchais dans le bois, en raquettes et voyait les pistes de chevreuils et de lièvres. Mais il y a de moins en moins de lièvres. Il y a 15 ans, les lièvres couraient partout. Il y en avait à  ne pouvoir les compter. Un jour, un type eut l’idée de raser une partie de la forêt. La moitié, en fait… Les lièvres sont partis… en ville?  Tous les gens sont partis en villes, mais il mangent ce que produisent les paysans de la campagne.  Mais là, dans les bois, quand on attend un peu, il y a comme une chandelle qui s’éteint au bout de la neige. C’est merveilleux. Les arbres disparaissent et deviennent tous noirs. On n’y voit rien, mais il laissent des ombres qui s’étirent sur la neige comme s’ils dormaient et qu’ils allaient se relever le matin en levant les branches en baillant.

C’est les complots…

« Macbeth: [La vie] est un récit conté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. »

On devrait démarrer un concours pour trouver lequel ou lesquels trouvent les complots les plus étranges pour « expliquer » les événements de ce monde. C’est bizarre toutes ces explications qui barbouillent la toile. Le sensationnalisme a dépassé tout ce qu’on pouvait imaginer. Des gens qui n’avaient jamais lu Charlie Hebdo au Québec se levaient à six heures le matin pour aller chercher leur « exemplaire ». À se demander si avant les meurtres des auteurs ils connaissaient la « revue ».

Mais au grand concours, on devrait donner à Allain Jules  le rôle de Shakespeare de la toile. À chaque jour son complot.  Les avions font finir par tomber vers la lune. Et les papillons tournent alentour de l’ampoule « allumée »….  On a nos icônes et nos Icare pour presque rien. CliC! Clic! Clic!

L’internet, c’est comme le bois: on dirait qu’il ne reste plus que les racines pour se chauffer tellement on ne prend pas le temps de laisser pousser les arbres.

Les Amharas, eux, n’ont pas le loisir de s’évaporer sur un clavier pendant des heures à sonder le machiavélisme du monde. Non. Il vivent. Dire que deux ou trois aidants pourraient leur expliquer qu’il fait planter des arbres et … attendre.  Mais ils se chauffent également aux excréments séchés des animaux. Sauf qu’il leur faut les ramasser mous pour les mettre en tas.

Tas saisi?

 

Et pas un occidental bouffeur de caca de supermarchés ne voudrait ramasser les crottes pour chauffer. Ça lui soulève le cœur. Mais quel délice que de se nourrir des intellectuels de passage qui se chauffent à la merde du monde jamais rassasié.

Mais bon!  Houellebecq a été Prix Goncourt…

« Olga cependant, une fille de toute façon pas très protéines, préférait la confiture de fraises de bois »

Et c’est Gallimard qui le cautionne.

La mode est à « l’énervisme » et à la confiture intellectuelle sucrée-salée. Quand il n’y a pas de vie dans les livres, c’est comme les œufs brouillés: Un intellectuel cuisinier n’arrive pas à trouver la poule.

La vie est compliquée parce qu’on nous l’a compliquée. La vie est dure parce qu’on nous l’a rendue plus dure malgré le « progrès ».  La vie est horrible parce qu’on l’a vendue à des marchands. Et qu’on est, au départ, la marchandise…

 

Gaëtan Pelletier

La possession de THOR

La bataille de Thor contre les géants, réalisé en 1872 par Mårten Eskil Winge.

D’après ces textes scandinaves, Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permet de traverser les mondes. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d’être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants, qu’il abat régulièrement et dont il est le pire ennemi. En tant que dieu de l’Orage, il apporte la pluie, ce qui fait également de lui une divinité liée à la fertilité. Il est le fils d’Odin et de Jörd, et a pour épouse la déesse aux cheveux d’or Sif.  Wiki

L’économie mondiale, principalement dans les pays occidentaux, dits riches, est rognée lentement depuis 2008.: Fermetures d’usines, précarité d’emplois, impôts élevés en France comme au Canada, la hache des retraites, le poison des guerres… Lentement, mais sûrement, le sang pisse pour toutes les causes. Alliage de sang et de sueurs. Les petits villages s’éteignent avec les vieux. L’Amérique hache et broie avec ses armes, autant de la bouche que de la goebbellisation planétaire, tout, tout, tout!

Le Thor version 2014 est planqué dans 50 États. Il a fourmillé à travers tous les continents, comme un virus hypocrite. Il a établi ses bases, ses « idéaux », ses valeurs, ses petits rois.

Il reste encore quelques artisans dans le mondes, tel ce vieillard de la Macédoine, qui fabrique encore des barils de chênes vieux de 150 ans. Grand-mère ne tricote plus des bas de laine: La machine à mille grand-mères les ont remplacés. Tricoter, c’était mieux qu’un chapelet. Qui a dit que la prière avait un nom? Elle est incrustée dans la vie simple. Vivre en harmonie, c’est déjà prier.

On coure les dieux d’acier et de plastique.

La décadence par fragmentation. Comme le gaz de schiste. Il faut détruire la vie et la Vie pour un peu d’or liquide.

C’est une lente plastination… On est dégradé par ceux qui accordent des grades ou qui s’autogradent.

Tuer et faire vivre en même temps…

On vous donnera un système de « santé » performant,  gangrené par la finance, mais d’un autre côté on abrégera vos bons jours par la coupe du repos mérité. C’est ça, le « progrès ».  Du moins celui que l’on offre.  Celui qui a comme dénominateur commun: réforme. On devrait nommer toutes ces actions de nos gouvernements « dépréciation du citoyen ». Peu importe le pays. La mondialisation a autant frappé la Chine  pour le moment gagnante que les pays occidentaux qui n’ont aucune idée du jeu auquel ils jouent.

Le meurtre

C’est la simplicité qui écope, le meurtre en série et dans une tornade tourbillonnaire avalant la belle simplicité de la Vie.  Celle à laquelle tant de gens ont rêvé, tant de gens pour laquelle ils ont travaillé, pour en fin de compte n’avoir que pour récolte une longue glissade vers une fin des temps au ralenti.

Derrière tout ça, le grand mensonge de l’espoir et du retour du « bien », du confort, d’une certaine aisance, bref, d’une qualité de vie.  On s’est dit qu’après de milliers d’années à tenter d’avoir un peu de repos, on y avait droit. On s’était dit qu’il fallait attendre deux mille ans. On avait la patience pour se bâtir un petit monde ou l’on jour aux carte, à la pétanque, à rouler à bicyclette, à jeter ses montres à la mer.

Mais non!

Et qui est donc responsable de cette « uniformité »? De ces calamités?

Quotidien

Ce matin, j’ai scié et brûlé les branches de pruniers malades. Ce matin, j’ai conversé avec mon amour. Ce matin, j’ai bu un café tranquille – très bon d’ailleurs – et je me suis dit que l’hiver arrivait et que c’était temps d’arracher les plants de tomates.

Ce matin, le voisin d’en face soulevait sa maison pour l’agrandir et faire un nouveau solage. Il y avait encore de ces papillons blancs qui avaient infesté les poireaux. Mais bon!… On peu s’en accommoder.

J’irai me coucher sur un oreiller de plumes avec pleins d’oiseaux dans ma tête.

Et demain, je ferai un sourire à la jeune fille qui m’a sourit pendant que j’attendais au coin d’une rue.

Le froid va bientôt arriver. Déjà que les grands vents du Sud ont fait tournoyer le courant jet.

Il n’y aura jamais assez de banquiers, de politiciens, d’hommes armés pour me donner un simple sourire. Pourtant, tout est là!  Comme le monsieur qui fabrique des tonneaux de chênes…

Les amérindiens savaient une chose: on ne peut pas tout avoir, car tout nous est donné. Et alors, il n’y a pas de possession…

C’est le noeud du drame: posséder. Mais nous avons franchi une frontière insensée: posséder des « choses » était acceptable.

Maintenant, on veut posséder les humains pour tout posséder ce qu’ils ont. Âme y compris…

Le diable n’est plus dans le détail… On le prie encore pour qu’il nous mène au « ciel ».

Gaëtan Pelletier

sept. 2014

 

Âne, mon frère Âne, ne vois-tu rien venir?

Äne

« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »
Ce à quoi celle-ci répond dans un premier temps :
« Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie » . Barbe Bleue 
 
 
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Quand un aveugle rencontre un sourd, le sourd le regarde et l’aveugle l’entend. Mais ils ne se comprennent pas… 

Jocelyn Robichaud

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Il était une fois un Président d’un grand pays, PHD de Harvard ou d’une autre université versée dans l’achat de cerveaux ou d’imbéciles pouvant devenir ersatz de matière vraiment grise. Il était   aux commandes des armées, et un surveillai  l’économie du pays. Le bras de commande, le réel,  était camouflé dans une cachette numérique paradisiatque,  fragmenté en compagnies requines et avides. C’était un Texan noir-pétrole que chaque humain sur Terre enfournait dans sa voiture « intelligente ».

Il lisait les contes aux enfants, les jours où on voulut lui jouer des tours.

Il adorait  la pêche.

Un jour, il décida de consulter son mété0rologue pour connaître les conditions   du lendemain. Il fut rassuré par le spécialiste des conditions météorologiques sur son aventure de pêche.

Il partit donc en VR noir, avec pare-balles, encerclés d’agents pare-soleils, aux yeux vitrés.

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Pause Pub culturelle anti-système scolaire 

Avertissement: cette pensée ne peut pas être lue par les moins de 16 ans. La surveillance des parents est conseillée. ( Ils peuvent toutefois aller sur des jeux vidéo tuer et ensanglanter des écrans virtuels. Mais c’est une autre histoire… Enfin! Elle en fait partie… )

« Sur le Titanic en train de sombrer, est-il raisonnable de consacrer beaucoup d’efforts et d’intelligence à obtenir une meilleur cabine? Albert Jacquard, J’accuse l’économie triomphante. 

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Pause arrêt sur image.

06

Si c’est trop ennuyant, je fournis la braise.

07

Et pour faire intello, je vous dirais pour avoir fait de grandes analyses de poèmes que l’image du foyer représente la braise confondue à la vôtre et à celle de la dame. Je peux aller bien plus loin dans l’analyse: la bûche du foyer est la représentation  de l’imagerie membratoire masculine. ( Je m’étonne moi-même). Ses cuisses en ciseaux refermés évoquent une crispation en attente d’une délivrance du voyeur en face d’une photo « artistique ».

05

Notez qu’elle a l’épaule relâchée, découverte, comme une ouverture sur ce qui …ne veut pas s’ouvrir.  Le sens de cette oeuvre est qu’elle veut éteindre le foyer envahissant du désir pendant que le foyer « réel » est un rappel et un appel persistant. Tout un calendrier de photos de pompiers pourrait probablement, avec un peu d’eau, pourrait  faire …table rase de son désir.

Elle dit en silence: « Je me meurs ».

En fait, je vais vous délivrer du « mal-être » d’une telle oeuvre en vous livrant l’essence du « massage ».

Le brasier crie au pompiers. « Appelez-la caserne! Ça urge ». Et les pompiers vont finir par venir avec leurs gros tuyaux. Et comme il arrive dans toutes les histoires de gens trompés: ils éteindront la fille et laisseront le foyer brûler.

Comme dirait San-Antonio: Vous n’avez pas pigé!

C’est la TOTALE représentation du monde: être appelé sans jamais être élu.

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De retour au moins sérieux…

Un paysan assis sur une âne, voyant le président voulut l’avertir. Mais on le fouilla de fond en comble pendant des heurs à savoir si les intestins de l’âne ne contenaient pas une bombe.

« Monsieur le Président, retournez chez-vous, car il va pleuvoir dans peu de temps ».

Le Président rigola, et dit au paysan:

 » J’ai payé le meilleur des spécialistes à un prix exorbitant, et il m’a dit le contraire. Alors, on continue ».

Il salua l’homme et poursuivit sa route vers la rivière.

Il se mit à pleuvoir à torrent. Le Président, dans une grande colère, retourna à son petit château et renvoya le météorologue. Il appela ensuite le paysan et lui offrit le poste. Celui-ci refusa.

 » Monsieur le Président, je ne suis pas celui qui comprend quelque chose dans ces affaires de météo ni de climat, mais je sais que si les oreilles de mon âne sont baissées, alors ça signifie qu’il va pleuvoir ».

Le Président embauchât l’âne.

C’est ainsi que commença la coutume de recruter des ânes pour les postes de ministres les mieux payés.

Gaëtan Pelletier

Décembre 2013