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Le débarras des humains

Pour Steve Wozniak, le futur de l’It est effrayant

« Il ne fait aucun doute que les ordinateurs vont prendre le relais de l’Homme », a déclaré Steve Wozniak dans une interview accordée au journal Australian Financial Review. Et le co-fondateur d’Apple ne semble guère se réjouir de cette perspective.

« A l’instar de gens comme Stephen Hawking et Elon Musk (fondateur de Tesla, notamment, NDLR), je suis d’accord que le futur est effrayant et très mauvais pour les gens. Si nous construisons ces appareils pour s’occuper de tout à notre place, ils penseront finalement plus vite que nous et se débarrasseront des humains lents pour diriger les entreprises plus efficacement. »

L’ordinateur quantique, futur ennemi ?

La défiance sur l’avenir de la société face aux évolutions numériques continue donc de se propager chez les personnalités de l’industrie informatique et scientifique. Au-delà du scientifique de renom et du cofondateur de Tesla évoqués par « Woz », Bill Gates s’inquiète également du futur que nous prépare les machines, ordinateurs et robots, quand elles seront dotées d’une intelligence artificielle digne de ce nom.« Je suis dans le camp de ceux qui s’inquiètent du développement d’une super intelligence », déclarait l’ancien patron de Microsoft sur Reddit.

Une analyse que rejoint Steve Wozniak qui pense que tant que les processeurs seront conçus à partir de silicium et limités dans leurs capacités d’évolution de miniaturisation des composants par la loi de Moore (qui pourrait être atteint en 2020), l’être humain gardera le contrôle des machines. Mais il risque de le perdre avec l’arrivée des ordinateurs quantiques. Alors que les ordinateurs traditionnels fonctionnent en mode binaire (0 ou 1), l’ordinateur quantique s’appuient sur les qubits qui peuvent prendre la valeur de 0,1 et 0-1 en même temps. Ce qui devrait démultiplier leurs capacités de calcul.

Une espèce supérieure à l’Homme

Si aujourd’hui l’ordinateur quantique est loin d’être opérationnel, nombre de projets scientifiques y travaillent. Tant chez Google, que Microsoft ou Alcatel-Lucent. « J’espère que nous y parviendrons car il s’agit d’une exploration scientifique. Mais au final, nous pourrions créer une espèce qui sera supérieure à nous », s’inquiète l’ingénieur désormais Chief scientist chez Primary Data. « Serons-nous des Dieux, des animaux de compagnie ou des fourmis faciles à piétiner?? », s’interroge l’homme face à cette hypothétique future espère supérieure tout en précisant l’ignorer.

Au-delà des inquiétudes sur le futur, Woz a abordé plusieurs sujets plus contemporains dont celui de la voiture, électrique et connectée. Si l’employé d’honneur qu’il reste au sein de Cupertino déclare ignorer tout des intentions d’Apple en la matière, il estime que le groupe a tout intérêt à investir ce marché au-delà de CarPlay, la solution applicative embarquée sur les tableaux de bord des véhicules. « Il y a énormément d’entreprises qui travaillent sur les voitures électriques en ce moment et il y a encore plus qui œuvrent à la création de véhicules autonomes, c’est l’avenir et il devrait être immense… il y a tellement de potentiel et c’est le territoire idéal pour une société comme Apple. » Cupertino est visiblement sur les rangs. Elon Musk a récemment déclaré qu’Apple cherchait à débaucher certains des employés de Tesla. En février dernier, le Wall Street Journal rapportait qu’Apple pourrait commercialiser ses propres véhicules électriques dès 2020. Wozniak sera-t-il prêt à embarquer dans un véhicule conduit par une espèce supérieure??

silicon.fr

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Les transporteurs statufiés

Transporteurs

Dans la vie, il faut changer d’idées, ou la bonifier par le doute. Le doute – je le disais – permet le mouvement, par conséquent la véritable évolution.

Malheureusement, dans nos vies, nous avons souvent affaire à des « transporteurs » automatisés. Il y a l’apprentissage et la vision personnelle qui corrige les défauts, ou encore, bien mieux, qui affine les apprentissages des autres desquels nous nous nourrissons.

La connaissance est un processus en mouvement et ne peut être « figée ». Elle doit se mouvoir, comme la Vie.

Nous avons là une nouvelle religion pire que celles d’antan: transporter une connaissance figée dans sa structure cloîtrée.

Nous vivons dans un siècle où les études ont démontré que…

Soit, mais c’est à chacun de déterminer s’il est bien ou non dans la monstruosité des sociétés sous le joug d’un nouveau dictateur:

Le spécialiste.

C’est le prêtre, témoin de Jéhovah des universités et des sciences dites pures qui vous fera des démonstrations comme on le fait avec les plats Tupperware.

Le spécialiste est une appellation à la sauce Goebbels mitraillé à toutes les vingts  secondes pour vous vendre un produit. Car tout est à vendre. Et une idée est également un produit.

La réalité est trop complexe pour être livrée en charpie à des « spécialistes » qui ont des recettes.

Cuisiniez-vous vous même!

Gaëtan Pelletier

26 novembre 213

La route vers soi (21): L’oeil du pirate

route-vers-soi

Avast ye, matey! In honor of International Talk Like a Pirate Day, invented in 1995 by John Baur and Mark Summers, we take a moment to reflect on some of history's most conniving pirates. Don't be a wayward minnow, now -- come walk the plank!

Les trois yeux de la connaissance

 

Les trois yeux de la connaissance , Ken Wilber 

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Pour simplifier ce charabia des philosophes qui se parlent entre eux… en se comprenant, il s’agit ici de prendre conscience de l’obscurantisme moderne qui s’est fait arraché son troisième œil – l’intuition –  le religare   à « dieu », mais qui est en fait une capacité de connaissances autres que par la voie de la science née il y a quelques 4 siècles. Relier « dieu » à l’Homme ou les Hommes entre eux.  Sciences abusives et hautaines, qui ont transformé cette « vision autre » en sciences humaines. On a confié à la « raison charnelle », au cerveau, la voie de la lumière et des guides spirituels qui sont apparus au fil de l’Histoire. Ces guides restent maintenant coupés en des  allées totalement différentes: 

1- Les intacts qui parlent de spiritualité comme moyen de connaissance et qui pratiquent des formes de méditation pour ce « patrimoine spirituel » attaqué par les tenants de la « science ».

2- Les « déformateurs » de messages qui en font l’interprétation qu’ils …désirent. Et les guerres au nom des dieux… toujours plus grands.

3- Un outil de manipulation sociale falsifié par l’État qui prolonge sont pouvoir en provenance d’une certaine déité marquée  par un prolongement du pouvoir divin jadis donné aux rois et aux reines qui se disaient de descendance divine.  Cet appendice  se fait maintenant sous diverses cérémonies dignes d’une ignorance grossière et robotique. Comme si la cérémonie était l’acte…

Religare, ou relier l’Homme à Dieu, ou …relier les hommes entres eux. C’est la racine même de tout humanisme qui est l’action de la spiritualité. Il n’y a pas de religion sans humanisme. On ne peut pas blesser d’une main et soigner d’une autre. 

Le monde est ce que nous sommes 

Le monde est ce que nous sommes. Le monde n’est autre que vous et moi. Ce petit monde de nos problèmes, une fois élargi, devient le monde avec ses problèmes.

Nous désespérons de comprendre les vastes problèmes du monde. Nous ne voyons pas qu’il ne s’agit pas d’un problème de masse, mais d’un problème d’éveil de l’individu au monde dans lequel il vit, et de la résolution des problèmes de son univers, aussi limité soit-il. La masse est une abstraction qu’exploitent les hommes politiques, ceux qui ont une idéologie. En vérité, la masse c’est vous, c’est moi, c’est l’autre. Lorsque vous et moi et l’autre sommes hypnotisés par une idéologie, nous devenons la masse, qui demeure une abstraction, car le mot est une abstraction. L’action de masse est une illusion. Cette action est en réalité l’idée que nous nous faisons de l’action de quelques-uns, et que nous acceptons dans notre confusion et notre désespoir. C’est à partir de notre confusion, de notre désespoir, que nous choisissons nos guides, qu’ils soient politiques ou religieux. Ils seront inévitablement, par suite de notre choix, la proie à la confusion et du désespoir. Ils peuvent paraître sûr d’eux et omniscients, mais en vérité, comme ce sont des guides de ceux qui sont désorientés, ils doivent l’être tout autant, sous peine de ne plus être leurs guides. Dans le monde où dirigeants et dirigés sont désorientés, on ne fait, en suivant un modèle ou une idéologie, consciemment ou inconsciemment que faire naître d’autres conflits et d’autres détresses. Krishnamurti

Nous connaissons tous  l’idéologie actuelle des masses… La manipulation du cerveau humain, de par la propagande et le pouvoir de l’argent, de l’ignorance des dirigeants et de l’orientation « scientifique » et complexe des modèles de citoyens. L’être humain n’est pas seulement dépossédé de son « troisième oeil », mas il est sculpté selon les besoins des États liées à l’arnaque économique mondialisée dans des disputes et dissonances qui non seulement « étouffent » notre capacité et notre pouvoir d’avoir éveil de par le troisième œil, mais  nous rendent étrécis et  esclaves  en nous  amputant  de cet œil et notre pouvoir de penser.

Pouvoir de dépenser sans pouvoir de penser.

Oui, le monde est ce que nous sommes,mais Krishnamurti a oublié qu’à force de marteler, de contrôler, nous sommes devenus ce que le monde est. Et la capacité d’échappatoire à ce nivellement des pensées, des soi-disant sciences ( toujours au service des possédants , – désormais multitude et enfouis sous les  routes occultes et innombrables – ( elles sont légions), est une tâche de plus en plus ardue. Une guerre à finir entre le peuple, les dirigeants économiques , et les faux dirigeants-marionnettes.

L’amputation 

Quelques siècles auront suffi pour éteindre un œil. Suffisamment pour ne pas voir nos chaînes. Le ballonnement incessant d’une « culture » d’avoir, de bonheur par l’avoir, – que ce soit par un titre, une mission, un rôle – a placé l’individu sur un trône virtuel: on cultive le roi des rois. Et quelle belle illusion! Puisque personne n’est rien sans les autres, la plus belle réussite de toutes les sciences est la foi… La foi de l’un sans l’autre… Comme si le poisson n’avait pas besoin d’eau!

Résultat

Le monde actuel s’enlise dans sa culture de perdition. Mais il l’ignore… C’est un athée croyant au « système ». Il vit de la durée d’une bonne voiture, puis il est démantelé et enfoui sous terre. Une machine. Une infime roue dentelée dans une méga-machine délirante.

Le monde est ce que nous sommes, disait Krishnamurti. Il avait raison… Nous sommes la petite pièce des ratés de la mondialisation en train d’étouffer toute réelle vie. Pour le profit…

On a sans doute voté pour des pirates qui ne savent que reproduire des pirates…

Gardez un œil, et le bon… Du moins celui qui vous reste…

Gaëtan Pelletier

30 novembre 2014.

Inventions du passé

Gilet de sauvetage en pneu de bicyclette (Allemagne 1925)
Uni-roue avec une vitesse de pointe de 150 km/h (Italie 1931)

Vélo amphibien (France 1932)
La voiture qui peut monter des pentes à 65 degrés (1931)
Le chapeau-radio (USA 1931)
La grande caravane pour famille nombreuse (France 1934)
Piano pour personnes alités (Royaume-Uni 1935)
Lunettes pour lire couché (Angleterre 1936)
Pelle pour les piétons afin de réduire le nombre de victimes (Paris 1924)
GPS avec la carte qui défile dépendant la vitesse de la voiture
Pont pliant pour situation urgente (Pays-Bas 1926)
Masque de protection en cas de tempête de neige (Canada 1939)
Sèche-cheveux
Photo-revolver (USA 1938)
Embouchure pour fumer sous la pluie (1931)
Embout double pour gros fumeurs (1932)
Masque contre la gueule de bois (1947)
Le journal-fax (1938)
Faire du vélo en famille avec machine à coudre pour madame (USA 1939)
Apprendre à marcher à junior (Suisse 1939)

Le Mammouth et la fleur

 

Et la fleur regarda l’homme et dit: « Ne m’arrache pas de la terre, je suis là pour la beauté du regard de tes yeux. Mais je serai sacrifice si tu utilises ma vie pour faire grandir la tienne. Mais je resterai toujours la beauté de ton regard… Chacun est un sacrifice de l’autre. Prends-moi, si tu crois que peut grandir et rendre beau ce qui est beau et vivant. Mais garde à toi, si ce que tu prends n’est pas pour la Vie. » 

 

MAMMOUTH 1 

Il y a environ 12,000 ans, les chasseurs de la Sibérie chassaient des Mammouths, question de survie. Il fallait parfois des jours pour attraper et tuer cet énorme animal. Sinon, on crevait de faim… Alors, on amassait ainsi de la viande, tirant tout ce qui était possible de tirer de l’animal – les os, par exemple – pour survivre quelques mois. Tout servait…

L’homme  a mis au monde l’Homme. De peine et de misère. Car si la chasse était ratée, plusieurs membres des tribus mouraient.

On se déplaça lentement vers des régions plus « riches » , de par le mouvement des glaces qui rendaient possible les déplacement, sans trop savoir où l’on se dirigeait. On trouva des îles arides entourées de morses, de poissons, mais …

Le Mammouth, c’était le frigo… Le congélateur.   L’argent n’existait pas. Il n’existait qu’un instinct de survie qui rendait nécessaire cette « fraternité » dont on parlera plus tard. La tâche de la survie nécessitait une proximité, une « unité » de groupements de cellules ayant pour seul but la continuation de l’espèce.

MAMMOUTH 2

Le temps passa. Un temps de misère. Des temps d’esclavages et de misères, de divisions issues du premier homme qui commença à engranger les surplus de crainte de mourir de faim, puis pour tout posséder, même le vivant.

Aujourd’hui, « l’humain » a enterré – comme un chien- les surplus d’avoir dans des banques. Pendant que des milliards d’humains souffrent de la faim, notre petit homme fait des réserves dans ces bajoues somptueuses, élégantes et bouffies, les surplus qui pourraient nourrir bien des hommes.

Les chamans sont maintenant à Wall-Street, où en d’autres points névralgiques de la planète, quelque part près de chez-vous, en « bons » conseiller de placements de sommes de surplus de nourritures invisibles transformées en jouets, en armes, en mensonges étatisés pour soustraire à tous ce qui appartient à tous pour donner à quelques uns.

Ils ont la taille des Mammouths, mais une panoplie de défenses achetées de par la propagande et l’argent soutirée aux membres de ces immenses clans tripotés par une race de saigneurs.

Le Mammouth de la survie a été remplacé par le Mammouth invisibilisé et inutile. Il ne nourrit que quelques uns… Mais de quoi les nourrit-ils? D’illusions. Comme si un écran de télévision vous donnait à manger.

On reproche aux humains de se vêtir de fourrures d’animaux pendant que l’Homme se nourrit maintenant de l’Homme et transforme son avoir, son esprit,- par l’argent qu’il fournit à l’État pour qu’il gère ses avoirs – et fait de lui une sculpture modelée selon les plans innombrables. Innombrables et acides.

La fonte du moule nécessaire à un futur fut malheureusement  confié à des aveugles de l’Histoire et du réel savoir.

***

Et la fleur regarda l’Homme et dit:  » J’ai pensé un jour que tu verrais de par mes couleurs, le nectar, les abeilles, tout ce que je fais pour toi. Tu as décidé que ce qui était grand, c’est toi qui maintenant allait le fabriquer. La Vie t’a présenté un animal énorme pour que tu puisses saisir ce qu’il pouvait t’offrir. À ce moment-là, il ne te donna qu’un seul représentant de la Vie dans un monde de glaces. Tes ancêtres en ont fait ce qu’ils devaient en faire. Maintenant, avec tout ce que la Vie t’a donné  pour vivre, tu trouves de fausses faims pour te nourrir. Vous avez appris à vous nourrir l’un pour l’autre. Autant de connaissances philosophiques que de techniques. Inconsciemment, vous offrez des fleurs en bouquets, des fleurs diverses… Mais étrangement, vous vous divisez en des guerres qui tuent sans famines. Vous vous divisez mêmes dans vos différences de couleurs. Mais voilà qu’au bout de toutes ces offrandes vous n’avez rien partagé. Tout ce qui a été transformé par la richesse encore plus grande et plus subtile du Mammouth a été caché comme les chiens enterrent les os. Mais bien au delà de sa propre vie… Alors,  bien au delà de la vôtre… 

Ceux qui recherchaient des terres pour se nourrir se fient maintenant aux faux guides créés par l’homme-d’argent. Le sang versé depuis des millénaires n’a pas été pour nourrir, il l’a été pour tuer ceux qui refusent d’obéir aux lois de celui qui les fait. Je ne suis qu’une fleur, mais la Terre est une fleur pour ceux qui passent ici. Elle prend même soin d’enterrer ce qui reste d’eux pour que l’on se souvienne du grand voyage de la Vie. Sache que chacun a donné… Mais même si peu ont pris, ils ont su leur instruire l’art de tout prendre en donnant hypocritement. 

Tu iras à la terre. Bien en dessous… Et il est bête de croire qu’on coiffera ton tombeau de fleurs vivantes. Ils seront à ton image… 

 

Gaëtan Pelletier

3 août 2014

 

 

 

 

Ce qui a un sens…

thereminsoul:</p><br /><br />
<p>Δημήτρης Λέτσιος<br /><br /><br />

 

Ce ne sont pas les mots, ce sont les choses simples de la vie. Le sens du monde dans une vaine recherche ne mène pas au bonheur, mais à disséquer un ensemble pour tenter de le reconstituer. Comme s’il fallait comprendre pour être heureux… Comme s’il fallait tailler un TOUT  en morceaux  et reconstituer.

Il faut seulement être simple. E t c’est de plus en plus difficile, parce que nous avons appris à disséquer nos malheur, à nous faire disséquer comme si la simplicité était une maladie de la Vie.  Comme si ce n’était que le moyen « d’être heureux ».

Nous accordons tant d’importance à l’intellect et à ceux qui croient que l’intellect peut régler nos « problèmes » c’est que notre ignorance provient justement du fait que c’est cette accentuation de l’importance de l’intellect qui a détruit et qui continue de détruire nos vies.

Il n’existe pas de science du bonheur… Il existe une philosophie de vie qui consiste à accepter l’incompréhension et le mystère, les misères, le travail, et si vous trouvez que le Hamburger de McDo est empoisonnant, les analyses, les débats, les guerres, les faux-culs élus, sont bien plus terribles et davantage  tueurs cachés sous un amas de simagrées. 

Et je passe la croûte sèche des arnaqueurs qui s’amusent avec la sueur des peuples, menteurs et trafiquants de vérité.

Un X est une croix trafiquée…

Le pire poison est bien la complexité de ce que nous avons créé au nom du « savoir » qui est une ignorance abyssale. Entre vivre vivre pour le savoir se trouve un volcan qui va nous anéantir. 

Nous en sommes à refaire le coup du dinosaure mais par suicide collectif.

Nous sommes des mailles qui semblent n’avoir pas  su tricoter un tissus humaniste. On peut bien se glorifier de nos « sciences », des lobes du cerveau, mais notre anéantissement sera le fait d’un labeur oublié de nos âmes et du « tout ensemble » pour les semailles.  On ne défriche pas une terre et la cultivons un par un.

Celui qui est nourrit doit  porter un peu de cette « misère » qui – hélas – fait partie de nos vies. On aura bien tenté d’y échapper. Même par la robotisation – vite achetée par les « moneymakers ».

Gaëtan Pelletier

Mai 2014

Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène

PAR SOPHIE CHAPELLE 3 FÉVRIER 2014

La civilisation industrielle a franchi une nouvelle étape. Selon de nombreux scientifiques, elle s’est élevée au rang de force géologique capable de décider de l’avenir de la Terre. Notre empreinte sur l’environnement est telle que ses impacts se font déjà ressentir : hausse de la température du globe, « sixième extinction » des espèces, acidification des océans… Nous entrerions ainsi dans l’Anthropocène, « le nouvel âge des humains ». Loin d’être inéluctables, ces impacts sont déterminés par des choix politiques, économiques et idéologiques pris par une petite partie de l’espèce humaine. Comment l’Humanité peut-elle reprendre collectivement la main sur son destin ? Analyse.

« Nous ne sommes plus dans l’Holocène mais dans l’Anthropocène ! », lance le prix Nobel de chimie Paul Crutzen devant un parterre de scientifiques [1]. C’était il y a 14 ans. Depuis, de plus en plus de scientifiques commencent à penser que nous avons changé d’époque géologique. De quoi s’agit-il ? L’histoire de la Terre est subdivisée en époques géologiques de plusieurs milliers à quelques millions d’années [2], chacune marquée par un évènement biologique, climatique ou sismique dont le sol, puis les couches sédimentaires, garderont la trace indélébile. Le Jurassique supérieur a ainsi vu l’apparition des premiers oiseaux, quand, 70 millions d’années plus tard, la fin du Crétacé entérinait la disparition des dinosaures. Nous vivons actuellement dans l’Holocène, commencée il y a 11 500 ans avec l’émergence de l’agriculture et la sédentarisation de l’être humain.

Or, ces mêmes humains, nous, sont aujourd’hui devenus une force géologique, influençant la faune, la flore ou le climat de la même manière que pourraient le faire les courants telluriques faisant dériver les continents. « L’empreinte humaine sur l’environnement est devenue si vaste et intense qu’elle rivalise avec certaines des grandes forces de la Nature, en termes d’impacts sur le système Terre », explique Paul Crutzen [3]. L’avènement de cette puissante empreinte marquerait donc la fin de l’Holocène et le début de l’Anthropocène. Un nom issu du grec ancien anthropos, qui signifie « être humain », et kainos pour « récent, nouveau ». Un groupe de travail de l’Union internationale des sciences géologiques prépare un rapport pour savoir si cette nouvelle époque géologique doit être officialisée dans le tableau de l’échelle des temps géologiques. Il sera rendu en 2016.

En quoi les êtres humains sont-ils devenus une force géologique ?

Autour de vous, des zones industrielles, des autoroutes, des villes, des lotissements, mais aussi des prairies et des forêts plantées. Ce modelage artificiel des milieux naturels couvre désormais près du tiers de la surface terrestre, contre seulement 5 % en 1750. D’autres bouleversements naturels moins perceptibles sont à l’œuvre. 90 % de la photosynthèse sur Terre se fait aujourd’hui par des écosystèmes aménagés par les êtres humains. Même le cycle de l’eau a été modifié par les 45 000 grands barrages édifiés [4]. Des substances nouvelles comme le plastique ou les perturbateurs endocriniens sont largués dans l’atmosphère depuis 150 ans, laissant des traces dans les sédiments et les fossiles en cours de formation.

Pour mieux évaluer l’empreinte humaine, des scientifiques ont observé l’évolution de 24 paramètres du système Terre depuis 1750, de l’accroissement de la population à celles des véhicules motorisés, en passant par la déforestation, l’équipement en téléphones, l’utilisation d’engrais ou les grandes inondations… [5]. Tous ces indicateurs s’emballent dès le 19e siècle, boostés par l’envolée de la consommation énergétique. Hausse de la température du globe, appauvrissement de la couche d’ozone, recul des glaciers, montée des mers, acidification des océans constituent autant de changements planétaires provoqués sur des échelles de temps très courtes par l’exploitation maximaliste de l’écosystème.

Quand l’Anthropocène a t-il débuté ?

Plusieurs hypothèses sont débattues. William Ruddiman, paléoclimatologue américain, propose de situer le début de l’Anthropocène il y a 5 000 à 8 000 ans. Les humains pourraient avoir émis suffisamment de gaz à effet de serre – par la déforestation, les rizières et l’élevage – pour modifier la trajectoire climatique de la Terre. D’autres scientifiques mettent en avant la nouveauté de l’ère nucléaire, pétrochimique et électronique pour faire débuter l’Anthropocène après la seconde guerre mondiale.

La thèse la plus acceptée fait commencer l’Anthropocène à la fin du 18e siècle. Paul Crutzen avance précisément l’année 1784, date du brevet de James Watt sur la machine à vapeur, et symbole du commencement de la révolution industrielle. « Si l’on rapporte l’histoire de notre planète (4,5 milliards d’années) à une journée de 24h, la révolution industrielle se situe dans les deux derniers millièmes de seconde »,illustre David Brower, le fondateur de l’organisation écologiste les Amis de la Terre. Deux millièmes de seconde dans une journée planétaire qui ouvrent une nouvelle condition humaine ! Par comparaison, le règne des dinosaures aura duré environ trois quarts d’heure.

L’Anthropocène aboutira-t-il à une « sixième extinction » ?

« Nous avons déséquilibré le monde d’une façon telle que nous sommes aujourd’hui en droit de penser que le processus est pratiquement irréversible », explique àMediapart le glaciologue Claude Lorius, qui a popularisé la notion d’Anthropocène en France [6]. Aucun retour à la « normale » n’est prévisible. Les scientifiques ont d’ailleurs détecté plusieurs points de basculement au-delà desquels les êtres humains entrent dans des zones d’incertitude. Trois paramètres – cycle de l’azote, émissions de gaz à effet de serre, extinction de la biodiversité – auraient déjà dépassé ce seuil, avec un risque de basculement brutal vers des états non maitrisables [7].

C’est dans l’atmosphère que s’observe ce premier « basculement ». La concentration du dioxyde de carbone est passée de 280 parties par million (ppm) à la veille de la révolution industrielle à 400 ppm en 2013, un niveau inégalé depuis 3 millions d’années (voir notre dossier sur le réchauffement climatique). Outre la modification de la composition chimique de l’atmosphère, le rythme de disparition des espèces est 100 à 1000 fois plus élevé que la normale géologique. Au point que les biologistes parlent désormais de la « sixième extinction » – la cinquième étant celle qui a emporté les dinosaures il y a soixante-cinq millions d’années…

Sommes-nous tous coupables ?

Les êtres humains ont donc désormais acquis la capacité de transformer l’ensemble du système Terre. Pour le meilleur et, surtout, pour le pire… Mais tous les êtres humains sont-ils uniformément responsables ? Le risque d’associer le rôle de nos sociétés à une nouvelle période géologique serait de penser que l’ « espèce humaine » est, globalement, responsable. Dans ce cas, peu importe que les banques états-uniennes, chinoises et britanniques soient championnes en matière d’investissements ultra polluants (voir ici). Inutile de savoir qu’un Américain moyen consomme 32 fois plus de ressources et d’énergie qu’un Kenyan moyen. Ou que 90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (voir là). Et que moins de 1 % de la population possède à elle seule 40 % des richesses mondiales. Pointer l’espèce humaine dans sa globalité dilue les responsabilités. Ce qui ne doit pas être le cas si l’on veut encore réagir. La question de la responsabilité historique des États industrialisés sera ainsi au cœur des discussions de la conférence climat à Paris en 2015.

La version scientifique de l’Anthropocène induit aussi l’idée que l’espèce humaine aurait détruit la nature… par inadvertance. « Une fable ! », rétorquent les historiens français Jean-Baptiste Fressoz et Christophe Bonneuil, auteurs de L’Evénement Anthropocène [8]. Leur ouvrage revisite l’histoire de l’énergie sous l’angle des choix politiques, militaires et idéologiques. Les usages domestiques du solaire étaient par exemple très développés aux États-Unis au début du 20e siècle, avant qu’une coalition de promoteurs immobiliers menée par General Electric n’entrave le développement des chauffe-eau solaires au profit du chauffage électrique. C’est aussi pour contourner les mouvements ouvriers dans les mines que les États-Unis ont ouvert l’ère du tout pétrole malgré son coût plus élevé.

Face à l’impuissance des politiques, le règne de la techno-science ?

Face à cette tâche prométhéenne, que l’on peut difficilement appréhender à l’échelle d’une vie, et encore moins à l’échelle d’un mandat politique, comment considérer que l’action collective sert encore à quelque chose ? « L’Anthropocène et sa temporalité grandiose anesthésient le politique », redoutent les deux historiens. L’Anthropocène marquera-t-il non seulement l’élévation des humains au rang de force géologique, mais aussi l’avènement de leur impuissance [9] ? Dans ces conditions, experts et savants vont-ils devoir prendre les commandes d’une planète déréglée ? « Une tâche redoutable attend les scientifiques et ingénieurs qui auront à guider la société vers une gestion environnementale soutenable à l’ère de l’Anthropocène », prédit le prix Nobel de chimie Paul Crutzen.

Plusieurs dispositifs de manipulation du climat à grande échelle, répondant au nom de « géo-ingénierie », sont déjà financés et expérimentés (voir notre enquête). Dans ce scénario, exit les expérimentations « par en-bas » de sobriété volontaire et de transformation écologique et sociale. Retour à la case « techno-science », au complexe militaro-industriel, et à leur culte de l’opacité. « Nous nous méprenons à jouer à Dieu avec l’avenir de notre planète », alerte l’économiste australien Clive Hamilton [10]. « Pour les vrais Prométhéens, réguler le climat d’aujourd’hui ne suffit pas. L’objectif est de prendre le contrôle de l’histoire géologique elle-même. »

Les mouvements démocratiques peuvent-ils reprendre la main ?

Les critiques des dégâts du « progrès » sont anciennes. Et n’ont pas attendu l’actuelle prise de conscience sur l’ampleur du réchauffement climatique. Les cahiers de doléances de 1789 témoignent de plaintes innombrables contre les activités industrielles accusées de causer la déforestation et d’augmenter le prix du bois [11]. A cette époque sont déjà débattues les conséquences climatiques de la déforestation. La mécanisation de la production fait aussi l’objet d’un large mouvement de contestation et de bris de machines en Europe à la fin du 18e siècle.« Les résistances ne portent jamais contre « la » technique en général mais contre « une » technique en particulier et contre sa capacité à écraser les autres », rappellent les deux historiens français. Toutes ces luttes ont été tenues à la marge en leur temps par les élites industrielles et supposées progressistes, avant d’être oubliées. Les nouvelles formes d’engagement contre les décisions politiques et économiques de quelques-uns subiront-elles le même sort ?

Le rêve de l’abondance matérielle s’évanouit. Des scénarios de pénurie se dessinent. Comment refonder l’idéal démocratique dans ce contexte ? Des citoyens et chercheurs imaginent et discutent les contours de la « résilience » : la capacité d’un système à s’adapter à des évènements extérieurs et à des changements imposés. C’est l’une des notions clés du réseau des villes en transition. Initié en Grande-Bretagne, ce réseau explore les voies permettant de libérer les villes et leurs habitants de la dépendance pétrolière (comme à Boulder aux Etats-Unis). « L’enjeu est de traverser la mutation de nos sociétés en préservant leur cohésion sociale, leur capital écologique et leur stabilité », explique l’un des initiateurs, Rob Hopkins [12].

En France, les initiatives en matière de sobriété énergétique foisonnent, à l’instar du Mené, petit territoire breton où la transition écologique est en voie d’achèvement (à découvrir ici). Dans les Alpes-Maritimes, des hackers et agriculteurs s’allient pour l’autonomie énergétique. La lutte pour une véritable transformation écologique et sociale s’ancre à Notre-Dame-des-Landes. Des chercheurs se penchent sur d’autres scénarios d’utilisation des terres agricoles tels Afterres 2050, ou de transition énergétique comme Negawatt. Parmi les différentes voies ouvertes, l’une propose de sacrifier une partie du monde – et de ses habitants – pour prolonger le rêve de l’abondance, une autre invite à vivre l’Anthropocène avec lucidité et humilité.

Le passage à l’Anthropocène nous rendra-t-il plus responsable ?

Si le dérèglement climatique apparaît comme un phénomène abstrait et mondial, que dire de l’Anthropocène ? Jusqu’à maintenant, ce concept demeure confiné dans la communauté de chercheurs. Il est devenu un point de ralliement entre géologues, écologues, spécialistes du climat, historiens et philosophes pour penser cet âge dans lequel l’humanité est devenue une force géologique majeure.

Malgré sa technicité, l’Anthropocène bouleverse les représentations du monde et se veut d’une brûlante actualité. A l’aune de cette nouvelle ère, même le mot « crise » est marqué d’un optimisme trompeur car il renvoie à une période dont l’issue est imminente. « Vivre dans l’Anthropocène, c’est donc se libérer d’institutions répressives, de dominations et d’imaginaires aliénants, ce peut être une expérience extraordinairement émancipatrice », espèrent Jean-Baptiste Fressoz et Christophe Bonneuil, qui appellent à « reprendre politiquement la main sur les institutions, les élites sociales, les systèmes symboliques et matériels puissants qui nous ont fait basculer. L’Anthropocène condamne à la responsabilisation. »

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle

Photo : wockerjabby (Une) / Troy Holden / Romain Guy

A lire : Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz,L’Evénement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous,Editions du Seuil, 2013.

Notes

[1] Colloque du Programme international Géosphère-Biosphère à Cuernava (Mexique)

[2] Plusieurs époques composent une période géologique, le quaternaire actuellement, qui elles-mêmes composent une ère de plusieurs dizaines de millions d’années.

[3] W. Steffen, J. Grinevald, P.J. Crutzen et J.R. McNeill, « The Anthropocene : Conceptual and historical pesrpectives », Philosophical Transactions of the Royal Society A, vol 369, n° 1938, 2011, 842-867

[4] Les 45 000 barrages de plus de 15 mètres de haut retiennent 15 % du flux hydrologique des rivières du globe. Source : Christer Nilsson et Al, « Fragmentation and flow regulation of the world’s large river systems », Science, vol. 308, 15 avril 2005, pages 405-406.

[5] Les 24 paramètres sont les suivants : population, PIB réel total, investissement direct étranger, construction de barrages sur les rivières, consommation d’eau, consommation d’engrais, population urbaine, consommation de papier, restaurants Mc Donalds, véhicules motorisés, téléphones, tourisme international, concentration atmosphérique de CO2/N2O/CH4, appauvrissement de la couche d’ozone, température moyenne de surface de l’hémisphère Nord, grandes inondations, écosystèmes océaniques, infrastructures des zones côtières, biogéochimie des zones côtières, perte de forêts et forêts tropicales, surface de terres exploitées, biodiversité mondiale. Source : données issues de igpb.net, W. Steffen (dir.), Global Change and the Earth System : A planet under pressure, New York, Springer, 2005, p 132-133.

[6] Claude Lorius, Laurent Carpentier, Voyage dans l’Anthropocène, cette nouvelle ère dont nous sommes les héros, Actes Sud, janvier 2011.

[7] Selon l’équipe scientifique du Resilience Centre à Stockholm. Source : Anthony D ; Barnosky et al., « Approaching a state shift in Earth’s Biosphere », Nature, vol. 486, 7 juin 2012, 52-58.

[8Editions Seuil, 2013

[9] L’idée d’ « impuissante puissance » est due à Michel Lepesant, lors des Rendez-vous de l’Anthropocène, co-organisés par l’EHESS et l’Institut Momentum au printemps 2013.

[10] Clive Hamilton, Les Apprentis sorciers du climat : raisons et déraisons de la géo-ingénierie, coll. Anthropocène, Ed. Seuil, 2013.

[11] Arlette Brosselin, Andrée Corvol et François Vion-Delphin, « Les doléances contre l’industrie », in Denis Woronoff (dir.), Forges et forêts. Recherches sur la consommation proto-industrielle de bois, Paris, EHESS, 1990, 11-28.

[12] Rob Hopkins, The transition handbook : from oil dependancy to local resilience. Green Books, 2008.

http://www.bastamag.net/Bienvenue-dans-une-nouvelle-ere