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Les bigoudis du savoir

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« Il s’est séparé de sa femme, et sa femme s’est séparée de lui »

— Ils ont divorcé?

— Ça en a l’air tout…

Ginette et Albert, discussion dans un café

El penseur

Ce que, peut-être, nous, de nos jours, découvrons aussi, et que nous éprouvons si douloureusement et anxieusement, c’est que la raison suppose pour sa Bildung des conditions rétentionnelles8 (que j’ai déjà décrites ailleurs9, mais je vais y revenir plus avant dans tout ce qui suit) formant et supportant la mémoire individuelle et collective, qui dépendent de techniques hypomnésiques (des hypomnémata) aujourd’hui industrialisées, et qui, avec la poursuite de la rationalisation, ont échappé à toute puissance publique et noétique : elles sont passées entre les mains de ce que Polanyi appelle le « marché autorégulateur10 ».  États de choc, Bernard Stiegler

Apprendre, ça frise. Les philosophe, quand ils écrivent, se parlent entre eux. Ils expliquent le monde au philosophe. Mécaniciens du savoir, démantelant à coups de mots grands et élastiques la marche du monde. C’est bien gentil. Les politiciens font la même chose. Mais eux, ils rétrécissent tellement les formules, que c’est des « publicités de bouches » .

— Nous sommes présentement à étudier ce dossier.

Et le pédagogue, lui, payé par le peuple tricotent des formules savantes pour « instruire les apprenants ».

Quand aux économistes, ce sont les plus lunés. C’est une religion, celle du développement continu. Plus rien à voir avec les humains et la vie.

Il ne reste que l’idiotie, ou l’ignorance totale qui se développe à une vitesse vertigineuse.

Bienvenue dans le Babel ( la tour où personne ne se comprend, sauf par cliques) des temps nouveaux.

Ils ont créé un monde en un mot : Charabia-ville.

Quand on se fait coiffer, on ne demande pas au coiffeur ou à la coiffeuse d’écrire un livre sur les bigoudis avec un vocabulaire savant cachotier.

ON VEUT ÊTRE FRISÉS!

Gaëtan Pelletier

Les riches se cuisinent un monde à porc

Porc

 

Je vous passerai volontairement, n’ayant pas pu en avoir la certitude et la preuve par moi-même, les rumeurs très insistantes faisant état ces derniers mois d’un nombre très important de démissions de collaborateurs d’assez haut niveau dans différentes institutions américaines. Je vous passerai également le fait qu’il semblerait que ceux qui démissionnent partent se mettre au vert le plus loin possible des grandes villes et, pour certains, dans ce que l’on appelle des « enclaves survivalistes »… Bref, de cela nous ne parlerons pas vraiment même si je vous le mentionne parce que nous n’en avons pas la preuve absolue. En revanche, cela vaut la peine d’être simplement dit parce que ces rumeurs sont parfaitement compatibles avec des informations qui, elles, sont prouvées sans ambiguïté possible. Le Contrarien 

Ne rêvez pas en regardant l’image: les riches ne cuisinent pas, ils cuisinent des pauvres. Selon l’article, les riches partiraient en jet privé, s’achèteraient des terres en Nouvelle-Zélande, avec un kit de survie: de l’eau, des boîtes de conserve, du sucre, du riz, du caviar, des pâtes. Pas de chance! Manque le kérosène pour revenir en cas de « reprise économique ». Il est rassurant toutefois de voir que les riches mangeront la même nourriture que les pauvres.

L’austérité, la vraie, c’est de constater l’indigence de l’intelligence terrienne. C’est maigre à mourir. Les politiciens n’ont plus de cerveaux, mais des cages à escargot. C’est pas vite, et ça répète. Blouf! Blof! Austérité. Malheur par la  déshydratation économique et du boude-bouche de la clique nommée « entreprise privée » si chère à l’État, et encore plus chère pour le citoyen. C’est comme le poulet: le meilleur est près des os.

Le mystère de la femme voilée 

 

hqrihanna:i-D magazine. 2015. Photographed by Paolo Roversi.</p><br /><br /><br />
<p>how?

Qui sait qui se cache derrière cette image étrange que les possesseurs de la vérité occidentale ne comprend pas? Une dame toute belle, toute gentille, ou une bombe?

Aucun rapport? La beauté du monde est un poème et la femme est le poème du monde. L’électrisant mitraillage des analyses des amateurs d’internet font autant de ravages dans le complotisme délirant pour formater les cerveaux.  La classe moyenne, l’ancienne (sic) instruite lors des 30 glorieuses est en train de faire comprendre à des sourds la beauté de l’oeuvre de  Mozart.

Écho- no(t) me! 

Aujourd’hui tout est économie! Tu viens au monde par l’économie, tu vis par l’économie et tu meures dans un tombeau à 7000$. Avant on jetait les marins à l’eau. C’est tout de même mieux que les bateaux qui passent sur le fleuve Saint-Laurent et déversent leurs huiles usées, ou leurs toilettes portatives.

Nous sommes les poissons empoisonnés d’un fleuve mondialiste. Et le monde des « zidées » est en train de capoter par son pouvoir nébuleux de la liberté d’expression: en effet, plus le système de l’éducation s’appauvrit de par la « nécessité de l’austérité », – et des  intello-livresques des macchabées de la vraie vie, devenus des spécialistes en éducation -, plus le citoyen s’appauvrit et perd de sa capacité de jugement et de vision. Mais il a le droit d’écrire. Il a le droit de réclamer son infime droit à l’intellectualisme jadis réservé à un petit groupe.

Si les cochons étatistes  ont permis aux cochons affairistes de s’éclater et de tout acheter, même les directives des savoirs en couloirs, notre soumission est devenue celle d’une ignorance contrôlée. On n’a pas besoin de démarquer des idées reçues, mais simplement d’en avoir. Et ils sont en vente partout.

La malbouffe intellectuelle est en train de bouffer le peu que  les gens sérieux de l’information – même dans la presse « normale » – avait gagné il y a quelques années.

Résultat: On a tous notre kit de survie par les analyses désâmées et bêtes. Comme les riches, on pense se « sauver » de la déflagration à venir.

L’image parle par elle-même quand on …s’y penche. Le porc est-il en train de faire cuire son porcelet?

Le cannibalisme est désormais planétaire. Finie la nécessaire fraternisation. Nous avons tous nos outils, nos armes, et nous parlons au bout du monde à des étrangers avec le petit copain qui parle à des étrangers. Les miroirs d’Apple sont venu vous chercher…

BRRRR! Dans la bible il était écrit de ne pas manger de la pomme du bien et du mal. J’ai du mal à le croire…. Mais bon! Il faudrait que Jésus nous écrive en 144 caractères.

Gaëtan Pelletier

Par un soir de janvier.

L’Homme vitrine

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La langue de l’amour est morte. Et dans la fébrilité inconsciente de la chair aux enchères, la pauvreté de plastique, de gadgets, d’immolation continue, la vie est une sorte de terre cuite derrière une vitrine astiquée où tous les pantins sont à vendre pour un job.

Les cerveaux sont moulés.

Usinés.

Pas plus « profonde » et monocolore qu’une Ford-T sociale. Machiné. À la chaîne. Figés.

« Vos enfants sont les enfants de la Vie », disait Khalil Gibran. Ils sont maintenant les enfant des états. Ils sont peut-être si affamés de leur BIG MOI qu’ils vendent leur cerveaux aux états. Fiers à bras, fiers à neurones.

Notre petit penseur ne sait pas qu’il est pensé. Il est ciselé aux doctrines martelées incessamment, abonné à tout le frelaté qu’il avale chaque jour. Il est pourrissant, mais vivant. Soutenu par les « spécialistes », cette horde de zombies calcinés au savoir scientifique, vendeurs de salades mondialistes.

Imbriqué dans toutes les formes de contrôles numérisés, se débattant dans le grand filet des technologies, – à la fois s’y baignant de plaisir -, sans savoir nager dans l’océan de la Vie.

Le petit simiesque est « écoutatif ». On ne lui parle pas de réalité, ni d’Histoire, ni de philosophie, pour décoder l’image du monde, de sa venue sur Terre, de son essence.

Plus de passé, un présent contaminé par la destruction du passage des autres, des sociétés, des guerres, etc. Non. Notre nature est désormais d’être un fonctionnaire aux mains javellisées qui a «  une vision du futur ».  On a barbouillé l’image de la trajectoire de l’humanité, caviardé le passé, embrumé le présent. Il ne reste que le futur incertain mais prometteur par la chimie des nouvelles molécules et l’espoir de trouver de l’eau sur Mars alors que l’Afrique en manque.

Il n’est plus inspiré… Il est respiré jusqu’à son dernier souffle. Déryhtmé. Sa vision est celle d’un aveugle guidé par des chiens.

Détêté. Le dépoisson… Issu de l’eau, on lui bouffe la tête pour qu’il ne se serve plus de la structure cachée et lumineuse de son entièreté liée à la  grandeur des ondes vibratoires camouflée sous ce montage de chair.

C’est maintenant une machine, un montage plastique.

Pourvu qu’il serve!

C’est sans doute le plus étrange des nègres concocté par le besoin fourbe et matérialiste des fabulateurs à formules répétitives.

Quand on a vendu son corps, on a vendu son âme. Nous sommes dans une ère de décapités à coups de sabres roses. À coups de discours aux phrasés des langues de lames aiguisées de leur spécialité.

La vente de « certitudes » des corporations est maintenant une sorte de monoxyde de carbone hypnotique mais vraiment efficace.

Nous vivons de la mort du vivant. Les plantes, les forêts, les terres, les pays, les « idées ».

La Vie est une vente de feu…

Allumez! avant d’éteindre…

Gaëtan Pelletier

Avril 2014

 

 

 

ON dira ce qu’on voudra de la chapelure et du vernis

 

La chapelure 

La chapelure (de chapeler, réduire en poudre) ou panure est un produit culinaire constitué de miettes plus ou moins grosses de pain ou de biscotte. Originellement elle est constituée de pain sec ou séché au four, puis écrasé avec un pilon dans un mortier ou passé sous le rouleau à pâtisserie. OUIQUI

J’ai dû lire une dizaine – sinon plus -, d’articles aujourd’hui. L’horreur de tout ça, pourtant bien ciselé à une odeur de putrescence: le net pue. Comme le monde pue dans dans les religions cachées: croire que l’on est une sorte de dieu.

Mais non! Nous sommes une chapelure. Une petite enveloppe et une recette issue de notre cerveau qui a tout avalé, ou qui n’a rien mangé du tout. La recette dudit « monde moderne », c’est au fond nous dire qu’il y a une recette pour échapper au travail. L’humain est fondamentalement paresseux… Il est en mode survie. Mais dans un monde en mode de fabrication d’ego, il reste en mode survie et se débat comme un diable dans une piscine creusée à l’eau bénite.

Dès que notre humain n’a plus faim, qu’il est gorgé de quelques livres, qu’il s’écarte de la masse, il fait semblant de ne pas savoir d’où il vient. C’est un Alzheimer  glorifié.

Il n’y a plus de dieu. Alors le veau d’or est l’État. Mais c’est lui qui vous coupe l’herbe sur le dos. Laine. Il n’y  a rien de nouveau dans ce que je dis… Sauf: la culture sans humanisme – ou faux-semblant – est un savoir délicatement et dans une ivresse inlassable, est PIRE, jumelle ( gémellaire) du même État idiot qui nous engouffre.

Le vernis Aqua-Christ 

Il faut se méfier de l’inconscient, de la fabrique des prêtres. Certains n’ont plus de soutanes, mais ils savent violer les enfants-mouton tout en étant les pire racistes des gens en guenilles de Walmart. Le règne du Christianisme qui a bouleversé le monde en quelques siècles n’a rien à voir avec le message de Jésus.

Il y a parler et agir.

Les gens, surtout les égocentristes parfumés, pensent savoir. Le cerveau peut être un Narcisse se bayant dans sa propre eau sale. Comme malbouffe, on se nourrit alors de la chapelure-d’être. Ou vernis… Ne jamais le nommer: rien qu’ouvrir grand ses yeux pour le voir, lui ou elle qui veut vous avoir.

La proie 

Les gens s’indignent de voir les gens manger des animaux. En mode survie, il paraît que la chair d’écureuil est délicieuse. En mode HD, c’est mignon.  Et qui dit que le bellâtre cervical qui écrit sur le net n’est pas le pire boucher de la nature humaine?

Et comme dirait ma petite fille: « Et vala! ».

Elle gobe tout. C’est un enfant. Qui nous cache  qu’au delà du surhomme il n’y a pas un être encore plus grand? NOUS. Car cet être serait supposément bon, logique, aimable, et sans aucune forme de racisme.

Au « boxing day », les riches donnaient ce qu’ils avaient en surplus aux pauvres. Ils ne donnaient rien d’eux. Mais de leur avoir dont ils n’avaient plus besoin. Ils étaient dans la grande croyance de la bonté.

Le monoplagique , ou biplagique… 

Gibran disait que l’on ne donne que lorsque qu’on ne donne que soi. Oui, je sais, c’est désagréable de s’amputer un peu…

Supposons que vous êtes né « génie » et que vous donnez 1% de votre cerveau à une cause « salvatrice »… Vous garder le reste pour vous.

Alors, vous êtes totalement devenu plus bête qu’avant que tous les membres de la société vous aient permis d’être ce que vous êtes.

Vous devenez alors, un capitaliste de savoir, gardant dans sa banque de neurones le meilleur de ce que vous avez.

Comme les riches, vous ne donnez que ce qui ne vous dérange pas trop dans votre confort. Donner vraiment, c’est être un peu inconfortable…

Qui donc est prêt à partager son confort?

La compréhension du monde et des sociétés 

C’est bien la chose et la plus facile au monde: comprendre comment fonctionnent les sociétés, les États, les fragments de psychologies banales réduites à des mécanisme de l’esprit, et écrire sur tout cela. L’économie, la migration humaine, les pays sans véritable pays. La richesse par la pauvreté..  C’est à se demander si au lieu de donner on ne joue pas au Gourou?

L’internet, ce n’est guère différent des gens de Walmart ou de McDo.  Peut-être sommes nous trop paresseux faire notre propre cuisine.

Peut-être que ce cher Internet est devenu une forme de consumérisme et de fastfood.

L’illusion est si belle! Croire que la machine peut changer le monde. Twitter, Iphoner, Facebooker.

Voilà bien des vides pris pour des réalités. Au fond, c’est moins éreintant que d’aller voir son voisin ou de lui prêter sa tondeuse à gazon.

Si nous étions si solidaires, 25 % de ma rue n’aurait besoin que d’une tondeuse à gazon.

Comme dirait Yvon Deschamps: « C’est ma tondeuse, personne n’y touche, même pas moi ».

C’est mon cerveau… Même si c’est l’assemblage et le montage de tous les cerveaux et de toutes les émotions du monde.

Alors, rien ne nous appartient vraiment. Surtout pas notre cher savoir. On peut bien se plaindre que les gens amassent tout, gardent tout, s’en vont leurs avoirs dans des paradis fiscaux.

Je le disais, dans une formule différente: on est tous les autres, sinon nous ne sommes rien.

Mais que la chapelure est tentante!

Basique-Laïc.

Un cartésien, c’est quelqu’un qui se croit cartésien…

Un artiste, c’est quelqu’un qui se croit unique…

Gaëtan Pelletier

Janvier 2014

 

 

 

 

 

La sortie pour la rentrée

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Pour apprendre, il faut d’abord sortir de l’école. Mais pour apprendre vraiment, il faut sortir l’école en soi.

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