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Quand les hommes vivront d’amour…

Les tombes d’une femme catholique et son mari protestant, aux Pays-Bas, en 1888.

Confession d’un oiseau

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Par-delà les frontières
Les prairies et la mer
Dans les grandes noirceurs
Sous le feu des chasseurs
Dans les mains de la mort
Il s’envole encore

Plus haut
Plus haut
Le coeur est un oiseau

Richard Desjardins

***

Quand j’étais tout petit, je voulais être grand. Il y avait une église à 50 mètres de la maison. J’y allais chaque matin du mois de mai. C’était le « Mois de Marie », la mère de Jésus. Je me disais que je grandirais de par l’intérieur. Mais je ne le savais pas encore parce que je pensais que tous les humains voulaient grandir de l’intérieur. Comme si le seul grand projet de la Vie était de se rendre meilleur pour un monde meilleur. Dieu n’avait rien à voir dans le « projet ». Du moins pas celui des cérémonies des chrétiens qui avaient génocidé des cultures toutes belles et liées à la Nature. L’église était tellement grande pour le petit village qu’elle pouvait prendre tout le village et le faire chanter à minuit ou aux Pâques. Je ne savais pas à l’époque qu’on avait en quelque sorte soutiré des petits paysans qui élevaient des vaches, des poules et donnaient autant à la bâtisse frisonnée d’or leurs avoir pour accéder au ciel. Pas pour des vierges, pour le paradis à la fin des jours. Ou l’enfer si quelqu’un avait le malheur de trop boire ou de coucher avec la voisine. Maintenant, c’est devenu un sport de petits bourgeois: boire et sexciter.  Aujourd’hui on a le palais dans le palais… C’est notre petite église intérieure de citoyen. Pour l’heure, on va tous prier dans le charme discret de la laïcité. C’est bizarre que les laïcs s’entre tuent avec une belle foi robotisée camouflée dans l’âme des hommes.

J’allais à l’église pour découvrir ce qu’il y avait au fond de l’âme. Maintenant, les gens vont aux banques, aux institutions, aux gouvernement, et ils donnent de plus en plus pour les guerres… Sans trop le savoir… Car on donnait il y a des siècles, à L’Église,  énormément d’argent pour aller convertir les sauvages comme les américains vont dans le monde convertir les peuples à leur fausse démocratie.

À force de vouloir convertir, on tue. On tue tellement qu’on tue les oiseaux, les belettes, les lièvres, les tigres, et la mouche domestique. En fin de compte, toute la Terre…

L’homme est une arme assisse qui tient une arme. Pour tuer quelqu’un, il faut ouvrir l’œil  et tirer. Pour faire vivre quelqu’un, il faut fermer l’œil et prier. Et pour en tuer plusieurs, il faut croire…

C’est comme ça que j’ai compris que la plus belle ambition du monde était de devenir comme l’oiseau: voler, habiter un arbre, et chanter…

Gaëtan Pelletier

Le pape corn aux États-Unis

Pape

Malheureusement, la réponse, comme nous le savons, est simple : pour de l’argent ; l’argent qui est trempé dans du sang, souvent du sang innocent. Face à ce honteux et coupable silence, il est de notre devoir d’affronter le problème et de mettre fin au commerce des armes ».  Le pape François

Le pape parle, le gratin gèle. Comment donner une leçon d’humilité à une bande de banquiers et vendeurs d’armes? Comme si le curé de la paroisse Terre tentait de juguler les guerres, l’argent, l’ambition, la gloire, le prestige, et le Big Ego. Car le gratin était franchement bien habillé. Aussi bien habillé que les disciples du pape. Eux aussi doivent se vêtir Made In China.

Pour faire court dans le discours moral, et que trop moral devant un groupement bien plus intéressé à l’argent, au pouvoir qu’à la moralité. Même s’ils vont tous à la messe le dimanche et qu’ils descendent  de Dieu au lieu du singe.

On ne changera pas l’Amérique en parlant. On change le monde par les armes et en passant la chair dans un moulinet qui fait de l’homme une chair hachée.

Mais le pape leur a dit de cesser de vendre des armes… Oups! Malaise! On touche à l’économie et aux beaux habits. 650 milliards de dollars! Il n’a même pas parlé du F-35, un jouet de guerre à 140 millions de dollars. De quoi éradiquer la faim dans bien des pays.

Tout le monde s’entend:

  • la pauvreté, le partage
  • l’environnement
  • la coopération
  • les amérindiens
  • la peine de mort
  • etc,

Tout le monde est d’accord avec François, mais personne ne veut le faire. No or Niet. Alors,  force est de constater que la pénibilité de l’ère actuelle ne semble déboucher que sur des discours et non des actes. La frivole race humaine, et les petits Satan richissimes, contrôlant, n’ont rien à cirer d’un gars qui croit en Dieu. Ils ne comprennent pas qu’il croit en Dieu et en l’Homme. Alors que l’Homme qui croit en Dieu se comporte en diable.

Soyons pratique: qui donc croit que le pape va changer la mentalité américaine? On peut enterrer ses écrans géants cinéma maison. Le cinéma maison de la Terre est devant nous. Avec des meurtres, des armes, des idées, de la technologie, des banques-fraude, une Allemagne qui veut des migrants mais assez pour renflouer sa masse de travailleurs vieillissante.

C’est quasi affriolant: on détruit des pays et on se répartit les survivants selon des calculs. Mais on ne va pas les chercher. C’est un concours, comme celui des esclaves transportés dans des négriers: si on y survit, c’est qu’on est solide. Et un travailleur solide, ça vaut son pesant d’or. Alors, inutile de faire chier les peuples avec de beaux discours pop-corn.

On a des nouveaux nègres qui arrivent. Soyons humains! Les victimes de la guerre en Irak de Bush, des Syriens, bref, des humains.  Et une manne à venir. Une manne probablement tellement énorme qu’on en saura que faire. Sapristi! Les rats des navire des jadis se sauvaient des cales. Maintenant, on a des radeaux transporteurs « privés », exploiteurs.

Au fond, Donald Trump devrait acheter la Syrie. On ne lui en demande pas tant… Disons,… Tahiti. pop corn

Gaëtan Pelletier

Amen

La monstralisation 2

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Un accord mammouth

Les États-Unis tiennent à redéfinir les règles commerciales avec les pays d’Asie pour freiner l’influence de la Chine dans cette partie du monde. «Si nous ne le faisons pas, la Chine le fera, et l’Amérique sera écartée», a dit Barack Obama dans une entrevue récente au Wall Street Journal. L’Asie devrait regrouper les deux tiers de la population du monde en 2030 et produire la moitié de la richesse mondiale en 2050. Douze pays participent aux négociations. En plus des États-Unis et du Canada, il y a l’Australie, Brunei, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Cyberpresse 

C’est fou ce qu’on peut voir loin quand on a été des dirigés par des aveugles à cannes blanches et des chiens de guerre économique. C’était pas assez gros comme ça, il faut engrosser le nombre de marchands jusqu’à l’agonie triste de l’individu.  Au final, on est « commercés » comme des outils de mondialisation, ou de libre-échange, par une tribu de cravatés qui carburent au « BIG », à se fourrer de l’argent dans les narines. On dirait des bébés qui ont été sevrés par des banques.

Sapristi! Mary Shelley et son Frankenstein peuvent aller se faire voir à Holly Wood! Le monstre qu’on nous prépare est inutile pour le citoyen. On se fout de 2050. Personne ne peut prévoir ce qui se passera en 2050. La ligne du bonheur en attente du grand show de « Je serai heureux demain » s’allonge.  C’est comme se faire friser avec 3000 bigoudis. Ça frise davantage sur la même tête? Ah! bon. Aussi bien s’informer auprès de son coiffeur. Parlant chienéma, il peut au moins lire votre avenir dans vos pellicules.

Mais bon! Faut être sérieux comme des papes en train de faire faillite because trop en manque d’ agenouillés.  Mais on est encore plus à genoux devant la rat-caille qui se fait des projections jusqu’à ce qu’ils meurent étouffés par leur nœud papillon. Ça fait British et High Class. Et intelligent… Le concept « is in your head ».

Dites-vous que le libre-échange avec des milliards de vendeurs-acheteurs  c’est pour le peuple. Vous êtes religiosés bis. Avec la cérémonie à l’eau Naya embouteillé parfois en Afrique, mais défendu d’en boire quand il s’en échappe des usines.

You may say I’am a dreamer… John L. 

Tout le monde rêve d’un monde meilleur. Pas une « banque meilleure ». Les amérindiens avaient bien compris leur rapport à la Terre et à la Vie. En ce sens, ils étaient plus utiles que la formule d’Einstein. Quand tu te lèves le matin, tu ne te demande pas à quelle vitesse voyage la lumière et le reste… Non! Tu demandes comment va être ta journée. Et dans le panier du bonheur, on t’annonce une voiture « autoconductrice ». Tu peux fermer les yeux, la programmer, et elle te conduira là où tu veux aller.

C’est charmant!

Mais ça ne résout pas le problème de la pauvreté dans le monde. Ni la souffrance des guerres allumées par les pays qui fabriquent des armes. Ni – SURTOUT – le grand déménagement des humains cherchant la paix. La vie et le plaisir de vivre. C’est le droit le plus fondamental. Le reste ressemble à cet Hitler qui avait créé des lois pour protéger les animaux, qui avalait au moins 28 comprimés par jour, dont des amphétamines.

Dans la grande fenêtre du futur, le monde est en mode kaput. Affolé, déchiré, appauvri, perdu, toujours plus pauvre, toujours moins heureux, encore moins simple. Mais, oui mais, on a tous le droit dans les pays « développés » d’avaler des médicaments dudit « drugstore » pour se retrousser un peu.

C’est charmant!

Heil Banskter! 

On dit qu’Hitler avait été sauvé de la noyade à 4 ans par un prêtre… Je ne sais pas comment le prêtre  il a été reçu par « dieu » qui connaît tout, mais il a dû passer par le purgatoire. La question à se poser: jusqu’où faut-il être « bon »?  Snif! On est tentés… Sauver un pauvre petit bonhomme en train de se noyer. Un futur peintre. Un futur peintre comme un futur bienfaiteur de l’humanité présument visionnaire.

Un jour, si vous voyez un de ces visionnaires-banksters en train de se noyer, envoyez-lui trois caisses d’eau Naya – ou autre marque – afin qu’il puisse poursuivre ses meetings dans l’eau-delà.

Et le plus vite possible afin qu’il ne bousille pas notre vie ici bas…

Gaëtan Pelletier, Juillet 2050

Spermission

Juifs ultra-orthodoxes

 « Il est ben rat le rabbin! » San-Antonio 2 ( on s’en ennuie…) 

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Ori Gruder (à gauche) et le rabbin Yisrael Aharon Itzkovitch prenant un bain rituel, habillés. Cette photo a servi à faire la promotion du film Sperme Sacré 

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Outre les « enseignements » qui suivent concernant la sperme sacré, la photo semble représenter deux spermatozoïdes essayant de se frayer un chemin vers la dame qui recevra la précieuse semence. Ce n’est que le « fruit » d’une observation. en fait, ce sont deux gars qui nagent, mais habillés. Bon!  Ils sont tombés dans l’eau…

ENSEIGNEMENTS: EXTRAITS 

Chez les juifs orthodoxes, la Halacha (loi juive) règle toute la vie quotidienne, de l’alimentation à l’habillement. Elle encadre aussi la vie intime, interdisant les relations sexuelles avant le mariage, car seul le sexe destiné à la procréation est considéré comme un commandement de Dieu.

Le documentaire détaille les précautions prises par les religieux pour éviter d’être stimulés, telle l’interdiction de regarder les femmes.

Un des rabbins interrogés explique comment les jeunes garçons apprennent à uriner sans toucher leur sexe et comment, à partir de 13 ans, ils portent, en guise de sous-vêtement, un large short spécialement conçu pour uriner sans se toucher.

Si, malgré ces précautions, les adolescents ont une érection, voici les remèdes préconisés dans le film par le rabbin Yisrael Aharon Itzkovitch: «Enfoncer les ongles dans les jambes, se tenir sur la pointe des pieds, se livrer à des exercices de relaxation (…) respirer à fond, faire des sauts sur place et marcher rapidement».

En Occident, en fait, dans le mode laïc de la « pisserie », une fois marié, il vaut mieux se pratiquer dehors, sinon madame va vous réprimander sur l’humidité du siège que le mâle finit par oublier de relever, trop pressé…  Et pour se pratiquer, au Canada en ce moment, il n’est pas conseillé d’aller dehors à  – 20 degrés Celsius.

Mais bon, respectons les juifs orthodoxes. Nous sommes passés par là dans les années 60 au Québec. La masturbation rendait sourd selon l’enseignement religieux catholique.  Mais je jure que ça n’a rien à voir avec mes trois opérations aux oreilles – l’otosclérose, – même maladie que Beethoven.

OUI, BEETHOVEN! …

«Toutes les positions sont permises, mais nos sages ont tendance à dire que la meilleure c’est quand l’homme est au-dessus de sa femme, cela permet une plus grande union», explique le conseiller, rencontrant le regard perplexe du futur mari.

Ori Gruder expose son propre sentiment de culpabilité, détaillant comment, une fois devenu religieux, il s’est infligé une série de pénitences pour ses «péchés» passés.

«Je me suis immergé dans un bain rituel rempli de glace, j’ai beaucoup jeûné, donné beaucoup d’argent aux œuvres, et il y a une chose que je fais toujours: une fois par an, je vais dans une petite station de ski et je me roule nu dans la neige», dit-il.

C’est le bon temps pour se rouler ici… Mais on n’a pas les moyens d’aller dans une petite station de ski… Ce qu’il ne dit pas, c’est s’il garde son costume de ski ou non.

Nous avons justement dans le coin une petite station de ski qui a fermé ses portes. On la voit très bien d’ailleurs de la petite route sur laquelle nous passons. Route peu achalandée… Mais bon! Si on vendait le centre à des juifs-orthodoxes, il se pourrait qu’arrive une manne de touristes, vous savez, ces gens que l’on dit des « retombées économiques ».

gp

Spécialiste en développement économique…

Quand quelqu’un vous regarde, c’est dieu qui vous regarde…

munan15: A Limbu woman from east Nepal in her traditional ornaments

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Notre petit homme a passé son temps à chercher dieu… Quand la tendresse vous regarde et que vous renvoyez cette tendresse, c’est dieu qui se regarde dans un miroir… Quand la haine vous regarde et que vous regarder avec haine le regard, c’est le diable en vous qui se regarde dans un miroir.  

Il y a cette dame fort gentille, que je ne connais pas, qui me dit bonjour quand je marche. Je ne vois pas ses yeux, mais je vois dans son « Bonjour » un part de tendresse. 

Tous les massacres des guerres – que trop nombreuses de l’humanité- ont quelques causes indéchiffrable pour l’humain qualifié « d’ordinaire », alors que c’est lui l’extraordinaire. C’est mal famé dans le monde par la famine de l’avoir, de tout avoir dans un but que personne ne comprend. Les enfants continueront à mourir de faim, les hommes qui font ces enfants les offrir en offrande aux pays qui n’existent plus. Et les américains du nord, avec leur propagande givrée du cher patriotisme est un coulis de serpent et de piqûres.  

Les masses ne créent pas un monde nouveau. Elles ne créent que des masses nouvelles… Les masses n’enseignent rien. Personne ne fait la guerre seul et sans foi bétonnée. En frottant deux pierres on obtient le feu nécessaire au grand marché des armes, dit nécessaire à l’économie.

On ne peut pas aimer une masse. on ne peut pas non plus « aimer » une armée de tueurs de par des causes emmêlées dans l’histoire par le compost de la haine et des dirigeants ignares des rapports humains.

Boule de haine comme boule de neige.

On récolte ce qu’on récolte quand on passe au vote pour l’élection d’élus patentés aux chimères de la politique.

Ils se mettent à parler comme des jouets de bois.

C’est nous qui fournissons la matière première à toutes les guerres de par un démocratie naïve et fausse.

Nous sommes les esclaves qui choisissons nos maîtres.

On ne se regarde plus à travers les yeux et les petits mots du  quotidien qui sont les fibres vivantes de ce monde. On choisit la masse et on choisit également d’en faire partie.

Il y a des religions qui ont des noms, d’autres pas. Elle ne sont pas meilleures, mais pires.

La qualité de la vie passe par le non discours tricoté de formules naïves. C’est celles que l’on engraisse à travers les médias, même nos interventions, nos opinions.

Car un regard d’amour simple, très simple, n’a pas d’opinion. Il vous touche tout en touchant l’ensemble des racines mêmes de la création.

Alors, nous sommes déracinés par des arbres morts d’intellectuels frauduleux alliés à des vautours qui aiment bien voir les clans imbécilisés par leur propagande. 

Ils ont eux aussi leur sourire. Quel beau maquillage! Il passe à travers des yeux sombres et des litanies de mots vides. 

Les poissons se promènent en bancs… 

Gaëtan Pelletier 

20 août 2014 

UNE morale et des millions de religions

 

PIERRE JC ALLARD

J’ai parlé la semaine dernière de l’urgence qu’apparaisse dans le monde une nouvelle morale qui tienne compte, entre autres, des vertus essentielles  « collectives » que sont devenues la solidarité et la tolérance,  mais sans sauter dans les bras des religions et encor moins tomber entre leurs mains… Est-ce possible ?… rappelons d’abord précisément la distinction a faire.

D’abord, l’éthique et la morale. Tout individu a des valeurs.  Ces valeurs sont les critères qui déterminent les décisions qu’il prend et donc les gestes  qu’il pose.  C’est cette combinaison unique de valeurs qui lui confére  son identité  et fait de lui une « personne » , avec sa propre « culture » différente de toutes les autres et peu ou prou distincte de la culture de référence à laquelle il dira et/ou on dira qu’il appartient.

Qu’il ait été affublé de ces valeurs par son éducation, ou que ce soit son expérience  qui l’ait conduit à les faire siennes, chacun veut voir son éthique  comme un tout bien  structuré. On ne peut pas, sans perdre la raison, se soustraire beaucoup ni lontemps à la contrainte de garder à sa propre éthique une cohérence interne.

On ne peut  pas vraiment TRICHER avec ce qu’on perçoit de sa propre éthique, car elle semble s’imposer,  as plus qu’on ne peut facilement se convaincre que ce que l’on voit n’existe pas. Mais on peut PÉCHER hardiment contre sa propre éthique, chacun pouvant s’en accommoder.

Quand on vit en société, un consensus peut donc s’établir sur une morale qui reflétera ce que l’on est tous d’accord pour respecter et que devra refléter la loi. Chacun sera un peu en porte à faux, mais le résultat sera un compromis  fonctionnel. Entre gens de même culture de référence, on peut y arriver.   UNE morale et une seule, en Occident, est un but raisonnable à atteindre.

Et la religion ?  La religion commence là où finit la raison.  Elle n’est pas soumise  à la  contrainte d’une cohérence interne, car elle s’appuie sur la foi. La religion, nous l’avons dit, met la foi au dessus de la raison et supprime donc la seule autorité qui pourrait arbitrer les  conflits entre croyants.  Pour cette raison, elle est un obstacle a l’évolution harmonieuse de toute société qui n’est pas composée de croyants d’un même religion.

Si la religion a ce travers, pourquoi même parler ici de religion ?  Parce qu’avoir une morale ne garantit pas qu’on la respectera.  L’individu, que ça nous plaise ou non, a prouvé au cours de l’Histoire qu’il avait besoin d’un modèle de rétribution du bien par la récompense et du mal par le châtiment ajoutant a celui visible un autre dans l’au-dela qui puisse pallier les insuffisances du premier.

Si l’individu en est empêché, c’est son éthique qui en souffre et nous avons, comme aujourd’hui, une société amorale où dominent progressivement les éléments immoraux. La « vertu pour la vertu » n’est pas un scénario, gagnant, si ce n’est pour une toute petite minorité … Le Stoïcisme n’a pas été une solution satisfaisante à la déchéance des dieux du pantheon romain…  La plebe est allé en masse vers Mithra et Jésus, qui promettaient une rétribution.

Le régime soviétique n’a pas maintenu longtemps non plus le dévouement à un monde meilleur de « lendemains qui chanten »t.  Quand on fait disparaitre cette fameuse « pie in the sky » dont se moquait les marxistes, on s’apercoit vite qu’entre deux « tartes sur la terre » tout le monde prend la plus grosse, la moins chère… et la plus facile a prendre.

Dans la situation présente, alors que notre  survie comme société dépend de l’avénement d’une nouvelle morale, pouvons nous penser que nous ferons l’économie de l’éclosion d’une nouvelle ferveur religieuse. ? Je ne le crois pas.  Sans la foi en « autre chose » – qui justifiera les notions de générosité et de paix en y accolant la promesse d’une récompense au-delà  du cours de cette vie – ils seront bien peu  nombreux à accepter de sacrifier une parcelle de celle-ci par simple respect du bien et amour des autres.

Est-ce à dire que nous devions attendre qu’une nouvelle religion conquérante déferle sur le monde, celle des Islamistes, des Fondamentalistes américains, ou de l’une ou l’autre des petites sectes qui, en ces temps d’Internet, pourraient prendre le « marché de la foi » au prix de quelques miracles et oraisons ?

Je pense, au contraire, que cette montée d’un fanatisme qui trouverait comme d’habitude son plein développement et donc toute sa malice dans une alliance étroite avec le pouvoir politique civil, peut être  contrariée.  Elle peut l’être par un effort pour que s’établisse  une morale universelle qui ne s’appuiera pas sur UNE foi et UNE religion, mais sur une myriade de croyances.. Autant de croyance, qu’il y a de croyants, chacun ayant  la sienne en ce qu’il voudra et y trouvant l’espoir – ou la menace – d’une retribution de ses œuvres.

Dieu ne peut-il pas avoir, pour ceux qui veulent le trouver, autant de facettes que peut en prendre leur foi ?  Or, ce Dieu que chacun bâtirait a son image serait le parfait « juge équitable » dont l’être humsin semble avoir besoin, pour que chacun puisse chosir de faire le bien plutôt que le mal sans se sentir floué.

Le danger des religions, c’est leur masse, vite critique, et l’énergie qu’elles peuvent canaliser dans toute direction, bonne ou mauvaise, au gré des caprices  de quelques individus.  La foi ne disparaîtra pas, ni le besoin d’un sens à cette vie,  prenant la forme d’une rétribution attendue.

Quand chaque croyant est littéralement un « libre penseur », toutefois, le danger disparaît.  Quand coexistent des milliers de religions, Il ne reste de significatif qu’un accord sur une morale qui fait consensus et dont tout dogmatisme a été extirpé.  C’est la grâce à se souhaiter.  Amen..

Source: Cent Papiers