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Rebelles au chômage

Sois docile et tais-toi. On sait maintenant fusiller sans trouer le corps mais seulement l’esprit… 

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Ce qu’on peut les aligner, les figer, les mouler, pour finalement en faire du mou!

Rebelle à 20 ans et puis, on dirait que les muscles de la rébellion s’atrophient  pour ne devenir que du mollusque.

Dommage! Que trop dommage!

Dans un monde où chacun aime SON dieu sans trop aimer l’humanité, les rebelles sont soufflés comme des chandelles quand elles sont à peine allumées.  On éteint l’intuition… On passe à l’Héli-homme notre citoyen catégorisé « inadapté », à un ballonné de savoirs le peu souvent pratiques. L’État n’aime pas les rebelles. Dans la grande chaîne de fabrication maintenant robotisée, le rebelle est vite aplati pour finir par ne rien comprendre de sa propre rébellion.

Le petit barbarisme,  soi-disant propre,  annihile toute tentative de de changements quand le conformisme néolibéral est une chaîne de montage. Dès lors, le rebelle devient une sorte de juif gazé à la propagande, soumis aux rangs d’oignon, dénigré, appauvri, rejeté – mais « traité » pour fin de soumission.

La vie peut alors devenir un camp de concentration pour ces « êtres inférieurs » …  Hitler, n’est pas un homme qui a existé, c’est une idée qui a perduré depuis des millénaires.

Le rebelle sait (d’intuition) qu’il faut changer quelque chose. Mais la puissance des bien-pensants ont tous les moyens pour lui faire croire que c’est lui qu’il faut changer.

Tuer n’est pas que faire disparaître la chair…. Tuer, c’est faire disparaître le génie de la différence et l’œuf de la rébellion.  Celui dans lequel poussait sans doute une créature – ou une foultitude- qui pouvait changer et améliorer le monde.

Dans cette mondialisation soumise aux marchés libéraux, sans frontières, le rebelle est rapidement brûlé au bûcher de la propagande efficace.

La planète est remplie d’anciens rebelles qui sont maintenant les bourreaux les plus horribles depuis le commencement de l’Histoire.

Gaëtan Pelletier

2014

La violence étatique: L’humain réduit à une monnaie de glace

Je viens de trouver cette « lettre » analysant la situation québécoise. Or, c’est loin d’être uniquement québécois. C’est la violence des États – guerre de citoyens contre leurs « élus ».

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Je ne comprends pas pourquoi on parle toujours des dérapages de quelques casseurs/provocateurs qui infiltrent le mouvement étudiant, pendant qu’on laisse passer la violence systémique de l’état, sans jamais le critiquer.

Qu’appelle-t-on la pauvreté du tiers de la population québécoise ? N’est-ce pas de la violence ? Les malades qui n’ont pas de place dans les hôpitaux, parce que les politiciens veulent privatiser par derrière ? Les enfants qui vont à l’école sans avoir déjeuné ? Les logements insalubres et infestés de rats où les pauvres doivent se loger ? Les écoles contaminées de moisissure où nos enfants doivent étudier ? Notre nourriture empoisonnée par un surplus de sucre, de gras et d’OGM nocifs pour la santé, et ceci pour enrichir une poignée de propriétaires ? Le saccage de nos ressources, non renouvelables, pour le compte de quelques amis riches de nos élus ? Les minières qui ne payent que 4 % en redevances ? Les multinationales qui ferment leurs usines mettant à la porte des milliers de travailleurs, après avoir reçu des subventions substantielles, payées par les contribuables ? Les aînés qui n’ont pas de pensions de retraites, parce que leurs employeurs les ont gaspillées ? Les écarts entre riches et pauvres de plus en plus grandissants ? Les prête- noms que les corporations utilisent pour contourner la loi électorale ? La corruption municipale en matière de construction ? La souffrance des aînés maltraités qui vivent dans les CHSLD, sans dignité, après avoir contribué au budget communal pendant toute leur vie ?

L’imposition d’une fiscalité régressive qui fait que les millionnaires paient le même montant que les salariés, pour les mêmes services, et la réduction des paliers d’impôts de 16 à 3 ? La spéculation des financiers sur le casino qu’on appelle la bourse ? La rémunération exagérée des PDG de plus de 8 millions par année ? Les pots de vins habituels chez SNC Lavalin et les autres entreprises privées ? Le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux pour les riches qui ne veulent pas payer leur juste part ? Ce sont toutes ces atrocités commises par nos gouvernements qui font que les étudiants sont dans la rue, et qu’il faut appeler, eh oui, « de la violence étatique. »

Une petite imposition de 1 % sur les banques, les corporations et les minières, qui font des profits faramineux, pourrait être utilisée pour la gratuité universitaire, si la volonté de nos politiciens était au rendez-vous. Faire payer les pauvres n’est pas courageux, M. Charest, c’est plutôt lâche !

pressegauche.org

LES MANIFESTATIONS

Photo: François Rathé, Le Soleil

Manifestation au Chili

Athène

Et partout de par le « monde »….

Inutile d’en ajouter. La lutte citoyen contre État est en train de faire flamber la planète. Dans une perspective historique, l’accumulation à une telle vitesse et d’une telle ampleur, montre que tous les petits  feux allumés sur la planète  risquent  de faire basculer le GRAND pouvoir vers une réussite inattendue: on peut rêver, maintenant, que pour la première fois dans l’Histoire, l’humain sera vraiment d’égal à égal, et non sous la gouverne des égo à égo.

L’accaparement des terres paysannes, le détournement systémique des sueurs des peuples, les mensonges des politiciens et leur solution du Nouvel Ordre Mondial ( Sarko, dans son discours, disait qu’on ne pouvait pas y échapper), est en ce moment une fine mèche, une lueur vers une flambée, mais également une révolution qui pourrait virer à l’envers les prétentions des classes dirigeantes  qui avalent depuis des siècles  les richesses appartenant à l’individu,  aux peuples.

Il se pourrait, maintenant, que les peuples avalent les classes dirigeantes,  dont le jeu – absent d’humanisme et de compréhension de la Vie – constituait à transformer toute vie en somme monétaire virtuelle aux seules fins de pouvoir et de jeu de Monopoly avec des êtres de chair, d’émotion.

La bourse ne fait pas l’échange des émotions…

La plus cruelle des violence des États est d’avoir trafiqué les démocraties et d’avoir transformé le vivant en une monnaie frigide.

Personne n’est une monnaie…

Le grand oubli est la racine même de l’économie complètement transformée en simagrées. Une économie de masques…

Et c’est ce qu’on ne veut pas voir dans les rues.  Il suffit d’allumer son téléviseur sur les nouvelles.

NEWS: North,  East, West, South.

Gaëtan Pelletier

Mai 2012