Archives de Tag: nucléaire

ISRAËL : ARMES SECRÈTES (3) Vanunu et la pression des services secrets israéliens

 

Nucléaire: une vie de sans abri

abri-nucleaire2

« Il faut se méfier des ingénieurs, ça commence par la machine à coudre,   ça finit par la bombe atomique. » 
Marcel Pagnol

***

 

Dans les années 60, en pleine guerre froide, les journaux affichaient des plans d’abri nucléaire pour… la famille. Poches de sable, nourriture, eau, piles, etc.Sans oublier la femme… Il fallait s’asseoir et attendre peut-être des centaines d’années que l’effet des radiations   s’estompe.

J’avais alors une sorte de cahier dans lequel je collais les articles et les plans. Le plus simple était constitué de sacs de sable superposés. Abri pour pauvres… Suffisant pour filtrer les radiations, du moins pour un temps. C’est ce qu’on prétendait.  Je croyais à l’abri comme on certain croient en « dieu »… Quant à l’emmagasinage de nourriture, je me heurtais à un mur: nous mangions à notre faim, mais avec un menu à une variante de trois ou quatre « thèmes » : pommes de terre, pâtes, et fèves au lard. Le triptyque parfait toutefois  pénible après des mois… Néanmoins, je croyais en la science qui, elle, était fascinante. À commencer par gagner suffisamment d’argent  pour mieux nous nourrir. J’avais eu la foi catholique – élevé par des sœurs   et des frères – ( des soutanés précédant l’ère des cravatés)  et celle  laïque :  l’HOMME, cette créature divine. Je vivais une période extraordinaire, j’avais 16 ans. J’avais un cerveau buvard… Comme plusieurs en ont aujourd’hui, mais tardivement. J’aurais pu vendre de l’espoir sur Ebay… Mais Ebay n’existait pas. Je passais mes soirées avec un récepteur radio à galène, écoutant les postes américains, me gavant de  sirupeuses chansons des années 50. Et je l’avais fabriqué de mes mains et du savoir légué par des humains. Je me disais que l’HOMME était un peu éméché, mais qu’il savait tout de même  se tenir de bout. 

Eh! ben non!… En prenant un peu d’âge – voire à peine trois ou quatre ans – j’ai commencé à déchanter. Notre créature divine avait tendance à se prendre pour « dieu », parfois en version satanique.  Même si elle  ignorait qui ou ce  qu’était « dieu ». Elle  était maintenant intoxiquée à la science, aux diverses formes de sciences, entre autres celle qui permettait d’anéantir ses semblables. Après tout, il y avait eu Mozart, Shakespeare et Monsieur Einstein. Le génie humain était indéniable… Ce qui toutefois semblait trouer cette montée vers le « progrès » apparut en une forme bizarre et bigame: l’argent et les armes.

Le lait en poudre 

Nous n’étions par riches… Ma mère achetait du lait en poudre. C’était sans goût,   nourrissant, mais nous rêvions de celui  du pis des vaches. Un jour nous aurions du vrai lait. Un jour… Le progrès amènerait le lait, le vrai. Sous le pis de milliers de vaches heureuses et broutant dans l’herbe caressée de soleil. Snif!

Bébé… Boum! Bébé boumeur… 

Le progrès arriva. Le monde était rempli de méchants qu’il fallait anéantir pour le bien de tous.

Mais aujourd’hui, c’est bien mieux qu’en début des années 60: les journaux n’en parlent plus. Pourtant, on a engraissé le pouvoir nucléaire au point de rendre une planète en cendres.

 

L'arsenal nucléaire mondial en 2016

À regarder le tableau, en 2016, alors que ma foi en a pris un coup, j’ai pu constater avec stupeur que Saint-François- d’Assise était probablement supérieur à ces génies qui nous gouvernent. Il devait boire du vrai lait de vache, et savourer  le délestage de ses avoirs, en épousant DAME PAUVRETÉ.  Ce qui ne me tentait pas,  puisque je l’avais épousé au moins trois ou quatre fois.

J’avais lu de grands livres, au point de devenir philosophe sans diplôme, tentant de comprendre comment une créature ayant survécu aux grands traumatismes de l’ère du paléolithique  , incapable de produire sa propre nourriture, en était arrivée à vendre des boîtes de conserve en tous formats , toutes couleurs dans des allées si longues qu’on se perdait  en lisant la recette sur la boîte. ( recettes falsifiées, il va de soi).  La  même qui avait trouvé le « moyen » de se prémunir contre une bombe atomique par des sacs de sable.  La débilité humaine est enrubannée de diplômes…

 Malgré mes « longues vies », je n’ai pu comprendre comment on a pu procéder  à la création du politicien -cette paillasse parlante –  et à quoi il pouvait servir s’il ne pouvait pas nous nourrir alors qu’il dépensait nos avoirs pour tuer. Un génie  incroyable  dans le domaine des outils de tueries. À voir toutes ses armes, en plus des autres qui tuent à petits vœux, je me suis dit qu’il faudrait au moins avertir les enfants de par les écoles que les politiciens sont aussi inutiles que les sacs de sable.  Personne n’a déjà vu un politicien saigner à coups de X… On vote en dévots.

 La peau du revenu 

J’ai tout de même fini par comprendre comment un politicien trouve des fonds pour fabriquer des armes et des bombes d’une puissance égale à sa mégalomanie: les fonds de poches des citoyens. De gré ou de force. Ou par le sempiternel moyen de la propagande. Les serpents n’ont jamais la langue suffisamment longue… Gloup!

Chacun, dans sa vie, se doit de mourir une fois… Ne serait-ce que pour échapper à Windows 10, mais après s’être gavé de la beauté du monde et de son mystère.  Vers la fin. Et la plus lointaine possible, et avec une certaine lucidité.  Hélas! Il n’en est pas toujours  ainsi, et cela  depuis le commencement des temps. Comment en vient-ton à accepter de se faire réduire en poudre par un champignon qui peut grimper à des milliers de kilomètres dans le ciel?  À qui avons-nous donc donné nos salaires pour soi-disant nous protéger? Quand on ne peut mourir qu’une fois ( et sans avoir droit à une pratique), comment penser que l’on peut tuer plusieurs fois?

Le coq et la hache 

 Mon père, pour vivre, avait décidé d’acheter 25 petits poussins. Ils arrivèrent un bon soir, beaux parleurs, tout mignons. C’étaient des coqs. Les premiers jours furent une torture:  Ils se levaient tôt, plus tôt que les gens de Wall Street,  pour quémander leur nourriture.

Comme les citoyens, on les engraissa. Ils bouffirent et furent prêts à être mangés.  Ma mère, le dimanche matin, me disait: « Va tuer un coq pour le dîner » (1) . J’avais une hache mal aiguisée – ce qui nécessitait plusieurs coups- ,  et le summum  du sport consistait à attraper la bête qui courait dans le poulailler, affolée, sentant sans doute sa fin venir.

Bang!  huit bons coups de hache! C’était fini. Comme tout bon politicien, même sans tête, le coq continuait de sautiller dans un grand déni de sa fin, en peignant une toile sur l’herbe verte un peu comme Bush se peignant dans son bain.

La dynastie  des aspirateurs à sueurs 

Après des milliers d’années sous toutes formes d’esclavage, nous en sommes à l’étape finale.  Nos esprits enlisés dans une sorte d’Alzheimer  de l’Histoire finiront-ils un jour par comprendre que nous n’avons nullement besoin de ces aspirateurs à sueurs pour dicter nos conduites?   Nos esprits sont comme la hache de mon enfance  : bien mal aiguisée. Et les coqs ne meurent pas d’un seul coup. En fait, nous sommes au stade des machines à coudre des fortunes pour quelques milliardaires qui, pour la plupart, non pas de nom.

Gaëtan Pelletier

1- Au Québec, on dîne le midi. Nous avons été élevés dans la tradition anglaise. Celle des vainqueurs. Comme les films français, mêmes norvégiens,  truffés de chansons de langue anglaise. Un demi siècle d’américanisation globalisée. Maybe more…

Tchernobyl: la ville fantôme filmée par un drone

1986

 

Articles en relation:

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2012/08/31/tchernobyl-la-fin-dun-monde/

L’art du « désardinage »…

Essais_nucléaires_2009_small

 

« Il faut rire sans comprendre , parce qu’on est Homme, et comprendre sans rire parce qu’on est rien » Marcel D’Amboise

Entre l’arbre et l’écorce, 1988

Dans le graphique ci-dessus, on peut voir qu’au cours de l’année 1962, au plus fort de la guerre froide, pas moins de 178 essais furent réalisés. Quant à la plus grosse arme nucléaire testée au monde, la « Tsar Bomba » russe dont l’énergie déployée dépassa les 55 mégatonnes, elle fut testée en 1961. Elle représenta une explosion 3 000 fois supérieure à celle d’Hiroshima.

Carte : Le nucléaire et la Nouvelle-Zemble (Russie)

Carte : Le nucléaire et la Nouvelle-Zemble (Russie)

Les essais nucléaires 

Dans la série des réussites de l’homo erectus, on gagné le gros lot de la bêtise. Tout ça par le charme discret des mécanos du nucléaire et de la charmante politique guerrière qui soudoie la jeunesse avec des armes et de fausses missions.

Le beau jardin de Moustaki, le rond jardin a été que trop postillé par quelques poisons à forme humaine venud  passer quelques années ici. Une petite vie avec de grands projets, une « VISION »… Et tout cela pour saupoudrer la petite boule sur laquelle nous vivons.

On ne peut pas vivre et -surtout- faire vivre, avec un coeur qui bat dans une âme déjà morte. Et tous les peuples de la Terre ont payé pour cette tuerie lente et jardinage à l’épandage de produits qui durent des siècles. Des champignons magiques non comestibles. Non comestibles ni par notre chair, ni par nos reins, ni par nos poumons, pas même une infime cellule de notre corps.

Plus d’air…

Nous respirons notre bêtise. Nous mangeons notre lâcheté. Mais davantage notre incapacité à juger par nous-mêmes du bien et du mal, non pas à travers les livres, les dieux, mais à travers la lecture de la Nature. Pas à travers les grands parleurs et vendeurs de « formats sociaux, mais à travers un peu de respect et d’amour, d’acceptation de nos différences.

Belle bête que ce « nouvel Homme » applaudissant, technocrasse, étourdi.

Il connaît le cosmos, ( du moins il le prétend), les sciences, la balayeuses électrique, l’épilation mâle,la chimie du gâteau,  le robot culinaire, le marketing,  et le reste de la quincaillerie de l’art de rendre aveugle des « kids » imberbes qui s’en vont se faire mutiler dans des pays lointain pour du pétrole, du pouvoir, d’apparence de « bien ».

Nous sommes tous un peu le poil de la queue des meneurs du totalitarisme mondial…

Échec et Math…

Vive le roi!

Statue Déco Echec Roi Résine

Au lieu de continuer le jardin, il en a fait un jeu d’échec…

Nous déboulons sur une boule bleue…

Il faut savoir choisir ses champignons…

tumblr_n44v2dm1Sg1sedd0go1_1280

Gaëtan Pelletier

22 avril 2014

Image

Les bienfaits du nucléaire

Caricature nucléaire

Il faut sauver le rat Ryan

FUKUSHIMA-RAT

Le rat de Fukushima est mort… Il a servi de fusible.

Le rat de Fukushima

Voici un spécimen du nouvel ennemi de l’industrie nucléaire : le rat. Celui-ci s’est fait griller à Fukushima Daiichi et a provoqué un black-out électrique sur le site atomique. En plus de servir de fusibles, les rats, gravement contaminés, sont devenus malgré eux des « déchets nucléaires » mobiles : 15 µSv/h rapportés pour un spécimen qui avait été piégé l’an dernier.

Un déchet nucléaire …mobile. Nous sommes tous mobiles dans notre immobilité à endurer ce monde. Un commentaire d’un lecteur me disait qu’il fallait abolir la pollution de l’esprit…

Je veux bien. Mais la racaille au pouvoir, – puisque nous n’avons plus rien, ou presque, de livré par la nature qui nous a été volée-, s’empresse de tout voler, il ne reste que l’esclavagisme « savant », l’emploi, ce trepalium  où nous sommes pour la plupart crucifiés. Pour le rendement… Le rendement n’a jamais amélioré la vie de personne. Il a amélioré le coffre des compagnies qui s’empressent d’investir dans le rendement.

Nous sommes tous devenus des rats mobiles. Infectés par les croyances néfastes, nébuleuses, givrés par des pubs d’élus.

« J’entends » Orwell nous faire une grimace…

Journée de l’autisme…

On se faisait rassurant, aujourd’hui, en disant qu’une étude démontrait qu’il n’y avait aucun lien entre les vaccins et l’autisme. Aux U.S.A, en une décennie, l’autisme a augmenté de 78%. Presse . On dit que c’est dans les gènes.

Quand, au Canada, il y avait – si ma mémoire est bonne, quelque 250,000 amérindiens, et qu’ils bouffaient n’importe quoi sans trop se fier à l’étiquette écrit sur les cerfs, les bisons, les bleuets, une description des gras trans, des bienfaits….  « Dieu » avait omis les étiquettes… Un amérindien autiste?

Dans ce monde du « travail », des compagnies à numéros qui installent des « mobile industries  », nous voilà devenus des rats de labo, des bras mobiles, des machines à coudre le tissu de l’avoir sans pouvoir être. En fait, pour ne pas s’en cacher, nous voilà tous, de France, du Canada, des U.S.A. de l’Allemagne, et j’en passe, des SDF mondialisés.

Rats d’égouts dégoutés.

Infestés de la propagande des États.

Infestés des mensonges des dirigeants.

Infestés des pubs mensongères.

Infestés de la gangrène de la déshumanisation.

Infesté et décarcassé de nos avoirs.

Floués, dépecés, livides…

Le verbe ratfusibler  

Je ratfusible

Tu ratfusibles

Il ratfusible

Etc,

Mais la plus élégante flouerie consiste à payer des gens inventifs et convaincus de nous soigner. Peu importe l’état du rat… Il faut sauver le rat Ryan. Pas pour le sauver, pour montrer que l’on peut sauver quelqu’un à condition d’avoir le pouvoir de créer une pilule à 90$.

Il y a quelques décennies, nous donnions notre argent aux religions pour qu’ils construisent des temples. Maintenant, on construit des hôpitaux. On n’est pas trop gagnants  dans la colonne du débit et du crédit : la religion nous garantissait une vie éternelle. La science, elle, elle rallonge la vie de 10 ans… Vers la fin.

Nous sommes tellement intelligents que nous avons réussi à donner la faim à 4 milliards d’humains sur 7.

Ouah!

Après ça, les mégalomanes accrédités à blouses blanches viendront se plaindre qu’ils n’on pas d’argent pour la recherche.

Et les universités pour le savoir…

Quel savoir?

L’éducation est une machine à moules. L’éducation, c’est de la propagande avec sceaux.

So So sot!

Nous sommes tous de petits soldats de plomb. Des rats Ryan.

Mais le plus dangereux est que nous sommes mobiles.

L’école transmet l’ignorance. Elle enseigne la technique du présent, sans histoire…

En fait, en attendant les robots, elle se sert des rats que nous sommes.

Non, l’argent n’a pas d’odeur.  Un rameur rat mort, oui.

La vie est un sport extrême : nous vivons sous la tutelle de Wall-Street, des compagnies sanguinaires, d’un système de maladies qui se prend pour un système de santé, et de carrières de plus en plus longues, puisqu’il faut travailler plus longtemps, étant donné que ça rapporte aux écoles de former quelqu’un.

Car plus il apprend, moins il devient critique. Un moule bien cuit durera plus longtemps.

Plus il croit, plus il achète de l’ignorance.

Comme du fromage en tranches…

C’est comme Auswitch ,  mais avec un téléphone intelligent de  144 caractères.

Pour ceux qui aiment l’histoire, quand on s’est livré aux massacres des russes d’abord, on a construit Auswitch. Mais quand ceux qui fusillaient étaient un peu « troublés » par leur mission, et qu’il n’y avait pas d’armée de psys à l’époque, un cerveau administratif eut une idée : rassembler les prisonniers est les faire exploser.

Il en résultat que, trop paresseux pour ramasser les morceaux de cadavres qui perchaient dans les arbres, ils les laissèrent là.

C’est ce qu’on fait avec un monde riche maintenant : les pauvres, on les laisse là. Pas parce qu’ils sont pauvres, parce qu’ils sont si pauvre qu’ils n’on rien à donner.

Addendum :

Le rat 9/11

Surprenant que les terroristes du 9/11 aient choisi une tour à bureaux. Pour faire vraiment des dégâts, ils se seraient dirigés vers les centrales nucléaires. Il y en aurait 26 dans le Nord-est des États-Unis.

Je ne suis pas terroriste, mais je pourrais donner la recette pour anéantir tout New-York en un rien de temps.

Ce ne sont pas les « terroristes » qui manquent d’imagination et de savoir, ce sont ceux qui les ont inventés et les ont rendus mobiles.

Le nucléaire, c’est bon pour la santé.

Mais nous sommes assis sur 436 centrales….

Pour dormir, il ne faut pas les compter…

Gaëtan Pelletier

3 avril 2013

L’Iran dans le viseur

L’Iran dans le viseur

PAR

Notre démocratie est malade. Son travestissement oligarchiquerecèle de stigmates bien visibles mais peu soulignés. Ainsi fonctionne la propagande. Celle-ci déboussole notre attention dans des contrées lointaines aux richesses et cultures diabolisées, et alimente de la sorte l’illusion démocratique de notre empire corrompu.

Pas une semaine ne passe sans que les médias officiels, au premier rang desquels  le Figaro, ne s’acharnent sur le pays des aryens : l’Iran. Attaquant ses mœurs, sesarchaïsmes, et le bellicisme d’un régime allié à celui d’Hugo Chavez, avec autant de finesse qu’un Sarkozydevisant sur la Comédie française. La croisade journalistique entreprise contre cette nation séculaire est d’une violence inouïe, le processus de diabolisation d’une extrême brutalité, les artilleurs de la propagande pilonnant les médias à coup de désinformation. La tension monte de jour en jour, les français s’en rendent compte non seulement en se « désinformant » devant leur petit écran mais aussi en achetant leur essence à la pompe ! Quant au peuple iranien, il subit de plein fouet les effets de l’embargo et voit sa monnaie (le rial) baisser de jour en jour, ce qui entraine d’épouvantables conséquences économiques et d’incroyables queues aux guichets des banques.

On peut se demander d’où vient cette animosité sachant que cette grande nation est une des rares dans la région à n’avoir déclenché aucune guerre depuis des lustres, et à ne pas être doté de l’arme atomiquecontrairement à l’Inde, à Israël, et au Pakistan.

Justement,  en ce qui concerne la supposée menace sur l’Etat d’Israël, c’est le comble de l’extravagance.

En effet, comment Tsahal8ème armée du monde, détentrice de centaines d’engins nucléaires, de sous-marins atomiques, de chasseurs, de bombes à neutron et de missiles balistiques longue portée pourrait-elle se sentir menacée par un pays ne possédant aucune des armes citées précédemment ?  Et en d’autres termes, au nom de quoi un mauvais élève refusant de signer le traité de non prolifération nucléaire et de se livrer à des inspections de l’AIEA, devrait-il faire la leçon à un autre pays beaucoup plus faible militairement ?

A l’évidence Israël trépigne d’impatience à l’idée de déclencher les hostilités avant les USA, au mépris du droit international ; ce qui rappelle étrangement le comportement de BHL en Libye, puis aujourd’hui en Syrie

Pour faire monter la mayonnaise, à la moindre occasion, les propos d’Ahmadinejad sont déformés, amplifiés, extraits de leur contexte, (cela est d’autant plus facile que peu de citoyens français parlent le Farsi). En revanche, les propos agressifs et belliqueux du ministre des affaires étrangères et vice-premier-ministre  israélien Avigdor Lieberman, fondateur et dirigeant du parti d’extrême-droite Israel Beytenou (« Israël notre maison »),  sont peu relayés. Pendant l’opération plomb durci contre Gaza en 2009, n’avait-il pas déclaré : « Nous devons faire exactement ce que les États-Unis ont fait avec le Japon pendant la deuxième guerre mondiale, comme ça on n’aurait pas besoin d’occuper Gaza ». Une preuve de plus de la partialité des médias…

Mais pourquoi s’être tant empressé et acharné à déclencher un embargo européen sur l’Iran avant d’embrayer peut-être sur des opérations militaires ?

L’Iran est à un carrefour stratégique dans la région : c’est un corridor pouvant servir à transporter le gaz et leshydrocarbures des pays de la Transcaucasie. Et les projets dans ce domaine sont nombreux, comme legazoduc Nabucco, soutenu par l’Union Européenne et les USA pour faire barrage au géant Russe Gazprom. En outre, l’Iran possède 9 % des réserves de pétrole, 14 % des réserves de gaz mondial et contrôle la partie nord du détroit d’Ormuz où transitent 17 millions de barils par jour. C’est le deuxième producteur de l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole) et le quatrième producteur du monde avec 4,1 millions de barils/jour, voilà de quoi aiguiser les appétits…

Historiquement, la puissance énergétique iranienne a toujours été convoitée par les USA, ce qui a rendu les relations entre les deux pays pour le moins complexe… Rappelons que la CIA est intervenue (Opération AJAX) pour éliminer le régime de Mossadegh en 1953 et préserver les intérêts américains dans le pays. Les USA avaient ensuite soutenu le Chah avant de le lâcher en 1979…

Aujourd’hui, l’Iran insoumis trouble le projet de nouvel ordre mondial tant désirée par l’oligarchie.

Une oligarchie qui serait ravie de faire main basse sur le ministère du pétrole et les organismes de gestion de l’énergie. Il va sans dire que si le pays était divisé en petites entités confessionnelles, comme d’autres au Moyen Orient, la mise en place d’oligarques potiches suffirait à le contrôler totalement…

Reste à trouver un prétexte pour réunir toutes les conditions d’une guerre.  Ainsi après avoir encerclé militairement le territoire, les navires et porte-avions de l’US Navy rôdent dans le détroit d’Ormuz où un malencontreux incident pourrait se produire et servir de prétexte à une attaque…

Même si le contexte et les enjeux sont différents, cela ressemble fort à l’incident du Golfe du Tonkin survenu en août 1964, où deux destroyers américains furent soit disant attaqués par des torpilleurs nord-vietnamiens : cela se révélera être un bidonnage servant à provoquer la guerre du Vietnam… (Voir rapport du National Security Agency du 30 novembre 2005)

Dès lors, il apparait clairement que le processus de diabolisation actuel sert à faire adhérer l’opinion publique à une supercherie qui n’est pas sans précédent…

Alexandre Freydier