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La vie à fleur de beau

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« L’enfer,  c’est les autres » J.P Sartre 

Mais c’est aussi cet autre que je suis pour les autres…

À fleur de peau comme à fleur de beau, la vie n’est pas aisée. La vie est une peur continuelle de ne plus exister après que ce petit amas de chair aura creusé sa tombe dans ses rides, et s’en ira doucettement,  en se fanant et en séchant malgré les beaux habit, malgré toutes les accumulations de richesses pour …soi.

Être libre c’est n’avoir pas à désirer ce qu’on a de trop. Mais il faut bien vivre et se protéger de la horde des vendeurs du temple bleu qui malmène – avec les moyens qu’on leur a donnés et que l’on continue de leur donner – la race humaine.

La meilleure guerre, la seule utile, est la guerre contre cette partie de soi qui risque de heurter l’autre, le détruire, sans vraiment que nous en ayons conscience. Cela provient souvent d’une idée, d’une croyance, mais pas de l’amour.  La méchanceté peut se cacher derrière les plus beaux sourires, les meilleures intentions, et les pire torsions des âmes se cachent et se perdent  dans leur frilosité d’absence de lumière et de compréhension. Surtout de la leur…

Mais elle est également la cible des autres…

Le beau n’est pas un dessin, une peinture, une chanson. Le beau est une harmonie entre les êtres. Certains l’ont en naissant, – je  parle de cette capacité à « comprendre » la douleur des autres en la ressentant, la paix des autres en la cultivant. . Le beau est la renaissance de l’intuition noyée dans cette ère de matérialisme.

La prise 

radicalrebellion:</p>
<p>knowledgeequalsblackpower:</p>
<p>dank-potion:</p>
<p>tellthemthetruth:</p>
<p>newwavefeminism:</p>
<p>racemash:</p>
<p>dreams-from-my-father:</p>
<p>aphoticoccurrences:</p>
<p>unapologetically-black:</p>
<p>pennilessambition:</p>
<p>this makes my blood boil</p>
<p>But we were the savages… They mock, destroy, murder, steal, conquer, rape, pillage, and don’t try to understand… But we, and all other indigenous/melanated people, WE were/are the savages. Yeah, right.</p>
<p>ugh. i don’t even think i want to know what’s happening…</p>
<p>I can’t!! Right now, this just too much for me! From the attire of this man - I use this world lightly here - , you can tell this picture was taken fairly recently (and not 200 years ago)!<br />
Thanx for bringing ‘civilization’ !</p>
<p>=/ </p>
<p>jarring picture of the day</p>
<p>I wish people would stop bitching over this. Slavery, racism, wahh wahh! Get over it.</p>
<p>There always has to be a festering, worthless piece of shit in the crowd, no matter how devastating the picture is.</p>
<p>i can’t.</p>
<p>But the best part is that asshole’s URL is “tellthemthetruth.” Seems you can’t handle the truth.<br />

Notre petit chasseur a trouvé une inférieure… Ça pourrait se nommer, Les deux sourires. Mais en fait, il y a un rictus et un sourire…

À couleur de peau, personne n’est raciste. Mais dans le monde du travail, chacun d’entre nous est étagé comme un gâteau mille-feuilles. La sempiternelle vision des rois divins… Dans la forme actuelle du matérialisme outrancier, chacun est capturé par la vision d’un rang social de par son « rôle important ». Le chasseur de petites noires est-il plus important que la jeune noire effrayée?

En plus des rois « élus », nous voilà aux prises avec les entreprises – ( c’est joli ces deux mots 🙂 )- qui « travaillent » pour le bien de l’humanité…

Ils nous ont fait du bien en le prenant…

***

C’est le chant des poètes que de faire du « je » une simple partie d’un « nous ». Mais les analystes cartésiens  (encore une religion nouvelle), trouvent cette approche « irréaliste ». Ils se targuent donc d’avoir la « vérité » au sujet du réel…

 Graine de paradis 

Heaven Is for Real (2014) Poster

Le paradis existe pourrait en être la traduction. Ou en Espagnol, El cielo sí existe. Le film est coté 5.6 /10. Pour ceux à qui il leur reste encore un peu de cette luminosité dans un monde d’ombres, de « spiritualité » que personne ne peut définir dans une mode cartésien, je vous conseille le film. C’est un des rares films américain dans lequel il n’y a pas d’armes.  On ne s’entre tue pas, on s’entre vie…

Ce n’est pas un grand film, mais il sera grand pour ceux qui cherchent non pas une vérité absolue , mais un monde dans lequel chacun pourra continuer à perpétrer un peu d’amour pour beaucoup d’amour. Mais c’est un grand film pour ceux qui ont un peu des yeux à l’âme.

Ici-bas, nous taisons de plus en plus nos « sentiments ». Il est mal vu de pleurer, de parler des souffrances intérieures, de se voir parfois comme cet arbre tordu placé au haut du petit billet.

Gaëtan Pelletier

31 juillet 2014

P. S.: En 2005, lorsque ma mère est décédée, je me suis payé un soir de pleurs. Il y a un moment pour pleurer, des moments pour rires, mais je sais quand le moment pour pleurer arrive pour me délivrer de la peine de la perte d’un être … qui vous a donné la vie.

Alors, vers minuit, tranquille dans la nuit, deux ou trois jours après le décès de ma mère, je me suis payé une séance de pleurs.

Quelques jours plus tard, mon frère me téléphone en me disant qu’il a eu un contact avec ma mère et qu’elle se demandait pourquoi j’avais autant pleuré et qu’elle était bien maintenant, après une maladie courte mais souffrante.

Un peu comme dans le film, je me suis dit que mon frère était fou, ou bien qu’il jouait le gars qui prétendait avoir des rapports avec les « morts ».

Mais mon frère a choisi un métier que personne ne voudrait: il travaille dans un centre qui traite des personnes en phase terminale. Bref, des mourants. Mais l’expression « les aider à mourir »ne s’applique pas dans son approche. Il les aide à vivre jusqu’à… une autre Vie dans une continuité de ce qui leur reste ici-bas. Il cultive l’humour, s’adonne à l’écoute, etc. Il les laisse se raconter…

 

 

 

 

Le gratin empaillé

Les stars quand elles étaient ados.. - By Spi0n.fr

Je n’ai pas été un fan d’Aérosmith, mais Steven Tyler a une voix unique, classé le troisième des chanteurs rock. Mais qui donc fait les classements?

Les États-Unis d’Amérique…. Le pays où les cowboys volaient les chevaux et les banques au 19e siècle, mais maintenant, voulant agrandir les enclos, ils s’en vont voler les humains partout sur la planète.

Ils ne volent plus les banques; ce sont les banques qui les volent… Et ils aiment ça. Comme ils aiment leurs rockeurs .. Elvis Presley fut sans doute la plus grande « idole » des américains. Ils se vêtaient de paillettes vulgaires, portrait de ricains qui trouvaient vulgaires le décorum amérindien, ces « sauvages » mal armés qu’ils ont vaincu.

Ainsi, les américains, vers l’an 2000, essayèrent de définir ou de trouver la meilleure chanson du 20e siècle. En tête, on retrouva « Yesterday » des Beatles et « Only God Knows » de Brian Wilson membre des Beach Boys.

En langue anglaise… Pourquoi pas une chanson de Ferrat? De Renaud? Ou « LE DÉSERTEUR » de Boris Vian? Parce que le nombrils étasunien est le Grand Canyon…

Je reviens à Steven Tyler, qui après s’être débarrassé de la drogue, de plusieurs rides, est d’origine italienne: Stephen Victor Tallarico. On peut comprendre que l’Amérique ait avalé les quelque 20 ou 25 millions d’italiens qui y résident, ou encore les espagnols ( 17% des américains sont de souches hispanique), mais c’est assez représentatif de la mentalité du pays.

On peut bien voler du pétrole, mais voler de la culture, uniformiser, pendant que l’on se plaint de la disparition d’espèces animales, on peut bien s’inquiéter de la disparition de la belle différence des cultures des habitants de cette planète. Mais non…. Les U.S.A. ont le monopole de la vérité.

Le catholicisme a inculqué ses croyances à travers une série de kapos, drogués à « l’argent », l’or et les épices.

Je suis un grand fan des films français. Je remarque toutefois que l’on retrouve de plus en plus, sinon que rien que des balades en langue anglaise pour broder les trames sonores des films.

Il n’y a pas que le fromage qui disparaît de la France, ni le français à Montréal. Il y a une culture distinctive de la chanson, des arts et des mentalités.

Le gratin

Il ne faut pas qu’écouter la « performance » extraordinaire de Steven Tyler, mais écouter 30 fois la chanson en regardant cette galerie de « pauvres » devenus célèbres. Paul McCartney dans une loge avec le Président Obama, Michelle, Oprah Winfrey…   « Oprah portait souvent des robes faites de sacs de pomme de terre qui faisaient d’elle la cible des moqueries des autres enfants » …et les vedettes de la salle. Il y en a un qui a dû avaler un peu de farine, j’ai l’impression qu’avec un bon levain, il gonflerait sur son siège.

Farine or not farine? That is the question…

Ce n’est pas trop « gênant » d’être assis à côtés de tous ces pauvres devenus célèbres, riches et puissants… Ou tout à la fois… Mais assis à côté d’un gars qui joue du drone à manettes…Je serais réticent. Même un gars comme Dave Grohl, ancien membre de Nirvana, qui a créé par la suite  Foo Fighters,  est un « délinquant perpétuel ». Que j’admire… C’est le type qui – il l’a avoué – s’en va fendre sa corde de bois avec un paquet de cigarettes… Tous des rockeurs  et décrocheurs, adeptes de la camomille…. ( c’est une blague..).

Qu’en dire de plus? Aux États-Unis, la réussite mène à l’Alzheimer.

Notez que je ne porte pas de jugements. Je constate… Je ne fais que regarder les gens « évoluer ». Et se perdre, parfois, dans leur « évolution ». L’argent, la gloire, Rock N Roll s’entremêlent à un certain moment. Même le chef de la plus grande armée du monde qui se prélasse avec les meilleurs musiciens du monde (sic), qui est le représentant de la foi mondialiste en la réussite « personnelle ». C’est ça la foi réelle et l’hypocrisie américaine sur la religion du Christ, l’assassinat et le vol des terres amérindiennes.

Ils arrivent… De partout. S’ingérant. Pénétrant. Violant les différences.

Rien de changé: les humains courent les dieux comme les fourmis courent le sucre. C’est comme des Tanguy mondialisés… 🙂 , encore attachés à leurs parents, incapables de « partir » de la maison. Il faut comprendre que la nature humaine est un ensemble, que nous nous nourrissons les uns les autres.

Précision: C’est Paul McCartney qui aurait demandé à Steven Tyler de chanter pour lui.

J’ai mis par la suite, une chanson qui pourrait bien être la meilleure chanson du 20 e siècle: Angéline. Puisqu’elle défini toute l’horreur de la déportation, de l’exportation, de la brisure des amours.

Steven peut bien chanter fort… C’est superbe! Mais Marie-Jo Thério enferme en un texte tout le drame de l’humanité.

Et puis Marie-Jo:

Les étoiles étaient dans le ciel
Toi dans les bras de Gabriel
Il faisait beau c’était dimanche
Les cloches allaient bientôt sonner
Tu allais tu marier
Dans ta première robe blanche

L’automne était bien commencé
Les troupeaux étaient tous rentrés
Et parties toutes les sarcelles
Et le soir au son du violon
Les filles et surtout les garçons
T’aurais dit que tu était belle

Évangéline, Évangéline

Mais les anglais sont arrivés
Dans l’église ils ont enfermé
Tous les hommes de ton village
Et les femmes du passé
Avec les enfants qui pleuraient
Toute la nuit sur le rivage

Au matin ils ont embarqué
Gabriel sur un grand voilier
Sans un adieu sans un sourire
Et toute seule sur le quai
Tu as essayé de prier
Mais tu n’avais plus rien à dire

Évangéline, Évangéline

Alors pendant plus de 20 ans
Tu as recherché ton amant
À travers toute l’Amérique
Dans les plaines et les vallons
Chaque vent murmurait son nom
Comme la plus jolie musique

Même si ton cœur était mort
Ton amour grandissait plus fort
Dans le souvenir et l’absence
Il était toutes ta pensée
Et chaque jour il fleurissait
Dans le grand jardin du silence

Évangéline, Évangéline

Tu vécu dans le seul désir
De soulager et de guérir
Ceux qui souffrait plus que toi-même
Tu appris qu’au bout de chagrin
On trouve toujours un chemin
qui mène à celui qui nous aime

Ainsi un dimanche matin
Tu entendis dans le lointain
Les carillons de ton village
Et soudain alors tu compris
Que tes épreuves étaient finies
Ainsi que le très long voyage

Évangéline, Évangéline

Devant toi était étendu
Sur un grabat un inconnu
Un vieillard mourant de faiblesse
Dans la lumière du matin
Son visage sembla soudain
Prendre les traits de sa jeunesse

Gabriel mourut dans tes bras
Et sur sa bouche tu déposa
Un baiser long comme ta vie
Il faut avoir beaucoup aimé
Pour pouvoir encore retrouver
La force de dire un merci

Évangéline, Évangéline

Il existe encore aujourd’hui
Des gens qui vivent dans ton pays
Qui de ton nom se souviennent
Car l’océan parle de toi
Les vents du sud portent ta voix
De la forêt jusqu’à la plaine

Ton nom c’est plus que l’Acadie
Plus que l’espoir d’une patrie
Ton nom dépasse les frontières
Ton nom c’est le nom de tous ceux
Qui malgré qui soient malheureux
Voit ton amour et qui espère

Évangéline, Évangéline, Évangéline

***

Le texte de la chanson inspiré de l’héroïne fictive Evangéline du poème épique de Henry Wadsworth Longfellow écrit en 1847 qui raconte la déportation des Acadiens .

Michel Conte n’a pas réinventé la roue, mais c’est le poète qui lui a fournit les essieux…

Gaëtan Pelletier

28 novembre 2012