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Le père Noël qui puait de la bouche

Père Noël

( Un « classique » de 2008🙂 )

Il neigeait à manger debout.

La ville était blanche. Pour une fois…

Roger, le mendiant barbu qui portait toujours tout ce qu’il avait dans un grand sac vert sur le dos, arpentait les rues. De son souffle court émanait une vapeur qui s’élevait vers le ciel.

On entendait des chansons des haut-parleurs de chaque vitrine. Les rues étaient bondées.

And so this is Christmas

And what have you done?

Another year over

A new one just begun

Une larme coulissait de sa joue. Il avait froid. Et sous sa tuque verte, élimée, en laine effilochée, sourdaient des cheveux blancs.

Montréal.

Il faisait un froid à ne pas mettre un chien dehors. Pourtant…

Alors il marchait, marchait, pour éviter que le froid le tue.

Il tomba pour la première fois.

Il se releva, reprit son souffle et repartit.

Quand il tomba la seconde fois, il resta un moment immobilisé. Il eut une légère perte de conscience. Et lorsqu’il rouvrit les yeux, il vit devant lui un portefeuille. Mais un portefeuille singulier. Il contenait beaucoup d’argent et de nombreuses cartes de crédit.

Il le prit, l’enfouit dans sa poche puis reprit sa route. Il rentra dans un restaurant. Un petit resto avec des bancs au rebord nickelé qui devaient dater des années 50. Il commanda trois cafés et un … déjeuner.

– Vous avez une belle barbe blanche, fit remarquer la serveuse.

Il sourit.

– Je suis le père Noël.

– Je n’en doute pas.

– Si je vous donnais un bon pourboire, pourriez-vous me trouver un flacon de whisky?

Elle sourit.

– Je vais faire un effort.

Il lui donna une vieille bouteille d’eau qu’il traînait toujours.

Elle se dirigea vers l’arrière, prit un grand flacon et remplit la bouteille.

Quand elle revint, il avait terminé son repas.

Il était presque deux heures.

Il sortit, héla un taxi, et demanda au conducteur de le conduire à l’adresse indiquée sur un carte trouvée dans le portefeuille.

*

Ding Dong!

Il n’avait pas vu un tel château depuis longtemps. Un château lumineux et bruyant. . Il y avait une file de voitures de luxe à l’entrée. Toutes de couleur acier ou argent.

Il sortit la bouteille et prit une lampée.

La porte s’ouvrit.

Apparut  un  garçon, cheveux courts, cravaté.

–  Êtes-vous le père Noël?

– Non.

La mère, juste derrière le garçon, prit ce dernier et le tira  derrière elle.

–  Vous êtes un mendiant? Ce n’est pas l’heure.

Il puait et elle ressentit un certain dédain.

– J’ai trouvé ceci dans la rue…

Il tendit le portefeuille.

Elle écarquilla les yeux.

–  Georges, quelqu’un a retrouvé ton portefeuille.

L’homme arriva aussitôt, souriant, mais il perdit son sourire en voyant le mendiant.

–  Bonne nouvelle!

Il regarda sa femme. Ils se demandaient comment ils allaient s’en débarrasser. Car il pouvait tout leur demander…

En arrière plan, une grande fête. Et des tables de nourriture, des vins, des bières… Et des gens bien vêtus…

–  Nous ne ….savons…

–  … comment vous remercier…, continua la dame.

Il haussa les épaules.

–  Ce n’est rien…

Il hésita.

– Sauf que j’ai pris un café et ai mangé un peu… En plus, le taxi…

Ils s’esclaffèrent. Soulagés…

–  Je veux voir le père Noël, demanda le garçon.

–  Qu’est-ce que tu as eu pour Noël mon garçon?

–  Je ne sais pas encore… Mais je crois que c’est un ordinateur et plein de jeux. Je voudrais voir votre sac… Est-ce que vous avez quelque chose pour moi?

–  On ne sait jamais…

L’homme et la femme cessèrent de sourire. Ils devinaient  ce que transportait l’homme.

–  Le monsieur doit repartir…

–  Oui, renchérit le propriétaire.

–  Mais pourquoi?

Ils ne surent que répondre.

–  On va fouiller le sac et si j’ai quelque chose que tu désires je te le donnerai. Je ne voudrais pas vous importuner plus longtemps…

–  D’accord.

Il répandit le sac sur le plancher et il apparut une navette spatiale qu’il avait lui-même sculptée.

–  Qu’est-ce que c’est ? demanda le garçon.

–  Un peu ma vie…

…..

–  …une sorte d’oiseau en bois qui représente la liberté.

–  Elle  peut voler?

–  Tout peut voler, il suffit d’y ajouter les ailes de l’esprit… Tu comprendras plus tard…

–  Quand je serai grand?

– Ça dépend… Pour être grand il faut toujours savoir rester un peu petit…

–  Pourquoi es-tu si sale?

– J’ai passé par toutes les cheminées du monde… On s’y brûle, on se salit, et… ce n’est pas le plus beau métier du monde…

–  Mais il n’y a qu’un père Noël?…

Il prit une lampée, pendant que les parents s’étaient éloignés.

– Oui… Exact… Il n’y en n’a qu’un… Celui que l’on voit… Et ce n’est pas ce qui nous est donné qui importe… C’est comme si le cadeau te cherchait et te trouvait…

Les yeux du garçon s’illuminèrent.

–  Je crois que vous êtes vraiment le père Noël.

–  On ne sait jamais… Car on ne donne que ce qu’on l’on a de plus précieux. Tu pourrais prendre tout ce qu’il y a dans ce sac… Mais ce que tu désires est ce que je désire aussi. Mais je suis vieux et malade… C’est un peu comme passer le flambeau…

– Vous pensez que je ferais un bon père Noël?

–  Je crois que oui… Voilà la navette … C’est ce que j’ai de plus cher au monde… Il vole seulement si on la  fait voler avec ce que l’on a d’enfant en soi. Les autres sont collés sur Terre…

–  C’est assez, Jérémie. Laisse le monsieur tranquille, il doit…

– Oui, je sais, il a un autre monde à visiter…

–  Oui.

– Vous voulez combien pour nous avoir ramené le portefeuille?

–  Rien. C’est votre cadeau… Votre fils est un garçon qui vient de me donner ce que je cherchais : croire. Croire qu’en chaque enfant il y a un… sauveur… Et il vivra si personne ne tue en lui la magie avec laquelle tout le monde est né…

…..

– Alors, je m’en vais… Bonne soirée à tous…

*

Il faisait froid, si froid… Il ouvrit une portière, deux portières… Du moins il essaya. Il trouva enfin son logis : une Mercédez. Il s’étendit sur le siège arrière.  À travers la vitre givrée il entrevit la silhouette du garçon dans une fenêtre du château.

Il prit une lampée et s’endormit.

*

Vers cinq heures on trouva l’homme mort dans la voiture. Tout le monde étant un peu soûls on décida de traîner le cadavre jusqu’à cette borne fontaine  au coin de la rue. On ne voulait pas avoir d’ennuis avec les policiers. Trop long…Trop embêtant…

*

Pendant la nuit, le garçon rêva que la navette volait dans l’espace immense toute picotée d’étoiles. Et son rêve était si merveilleux qu’il le raconta à ses parents le lendemain.

*

Je me demande encore si le père Noël existe, dit le garçon…

L’homme et la femme se regardèrent. Ils ne surent que répondre. Mais ils pensèrent tous deux qu’il ne servait à rien. Ce n’était qu’une illusion.

Mais pendant qu’il mangeait, le jeune homme volait au-dessus de la ville, la navette posée  sur la table, souriant, se disant qu’un jour il serait le père Noël.

Gaëtan Pelletier

21 décembre 2000

Clarté d’hiver

noel

Merci à Claude pour l’envoi

Joyeux sapin!

Sapin animé

 

L’image de l’arbre comme symbole de renouveau de la vie est un thème traditionnel païen qui se retrouve dans le monde antique et médiéval (voir notamment le culte idolâtrique et les nombreuses mythologies liées à l’Arbre du Monde) avant que ce symbole soit assimilé par le christianisme.

Wikipedia

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La parlure des arbres

***

Ce matin je suis allé marcher dans la forêt. La forêt a rapetissé parce que  de colossales machines d’acier à grandes gueules broutent   les arbres comme les vaches dévorent les herbes des pâturages, comme les rasoirs cisaillent des barbes des mentons, au point de se demander s’il restera des arbres un jour. Des arbres qui sifflent aux vents et qui répondent aux oiseaux.

Je me suis dit que si « dieu » existe, c’est un arbre, car on ne le voit pas. Il est caché derrière tous les arbres comme se cachent les arbres derrière tous les arbres. Ce  sont des dieux reliés entre eux par des racines invisibles, biscornues, de temps en temps boursouflées  à  en sortir de terre,  qui s’en vont fouiller les sols pour se nourrir avec leurs grandes mains noueuses  et tentaculaires.  Les arbres se respirent entre eux. Ils prennent l’air du vent, l’avalent et, curieusement, ils l’ont fabriqué eux-mêmes en quelque sorte.  Mais pas seuls… Avant, je n’avais pas pensé à ça, parce que pour bien penser il faut « se laisser penser ».  Il  est des arbres  qui , en vieillissant, s’écroulent pour nourrir les autres. Mais ce sont les gros arbres  qui sèchent, pourrissent, qui tombent et écrasent les petits. Victimes de ce qu’ils ont conçu ensemble avec le reste de la nature: le vent. Plus ils sont hauts, plus le vent les touche. Alors, ils tombent pendant que l’on dort.  Comme s’ils craignaient de nous faire peur avec leur propre mort.  Mais je n’en suis pas certain… Les hommes, on les enterre rapidement,   mais les arbres ne s’enterrent pas entre eux. Un arbre ça ne se penche pas, mais quand ça se penche, c’est au ralenti et c’est pour finir dans la terre où il a poussé. Ils vieillissent comme s’ils avaient des os, finissent par être rognés, mollir, plier, puis se transforment en poudre d’arbre. Ce qui en fait de la terre…

Mais il y a des arbres qui parlent:  Il se penche et dit: « Regardez ce qui va vous arriver ». Vous allez fléchir sans réfléchir, car si vous ne réfléchissez pas à votre fléchissement vous allez faire l’erreur de ne pas bouger et voir l’arbre tomber. C’est l’avantage des hommes que de prévoir. Mais quand les hommes ont les pieds tellement ancrés dans les certitudes, ils ne bougent plus.  On dit qu’ils prennent racine.

Quand t’es petit, t’es pas vraiment un arbre; t’es un « arbrion », fluet, mais tu ne t’inquiètes pas trop à savoir si tu vas vivre ou mourir. T’es frêle comme un drapeau d’un pays. Et quand il y a une grande peine, ils descendent le drapeau et vous disent qu’il est en berne. Le drapeau « deuille » pour vous…

***

Ça fait des semaines et des semaines  que je vais chaque jour marcher dans la forêt. Au début, je me suis dit qu’il n’y avait rien à apprendre de la forêt parce que c’est comme une matière première à abattre.   Comme les pauvres… Les politiciens lèchent les caméras pour parler des pauvres. Ils ne disent pas qu’ils sont pauvres, ils disent que les pauvres ne veulent pas devenir riches. Mais ça c’est une autre histoire, en même temps que ça n’est pas une autre histoire puisqu’il n’y a pas d’histoire sans que la grenouille, le lombric, le croque-mort, Aristide Morin, Mohamad Saïd Salibi, la truite et les nuages ne soient liés.

Je vous le dis sincèrement, je n’ai jamais eu « d’intentions » en allant passer des heures en forêt à marcher. Je ne me suis pas dit: « Je vais méditer ». Je me suis dit que j’allais faire de l’exercice pour secouer un peu les vieux muscles accrochés aux vieux os. Mais plus j’y allais, plus je revenais en forme,  vers 11h30 et que j’étais vivant comme  à 20 ans , complètement électrisé  sans en comprendre la « raison » . J’ai compris un peu plus tard, à force de marcher et de marcher en regardant des arbres et même la foultitude de petits sapins de Noël qu’il y avait un cadeau en dessous des tout petits sapins qui échappe à la vue des humains. Le cadeau des arbres est de m’avoir fait comprendre que la pauvreté, au fond, c’est de ne se servir que de son cerveau. La pauvreté c’est de ne pas voir l’autre dans son miroir. Comme s’il n’y avait rien d’autre qui avait quelque chose d’intelligent à dire. Aujourd’hui, nous sommes pauvres à n’en plus finir. On est en train de mourir dans une pauvreté planétaire. Comme disait quelqu’un que je ne connais pas très bien: « On pisse dans l’eau que l’on boit ». Si les arbres prenaient notre eau, je pense qu’ils deviendraient malades. Mais il attendent que le ciel leur en envoie. Puis ils s’abreuvent avec leur bouche racine et leurs feuilles et échangent entre eux l’eau qui tombe du ciel. Les humains, eux, en trouvent, la mettent en bouteille et la vendent.

Mais le plus étonnant est que les humains n’ont jamais compris la forêt. Ils ne savent pas qu’un arbre seul ne peut donner une forêt.  Les arbres ne s’arment pas pour détruire les autres arbres. Et ici, au Canada, les arbres ne se demandent pas pourquoi l’érable côtoie le sapin, le bouleau, l’hêtre, le merisier. Les arbres de même « nature » ne se regroupent pas pour combattre les autres arbres.  Les arbres ne disent pas: « Je crois au ciel, même s’ils ont tous les feuilles rivées vers le ciel. Ils ne disent pas, « Je crois aux racines, même si ils ont des branches qui ont l’air de s’incliner pour zieuter le sol pour dire:  » Mes racines sont plus grosses que les tiennes ».

Non!

On a écrit tous les livres du monde avec des arbres, mais les arbres n’ont jamais écrit de livres. On en a fait des maisons, du carton, du papier, du carburant à homo-sapiens, des feux de camp pour chanteurs d’occasion, des sculptures, du sirop, du thé, des canots, des frégates, des cuillères, des arcs et des flèches, et des balançoires pour enfants…  On a fait de la Terre ce qu’on peut faire avec les arbres. Mais, on les a tués… Un arbre mort est utile, mais il ne parle pas.

Les arbres ne se sont jamais dit:  » J’ai tout ce qu’il faut pour fabriquer un arc et des flèches. Il me suffira de me secouer un peu pour faire tomber l’oiseau et lui voler quelques plumes ».

C’est comme ça qu’en marchant ce matin, j’ai croisé, comme presque tous les jours Marie-Perdrix. J’ai la manie de donner des noms aux animaux comme si un être suprême en avait fait quelque chose de singulier. Ils le méritent. Et un à un . Comme « baptisés » dans leur unicité. On donne bien des noms aux chats, alors viva Marie-Perdrix!  Et je me suis dit qu’on devrait vivre comme des arbres. Ainsi, on pourrait marcher fièrement à travers nous sans penser qu’un autre aura des plans bizarres pour nous dire comment  vivre. J’ai dit pour « vivre », mais au fond je devrais dire pour nous faire mourir à petit feu, ou dans une sorte de bûcher économique, pour flamber toutes les Jeanne-d’Arc du monde. Car non seulement ils veulent être un grand arbre, mais avoir toute  la forêt. C’est bête et stupide, car ils utilisent des arbres, leur font la leçon, les instruisent, et brûlent ceux qui semblent ne servir à rien. Puis ils prennent les livres écrits sur des arbres mis en feuillets et font une sorte de propagande pour contrôler les arbres.

Et ce sera comme ça à Noël: on chantera la paix, l’harmonie, on sortira les mouchoirs de papier ( fabriqués avec des arbres), on pleurnichera. Et ça se vendra comme des petits pains de sapins. On se dira qu’on est grands, fils de dieu, qu’on a des émotions et de bonnes banques. Et qu’elles ont remplacé les voleurs de coffre-fort.

Les humains cherchent des systèmes complexes sur l’art de bien vivre. Et les spécialistes-technocrates  sont nombreux  pour vous faire des plans de l’art d’être heureux. Mais au fond, c’est bien simple: il suffit de cultiver des terres, de prendre soin de son voisin comme la prunelle de nos yeux, tout en sachant qu’un jour on ira sous terre,  séchés comme des feuilles d’automne et  qu’on aura nourri quelqu’un.  Il n’existe pas de grands plans pour l’humain. Il y a 7 milliards de dieux, sans compter Marie-Perdrix, des poissons, de la lumière, de l’eau.

À Noël, ne pensez pas donner quelque chose, mais donner quelqu’un: vous. Emballons nous de la Vie!.. Le reste a peu d’importance.

Gaëtan Pelletier

 

Noël Igloo! Igloo! Igloo! I glou! y glou…i gelou…e gellou…oups!

RelaxNews

À l’approche des fêtes de fin d’année, un nouveau médicament post-cuite, appelé Blowfish, fait parler de lui dans la presse américaine, après avoir reçu l’aval de la Food and Drug Administration.

Blowfish, que l’on peut déjà se procurer en pharmacie à New York, est un type de comprimé comparable à l’Alka Seltzer qui contient 1000 milligrammes d’aspirine, 120 milligrammes de caféine et un ingrédient apaisant l’estomac. Une fois dissous dans un verre d’eau, Blowfish prétend calmer de nombreux symptômes de la gueule de bois en seulement 15 à 30 minutes, selon un article du New York Daily News. ??Les consommateurs américains devraient voir débarquer ce nouveau produit en 2012, ou peuvent déjà le commander en ligne à 2,99$ l’unité (ou 11,99$ pour une boîte de six). Les gros fêtards peuvent aussi l’acheter par 25 pour 49,99$. On ne sait pas encore si ce produit sera commercialisé à l’international.

Le Washington Post ajoute que même si Blowfish peut vous sauver après une soirée trop festive, il ne pourra rien contre vos dérapages envers vos chefs lors de l’habituelle soirée karaoké trop arrosée!

Un autre médicament prétend aussi guérir les excès d’alcool, c’est le Gtox, une solution détoxifiante contenant du glucarate, un «ingrédient breveté pour la Phase-II de la détoxification du foie.» Selon son fabricant, le Gtox est plus efficace si on le prend avant le coucher. Le pack de quatre fioles de 12cl coûte 11,99$ (9,42?).

 

Divers blogues et sites, comme RUpissed? et HubPages, ont leurs propres remèdes comme le Coca, le café, la pizza froide ou les bananes. Ils conseillent aussi de prendre un bain chaud pour éliminer les toxines, et de  faire le plein de sels minéraux et de sucre en buvant du jus d’orange ou de tomate et aussi de prendre 600 mg de vitamine C.

Et le lendemain…

 

Noël: habiller 33

Le mot Noël (dont la première attestation écrite date de 1112) est issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin natalis (« relatif à la naissance, natal »). Le o, remplaçant le a de l’ancien français nael, vient de la dissimilation des deux a de natalis tandis que le tréma (1718) note la diérèse[6],

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La merde adel‘avenir.

Vous verrez quun jour on en fera des discours.

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On ne meurt pas de dettes On meurt de ne plus pouvoir en faire.

Louis-Ferdinand Céline

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Le temps des dindes

Il semble que 30% des gens vont acheter …au dessus de leurs moyens. Ce doit être la magie de Noël. Avant, il y avait une orange dans un bas de laine, maintenant on a les cartes de crédit. Une sorte de buffet « As you like… » pour une consommation où  on se saoule de petites boîtes, de choux, de rubans, d’emballages, de partys, de nourritures.

C’est comme si entre le 15 décembre et le 25, tout le monde était frappé d’une sorte de maladie de Parkinson :

C’est beau! Tellement beau! C’est comme un doigt dans la gorge qui dure deux mois. J’appelle ça, la période du vomir…

Tout le monde dépasse le .008 de perte  de neurones. Fous à lier! C’est le temps de tout avaler et de vomir après les…fêtes. Et de cracher ses dettes.

Noël, pour les consommateurs, c’est une brosse en vert et en rouge. Le plus beau  de mes Noël, c’est celui dont je ne me souviens plus.

Mais certains commerces font 50% de leur chiffre d’affaires en cette période.

C’est pourquoi Noël, pour les vaccinés, c’est si beau.

Les circulaires entrent dans la maison comme des Témoins de Jéhovah, tout colorés, le lion déguisé en mouton, en quantités si énormes qu’on pourrait  faire un voyage vers la lune en les enfournant  dans une tuyère de fusée.

On est tous des dindes qui se font fourrer…

Sortir les pauvres

La beauté de Noël c’est d’afficher les pauvres. On les sort de partout, on remplit des boîtes, on se lamente, on pleurniche. Pauvres pauvres!  Mais faut bien les sortir un moment… Dommage que Freud soit mort… Il doit bien y avoir un petit sentiment de culpabilité en dessous de ce geste qui ne passe qu’une fois par an. Pendant que dans les supermarchés on jette au moins 25% des produits périssables. De grandes âmes en donnent aux fermiers pour la fabrication du compost. La logique du « don » est que les donner aux pauvres équivaut à perdre 25% des ventes.

Les pauvres?

Ils ont faim : on leur donne des pâtes et de la mangeaille al dente.

Ils ont soif : une caisse de bière.

Ils sont malheureux : voici une portion de Noël.

Ils sont seuls : on passe et on repassera. Mais une fois par an.

La vraie crèche de Noël

Jésus dans sa mangeoire

L’espérance du sauveur de l’Humanité. Celui qu’on attend toujours. Et même s’il passe, on ne le verra pas. Obama, Legault, Harper, le fils de PET… , PDG.  On a toujours un petit sauveur qui crèche quelque part dans un recoin de société et qui va servir « humblement » le peuple.

Marie

La mère qui n’a pas accouché. On ne sait pas trop d’où vient le sauveur. Ni par qui il a été conçu. Un jour, un mathématicien de génie trouvera bien la formule… Ce doit être d’une éprouvette d’Extra-terrestre, comme certains le croient.

Joseph

Le papa. Simple ouvrier. Comme dans la fable du néo-libéralisme et du rêve américain : on peut tous réussir à être quelqu’un. Suffit d’avoir du soutien financier. Un peu de charisme… Pour ce qui est de ceux qui ont des châteaux, on a comme un petit coin de lèvre retroussé-amer. « C’est pas nous… »

Ce n’est pas nous, mais c’est ce que tout le monde rêve d’être.

Arrivent les trois rois mages.

Mages (Gaspard, Melchior et Balthazar,

De l’or, de l’encens, de la myrrhe… Sans doute les banques privées, les compagnies créatrices d’emplois, mais pas toujours vierges, et des mondialistes échevelés qui veulent tout l’avoir de la Terre.

Et pour souffler sur Jésus, qui grelotte, on a un âne, et un bœuf. L’âne, c’est comme  Hydro-Québec, mais pendant une panne. Et le bœuf, c’est comme les 650$ millions dépensés lors du G20. Les résultats sont les mêmes que la fête de la nativité : on crée des dettes…

On peut y mettre des moutons. Ou les créer… Suffit de les faire travailler 14 heures par jour et d’activer la magie. Avec 52 cartes de crédit, on peut tout faire.

Pardon! On dit « illusionniste ».

La longue course à l’instantanéité (sic)

On n’attend plus, on ne veut plus attendre. Je veux tout, tout de suite, je veux me satisfaire aujourd’hui, maintenant. Le passé ? Inutile et encombrant. L’avenir ? On s’en fout. Je consomme, donc je suis. Et les gouvernements encouragent leurs citoyens à consommer plus pour relancer une économie qui vit sur le crédit et l’endettement individuel et collectif. La vitesse érigée en vertu, l’instantanéité, l’immédiateté, la satisfaction tout de suite du je, du moi, voilà qui dépeint assez bien notre société. Lettre, L’ère de la révulsion

Le petit Jésus

Au fond, le petit Jésus dans sa mangeoire, c’est un peu chacun de nous…vidés et affamés d’une vie qui n’en est pas une, avec alentour quelques personnages de plâtre dont on ne sait plus s’ils sont authentiques ou des répliques, des bons ou des salauds.

À force de cultiver l’avoir, il n’y plus de place pour l’être. La peur est une sorte de rat intérieur qui nous ronge inconsciemment. Elle également est cultivée par ceux qui se livrent à un nouveau machiavélisme que trop bien outillé.

Il faut croire que l’Homme est encore – et sera toujours – le petit poupon dans la paille qui attend un sauveur.

L’Humanité est gardée dans la paille.

Ça sert au mal de vivre et à ceux qui vendent des onguents électroniques pour nous faire accroire au bonheur.

Sans doute qu’il n’existe pas ce « bonheur »,  sauf dans une relativité.

Reste que les horreurs de ceux qui font tout pour nous décarcasser d’une vérité profonde ont tout de même réussi à sabrer cette partie de l’être qui se nomme « âme » pour la transmuter, la matérialiser, la mécaniser, de sorte que pour nous ressusciter il faut lutter contre cet hypnose qui tue la plupart des humains à 33 ans.

C’est l’âge ou les martyrs se laissent aller…

À force de boire du vinaigre, on finit par céder.

La « normalité » est un beau costume…

Tout le monde habille  du 33…

Gaëtan Pelletier 

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Survivants des « fêtes »…

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Noël et sa « nostalgie »

Accident de Noël

Cher père Noël,

C’est le dernier cadeau que je te demande: voudrais-tu, s’il te plaît, placer une bombe dans ton ventre et faire sauter toutes les chansons de Noël qui passent à la radio, et ailleurs.

Il m’a semblé que les nazis utilisaient la musique pour torturer leurs « ennemis ». Pour vendre, on nous envoie tous les airs mitraillés à la

….je vais essayer de l’écrire:  Kalachnikov. Après lui, la musique de Noël est la pire des armes inventées pour nous faire cracher une carte de crédit.  Le monsieur est mort à 94 ans, mais sa mitraillette en tuera plusieurs. Il paraît que la Chine en vend en Afrique pour les luttes entre Musulmans et  Chrétiens.

Je ne sais qu’une chose: il ne faut jamais passer par des intermédiaires. Si Jésus est né, c’est pour enseigner au monde à ne pas tuer. Et l’autre avait la même mission.

Les chansons de Noël, c’est des balles, Monsieur Noël. Si je comprends bien, Kalachnikov ce n’était rien… Au fond, les religions sont des intermédiaires…  Qui n’ont rien compris… Moi, la nostalgie, les religions, les lamentations de chanteurs à voix qui serinent et me traversent le corps de leurs maudites belles voix, ça me fait crever.

On s’entre tue.

On vend.

Et le gramophone crache ses airs pour nous emballer comme des cadeaux pour les marchés…

Je suis à bout.

Je me sens liposuccioné cérébralement et émotivement. On m’avale comme un comprimé pour « sauver » l’économie mondiale. Noël, ça ne veut plus rien dire, sauf pour les enfants. Eux, ils croient. Ils sont comme les adultes: ils aiment croire.

Dites-leur que vous n’existez pas. Et que papa et maman se font chier le portefeuille pour qu’ils achètent des objets bizarres sur lesquelles ils passent leurs doigts. Et plouf, toutes les images du monde y sont.

Coca-Cola veut sauver les ours polaires… Pas les rennes.  Alors, cessez de boire…

Petit papa Noël 
Quand tu descendras du ciel 
Avec tes magasins familiers 
N’oublie pas tes tabarnak de souliers… 
 
Et crash sur les pales… 
 
P.S. 

Pour cadeau?

300 kilos de ouates!  Pas des watts. Des OUATES. Des bouches-oreilles! De la surdité. Emballe moi des oreilles qui ne fonctionnent pas.

En plus, voilà que l’on essaie de vendre de appareils auditifs en parlant de Beethoven.  Il souffrait ostéosclérose.  Ce dont j’ai souffert également. J’étais sourd, on m’a ramené les sons des oiseaux, les bruissements du vent, la voix des femmes, et les

CHANSONS DE NOËL!

Gaëtan Pelletier

Décembre 2013