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Le goulag de velours

J’ai le droit d’avoir un arbre. Un arbre, une forêt, un petit coin où il n’y a personne, un petit lac sans requins. Un monde où il n’y a pas que ce cher asphalte et ses cancrelats d’acier. Un monde sauvage qui parle à un sauvage. Un monde légué par la Vie. Le bel invisible… Mon droit est votre droit. Nos droits. Il n’y a pas de pétrole dans mes veines, mais de l’eau.

Dommage qu’on rase et qu’on tue… On tue ce qui nous fait vivre.

« L’ARGENT », le pouvoir, les grandes civilisations mécaniques et inhumaines sabrent tout. Ils coupent cent arbres à la vitesse de la lumière avec de grandes faucheuses. Puis après ils se demandent où sont les arbres. Ils plantent de l’asphaltent à coups de milliards de dollars. Les écureuils ne se font pas de maison dans l’asphalte.

L’Homme n’a pas passé des milliers d’années à entretenir son espace. Ni a créer. Il a inventé la destruction totale. De la flèche à la bombe atomique.

Achats. Ventes. Profits… virtuels. Votre demeure passe du visible à l’invisible par la grandeur des hommes d’affaires.

Tassez-vous! On développe. Destruction exponentielle et barbarisme exponentiel. Il n’y a que la douleur qui est durable.

Tous les humains auraient le droit de manger pour vivre , le droit d’avoir un logis, le droit d’avoir du temps à ne rien faire. Le  droit à un repos…  Mais tout ce dont auquel nous avons droit est enfermé dans des banques, des fortunes personnelles, et une bouffe merdique. Un goulag de velours…

Droit de marcher, droit de courir, droit de vivre en paix.

Où sont nos droits? Ou est ce cher partage tant promis?

Il est dans nos peurs et indifférences…

gp

La souriante euthanasie

Araignée

Le siècle dernier était celui du « consumer capitalism », produit dérivé du taylorisme : Produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la réticulation numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains ! Bernard Stiegler

On a tous des araignées dans le plafond. Je sais que le « monde » se désagrège comme le plancher de ciment de la cave de ma maison. Grenailles par grenailles. Canailles par canailles. Car ce matin, c’était fin de session parlementaire… Si je ne m’abuse ou si je ne m’amuse, ça se résume en un mot: austérité.  Car ils parlementent tellement que la politique est un fond sonore. On dirait de la musique de film automatisée. Un bar la nuit, quand tout le monde est ivre.

Mais bon! Il y a tout de même du beau… Mais ce n’est pas dans les murs des parlements, là où la grande marée de saugrenus personnages de l’Histoire passe comme le bouillon sur la mer agitée de la Terre.  Le beau, c’est quand tu te lèves le matin et que tu vois des abeilles et des thons dans le potager. C’est le pote âgé qui regarde… Comme s’il avait enfin découvert la vraie vie. Car la vraie vie ne fait pas de différence entre le plant de pommes de terre, les abeilles, les fleurs, les films de Chaplin, et la bande de peintres gazouillant du pinceau le long du Saint-Laurent pour enfermer les paysages. La plupart sont pourris, mais ils sont habillés en artistes. L’habit ne fait pas le moine… ne fait pas le moi, ne…

Alors, faut-il se plaindre des coureurs de fortunes, de plats à la mode, de cuisine nouvelle, de toute la charpenterie qui a sculptée la petite bourgeoisie qui, au fond, alimente cette belle saga d’une euthanasie aux regards délirants et assurés ? La certitude fait plus de victime que les guerres… Et la foi, on n’en parle plus… Si le ridicule tuait, 80 % des politiciens seraient morts. Mais plus encore: si le ridicule avait gangrené une partie de la population attelée au grand chariot de la foi en l’athéisme?

À croire aux délire des politiciens, à croire aux délires des hommes d’affaires qui « nourrissent » les population de leur « développements créateurs de richesses », on serait peut-être mieux de se tourner vers la nature et admirer les saisons qui passent, les arbres morts qui sont le compost des autres. J’ai un grand sourire en coin devant l’outrecuidance des gens formatés aux grandes réussites… ratées.

***

Ce midi, en ouvrant la télé, je vois un type en train de monter un hamburger deux fois plus gros que celui-ci: Poutine Burger On dirait l’arme de destruction massive des étasuniens.  Intellectuellement, c’est de ça qu’on se nourrit. Abondance! Mais laquelle? Quelques heure plus tard, je fais un tour sur le net: intellectuellement, c’est le hamburger intello, tout en mots, essayant d’analyser le « monde ». C’est d’une abondance à se sabrer le souffle. On ne peut pas tout lire sans être endommagé intellectuellement et spirituellement. Car l’intellect a pris toute la place comme une sauce chimique.

Il y a quelques années, on parlait de moutons… Comme si on se laissait faire. C’est être ignorant de la capacité à mouler les esprits. On n’apprend plus à être critique, mais à être croyant. Le cuisinier a la meilleure recette parce qu’il est diplômé en cuisine.

Tuer l’authenticité et le pouvoir d’être ce qu’on est, c’est une euthanasie sournoise. Et comme la plupart des gens, je refuse d’être euthanasié « vivant ».   J’ai toujours refusé d’être euthanasié et finir comme Frankenstein de Mary Shelley. Avec deux tube dans le cerveau…  Je suis prêt à mourir, mais libre. Libre de penser, libre d’écrire une chronique à la fois amusante, fofolle, mais bien sérieuse.

Les caricaturistes ne dorment jamais.

J’ai un projet pour demain qui changera le monde: semer un rang de laitue et de fèves. Les grands projets détruisent et les petits construisent.  C’est pas un rang social, mais c’est un rang réel.

La vie, comme l’argent, devrait demeurer « réelle ».

Gaëtan Pelletier

Juin 2015

Pascal Poot, l’homme qui fait pousser 400 variétés de tomates sans eau ni pesticides

Pascal Poot 2

Dans l’Hérault, Pascal Poot a développé une méthode qui lui permet aujourd’hui de cultiver et de sélectionner quelques 400 variétés de tomates bio sans arrosage ni utilisation de produits phytosanitaires. Celui qu’on a pris « pour un fou » inspire aujourd’hui les plus grands chercheurs.

Pascal Poot est producteurs bio de semences depuis 20 ans. Installé sur 3ha à Olmet dans les Cévennes (Hérault), il conserve environ 450 variétés de tomates (il a créé le « Conservatoire de la tomate ») et autres variétés légumières anciennes.

Dans cette région au climat très aride et à la terre pleine de cailloux, Pascal fait pousser des tomates bio. La particularité de sa production : il n’arrose pas les plants, ne les entretient pas, et n’utilise aucun engrais ni pesticide ! Et ses plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun !

Eduquer les légumes pour leur apprendre à se défendre eux-mêmes

 » Pourquoi les agriculteurs et les jardiniers se donnent-ils tant de mal à cultiver leurs légumes alors qu’à côté les mauvaises herbes poussent facilement sans rien exiger ? « C’est sur la base de ce constat que Pascal a développé une méthode qui lui permet aujourd’hui de cultiver et de sélectionner ses tomates sans arrosage (ou uniquement à la plantation) ni utilisation de produits phytosanitaires.« Tout le monde essaye de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’essaye de les encourager à se défendre eux-mêmes » explique Pascal dont le secret est de créer ses propres semences, résistantes à la sécheresse et aux maladies. Cette méthode lui permet d’obtenir des rendements plus élevés qu’en agriculture conventionnelle… et cela en respectant les pratiques de l’agriculture biologique.

Celui qu’on a pris « pour un fou » inspire aujourd’hui les plus grands chercheurs

« Au début on m’a pris pour un fou mais au bout d’un moment, les voisins ont vu que j’avais plus de tomates qu’eux, et jamais de mildiou, en plus, alors les gens ont commencé à parler et des chercheurs sont venus me voir »raconte Pascal Poot dans un reportage très complet sur ses techniques pour le journal Rue 89 (lire l’article sur le site rue89.nouvelobs.com).

Pascal Poot, fils d’agriculteurs et autodidacte, intervient et présente aujourd’hui le fruit de ses recherches en école d’ingénieurs agronomes et travaille en collaboration avec les organismes de recherche agronomique.

« Pascal Poot sélectionne ses semences dans un contexte de difficulté et de stress pour la plante, ce qui les rend extrêmement tolérantes, améliore leur qualité gustative et fait qu’elles sont plus concentrées en nutriment » explique Bob Brac de la Perrière, biologiste et généticien des plantes, et coordinateur de l’association environnementale Bede qui qualifie le travail de Pascal Poot d’ »unique ».

Des stages ouverts à tous pour apprendre à tous à cultiver légumes et fruitiers bio sans eau

Une partie de ces graines sont vendues dans l’illégalité, parce qu’elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés végétales du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants). La législation interdit de transmettre ces graines :  » Tous les semenciers ou presque ont été rachetés par des multinationales qui fabriquent des produits phytosanitaires et des engrais, leur intérêt c’est de faire en sorte que les plantes aient besoin de traitements pour pouvoir vendre leurs produits » explique Pascal Poot dans un reportage pour la chaîne Arte.

Afin de transmettre son savoir, Pascal Poot a ainsi décidé de proposer des stages ouverts aux particuliers (jardiniers ou néophytes), agriculteurs et professionnels de l’agriculture pour faire connaitre ses techniques de production de légumes et semences potagères. (inscriptions pour le stage sur le site http://www.lesavoirfaire.fr)

Sébastien, qui a effectué un stage, raconte : « Appréciant les personnalités anticonformistes, j’ai trouvé en la personne de Pascal Poot l’homme que je cherchais pour confirmer mes idées sur l’agriculture moderne et ses aberrations. A travers mon stage  » Cultiver 400 variétés de tomates sans arroser  » j’ai mieux compris le fonctionnement des plantes, et surtout j’ai pu vérifier qu’il suffisait de savoir observer la Nature pour mieux la comprendre. Donc oui c’est vrai, on peut cultiver sans eau ou presque ! En arrosant lors de la mise en terre des plants, on peut laisser la plante se débrouiller seule contre le manque d’eau et les maladies. Pour cela il suffit d’y croire et de faire confiance à la Nature, qui en 3 années de récoltes des graines donnera naissance à des plants résistants, dont les parents auront marqué le code génétique en fonction de leur contexte d’évolution. Etgrâce à des hommes comme Pascal et son équipe, nous apprécierons dans quelques années de trouver des tomates de toutes les couleurs et toutes les formes sur les marchés bio. J’ai pris part moi aussi à cette aventure en repartant avec les graines que je transmettrai à mes descendants. A la fois technique et philosophique, ce stage m’a fait autant apprécier le goût des bonnes tomates que celui des gens vrais. »

Pour en savoir plus :

– découvrez le reportage du journal Rue 89 qui est parti à la rencontre de Pascal Poot sur le site rue89.nouvelobs.com

– voir le reportage d’Arte sur Pascal Poot

ME

Il se nourrit de plantes sauvages et s’en porte bien

Depuis quinze ans, Jean se nourrit uniquement de riz et de plantes sauvages, qu’il cueille dans les interstices du bitume urbain, les jardins ou les bois. Il vante les mérites de ce réservoir naturel exceptionnel mais ignoré, et son apport pour la santé.

Montpellier, reportage

« Je ne mange que des plantes sauvages et du riz depuis quinze ans. » Une telle affirmation a de quoi surprendre, surtout quand elle provient d’un sexagénaire pétillant. Pourtant, dans les ruelles de Montpellier, Jean Peyre passe presque inaperçu : casquette et jeans usés, il n’a pas l’air d’un excentrique. Seul détail intrigant, il s’arrête tous les trois mètres pour ramasser une pousse verte coincée dans le bitume. Chicorée, chardon, oseille. « Nos villes regorgent de plantes comestibles, seulement, nous ne savons plus les reconnaître. »

Un choix de vie

Lui a appris, patiemment, en autodidacte. Sa bible ? Le Guide des plantes comestibles et toxiques, de François Couplan et Eva Styner. Aujourd’hui, il sait distinguer près de deux cents végétaux, et s’applique à désigner chacun par son nom latin. Un savoir encyclopédique, que Jean Peyre cultive avec passion. « J’en apprends des nouvelles chaque année, et j’écris beaucoup, au fur et à mesure que mes connaissances grandissent. » Il compile le tout sur des centaines de feuillets, écrits à l’ordinateur en police minuscule.

Bien plus qu’un passe-temps, la cueillette constitue pour cet ancien psychologue un choix de vie. « Je ne voulais pas travailler à plein temps, mais avec seulement six cents euros par mois, impossible de tout payer », explique-t-il simplement. « J’ai alors décidé de ne plus acheter de légumes, et de trouver ma propre nourriture. »

Depuis, il maraude dans les bois et les jardins publics en quête de son repas. Chaque semaine, il s’en va à travers la garrigue avec un grand sac en toile. La récolte est ensuite séchée, broyée, cuite à la vapeur, fermentée ou mélangée en salade, selon ses envies.

Mais sa motivation n’est pas que financière. « Je ne suis plus malade, et je n’ai pas pris un médicament depuis quinze ans. »Pour lui, les légumes et les fruits cultivés sont pauvres en nutriments, souvent plein de pesticides et de toxines qui abaissent nos défenses immunitaires. Il a donc pris une décision radicale : il ne se nourrit que de plantes et de riz, blanc de préférence.« Je connais la valeur nutritionnelle de chaque espèce, et je fais en sorte de ne pas avoir de carences », précise-t-il.

Réservoir naturel sous exploité

Son parler vif et les flexions dynamiques qu’il enchaîne pour ramasser ses herbes achèvent de convaincre les sceptiques. Sur son site, l’ethnobotaniste François Couplan confirme : « Les plantes sauvages nous font découvrir des saveurs extraordinaires, bien sûr, mais ce sont également des aliments de santé absolument exceptionnels qui apportent à chacun tous les éléments dont il a besoin pour être au top de sa forme. »

L’ortie honnie de nos mollets renferme huit fois plus de vitamine C que les oranges, mais aussi du magnésium, du calcium et des protéines facilement assimilables. Et seuls 4 % de notre flore serait effectivement dangereuse pour l’homme.

Un réservoir naturel d’énergie pourtant sous exploité. « En Europe, j’ai répertorié quelque 1600 plantes », indique François Couplan. « Et j’estime qu’à travers la planète, leur nombre s’élève à environ 80 000 ». En comparaison, dans le monde, une trentaine d’espèces représentent 90 % des végétaux consommés. Mais pourquoi nous privons-nous d’un tel potentiel ?

« A la fin du Moyen-Âge, les nobles ont voulu se distinguer des pauvres, qui pratiquaient beaucoup la cueillette, en se nourrissant de légumes et de fruits cultivés », explique Jean Peyre. Peu à peu, par effet de mode, tout le monde a abandonné les plantes sauvages pour des repas à base de viande et de variétés potagères.

« Lois et normes, comme la réforme potagère de Louis XIV, ont ensuite confirmé la relégation de nos amies des bois ». Un phénomène renforcé aujourd’hui par l’influence des industries des semences et de la sélection végétale. (Voir ce que dit la loi actuelle sur la protection de la flore sauvage.)

Pour autant, tout n’est pas perdu. La connaissance des plantes sauvages est aussi vieille que l’humanité. Les guides et les stages de cueillette fleurissent, les plus grands chefs s’arrachent ces pousses aux saveurs boisées, champêtres ou fleuries.

Jean Peyre milite quant à lui pour la culture, biologique et permacole, de certaines espèces. Et depuis quelques mois, il se rend aussi dans les Zad pour enseigner aux militants comment se nourrir dans la nature. Comme l’écrit François Couplan, « il est temps de redécouvrir ces végétaux trop longtemps oubliés, dont nous pouvons mettre à profit les multiples vertus dans notre vie quotidienne ».

reporterre.net

Fabrique moi un poisson!

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Chouette

Les chouettes sont des créatures absolument stupéfiantes. Leurs yeux profonds et perçants ainsi que leurs hululements fantomatiques appartiennent aux mythes et aux contes folkloriques. C’est peut-être pour ça que nous adorons à ce point ces magnifiques photos de chouettes !
Depuis la nuit des temps, les chouettes ont capturé les imaginaires de plusieurs cultures comme étant des signes avant coureurs de mort, de ruine, de mauvais présages ou de sagesse.
Pour les rongeurs, certains de ces présages sont vrais. Les chouettes sont d’excellents chasseurs dotés d’une excellente maîtrise, avec une excellente ouïe, une vision de nuit affutée, des ailes silencieuses et des serres meurtrières. Elles laissent rarement leurs empreintes.
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L’éponge à credo

– Chérie! 
– Oui! 
– Quelle est la nouvelle du jour? 
– Jeanne d’ARC va être brûlée… 
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On a l’âge de ses haltères… 
Arnold Schwarzenegger   GP  🙂 
 
 

Quant du as fait le tour des « nouvelles », tu n’apprends plus rien… T’as déjà vu, entendu, lu, relu, envoyé sur FAcebook, à un ami, et tous les canaux de communication. On est dans l’hyper communication. Comme le café en poudre instantané des années 70. Grande découverte de la « rapide life » à laquelle nous nous livrons. Vite! Vite! Vite!

Nouvelles en poudre comme café en poudre… Séchées à froid. À consommer. Et chacun est sommé de consommer. Le consumérisme numérique.

L’un-dividu 

L’individu est un individu à part entière qui s’est construit ( constructivisme) et qui continue de se construire pour construire un monde… parfait. Parfait selon les critères des robots de la nouvelle colonisation planétaire.

Il y a quelqu’un qui ramasse les feuilles que nous sommes pour les pousser vers le seul arbres qu’ils veulent faire pousser. En terme économique, on nomme cela de la centralisation ou de la mondialisation. Et de par le « libre-échange », supposément nous enrichir, nous nous appauvrissons chaque jour.

Et les « nouvelles »?

Quand on bouture les nouvelles à l’Histoire à celles des nouvelles, on  se rend compte que les nouvelles se répètent tellement – style, Le bon,la brute et le truand, – qu’il vaut mieux éteindre la télé et aller se promener à bicyclette pour voir ce que sont véritablement les gens. Les vrais. Il vaut mieux se mettre au régime du net plutôt que de passer ses journées à courir le « nouveau ».

Ceux qui tricotent l’Histoire le font une maille à l’envers et une mailles à l’envers. Avec cette méthode, quand ma mère tricotais, j’aurais eu un bas et une mitaine. Habillé de la tête au pied…

Churchill  à l’envers 

« Jamais dans le domaine de la guerre tant d’hommes n’avaient eu une telle dette à l’égard d’un si petit nombre d’individus  »
« Never in the field of human conflict was so much owed by so many to so few »

Nous sommes dans le contraire: Jamais dans le domaine de la paix tant d’hommes ont été massacré par un si petit nombres d’individus.

Si on recule de 100 ans, la nouvelle était la guerre de 1914. La planète se réchauffe tellement que les orignaux du Nord des États-Unis meurent d’une tique. Une tique? Oui, une tique qui s’installe dans la fourrure de la bête et finit par la ronger.

 50% de la population des orignaux a disparu. 50% des animaux sauvages de la planète également. Sans doute remplacé par la voiture …

Vers 2060, mes petits enfant seront plus jeunes que moi. Faudra-t-il migrer vers le Nord? Chercher des glaces? En ce moment, en Afrique, des rivières sont asséchées, des gens manquent tout simplement d’eau. De l’eau!…  La base de la Vie.  De l’eau, également pour faire pousser de la nourriture. De l’eau pour le corps constitué de 70% d’eau.

Alors, nous sommes bien savants, bluffés par les miroirs électroniques, notre « culture ». Notre belle culture! On a beau se bomber le torse, on crève comme un passager du Titanic , coulant à pic, assis sur une hélice: ça tourne et ça vous pousse en « avant ». Encore faut-il définir ce qu’est un « avant », présumé progrès.

Nous savons énormément de choses. Nous avons une belle histoire de l’art. Nous avons des savants, des utopistes, des poètes, des cinéastes, mais en politique et en affaires nous n’avons qu’un beau malaise de dégâts. Car, comme toujours, notre bipède pensant est adorateur d’un veau: l’or. C’est un calculateur. Un lapsus d’empathie.Une tique accrochée à l’humain …

Une tique….

Les politiciens en boucle 

Les nouvelles, c’est de nous faire oublier l’essentiel: Ce qu’un être humain peut apporter à un autre en terme pratique.  Nous sommes  supposément quelqu’un « d’instruit ». Mais instruit du papier des universités. Mais   « instruit » rarement des rapports entre les humains. Et je vois passer des politiciens au même profil, encore attardés  à la culture du libre-échange, attachés aux théories vieillottes de la « politique ». Bouchés de l’esprit, bouchers de la vie.

C’est la nourriture des bien-pensants. Ces gens qui veulent atteindre un modèle de perfection sociale, modèle dessiné par les grands couturiers avec une propagande déviante vers un but caché: la servitude.

On a créé des moules… Et dans ce conformisme malheureux, comme dans une chaîne de construction de voitures, le but est de bâtir un citoyen « mono-penseur ».  Ça ne vous rappelle pas un certain Hitler? Il est toujours vivant, mais il a changé de méthode ou, plutôt, il l’a mise à la saveur du jour.

Le Web est le stade.

Nous sommes la foule.

Et nous hurlons tous un bel hommage au dictateur et ses Goebbels électroniques. Vous avez 666 amis sur Facebook. Plus vous en avez, plus défilent  les nouvelles dans une sorte de convulsion à laquelle nous nous habituons lentement.

Le pas de lois… La « marche » à suivre. Même les non-conformistes se font prendre dans le tordeur de la machine à laver les citoyens.

L’humain est une éponge à credo…

Gaëtan Pelletier

8 octobre 2014