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Radiographie des U.S.A

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États-Unis: pays qui permet à un citoyen d’être n’importe qui en disant n’importe quoi. 

Rabelais: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme« .

9/11 ou 11/9 en américain

Les États-Unis fêtent aujourd’hui les attentats de septembre 2001. C’est à peu près le seul pays au monde à n’avoir pas subi de guerres …réelles, sauf celles dans laquelle ils se sont entre tués… Un pays bien coloré: ils ont importé des noirs, invités des blancs, et pratiquement rayé de la carte les visages rouges…  C’est le seul pays du monde où la plus célèbres de ses idoles n’est jamais sortie de son pays: Elvis Presley. Il a fait son service militaire en Allemagne. Son gérant était un colonel qui lui a pris 50% de profits. Les américains ne sortent pas de chez-eux. Ils sortent avec un drapeau accroché à leur auto. Un pays ou tuer n’est pas péché, mais absence de patriotisme, si.

Amoralité

C’est le pays du dilemme de la moralité et de l’immoralité. Ils ont inventé la Ford-T et l’hypocrisie. La Ford-T ne roule plus, mais l’hypocrisie est la formule 1  du monde moderne. Grand pays d’un nombrilisme à l’hélium: ils volent plus haut que tous et volent, dévalisent le monde dans un western planétaire. Complaisant à travers eux et les yeux plein de boue vis-à-vis le reste du monde. Les États-Unis n’ont aucune empathie pour le reste du monde, ni de compréhension et respect de la différence, de la richesse des cultures. On ne veut pas « aimer le monde », on veut le remodeler, l’aplanir.

Conquérants furtifs et vicieux

Le conquérant est désormais planétaire, destructif, faux moralisateur, religieux tout en étant dieu et diable à la fois. Si l’homme descend du singe, le singe devait être américain. Sinon, c’est dieu tout court et en 7 jours. On ne lésine pas… Ils ont également créé la techno-économie d’une fabulatrice construction pour éteindre par une barrière de langage toute résistance. Le reste se règle par les armes et la vente des armes.

On comprendra que ce grand falsificateur vicieux, de par sa réussite d’un monde étourdi de progrès, a été l’idole planétaire du xxe siècle. De la brillantine des capots de voitures, à la mode, et au vitrail du bien-être festif.

Ils sont pieux, immaculés. C’est là leur certitude. Eux, proclament encore leur mission de « dieu ». La « civilisatrice » et la cicatrice d’une planète profondément  lacérée par la vitesse du ramassis de richesses, même intérieures.

Les États-Unis, c’est le nazisme là où le nazisme n’a pas réussi. Le clan directeur, autant du côté de la richesse maligne et de réussite personnelle, que du pouvoir débile auront réussi à non seulement créer  le plus grand empire, mais le « just in time » aura fait en sorte qu’il n’y en aura plus d’autres à conquérir. C’est d’ailleurs cette affection du un riche pour le pouvoir de créer des uns riches, qui ont esclavagé autant les blancs que les noirs.

En bref, les États-Unis d’Amérique et d’amnésiques seront sans doute à la source – et la cause – d’une finale lancinante de l’humanité.

Là où il n’y a pas de respect, il ne peut y avoir de vie. Les États-Unis, ce temple laïque de 50 États , aura été l’incarnation d’un Lucifer ( pourtant noir) prônant la suprématie de la race blanche en format KKK. 

Gaëtan Pelletier

L’état dévasté

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Un constat fait consensus : la privatisation du monde anéantit la capacité normative des États. Les gouvernements et plus encore les parlements sont mis sous tutelle. Les élections sont le plus souvent vidées de leur sens. Les institutions publiques perdent leur pouvoir régulateur. Les frontières n’ont de signification que pour les pauvres de la planète : l’économie de marché est transnationale.


 

L’État s’est désarmé face au chômage ; il ne maîtrise plus les politiques de croissance ; il perd ses ressources fiscales et ne peut plus assurer la survie des systèmes de protection sociale. Ces pertes le délégitiment aux yeux du plus grand nombre : « elles ne sont compensées par aucun équivalent fonctionnel », souligne Habermas.

 

L’État n’est plus en mesure de maintenir une « communauté de volontés impures », selon la formule de Kant : les instincts et les perversions individuels, destructeurs de la société, ne sont plus contrecarrés par l’éthique de l’intérêt général et d’une quelconque solidarité sociale.

 

Aux yeux des citoyens, la valeur de l’État s’approche de zéro[1]. Ils ont peur de l’insécurité sociale et des violences ponctuelles, telles que les attentats terroristes ; ils ne sont plus libres. Seuls les marchés financiers « surfent » sur un système socio-politique frappé d’anémie et en voie de démantèlement.

 

 

  1. Ce processus de démolition de l’État entraînant une décomposition au moins partielle de la société civile (ce qui contredit ceux qui y placent toutes leurs espérances) est le fruit de la logique du capitalisme financier : il est de nature complexe, relativement lent, car il est le fait de tous, à des degrés divers, bien que les acteurs principaux soient les grands groupes financiers.

 

Nombre de citoyens acceptent de redevenir sujets, en espérant par leur docilité un servage sécurisé. Le discours et la pratique des syndicats réformistes les y encouragent. A défaut d’émancipation et des participation aux décisions, la démission et la passivité sont des « refuges » !

 

La dévastation de l’État occidental suit ainsi un cours apparemment « naturel », avec un minimum de heurts et de réactions sociales et politiques. Cet État a néanmoins besoin d’ennemi pour exister encore ; il s’affirme avant tout « sécuritaire » et le politique se restreint de plus en plus à une surenchère dans le domaine de la surveillance, du renseignement et de la répression policière. Le terrorisme islamiste, issu d’une confessionnalisation du vieil affrontement des pauvres contre ceux qui le sont moins et qui expriment le délire du religieux lorsqu’il s’empare du politique, permet, un temps encore, à cet État déclinant de trouver une justification, appelant à une « union sacrée » droite-gauche, stratégie « classique » des temps de « guerre » !

 

Ce sont les oligarques qui mènent le jeu : ils sont « apolitiques », s’affirmant les simples transcripteurs des « lois » qui gouvernent le devenir économique et social de l’Humanité. Leur obscurantisme prétend à la rationalité et toute idéologie (autre que la leur) est récusée. Ils ne sont ni du Nord, ni du Sud, et ne se rattachent à aucune école de pensée : la puissance et l’argent sont leurs seules raisons d’être.

 

Leur « éthique » est la domination par tous les moyens : leurs enfants en font l’apprentissage dans quelques grandes écoles discriminantes comme dans leurs partouzes à Ibiza ou à St Barth, avant de prendre en main à leur tour les rênes des grands pouvoirs privés dont ils hériteront.

 

Par contre, il subsiste dans le monde des États réticents vis-à-vis de la mondialisation. Leur mode de production, leur régime politique, leur niveau de développement sont différents, mais ils ont en commun le défaut majeur de constituer des espaces de « manques à gagner » pour les prédateurs que sont les grandes firmes privées et les Puissances qui les assistent, en premier lieu les États-Unis.

 

Ces Obstacles, qualifiés souvent « d’Etats-voyous », constituant « l’axe du Mal » dans le monde, sont durement sanctionnés : les grands médias les discréditent, les embargos les paralysent, les ingérences de toutes sortes les déstabilisent, dont certaines consistent à assister les opposants ou à acheter des gouvernants.

 

Si ces méthodes ne suffisent pas, le recours à la force armée est utilisé : l’armée chilienne « stimulée » par les États-Unis a ainsi liquidé en 1973 le pouvoir socialiste de S. Allende ; les armées occidentales et l’OTAN ont détruit les États arabes « non fiables » (l’Irak, la Libye, la Syrie, etc.) avec la complaisance d’Israël[2] et de la Turquie.

 

Cette destruction des États « non fiables » n’est pas suivie d’une politique de reconstruction : le chaos est,, soit par volonté délibérée soit par indifférence, maintenu. Sans État organisé, les fractures internes de la population s’intensifient, se confessionnalisent et les pouvoirs privés occidentaux « récupèrent » : par exemple, le pétrole libyen est vendu par certaines milices à bas prix (environ 10 dollars le baril) aux grandes compagnies privées, notamment italiennes et américaines, privant l’économie nationale de recettes vitales[3].

 

Les promesses occidentales de « démocratie » et de développement rapide ne sont pas tenues : le chaos à la libyenne ou à l’irakienne est lui-même très rentable, tout comme le servilisme instrumentalisé style Tchad, Gabon ou Côte d’Ivoire « ouattarisée »[4] !

 

La société internationale est ainsi aujourd’hui composé de Grandes Puissances dont les principaux pouvoirs privés économiques déterminent l’essentiel des politiques étatiques, d’États satellisés, d’espaces (de plus en plus nombreux au Moyen Orient et en Afrique) où règne le chaos. Quelques États cependant surnagent en se refusant à la mondialisation sauvage qu’imposent quelques oligarques, leurs firmes et leurs auxiliaires publics.

 

 

  1. L’État ayant la volonté de sauvegarder sa souveraineté (ce qui est parfaitement conforme aux dispositions fondamentales de la Charte des Nations Unies, que nul n’ose réviser) n’a que deux options face à la volonté dévastatrice des pouvoirs privés et publics occidentaux. A l’exception de la Chine dont l’hyperpuissance la rend libre et invulnérable.

 

 

La première possibilité est la capitulation. C’est la voie, à court terme, la moins perturbatrice du désordre international établi : « l’alignement » (ouverture du marché, privatisations, paiement de la dette, quelle qu’en soit la nature, pluralisme de façade,…) sur le modèle occidental est devenu, depuis la disparition de l’URSS, la position la plus communément adoptée, particulièrement par les États du Sud.

 

Cette subordination n’est pas nécessairement impopulaire. Les bourgeoisies locales se sentent protégées dans leurs privilèges. La caste politique de même échappe à ses responsabilités devant les citoyens, pour ne les assumer que devant les maîtres du monde (firmes transnationales et Grandes Puissances). La pénibilité pour les gouvernants est limitée ; la soumission, malgré l’humiliation, peut rapporter quelques prébendes. Elle assure la stabilité et n’est pas incompatible avec une façade souverainiste, mettant en cause « l’étranger » lorsqu’on s’adresse au peuple ! Une partie de la jeunesse, y compris la plus démunie, rêve de la consommation « à l’occidentale », elle est séduite par l’american way of life mise en scène en permanence par les grands réseaux médiatiques. Certaines couches populaires croient au miracle économique et social pour peu que le pays s’intègre au marché mondial, dans le sillage des Grandes Puissances, c’est-à-dire avant tout des États-Unis. Enfin, la corruption largement « démondialisée » offre des solutions de sortie individuelle à la misère de masse.

 

La seconde option est la Résistance. Elle est le fait de quelques pays dont les modes de production, le système et la culture politique, le niveau de développement peuvent être très différents.

 

Cette Résistance peut s’appuyer sur le nationalisme, une forme de socialisme, telle ou telle religion, etc. afin de créer la cohésion sociale nécessaire pour affronter les Grandes Puissances. Mais la gestion de cet affrontement est très complexe. Elle exige des gouvernants à la fois la mise en œuvre d’une stratégie radicale (donnant naissance dans l’ordre interne à une opposition sans concession) et d’une tactique très souple dans l’ordre international pour contourner les obstacles que les grands intérêts privés leur opposent[5]. La promesse d’une émancipation sociale pour le plus grand nombre, qui est souvent faite, se heurte à des réalités difficilement surmontables tant les rapports de forces sont inégaux ! Elle se paie d’un prix très lourd, particulièrement pour les petits États. L’État russe lui-même est en permanence accusé et sanctionné, comme il l’était à l’époque soviétique[6] !

 

La surveillance de masse des communications et la surveillance « ciblée » organisée par les services américains rendent « transparents » tous ceux qui sont définis comme étant les adversaires des Occidentaux. L’argent versé en soutien aux oppositions permet le développement d’actions de déstabilisation : des ONG, sous couvert de « défense des droits de l’Homme », qui reçoivent des fonds occidentaux, sont en fait des partis d’opposition recevant des fonds de l’étranger[7]. Ce que ces oppositions font dans l’ordre interne est largement médiatisé à l’international afin de bénéficier d’un appui de l’opinion. Cette pression extérieure s’exerce aussi sur les personnalités les plus « fragiles » du pays visé : les pouvoirs occidentaux sont en mesure d’acheter des éléments « utiles » de l’appareil d’État résistants et ne s’en privent pas !

 

Aussi, l’État qui refuse « l’alignement » est conduit à se constituer en « citadelle », ce qui favorise la critique qui lui est portée. En effet, le pluralisme et les liberté facilitent les ingérences des puissances riches qui les instrumentalisent à leur profit. La démocratie libérale favorise un « désarmement » idéologique et politique incompatible avec le refus d’être « mondialisé » par des intérêts étrangers[8]. Les réformes économiques radicales telles que les nationalisations (qui ne sont qu’une étape dans le processus parfaitement conforme à la légalité internationale consacrant le libre choix du régime socio-économique et de l’édification d’un mode de production non capitaliste), provoquent des sanctions de toutes natures, notamment financières et d’embargos faisant obstacles à cette mutation. Ces représailles illicites étranglent l’économie nationale et rendent la vie des citoyens difficile[9], ce qui conduit à un mécontentement social à l’encontre de l’État ! Les gestionnaires de la Résistance sont alors accusés d’incompétence, d’inefficacité économique, et comble de l’iniquité de « totalitarisme » par les Puissances qui sont en fait les premiers responsables de la situation !

 

Le paradoxe, c’est que les progressistes occidentaux sont nombreux à porter des critiques sévères sur ces États-Résistants, joignant ainsi leur voix « moralisatrice » aux critiques des observateurs occidentalistes au service des grands intérêts privés dominants.

 

Pour ce « occidentalistes », donneurs de leçons, au premier rang desquels se trouvent ceux qui sont inspirés par la social-démocratie, ces États ne répondent pas aux « canons » abstraits qu’ils ont élaborés dans leurs bureaux confortables. Ils semblent n’être prêts à être solidaires que d’un État doté de toutes les vertus, champion de toutes les libertés, exempt de toute corruption, ayant surmonté toutes les crises. Or, cet État n’existe évidemment pas. L’intelligentsia occidentaliste peut donc rester attachée au système qui la fait vivre sans problème de conscience[10] !

 

En effet, la souveraineté nationale n’est pas à la mode. Le nationalisme ne l’est pas davantage bien qu’il tende, dans les pays menacés par les grandes puissances, à s’identifier au progressisme, par exemple, dans le monde arabe face à l’envahissement islamiste et à l’impérialisme étasunien.

 

Pourtant, c’est la conjugaison d’un nationalisme et du socialisme (mêlés aux valeurs de la civilisation locale) qui a permis par exemple à Cuba et à la Corée du Nord de subsister malgré un blocus de plus d’un demi-siècle ! C’est le réveil du patriotisme russe qui participe de la reconstruction de la puissance russe.

 

Chez les progressistes occidentaux, on préfère la mort héroïque de S. Allende et l’élimination de la tentative socialiste chilienne, voire même soixante-dix ans de défaites palestiniennes : les vaincus ont meilleure presse, on ne peut leur reprocher trop d’abus de pouvoir.

 

Ce pseudo-romantisme exprime surtout qu’en Occident, des contradictions profondes neutralisent une radicalité jugée trop « coûteuse » pour ceux qui y adhéreraient. Il y a en effet volonté révolutionnaire à condition qu’il n’y ait pas de révolution, goût pour un certain socialisme sous réserve de ne pas mettre en cause le mode de production capitaliste, rejet de la tyrannie sans vouloir les moyens de la détruire, solidarité avec les opprimés mais indifférence vis-à-vis des démunis ! Cette intelligentsia relevant de la pseudo « gauche moderne » est très éloignée d’un catholicisme conservateur comme le lucide Léon Bloy lorsqu’il écrit : « Le riche est une brute inexorable qu’on est forcé d’arrêter avec une faux ou un paquet de mitraille dans le ventre » (Le sang des pauvres. Arlea. 1995).

 

Les partis « socialistes » sont dans le coma dans toute l’Europe, mais leur esprit contamine le monde de la pensée. La sacralisation de l’individu est désincarnée : l’individu est aujourd’hui atomisé, isolé, déterminé par des contraintes extérieures dont il n’est pas toujours conscient car les rapports marchands sont partout et nulle part. Ce n’est plus celui conçu par les Lumières et la Révolution Française dont l’héritage est souvent renié.

 

Alors que règne le capitalisme financier, ceux qui rejettent l’État-Résistant et acceptent le démantèlement du leur, en fait, ne veulent rien si ce n’est un statu quo confortable pour eux-mêmes. Ils sont les adeptes d’une apathie généralisée en refusant les moyens nécessaires aux objectifs « humanistes » qu’ils prétendent poursuivre.

 

Doit-on attendre que l’Homme change pour tenter d’édifier un autre monde ? Les droits de l’Homme surgiront-ils spontanément dans les sociétés lourdement sous-développés ? Quelle « société civile », armée de quelles ONG, est en mesure de faire comparaître le capitalisme financier devant un éventuel nouveau Tribunal de Nuremberg ?

 

Changer la vie ne peut être une fête. Ce ne peut être qu’un processus historique douloureux, difficile, ponctué d’erreurs, de contradictions, voire de crimes. C’est la sueur et le sang des peuples qui bousculent l’Histoire. C’est un phénomène riche que la recherche dans divers pays de méthodes nouvelles, de structures inédites à construire pour mener le combat politique. Mais ce désir « d’horizontalité », comme l’exprime dans une certaine mesure le Forum Social Mondial ou plus modestement le mouvement « Nuit Débout » n’exclut pas la capacité organisationnelle des partis et la « verticalité » du pouvoir d’État.

 

L’État qui n’est évidemment pas une réalité éternelle n’a pas épuisé son rôle historique. Il reste une arme vitale dans l’ordre interne comme dans le désordre international contre le capitalisme financier, pourvu qu’il participe à la lutte des classes internationale contre les maîtres actuels du monde.

 

Source: Investig’Action

[1]Voir J. Ziegler. Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent. Fayard. 2002 (notamment le chapitre sur « la mort de l’État ») p. 117 et s.

[2]Les hôpitaux israéliens, par exemple, soignent les blessés syriens appartenant à la rébellion armée contre le régime de Damas !

[3]Les forces spéciales américaines, françaises et italiennes développent leur politique en territoire libyen en servant avant tout les intérêts des grandes compagnies pétrolières occidentales.

[4]Les gouvernants français, très préoccupés de « légalité » … formelle, réclament toujours aux pays qu’ils contrôlent l’organisation d’élections légitimatrices, quelles que soient les conditions dans lesquelles elles se déroulent, pourvu que les résultats leur conviennent (ce qui n’avait pas été le cas lors de la réélection de L. Gbagbo en Côte d’Ivoire, ce qui a entraîné son élimination par la force!).

[5]Les États que l’Occident tente d’isoler sont amenés à conclure des accords qui sont parfois contre nature (voir par exemple, le rapprochement Russie-Turquie en 2016).

[6]Voir R. Charvin (préface M. Collon, postface P. Lévy). Faut-il détester la Russie ? Vers une nouvelle guerre froide ? Edition Investig’action. Bruxelles. 2016.

[7]Certains États, se sentant menacés par l’intrusion de cet argent étranger dans leur vie intérieure, exigent l’enregistrement de ces ONG comme « organisations étrangères ».

[8]Dans certains pays du Sud refusant la subordination aux États-Unis, comme le Nicaragua par exemple, les grands médias nationaux sont sous la tutelle de la bourgeoisie locale, soutenue par les États-Unis. Selon D. Ortega, le leader de l’opposition nicaraguayenne « c’est l’ambassadeur des États-Unis » !

[9]La Corée du Nord subit un embargo quasi-total depuis près de 70 ans pour des motifs différents selon les époques. Cette tentative d’asphyxie est accompagnée d’un dénigrement systématique de la politique qui en résulte.

[10]Il apparaît que ces intellectuels à « l’avant-garde de la liberté » soulèvent en 2016 la problématique des mains sales de Jean-Paul Sarte qui remonte à 1948. Le héros principal de la pièce de Sarte est Hoederer qui accepte par nécessité de payer le prix qu’impose la révolution, ce qui n’est pas le cas de Hugo qui veut garder les mains « propres », mais qui en fait n’a pas de mains du tout !

– See more at: http://www.investigaction.net/letat-devaste/#sthash.yhlDh8tb.dpuf

Les désanalyses. Chapitre cinq : la défabrication de l’humain

Sarkozy

Photo: exemple de blatte brouillée

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Vive le totalitarisme furtif!  Gisèle Tardif

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Un auteur, dont j’ai oublié le nom, disait que les hommes politiques, en temps de paix avaient fait  plus de dommage que les guerres du 20 ième siêcle: 170 millions en temps de paix, et 100 millions pendant les guerres. En ce début du 21 ième siècle,  probablement avons nous dépassé ces chiffres en quelques années.  En toute logique, ce serait la raison pour laquelle il vaut mieux être en état de guerre qu’en état de paix. Le politicien qui se frotte le nombril pour faire sortir son génie, est un transporteur de contrats. C’est l’homme d’affaires des hommes d’affaires . Mais en réalité, c’est l’inverse… Le rôle du citoyen est de trouver le revers de l’inverse. De sorte que tout le monde est perdu. Les sacrifiés ne sont plus déterrables de leur charnier. Il n’y a pas de charniers visibles. Il n’y a que des dommages collatéraux fantomatiques. Ça, c’est dans la vie de l’échiquier politique journalier. De temps en temps, ou trop souvent, les deux s’emmêlent: on ne sait plus si c’est un jeu politique ou une guerre.

C’est l’ère de la tyrannie de la bêtise. Mais laquelle? C’est de la construction d’un individu dans un groupe et de par un groupe qui qui construit l’individu. Il n’y a pas seulement maman et papa qui nous mettent au monde. Il y a la société. Et la société c’est le grand bain des valeurs, de l’éthique, bref, du formatage de la personne humaine par la soi disant éducation.  Y compris les médias sociaux et tout l’appareillage d’information torsadé.  De temps en temps, voire souvent, il faut se former soi-même à partir du moment où l’on constate l’hégémonie dominante et destructrice.

Hélas! L’esprit humain est une éponge à dieux. Il avale  des dieux comme de petites pilules, en people, version laïque du descendu sur terre pour jouer du cerveau et refaire le monde en quatre ou cinq ans.  Hillary Clinton sera le nouveau dieu d’un pays qui a placé dieu sur un billet de banque. C’est une valeur… En partant, c’est le nerf de la guerre. J’en suis venu à la conclusion que l’Amérique ( USA) vit en mangeant des autres. Ils ont créé le cannibalisme planétaire… blanc. La faim dont on ne sait quoi mène à la fin dont on sait qui. Ou presque…

Le plus important de toute cette bulle qui boursoufle comme des crapauds ayant trop fumé de cette économie qu’ils n’arrivent pas à arrimer au véritable progrès est qu’ils construisent par ignorance sèche toutes les machines- ou les entretiennent à coups de subventions- les humains qui deviendront des blattes par la culture ( et le système d’éducation marchandisé) de blattes supérieures ( de pouvoirs) en blattes inférieures. Ce qui signifie que l’ignorance est en train de prendre le pouvoir sur la connaissance. Le pouvoir d’être sourd a vaincu  le pouvoir d’entendre.

Je ne sais si j’ai été clair. Je vais tenter de l’être: nous sommes les  civilisés les plus ignorants qui donnons nos vies à des plus ignorants. De sorte que la prochaine génération de dirigeants politiques en sera une plus pauvre donnant naissance à une autre plus pauvre en terme de capacité d’analyses , de pouvoir réel, mais champions dans les formules.  De sorte qu’à brouiller l’incompréhension pour tromper les peuples, on ne construira que des brouillés.  Alors, ce sera la démocratie complète mais stupide: un brouillé non dirigeant sera aussi brouillé qu’un dirigeant. Tout le monde est ego…

Gaëtan Pelletier

Le cochon scribe

Bosch Le cochon scribe

La classe des scribes formait la base de l’administration de l’État et c’est chez elle que se recrutait l’élite intellectuelle du pays [l’Égypte] (M.-A. Hussein, Les Orig. du livre du papyrus au codex, trad. par R. Savoie, 1971, p. 13). Caen 

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Les scribes politiques écrivent avec leur nombril et leur innocence patentée la grande noirceur des États qui définissent les mots, généralement pour les adoucir. On parlait jadis de « ressources humaines ». On a gommé le mot humain pour modifier la formule: « capital humain ».  Le « dépromu » au rang de la monnaie fait maintenant partie de l’échiquier mondialiste des trafiquants d’esclaves assujettis au monde du travail mondialisé. On peut vivre au Canada et manger de la saucisse de Hongrie. Question de coûts de main-d’oeuvre et de tout un arsenal de causes invisibles et volontairement cultivées pour faire de la Terre une boulette achetable. Mais le prix à payer est que les éleveurs de saucisses crèvent de faim dans leur « propre » pays.

Le lièvre et la torture 

Ce n’est pas une fable, c’est la direction de l’Humanité vers une cible implacable de la disparition et d’une Shoah planétaire: car le lièvre des affaires, dans son pouvoir et sa rapidité rend tout à fait risible le ventriloque politique pris au sérieux par ceux qui malheureusement n’ont rien compris. Le lièvre est efficace et électronique, le politique, même avec des élections aux six mois n’arriverait pas à « changer le monde ». Une illusion optique épileptique… On vit dans une toile de  Bosch Bush Boss, avec ses bizarreries en apparence anodines et sans significations, avec ses monstres maquillés et lustrés de titres. Mais on votera… À chacun son joujou de la finance. À chacun son animalcule ou son ensemble de groupies sniffant leur ligne de parti.

La torture de la grimace démocratique dure et perdure sans qu’il n’y ait aucune victime. C’est le mensonge dutemps…  « L’éternité c’est long, surtout vers la fin« , disait Woody Allen. La torture, elle, semble ne pas avoir de fin. On dirait qu’elle s’affine au fil des décennies. On dirait qu’elle s’aiguise au  point d’être une aiguille invisible.

L’accord parfait 

Il fut un temps durant lequel les humains étaient des sujets. Puis ils devinrent des verbes. Puis lentement des compléments d’objets directs ou indirects. De sorte que l’on se retrouve avec une phrase parfaite: sujet, verbe, complément. Mais le sujet et perdu, le verbe inutile. Il reste le complément. Dans les grandes phrase sociétaires il n’a plus d’action. C’est un homme-outil. Pas plus important qu’une tronçonneuse ou qu’un tourne-vices. Pourvu qu’ils soit « qualifié ». en éducation, c’est la compétence. Pour le savoir, vous devez être ignorant. Même dans le grand Canyon des formules préfabriquées et solennelles larguées par les sociétés.

Maintenant, l’ignorance a plus d’importance que le savoir réel. La prise de conscience… Et pis encore: le verbe est mort écrasé sous la machine à sous sautillante qui valse et danse dans l’arrière  scène qui rappelant  les premières images de cinéma: plus d’ombre que de lumière.

Le petit tableau des scribes 

C’est comme les tableaux de Bosch: on a les humains qui se tortillent dans cet enfer, suant dans une cale de Titanic, aplatis par le stress, et retroussés par la gente pharmaceutique et ses poisons lents. On a les autres, victimes des gurus de la finance, totalement déphasés, un cochon qui vous embrasse aux quatre ans, et qui vous murmure à l’oreille, habillé en bonne sœur, que tout va bien.

Pile ou face 

Puis dans la cuisse une pile connectée au cerveau: cadmium, mercure, plomb, lithium. En France seulement, on doit consommer environ 1 milliard de piles par an. 2% de recyclables seulement.  Imaginez le nombre de piles fabriquées en Chine qui parcourent le monde! Imaginez les armes désuètes, les pays saccagés, la faim, la soif, la misère.  Le travailleur est une pile que l’on jette après usage. Tout ça fait partie de la mécanisation du ramassage des richesses glanées par les systèmes sophistiquées d’une mafia mondiale. Les stratèges du « scribisme » ont étendu leur pouvoir jusqu’à ce que l’être humain n’ait plus de visage: il est masqué et étouffé dans le masque de fer. Puis il devient ce persona  théâtral sans visage.

La vie de par les institutions invisibles ne sera plus possible à l’avenir. Si elle devient possible de par notre passivité, nous ne seront qu’une toile Bosch dont personne n’aura compris le sens. Puisqu’il n’y aura plus personne pour la regarder….

Gaëtan Pelletier

Juillet 2015

Entendez-vous les sourds?

surdité

Il est difficile de faire comprendre quelque chose à un homme quand son salaire dépend du fait qu’il ne la comprenne pas.

Upton Sinclair 

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Chez les politiciens, il y a un art d’être sourd qui est profondément agaçant. Tous attelés à leurs rituels, avec les meilleurs économistes pour les conseillers, le facteur humain n’entrera plus jamais dans grandes formules économiques pour améliorer la qualité de vie des citoyens.

Les politiciens sont sourds à tout ce qui bouge, qui démontre, qui dessine le calvaire à venir. Pourtant, ils font la sourde oreille.  Il n’y a pas que « leur capitalisme » qui se fissure, il y a cette race humaine en train de boire et de manger tout le bouillon infect d’une pollution illimitée. Le 1% et le 0.01% son en train de ronger tout ce qu’il y a à ronger en ce monde pour l’envoyer dans un coffre fort. Le richesse  est une loto ambulante pour les faibles d’esprit. Un malheureux credo.  Mais tout l’art de cette réussite n’est-il pas cautionné par l’État, ses écoles, et son système parallèle de formation par une recrudescence d’apparences de « réussites »?

Personne ne semble se poser la question à savoir où sont les vrais terroristes. Bien sûr, il existe le célèbre État Islamique qui fait frémir les populations. Mais il y a une autre forme de terrorisme fantôme dans nos pays mêmes: ceux qui nous dirigent sous l’appellation mensongère de démocratie. Ellen’est que trop liée,  sans le savoir, à la voie unique de l’économie prétendument salvatrice. Mais l’économie sauve « quoi » et « qui »? Rien ni personne. Sa façon de procéder créée maintenant plus de problèmes qu’elle ne peut en gérer.

On ne peut pas sauver les humains en détruisant la Terre. C’est la formule mathématique la plus banale qui soit. On ne peut pas les rendre riches en détruisant leurs richesse de base pour la faire dévier en un bouquet d’invisible. Et pourtant c’est ce qu’ils font. Et la preuve que ça ne fonctionne pas nous gifle chaque jour. Nous sommes en train de tout perdre de nos acquis de milliers d’années d’évolution . Tout ça pour confier à des politiciens et des économistes une planète d’une si grande richesse qu’elle mériterait d’être sous les lois des poètes et des philosophes.

Gaëtan Pelletier

Comment la mondialisation a tué les bisons

Bisons

 

Il est maintenant plus que possible que la race humaine soit exterminée par cette recherche frénétique du profit pour le profit. L’étourderie des commerçants mondiaux et leurs pouvoirs de destruction dans une surexploitation des ressources. Et parmi ces ressources se trouve désormais l’homme-outil, lui-même marchandise. La mondialisation n’a pas seulement tué les bisons, car en poursuivant les moyens actuels de  d’une économie qui buldoze tout, sans réflexion,  ce n’est ni plus ni moins qu’un suicide collectif.  

Gaëtan Pelletier 

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Gilles Raveaud

Scott Taylor, professeur à l’université de Calgary (Canada), a fait une découverte : la quasi-extermination des bisons aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle n’est pas le résultat de la pression démographique des colons, ni de la chasse des Amérindiens ou de la construction du chemin de fer.

Elle résulte en fait d’une hausse massive du commerce entre les Etats-Unis et l’ancienne métropole colonisatrice, le Royaume-Uni, elle-même conséquence d’une innovation anglaise dans le tannage des peaux.

La population de bisons aux Etats-Unis a été pratiquement exterminée au cours du XIXème siècle : tandis que les bisons étaient 20 ou 30 millions au XVIème siècle, ils n’étaient plus qu’une centaine à la fin du XIXème siècle.

Selon Scott Taylor, il a fallu cent ans aux colons pour tuer tous les bisons vivant à l’est du Mississippi. Par contre, de manière tout à fait stupéfiante, les 10 à 15 millions de bisons restants dans les hautes prairies ont été massacrés en à peine 10 ans. Comment est-ce possible ?

Vers 1830, les bisons avaient été exterminés à l’est du Mississippi. A cette époque, les bisons étaient chassés par les indiens pour leur viande mais aussi pour leur peau, échangée dans les villes. Dans les années 1840, les colons ont poursuivi leur avance dans les grandes plaines jusqu’en Orégon et en Californie.

Les mouvements de population ont alors séparé la population de bisons en deux, au nord et au sud, matérialisée par la construction de la ligne de chemin de fer de la Union Pacific Railroad au cours des années 1860. A cette époque, en dépit des chemins de fer – détruisant l’habitat naturel des bisons et exerçant une demande croissante pour leurs viande de la part des travailleurs -, du marché local pour leur cuir, et de la conversion des hautes prairies en zones agricoles, la population des bisons n’a diminué que progressivement.

Mais cette situation a évolué brutalement peu après 1870, quand des tanneurs anglais mirent au point une nouvelle technique permettant de tanner les peaux des bisons.

Scott Taylor cite un article du Times de New York d’août 1872 :

Les peaux sont collectées à l’Ouest par les agents des maisons de commerce de l’Est, elles sont simplement séchées, puis transmises soit à New York, soit à Baltimore pour l’exportation…

Le bas prix que ces marchandises ont atteint sur le marché anglais, et la perspective d’une baisse accrue, pourrait à terme mettre fin à ce commerce, mais à l’heure actuelle, les peaux sont chassés pour leur vigueur, et, si le commerce continue, il ne faudra que quelques années pour exterminer les troupeaux.

Le marché des peaux de bison a en effet explosé suite aux nouvelles techniques mises au point en Angleterre, et à la possibilité pour les chasseurs des Etats-Unis de faire parvenir, par l’intermédiaire de maisons de commerce, les peaux en Angleterre. Jusque là, les peaux étaient quasiment dénuées de valeur. Le seul produit commercialisable à partir d’un bison était sa viande, mais ce marché était sévèrement limitée par les coûts de transport.

Taylor évoque les explications habituellement avancées du déclin du bison : la chasse par l’armée des États-Unis, la présence des chemins de fer, et les changements dans les pratiques de chasse des Amérindiens.

Bien que chacun de ces éléments puissent avoir contribué un peu à la baisse de la population de bisons, ses estimations suggèrent que la demande du marché mondial a joué un rôle central :

Les données sur les exportations nouvellement construites soutiennent l’hypothèse d’abattage axée sur les exportations, tandis que les explications alternatives que sont les chemins de fer, l’armée, ou les Amérindiens, semblent jouer un rôle beaucoup plus faible.

Les ordres de grandeur sont considérables. Mes résultats suggèrent qu’environ six millions de peaux de bison ont été exportées au cours de la période 1871-1883, ce qui correspond à la mort de près de neuf millions de bisons.

Pour Taylor, trois facteurs économiques cruciaux expliquent le massacre :
– une innovation dans le tannage des peaux
– le libre accès (sans coût et sans restrictions de quantités) des chasseurs aux troupeaux de bisons
– des prix mondiaux fixes.

Selon lui, le massacre des bisons est un bon exemple de surexploitation des ressources naturelles engendrée par deux phénomènes : une demande en plein essor, et une mauvaise régulation des ressources.

Taylor souligne “le rôle crucial joué par les marchés internationaux” dans cette évolution. Et explique pourquoi elle n’a pas pu être corrigée par les mécanismes marchands :

bien que le massacre des bisons ait été un événement majeur dans l’histoire des États-Unis, cet événement était mineur sur la scène mondiale.

De ce fait, certaines des propriétés typiques du système de prix du marché, comme l’isolement [le fait que chaque marché soit séparé des autres, ce qui permet d’établir le prix de chaque marchandise] et de signalisation [hausse du prix lorsque la ressource se raréfie] n’ont pas pu fonctionner.

Commentant ces résultats, Timothy Taylor (sans lien avec Scott), en conclut que lorsque de petits pays et des petites économies à travers le monde expriment leurs craintes que la combinaison de nouvelles technologies et d’une hausse de la demande mondiale anéantissent leur habitat naturel ou leurs ressources, les Américains devraient écouter.

Il note par ailleurs que la quasi-extermination des bisons fait partie des événements qui ont mené à la création d’un mouvement environnementaliste américain. Selon Scott Tayloe,

Pour de nombreux Américains de l’époque, le massacre semblait inutile et mauvais (…). L’abattage du bison a été déterminant dans la montée du  mouvement conservationniste à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

La quasi-totalité des acteurs importants dans le mouvement conservationniste, comme Teddy Roosevelt, John Muir, et William Hornaday, avaient été des témoins de ce massacre.

La création du système des parcs nationaux en général, et celle de Yellowstone, en particulier, reflètent la répulsion que beaucoup éprouvaient à l’égard de l’abattage des bisons sur les grandes plaines.

http://www.leconomiepolitique.fr/

Nourrir dans l’indignité

 

Repas 2

Photo: viande hachée et brocoli. Au menu des CHSLD: Centres d’Hébergement et de Soins de Longue Durée ( Crédit photo, Jean Bottari, facebook. )

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La machine à leurrer tourne à 12,000 tours-minute. Un vrai moulin de F-1.

Les politiciens sont comme les Ford-T : dépassés. Dépassés par ignorance, vivant dans leurs limousines, leurs réunions, et se noyant dans une bouteille d’eau. Le minus, champion de la formule creuse, est en train de laisser les gens aller vers l’absolue pauvreté. Et l’absolue pauvreté est déjà « sur les rails » ( beau cliché !). On ne répartit plus la richesse, on répartit les emplois. Du moins ceux qui restent. Ceux qui ne sont pas enfuis à l’autre bout du monde parce qu’un travailleur coûte trop cher. Si un travailleur coûte trop cher, demandez donc à votre ficelé politicien combien coûte un ignare aveugle. Ceux qui se lamentent dans une courte carrière – nantis du cerveau ( encore une notion à considérer), mais chiches de l’âme – ont le loisir de travailler servir leur pays et leurs citoyens. Déjà qu’il manque un as  à servir, c’est mal parti.  Ce doit être un lapsus…Une chose est sûre: on crée maintenant des mendiants dans tous les pays riches du monde. À commencer par le pénible États-Unis qui aura bientôt les moyens de se payer une Présidente. On a eu un noir. On aura une blanche. On a eu un des hommes. On aura une femme.

Tout pays confondu, la nouvelle monarchie planétaire est une bande de blattes INC. On n’y changera rien. Puisque le nombre d’imitateurs en files pour devenir riches, célèbres, ou participer au progrès du monde avec une vision de pirate outillé d’un œil crevé et d’une jambe de bois. Avec Ça, le monde du travail est une usine de Ford. Une usine mobile. Le travailleur se réveille un bon matin, oups ! L’usine est fermée. Un autre se réveille, oups ! J’ai été remplacé(e) par un robot.

Savez-vous de quoi débattent nos civilisés vendeurs d’armes et de formules passagères ? Mourir dans la dignité. À voir nos vieillards bouffer des omelettes carrées, des pommes de terre floconneuses et des petits pois gros comme des billes, comme dirait l’autre : ça craint. Surtout quand on les voit ravinés  de veines, tremblotants, les articulations tordues par les os qui semblent se recroqueviller pour rentrer dans un tombeau, ça nous émeut. Bizarrement, on a les moyens de les bouffir de médicaments, mais pas de nourriture… Une seule pilule peut coûter tous les repas de la semaine. Oui, une seule ! Alors, pourquoi ne pas les nourrir convenablement et avec amour ?  C’est que maintenant, nous sommes tellement avancés dans le progrès que l’on nourrit davantage les industries pharmaceutiques en format subventions.

L’apogée du cynisme et du risible est contenu dans une vieille formule : on est ce qu’on mange. À force de vivre dans ces poisons sociaux et de déni du recul de notre qualité de vie par l’énorme outil du capitalisme mondialiste  qui échappe auxdites surveillance des États, nous sommes dans une bizarroïde matrice remplie  d’incultes élus fugaces qui se tordent les neurones et leur pseudo morale sur le mourir pendant qu’ils en font mourir une multitude.

Gaëtan Pelletier