Archives de Tag: MELS

Le résultat de l’étude du renouveau pédagogique: l’histoire d’un trottoir….

Selon le ministre de l’Éducation du Québec, Yves Bolduc, la réforme scolaire n’est pas un échec. « Le chercheur lui-même affirme, dans l’étude, qu’il faut être très prudent, souligne M. Bolduc. C’était au début de la réforme et le nombre de personnes évaluées n’est peut-être pas suffisant pour montrer une différence. »

Yves Bolduc affirme qu’il faut envisager la situation dans une perspective à long terme. Radio-Canada  

***

Le principe de Peter, également appelé « syndrome de la promotion Focus », est une loi empirique relative aux organisations hiérarchiques proposée par Laurence J. Peter et Raymond Hull dans l’ouvrage Le Principe de Peter(1970)1.

Selon ce principe, « dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s’élever à son niveau d’incompétence » avec le corollaire qu’« Avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d’en assumer la responsabilité. » Wikipedia  

Mensonge ou ignorance?  Les deux…

Une étude qui fait le bilan de son étude avec une multitude de facteurs manquants est une arnaque et une escroquerie de la même manière qu’on s’y est pris au début de la réforme en embauchant des incompétents « livresques ».

Ce qu’on est obligé de livrer dans les résultats de cette étude est impossible à cacher. Mais la réforme vue par les écoles, les enseignants, on ne vous en parlera pas. C’est la SQ qui enquête sur la SQ.

Ceux qui sont impliqués dans l’enseignement savent bien  que depuis dix ans la réforme a utilisé des pouvoirs et des « conseils » de dilution en donnant carrément des diplômes aux élèves qui étaient incapables d’en acquérir un. C’est la face cachée de ce que personne n’apprendra si il ne met pas les pieds dans le merveilleux monde de l’enseignement. 

Pour faire réussir les élèves, la matraque fasciste des dirigeants a abaissé les exigences pendant dix ans. De cette manière, l’échec « léger » déclaré sur les médias est un échec TOTAL dans la réalité.  Bref, c’est un mensonge livré et malhonnête en camouflant toutes les manigances pour amoindrir les résultats des échecs….

Si vous allongez votre café 10 fois et que vous mentez en disant qu’il n’a pas été allongé, vous êtes un menteur.  Ce qui ne porte pas à conséquence… Mais dans un « pays » comme le Québec, de par des gens payés pour nous donner un portrait réel de cet échec, nous avons droit de savoir.

Le résultat « mitigé » est une catastrophe, alors qu’il est présenté comme un simple échec. Tous les enseignants avec qui j’ai travaillé étaient sceptiques face à cette réforme. Mais on l’a imposée comme si nous étions tous des ignorants.

L’échec des « autres » 

Même Simon Larose, directeur du projet d’évaluation nous donne le portrait d’un mollusque qui a une main dans le dos: celle du « cerveau » Yves Bolduc, un incompétent dans le domaine de l’éducation qui suave de propos « généraux » , style « barbe-à-papa », pour voiler son ignorance totale. Mais il n’est pas le seul. Dans les gouvernances précédant le constat actuel, les autres « ministres » ont été des passants politiques manipulés.

Toute cette tribu de spécialistes livresques, embaucheurs d’idéologues « mangeurs de livres » et de concepts abstraits est en fait dû à l’embauche des « spécialistes » . Les politiciens, eux, sont des gens qui passent leur temps à se laver les mains. Ponce-Pilate qui se copie-copie.

L’échec, le vrai, c’est celui de ceux-là même qui ont été éblouis par les concepts abstraits des enchanteurs pédagogues.

Le peuple a beau se plaindre: condamner les enseignants pliés pour vivre, les politiciens vendus pour avoir du pouvoir, et les incapables, incapables d’avouer clairement leurs torts.

Tous ces gens-là se livrent à un balayage sous le tapis.  C’est d’une malhonnêteté qui est pire que celle du crime organisé puisque ces « décideurs-analyseurs » au pouvoir sont censés être là pour améliorer les sociétés. Ils sont là pour le « bien »…

De leur côté, les auteurs de l’étude soulignent qu’il se peut que des enseignants aient eu du mal à s’approprier les nouveaux cours apportés par le renouveau pédagogique. Peut-être ont-il manqué de soutien, « ce qui a pu ébranler leur sentiment d’efficacité en classe et, indirectement, la réussite éducative de l’élève », écrivent les auteurs.

Ah! Ils ont « raison » les alchimistes du savoir? Il ne leur viendrait pas à l’idée que la réforme est un échec à cause d’EUX. 

03

Ils n’ont pas dessiné un mouton, ils ont tenté de faire apprendre à un élève comment défibrer un cerveau et le refibrer par l’école. C’est pas beau? En réalité, ils ont travaillé pour EUX.

Des manipulateurs à neurones escargots… Ça rampe à salaire élevé. Et ça nous bousille un monde avec du sirop de langue.

Vous vous prenez pour qui? Des conducteurs d’OVNIS?

Ah! J’oubliais… Dans un monde de merde tel que dessiné par vos gros traits, comment un élève peut-il être honnête à l’école et malhonnête dans son travail? C’est ce que la société lui enseigne en version « transversale ».

Être malhonnête pour survivre, ça c ‘est transversal.

Être esclave et barbouiller de concepts de théories fumeuses,  pour vivre de son nombril grand-canyon, ça c’est transversal.

Il y a le « transversal » économique et le « transversal » du pouvoir.

Quand tu marches et que tu te rends compte qu’au bout de trois ans le trottoir est craquelé, le constructeur dira que le marcheur marche mal.  Mais si tu n’es pas trop bête et que tu a sourcillé devant la clique des intellos et des vendeur, des politiciens cracheurs de feu, tu comprendras que le politicien t’as promis un trottoir et que tu l’as, qu’il se doute que le constructeur a fait  un « trottoir allongé » ( comme le café) à l’eau.

Puis, au bout de dix ans, le constructeur sera au chaud dans le Sud et le politiciens  « déménagé » dans un autre domaine.

Et ils te diront:  » On a construit selon les normes ».

Ils te cacheront la réalité:  » C’est nous qui fixons les normes » …

Mais, surtout… C’est nous qui contrôlons les normes.

Et ça marche…

Gaëtan Pelletier

 

Éducation: le génie pédagogique des Hell’s Angels

 

HELLS ANGELS

Pour le Medef, « la compétence professionnelle est une combinaison de connaissances, savoir-faire, expériences et comportements, s’exerçant dans un contexte précis. Elle se constate lors de sa mise en œuvre en situation professionnelle à partir de laquelle elle est validable.  CV.com

 

En résumé, pour lui, la compétence n’est pas un état, elle est indissociable de l’action. Plus encore, elle « ne peut être séparée de ses conditions de mises en application » (1994, p. 20) : elle dépend de la situation et du contexte dans lesquels elle s’exprime. En 1994, il avance l’idée que l’essentiel de la compétence est le savoir-agir : c’est-à-dire savoir-mobiliser, savoir-intégrer, savoir-transférer des ressources dans un contexte professionnel. ( Guy Le Boterf )

02

 

Qui sont les Hell’s Angels?

Une organisation qui, comme toute organisation,  a ses règlements, ses lois, et s’adonne au développement d’activités lucratives. Des businessmen sur deux roues… En fait, c’est l’image qu’on s’en fait. Dans la réalité, c’est tout autre chose…

Le contrôle de l’alcool ayant été pris  par l’État, ainsi que le recul de ce même État pour « légaliser la prostitution », le registre des armes à feu également soumis au contrôle étatique, le racket des affaires entre les mains des rats souterrains de certaines compagnies flamboyantes et vantées par l’État, ceux-ci durent développer leurs propres compétences transversales.

Dans les marchés suivants :

 

Trafic de stupéfiant
Trafic d’armes
Racket
Recel
Proxénétisme
meurtre

On a oublié : fraudes  financières… Ce qui signifie des investissements dans des secteurs commerciaux « blancs »… Soit, l’envers des investisseurs « blancs » qui fouinent  les paradis fiscaux.

Le mal s’investit dans le bien, et le bien investit dans le mal.

C’est le Ying-yang  des yo-yo occidentaux.

Les règlements et conduites chez les Hell’s

 

Les membres du club sont liés par une forte loyauté et cette loyauté a très vite été utilisée par certains éléments durs du gang pour développer des activités criminelles. Ainsi, les hell’s se sont vite impliqué dans le narcotrafic et le trafic d’arme. Plus récemment, le gang a fait parler de lui pour des activités d’extorsions et de fraudes financières. Source

Chaque chapitre dispose aussi de sa propre charte qui oblige les membres a etre assidus lors des réunions ou sorties (avec un systeme d’amende en cas de manquements). La politique de recrutement du gang est trés stricte et certains affiliés doivent attendre plusieurs années avant de rejoindre les hell’s.

***
La première étape est celle du rapprochement durant laquelle un individu peut sympathiser avec des membres du gang et participer a quelques événements. La seconde étape est celle ou l’individu devient un « prospect » (il devient lié au gang sans en en être un membre a part entière) et entame une période d’apprentissage où il est appellé a faire ses preuves et a montrer sa loyauté (souvent on demande aux prospects d’aller récupérer les insignes de membres de gangs rivaux ou non officiels). Enfin la dernière étape est celle de l’initiation pendant laquelle le membre jure loyauté aux gangs et promet de respecter la charte. Source

1. Les membres doivent posséder une moto Harley-Davidson.

2. Aucun Noir ne peut être membre.

3. Il est strictement défendu d’être en contact avec de l’héroïne ou d’en consommer.
4. Il est strictement défendu d’utiliser des seringues.

5. Pas de « burns » ou autres pratiques susceptibles d’entacher la réputation du club.

6. Pas de viol.

7. Le vote unanime des membres du chapitre est requis pour passer de « official hangaround » à prospect ou de prospect à membre.

8. Un vote provincial est suffisant pour créer un nouveau chapitre ou un chapitre prospect (éventuel). La création d’un nouveau chapitre ou d’un chapitre éventuel dans une nouvelle province doit être entériné par un vote national.

9. Tout nouveau membre ou nouveau chapitre est sujet à une période probatoire d’un an.

10. Une division de chapitre doit être approuvée par tous les chapitres ou, en cas d’impasse, par une majorité de 66% des voix.

11. Toute modification des règles canadiennes doit être approuvée par tous les chapitres ou, en cas d’impasse, par une majorité de 66% des voix.

12. Les chapitres sont tenus de faire une sortie sur la route.

13. Un membre qui a des problèmes d’alcool ou de drogue sera mis en quarantaine.

14. Un membre ne peut avoir qu’un seul jeu de patches.

15. Il faut six membres (dans la rue) pour créer un chapitre ou un chapitre éventuel.

16. Les membres peuvent être 30 jours sans moto en état de marche après une sortie sur la route pendant la saison de moto.

17. Il n’y aura ni coup de feu ni feu d’artifice lors des réunions du club.

18. Un membre peut se faire tatouer son back patch après cinq ans.

19. Un membre a droit à un tatouage des Hells-Angels après un an.

20. Un membre qui quitte dans l’honneur doit faire dater son tatouage des Hells-Angels.

21. Un membre qui quitte dans le déshonneur ou qui est expulsé doit faire enlever ou couvrir son tatouage des Hells-Angels.

22. Le membre ou prospect qui prend sa retraite ou qui démissionne doit retourner à son chapitre d’origine s’il veut changer de chapitre. Ce transfert doit être approuvé par les deux chapitres. Un prospect doit devenir membre de son chapitre d’origine avant de pouvoir changer de chapitre. Mémoire du Québec

Bref, les règlements sont similaires à ceux de tout membre d’une organisation gouvernementale, de compagnies sérieuses, de membres des ordres professionnels, des députés, et…des policiers.

66% des voies requises dans les votes. Une véritable leçon de démocratie…

L’école des Hell’s

L’organisation des Hell’s a été fondée en 1948. Depuis, on  reconnaît la compétence des Hell’s Angels dans leur savoir-faire, leur savoir-être, et leur système d’apprentissage. Le  pupitre et les livres sont accessoires :  Pas de bureaux, pas de secrétaires, pas de paperasse inutile, pas de commissions à l’interne pour régler des conflits ou des « soupçons » de corruption ou de trahison.

C’est la rentabilité qui compte.

Ce qui, en termes d’approche pédagogique,  a été nommé  alternance « école-travail ». S’ajoute un  suivi rigoureux dans les embauches : Pas de comités de sélection bidon…

Ils sont assez intelligents pour se méfier de leur propre avocat…

Droit au but : celui qui passe outre la réglementation n’est pas condamné à 1/6ième de sa peine, mais à 7/6ème .

Le triptyque basique

 

  • Connaître
  • Assimiler
  • Maîtriser

 

La question est la suivante : comment ont-ils pu développer une expertise du marché, une compétence aussi intrigante et, surtout, une réussite,  sans organigrammes compliqués et une armée de pédagocrates affectés? Prenez Google et tapez simplement COMPÉTENCES. Il y a là suffisamment d’organigrammes  pour tapisser le parlement du Québec.

C’est la chapelle Sixtine cornichonne de l’ère moderne.

Mais à jeter un œil sur les morphogrammes, voici une prise d’écran des deux premières pages par recherche google :

03

 

04

 

 

 

On dirait un tableau de Dali, expliqué, mais sans tableau…

Du « désart », comme dans désert…

Hell’s Angels et domaine artistique

 

Œuvre de Michel-Ange : Jugement dernier. Chapelle Sixtine.

Il a fallu 9 ans  à Michel-Ange pour réaliser les œuvres de la Chapelle Sixtine.

05

Il fut baptisé : CHUM. Pour Conflit Humano Universel Mondial. On était patient à l’époque… (Celle-là, je l’ai inventée).

06

 

 

Chapelle Six-Pack : Michel –Angel

Par souci environnemental, le Hell utilise son corps comme t emple, en se sculptant une voute taillé au ciseau houblon…

Vous le trouvez dégueulasse?  Bien sûr, vous avez en tête l’image de ce type parfait, mince, affable, qualifié. C’est  une image de marque…

La réalité est celle-ci :

07

 

Image: Homme d’affaires sans scrupules, obligé de se dévêtir pour entrer dans son auto.

Projet : bâtir une table

Les Hell’s procèdent par des éléments intégrés et des normes simples : Loyauté, rigidité, simplicité.

Ce qu’on ne trouve ( mais ce con se trouve)  plus dans nos  sociétés. En occident c’est : Nombrilisme, élasticité, complexité…

Une triste trilogie qui fait qu’on peut fabriquer un train en un mois, mais il faut six ans pour en décider. Encore faut-il attendre la table pour en discuter.

Si un Hell’s  se sauve avec le magot, il a une durée de vie de six semaines.

Si un investisseur s’enfuit avec le magot, il a une durée de vie…

 

 

Le Hell’s est mécanicien ( il apprend à réparer sa HD),   frère ( ou aidant naturel), psychologue  à ses minutes ( au lieu de ses heures)…

Les Hell’s règlent leurs problèmes autour d’une table de cuisine. Le monde de l’éducation fait fabriquer ses tables par des Dr en pédagogie qui vous expliquent le cerveau d’un ouvrier pendant dix ans avant d’embaucher un enseignant avec dix-sept ans de scolarité pour expliquer la méthode du pédagogue afin d’en arriver à une table.

Si les Hell’s avaient engagé des organigrammeurs (sic)  pour réaliser leurs buts, ils en seraient au …début.

Les Hell’s abattent un homme en quelques jours, un système scolaire abat une génération en 10 ans… Et encore…

Je leur reproche toutefois de ne pas accepter de « noirs » dans leur club. Il faut dire qu’en 1948, un « noir » en bus, c’était un nègre …

Mais personne n’est parfait… Car même les pédagogues ne font pas confiance à un « simple enseignant » : ils en font des nègres et blâment ces êtres inférieurs de ne pas saisir la subtilité du froufrou de leurs propos.

Euthanasie des Hell’s et euthanasie sociale

 

Les Hell’s, sans recourir à des commissions coûteuses,  appliquent l’euthanasie  en forme « prédicat », sans  demander la signature du « patient ». Étant donné qu’ils ne prennent pas de drogues, ils sont contre la seringue et la lenteur des procédures affectées.  Ils optent alors pour une méthode simple : l’eau et le ciment.

C’est fluide : on les coule…

En éducation, 13% , depuis 2005, coulent. Nous ignorons qui a décidé du pourcentage, mais il doit y avoir un calcul de dix ans pour en arriver là.

Hell’s et socio-constructivisme

 

D’abord ils procèdent à l’inverse du socio-constructivisme : le socio-déconstructivisme.

Le rôle premier de l’école est donc de faire prendre conscience à l’élève de la manière dont il construit ses schèmes et de l’encourager à en construire d’autres en espérant qu’il deviendra un constructeur de bonne qualité. » Ernst Von Glasersfeld

C’est là où le bât égratigne le talon d’Achille : une fois devenu citoyen, un sociétaire aura tendance à construire des modèles narcissiques. Hell’s, c’est le diable, Dieu c’est le citoyen.

Le post-doctorat chez les Hell’s

Il ne semble pas exister  de doctorat ou de post-doctorat  en Hellsangelerie. Ils ne vont pas étudier des théories pour construire des théories, ils  s’adonnent au socio-constructivisme de manière naturelle par souci  d’efficacité mais également dans une approche consciente de la réalité individu-groupe. Ni religion, ni crédo : loi. Un système judiciaire interne, sombrement efficace. Bien bouturé :

Si y ment = ciment.

Un copier-coller amélioré et optimisé.

Comme un grand nombre d’étudiants,   ils font un copier-coller des travers des businessmen des sociétés. Ils empruntent donc la voie des hommes d’affaires et du copinage.

Comme à l’école :

(Québec) Achat de travaux en ligne. Copier-coller de sites Web. Recyclage d’anciens travaux. Le plagiat a toujours existé, mais grâce au cyberespace, les tricheurs peuvent compter sur un nouvel allié. Entre les murs des universités, le malaise s’est installé. Daphnée Dion-Viens

***

 

Application : Les Hell’s investissent dans des secteurs « blancs »

 

Les Hells Angels ont tenté de prendre le controle d’un secteur de l’industrie de la construction

L’infiltration des Hells Angels dans le secteur de la construction a mené hier à un nouveau coup de filet de la SQ. L’industrie de la maçonnerie a échappé de peu à un monopole du gang criminel.
(…)
Le groupe de Ouimet pouvait ainsi faire entrer sur des chantiers des travailleurs non qualifiés et instaurer peu à peu un régime de terreur, de fausse facturation et de paiement des salaires au noir, visant à recycler les profits de la vente de drogue. Le but de Ouimet était clair: «prendre le contrôle de la totalité de l’industrie de la maçonnerie au Québec», a lancé l’inspecteur Michel Forget, directeur adjoint des enquêtes criminelles à la SQ. Le Devoir

J’ai enlevé trois paragraphes. Tout simplement parce qu’en vérité – d’après une enquête – 1 trafiquant sur 25 est « attrapé ».

Comme dirait le passager du Titanic : « Ce n’est que la pointe de l’Iceberg ».

Alors, quand on en attrape un, on l’étend comme le beurre du pauvre sur une tartine. Chez les Hell’s, quand on en attrape un, on l’écrase comme une tartine.

Les Hells auraient influencé des élections à la FTQ-Construction

La Presse canadienne 23 septembre 2009  Justice

Un vote crucial pour la FTQ-Construction a été manipulé avec l’aide des Hells Angels, selon ce qu’a rapporté Radio-Canada hier.

Lors de cette élection, tenue en novembre 2008 à Laval, les 122 délégués des syndicats affiliés à la FTQ-Construction ont alors voté pour choisir les successeurs de leur président, Jean Lavallée, et de leur directeur général, Jocelyn Dupuis.

M. Lavallée a pris sa retraite, tandis que Jocelyn Dupuis a été forcé de démissionner en raison d’une controverse sur ses allocations de dépenses. Le Devoir

Le succès des Hell’s : un chef . Le ratage de l’école… pas de chef.

Voilà le portrait de l’école sous la réforme et l’enfer des enseignants. L’absence d’autorité :

Toute notion d’autorité est également évacuée : maîtres et élèves ont les mêmes droits et les mêmes responsabilités. Voici la tâche de l’enseignant exposée par l’un des initiateurs de la réforme : « L’enseignant doit se creuser la tête pour créer des situations-problèmes, à la fois mobilisatrices et orientées vers des apprentissages spécifiques. (…) Il doit pratiquer un certain détachement du programme ; posséder une grande connaissance des processus mentaux des élèves ; oublier sa propre expertise pour se mettre à la place de l’apprenant ; pratiquer une gestion de classe souple dans un environnement complexe. C’est un intervenant qui planifie et organise les activités, conseille, accompagne, encourage, soutient, apprend en cours de route, fait des suggestions, mais n’impose jamais. Il soutient l’apprenant et tient compte de ses possibilités, forces, besoins et sentiments. »

C’est un sapré beau passage. Tout le monde est chef dans une démocratie de paperasse boulimique et qui mène  aux fausses-couches. La génération Jell-o… C’est ce qu’on donne aux édentés en fin de vie dans les hôpitaux. Ils ne sont plus capables de mâcher pour vivre. Notre pédagogue a pensé que « l’apprenant » n’a pas encore de dents au cégep. Passé au robot culinaire, l’apprenant,  peut  « sucer son savoir »… On l’a remit au biberon…

C’est que dans les écoles, les chefs sont devenus des couvre-chefs : ils aiment le chapeau. Pour le reste : l’habitude fait le moine. Les atrophiés des réunions confabulent… C’est dire, plus simplement, qu’ils parlent, écrivent alentour d’une table fabriqué par un crétin d’ouvrier.

Il suffirait de placer quelques Hell’s dans une organisation scolaire pour y mettre de l’ordre.

La démocratie qui a coulé les Hell’s

La guerre des motards ne fut pas l’apanage des Nomads, l’escouade de guerre des Hells Angels dirigée par Maurice Boucher, et de leur filiale des Rockers, comme l’ont cru les enquêteurs pendant de nombreuses années. En juillet 1994, tous les membres des cinq succursales du gang à Montréal (Sorel), Longueuil, Sherbrooke (Lennoxville), Québec et Trois-Rivières auraient voté pour la guerre afin de ravir par le meurtre le monopole de la vente de drogue aux Rock Machines (Bandidos) et aux revendeurs indépendants.

Les votes auraient été tenus de façon séparée, section par section, mais il n’en demeure pas moins qu’un exercice démocratique aurait mené les Hells Angels à se débarrasser de la concurrence, selon les informations fournies à la police par Sylvain Boulanger, l’ex-sergent d’armes des Hells Angels de Sherbrooke. La démocratie aurait coulé les Hells, Le Devoir

Ô! Dont tell me!

La démocratie du CHUM, à Montréal a fait avorter le CHUM… La démocratie elle-même est en train de faire avorter des pays : l’hyper-démocratie… Elle consiste à multiplier les décideurs pour donner l’image d’une démocratie en camouflant les intérêts intérieurs et,  d’un coup, bousillant les sociétés.

L’apport des Hell’s à la pédagogie

La simplicité et la rigidité d’une organisation.

Et la contre-complexité (sic) . En échappant à ça :

L’étonnement peut se penser indépendamment de l’autre, ou avec un autre transcendantal ou épistémique toujours plus ou moins représenté en termes d’objet. L’autre concret, incarné, historique, vécu, est toujours présent et actuel dans la surprise. A l’ambition de cohérence d’une logique ensidique risquant parfois l’insignifiance, a force de procédures et de rituels, une lecture transversale voudrait justement opposer un retour aux interrogations sur le sens.Transversalité, J. Ardonio

 

En langage de San-Antonio, ça donne ceci :  les neurones bullent au champagne.

D’après ce que je peux en saisir, on voudrait abolir l’insignifiance. Je ne sais si M. Ardonio a poursuivi son raisonnement… En abolissant l’insignifiance, il s’abolit « lui-même », emportant avec lui la race de givrés  des  neurones qui s’agitent comme des vers dans le ventre d’un ex Hell’Angel ayant  nagé par boursoufflure jusqu’à la plage… Le ciment s’étant désagrégé….

 

Le mystère compétence

 

Comme personne ne semble avoir compris, je vais vous expliquer comment on a voulu faire du ciment avec des mots.

La méthode des pédagogues pour en arriver à cette « réforme pédagogique » est d’une telle simplicité que 99% d’entre vous en refuseront l’explication.

 

Cette méthode  consiste à brouiller la vision de quelqu’un par une surcharge de propos et de concepts  pour suppléer au gros bon sens. C’est simplet, direz-vous. Mais la formule a bien fonctionné.

 

Les pédagogues ont tout simplement observé les élèves en apprentissage. Ils ont   disséqué, séquencé, image par image, le film de leur apprentissage et leur capacité à s’auto-développer par ledit et célèbre transversal,  et le reste.

C’est comme regarder fonctionner un moteur de tondeuse, le défaire et le remonter.

Il n’a fallu alors que  vendre cette « recette »,  ou tour de magie,  à des officiers de l’État.

C’est tout bêtement la vieille fable du renard et du corbeau.

Le renard serine au corbeau son discours savant pour s’emparer du morceau de fromage.

Il y a là une  étrangeté  saisissante : le renard ayant été élevée à la basse-cour des universités où l’on s’échange des mémoires et des thèses- dont  90% de ces œuvres ne sont pas lisibles par le simple des mortels – réussit à voler à ce perché social le fromage qu’il détient.

Le génie pédagogique des Hell’s, c’est de ne pas avoir payé quelqu’un pour leur vendre une drogue qui ne se vend pas.

Et la stupidité du système scolaire est d’essayer de faire flotter des élèves en mettant de plus en plus d’eau dans le ciment.

La déséducation

La pédagogie en crise

La meilleure économie que le Québec pourrait faire dans le monde de l’éducation serait de fermer boutique dans le domaine de la pédagogie et de libérer les enseignants de ce carcan contre nature. La preuve? Les insuccès des réformettes. — Georges Allaire

Les pédagogues perdent patience

Y a quelque chose de détestable dans l’attitude des pédagogues du Québec : «l’éducation est une science qui évolue, nous maîtrisons cette science, laissez-nous donc travailler en paix.»

On en voit encore une preuve dans les réactions à l’élaboration d’un bulletin unique, pour tous les élèves du Québec. «Un recul», «absurde», «triste», «inquiétant», clamaient les spécialistes des sciences de l’éducation interviewés par Le Devoir. Cyberpresse

Les Bob Binette Turbo, Gaëtan Pelletier

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

La déséducation

Il s’agit du projet d’un enseignant. Depuis deux ou trois ans, il interroge des gens, il lit beaucoup et surtout, il chemine dans le réseau de l’éducation. Son idée a commencé à germer au temps où il étudiait à l’université si j’ai bien compris. Fin octobre/début novembre, il donne le grand coup: la diffusion du premier d’une quinzaine de webisodes, au rythme prévu d’un par semaine! Il dispose d’un site Web, d’une page Facebook et d’un canal sur Twitter et sur YouTube. Déjà, certains blogues font écho à son initiative (1, 2). Il souhaite garder l’anonymat pour le moment, mais il promet de se dévoiler au moment de la diffusion de son premier opus…

La première moitié des webisodes risque d’être liée à une opération de déconstruction. Comment en sommes-nous arrivés à la déséducation? Voyons ce que Jean Bédard pense du concept:

«Telle est l’essence de la déséducation, elle obstrue l’accès direct à ce que les sens drainent d’informations (le sens intérieur autant que les sens extérieurs). La «déséducation» est le contraire de l’observation directe qui produit normalement l’étonnement, l’émerveillement ou l’effroi devant la démesure. Avant d’être mesuré par la raison, l’univers apparaît démesuré (que ce soit l’univers intérieur ou l’univers extérieur) de sorte que l’état naturel de l’intellect consiste en cet effroi que les anciens appelaient «crainte de Dieu» (et qui n’a rien à voir avec la peur d’un juge, mais avec le sentiment de petites se devant la démesure du réel). Avec l’expérience directe de soi et de la nature peut s’installer ou se réinstaller la confiance naturelle de l’enfant. C’est à ce moment-là que la «crainte de Dieu» devient émerveillement. Mais nous n’en sommes pas là.»

Ce n’est pas le premier billet que je publie qui critique sévèrement notre façon de faire l’école. Récemment, j’ai hyperlié vers la vidéo de Erica Goldson (Valedictorian) (La meilleure élève dénonce l’enseignement scolaire dans son discours de remise des diplômes) et vers celle qui provoque énormément aux États-Unis actuellement («Waiting for Superman»). On me dirigeait en fin de semaine vers un mouvement d’artistes qui veulent réformer l’école aux États-Unis et il me semble que dans tous les recoins du Web actuellement, les initiatives pleuvent dans le même sens!  Source : mariotoutdego

***

(Québec) La bande-annonce circule sur Internet depuis quelques jours. «Un jeune enseignant lèvera le masque d’une des plus grandes supercheries de l’histoire», promet-on. La série web La déséducation, qui sera lancée fin octobre, tire à bout portant sur le système scolaire et ses ratés.

Ce jeune enseignant, qui préfère rester dans l’anonymat jusqu’au lancement du premier épisode fin octobre, affirme avoir été désillusionné dès son premier cours à l’Université du Québec à Rimouski, alors qu’il venait de s’inscrire au baccalauréat en enseignement. «Dès les premières heures, j’ai compris que quelque chose ne tournait pas rond», lance-t-il au bout du fil.

Des cours qui n’étaient pas à la hauteur, des étudiants peu motivés, beaucoup de nivellement par le bas… Le choc est brutal, raconte cet enseignant qui se décrit comme un passionné. «Ces quatre années d’université ont été comme 20 ans de pénitencier», dit-il. Daphnée Dion-Viens, Le Soleil

Ce «montage» m’a été transmis par une collègue retraitée. Il est de toute évidence de source française. Quoique très ressemblant à nos tentatives au Québec. De toute manière, les ministères utilisent le copier-coller pour trouver des solutions. Comme les élèves…

A- Enseignement 1960

Q.   – Un paysan vent un sac de pommes de terre pour 100 F.

– Ses frais de production s’élèvent au 4/5 du prix de vente.

–  Quel est son bénéfice?

B – Enseignement 1970

– Un paysan vend un sac de pommes de terre pour 100 F.

– Ses frais de production s’élève au 4/5 du prix de vente, c’est à dire 80 F.

– Quel est son bénéfice?

C –  Enseignement moderne 1970

(Réforme de l’enseignement.)

– Un paysan échange un ensemble ‘P’ de pommes de terre contre un ensemble ‘M’ de pièces de monnaie.

– Le cardinal de l’ensemble ‘M’ est égal à 100, et chaque élément sigma de ‘M’ vaut 1 F.

– Dessine 100 gros points représentant les éléments de l’ensemble ‘M’.

– L’ensemble des frais de production comprend 20 gros points de moins que l’ensemble ‘M’.

TRAVAIL DEMANDÉ : Représente ‘F’ comme un sous ensemble de ‘M’ et donne la réponse à la question :

« Quel est le cardinal de l’ensemble ‘B’ des bénéfices».  ( à dessiner en rouge).

D – Enseignement rénové 1980

– Un agriculteur vend un sac de pommes de terre pour 100 F.

– Les fais de production s’élèvent à 80 F et le bénéfice est de 20 F.

TRAVAIL DEMANDÉ : Souligne les mots «pommes de terre» et discutes-en avec ton voisin.

E – Enseignement réforme 1990

– Un peizan kapitalist privilegie sanrichir injustement de 20 F sur un sac de patat.

– Analiz le tesks er recherche le fote de contenu de gramere d’ortograf de ponktuacion et ensuite di se ki tu pense de cette maniaire de sanrichir.

F – Enseignement assisté par ordinateur 2004

– Un producteur de l’espace agricole câblé ADSL consulte en conversationnel une data.bank qui display le pay-rate de la patate.

– Il load son progiciel SAP/R3 de computation fiable et détermine le cash flow sur l’écrant ditch 0.25 mm Energy Star.

– Dessine-moi, avec ton mulot le contour 3D du sac de pommes de terre, puis logue toi au réseau Arpanot ( Deep Blue Potatoes).

– Via le SDA boucle 4.5, extraire de MIE le graphe des patates.

TRAVAIL DEMANDÉ : Respecte-t-il ainsi la norme ANSI, ISO, EIAN, CCITT, AAL?

G – Enseignement 2020

– Qu’est-ce qu’un paysan?

–  Qu’est-ce qu’une patate?

http://les7duquebec.wordpress.com/2009/11/05/lapprentiometre/

 

L’enseignement intensif de l’anglais en 6e année : Mozart et le plombier


Gaëtan Pelletier

Les systèmes d’éducation ont choisi d’enseigner plus et d’éduquer moins. Avec le temps, l’accent mis sur le contenu cognitif a remis le contrôle de l’école à des « éducationnalistes » et des administrateurs dont la préoccupation est devenue de veiller à ce qu’une masse énorme de connaissances soit déversée sur l’éduqué. Cette vision quantitative de l’éducation a conduit à un encadrement rigide de la fonction de l’enseignant, dont la relation avec l’élève est devenu le rapport de l’entonnoir à l’oie gavée, de sorte qu’aujourd’hui, à vouloir à toute force enseigner de plus en plus, on en arrive à ne plus éduquer du tout. Nouvelle société, Pierre JC Allard________

Cette semaine a été marquée par une publicité conjointe de syndicats d’enseignants montréalais, qui s’unissent dans le but de protester contre le projet d’implanter unilatéralement le bilinguisme dans les classes de sixième année du primaire au Québec. Ce cri du coeur peut se définir ainsi: l’instauration du bilinguisme dans ces classes est une aberrance notoire.Source

«La solution n’est pas d’arrêter, la solution c’est de répondre aux aspirations des Québécois. Donc, on va aller de l’avant, on va le faire de façon très responsable sur cinq ans et je vais le faire même si on choisit la chaise vide», a-t-elle dit. Line Beauchamp, ministre du MELS

***

L’idée est plutôt  farfelue.

Dans certaines régions du Québec, là où il n’y a aucun contact avec l’anglais, c’est un défi énorme  pour les élèves, sans compter qu’il faut des profs bilingues pour enseigner…

Je ne peux qu’imaginer que les grandes orgues du Ministère, prétendus  « conseillés pédagogiques », et élevés  entre deux pages de livres jusqu’à  30 ans, soient responsables d’une idée aussi plâtrée. La géographie du Québec, un des grands murs à abattre, et la réalité du terrain.

My tailor is rich est la première phrase d’un cours d’anglais conçu en 1929. Elle était sans doute un souhait à la  crise économique d’alors. Pour l’instant, la pauvreté est celle du bon sens. Il est plus que mal distribué, il est en mode « austérité »…

Les dessinateurs du MELS, avec leurs crocs de Pit-bulls à imprimantes, finissent toujours par « convaincre » la parade des ministres.

Madame Beauchamp dit qu’elle va aller de l’avant… Ça fait vingt ans qu’on va vers l’arrière par en avant.

Chacun naît avec des habiletés différentes. C’est ce qui fait la richesse de l’humanité et qui convient bien aux besoins divers des sociétés. Alors, on utilise et on cultive celles dont sont dotés  les gens. Si Monsieur Charest était né à Saint- Zinzin,  il parlerait sans doute le français bilingue : le québécois chez lui et le français à l’école, avec un accent du Bas-du-Fleuve. Ça, c’est la réalité de la vie. Et ce n’est  pas une boule  de neurones  surchauffés en s’alimentant  par les bûches des livres qui  pourra y changer quoi que ce soit. La réalité est une adaptation et non un souhait factice.

Non.

La factualité de l’existence humaine repose sur le droit de chacun de mener son destin avec ce dont il dispose. Et il fera tout pour l’améliorer, le parfaire. La tâche première  de l’éducation est d’identifier les forces des élèves et les aider à le faire. Tout l’appareillage sophistiqué ne changera rien : l’éducation est un rapporte maître-élève.

De qui vous souvenez vous à l’école?

On se souvient de qui, mais pas nécessairement de quoi… Je doute que vous ayez encore en tête toute la géographie de l’époque.

À toutes les semaines, la CIA s’occupe des modifier les livres…

***

Si nous vivions dans une société de poètes et qu’on  voudrait faire de M. Charest un poète, sans doute s’efforcerait-il de passer l’examen et d’attendre ce à quoi il aspirait : la politique.

Il n’y en a pas en 6e année. Et c’est peut-être là une erreur… J

C’est l’apprenant qui décide de son apprentissage. C’est un constat que l’on a fait il y a bien longtemps : en certaines matières, les élèves se contentent de passer l’examen et  oublient – des études l’ont démontré – en l’espace de 3 à 6 mois   ce qu’ils ont appris.

Si cette idée de rendre tous les élèves bilingues était sensée, toute la région  Bas-du-Fleuve et autres parties unilingues du Québec seraient bilingues. L’anglais est déjà  au programme   à partir du primaire.

Dans les dernières « découvertes » concernant les formes d’intelligence, on s’est crus futés. Mais il y a dans les apprentissages une réalité  qui a pris le large : Apprendre, comme on disait alors, est un acte volontaire.

L’immersion – la véritable – est la meilleure source d’apprentissage dans le domaine des langues.  Pendant une quinzaine d’années, nous avons gardé des anglophones venues étudier l’anglais en immersion, à la maison. 5 semaines, 2 fois par an.  Le milieu ne parle pas anglais. Sauf les profs d’anglais… Alors, j’ai pu constater la manière dont on apprend une langue seconde. Les doués, en 5 semaines, parvenaient à des résultats étonnants. D’autres repartaient avec à peu près le même bagage qu’ils avaient au départ. Je me souviens d’un certain Éric, de Toronto, musicien, qui n’y arrivait pas, malgré tous ses efforts. À son arrivée, cherchant ses mots, il avait une formule : « Quel est le « motte » pour? ».

Il est reparti avec la même formule…

Le premier des  grands problèmes  en éducation et le plus persistant est de croire que l’on apprend davantage en classe par un système complexe et fermé.  Je me suis posé la question à savoir s’il ne valait pas plutôt la peine de dépenser le prix d’un billet d’autobus pour un séjour de travail dans une communauté anglophone plutôt que de passer 5 ans assis sur une chaise pour apprendre l’anglais. Une immersion artificielle?  Les résultats sont…artificiels. On oublie rapidement…

L’argument de ceux qui refusent ce « programme » est le suivant : que fait-ton des élèves en difficulté d’apprentissage? Voilà qu’on mélange encore deux genres de difficultés : ceux qui en ont dans toutes les matières et ceux qui sont doués pour certaines. Bref, il y  a des Éric partout. (C’était un grand musicien) Même si vous leur donnez 10 ans d’anglais sur  un banc d’école, il est possible qu’ils échouent.

Le second grand problème est de la persistance à établir une sorte de démocratie d’apprentissage de tout  pour tous.  On ne fait pas d’un Mozart un financier  en lui enfonçant les théories et vocabulaires ésotériques  des charpentiers de Wall-Street : on cultive son talent.

En ce sens, une consœur de travail me faisait remarquer que le système des années 60 était  meilleur que le système actuel : secondaire général, secondaire « scientifique ».

C’était une appellation à l’époque qui est apparue comme une sorte de racisme intellectuel.

Mais on avait notre plombier qui travaillait à 18 ans et qui payait des impôts, fondait une famille et préparait son avenir. Et sa retraite… Et sa liberté 55…

La longueur des études n’apporte pas nécessairement plus de compétence.

J’ai eu comme prof à l’université un conducteur de camion lourd qui a décidé un jour de retourner à l’école. Il a acquis un doctorat en psychosociologie.

Si on se plaint des échecs des élèves, de la sempiternelle formule « décrochage  scolaire »,l e  Ministère devrait refaire ses devoirs. La rigidité et l’entêtement sont tout à fait contraires à l’évidence du « matériau humain » auxquels se confrontent les enseignants chaque jour.

Également au mode de financement. Les écoles sont administrées comme des entreprises privées. Ils doivent « produire » des diplômés…

La réussite  de l’anglais  POUR TOUS, est une chimère. Vu le nombre de ministres de l’Éducation qui ont avalé ce « concept », le MELS est devenu une aventure de l’esprit dans un pays imaginaire.

Les prêtres défroquent, mais l’Église reste.

Si on continue d’écouter les sottises des « conseillers pédagogiques », le plombier va jouer du Mozart et Madame Marois aussi, mais en anglais…

Le « jeu » du MELS est celui d’investir dans un chapeau de roue alors que moteur de la  bagnole est cuit.

Mais elle  roule avec l’argent des contribuables : du point A au point A.

L’éducation (sic) coûte cher, parce que c’est un Titanic qu’on maintient à flot avec du chewing-gum.

Le chiqué des ministres a assez de zombies pour en faire une parade

Legault?  Faites le CAQ! CAQ! CAQ! , un œuf…

CV : Réforme de l’éducation (qui empêche le redoublement) et aussi la modification de l’enseignement du français (modification de la grammaire). Il était ministre au moment de la mise application du rapport Proulx sur la laïcisation complète des écoles publiques québécoises. (Wikipedia)

L’école qui tue : le suicide de Marjorie Raymond

«Maman, je suis désolée de ce que j’ai fait. Tu es la meilleure maman au monde. Je vais être ton ange gardien. Ma place est en haut (…) . J’ai de la misère à quitter ce monde, mais je pense que ce sera pour un monde meilleur (…). C’est la faute de la vie, des gens jaloux qui veulent gâcher notre bonheur».
Ce sont les derniers mots de Marjorie Raymond, cette adolescente de 15 ans de Sainte-Anne-des-Monts, qui vient de se suicider, après avoir été victime, apparemment pendant des années, d’intimidation.
Cauchemar.
Non, mais comment socialement, on en est arrivé là? Cyberpresse, La mère blogue

De souvenir, je n’ai pas subi d’intimidation au secondaire. Les récréations étaient là pour le sport, et nous réglions nos petits différents à coups de pied sur le ballon et parfois sur le voisin qui nous avait fait suer.

Et il existait à l’époque ce qu’on nomme aujourd’hui « des ressources » : un type de 200 livres. Et quand un élève persistait à utiliser la violence, il était renvoyé de l’école pour le reste de l’année.

J’y ai travaillé un bon bout de temps dans ce milieu de « l’éducation ». Assez pour constater la dégringolade entre le réel et la paperasse, entre le droit à « l’école » et le droit de choisir pour un instant dans sa vie un autre parcours. On peut bien brailler dans les journaux, le responsable est le MELS. Et tous ceux qui permettent qu’il soit ainsi, car  tous ceux qui au bout de la chaîne ne peuvent rien y changer, car EUX, n’ont pas de pouvoir.

Le pouvoir, c’est le papier. Les règles de paperasse qui sont des règles administratives et articles divers montés par des avocats qui dictent le bien…

Le « il faut plus de ressources »

Non, il faut plus de moyens simples, dont les deux suivants :

1-      Des surveillants directement dans les lieux où se passe les intimidations et moyens de cerner les intimidations moins visibles.

2-      Des sentences.

Je me souviens que nous avions tenté à maintes reprises de « sortir » un élève de l’école. Les sentences variaient de deux jours à cinq jours.

Je n’ai  jamais vu d’élèves si  contents de prendre congé.

Autrement dit, ce n’est pas avec un psy, un travailleur social, ou une infirmière que l’on va régler le problème. Ce n’est pas le « plus » de ressources, c’est une ressource et plus de latitude dans la compréhension de ce système d’éducation que nous avons présentement.

Il y a quelques décennies, des jeunes quittaient l’école pour aller travailler. Après un an ou deux, certains revenaient, ayant acquis une certaine maturité et « tâté » la difficulté de vivre.

Nous avons créé une génération texto. C’est une version virtuelle de la génération paperasse qui nous a monté un système scolaire tout déglingué et tueur.

Car les victimes d’intimidation ne se suicident pas toutes. Certains sortent du système scolaire, ébranlés, amochés.

Mais voilà qu’ils atterrissent  dans un lieu  qui lui-même est  systématiquement un système de menaces, de pression et de terrorisme camouflé.

Le monde du travail.

C’est ce monde qui appelle la DPJ pour que la jeune fille retourne à l’école et donne comme « contravention »  au « coupable » 5 jours de …punition.

Il prend congé…

Intimidation, mon œil, mes lunettes!

« Intimidation : il faut se poser des questions »

Jean Charest

Depuis quelques mois, le PQ demande à la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, d’améliorer son plan d’action contre l’intimidation. Ce plan date de 2008. En avril dernier, la ministre avait promis de le bonifier. Selon un sondage de la Centrale des syndicats du Québec, le plan d’action avait peu d’impact sur le terrain.

Mme Marois croit que le drame en fournit une autre preuve. «L’école a été informée, il y a eu des interventions des parents et cette jeune fille a continué d’être intimidée», rappelle-t-elle.

«Je suis intéressée à ce qu’on ait des actions qui nous permettent de mieux encadrer les agresseurs, jeunes filles et jeunes hommes, qu’on soit capable qu’il y ait des conséquences et une chaîne de responsabilités bien identifiée, répond Mme Beauchamp. La réponse ne peut pas être uniquement dans les mains d’un professeur ou d’in directeur d’école. Il y a aussi des parents derrière ces jeunes-là. Il faut trouver la bonne façon pour que tout le monde soit impliqué et que ce phénomène cesse.»  Cyberpresse

Les adolescents : ils sont ce que nous sommes

« Une chaîne de responsabilités bien identifiées » ( Madame Marois)

La recette des nouveaux paperassiers électroniques sera de trouver des spécialistes qui élaboreront  des théories, des rapports et une série de recommandations.

La chaîne de responsabilités bien identifiée a pour source les politiciens eux-mêmes, de leurs choix nébuleux de concepteurs  de plus en plus éloignés de la réalité, tentant de calfeutrer les problèmes de sociétés par des gens qui sont déconnectés,  ayant « appris » le  sens de la vie par les livres.

Je ne dis rien de nouveau.

L’adolescent :

> Le culte de l’esprit rebelle

> Une tendance à l’agressivité ou l’isolation,

> Un esprit de clan,

> Pensées récurrentes noir sur soi et le monde, être capable de conduire à l’nihilisme et le suicide,

> Comportements enfantins,

> Une tendance accrue à faire manipuler,

Il n’est plus utile de poursuivre, ni de se « poser des questions ». C’est une formule que de dire « se poser des questions ». En fait, les réponses sont claires, mais on n’a plus la compétence de s’adonner au simple réalisme et aux constats francs.

Le constat est celui-ci :

Les adolescents sont malléables, mais ils sont mieux « renseignés ». S’ils ne le sont pas consciemment, ils le sont inconsciemment.

Ils apprennent un peu à l’école, mais ils apprennent davantage de la vie alentour d’eux : ils apprennent l’hypocrisie, le mensonge, la manipulation, les menaces,  l’intimidation, la vanité, le pouvoir des réseaux sociaux, etc.

Tout ce qu’on retrouve dans la société au sein des entreprises, des banques, de la construction, de la politique.

Les poussières du tapis de la chambre des communes, des parlements vont jusqu’à eux.  Celui des affaires  également. Les adolescents  s’abreuvent à tout ce beau roman fleuve qu’on veut leur vendre. Ils sont loin d’être naïfs.

Ils jouent aux grands…

Ils se posent des questions.

Ils meurent à n’avoir pas de réponses, car ils n’ont pas le pouvoir de bâtir les réponses.

***

Je parle de EUX. Les enseignants savent bien identifier les sources d’intimidation. Ont-ils le pouvoir d’agir? Sont-ils victimes d’intimidation dans un système que trop permissif?

Applique-t-on les règlements? Du moins, le peu qu’il existe…

P.-S. C’est plus que désolant de voir ses enfants mourir. Personne ne pourra souffrir à leur place. Mais tout parent comprendra. Personne ne veut un enfant décédé par autre chose qu’un « accident ».  Il faut saisir également que le fleuve du pouvoir a failli noyer  bien des enfants qui sont aujourd’hui des adultes. Et qui sait s’ils ne poursuivent pas le « raté » de leur adolescence?

Gaëtan Pelletier

Enseignant à la retraite.

LES PRINCES ET LES PAUVRES

http://www.centpapiers.com/les-princes-et-les-pauvres/88726

Éducation: niveler par le bas

C’est un rêve — utopique — que d’espérer voir la totalité de la population partager un niveau d’éducation élevé. C’est aussi, sans doute, l’idéal absolu de notre système d’éducation qui fait tout pour inciter la jeunesse à poursuivre des études. Seulement, je pose la question: est-ce pour le mieux que d’encourager à outrance les études supérieures?

Je suis convaincu que l’éducation fait fausse route en s’efforçant de satisfaire l’ensemble intégral des élèves, dans l’espoir qu’aucun ne délaisse l’école. En effet, cette visée est synonyme d’un nivellement par le bas de la qualité même de cette éducation. C’est le système en entier qui souffre de cette volonté d’imposer le même niveau d’éducation à tous.

L’enseignement du primaire jusqu’au pré-universitaire s’est dégradé durant les dernières décennies. Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer les manuels scolaires d’aujourd’hui à ceux d’autrefois qui, plutôt que d’offrir des images et des leçons vides, insistaient sur l’acquisition de connaissances. Ou alors d’observer les problèmes grandissants de disciplines, et la perte d’autorité du corps professoral, ou de constater les nouvelles évaluations de «participation» qui ne sont qu’un boniment en vue de permettre une bonification des moyennes.

Les programmes deviennent de plus en plus vagues et de moins en moins exigeants, au détriment évident de la valeur du résultat. Est-ce raisonnable qu’un instituteur ait à se demander s’il parviendra à donner son cours? Les enseignants le disent, le répètent, l’éducation se détériore. J’en suis témoin navré depuis maintenant plus de dix ans: le labeur et l’apprentissage perdent toute primauté. On déplore dans les universités le calibre moyen des élèves, qui va en diminuant. Les nombreuses réformes de notre système sont autant de coupables et de preuves flagrantes de cet affaiblissement, leur but premier étant invariablement de rendre l’enseignement plus accessible et de retenir le plus possible de jeunes.

C’est indéniable, l’éducation est un droit fondamental — mais de là à rendre obligatoire à tous, du cancre au prodige, le même programme jusqu’à 16 ans? Le véritable défi, selon moi, est plutôt de réussir à offrir (et non à imposer) un enseignement excellent de façon équitable à tout le monde, classes sociales et origines confondues.

J’admets volontiers considérer les cours comme trop lents — je m’ennuie, je perds ma motivation et m’étonne peu que les jeunes comme les enseignants se découragent. Ces derniers peinent à satisfaire l’appétit des élèves plus doués sans perdre les élèves en difficulté (qu’aujourd’hui il est impossible de recaler). Il est absurde de souhaiter que les jeunes partagent uniformément la curiosité intellectuelle: ce serait forcer la nature. Ce n’est pas en diluant la matière, en reléguant les connaissances à acquérir et en mélangeant toutes sortes de compétences que l’esprit s’en portera mieux. Du reste, beaucoup de décrocheurs le sont par manque d’intérêt et de défi, et non pas par incapacité. La solution n’est donc pas de ralentir encore le rythme — ce serait peut-être même se tirer dans le pied.

Je fréquente le collège privé classique, prétendument à l’épreuve de l’assouplissement, et pourtant je suis en mesure de certifier que l’éducation s’effrite et que les jeunes passent tranquillement de disciples à princes, même dans un tel établissement (soumis, après tout, aux lois et à la société).

Faut-il vouloir que tout le monde possède un diplôme supérieur, ou alors devrait-on simplement souhaiter que tout le monde ait accès à l’université? On ne peut faire fi des différences de force, ou d’intérêt intellectuel, et ce, même avant le collège. Bien entendu, ce serait être idéaliste que de prier pour une éducation adaptée à chaque individu. Ainsi, je soutiens qu’il vaudrait mieux s’en tenir à une certaine qualité, quitte à faire travailler plus ardemment les élèves. La vraie bataille à mener, c’est de permettre financièrement l’éducation à qui la désire vraiment. L’idée à défendre, au risque de rappeler Voltaire, c’est la carrière ouverte au talent, d’où qu’il vienne.

Bref, je crois fermement que l’éducation doit être reine plutôt que subordonnée. Il est beau de vouloir éduquer l’ensemble des citoyens, mais au prix d’admettre une formation piètre et ennuyeuse? Évidemment, la mode de l’époque porte une partie du blâme: il est malaisé pour les enseignants, du haut de leur bac en éducation, de combattre la mentalité de l’enfant-roi, chéri et préservé du moindre effort. Je ne saurais à qui adresser ce mot, car je doute de l’existence d’un thaumaturge disposé à accomplir un miracle. Simplement, je vois le système d’éducation s’enliser, et la maîtrise du français n’est qu’une victime parmi d’autres. Après tout, ce sont les écoles qui forment la société.

***

Antoine Bressani – Élève de la cinquième secondaire au Collège Jean-de-Brébeuf

Niveler par le bas, Lettre ouverte, Le Devoir