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Le cordonnier et l’intellectuel

Cela faisait deux mois que cet universitaire philosophe, prof à la faculté de l’Université Laval, souffrait d’une douleur au pied.

Il consulta un médecin. Sans résultat

Un acupuncteur. Sans résultat.

Un physiothérapeute : nil.

Un psy.

—   Cela se produit-il après ou avant de faire l’amour?

—   Oui. Ben… Les deux…

—   Alors c’est à cause de cela.

—   Ah!

—   Vous êtes traumatisé. Nous allons vous hypnotiser pour en trouver la cause.

Deux séances par semaine pendant un an.

Puis il revint en disant qu’il n’était pas guéri.

—   Bien sûr. Je trouve les causes, mais c’est à vous de vous guérir.

Facture : 3,843$.

Puis un jour il buta contre un trottoir et brisa ses souliers de 450$.

Il alla chez le cordonnier.

Le cordonnier colla la semelle et vit un petit clou près du talon.

Bang! Un coup de marteau.

—   Combien?

—   Bof! 50 cents.

—   50 cents? Mais comment pouvez-vous vivre bien ainsi?

—   Un cerveau ça s’use plus vite que les souliers, fit remarquer le cordonnier en souriant.

Il ressortit de l’atelier et se mit à marcher en hâte vers sa demeure.

Il avait envie de sa femme… Ils firent l’amour.

Il se sentit si bien que quelques heures plus tard il envoya un chèque de 2000$ au psychologue, avec quelques mots :

« Merci, je n’ai plus mal aux pieds».

Gaëtan Pelletier

L’ONUlissade

Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.

Lapalissade

Après plus de 15 ans de débats, l’Assemblée générale de l’ONU a reconnu mercredi l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

Radio-Canada

Le corps humain serait constitué d’environ 70% d’eau. Les dirigeants de l’ONU doivent avoir de l’antigel dans les veines.

15 ans.

La réunionite est la maladie du siècle. Les attablés se gavent de Naya, de paperasses, et griffonnent des zidées. Et tous les petits fonctionnaires adorent les réunions. Ça fait grand… Important.

C’est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction.

— Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l’eau

S’il y avait des GPS pour le cerveau, ça dépannerait ces oiseaux qui ont perdu le Nord. « Un pas dans la bonne direction… »

J’espère qu’ils n’ont pas manqué de Naya pour faire ce pas…

À cette vitesse, en 2045, on proclamera que manger est un droit humain.

Canada et États-Unis

Ils se sont abstenus…

En votant ainsi, on se garde le droit de commercialiser l’eau, dont le Canada posséderait le quart des réserves… De l’or translucide pour le futur.

Dune, de Frank Herbert

Voilà qui me rame à un roman de Science-fiction : Dune.

Dans un monde raréfié d’au on utilise des Distilles pour survivre.

Le distille recouvre la totalité du corps, mis à part une partie du visage. Des systèmes dans les talons permettent d’activer des pompes lors de la marche. Ainsi, l’haleine, la transpiration et les excréments humains sont récupérés, traités et recyclés et l’eau est acheminée vers des poches où des tubes permettent de s’abreuver. En portant un distille bien ajusté, un être humain est censé pouvoir survivre en ne perdant qu’un dé à coudre d’eau par jour dans le désert profond.(…)

Néanmoins, un bon distille est relativement couteux et rare, puisque seuls les Fremen fabriquent des distilles de qualité. Celles disponibles sur les marchés urbains ne sont que de pâles copies, bien moins efficaces. Distilles

Tant qu’à se livrer à la SF, aussi bien continuer. Qui sait si dans 10 ans si l’eau ne sera pas géré (sic) par une société d’État et livrée par des stations d’eau similaires à celles du Pétrole?

British Pétreaulethomme!

Belle compagnie!

On va se faire forer pas à peu près!

Déjà qu’on l’est…

Tony Spaghetti

Le grand avantage du crime organisé c’est celui des réunions qui ne se font pas à l’eau embouteillée Naya, mais au cognac, au champagne, et aux restes de marchandises non vendues.  Ça vous brasse un cerveau. En plus, ils ne sont pas payés pour travailler à niaiser, ils travaillent pour être payés.

Nous voilà dans un scénario dantesque… Après s’être livré à du trafic de marchandises illicites, – des besoins très secondaires – il se pourrait alors que l’on assiste à un marché souterrain de besoins primaires.

L’eau.

Les réussites de l’ONU

Pétrole contre nourriture est le nom d’un programme visant à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la guerre du Koweït (aussi appelée deuxième guerre du Golfe, la première étant la guerre Iran-Irak). Il est mis en place pour réduire les souffrances prolongées du peuple irakien dues aux sanctions économiques mises en place par l’ONU suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990. Selon certaines estimations, 1,5 millions d’Irakiens auraient péri par manque de nourriture ou de médicaments durant l’embargo international . Hans van Sponeck affirmait alors que les sanctions internationales causaient la mort de 150 enfants par jour.

Temporaire à l’origine, il permet à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU. Il est interrompu suite à l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en 2003.

Conçu comme une « mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien », le programme « Pétrole contre nourriture » fonctionne de 1996 à 2003, brassant en tout 64 milliards de dollars.

Ce système s’accompagne d’un important réseau de corruption, conçu par le régime irakien comme un réseau d’influence international. Il s’étend en France, en Russie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, en Australie, en Inde, et au sein même des rouages de l’ONU, la femme de Boutrous Ghali, le fils de Kofi Annan. Pétrole contre nourriture

L’amputation du bouton à quatre trous

Si le « progrès » continue de nous effilocher, de nous dépiécer, nous allons finir en un « déprogrès » avec un bouton à un trou…

Quelqu’un de sensé peut-il nous expliquer comment on peut en arriver après 15 ans à un délire pareil et  à des coûts astronomiques?

Toute cette machinerie lourde pour aboutir  à une telle « conclusion »…

J’espère qu’un génie du M.I.T se penchera un jour sur la question et nous fera une équation démontrant que plus nous évoluons dans les domaines techniques – en même temps que noyés dans les hyper-organisations finalement stériles- plus nous croulons.

En littérature, on  le théâtre de l’absurde :

La particularité de Eugène Ionesco et Samuel Beckett est qu’ils ont exposé une philosophie dans un langage lui-même absurde qui réduit les personnages au rang de pantins, détruit entre eux toutes possibilités de communication, ôte toute cohérence à l’intrigue et toute logique aux propos tenus sur scène.

L’absurdité des situations, mais également la destructuration du langage lui-même ont fait de ce style théâtral un mouvement dramatique à part entière. Ce type de théâtre montre une existence dénuée de signification et met en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Wiki

La Shoa de la paperasse

L’humanité se perd…

  • 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité
  • plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base
  • environ 2 millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence de sanitaires. Radio-Canada

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Gaëtan Pelletier

2010, 2014

La photologie

La pauvreté  met le crime au rabais.

Nicolas de Chamfort

La pauvreté est un refus de partager la grande fraternité de la merde.

Romain Gary

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C’est long apprendre l’astrologie… Et je ne suis pas doué en calculs. Alors, j’ai créé une nouvelle « science » : la photologie. Elle consiste à prédire l’avenir des gens par une simple photo.

Ce n’est pas trop malin : au lieu de se fier aux astres, on se fie aux désastres. La culture du désastre a pris bien de la place dans nos sociétés. Et, comme je l’ai déjà mentionné, les enfants sont la matière première des « adultes ». Ce fut, et ce sera toujours, la pépite qui fait saliver les investisseurs et tous les harmonisateurs pour une société monocorde.

Coffie

La plupart des gens me consultent pour connaître leur avenir… C’est la première fois que je vois quelqu’un habillé de mouches…  Ce n’est pas gentil, mais ici on vit assez vieux pour avoir le sens de l’humour. En fait, rire est  un luxe…. Un peu méchant? Ce  ne sont pas des mouches, c’est un essaim de banquiers venus voir si tu étais « potable »…

On voit bien que tu n’as pas mangé depuis longtemps. Attend quelques années, il y aura un McDo…

Tu devrais faire attention où tu mets les pieds. Les adultes  ont un jeu dangereux qu’ils appellent la guerre… Ils laissent traîner leurs jouets partout. Ils en cachent sous terre pour attraper l’ennemi par la jambe. Si tu passes dessus, tu auras encore plus mauvaise mine, comme dirait  Oncle Georges .  Eux, ils sont trop paresseux pour ramasser leurs jouets après  leur jeu. C’est l’argent du jeu qui les intéresse… Surveille bien le petit d’en bas… Il n’a l’air de rien, mais c’est une grosse mouche en puissance. Et qui sait si un jour, pour sauver ton pays, il ne te tirera pas dessus. Tu risques de devenir un dommage collatéral…

Je ne connais rien de ton pays, mais il y a des chances qu’on ait trois ou quatre secondes pour se parler. On ne fait pas long feu chez vous. Parler de ton avenir… C’est déjà s’avancer trop. Sans vouloir t’insulter, tu as l’air d’un œuf mal en point.

Pour l’avenir, rien ne dit que tu en as. Ça dépend qui a acheté le sol que tu as sous les pieds. Mais on ne sait jamais… Avec beaucoup de chance, tu pourrais te rendre à la trentaine. Ce qui ne te donnera pas le temps de faire de toi un réalisateur d’émissions sur les problèmes de la trentaine des Occidentaux dans le grand défilé de cette mode des « psychos narcissiques »  télévisés. Ils ont des problèmes, EUX… : leur blonde, leur voiture, de grands questionnements… Et de temps en temps, ils font des shows pour toi…

Esteban

Pour l’instant, tout va bien. Tu as déjà compris qu’il faut partir avec le butin avant que les autres viennent le chercher.

En partant, on peut voir ton petit air de méfiance… Ce qui pourra t’aider pour ton avenir. Avec de la chance, tu émigreras vers un plus gros village, avec une école, et tu apprendras à lire et à écrire.

À moins que tu ne sois déjà au travail pour quelqu’un et que tu te méfies à savoir combien il va te payer. Pas besoin d’être devin. La réponse est la même depuis des siècles : le moins possible. Si on te paye…

Il y a de fortes chances que tu vives  avec le moins possible. Ton avenir, pour l’instant c’est « le moins possible », mais vivant. C’est encourageant, non?

C’est vrai que le photographe a une sale tête. Et il a peut-être des cheveux blancs. Ce qui n’est pas toujours un signe de sagesse. Ici, ce sont souvent les pires… Mais ça, c’est une autre vie…

Dans ton pays, les cheveux blancs, ça existe. Il n’y a pas trop de grands livres en dessous, il y a de la vie, de l’expérience. On ne cultive plus ça ici, on a passé de la bio au aux modifications génétiques par une série de serpents électroniques pour « modifier » un peu le cerveau.

Tu en as de la chance! À court terme… Tes parents,  ainsi que le gratin de toutes  les organisations possibles et impassibles,  sont en train de te sculpter une personnalité : tu es déjà riche, détendu, sûr de toi.  À moins que ce soit l’effet de l’antidépresseur. C’est dur l’école…

Mais c’est peut-être là que tu démarreras ta première entreprise : la vente de ton surplus de ritalin. Ou encore de diverses substances légales de tes parents.

Tu sais lire et écrire. Tu as déjà une main de prise dans une montre. Deux, on appelle ça des menottes… La prison? Ne t’en fait pas : des riches y vont, mais pas trop longtemps. Le temps que le peuple se calme… Une autre mauvaise nouvelle le lendemain, et c’est fini!

Avec un air comme ça, tous les rêves te sont permis : tu pourrais devenir star de cinéma, chanteur, artiste-peintre, banquier, PDG chez Norbourg ou  à la Caisse de dépôt, ministre, etc. Si ça ne marche pas, tu seras pompier ou infirmier. Dans le pire des cas… Voyons! Tes parents ont dû te le dire!

Tu pourrais devenir  avocat ou médecin. Tu risques d’avoir plus de mouches dans la tête que le premier qui n’a pas d’avenir. On renforcera ta dose de médicaments. On te fournira des psy, des travailleurs sociaux, des idéologistes patentés, supposément crédible.

On te vendra de tout. Tu as les moyens de tout acheter. Le crédit est là pour les gens comme toi. Même des idées…

Pour l’avenir, il y a deux voies : tes ennuis pourraient te conduire au suicide vers la trentaine. Après trois mariages, tu  reviendras vers  la cinquantaine pour me consulter afin de connaître ton passé. Il n’y a pas de Google-Map pour savoir où l’on va dans la vie…

Pour l’instant, tu as les mains dans les poches de ton pantalon. Mais tu te rendras compte  très vite qu’on ne va pas loin avec les deux mains dans ses pantalons. Alors, on te donnera la recette : aller puiser dans les poches des autres.

Si tu es costaud, tu pourras aller dans la construction. Non! Pas planter des clous.. Planter des gens. Passer à la télé. Raconter des mensonges. Et engager des avocats pour dire que tout est vrai.

Au pire, si tu ne sais trop quoi faire, tu achèteras les terres des deux autres enfants en haut de ton image. . On a dû te dire qu’on fait son avenir? …Eh! Oui! Ça se prépare…

Il est écrit quelque part que l’on s’enrichit les uns les autres. Mais ça,  c’est dans les livres d’école. Les livres, ce n’est pas la vie. Et l’école encore moins…

Tu es une sorte d’oie de société… Un « à gaver »…

George

Tes parents doivent être pauvres… Une photo en noir et blanc! Comme un peu de pétrole dilué dans du blanc…

On dirait que s’annonce devant toi une belle carrière : le base-ball. Sauf que ta moyenne au bâton sera sans doute mauvaise. Mais ton camarade Dick Chenille te montrera comment devenir papillon et  ce  qu’on peut faire avec un bâton et des balles. Tu auras un lancer tellement puissant que celles-ci  iront jusque dans des terres étrangères.

Tu iras loin : avec de l’argent et les ethnies. Les ethnies ce sont ceux les deux premiers enfants d’en haut. Ce sont tous des terroristes en puissance. Le petit noir est peut-être en train de creuser pour planter une mine. Et l’autre, il doit avoir fait une cueillette de grenades…

La planète est ton stade. Un grand champ rond … Comme une boule bleue…

L’ultime réussite c’est le grand   Chelem

Comme le dit le cliché : La balle est dans ton camp.

Et le reste de l’arsenal…

Méfie-toi du petit juste au dessus de toi… Au cas où il deviendrait banquier. Car ceux-là ont repris un vieux truc d’il y a bien des lunes…

La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs[G 14] raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu. En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains. Échecs, Wik

Finalement, Ponzi, c’est du copier-coller… On dirait de l’économie…

Signer la mort du royaume sans s’en rendre compte…

Il ne faut jamais oublier de regarder les vieilles et présumées naïves photos. Les paysans finiront peut-être par avoir raison du désordre de la présentation de l’album.

Les « grands » ne savent pas rester petits…

La diarrhée du citoyen : entre la merde des États et la toilette à grands pas…

J’ai commencé à détester le travail le jour où on m’a demandé de travailler plus vite que mon ombre. Mais pire encore, c’est au moment où j’ai pris conscience que le travail n’était plus une tâche partagée entre les sociétaires, mais une tâche vile pour des intérêts tout à fait étranger à ce …NOUS.

J’en suis à me demander si le monde n’a pas inventé les toilettes pour satisfaire au va vite, sorte de diarrhée constante qui fait courir les gens qui commencent à avoir mal au ventre avant de se suicider.

Le stress…

Une invention de cette ère de suicidaires qui cherchent à s’accommoder à la norme : cette « réussite » factice martelée et vendue par des cravatés. Je me méfie de ces « propres » déguisés porteurs de saletés. Ils ont les dents plus blanches que leurs cheveux. Mais en dedans, ils sont plus crasseux qu’une cheminée qui n’a pas été ramonée.

Les métiers du stress

Avec tous ces éclopés de l’âme est apparue une série de nouveaux métiers : psy, travailleurs sociaux, conseillers, redresseurs patentés. Vous être coupable d’être normal. Vous devez courir au travail, mais pas à la toilette.

On se croirait dans un vestiaire d’équipe d’une équipe de hockey avec ses soigneurs, ses docteurs, ses psys…

Le mental. Le mental.

Et les cuisiniers qui préparent des livres de recettes pour panser les « maux » de vivre.

Les trois tyrannies

La tyrannie du profit. L’exploitation est au cœur de la contradiction capital-travail. Le capitalisme n’existe que s’il génère du profit ; mais l’exacerbation de la concurrence en raison de la mondialisation des marchés a accéléré la course aux profits en accentuant les exigences de rentabilité et les pressions sociales qui lui sont liées. A France Télécom, la remise en cause du statut du personnel qui s’est traduite par 22000 suppressions de postes, sur 100 000 en 3 ans et 14000 « mobilités « internes », obtenues de gré ou de force, a beaucoup rapporté aux actionnaires qui, malgré la crise, ont obtenu 4 milliards de bénéfices. Quand la privatisation tue les uns, elle enrichit les autres.

La tyrannie technologique. Nous sommes entrés dans une société de surveillance et de contrôle permanente où notre temps est mis en coupe réglée, en dehors de toute instance de régulation. Ce flicage permanent des gens, ces laisses électroniques, ont engendré une tyrannie technologique qui nous grignote de l’intérieur. Le métier n’existe plus, il n’y a plus que des process. L’emprise des écrans, du « on line », du tout internet, en un mot, l’impérialisme numérique, tue non seulement le lien social, engendre la dépossession des individus, mais appauvrit les savoir-faire. Le métier c’était un savoir-faire : une seule chose dans la durée après un temps long de formation. On s’attachait à ce métier, on en était fier. Aujourd’hui, l’employabilité a remplacé le métier. La qualité du produit a été remplacée par le zapping de la production et le culte de l’éphémère. Le travail parcellisé est devenu hors-sol, sa dématérialisation du travail dans de nombreux secteurs engendre des accidents d’un nouveau type : les accidents psychiques du travail.

La tyrannie de la vitesse. Il faut aller de plus en plus vite, dans tous les domaines. Il n’y a plus de temps mort. Vivre sans temps mort et jouir sans entraves, un des slogans de mai 68 est devenu l’étendard du nouveau capitalisme. Il se traduit par un nouveau rapport au travail. Travailler tout le temps, plus et de plus en plus vite détruit l’organisation traditionnelle du travail. La vitesse engendre la fuite en avant perpétuelle, pour gagner du temps, pour le maîtriser, mais elle revient à sa dictature sur nos existences. Stress, souffrance et suicide: le management de la terreur

Avant c’était mieux…

Vous vous dites que c’est de la nostalgie?

Bien non… Car le cerveau humain a passé des milliers d’années à suivre la lente nature. Il était dans l’obligation de la suivre, d’attendre. Mais elle et ce NOUS étions liés, semblables, de la même souche.

Jusqu’à ce qu’un génie décide de faire pousser les légumes plus rapidement. Il ne les trouvait pas assez pressée  pour son compte en banque. Ou alors, il s’était dit que la nature ne faisait pas de profits à court terme. Vite! Un coup de pouce…

Cette rupture avec la nature a fait en sorte que nous sommes devenus des esclaves  du syndrome du petit coin.

J’ai compris cela à 14 ou 15 ans.

La question est de savoir – dépouillé de toute illusion, conscient – de ce que nous devons amasser en  cours d’existence entre l’âge zéro et le compteur de la mort qui fait retomber à zéro cette machine humaine.

Erreur! Ce n’est pas une machine humaine… C’est une créature intégrée à la création. Elle est en vacances de lumière pour l’aventure de la chair. « L’Homme est supérieur aux anges ».

Un petit coup de bible?

Et quel est le  but de cette  vie ?

Vivre! Mais on ne sait plus vivre. Toutes les pubs sur le « futur », votre futur sont trafiquées.

Personne ne se soucie de votre futur. Ceux qui s’en soucient se rongent les ongles sur leurs tableaux de gains et pertes monétaires.

Vous êtes donc la petite pépite que l’on frotte . On vous soigne pour vos bras… Un esclave mort ne vaut pas cher.

Un esclave éméché ne donne pas grand lumière….

La clef

Il est presque déjà là le jour où le citoyen préfèrera rester chez lui et à ne plus participer au NOUS trafiqué par des ombres d’humains. Cette eau de javel de l’existence.

Je vois tous les jours des analyses profondes, parcellaires, des étancheurs de craquelures, de fentes, de rides, de systèmes.

Ils s’inquiètent de la machinerie humaine.

En fait, ces carcasses d’humais – grand amateurs de calculs – n’ont pas compris que la bêtise est la somme de toutes leurs bêtises. Ce qu’a rapidement flairé le citoyen. Le supposément dupe – ne pouvant changer le « système » préfère migrer en d’autres états d’âmes.

Du fait que la méthode des savants (sic) a toujours été celle du scalpel, ils s’évertuent à régler par tranches le « malade global ».

La foi au compte en banque fait de ce dieu un diable plus noir que les ombres qu’il détruit en jetant par terre les humains.

Couché, plus personne n’a d’ombre…

Il faut un ébouriffant illuminé pour croire qu’un baril rempli d’eau qui coule peut être « réparé » par des avocats payés pour la lenteur des procédures.

L’intelligence  n’est pas de savoir des « choses », c’est de savoir les êtres à travers son milieu, son âme et la dynamique de la chaleur humaine.

Quand cette flopée de « connaisseurs » dits rationnels, aura compris que l’humain est un baril rempli d’eau, et qu’il n’est fonctionnel que dans sa structure matérielle et son contenue limpide, délié et souple, on aura fait un pas…

En attendant, courons tous aux toilettes…

La « réalité » à la manière Ikea

Image : Udner Blogspot

La réalité, c’est ce qui continue à s’imposer à vous quand vous cessez d’y croire.

Philip K. Dick

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J’jusqu’alors, se croyant éperonné par l’action, il ne s’était accordé que des accointances sensuelles qui laissaient la tête libre. Mais maintenant il lui fallait connaître les subtilités du cœur qui après tout aiguisent l’esprit.
P. Drieu La Rochelle, Rêveuse bourgeoisie, 1939, p. 205.

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« Affordable solutions for better living »

Slogan Ikea

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Ikea a fait fortune en donnant à chacun les pièces et les plans pour « bâtir » ses propres meubles. Tournevis fournis, dans bien des cas. Au point ou la formule, aujourd’hui, est si répandue qu’il est difficile d’acheter une bibliothèque sans avoir à la monter nous-mêmes…

En tant qu’individus, nous sommes tous un peu Ikea…

Je ne cherche pas à définir une « réalité cosmique », mais plutôt à nous questionner sur notre perception de la réalité de nos sociétés, et du grand vent des intellectuels, dont les gaz, après un bon repas du bric-à-brac,  prend l’ascenseur et s’en va ballonner le cerveau.

Et c’est comme ça depuis près d’un demi-siècle puisque l’on n’a pas produit que des choux, des ordinateurs, ou des armes sophistiquées… C’est comme ça depuis que l’on a distribué à tout le monde des morceaux des « savoirs ».  Ce qui a permis à monsieur et madame tout le monde de se monter un beau meuble de « connaissances » qui, un peu attisé par la somme des pièces, des visses, et des plans tout faits, de se tracer « une idée »… De la vie, de l’Univers, des sociétés, des « grands »…

On a des opinions « rationnelles » sur tout…

Rationnelles…

Leurre et drame…

Les piranhas gris et le perce-oreille

Si vous vous jetez dans l’eau d’un site pour commenter ou pour écrire,  souvenez-vous des scènes de films dans lesquelles les piranhas dévorent un humain en quelques minutes.

Ces piranhas du net se nourrissent de toutes les eaux qui polluent maintenant la « connaissance humaine » sur la toile.  À se demander ce qu’elle a d’humain – cette connaissance – si elle ne sert pas à l’humain?

Une autre accointance entre la civilisation nombriliste du « Me, Myself and Die » (sic).

On ne meure qu’une fois. Les fabricants de déluges foisonnent, mais peu  d’élus  pour fabriquer des arches.

Les « destructeurs » d’humanité ne sont pas bien nombreux… Mais ils disposent d’un pouvoir dangereux : l’argent. Ils peuvent donc se payer deux variétés de la race humaine : les pauvres et les vaniteux. Comme dirait l’anglophile : The big piece of cake…

En fait, nous voilà à l’ère de la méthode du perce-oreille :

Contrairement aux grands animaux et aux humains qui produisent généralement peu de rejetons mais leur prodiguent ensuite des soins, les insectes optent presque tous pour une stratégie différente qui consiste à produire davantage de descendants, mais à ne pas investir d’énergie pour s’en occuper. Infestation.ca.

Réalité et perception : la Tour de Babel

Cette histoire est parfois vue comme une tentative de réponse des hommes au mystère apparent de l’existence de plusieurs langues, mais est aussi le véhicule d’un enseignement d’ordre moral : elle illustre les dangers de vouloir se placer à l’égal de Dieu, de le défier par notre recherche de la connaissance, mais aussi la nécessité qu’a l’humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets, ainsi que le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe de spécialistes se met à parler le seul jargon de sa discipline. Ce récit peut aussi être vu comme une métaphore du malentendu humain; où contrairement aux animaux, les êtres humains ne se comprennent pas par des signes univoques, mais bien par l’équivocité du signifiant. Tour de Babel

Après avoir passé une journée pédagogique – la meilleure, sans doute, de ma « carrière »-  nous sommes sortis tous ébranlés par cette expérience qui consistait,  à partir d’un texte ou d’une image, à donner notre version de ce que nous pouvions percevoir. Et les mettre en commun…

Pénible.

Les plus secoués furent les mathématiciens. Sans doute parce que plus on verse dans la rationalité, plus les résultats sont certains et concrets, voire vérifiables.

Et là, ils étaient perdus…

Le syndrome de la porte fermée…

Il est évident que l’on peut tout comprendre dans un système où on a choisi les pièces pour procéder à un montage et se  bricoler un résultat.

Le danger des gens dits « intelligents » est qu’ils finissent par croire – tient,  une foi n’est pas coutume – que tout peut être compris.

Devant un candidat souffrant du syndrome, j’ai rétorqué, un jour :

– Quand tu ne comprends pas, tu acceptes.

– Qu’est-ce que tu veux dire par là?

Il n’avait pas compris.

Je voulais simplement signifier que toute connaissance est une série de gommages d’ignorances passagères. Mais plus encore : tout n’est pas saisissable.

Pour moi – c’est une conception personnelle – un être intelligent  c’est quelqu’un qui a une poignée d’eau dans la main et un océan d’ignorance devant lui. Son érudition consiste en la prise de conscience de la vastitude de cet infini et à constater avec une certaine fierté ce qu’il a pu cueillir dans sa vie. Avec une certaine humilité…

Surtout devant une « poignée » de mains sèches…

Amour et acceptation

Déjà qu’avec le mot « amour », on devient confus : attirance affective et principe d’union universelle.

C’est là ou se piègent le plus aisément les adeptes dudit « rationnel ».

Pas d’ouverture. Pas de ventilation.

Exaltés, frénésiques, (sic), fiévreux.

Il n’y a qu’une potion : le doute.

Le doute est la congélation des notions ou des idées. C’est la raison pour laquelle vous vous retrouvez parfois devant une sorte de pierre morte…

On n’évolue pas sans ce doute nécessaire pour parfaire son « idée », sa vision.

Sans lui, nous sommes morts.

Bref, évoluer.

Et que faire de l’amour quand il n’y a ni attirance affective ni union universelle? C’est qu’il n’existe pas de volonté ni de compréhension- ni désir de comprendre ou d’accepter dans cette dormance d’esprit solide.

Une pierre en dormance, mais solide dans sa rationalité. Si dans la chanson country le cowboy fait le tour de la montagne, les dépeceurs d’idées en sont que des bouchers pour la race humaine, et ils font sans cesse le tour de leur nombril.

Belle chanson!

Sainte-Anne-de Beaupré

Il y a eu un reportage, ce soir sur la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, où des milliers pèlerins,  venus de tous les coins du monde hurlaient leur foi devant les caméras.

Risible!

Les « rationnels » ne comprennent pas. Et ils n’acceptent pas… Ils n’acceptent pas le ridicule qu’ils voient.

C’est qu’ils sont victimes de la méthode Ikea qui consiste à ne vivre que dans un montage Ikea.

Ils appellent cela la foi…

Qui peut juger de la démarche d’un humain? Qu’a-t-il de si singulier et hautain ce« j’ai raison » devant un tel phénomène?

Posez-vous la question…

Un intellecto-ikea… Ça sert à quoi?

Il n’y a pas de morceaux ou de pièces en dehors de son « achat » …

Dieu en trois personnes

On en arrache des neurones… Ouach! Ça écorche l’ego, au point d’éviter la question.

Mais nous vivons avec chacun notre  Dieu,  et nous sommes toujours dans une bouillie qui nous stérilise.

Il y a trois paliers :

  1. La connaissance pour soi, de notre développement spirituel, par notre singularité Non partageable.
  2. L’élaboration d’une vision de la Vie dans une tentative de se situer dans l’Univers en tant qu’unicité, tout cela barbouillé d’émotions, de craintes, d’effroi face à la survie après la vie… Semi-partageable.
  3. La volonté d’être participatif à un « bonheur océan » avec sa petite poignée d’eau.

Obligatoirement partageable.

Finalement, notre amateur de meubles Ikea est pire que celui du meuble Dieu en trois personnes. Il a foi en son système rationnel…

Alors, il mène  une guerre de religions terroristes avec deux personnes : lui et son nombril.

L’athéisme est une foi.

Elle est sans doute née d’un montage de formules rationnelles « choisies ».

D’où l’expression revue et corrigée : mauvaise foi.

C’est juste qu’avec sa poignée d’eau il croit détenir l’océan.

Il est dommage que l’on mélange religion et société.

Dans le doute, il vaut mieux faire abstinence d’une certitude morte que d’un doute mouvant.

Les piranhas ne savent pas d’où provient l’eau dans laquelle ils nagent. Ils ignorent également qu’ils sont le produit de cette eau.

Ce serait une belle histoire que de raconter celle de la goutte orgueilleuse. Car une fois l’océan éteint, dans quoi vivront-ils?

Gaëtan Pelletier

Chantelois le photographe

Cliquer. Cliquez… La beauté est dans le détail…

Pierre R. Chantelois http://lesbeautesdemontreal.wordpress.com/

Le miroir des démunis

J’étais à l’école ce matin. L’école… Pendant que certains se défonçaient pour essayer d’écrire quelques lignes, Le yeux plissés… À tenter de percer le mystère de ces mots savants dans les consignes. Les mots des grands projets, des grands orgueils, des enfermés dans leurs tours à écrire des programmes pour l’apprentissage.

Si loin d’eux… Si loin de la misère…

Et sur un présentoir, de beaux livres, de beaux rêves, des écoles au loin, encore des écoles, et des métiers présentés comme les plus beaux du monde.

Papier glacé.

Jeunesse sanguine et rêveuse, forte, mais pas très réelle. Comme des bulles de savons sur un lit d’eau d’un bain bien bullé…

C’était leur monde de papier glacé.

Leur monde de faussetés. Tout est faux en ce monde. Il n’y a pas de mouches, pas de sueurs, chez ces jeunes ouvriers de plantation d’arbre. Pas dans ces livres présentés comme des livres de recettes de la réussite et du bonheur.

Sauf le grand air.

Hitler avait fait pareil avec sa jeunesse hitlérienne.

Sauf que la nôtre est livrée à une image encore plus martelée.

Les riches de la richesse d’investissement ont besoin de main-d’œuvre. Pas les petits riches… Les grands… Ceux qui en ont tant qu’ils ont aux doigts plus de ficelles que de bagues.

Il faut apprendre à voir. Je ne sais comment on développe ce réflexe ou ce savoir-faire qui mène au savoir-être…

C’est comme se faire dire à toutes les images : « Je suis minable ».

Il n’y a personne de minable en ce monde. Surtout pas les démunis. Ils n’ont rien, même pas l’arme des mots pour se défendre.

Ils ont foi en la recette. C’est tout… Ils ne se croient pas assez intelligents pour juger des choses, de démêler la démesure des saigneurs d’âmes. Les vrais minables sont ceux qui pensent dépasser les autres. À coups de trouvailles, de subtilités dans le grand vide des mots…

En plus de cette misère d’apprentissage, il y a celle de la vie trop rude : celle de la maladie, du passé familial, de l’injustice de ce dont avec quoi on est né.

La monoculture, comme celle du palme…

Je reconnais la misère intérieure, invisible, parce que, sans doute, je l’ai vécue.

Alors, il s’est assise une jeune femme, une misère, une plaie dans l’âme.

Un ulcère aux yeux bleus apeurés.

Je sens les vibrations éparpillés, nerveuses, comme si elle allait se désintégrer soudainement.

Un déséquilibre total d’émotions.

Encore un monde à deux richesses… Celle qui est exploitable et celle qui ne l’est pas. Mais qui donc peut juger de la « valeur » d’un être humain? Qui?

À voir la jeune femme me raconter son calvaire, dans des trémolos de corps qu’elle tentait de cacher. Eh! Oui. On les caches ses émotions, on ne sort pas avec ses émotions dans un monde ou le cerveau marche sur une seule patte. Mais la bonne, pour certains.

— Tu devrais écrire de la poésie…

C’est à ce moment que j’ai commencé à lui parler de mon « expérience » : Écrire pour vidanger son âme… Ce n’est pas très bien vu dans un monde où écrire est un pas vers la gloire. Mais la gloire n’est que celle que l’on se fait, que l’on se trace. Car au bout de la vie, la gloire de ses victoires, est sans doute la seule que l’on emporte. Celle des médailles est terrestre et passagère. C’est un puits de diamant pour les sociétés de riches – autant munis, soumis au moule, vaniteux. Dits savants…

Personne ne donne de médaille sans recevoir quelque chose en retour. Et plus les États en donnent, plus elle fête sa réussite – pas même sociale – mais celle des investisseurs.

La politique est une culture de médailles subventionnée par la racaille…

***

La jeune femme est revenue quelques heures plus tard.

Avec un poème.

Bien sûr, les gens des universités, « culturés », diront qu’il n’y a rien de vraiment bon. C’est qu’ils n’ont pas compris que les techniques n’ont rien à voir avec la vie. Ce n’est qu’une partie… Et, à mon sens, la moindre.

La première chose à faire dans la vie, c’est de se refaire une beauté. Se regarder dans l’âme et se dire qu’on est beau. Il faut un peu de savoir de la laideur des autres et de l’authenticité.

Il ne faut se comparer souvent qu’à soi… Mais comment se reconnaître dans un miroir tellement falsifié que l’on vous flanque dans le visage chaque jour?

Oublier un peu l’océan…

Authentique.

Pas facile…

Mais j’espère qu’elle continuera d’écrire, parfois dans une saignée d’encre noire ou bleu étouffante.

Pour cesser de trembler devant ceux qui vous présentent un monde « parfait » et qui créent ces moules maudits où les démunis ne trouvent pas leur place.

La place de ceux qui font les moules…

Gaëtan Pelletier

Henriette et son chapelet de fourmis

Les jeunes  sont déjà les vieux de quelqu’un.
Jean Anouilh

La vieillesse est un décès par petits morceaux.

Albert Cohen

***

Au début du 20e siècle, raconte le gériatre Réjean Hébert, les journaux étaient pleins de savantes analyses sur le grand problème de l’heure : le rajeunissement de la population. Jamais l’économie ne pourrait s’adapter à ces hordes de jeunes qui envahiraient le marché du travail, s’inquiétaient certains. L’actualité

Comment savoir qu’on est vieux ou qu’on le devient

En vieillissant, il ne faut pas prendre le risque d’être « éliminé » par les regards des autres, les systèmes de santé et les usuriers mondiaux, les affolés  Soyez votre propre gérontologue. Distinguez les signes avant coureurs.

A)    Les membres des Hell’s Angels vous vouvoient. Les policiers aussi…

B)    Vous pouvez faire l’amour trois fois d’affilée, mais il vous faut trois dimanches

C)    Vous êtes vus au loin, mais vous ne voyez plus au loin

D)    Vos proches vous voient mais vous les entendez

E)     Vous êtes capable de déchiffrer la signature de votre médecin

F)     Vous détectez des rides sur la photo de votre permis de conduire

G)    Vous achetez un ordinateur pour jouer au tic tac toe

H)    Vous commencez à comprendre ce qu’est la beauté intérieure…

I)       Vous vous souvenez de votre premier amour mais pas du deuxième prénom de votre femme

J)       Vos assurances coûtent le double de la valeur de  votre auto

K)    Vous dormez bien sur une chaise mais vous souffrez d’insomnie dans un lit

L)     Vous considérez que la morue et un fin plat

Le futur ridographié

Nous sommes probablement la première « civilisation » depuis le début de cette dite « humanité » à se demander que faire avec les  « personne du troisième âge ». Ou du quatrième…  Dire que le vieillard a  déjà représenté – et représente encore dans certaines sociétés ou groupements- le savoir, la sagesse.

Ce n’est plus une bibliothèque qui s’en va, mais une bibliothèque qu’on incinère.

Le vieillard, avant qu’il le devienne, était celui qui bougeait vite, était actif… Il servait. Il avait aussi une âme qu’il cultivait à travers des valeurs, des petits bonheurs, une famille.

On dit des soldats qu’ils sont de la chair à canons… Ben! Voilà le vieux devenu une chair à banquiers.

La bibliothèque vivant est morte… On a wiki…

Un savoir séparé de son âme est-il un « savoir »?

Je sais, ma remarque sera liée aux religions…

Pas du tout.

Elle est inséparable et intime à l’ensemble de tout ce qui est vivant. L’erreur a été de tenter de le refaire mécaniquement sans se laisser aller à le comprendre. J’ai bien dite « se laisser aller à »…

Le vieillard est maintenant devenu la pancarte de la fin du monde. Il n’y a pas de « fin du monde », il n’y a que des catastrophes qui servent à bâtir autre chose. Les économistes ont plagié le « concept » en une simple expression : destruction créatrice.

Débarrassez-vous de votre cheval.

C’était le slogan de la première pub d’auto,  Circa 1897.

Les vieillards -dites personnes du troisième âge –  sont devenues des rouages inutiles d’une machine à « faire de l’argent ». Une fois que la nature ne leur fournit pas assez d’huile dans le genou et qu’ils se supportent d’une canne, il n’y pas de dépotoir, ni de pays pour recycler ce robot usé comme on le fait hypocritement avec les ordinateurs – et tous les gadgets hypnotisant à usure programmée – que l’on rejette  dans les pays-dépotoirs  pas encore émergeants. Là où les humains deviennent par obligation les charognards des carcasses électroniques  des pays riches. Façon de parler… La dette US étant de 14 mille milliards, ils finiront sans doute par manger leurs cartes de crédit…

Ou des hamburgers  Soleil Vert.

40%  de leur budget pour la guerre?

Si j’investissais 40% de mon salaire dans la protection de ma maison et dans la tentative de m’emparer de celle du voisin parce qu’il y a du gaz de schiste, je serais ruiné.

Tout de même ahurissant que les « institutions financières » sont celles qui vous donnent des conseils sur l’art de gérer vos économies … Celles responsables de la crise financière.

Ils s’inquiètent de votre endettement, mais pas de celui de votre pays.

On est tous le biscuit de l’autre : Soleil vert.

…la scène la plus célèbre, où E.G. Robinson, avant d’être euthanasié, se voit montrer, dans une sorte de dôme IMAX avant la lettre, des documentaires animaliers, des films sous-marins, des paysages naturels magnifiques, images banales mais qui, après deux heures de plans généraux d’un New York à aspect de bidonville, baignant dans un smog jaunâtre, agité d’émeutes dégagées au bulldozer, prennent une tonalité bouleversante : le spectateur comprend que tout cela n’existe plus, a été détruit par la pollution et l’empoisonnement planétaire qui en résulte. Soleil Vert.

La mort d’Henriette

Grand-maman Henriette est morte à la maison. Mes parents la gardaient. Elle est morte dans son lit à 16h48, en priant, comme toujours, juste avant le souper.

J’arrivais de l’Abitibi et en débarquant de l’auto, ma petite amie de l’époque courait vers moi en hurlant : « Ta grand-mère est morte ! ».

Quand je suis entré dans la maison, ma mère avait un teint cireux et elle tremblotait. Quelques minutes plus tard, le curé, en soutane noire, lui aussi avec un teint cireux, vint donner les derniers sacrements. Il tremblotait. Je le vis monter l’escalier, effrayé, pour redescendre après avoir accompli sa mission.

Henriette  était née en 1880. Elle avait traîné un chapelet toute sa vie. Un  chapelet de gros grains  noir qu’elle égrenait des ses doigts noueux.

GrGrGr…

Aujourd’hui, on égrène des études, des probabilités, on fait des courbes avec des ordinateurs.

Les vieux vont tuer la planète.

Les prêtres  de papiers ont peur. Plus on continue, plus la poltronnerie nous coagule.

On est devenue une société qui n’a qu’une journée, mais triste : Halloween.

Le corps est le masque…

On ne peut pas cultiver les moutons rien que pour leur peau.

Ils ont oubli que Henriette avait participé, comme la goutte dans l’océan, à bâtir ce pays, ces générations, en cultivant un jardin et en élevant 17 enfants.

Elle avait appris à mourir. Un peu craintivement… Probablement dans le doute. Pas celui d’une autre vie, celui d’avoir à transiger avec « Dieu » sa place dans l’invisible  :

Paradis, enfer, limbes.

Mais tout ce qu’on a sous les pieds, tout le savoir, toutes les institutions… Tout. Tout est le résultat patient des Henriette passés sur terre. En chacun de nous il y a une Henriette, un atome, un petit rien invisible. Une apparence de rien.

La solidité dépend de chaque partie pour la fabrication d’  mur : la paille, l’air, la pierre , la grenaille et l’abstraction ou concept mis en plan.

Le chapelet volant

De gros grains noirs… Comme le chapelet d’Henriette. Aux grains dispersés dans le ciel…

Quand je pense à Henriette, à ma mère, à tous ceux qui sont « partis »,  je me dis que personne ne s’est rendu compte qu’il n’y a rien de « petit » dans ce monde. Les petites gens sont les graines qui nourrissent de plus en plus les carnassiers.

Faut être benoit un peu pour l’ignorer et cultiver l’oublie de la chaîne de la vie.

Quand j’étais enfant, j’étais fasciné par les essaims  de fourmis volantes. Je ne comprenais rien au fait qu’elles rampaient, fabriquaient des nids, travaillaient, puis… Le mystère…Il  leurs poussaient des ailes, s’envolaient, elles, l’air perdues, elles si « organisées », parties en aventure du ciel, vers un nulle part.

Je voudrais bien voir un jour un paperassier, un concepteur de poubelles à pédale de cuisine, m’expliquer pourquoi elles  sont là, et  à quoi elles servent.

Sans doute ces fourmis étaient elles un moyen pour enseigner aux enfants qu’une fourmi seule ne fascine personne. En même temps, elles devaient représenter la nourriture intuitive pour un cerveau habile,  mais bien fermé du grand secret des existences.

Et qu’il est là le secret du chapelet…

Les grains se sont mis à voler…

Pourtant, pendant des siècles on s’est acharné à en  combiner les grains  pour qu’ils aient un sens, une structure, un quelque chose de « logique ».

À la dizaine… Comme les doigts de la main.

Mais plus ça va, plus personne ne fait le lien entre les fourmis volantes et les grains de chapelets.

C’est parce qu’on est vit comme des morts  en ayant peur de la Vie.

Quand les chiens ont trop d’os, ils les enterrent…

Dans des paradis fiscaux…

Les français parlent aux Français : Comment vas-tu yau de poêle?

Comment va la France? On n’en sait plus trop rien… On a l’impression, d’ici, qu’elle est dans un bain d’acide, avec Sarko, une rondelle de chlore pour piscine.

Qui donc a envie de s’y baigner?

Si la France nous a laissé tomber, nous, au Québec, nous nous sommes rattrapés.

Nous voilà québécois, avec des expressions et un accent bizarre : « ça l’a pas de sens »…

Après la guerre – la 39-45 – des fermiers d’ici sont allés se battre. Poussés un peu dans le derrière par l’Angleterre… Mais, au fond, cette race avait envie de voyager et de voir ses racines.

Quand la génération suivante est entrée à l’école, elle s’est nourrie de la culture française et de la richesse de sa littérature. Toute une Histoire à rattraper… Les ignorants écoutaient les savants.

Nous ne savions pas qui étaient Corneille, Racine, Rimbaud, Apollinaire, etc. Ah! J’oubliais! Chateaubriand, Hugo, le génial! Par la suite, Sartre, Camus…

Nous avions appris à lire. Et nous avions soif de savoir. La France était un mamelon de savoir, gorgé à la Pamela Anderson.

Faméliques, nous étions.

On vous doit une fière chandelle! Des candélabres au complet… Sinon, nous serions demeurés des terriens, soudés aux petits coins de terre légués par le gouvernement du Québec lié à une religion qui faisait de nous des « enterrés » déjà morts. Pour un paradis étriqué…

On a retroussé nos cerveaux.

Il faudrait maintenant retrousser nos âmes.

***

On a beau décrier cette « vieille » génération élevée à la culture française. Aujourd’hui, avec cette dissonance mondialiste, nos sommes aussi confus qu’un crapaud qui aurait avalé un éléphant.

Pas repus! Malades. Malades comme le sont tous les peuples de la Terre.

On a aimé des San-Antonio, les bandes dessinées françaises.

C’était la vraie vie : le temps de s’occuper de l’humour et celui des « grandes questions ».

La France, on l’a dans le sang. Du moins, comme vous, dans les terres non violées par la mondialisation.

***

Je viens de jeter un œil sur la carte… Mes ancêtres venaient de Vendeuvre-du-Pitou… Ou pas loin…

On a la poésie de villes et des villages :

Celles-sur-Belle

Nieul-le-Dolant

Sucé-sur-Erdre

Carquefou

Issoire

La-Chaux-de-Fond,

Etc,

Un poème en soi.

Pas étonnant que les Français soient doués pour la poésie, ce langage de l’âme.

Comment vas-tu yau de poële?

Je pense –et je parle aux Français – que vous allez comme nous : quelqu’un vous a sucé le sein…

Vos dirigeants, comme les nôtres, ne parlent plus qu’un langage de chiffres, imbuvable, inconsistant, et froid… Nous mangeons tous de ces discours de cadavres. Les cadavres nous parlent. Ils ne seraient même pas capables de créer le nom d’un village à la couleur de ce que vous êtes.

Les -Saints-Atrophiés?

Ce serait joli, si c’était vrai. Mais c’est pâle comme un vampire qui se serait fait sucer le sang par une sangsue silencieuse. Tiens! Mon Corneille qui me revient? Ou Racine?

Peu importe….

La culture est devenue plate comme la Terre au 12e siècle.

Et nous croyons que le bonheur consiste à sauter d’une pile de monnaie stéroïdée   jusqu’au paradis?

Les pays « développés » sont maintenant des terres exsangues.

La belle et fluette culture du nombrilisme.

***

Nous, ici, nous essayons de bâtir un pays. Économiquement, oui. Mais là où nous râlons et étouffons, c’est que nous sommes des noyés sortis de l’eau, déjà bleutés – tous bleutés- acolores, dévibrés, insignifiants et, surtout, acidifiés et amers.

Au fond, au tréfonds, c’est qu’on nous cultive au vide.

Pas étonnant que nous sommes des corps flottants sur un océan de salauds salins qui nous mine notre chair et nous guident vers une mort certaine.

Il ne reste plus que la soudure d’une résistance face à ceux qui assèchent, jour après jour, jusqu’au désert…

Nous sommes déjà craquelés, fendillés, épluchés, écoeurés (sic).

On va comme vous : des tuyaux de poêle qui n’a qu’un bois mort pour nous chauffer.

Que vaut la vie si elle n’a pas le temps de s’attarder aux autres?

Que vaut la vie si elle n’est qu’un chiffrier moribond avec en bouche des mots vides?

On est ce qu’on mange!

Belle nourriture!

Pour en finir avec Saint John Lennon

La pub suscite une telle controverse que Sean Ono Lennon a cru utile de se porter à la défense de sa mère sur son compte Twitter. Je le cite :

«Elle ne l’a pas fait pour l’argent. Elle espère garder papa dans la conscience publique. Ce n’est pas pour vendre un nouvel album, c’est une pub télévisée pour les jeunes.» Richard Hétu, Cyberpresse

Il y a sept ou huit ans, j’essayais d’intéresser les élèves à l’apprentissage de l’anglais par les chansons des Beatles.

Ces jeunes, nées fin des années 1980, connaissaient peu les Beatles, mais John… oui.

Étonnant. Puisque du point de vue musical, après la rupture des Beatles, John Lennon ne produisit en dix ans que quelques chansons, dont le célèbre IMAGINE. Pour le reste, désolé, mais il lui aurait fallu se placer sur You Tube et n’aurait sans doute obtenu que 4 étoiles.

La « philosophie » Lennon avait dépassé le génie au sein des Beatles. Cet apôtre de la paix, classé activiste par les autorités américaines qui tentèrent de le chasser du pays, n’avait pourtant fait que répéter dans des improvisations peu fignolées des chants de feux de camp pour la paix. La guerre du Vietnam commençait déjà à  agacer les américains. Qu’avait-il de plus que les activistes du pays? La gloire qui le précédait…

Lennon était une brûlure intérieure. Un artiste… Pourtant, pendant la décennie 70, il eut peine à se remettre de la rupture des Fab Four.

« It’s only a rock-and-roll band! ».

Il y avait un Lennon qui n’était pas encore né, pas encore mature, qui devait se mettre au monde. La gloire précoce et pratiquement non attendue avait retardé  une période de développement de sa  personnalité.

Pendant que George Harrison – enfin débarrassé du tyran Lennon et de l’accroc McCartney – entreprenait une longue quête lente mais prudente et sublime, Lennon, en pleine crise, se mit à courir les bars après sa période Bed-In. Yoko Ono le laissa « enfiler » ses amantes, ses cuvées, sachant qu’elle avait une certaine mainmise sur l’homme.

Artiste d’avant-garde, il épousa la cause des femmes « nigers of the world » à son retour vers une vie normale. La cause féminine de l’époque n’était pas vraiment une nouveauté en soi. C’était même un quasi cliché que de s’y accrocher.

On soulignera sa mort le 8 décembre 2010 : 30 ans.

L’activiste avorté

Sans doute Lennon n’avait pas tout dit. L’écorché ne s’était pas encore rendu à terme. 40 ans.

La question reste toujours présente : qu’aurait pu apporter de plus  cet activiste?

N’ayant pas eu le temps, ni le désir, ni la maturité pour élever son premier enfant ( Julian), il découvrit les joies de la paternité à l’approche de la quarantaine.

Pourquoi ce souvenir d’un John Lennon comme d’un messie?

Sans doute parce qu’il a été assassiné…

Un Lennon vivant avait-il un « grand » avenir? On ne le saura jamais. C’est le mystère des légendes parties avant le temps… Un peu comme celle de James Dean.

Légendes et hasards

James Dean mourut à 24 ans d’un accident d’auto. Après trois films…

Beaucoup de gens crurent que le véhicule de l’acteur était maudit. Georges Barris, qui a personnalisé la voiture de James Dean, achèta l’épave du véhicule pour 2500 $ et se fractura la jambe quelque temps plus tard.

Peu après, il vendit le moteur et la transmission à deux médecins Troy McHenry et William Eschrid. En faisant la course l’un contre l’autre, l’un mourut en percutant un arbre après avoir perdu le contrôle de sa voiture, tandis que l’autre se blessa sérieusement après que la sienne eut quitté la route.

Barris vendit les pneus de la voiture : ils causèrent un accident de voiture à l’acheteur, et ce malgré le fait qu’ils étaient en bon état.

Deux jeunes essayèrent de voler la voiture mais l’un d’eux, en prenant le volant de la Porsche, s’ouvrit le bras à cause d’un morceau de métal déchiqueté. Plus tard, un autre homme se blessa en essayant de voler le siège du conducteur couvert de sang. Enfin, Barris décida de cacher la voiture, qui fut récupérée par la California Highway Patrol pour l’exposer à titre d’exemple sur les accidents de la route.

La première exposition connut un désastre : en effet, un incendie se déclara, détruisant toutes les voitures aux alentours dans le local et seule cette voiture en sortit indemne. Lors de la deuxième, dans un lycée, la voiture tomba et cassa la jambe d’un étudiant. Sur la voie menant à Salinas, le camion qui transportait le véhicule eut un accident et le conducteur se blessa, uniquement à cause de la Porsche. À deux autres occasions, la voiture s’’échappa’ des camions sans causer d’accidents graves, mais en brisant le pare-brise d’un véhicule. Wikipedia, James Dean

Le « potentiel Lennon »

Auteur compositeur de génie, le Lennon activiste n’avait d’autre talent que celui de sa gloire. Comme une compagnie à la bourse.

C’est de ce potentiel qu’il vit encore aujourd’hui… Bien alimenté par les fanatiques qui sont assoiffés de gourous. Ce dont se méfiait Lennon lui-même…

Les humains sont des usines à fabriquer des trônes… On aime bien les idoles ersatz des dieux…

La pub d’auto

La pub saisit une phrase de Lennon sur l’art et son évolution : « Start something new »…

Il est malheureux que l’on puisse tirer du passé un tel énoncé et le transformer en une pub pour auto. Ce pouvoir actuel – vu les possibilités techniques – pourrait faire revivre n’importe qui et lui faire dire n’importe quoi.

Tout le monde a sa petite phrase de pub.

Mais Lennon n’est pas tout le monde…

Un saint du 20ième siècle…

Alors on cherche les raisons de Madame Ono sur son approbation…

Pour Yoko Ono, John Lennon était un artiste « profond » et puissant. Au point qu’elle ne peut pas faire la part entre l’activiste et le génial musicien.  Un « All we are saying, is give peace a chance » n’a pas grande puissance et profondeur dans la bouche de « n’importe qui ».  Le génie musical de Lennon est alors transvasé dans le  « secteur activisme ».

Pour Yoko Ono qui critiquait la version quelque peu équivoque de « Come Together » dans Love du Cirque du soleil, on comprend qu’elle défendait alors le combat social précisant que  John n’avait jamais voulu parler sexualité, on comprend…

Pour la pub d’auto?

Voilà une femme – une éternelle fan – qui souffre du même problème de distorsion que les « chercheurs de dieu » qui courent les gourous.

Mais, comme il se fait tard, Madame Ono a fini par accepter de langer son idole de mari et d’en faire une momie, une éternité énigmatique.

Elle le garde en vie comme Norman Bates garde sa mère dans Psychose,Alfred Hitchock