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Le pénis dans le ciel

La marine américaine a qualifié vendredi «d'inacceptable» l'humour potache de... (Photo tirée de Twitter)

IMAGE: Twitter

Cette manoeuvre n’a «aucune valeur de formation», a tonné l’aéronavale américaine dans un communiqué prévenant que «l’équipage devra rendre des comptes».

«La Navy attend de ses équipages les standards les plus élevés et nous considérons cela absolument inacceptable».

«Tout le monde était sous le choc»,  La Presse  

Choqués? L’insondable « profondeur » de l’âme américaine! On aurait pu lui demander de dessiner La Joconde, mais il est fort à parier qu’un pilote de haut standard ne sait trop ce qu’est La Joconde. Ils connaissent – ou sont allés connaître le pays des armes de destructions massives, du pétrole et de l’héroïne de l’Afghanistan. Pour le reste, ils ont de la ouate dans les oreilles et des œillères dans la culture générale. Le pays des preachers de capitaux, les genoux usés jusqu’à la substantifique moalle ( Rabelais),  qui ne sortent  de chez eux  que pour aller mornifler les méchants.  Ils osent  même définir la méchanceté.

Quoi de moins nocif  et de dangereux qu’un pénis volatile qui s’envolera en fumée le temps que le ciel se rajustes? Mais quoi de plus nocif? On pencherait vers le roi des conducteurs de pénis ailés: les drones. On pencherait vers ce charmant sourire enjôleur comme une menterie lippue et quasiment lumineuse. Le conducteur du pénis ailé, prince de la paix de par le prix Nobel a été le champion de cette nouvelle arme hypocrite, à son image. Combien de victimes collatérales ont faites cette arme sans pilote destructrice de petits princes?

C’est un pays ou le pouvoir est un passe-temps. Un pays dans lequel les quatre derniers présidents ont passé à l’histoire comme des farfadets, alors, qu’en fait ils n’avaient rien de plus que le simple citoyen qui rêve de faire des enfants en paix et non de les tuer.

Saint-Exupéry était un pilote qui dessinait des moutons. Un pilote qui considérait que chacun est un petit prince. En U.S.A., on rêve d’un président. C’est là tout le cauchemar de l’Amérique. Cauchemar qui s’est répandu sur le globe en soudoyant les millions de rêveurs américains  depuis trop longtemps aveuglés par leur myopie prolongée et inguérissable.

Gaëtan Pelletier

Sophia Robot

C’est la nouvelle vedette de l’heure. Elle fait le tour du monde, parle de l’humanité, détruire ou pas, c’est selon le programmeur. Or, nous connaissons les programmeurs…

Mais Sophia a le sens de l’humour… On en aurait grandement besoin chez les politiciens. Et pourquoi pas la première « robote » à devenir Présidente des États-Unis d’Amérique?

Mais elle est citoyenne de l’Arabie Saoudite.

Au moins une bonne nouvelle 🙂

Faites Sophia Robot sur You Tube. Malheureusement, pour le moment, elle ne parle qu’en anglais. Du moins sur You Tube…

À déconnecter la nuit…

On nomme cela Intelligence Artificielle.  Eh! Ben! On tout plein d’intelligences artificielles qui régulent nos pays et nos avoirs. Pourquoi en rajouter?

Le robot humanoïde Sophia va devenir saoudienne. Le pays le plus peuplé du Golfe multiplie les annonces destinées à montrer ses ambitions dans les technologies du futur. Le prince héritier a dévoilé hier le projet d’une ville futuriste nécessitant un investissement de 500 milliards de dollars.

Si vous allez à Moscou, n’oubliez pas vos AK-47 en souvenir

AK 47

Des AK-47 en souvenirs. C’est ce que l’on propose à l’aéroport de Moscou.

Dans un communiqué, la société en pleine modernisation et à la recherche d’une nouvelle image, a expliqué que la boutique proposerait «des copies d’armes à feu pouvant être achetées comme souvenir par toute personne en âge légal». La Presse

Peut-être qu’au Canada on pourrait offrir de petites statuettes de Justin Trudeau. La trudeaumanie 2 est en train de chauffer le Canada. Je pencherais pour Céline Dion, elle aussi en statuette, plantée au bout d’un bateau qui va bientôt couler.

En fait, le meilleur souvenir serait une petite boule bleue avec des océans. Pour se rappeler d’un monde propre existant jadis et maintenant tellement malmené.Mal menée… C’est bien le mot.

Gaëtan Pelletier

Les oiseaux

Vous voulez être étonnés? Regarder cet oiseau aider l’autre, inconscient, qui s’est heurté à une vitre.

Le voyageur dans le temps de Bralorne

Avec appareil photo

Transcription

Comment la réouverture d’un pont a-t-elle pu, il y a 70 ans, connecter le futur et le passé ?

1940, Bralorne, Colombie-Britannique.

Une violente inondation vient d’emporter le pont South Fork.

Ce pont est une artère vitale qui mène à l’une des mines d’or les plus prospères du Canada. La mine de Bralorne attire des milliers de rêveurs en quête de prospérité. Bientôt, elle attirera un rêveur d’un autre temps…

C’est en grandes pompes que le pont ouvre de nouveau, en 1941.

70 ans plus tard, une photo en noir et blanc de l’événement soulève une énorme controverse.

Ce cliché montre une foule d’hommes et de femmes qui portent des vêtements de l’époque – habits, robes, imperméables et chapeaux de feutre. Rien de surprenant.

Toutefois, en y regardant de plus près, un homme ressort du lot.

Ce qui le distingue, c’est son allure branchée, ses lunettes fumées, sa coupe de cheveux, son T-shirt à logo sous une veste à capuchon et l’appareil-photo qu’il tient. Il a l’air tellement moderne !

Surnommé le « voyageur dans le temps », ce phénomène a déclenché en 2010 un million de requêtes sur Internet. Plusieurs se demandent ce qui l’a amené à Bralorne. L’or ?

Pour voir cette photo du voyageur dans le temps, visitez museevirtuel.ca et cliquez sur « Histoire de savoir ».

Dites-nous pourquoi cette histoire est importante… histoire de savoir !

http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/nouvelles-news/francais-french/?p=1332

Un voyageur temporel dans un film de Chaplin ?




Un jeune cinéphile du nom de George Clarke a révélé cette information sur YouTube, après avoir étudié pendant un an quelques secondes de film trouvées dans les bonus d’une édition DVD du Cirque de Chaplin.

Cette image montrant une personne utilisant ce qui semble être un téléphone portable, provient d’un extrait du making-of du film The Circus de Charlie Chaplin tourné en 1928.
Extraite des bonus du DVD, cette vidéo montre de banals passants devant le Manns Chinese Theatre à Hollywood.En regardant de plus près (et au ralenti), on peut donc voir une personne utilisant un objet très anachronique pour l’époque, un “téléphone cellulaire”.

Dans une séquence montrant des passants déambulant dans les rues de Hollywood en 1928, on aperçoit une femme (selon Clarke mais il pourrait aussi s’agir d’un homme) marchant la main près de son oreille et bougeant les lèvres. Conclusion immédiate de monsieur Clarke : elle parle dans un téléphone portable, et est donc la preuve irréfutable que les voyages dans le temps sont possibles. Non, elle ne se grate pas l’oreille, ne se protège pas du soleil, elle est en pleine conversation téléphonique sans fil. A qui parle-t-elle ? Via quelles types d’ondes ? Peu importe, l’image est là, incontestable et c’est très surprenant !
La posture du passant, de ses gestes, de l’expression de son visage est effectivemen troublante.



De plus, pour l’époque, dans le cadrage de la figuration de film, pour la fluidité de la scène, on ne pourrait comprendre ce type de comportement où un passant s’arrête au beau milieu de la rue et le producteur aurait du envisager de refaire la scène. Il y a alors deux possibilités. Soit il ne s’en est pas aperçu. Soit il était parfaitement au courant de ce qu’il faisait et c’est un clin d’oeil de sa part mais il aurait fallu de sa part une sacré imagination ou une inspiration qui lui serait venu d’ailleurs…

Certains commentateurs ont évoqué l’explication d’un genre de dispositif d’aide auditive qui existait à l’époque, mais on
ne comprend alors pas très bien avec qui il pourrait être en conversation.

Le camp des sceptiques mentionne cet appareil portatif pour malentendants fabriqué en 1925, le Western Electric Model 34A “Audiphone” Carbon.

On évoque aussi l’invention de M.Mac Farlane de Philadelphie, dès 1918, a combiné un poste radiotéléphonique portatif qui, constitué surtout par un audion, à la fois transmetteur, récepteur, et amplificateur, se loge dans une seule boite. L’antenne portative est faite de trois cylindre de cuivre. la boite qui peut se porter en bandouliere et renferme une pile et un audion, qui est un generateur a haute frequence. dans la journée, la porté de l’appareil peut atteindre les vingt kilomètres. (source:” la science et la vie ” n°46 septembre 1919 (nom d’origine de l’actuel “Science & Vie”)
On peut également pense à un problème dentaire

D’autres crient au canular s’appuyant sur l’ombre “étrange” que projette le personnage sur le mur. Selon eux, un petit malin aurait modifié les images par ordinateur.
Dans quel but ? La piste de la publicité virale pour un fabriquant de téléphone portable est avancée, mais semble peu probable, en effet ce serait se donner beaucoup de mal pour une faible retombée.Peut-être s’agit-il d’une petite blague des techniciens ayant travaillés sur cette édition DVD.Il faudrait savoir pourquoi ces images figurent dans le bonus dvd et non dans le film lui même, savoir par exemple elles ont pu avoir été rajoutées par la production dans le but de créer le buzz ? Voici la vidéo de Georges Clarke qui commente (en Anglais) la séquence en question. La piste la plus probable dans cette direction, serait selon eux le lancement d’un festival de cinéma par le découvreur de cette vidéo.

Déplacer le curseur à 3 min 20s environ pour visionner la séquence :

http://www.planete-revelations.com/t3522-un-voyageur-temporel-dans-un-film-de-chaplin-andrew-carlssin-voyage-dans-le-temps-et-delits-dinities

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Tempête

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Les animaux qui pleurent leurs morts (vidéo)

4 Les animaux qui pleurent leurs morts

Les Geais  occidentaux tiennent ce que nous appellerions des funérailles quand ils rencontrent un membre mort de leur espèce. Teresa Iglesias et ses collègues de l’Université de Californie à Davis ont fait remarquer que les geais, de voir un oiseau mort, se rassemblent autour de lui; dans la revue Animal Behavior , ils écrivent que ce comportement peut avoir évolué pour avoir besoin de prévenir les autres oiseaux des dangers.

Les scientifiques ont mené des expériences dans lesquelles ils ont mis un certain nombre d’objets dans les cours résidentiels et observer la façon dont les geais ont réagi. Les objets en bois  différentes pièces colorées en bois imitant des geais morts et en peluche  un grand-duc.

Les geais étaient indifférents au bois. Ils se sont réunis et ont lancé des appels d’alarme en voyant les ducs montés, apparemment parce qu’ils pensaient qu’ils avaient des prédateurs. Ils ont parfois pris d’assaut la peluche, un comportement affiché en voyant un concurrent ou un oiseau malade.

Mais leur comportement envers les oiseaux morts était le plus important. Non seulement l’alarme  pour avertir les autres loin, mais ils ont arrêté la recherche de nourriture pendant des jours. Comme la BBC explique, après avoir trouvé l’oiseau mort,

Les geais sont alors rassemblés autour du cadavre, dans une grandes concentrations cacophonique. Les appels qu’ils ont faits, connus sous le nom « zeeps », « gronde » et « ZEEP-gronde », encouragé de nouvelles geais à assister à la mort.

Les scientifiques pensent que la seule vue d’un oiseau mort était assez pour faire que les geais cherchent à partager cette information pour avertir les autres oiseaux de dangers possibles, même « sans témoin de la lutte et de la mise à mort. »

Les geais ne sont pas les seuls animaux que les scientifiques ont observé prenant soins de leurs morts.

troupeau

Quand un membre de leur troupeau meurt, l’éléphants gardent souvent les organes. Ils deviennent agités et semblent étudier l’animal mort, même toucher le crâne et ces défenses – avec leurs troncs et les pieds d’une manière cérémonielle (comme pris sur cette vidéo ).

Il y a quelques années, les scientifiques du Royaume-Uni et du Kenya ont observé les éléphants engagés dans de tels comportements. Ils ont été incapables de confirmer que les éléphants visiter les os de leurs parents morts en particulier. Mais, comme les scientifiques ont écrit dans la revue Biology Letters , « leur intérêt pour l’ivoire et les crânes de leurs propres espèces signifie qu’ils seraient très susceptibles de visiter les os de parents qui meurent dans leur groupe. »

Comme David Field, chef des soins aux animaux pour Londres et Whipsnade Zoos au Royaume-Uni, explique dans le New Scientist :

Les éléphants sont des animaux très intelligents et très tactiles. Le fait qu’ils sont capables de faire la distinction entre leurs propres crânes et celles des autres espèces n’est pas surprenant.

Les éléphants eux-mêmes sont une société matriarcale remplie de tantes et membres de la famille qui ont des liens étroits au sein d’un groupe.

Par conséquent, un décès dans la famille « pourrait avoir un impact sur les liens sociaux et la structure au sein du groupe, » comme il le fait dans les familles humaines.

Les scientifiques ont souligné que la « notion de cimetières d’éléphants – où les vieux éléphants errent pour  mourir – a été exposé comme un mythe par les études précédentes » et qu’ils ne sont pas exactement le «deuil» de leur mort.

Mère avec le bébé chimpanzé

Comme les éléphants, les chimpanzés ont de gros cerveaux, vivent longtemps et vivent aussi dans des groupes sociaux complexes, ils ont également été observés en deuil de leurs morts pour des périodes de temps prolongées.

Mères chimpanzés ont été observés tenant son petit morts pendant des semaines. En extrême sud-est de la Guinée, les scientifiques ont observé deux mères portant leurs enfants morts pendant plusieurs jours – 19 dans un cas et 68 dans un autre – avant de les abandonner. Conditions de saison sèche ont abouti dans les cadavres étant, en substance, momifié. Comme  New Scientist notes, « dans d’autres groupe de primates  le corps est  arracher des mains de la mère par des males turbulents, ou dans des conditions humides, car il s’est désintégrée en quelques jours. »

Même plus, les mères traitent les cadavres avec grand soin comme s’ils étaient encore en vie, les toilettage, chassant les mouches et la production de sons aigus quand ils ont chuté accidentellement.

Dans un autre cas, après la mort de Pansy, un chimpanzé âgées en et captivité, sa fille est restée près d’elle toute la nuit et d’autres chimpanzés nettoyé le cadavre et l’endroit où elle était morte.

Girafes

Les zoologistes ont enregistré trois cas de girafes , les plus hauts animaux du monde, le deuil de leurs morts .

En 2010, dans la conservation de Soysambu au Kenya, une girafe femelle a été vu passer quatre jours à côté du corps de son one-month-old veau. Dix-sept autres femelles girafes ont également encerclé le corps au cours des quatre jours.

En 2011, une girafe femelle en Zambie a été vu passer deux heures à côté d’un veau qui était apparemment un mort-né. Elle écarta ses jambes pour se baisser – quelque chose girafes font rarement, sauf pour manger ou boire – et léché le veau pendant plusieurs heures. Ce comportement a été répété pour les deux heures entières et est d’autant plus notable que les girafes passent  rarement du temps seul.

Toujours en 2011, un troupeau de girafes en Namibie avec le cadavre d’un jeune girafe femelle qui était mort trois semaines avant. Certaine girafes mâles avaient leurs jambes évasée et reniflaient le sol.

Les scientifiques se méfient de dire que certains mammifères ont un concept de la mort, tout en notant qui il y a plus d’espèces que l’on croit qui réagissent quand même à la mort d’un des leurs.

(Source : Care2)

http://jack35.wordpress.com/2013/12/14/les-animaux-qui-pleurent-leurs-morts-video/

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Visiter sa première demeure

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Efforts individuels visant à préserver les ressources pour les générations futures

Les gouvernements imposent aux citoyens des restrictions dans le but de préserver les ressources:

Simplicité volontaire

La pêche commerciale pille les océans dans le but de s’enrichir:

Filet de poi$$on$

La solution pour la survie des citotyens:

Faire croître son poisson rouge

ELYAN

http://centpapiers.com/efforts-individuels-visant-a-preserver-les-ressources-pour-les-generations-futures/

Perception, conscience et intelligence existent avant la naissance !

 

Foetus de neuf semaines Source : Larousse

Foetus de neuf semaines
Source : Larousse

 

Le 19 avril dernier, une équipe de recherche franco-danoise, dirigée par Sid Kouider, du Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (ENS Paris, CNRS) publiait dans la prestigieuse revue « Science », un article qui a eu un grand retentissement au sein de la communauté scientifique internationale.

Cette étude, intitulée « Découverte d’un marqueur neuronal de la perception consciente chez le nouveau-né » (LSCP), a, pour la première fois, établi de manière rigoureuse l’existence chez le nourrisson d’une réponse cérébrale à des stimuli extérieurs, identique à celle des adultes.

Les chercheurs sont parvenus à cette surprenante conclusion en analysant l’activité cérébrale de bébés de 5 à 15 mois. Au cours de ces expérimentations, ils ont pu montrer que l’enchaînement des événements neurologiques entraînés par la vision, même très brève, d’un visage, s’effectue de manière identique chez ces nourrissons et chez les adultes.

Ces scientifiques savaient déjà que, chez l’adulte, ces marqueurs de la conscience montraient l’existence d’un mécanisme à double détente, aboutissant à la perception d’un évènement extérieur.  Dans un premier temps, la réponse du cerveau est non-consciente et se traduit par une activité cérébrale linéaire. Mais dans une deuxième phase, au bout d’environ 0,3 seconde, cette activité connaît une brusque rupture qui correspond, selon les scientifiques, à l’apparition de la conscience.

Pour connaître le niveau de perception et de conscience exacte de ces nourrissons, les chercheurs ont mesuré l’activité électrique du cerveau de 80 bébés, âgés de cinq à 15 mois, exposés à des visages qui leur étaient soumis plus ou moins brièvement.

Les résultats sont étonnants puisque l’étude précise que « Pour tous les groupes d’âge, il a été observé la même réponse tardive et non-linéaire que chez les adultes, confirmant la présence de cette signature neuronale de la conscience chez ces nourrissons ».

Ce mécanisme de la conscience perceptive chez les bébés fonctionne juste un peu plus lentement que chez les adultes, se déclenchant au bout d’une seconde, au lieu d’un tiers de seconde chez l’adulte. Mais il ne s’agit pas d’une différence de nature quant au mécanisme fondamental à l’œuvre dans le cerveau.

Sid Kouider, le jeune et brillant chercheur qui a dirigé ces travaux, précise que la conscience dont il est question dans ces expériences est une conscience perceptive, une conscience primaire. Il ne s’agit pas de la conscience réflexive qui apparaît plus tard et permet au sujet de se concevoir comme séparé du monde qui l’entoure.

Mais, comme le précise ce scientifique « Nous pouvons, à l’issue de ces expériences, affirmer que les bébés possèdent des mécanismes d’accès à la conscience».

Cette découverte fondamentale confirme et prolonge de récentes recherches qui démontrent les étonnantes capacités de raisonnement abstrait et probabiliste des nouveau-nés et même des prématurés.

Des chercheurs du CNRS dirigé par Vittorio Girotto ont par exemple montré (CNRS) dans une étude publiée en mai 2011 dans la revue « Science », que les bébés sont capables, à partir d’un an, alors qu’ils ne savent pas encore parler, d’utiliser une faculté cognitive que l’on croyait réservée à des enfants beaucoup plus âgés : la prévision rationnelle, dans un environnement complexe et inconnu, d’événements possibles, en s’appuyant sur un calcul de probabilités.

Pour parvenir à ce constat qui a beaucoup étonné la communauté scientifique, ces chercheurs ont montré de petits films à 60 bébés âgés d’environ un an.

Dans ces vidéos, les bébés pouvaient voir un ensemble d’objets ayant différentes formes et différentes couleurs rebondir dans un récipient transparent dont le fond pouvait s’ouvrir. Ce récipient était ensuite masqué. Quand le fond s’ouvrait, les bébés pouvaient voir l’un des objets en sortir.

Les chercheurs ont alors mesuré la durée de l’attention des enfants face aux différentes scènes, en supposant que ces bébés regarderaient plus longtemps un événement qu’ils considéraient comme inattendu et improbable.

Et c’est exactement ce qui s’est passé puisque les différences de niveau d’attention constatées montraient clairement que ces enfants faisaient des prédictions probabilistes correctes et étaient surpris lorsqu’ils voyaient sortir du récipient des objets qui ne correspondaient pas à leurs prévisions.

Ces travaux, comme ceux de Sid Kouider, ont fait l’effet d’une petite bombe dans le domaine des sciences cognitives car ils remettent en cause une partie du cadre théorique de référence concernant le développement cognitif de l’enfant, formulée par Jean Piaget, il y a plus d’un demi-siècle. Celui-ci, dans sa description des différentes phases de la construction cognitive chez l’enfant, considéraient en effet qu’une telle faculté n’était pas en place avant l’âge de sept ans.

En avril 2012, une autre découverte étonnante, réalisé par des chercheurs du CNRS, dirigés par Édouard Gentaz, est venue également bousculer la conception généralement admise des capacités cognitives chez les bébés. (NCBI).

Cette étude a en effet montré que les prématurés, dès la 31e semaine de grossesse, sont capables de reconnaître avec une main un objet déjà manipulé par l’autre main. Ces observations expérimentales montrent qu’une aire cérébrale impliquée dans le transfert d’informations, le corps calleux, est déjà opérationnelle chez ces enfants nés avant terme.

Il y a trois ans, la même équipe de recherche avait déjà montré pour la première fois que les prématurés étaient capables de mémoriser la forme des objets à partir de l’information tactile que ces bébés parvenaient à en extraire…

Il faut également évoquer une autre étude, publiée en février 2013 et réalisée par une équipe associant des chercheurs de l’Inserm, du CEA et du NeuroSpin. Ces recherches, dirigées par Fabrice Wallois et Ghislaine Dehaene-Lambertz, visaient à évaluer les capacités de discrimination auditive de nouveaux-nés prématurés, nés deux à trois mois avant le terme. (Voir « Capacités de discrimination syllabique chez les enfants prématurés » (INSERM)

Certaines études avaient déjà montré que les nouveaux-nés étaient capables, à la naissance, de distinguer des syllabes proches, de reconnaître la voix de leur mère et même de différencier diverses langues humaines. Mais le débat se poursuivait au sein de la communauté scientifique pour savoir si ces capacités chez les bébés résultaient de mécanismes innés d’aptitude au langage, ou étaient le résultat d’un apprentissage des spécificités de la voix maternelle au cours des dernières semaines de grossesse

Des expériences réalisées dans le cadre de cette étude ont montré que ces enfants prématurés possédaient déjà une capacité d’identification d’un changement de syllabe et de repérage d’un nouveau son, ce qui montre que les fœtus disposent bien, avant la naissance, de capacités intrinsèques d’acquisition du langage.

Pour parvenir à ces conclusions étonnantes, les chercheurs ont stimulé auditivement les nouveau-nés prématurés, en les exposant à deux sons de syllabes proches, prononcées, soit par un homme, soit par une femme. Les réactions cérébrales de ces enfants ont ensuite été analysées à l’aide d’un système d’imagerie optique utilisant la spectroscopie. C’est cette analyse qui a permis de montrer qu’en dépit d’un cerveau immature, les prématurés sont à la fois réceptifs aux changements de voix (homme ou femme) et aux changements de phonèmes.

Ces travaux ont également montré que les réseaux de neurones mobilisés par ces aptitudes chez le prématuré sont très proches de ceux à l’œuvre chez le sujet adulte.

Il semble donc, à la lumière de ces récentes expériences, qu’avant même qu’un apprentissage quelconque ait pu produire ses effets, le cerveau du fœtus est déjà équipé pour pouvoir « décoder » et traiter le type d’information correspondant à la parole humaine.

Ces travaux passionnants et ces avancées majeures dans la connaissance de la construction cognitive chez le jeune enfant tendent à confirmer la théorie d’une grammaire générative, innée et universelle formulée par le philosophe et linguiste américain Noam Chomsky, il y a plus de 50 ans.

Dans cette hypothèse, que Chomsky n’a cessé d’enrichir et de compléter au fil des décennies, la grammaire générative est conçue comme un système de règles grammaticales permettant de générer toutes les phrases de la langue.

Les travaux de Chomsky ont non seulement bouleversé la linguistique mais également l’ensemble des sciences cognitives et partent d’un constat empirique : comment se fait-il qu’un très jeune enfant puisse produire et comprendre instantanément de nouvelles phrases qui sont différentes de toutes celles qu’il a déjà entendues, à la fois en termes de prononciation et d’intonation et sur le plan de la structure et de l’organisation.

L’idée maîtresse de Chomsky est que cette remarquable capacité d’acquisition linguistique repose sur l’utilisation par l’enfant d’une « grammaire générative » innée et génétiquement programmée qui va permettre à l’enfant de développer très précocement et même in utero des capacités linguistiques inexplicables dans le seul cadre de l’apprentissage et de l’environnement.

Pour autant, cette approche « nativiste », qui semble confortée par les récentes découvertes des sciences cognitives, rend-elle caduque et inopérante l’approche constructiviste chère à Jean Piaget.

La réponse est non car un nombre croissant de chercheurs considèrent aujourd’hui que cette opposition scientifique, épistémologique et philosophique entre « constructivistes » et « nativistes » doit être dépassée.

Il n’est en effet pas contradictoire, ni incohérent d’admettre que le nouveau-né dispose déjà d’un extraordinaire outil d’analyse cognitive, sans doute génétiquement programmé, qui lui permet déjà de réaliser des opérations de calcul et d’évaluation abstraite et d’accéder très tôt au sens du langage  et qu’il va ensuite développer et modifier tout au long de sa vie, son propre système d’appréhension mental, cognitif et symbolique du monde, en fonction de son histoire affective, corporelle, sociale et culturelle singulière.

C’est bien pourquoi, en dépit de l’extraordinaire viatique cérébral et cognitif dont nous disposons, avant même notre naissance, nous ne cessons de commettre au cours de notre vie des erreurs de raisonnement, de prendre des décisions illogiques et de faire des choix non prévisibles.

En effet, comme l’avait bien vu Piaget et comme l’ont développé depuis de grands scientifiques comme Antonio Damasio, qui refusent une vision neurobiologique réductrice de l’homme, notre esprit s’inscrit dans un corps et son fonctionnement, même dans les domaines les plus abstraits et les plus logiques, n’est jamais séparable du monde infini de perception, d’émotions et de sensations qui nous entoure et des liens affectifs que nous ne cessons de tisser avec les autres.

Loin de nous réduire à des êtres qui seraient essentiellement déterminés par leurs gènes, ou au contraire de faire de l’homme, une entité désincarnée, dont la dimension biologique serait effacée, ces découvertes majeures et convergentes dans le domaine des sciences cognitives montrent que notre extraordinaire capacité à penser et à construire notre représentation du monde est inséparable de cette unité retrouvée entre corps et esprit et de cette spirale ascendante qui va de la vie à la conscience et par laquelle nous construisons notre irréductible liberté.

Source : René Trégouet 

http://neoconscienceblog.wordpress.com/2013/10/20/perception-conscience-et-intelligence-existent-avant-la-naissance/