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La déshumanisation par le moule numérique

portable

Allo! Allo! Y-a-t-il quelqu’un au bout du sans fil?… 

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« Le but du futur est le chômage total.
Ainsi nous pourrons jouer. »
Arthur Clarke, écrivain de science-fiction et futurologue

Plus vous êtes proche de votre téléphone, plus vous êtes loin des autres. Le marché du portable et sa « nécessité inventée » et réinventée à chaque minute est en train de fabriquer des zombies flamboyants. Une nouvelle race est née…  Ce qu’il y a d’intelligent dans les portables c’est la compagnie qui, à l’autre bout du monde, vous a concocté un réseau ressemblant étrangement à un dortoir planétaire. Communiquer (sic) jusqu’à ne plus penser… En « nous » reliant de loin,  en nous distançant de proche, en bricolant un monde  où tout doit être transformé en numérique, afin de tout robotiser.

Enrichissement et pouvoir par l’invisible. 

Les technologies de la numérisation sont les outils modernes pour la création d’un travailleur aseptisé de la matière grise, mais surtout écrasé par la capacité illimitée à lui voler son travail, son salaire, ses rapports humains. Car, une fois ce nouvel esclave « brisé », soumis, sa révolte contre le système sera une révolte contrôlée par ceux qui possèdent suffisamment de pouvoir et de ressources monétaires pour le contrôle total des populations. L’impérialisme numérique est en train de disloquer et défibrer l’essence même humaine.

L’enrichissement par l’invisible, c’est la pauvreté dans le monde réel. On aura un portable quelque part en Afrique, mais pas d’eau. Plus personne ne frappe à la porte. Plus personne n’ira vous demander du sucre pour votre café, ou du lait. Mais, surtout, tous les rapports avec vos employeurs seront désormais devenus un dialogue entre vous et la machine, puisque plus personne ne sait trop pour qui il travaille vraiment. Et ils auront sans doute pour patron un robot. C’est la seule chose qui ne changera pas.

Fortune Fortuna 

C’est une église qui n’a pas de pierres, dont le clocher est une antenne de relais.  La cathédrale moderne, l’ultime beauté, c’est Facebook, Tweeter, Google, Amazon, tous des oiseaux de malheur déguisés en  Arphan des pièges…  Et le grand fleuve qui transportent tout, c’est l’internet. Le point de convergence ultime.  Les bâtisseurs modernes n’ont pas créé la chapelle Sixtine.   Ils on créé et continuent  de fignoler  ce soi disant progrès qui se débarrasse de l’homme pour faire place à la machine.

Une fois les fortunes acquises de cet invisible, il   pourra alors servir à acheter ce qui est tangible et nécessaire. Et c’est déjà actif … C’est le Big Brother de la thésaurisation continue qui n’a aucun lien avec l’amélioration de l’humanité. Cet argent sert seulement à créer d’autres fortunes jusqu’aux liaisons mafieuses des monstrueuses entreprises liant leurs capitaux afin d’acheter d’autres monstres. On sculpte les monstres jusqu’à la créature idéale…robotique.

Les lapins qui avalent les chapeaux des magiciens

Confrontés à l’effondrement du crédit, ils n’ont proposé qu’un surcroît de crédit. Dépouillés de l’appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l’œil pour le retour de la confiance. Franklin D. Roosevelt 

C’est une notation qui parle de la crise de 1929. Steve Keen, dans son livre   L’imposture économique.(4), prétend avoir prédit la crise économique de 2008.  Certes, si la « science économique » est désuète elle l’est en doublon. Déjà qu’un économiste crache sur les économistes et consacre un chapitre à un Karl Marx visionnaire  est assez troublant. Car non seulement les théories et les calculs des économistes sont dépassés, ils le sont au point de perdre tout pouvoir sur le tsunami des affairistes triomphant.  Ceux-ci sont enchantés  de l’ère du numérique ne serais-ce que pour les paradis fiscaux et leur  affiliation avec le pouvoir politique qui ne se prive pas de leurs compétences.   Mais cela va encore plus loin… Leur pouvoir est désormais si énorme que le rapport pays-affaires ( business)  n’a plus rien à voir avec les modèles anciens de l’économie en vase clos.  Le monde  ( y compris les habitants, ces 1+1, sans regards à l’humanisme) est désormais entre leurs mains invisibles. 

Ce troublant constat des échecs successifs des économistes des États, supposés nous protéger en régularisant les marchés,  à de quoi nous faire frissonner. Leur incompétence, ou leur affiliation au monde politique,  est  aussi dangereuse que le terrorisme qui secoue la planète.  Les États, étranglés par la puissance démesurée  des entreprises transnationales, ont pu multiplier les compagnies compagnies avec ou sans noms. Sorte de requins numériques OGM infiltrés dans toutes les activités humaines, masquées ou indéchiffrables. Bref, inatteignables. Ces moustiques de la finance ne font qu’imiter les grands.

Les Shylock  algorithmés 

Shylock est un personnage de Shakespeare dans Le Marchand de Venise. Un usurier qui a laissé son nom dans l’histoire. Mais il n’a rien à voir avec la dimension  de l’usurier moderne multi-identitaire, sniper économique camouflé dans un monde invisible. Le Shylock mondialiste du 21e siècle a non seulement le pouvoir de délocalisation des entreprises, mais de créer des empires économiques  hors États, camouflés, quasiment indétectables, mouvants. Nous avons affaire à des psychopathes cravatés aux tentacules qui finissent par blesser.  Comme Edward, dans le film Edward aux mains d’argent.  Une créature non terminée par son créateur, laissant celui-ci avec des ciseaux extrêmement acérés…

Le BLOB politique

Dépassés, nous condamnons la classe politique pour son absence d’actions. En laissant croître un libéralisme planétaire – voire en le fouettant  pour « régler les problèmes des États ». Le   dirigeant est devenu le dirigé . Ce n’est plus qu’une gélatine bavarde, infiltrée par des lobbyistes au service de ce nouveau pouvoir dont… elle a besoin. La marge de manœuvre des politiciens, leurs luttes de partis, leurs conflits internes, fait de celle-ci le spectacle de façade au théâtre de marionnettes dont le discours est un blabla de formules . L’illusion est parfaite.   L’image s’est auto-façonnée. Le  BLOB  devient alors un film aux dialogues de formules creuses qui plombent les babines des journalistes. Sorte de passe-partout servant à toutes les situations de crises. 

L’évaporation du pouvoir politique et citoyen 

De facto , la classe politique est devenue l’appareil le plus dépassé depuis des  décennies dans l’art de gouverner ou de gérer les biens des peuples. Nous parlons bien des biens des peuples. De chacun vivant et ayant librement choix de se poser sur terre, d’y vivre tranquille, d’y prospérer, d’apprendre et de s’émerveiller. Bref, de vivre selon notre statut de vivant.

 À qui donc appartient la Terre? Qui donc a fait en sorte que nous devons payer pour une parcelle de terrain? … La plus petite soit-elle. Imposée par des lois et des règlements en regard du perpétuel acte de soudoyer, de voler. Cette race de , politiciens  gouverne qui et quoi? Ce n’est plus, hélas,   qu’un comptable aux prises avec de d’alarmants  problèmes d’endettement qui tente de rapiécer les déficits. Les prédateurs mondialistes ne se contentent plus d’utiliser les habitants, ils avalent les avoirs des pays, leur culture, le droit de vivre.

Pour les politiciens, les marges de manœuvres sont si minces qu’on finit par ne plus avancer. Bref, de ce qu’on pourrait nommer le réel progrès. Ce qui, avant, était une crise est un état permanent de soucis et de reculades  non pas seulement en monétaire mais en  bilan négatif de qualité de vie. N’étais-ce pas là le but de tout État et de toute révolution? 

La déshumanisation parfaite

Nous vivons dorénavant dans un camp de concentration, un ghetto aux murs indistincts: Arbres, rivières, lacs, océans,  animaux, climats, vaches, humains, crapauds, enfants, familles, sont désormais dominés et administrés à des fins de capitalisation et de contrôle  pour produire… du capital. Pis encore, comme disparaissent peu à peu les journaux, est engloutie  la réalité de ce monde outrageusement numérisée et soumis à la cravache des algorithmes.  Les nouveaux Auschwitz ne sont-ils pas Google ou Facebook ou Amazone,  ces entreprises au pouvoir gigantesque au point de dicter aux États ce qu’il faut faire pour améliorer le monde?   Notez que l’on ne parle pas de la vie.  C’est la douce naissance du pays-prison, du citoyen délesté de ses droits de vivre, de ses biens, enfermé dans l’épouvantail du circuit chômage-travail.  Le Nouvel Ordre Mondial passe par la sculpture du cerveau. On n’améliore pas le monde, on le transforme. On le transforme un homme à la fois. Assis derrière son ordinateur, son Iphone, Ipad,  branché aux multiples applications qui ont pour but de cumuler de l’information.  Consommer a dépassé le pouvoir de penser. Mais surtout de jeter un regard philosophique sur notre nature et notre art de vivre.

Mais la déshumanisation la plus « parfaite » est la perte totale de liberté tout en vivant dans un pays devenu virtuel. La perte du réel, de la sensibilité, de l’extraction de notre nature profonde selon les normes et lois en accord avec la structure et les matériaux desquels  nous sommes nés.

Le nouveau hyper Goebbels, c’est le 1 et le 0. Et chaque page tournée est un discours de manipulateurs qui passe par l’inconscient au nom du progrès. Progrès qui fait en sorte qu’on ne meure plus qu’une fois, mais plusieurs. À se demander si d’ailleurs on est en vie, puisque dorénavant tout est en place pour nous extraire de notre simplicité de vivre dans une finalité de modification d’une richesse humaine réduite à un schéma de consommateur.

La véritable révolution sera de briser et d’abattre le plus hétéroclite des dictateurs jamais vu sur cette planète: un être qui n’en est pas un, mais un avoir qui est le tout qui s’incruste insidieusement. Le tout pour le TOUT menant vers le rien…

Gaëtan Pelletier

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1.Le téléphone portable, gadget de destruction massive, 96 pages, 2008, Le(s) auteur(s) :Pièces et main d’œuvre.

2. Quand la révolution numérique n’est plus virtuelle, Laurent Sorbier, Éditions Esprit, 2006, 264 pages. 

3.La tyrannie technologique,Cédric Biagini, Guillaume Carnino
Célia Izoard, Pièces et main d’œuvre,  256 pages, 2007

4. L’imposture économique, Steve Keen ,532 PAGES. 
Date de parution : 9 Octobre 2014. Éditions d’En-Bas.

5. L’homme nu, La dictature invisible du numérique, Marc Dugain, Christophe Labbé, Plon, 2016

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Reconstruire la souveraineté des Etats face aux multinationales

Depuis le 22 avril, plusieurs pays d’Amérique latine (Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua, République Dominicaine, Saint-Vincent et les Grenadines, Venezuela) se sont associés pour créer une « Conférence permanente des Etats latino-américains affectés par les intérêts transnationaux ».

Ces dernières années, la Bolivie, l’Equateur et le Venezuela se sont engagés dans des conflits de forte intensité contre plusieurs entreprises multinationales (Exxon Mobil, Murphy Oil Corporation, Perenco, Conoco-Philips, etc.). En jeu, la renégociation des concessions d’exploitation de leurs ressources pétrolières et naturelles par celles-ci.

C’est notamment au sein du Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), organisme rattaché à la Banque mondiale en charge de l’arbitrage des conflits entre Etats et entreprises en matière de droits des investissements, que les disputes se sont déroulées. Mais las de cet organisme trop favorable, selon eux, aux investisseurs privés [1], ces pays l’ont quitté (respectivement en 2009, 2007 et 2012) pour impulser la création d’instruments régionaux de consultation et de gestion des conflits avec les entreprises multinationales des pays du Nord.

C’est dans ce contexte qu’ils ont organisé à Guayaquil (Equateur), en présence de représentants officiels invités d’Argentine, du Guatemala, du Honduras, du Salvador et du Mexique, cette première Conférence.

Celle-ci a permis de définir, dans le cadre de sa Déclaration finale, le périmètre d’action et les perspectives de l’initiative. Le document fondateur indique que, dans le contexte de la mondialisation, « les pays en développement (disposent) de ressources précieuses qui doivent être utilisées de manière soutenable pour le développement de (leurs) populations ». Il signale également que la période récente « a montré la persistance de cas flagrants de violation du droit international et de la souveraineté des Etats » (par des firmes transnationales). Enfin, les pays signataires considèrent que « plusieurs processus de négociations bilatérales avec des firmes transnationales sont actuellement en cours qui demandent une assistance solidaire entre les Etats de la région afin que ces négociations aboutissent à des résultats bénéfiques pour les peuples du Sud ».

Sur la base de cette analyse, ils s’engagent à soutenir la création, au sein de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), d’un « mécanisme régional de résolution des différends en matière d’investissement qui garantisse des règles justes et équilibrées lorsque surgissent des conflits entre firmes et Etats ».

Par ailleurs, ils proposent la création d’un Observatoire international sur les contentieux en matière d’investissements dont les objectifs seront multiples : activité de veille au niveau international, production d’analyses et de recommandations pour les Etats faisant face à un différend avec une multinationale, réflexion sur la réforme des organismes existants, mutualisation des expériences et des avancées juridiques en matière d’arbitrage dans les conflits commerciaux, création de mécanismes de coordination et de consultation sur les systèmes juridiques entre Etats latino-américains, élaboration de stratégies communes pour les Etats face aux multinationales, mise en place de mécanismes de sollicitation des mouvements sociaux, etc.

Enfin, il s’agira de proposer la mise en place « d’espaces de coordination générale des pays du Sud » sur l’ensemble de ces questions au niveau du G 77 + Chine. Et ce, de sorte à consolider un rapport de forces entre ces pays et les multinationales dans tous les espaces institutionnels multilatéraux : Nations unies, Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, etc.

Faisant écho à cette initiative qui vise, dans le cadre d’une coopération collective, à redonner des marges de manœuvre aux Etats et à la souveraineté nationale face aux multinationales, les mouvements sociaux latino-américains ont adopté, le 9 mai, une « Déclaration des mouvements et organisations sociales sur les propositions de la première Conférence permanente des Etats latino-américains affectés par les intérêts internationaux ».

Celle-ci affirme : « Nous pensons que les Etats nationaux doivent non seulement avoir l’obligation, mais également la pleine liberté d’établir et d’appliquer des législations et des politiques publiques favorables aux populations et à l’environnement, et ce en complément de leurs obligations en matière de droits humains, sans devoir subir la menace d’actions ou de revendications du capital transnational  ».

Et d’exprimer une solidarité avec les objectifs affichés par les gouvernements et leurs propositions (notamment la création de l’Observatoire international). Le document précise toutefois : « nous ferons preuve de vigilance pour que l’ensemble se concrétise, et de manière à ce que cette initiative ne se limite pas à la question des multinationales privées, mais concerne également les entreprises multinationales d’Etat  ». Cette position indique la préoccupation de ces mouvements sociaux quant à la stratégie des entreprises publiques de ces pays – ou celles d’autres pays du Sud (Afrique du Sud, Chine, Corée du Sud, Inde) – dans le domaine pétrolier et minier notamment.

Quoi qu’il en soit, voici qui devrait inspirer tous ceux qui, en Europe et ailleurs, souhaitent reconquérir du pouvoir face aux forces du capital.
Source

http://au-bout-de-la-route.blogspot.be/2013/05/reconstruire-la-souverainete-des-etats.html

Hollande en Kanata

Le nom Canada provient du mot iroquois « kanata » (« village », « établissement » ou « terre »

. «Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures ou que ce soit dans la construction d’infrastructures», a déclaré le chef de l’État, saluant «les entreprises françaises particulièrement bien placées» dans ce domaine, à l’instar de Total.  Le Figaro

Si ce n’était pas sérieux, on se tordrait de rire. M. Hollande s’en va en chambre délirer un discours au parfum de schizophrénie, fragmenté: il insiste sur le rôle du Canada dans la lutte contre le changement climatique – du réchauffé- et les intérêts économiques des sables bitumineux de l’Alberta. On entend les ovations manuelles – clap! clap!,  des paumes des paumés. (1) .

Beaver Club, (2)  version 21 e siècle: Le temps des bouffons (3) 

On se croirait dans le Beaver Club ( désolé, pas de version française) du club sélect de la bourgeoisie anglo-saxonne qui a épluché le castor du Canada – l’or poilé du temps de la conquête anglaise- pour arracher tout ce qu’on pouvait arracher de richesses au pays et se payer une fois par an un beau banquet.

On est au Québec en 1985. Chaque année, la bourgeoisie coloniale se rassemble au Queen Elizabeth Hotel pour le banquet du Beaver Club. Ici, pas de possédés, juste des possédants. A la table d’honneur, avec leur fausse barbe et leur chapeau en carton, les lieutenants gouverneurs des 10 provinces, des hommes d’affaires, des juges, des Indiens de centre d’achats, des rois nègres à peau blanche qui parlent bilingue. Comme au Ghana, on célèbre le vieux système d’exploitation britanique. Mais ici, c’est à l’endroit. Ici, les maîtres jouent le rôle des maîtres, les esclaves restent des esclaves. Chacun à sa place! Le temps des bouffons   ( Pierre Falardeau)

Le castor: le pétrole  vivant du Canada 

Le castor, on nous l’avait caché,  c’était le pétrole du XVIIIe siècle.

Si c’était encore à la mode, l’Otan viendrait nous protéger des méchants,  et Brigitte Bardot serait sûrement devenue une Jeanne d’Arc, morte, atomisée mystérieusement par la CIA. Bref, on lui aurait fait la peau…

Lorsque les premiers explorateurs européens se rendirent compte que le Canada n’était pas l’Orient regorgeant d’épices qu’ils recherchaient, les millions de castors qui s’y trouvaient devinrent le principal attrait commercial du pays. A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, la mode du jour était aux chapeaux confectionnés à partir de peaux de castor. C’est ainsi que la demande pour les fourrures de castor s’accrut à mesure que ces chapeaux devenaient de plus en plus populaires.

Le roi de France, Henri IV, vit dans la traite des fourrures l’occasion d’aller chercher les revenus dont il avait tant besoin et d’établir une colonie française en Amérique du Nord. Bientôt, les commerçants en fourrures anglais et français vendirent en Europe leurs peaux de castor vingt fois plus cher qu’ils ne les avaient payées.

La traite des fourrures était tellement un commerce lucratif, que la Compagnie de la Baie d’Hudson décida d’honorer le petit animal aux incisives proéminentes en l’incorporant dans ses armoiries en 1678. Sir William Alexander, à qui la Nouvelle-Écosse fut concédée en 1621, fut le premier à inclure le castor dans des armoiries. Patrimoine canadien

Le temps des bouffons, version mondialiste 

Il ne faut surtout pas se méprendre sur la blanchisserie moderne des politiciens serviles toujours représentants du nouveau club des investisseurs qui se régalent de la globalisation. Jadis, les vendeurs d’assurance faisaient du porte à porte. Maintenant, ils font du « pays à pays ». C’est la raison pour laquelle si vous remplacez un politicien par un autre, il n’y a pas de changement. La pauvreté planétaire amènent les migrants par la pauvreté que l’on a créée  en cultivant et étendant un poignée de riches, une poignée de compagnies tentaculaires, invisibles auxquelles nous sommes maintenant à la merci.

Seuls les riches peuvent se payer la démocratie…

Hollande en « passage étroit »  

Demain, je crois, Monsieur Hollande viendra visiter la ville de Québec (  Kébec étant un mot algonquin signifiant « là où le fleuve se rétrécit »). Il entendra – probablement sans trop comprendre- le langage bizarre que  Thierry Ardisson qualifiait de « langage du 17 e siècle » et aux saveurs de Provence d’un certain Duteil…

Et de l’Île d’Orléans jusqu’à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
Et qu’il a composé toute une symphonie

Eh! oui! C’est de la poésie… Mais l’Homme ne remplit pas sont réservoir d’auto de poésie. Au diable et aux Zaméricains la chaleur humaine!  Nous sommes aux prises avec des affairistes patentés.

Ce sont les québécois – les voyageurs (4)- , qui ont « développé »  le Canada,  de  force  et de misère,  pour endiguer par « hasard » l’avance des américains qui, vers le Nord, s’avançaient pour avaler l’Ouest Canadien. Bref, c’est ce que la France a abandonné ici, qui se sont débrouillés pour reconstruire une petite forteresse française du Québec jusqu’à la Louisiane. Vendue ensuite aux étasuniens…

La formule serait  de dire que c’est une « autre histoire ». Mais le contexte actuel cimente l’orientation suicidaire des pays appauvris par ses « propres » amis. Nous ne parlons pas de la France, mais des manipulations d’un pays de cowboys pour qui, maintenant, nous sommes les vaches.  En fait, tout pays est une vache à traire. Mais le système est si attrayant et la peur si  bien transmise que quoique nous vendions et ayons à offrir – Plan Nord, pétrole, fromages-, nous sommes tous « utiles » et naïvement fébriles dans les attentes.

Toute l’Histoire est celle de colonisations par avidité. Les territoires à avaler…

Le colonialisme « moderne » est une sorte de culture souterraine de « snipers élus ».

Toute rencontre protocolaire est maintenant une vente et achat.

De sorte que l’avidité rend visite à l’avidité.

Et nous sommes les castors… Tant qu’on sera assez poilus pour faire des chapeaux de  la race des affairistes, on aura de la valeur.   Sous le chapeau se trouve le cerveau….

À se demander si toute cette mascarade « moderne » n’est pas une forme de  cannibalisme-techno?

Évolution et progrès? Nous sommes dans une  « Une société au pas Moonwalk » (5) … Nous avançons à reculons…

Gaëtan Pelletier 

4 novembre 2014

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1- 1394 part. passépaumé «se dit du bois d’un cerf en forme d’une paume de main»

2- Beaver Club

3- Le temps des bouffons:  https://www.youtube.com/watch?v=0STEvvYZtY0 

4-  Les voyageurs étaient engagés par une compagnie de fourrure. Ils travaillaient donc pour cette compagnie. Le voyageur qui travaillait pour la Compagnie du Nord-Ouest (de Montréal) s’appelait le « Canadien ». Quant au voyageur qui travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson (de l’Angleterre), il s’appelait « Orkneyman ».

Les voyageurs étaient des canoteurs canadiens français qui passaient entre 14 -16 heures par jour à pagayer à bord de leur canot. Parfois ils devaient faire du portage quand c’était trop difficile de continuer sur la rivière. Pendant un portage, le voyageur devait transporter sur son dos deux ou trois paquets de 40 kilogrammes chacun. Sa journée de travail commençait à trois heures du matin et se terminait à neuf heures le soir. En moyenne, il parcourait 120 kilomètres par jour. Ces hommes étaient forts. Ils étaient d’ailleurs fiers de leur force et de leur endurance. Ils ne pouvaient pas faire ce travail toute leur vie. Vers l’âge de 40 ans, le voyageur prenait sa retraite. Voyageurs

5-  Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l’illusion par ses mouvements corporels qu’il est en train de marcher vers l’avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l’avant, mais se déplaçant en arrière) donne l’impression qu’il flotte. Wiki. ( La Vidure

La connaissance des singes à gaz

 

Carte de la Terre plate antique, dessinée par Orlando Ferguson en1893. Elle contient plusieurs références à des passages bibliques ainsi que des critiques de la Théorie du Globe. 

Orlando Ferguson, un… Étasunien.

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L’info Kalachnikov 

Si nous voulions qualifier notre ère actuelle, il faudrait la nommer la KP. La Kalachnikov Parkingson. Les gens tremblent de partout… Saccadés. Pour le travail, l’avenir, la grande peur de manquer de « tout ». Bref, c’est le paradis dans un brasier. Satan doit s’en lécher les babines d’une langue de feu, les yeux de braise, dans son château en cambouis soutiré des entrailles de la Terre.  Mais voilà!  a-t-on besoin de Satan? Non seulement nous sommes laidement nourris – ad nauséam – comme si nous étions enveloppés de cette soupe, à faire des longueurs dans la piscine de nos écrans 1080 p., nous  achetons des produits pour nous informer entre nous à une vitesse telle, que tout est échange de …riens.

Les échanges sans souvenirs sont le signe d’un Alzheimer  ( ouah! je l’ai écrit sans fautes, sans dictionnaire…) de sociétés planétaires. Notre simiesque bipède aime les histoires courtes, malgré le fait qu’il a découvert le feu il y a des milliers d’années. Et des millions de damnés…

À force de « savoir trop », on ne sait plus rien… Nous sommes le caviar des petits singes à mallettes. Oxfor, M.I.T, Harvard, Seigneur! nous sommes des bouffeurs de bouffons 5 étoiles par l’État qui vous glisse un certificat de garanti de bon sens et d’intelligence. Un petit morceau de sucre gonflé jusqu’à la barbe-à-papa.

Velcome to the Circus Barnum&Bêlez…

Marionnettons-nous!

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Nous sommes sous l’emprise de sculpteurs radins ( c’est un jeu de mots). « Le penseur « r a fait place aux marionnettistes  de Washington.  Il y a 50 ans, à peine, on nous promettait que nous pourrions aller en voyage de noces sur la lune. Maintenant, on va finir par ne plus voyager sur Terre.

L’après pétrole 

Dans 50 ans, il n’y aura plus de pétrole. On ne pourra même plus livrer la nourriture aux habitants des cités monstrueuses, échevelées de tours à bureaux, qui se lamentent sur le sort de leur « monument » à préserver et tous les problèmes engendrés par la centralisation de ces usines à cirques mondialistes. Si vous avez des enfants de dix ans, ils en auront 60.

La grandeur du développement exponentiel se transformera en déclins exponentiels.  La bonne nouvelle est que les avions et les chars d’assaut ne pourront plus voler et rouler. La mauvaise est qu’étant donné que l’on décrétera ces armes comme « essentielles » au « futur » de l’humanité, on asséchera d’abord les simples citoyens.

Le président, comme les pdg, les lustrés, sont comme le système Windows: les mises-à-jour ne se font pas. La manière d’envisager le futur est la même que celle du début du 20 e siècle. Il n’existe pas d’information  réelle par les voies des gouvernements, les hommes d’affaires, bref, de tous ceux qui DÉCIDENT du sort du monde.

L’info  Kalachnikov est une recette qui barbouille les vues futures.

Nous sommes les nègres d’un irréalisme bombé, trafiqué, comme si nous vivions sur 4 planètes à croissance… endettée.  Mais au bout de la Terre, il n’y a pas de dette possible. Mars n’est pas un emprunt…

La Terre est ronde. Jadis, on a cru qu’elle était plate. Mais étant donné nos besoins en agriculture, en espace, etc, la Terre est redevenue plate pour des raisons économiques.  Pour exacerber l’économie, on a eu recours  à l’obsolescence programmée  pour soustraire ce qu’il y a de plus merveilleux à soustraire en ce bas-monde: l’être humain. Il transpire pour une laveuse à tordeur qui durera désormais 10 ans au lieu de 30.  Il tremble, il est malade dans un monde dans lequel poussent les hôpitaux comme des champignons, et il termine ses jours dans un paradis artificiel, bien au chaud.

À entendre les infos-AK47, les vieux qui ont bâti ce monde seraient responsables de la dégradation de ce monde: ils coûtent trop cher à garder en vie. Puis ils ont tout eu… Les 30 glorieuses… Comme si c’était un hasard! En fait, c’est un mélange entre la science du début du 20 e siècle, de l’après-guerre, du baby-boomer et des trafiquants économiques des années 70 qui décidèrent que la grandeur de la Terre était infinie…

Comme la dette, comme le futur, comme les mensonges… Comme tout ce qui fait croire que nous sommes des princes et princesses en devenir. Et cette chère conception des « intelligences inégales ».

Alors, M. le président des U.S.A conduit des drones au lieu de taxis. Le truc est d’avoir construit une voiture inversée, avec le siège du passager à la fois en avant et en arrière d’un véhicule magique dont le conducteur est invisible.

Avec tous ces pouvoirs « invisibles », le clown qu’agite la marionnette est peut-être un assemblage malin, au pouvoir miniaturisé qui conduit l’amuseur public. Bref, c’est la marionnette qui conduit le marionnettiste C’est l’illusion des « grands » et des petits.

Comme disait mon voisin:  » On nous a fourrés ».

C’est ça l’impérialisme « chirurgical moderne » : opérés un à un par une force de frappe qui détruit tout pouvoir de « penser par soi-même ». Ou le pouvoir d’enfermer un homme dans le faux pouvoir.

En plus, le singe à gaz, développeur ou agent de développement de la merveille des merveilles, la voiture, préfère ignorer  ce qui existera après son déluge.

On nous annonce chaque jour que les terroristes menacent la démocratie. Ce qu’on ne dit pas, c’est que la démocratie alliée à l’étranger-businessman menace une planète entière.

L’information, telle que nous la recevons, c’est un silencieux au bout d’un fusil.

 

Gaëtan Pelletier

Mai 2014

 

 

 

C’est ma dernière réincarnation, je le jure!

Je ne suis pas chanceux: j’arrive de chez le médecin – ma visite annuelle ( comme les fleurs) -, et il me dit:  » Vous êtes en parfaite santé. Vous devriez vivre encore 20 ans ». Il y un mois, j’ai vu en rêve toutes mes réincarnations. J’ai décidé que c’était ma dernière. 

RÉINCARNATION 1

Je ne suis pas bête: avant de me réincarner, j’ai attendu que le singe fasse un peu de chemin. Moi, vivre dans un arbre et fouiller la tête des autres pour leur trouver des poux, ce n’est pas mon genre. Et pour les guenons… Passons!

Mais le CDR, ( Le Club des Réincarnations) m’a contacté par télépathie, dans un grand bureau tout illuminé, pour me dire que je devais plonger. Aller sur Terre.

Et que serais-je? Plébéien. Tu auras des terres.

Comme Rome s’agrandit, de plus en plus de soldats sont nécessaires aux conquêtes. Les non-patriciens appartiennent à la même curie que leurs patrons. En ce temps, l’armée est organisée sur la base des curies, de sorte que les individus dépendants de familles doivent se battre. Néanmoins, quand ils sont délivrés de leur dépendance, ils quittent la curie à laquelle appartient leur patron. Ils ne sont alors plus obligés de se battre, mais ils perdent tout statut politique ou économique17.

J’ai vécu 39 ans, et lors d’un combat, j’ai été transpercé par une épée dans le dos. Le Romain s’est retourné, et il m’a dit: « Tu as couché avec ma femme». J’avais du sang plein la bouche. Je hoquetais, je souriais. « Elle valait pas un coup d’épée ».

RÉINCARNATION 2

Je voulais à tout prix me réincarner, car je lambinais dans le bonheur depuis des siècles terriens, mais désirant une Terre paradisiaque, l’Éden offert par « Dieu ».

Que veux-tu vraiment? me demanda le « sage » à peine visible dans son enrobage de lumière.

Travailler!

« Alors, tu iras au « Moyen-Âge », construire les plus beaux monuments du monde : les cathédrales.

Ouah! J’étais fébrile. Je descendis donc sur Terre, et 15 ans plus tard, je devins constructeur de cathédrale. Pas de syndicats, pas de salauds. J’étais fier des monuments que je bâtissais, jusqu’au jour où j’appris que l’argent de ces énormes et célestes beautés provenait de l’argent des pauvres. Devant mes doutes, j’ai décidé de me promener dans les rues avec une pancarte sur laquelle j’avais inscrit: « Sur les clochers pendent des pauvres ». Eux, pas trop instruits, ne comprenaient rien. Le lendemain, je changeai de pancarte :  » Ces terres arables vous appartiennent ». C’était le printemps, les fleurs et les chants poussaient dans la ville. J’eu 13 disciple qui me suivirent, dont un traître payé par les dirigeants religieux: Samba Baigne Ladîme. Mais Samba Baigne Ladîme était un individu appartenant à la Congrégation des Intervenants Avertisseurs ( C.I.A).

Étant donné qu’il travaillait pour arrondir ses fins de mois comme bourreau, il m’envoya au bûcher.

Avant de faire flamber la montagne de bois sec, il me murmura à l’oreille : « Tu as couché avec ma femme ». Je lui crachai au visage de ce qu’il me restait de salive et lui répondit: » Je brûle de te dire que c’est vrai ».

RÉINCARNATION 3

En passant devant le comité de sélection céleste, je leur demandai de me conduire cette fois vers le réel Paradis qu’avait conçu « Dieu ».

Afrique, Circa  1784.

J’étais aux anges : j’avais des terres, je chassais la gazelle, et je possédais  six femmes. Je crus que c’était le paradis. Comme dirait Johnny Hallyday en voyant ses impôts: « Merde ». Je vis apparaître ce qu’on nommait alors les Navires Négriers. En provenance d’un Nouveau Monde : le cordon ombilical du 21e siècle: Les US-SA. Je fus déclaré débile mental  par la couleur de ma peau. Aujourd’hui, en voyant la politique étasunienne, je compris ce que voulaient dire ces gens intelligents.

Je finis dans une plantation de coton. J’étais beau comme Denzel Washington , et la maîtresse fit de moi son esclave. Pendant que le maître roux, comme dans roux de fortune, se prélassait avec la petite noire de 12 ans.

Il me condamna pour vol de nourriture… Mais avant qu’il me flingue d’un coup de mousquet, j’ai eu le temps de lui dire, en vers, et contre tous, un vieux poème que j’avais écrit au Moyen-Âge: « 

« Mignonne! Allons voir si la bonne était bonne… « 

Plouc! Encore ce tunnel…

RÉINCARNATION 4

« Z’avez pas quelque chose de mieux? » .

« Oui, tu seras riche, et tu tiendras à garder ta richesse. Plus tard, ta descendance sera bénie  par ceux-là mêmes qui firent de toi un esclave,jadis. Et un noir dirigera ce pays.

Je me suis tellement bidonné! J’en avais mal au ventre. Mais le Club de Rome me ramena à la réalité: « Tu n’es pas encore réincarné, tu n’as pas de ventre ». Je n’étais pas encore au monde que j’étais plissé de rires.

Je descendis, devint riche, en Allemagne, et pas chanceux, je tombai sur un vieux réincarné qui me dit: »Tu as couché avec ma femme ».

« C’était il y a des siècles… » . Et puis, qui te dit que Hitler a déjà couché avec Eva Braun? »

Gazé!

RÉINCARNATION 4

« Z’avez pas un paradis, là où il y a des fleurs, des oiseaux, la paix, et rien qu’une seule femme?…

« Le Canada. C’est un pays tout neuf, et après deux guerres, il  n’y en aura plus d’autres ».

On me montra une photo du paysage.

Époustouflé! Je fus…

Je descendis vers la fin de la dernière guerre mondiale et fût élevé dans un petit village. J’avais décidé, cette fois, pour ne pas avoir d’ennuis de jouer « profile bas ». Pas de cathédrale, pas d’église, et aucune foi. Tout alla bien jusqu’au jour où les politiciens se mirent à coucher avec les hommes d’affaires.

C’était un pays où tout le monde se disait bonjour, un pays sauvage aux accents bizarres gardés des vieux langages de France. Ça me rappelait le Moyen-Âge, mais sans le bourreau. Je me mis à construire des organigrammes. Je fus félicité. Nous eûmes de nombreuses partouzes. Mais un soir d’hiver, à la veille de Noël, je couchai avec la femme du patron.

Craignant de retourner au bureau quelques jours plus tard, je fus reçu par le patron.

« Vous avez couché avec ma femme? »

« Oui, Monsieur! Et sur le photocopieur… J’ai même pris une photo…

Il rigolait en n’en savoir que rire!

Ah! Ah! Ah!

« Que comptez-vous en faire? »

« Rien, Monsieur » . Mais ça m’a donné une idée pour le développement de votre compagnie…

« Ah! »

« Un logo, Monsieur ». La représentation idéale du monde dans lequel nous vivons… Je sais que vous avez beaucoup de contrats avec l’État, alors j’ai un nouveau slogan à vous proposer. Sans jouer au complotiste, mais avec une approche moderne et aiguisée, je lancerais ce nouveau slogan afin d’étendre sur toute la planète – peu importe avec qui ou quoi vous couchez -, ….

« Et ce slogan? »…

« Prenez les devants en sachant que tout se passe derrière. »

Il sortit le champagne.

***

Au bout de six mois, la compagnie fit fortune en investissant dans les mines antipersonnel, le condom, les crèmes à dérider, et dans un seul et unique aliment: Le hamburger. 

On avait simplifié le  monde en une tranche d’animal enfermé entre deux rondelles de pains le moins chers possible, gras, épicé, salé.

Je compris alors que de nombreux humains étaient morts pour avoir couché avec la femme ou l’homme de l’autre. Mais, en ce 21e siècle, pour avoir une descendance richissime, il fallait coucher avec « le pays de l’autre », les « compagnies de l’autre », manger mono et tuer stéréo ou en 6 canaux.

Je quittai ce monde pour cause de « guerres perpétuelles »….

Gaëtan Pelletier

13 octobre 2013

 

Fin des idéologies, ce maudit racontar

Pour tous ceux qui continuent à penser que l’utilisation du terme impérialisme est une « grossièreté conspirationniste » et ne voient pas que l’empereur est nu, toujours plus nu !

Fin des idéologies, ce maudit racontar.

par Nicolás Rojas SchererRina Bertaccini *

Toutes les versions de cet article : [Español] [français]

Entrevue. Rina Bertaccini. Sociologue. Le coordinateur du document élaboré en 2012 par la Ctera et le Mopassol sur les postes militaires aux Malouines, analyse l’actualité de l’impérialisme : « On applique des politiques mises à jour pour dominer aux peuples et leurs biens naturels ».

Un document élaboré dans 2012 [Bases militaires étrangères en Amérique Latine et les Caraïbes] conjointement par la Ctera et le Mopassol sur les Malouines rendait compte de plus de 40 bases militaires étrangères en Amérique Latine. Concernant la base de Mount Pleasant, Isla Soledad, on pouvait se lire dans le document : « y opèrent de en permanence au moins 1 500 militaires et 500 civils britanniques. L’équipement disposé dans la base est semblable à celui qu’ont les effectifs britanniques en Irak et en Afghanistan. Ils ont installé des silos et des rampes pour le lancement d’armes nucléaires ». Le principal coordinateur du document, Rina Bertaccini, a accordé un entretien Miradas al Sur pour au sujet de l’actualité de l’impérialisme.

Quelle utilisation conserve le concept « impérialisme » qui, pour le « mainstream » de l’intelligentsia occidentale, ancrée profondément dans les universités et les centres de pensée latinoamericains, paraîtrait avoir été enterré avec les reliques de l’Union Soviétique ?

Ce qui est d’actualité dans notre monde contemporain est l’impérialisme. Et logiquement, si l’impérialisme existe, et il est bon de pouvoir définir conceptuellement ce dont quoi il s’agit. En réalité ce qui est rigoureusement actuel est l’existence de l’impérialisme. Il peut être analysé du point de vue théorique – il y a beaucoup de définitions à propos de l’impérialisme mais on peut aussi voir l’impérialisme par les conséquences des actes qu’il fait. Alors nous n’avons pas besoin d’aller très loin. L’impérialisme se manifeste dans la guerre en Libye [Côte d’Ivoire, Mali], l’impérialisme c’est la préparation des agressions contre la Syrie, l’impérialisme c’est la menace contre l’Iran, l’impérialisme c’est le conflit dans la péninsule de Corée, tout cela est la façon concrète de visualiser que l’impérialisme existe et agit contre les intérêts des peuples. Par conséquent, en effet il est nécessaire de pouvoir le définir conceptuellement. Beaucoup de gens ont cru qu’à la fin de la guerre froide, avec la dissolution de l’URSS, on entrait dans une étape dans laquelle comme il n’y avait pas d’ennemi visible, il n’y avait plus de possibilité d’une quelconque manifestation de guerre. Toutefois, la vie a démontré précisément le contraire : l’impérialisme US, nordaméricain ou usaméricain, qui est la tête de toutes les puissances impérialistes, prépare des conflits dans plusieurs régions, outre des invasions, des interventions, différents types de guerre dissimulée, formes d’agression idéologique et culturelle. Tout cela est l’impérialisme. Maintenant, comment les gens qui vivent dans notre continent peuvent-ils voir cela ? Parce qu’ici , l’ important c’est que celui qui lit ces informations se sente obligé de faire quelque chose.

Il semblerait que l’impérialisme, étant quelque chose de si grand et si abstrait, qu’il ne toucherait pas les gens de la rue…

Exacte. Voila le point pour lequel je disais, chacun doit trouver la façon de comprendre que la chose le touche directement. Alors, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, en parlant de façon générique, l’impérialisme est visible de nombreuses manières mais il y en a une qui n’offre aucun doute, qui est la présence militaire des Etats-Unis [d’Amérique et non du Mexique. NDEC], de la Grande-Bretagne et de la France dans des bases militaires enclavées en territoire souverain. Et cela n’importe qui peut le voir. En Argentine, par exemple, où ont-ils une base militaire ? Aux Malouines, et on voit là, la relation entre le vieil impérialisme colonisateur des Britanniques et son alliance avec les Etats-Unis d’Amérique et le reste des pays de l’OTAN, parce que cette base est à l’OTAN. Quand le gouvernement argentin reprochera à la Grande-Bretagne de ne pas s’assoir négocier, de vendre des licences de pêche, et par conséquent que des grands navires usines volent nos ressources naturelles de la mer argentine [Idem avec la Somalie où des bateaux pêche, français, Espagnols, etc., pêchent protégés par des militaires de leurs pays à bord. NDEC], ou quand ils vendent des licences d’exploration de pétrole à grandes multinationales qui sont installées avec des plates-formes aux Malouines, cela est de l’impérialisme, clairement. Quand le gouvernement argentin proteste, que répond la Grande-Bretagne ? Que bien sûr, qu’ils vont continuer à soutenir et à utiliser la plate-forme d’exploration de pétrole, qu’il vont continuer à vendre des licences pour l’exploration du pétrole et des licences de pêche, parce que dans ce cas ils vont défendre leur « droit », bien qu’en vérité ce soit un vol, ils vont défendre ce vol, avec la base militaire qu’ils ont aux sur nos Malouines. C’est-à-dire, que ce dont il s’agit est clair, mais il est nécessaire de voir concrètement ce que fait l’impérialisme, et ce n’est pas la seule chose qu’il fait, ce qui se passe, c’est que la partie militaire est très forte.

Vous avez dénoncé plusieurs fois la « culture stratégique », cette association entre le Commando Sud et l’Université de Floride où on effectue une sorte d’« analyse anthropologique » des différentes nations et peuples latino-américains, mais qu’une anthropologue US qui s’appelle Adrienne Pine a dénoncée comme une opération idéologique…>

En réalité, ce colloque existe pour faire des ateliers financés par le Commando Sud lui-même, décidés par eux et l’Université Internationale de l’État de Floride, où dans chacun de ces ateliers on traite ou on considère en quoi consiste la culture de chacun de nos pays d’Amérique Latine et des Caraïbes. Nous savons qu’ils ont déjà organisé 16 de ces rencontres. Alors, ce que dénonce l’anthropologue est qu’en réalité ce qu’ils veulent faire est purement et simplement de la pénétration ou de la domination culturelle et que pour cela ils veulent introduire leur conception de la culture et du monde, en remplaçant la culture de chacun de nos peuples. Et cela est directement un objectif de domination culturelle. Nous avons commencé à analyser certains de ces travaux. À première vue ils apparaissent comme des travaux grossiers, stupides, voilà les premières impressions des compagnons qui ont commencé à les traduire pour ceux d’entre nous qui ne lisent pas l’Anglais, que ceci est une chose qui ne sert à rien, mais en réalité il faut le lire avec davantage d’attention, parce qu’ils y mettent ce qu’ ils voudraient que soit la pensée culturelle de notre peuple. Là est la grande tergiversation.

Ceci est spécifique pour chacun des pays ?

– Oui, et ils invitent, mais, qui convoquent-ils ? Ils convoquent quelques d’académiciens à qui ils payent tous les frais pour aller là bas et prendre part aux débats, mais ensuite ceux qui font les résumés de ces ateliers sont deux ou trois personnes, et les choses qu’ils y mettent sur nos antécédents ou sur notre idiosyncrasie , c’est tout ce qu’eux voudraient que nous soyons pour qu’ils puissent nous dominer. C’est à dire que cela n’a rien d’ingénu, ni d’idiot, ni rien qui s’y apparente. Bon, si nous parlons de l’Argentine, le politicien invité fut Ricardo López Murphy, qui est un représentant de la droite [dure] de notre pays. C’est-à-dire, ils auraient pu inviter quelques intellectuels en plus, mais non, ils ont invité seulement cet homme. Et aussi, il y avait des chefs militaires.

Et ceci sous couverture d’une université qui est hypothétiquement l’une de plus grandes et prestigieuses de USA, comme celle de Floride.

Bon, l’État de Floride est célèbre pour être l’un des plus réactionnaires de tous. Il faut se souvenir que grâce à cet État et à son frère gouverneur, Bush a gagné à l’époque les élections à la présidence des USA. Mais Adrienne Pine définit laculture stratégique comme une propagande pro-impérialiste. Ce que je veux dire , c’est que les chefs du Commando Sud et du Pentagone, sont sûrs de ce qu’ils veulent avec ceci, ce n’est pas accidentel qu’ils soient en train de le faire, parce qu’ils ont des documents élaborés où ils parlent d’une doctrine qu’ils appellent de la « domination du spectre complet ». Alors, ceci est une doctrine militaire ; que veut dire ce « spectre complet » ? Qu’ils n’envisagent pas seulement la domination militaire, ni seulement la domination politique, ni seulement la domination économique, en réalité ce dont ils parlent c’est de domination culturelle qui comprend tout le reste, et cela a une relation directe avec ces aberrations qu’ils appellent la « culture stratégique » de chaque pays.

Combien de bases militaires US recense-t-on jusqu’à présent en Amérique Latine ?

Entre des Sites d’Opérations Avancées (SOA), des bases militaires traditionnelles et les autres, vérifiées il y en 76, en étude il y en a 10 ou 15 en plus.

Ce nombre, peut-il croître ?

Totalement. En trois ans nous sommes passés de 21 à 76. Et à de nouvelles formes de bases, « Centres d’Opérations pour Prévention de Catastrophes », centre d’opérations pour aider aux opérations de paix de l’ONU comme à Concón.

Quelques bases n’ ont même pas de militaires US, non ?

La base Mariscal Estigarribia [Paraguay] n’a pas un seul militaire US, mais cette base a la piste la plus étendue d’Amérique Latine, d’où peuvent décoller et atterrir des avions avec tout le nécessaire pour une invasion ou tout type d’opération militaire. Maintenant, par exemple, prolifèrent au Pérou un tas de « Centres d’Opérations d’Urgence Régionale ». Le dernier que nous connaissons et c’est vérifié, parce que nous en avons dix de plus sur qui enquêter, se trouve en Piura. Et comme par hasard Piura est une localité qui se trouve à l’ouest de l’Équateur, c’est comme un coin qui pénètre par le flanc de l’Équateur par le Pacifique. Ce centre fut installé après que le président de l’Équateur ait chassé les Yankees de la base de Manta. Mais après cette base à Piura, il est apparu maintenant dans les journaux du Pérou et d’ailleurs qu’il y en a au moins dix de plus. Toutes sont de petites bases.

Il semblerait que c’est une sorte de réseau de petits points d’opérations.

Il se trouve qu’ils ont déjà les principaux troncs, ils n’ont pas besoin de bases énormes comme celle des Malouines ou celle de Mariscal Estigarribia ou celle de Palanquero, ils ont tout ça. Mais il y a en outre une redéfinition de l’armée US, qui est d’avoir une armée plus dynamique et pas aussi centrée sur la lourde puissance de feu exclusivement. La redéfinition est liée au fait qu’avec les avancées technologiques actuelles, ils ont besoin d’autres choses. Une base d’opérations peut être un radar et un système de base de communication, cela peut être aussi une base d’opérations, parce qu’avec cela ils exercent le contrôle. Évidemment ils ont ensuite les autres grandes bases. Ils fonctionnent en réseau ou en réalité plus qu’un réseau, c’est une trame qui est quelque chose beaucoup plus entrelacée. Alors, bon, voilà des choses concrètes, ce sont des marques spécifiques des politiques impérialistes. Ils élaborent un concept comme celui de la « domination du spectre complet », c’est-à-dire, sur tous les plans, et ensuite ils le travaillent à travers leur présence directe dans les zones qu’ils veulent dominer. Pour donner un exemple, la présence du lithium aux frontières entre l’Argentine, la Bolivie, le Chili et le Pérou convertit cette région des Andes en une zone qu’ils veulent dominer.

… des pays qui font partie de l’Alliance du Pacifique…

Exact, l’Alliance du Pacifique compte quatre pays principaux, plus certains associés. Les principaux sont la Colombie, le Pérou, le Mexique et le Chili. Mais ensuite, le Panama est associé, et ils cherchent maintenant à associer d’autres pays d’Amérique Centrale, c’est-à-dire, qu’ils travaillent dans cette direction. Ils ont conspiré pour essayer de diviser la Bolivie, séparer toute la partie du croissant du reste du territoire bolivien bien qu’ils n’y soient parvenu, mais ils travaillent toujours dans cette direction. C’est-à-dire, pour revenir à la question initiale, la question est que l’impérialisme lui-même nous démontre que non seulement il existe, mais qu’il applique des politiques actualisées pour dominer les peuples, pour dominer leurs ressources naturels, pour les dominer territorialement, pour étendre leur influence. Par exemple, la IVème Flotte peut se penser de différentes façons, mais ce qui est en effet clair c’ qu’ils sont une quantité énorme de navires.

Mais, la Russie, malgré cela a encore fait des manœuvres conjointes avec le Venezuela dans le « mare nostrum » US.

La IVème Flotte a autant de puissance de feu qu’ un ensemble de bases militaires mobiles, parce que les dimensions de ces navires sont énormes, comme les porte-avions, et ils remplissent de nombreuses fonctions. Toutefois, ils disent qu’ils assurent des fonctions humanitaires, ce qui est un mensonge éhonté. Ils ont positionné un porte-avions après le séisme d’Haïti et concrètement l’aide ne pouvait pas arriver parce qu’ils bloquaient le port. C’est à dire, la IV Flotte remplit beaucoup de fonctions mais parmi celles-ci, on peut la considérer comme un ensemble de bases militaires mobiles, petites, mais absolument fonctionnelles. Ils ont désormais obtenu sur la Côte du Pacifique et aussi dans les ports des Caraïbes de pouvoir approvisionner tous les navires de la IVème Flotte. Par exemple, la région de Turbo en Colombie, dans les Caraïbes colombiennes, qui est une entrée très large, comme une espèce d’estuaire ; là il y a une zone d’approvisionnement de la IVème Flotte. Mais dans le port du Callao, au Pérou aussi, il y a une autre zone d’approvisionnement, notamment. C’est-à-dire que toutes les bases aéronavales qu’ils ont installées ces 2 ou 3 dernières années au Panama, sont très petites, mais tout cela, leur sert comme de points d’approvisionnement pour leurs plans généraux de domination. De la sorte que l’impérialisme se préoccupe de nous montrer qu’il existe, qu’il agit en fonction de ses intérêts et contre les peuples.

Nicolás Rojas Scherer pour Miradas al Sur.

Miradas al Sur. Année 6. Édition nombre 262. Dimanche 26 mai 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi.
* Rina Bertaccini, est argentine, sociologue de formation, présidente duMouvement pour la Paix, la Souveraineté et la Solidarité entre les Peuples(Mopassol ) en Argentine et vice-président du Conseil Mondial par la Paix.

Source : Fin des idéologies, ce maudit racontar. – El Correo

Vous trouverez le texte de Rina Bertaccini sur le complexe académique, en version française ici :

Militarisation impérialiste : nouveaux masques pour de vieux projets

Et celui d’Adrienne Pine sur la culture stratégique ici :

« culture stratégique » : le commandement sud et la militarisation des universités

Spéculation sur les denrées alimentaires

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Gilles Bonafi