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Immigration Canada: félicitations au compétent Nizar Zakka

Le ministre de l’Immigration du Canada, Jason Kenney, a annoncé vendredi que le gouvernement fédéral avait entrepris de révoquer la citoyenneté de 2100 personnes qui auraient obtenu leur statut par des moyens frauduleux, soit 300 de plus que ce qui avait été annoncé en juillet.

Lors d’un point de presse à Montréal, M. Kenney a précisé qu’au total 6500 personnes sont visées par les enquêtes de son ministère. En plus des 2100 citoyens, ce chiffre comprend 4400 résidents permanents qui vivent pour la plupart à l’extérieur du pays.

Selon le ministre, les enquêtes d’Immigration Canada ont déjà porté leurs fruits. « À ce jour, parmi les 4400 résidents permanents signalés, quelque 1400 ont retiré ou abandonné leur demande de citoyenneté en raison de cette surveillance accrue de mon ministère », a-t-il déclaré.

Le ministre Kenney prévient que son gouvernement ne tolérera aucune fraude et pourrait révoquer le statut des fraudeurs, voire les expulser du pays.  Radio- Canada

Les gens qui ont lu cet article sont bien confus … Ils ne comprennent pas que l’on s’attaque aux « nouveaux arrivants ». En fait, le message de M. Kenney est assez « effacé ». Un peu trop…

Toute l’histoire de ces « fraudes » remonte  à au moins dix ans et l’on peut reprocher grandement au gouvernement canadien de n’avoir pas réagi avant.

Radio-Canada avait dénoncé cette arnaque de quelques « consultants en immigration » qui sont responsables de ce fait. Jouant les Robin des Bois, M. Kenney enfouit sous le tapis les raisons réelles de la plupart de ces cas et s’octroie le rôle du grand défenseur de la citoyenneté canadienne.

Avant de vous transmettre les recherches effectuées il y a un an sur le cas Nizar Zakka, voici des informations en provenance de RC.

Revenu Québec vient d’imposer une amende de 1,7 million de dollars à l’un des plus importants consultants en immigration du Canada, Nizar Zakka. Elle lui reproche d’avoir fait à répétition pour des clients étrangers de fausses déclarations de revenus pour faciliter leur immigration au Canada.

Selon notre enquête, Nizzar Zakka conseillait ses clients sur la façon de se procurer la citoyenneté canadienne sans réellement demeurer au pays.

L’un de ses clients est Hassan Chahrour, que nous avions rencontré, munis d’une caméra cachée, en février 2009. D’origine libanaise, M. Chahrour a habité Montréal quelques mois, le temps de faire une demande de citoyenneté et d’installer les bases de sa fausse vie au Canada.

Hassan Chahrour est retourné vivre au Liban en attendant d’obtenir la citoyenneté canadienne. Pendant ce temps, à Montréal, Nizzar Zakka lui avait créé un profil de résident afin de ne pas éveiller les soupçons des services d’immigration. Fausse adresse de résidence et fausse adresse pour l’école que ses enfants étaient censés fréquenter.

Et les déclarations de revenus? Nizzar Zakka s’en occupait également, pendant que ses clients résidaient à l’étranger, selon Revenu Québec. L’agence gouvernementale accuse aujourd’hui Nizzar Zakka d’avoir fait 861 déclarations de revenus qui étaient fausses et trompeuses. Elle lui impose, à lui et à sa firme, une amende de 1,7 million de dollars.

Au fil des ans, Nizar Zakka et sa firme auraient soustrait 12 millions de dollars à l’impôt. Revenu Québec continue son enquête à ce sujet.

Fait surprenant, l’association professionnelle censée encadrer le travail des consultants n’a jamais pu sévir à l’endroit de Nizar Zakka, malgré les rumeurs persistantes sur sa façon de travailler. M. Zakka exerce donc toujours son métier à Montréal, en toute tranquillité.

D’après un reportage de Julie Vaillancourt, de l’équipe d’Enquête

Oui, en toute tranquillité. Même pendant les enquêtes, j’ai suivi le site de M. Zakka pour constater qu’il menait toujours ses activités. Mais là, il semble avoir disparu… Les disparus m’inquiètent…

Vous n’avez qu’à taper son nom par le biais de Google pour constater l’étendue des dégâts.

Les avantages sociaux

Au risque de me répéter, ces immigrants habitant hors pays, ayant des adresses fictives avaient les droits des résidents canadiens sans y habiter.

Quant à M. Zakka, voici ce que pourrait être le résultat de ses « activité » :

De plus, Revenu Québec a des motifs de croire que le stratagème utilisé par la société, son administrateur et ses employés aurait permis à ces derniers d’encaisser des revenus de plus de 14 millions de dollars. Or, ils en auraient déclaré moins de deux millions de dollars.

Bien sûr qu’il est difficile de retracer ces « immigrants » : ILS N’ONT POUR LA PLUPART JAMAIS VÉCU AU CANADA.

Et plusieurs ont profité des soins de santé aux coûts mal estimés. On nous lance le chiffre de plus de 500,000$. Mais c’est sans compter sur qui sont au pays… Ou qui ne le sont pas.

L’ARTICLE : Le vol du Phoenix

J’avais écrit un billet à ce sujet. Tous les liens, à l’époque fonctionnaient. Je vous le répète pour vous montrer ce grand silence des autorités qui tournent en leur faveur leur incompétence.

À l’émission Enquête de Radio-Canada : sujet, Nizar Zakka. J’ai jeté un œil sur la Société Décision 2000 inc.

On fait la pluie et le beau temps avec l’argent des québécois et des canadiens. Malgré les preuves amassées par la GRC, des immigrants venus de tous les pays, ou même  « absents », sont « supposément » au Canada. Mais certains étaient enregistrés dans un appartement #34 et 35# dans un building qui en compte 29 …

De quoi nous faire suer…

Comme le Phoenix, on renaît de ses cendres…

Il vaut la peine de jeter un œil sur le site :  https://www.csicscci.ca/fr/find/contact.html?cid=50440 pour y voir les membres « honorifiques », les révoqués, et les « rejetés ».

Le coût des fraudes

Difficiles à évaluer… Mais le coût de la frustration, lui, est élevé.

Comment laisser des gens pendant des décennies flouer le système, devenir citoyens canadiens, pendant que les VRAIS canadiens sont endettés jusqu’à ras la bouche.

À vomir…

Et bien organisé. Des « consultants  » un peu partout dans le monde.

Voir à l’extérieur du Canada

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Revenu Québec enquête sur une société de consultation en immigration. Le fisc soup çonne l’entreprise montréalaise d’avoir encaissé des millions de dollars de fonds publics en produisant de fausses déclarations de revenus.

La société Décision immigration 2000 inc., son administrateur Nizar Zakka et ses employés Ahmad Saleh-Soboh et Bedros Alahaydoyan auraient commis ces fraudes de décembre 2004 à aujourd’hui.

Revenu Québec leur reproche d’avoir mis sur pied un «stratagème sophistiqué» leur permettant de cumuler de fausses preuves de résidence et de présence au pays pour des étrangers. «Ce stratagème permettait ainsi à ces étrangers d’obtenir frauduleusement le bénéfice de certains programmes gouvernementaux, dont des crédits d’impôt pour frais de garde d’enfants, des remboursements d’impôts fonciers, des crédits pour TVQ et des paiements de soutien aux enfants», selon un communiqué de Revenu Québec envoyé hier.

Grâce à cette manoeuvre, Décision immigration 2000 inc., dont les bureaux sont situés sur l’avenue du Parc, aurait encaissé plus de 14 millions de dollars, selon Revenu Québec. Or, la société aurait déclaré moins de 2 millions de dollars au fisc. Revenu Québec a exécuté huit mandats de perquisition hier à Montréal et à Laval. «Les perquisitions nous permettent d’aller chercher des preuves pour compléter notre analyse», a dit la porte-parole de Revenu Québec, Nadia Di Vita. Cyberpresse

La direction de la RAMQ avait décidé de bouger, consciente qu’elle risquait d’être accusée d’avoir été négligente pendant plusieurs années. Car cette semaine, le ministère du Revenu a annoncé qu’il menait aussi une enquête, similaire, sur une société de consultants en immigration, Décision Immigration 2000, sise avenue du Parc. Avec deux employés, son administrateur, Nizar Zakka, aurait, selon Revenu Québec, mis en place un «stratagème sophistiqué» permettant «d’obtenir frauduleusement des bénéfices de certains programmes gouvernementaux». On ne sait pas s’il s’agit du même dossier.

Des pratiques révélées en 2003

En 2003, La Presse avait révélé l’existence de telles pratiques, au Maroc notamment. Le ministre Philippe Couillard avait ordonné à la RAMQ de faire enquête. Après six mois, au printemps 2004, la Régie avait conclu qu’il «n’existait pas de réseau organisé». Elle n’avait trouvé qu’une quarantaine de cartes illégales au Maroc, essentiellement détenues par des gens liés à Royal Air Maroc, la compagnie aérienne nationale. Même la conjointe d’un très haut dirigeant de la compagnie aérienne, résidant à Casablanca, avait dû remettre sa carte à la RAMQ.

Seule mesure prise alors par le président de l’époque, Pierre Roy, la RAMQ avait décidé de resserrer le contrôle quand de nombreuses cartes étaient délivrées pour une seule adresse – on n’enquêtait alors qu’à partir du moment où plus de 12 cartes avaient la même adresse.

Cinq ans plus tard, la GRC a découvert le pot aux roses «par hasard», lors d’une perquisition chez le consultant montréalais, pour un tout autre délit. Pas moins de 3000 personnes ont par cette filière obtenu une carte frauduleusement – le réseau concentré en Afrique du Nord avait aussi des ramifications dans l’Afrique francophone et même en Asie, a-t-on appris.

La plupart de ces étrangers ne visent pas à obtenir des soins gratuits; la carte d’assurance maladie du Québec est pour eux une étape importante dans leur demande de citoyenneté canadienne. Elle leur sert de preuve de résidence permanente au Canada. Or, ils ne quittent pas leur pays d’origine. Le passeport canadien vaut de l’or dans beaucoup de pays pauvres. La résidence au Québec permet aussi de faire des études universitaires à une fraction des coûts exigés partout ailleurs.

Officiellement, hier, la RAMQ s’est faite bien laconique. Dans un communiqué, on s’est contenté d’indiquer qu’on avait entamé «il y a quelques mois une enquête auprès de personnes potentiellement impliquées dans un subterfuge sophistiqué (…) en vue de faire croire qu’elles étaient des résidantes du Québec». Ces détenteurs avaient ainsi «cumulé de fausses preuves de résidence et de présence au Québec».

Le porte-parole de la RAMQ, Marc Lortie, s’est contenté de dire que «l’enquête allait prendre encore un bout de temps» et n’a même pas voulu préciser dans quels pays les cartes frauduleuses se retrouvaient surtout. ( Janvier 2009)

Pis? Sommes-nous « démêlés »?

Non.

10 millions. 12 millions. 14 millions.$$$.

De quoi se payer un bon avocat et repartir la business sous un autre nom. Suffit de déplacer les Z. Les Zorro contre les Zéros.

Pour ceux qui aiment s’amuser, aller visiter le site de ce SCCI. Faites le tour pour constater le nombre de membres qui ont fini par être rejetés.

on n’enquêtait alors qu’à partir du moment où plus de 12 cartes avaient la même adresse.

Avec des gens aussi futés, qui ont un flair de berger allemand nourri à l’ail, on se sent en sécurité pour ce qui est des « terroristes », mais très peu en ce qui concerne nos avoirs collectifs.

Je propose qu’on embauche Monsieur Nizar, avec un salaire de 2 $ millions par an.

L’épargne n’a pas de prix…

Le vol du Phoenix

À l’émission Enquête de Radio-Canada : sujet, Nizar Zakka. J’ai jeté un œil sur la Société Décision 2000 inc.,

Disparue du net… Mais remplacée par une nouvelle, on dirait, LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE CONSULTANTS EN IMMIGRATION.

On fait la pluie et le beau temps avec l’argent des québécois et des canadiens. Malgré les preuves amassées par la GRC, des immigrants venus de tous les pays, ou même  « absents », sont « supposément » au Canada. Mais certains étaient enregistrés dans un appartement #34 et 35# dans un building qui en compte 29 …

De quoi nous faire suer…

Comme le Phoenix, on renaît de ses cendres…

Il vaut la peine de jeter un œil sur le site :  https://www.csicscci.ca/fr/find/contact.html?cid=50440 pour y voir les membres « honorifiques », les révoqués, et les « rejetés ».

Le coût des fraudes

Difficiles à évaluer… Mais le coût de la frustration, lui, est élevé.

Comment laisser des gens pendant des décennies flouer le système, devenir citoyens canadiens, pendant que les VRAIS canadiens sont endettés jusqu’à ras la bouche.

À vomir…

Et bien organisé. Des « consultants  » un peu partout dans le monde.

Voir à l’extérieur du Canada

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Revenu Québec enquête sur une société de consultation en immigration. Le fisc soup çonne l’entreprise montréalaise d’avoir encaissé des millions de dollars de fonds publics en produisant de fausses déclarations de revenus.

La société Décision immigration 2000 inc., son administrateur Nizar Zakka et ses employés Ahmad Saleh-Soboh et Bedros Alahaydoyan auraient commis ces fraudes de décembre 2004 à aujourd’hui.

Revenu Québec leur reproche d’avoir mis sur pied un «stratagème sophistiqué» leur permettant de cumuler de fausses preuves de résidence et de présence au pays pour des étrangers. «Ce stratagème permettait ainsi à ces étrangers d’obtenir frauduleusement le bénéfice de certains programmes gouvernementaux, dont des crédits d’impôt pour frais de garde d’enfants, des remboursements d’impôts fonciers, des crédits pour TVQ et des paiements de soutien aux enfants», selon un communiqué de Revenu Québec envoyé hier.

Grâce à cette manoeuvre, Décision immigration 2000 inc., dont les bureaux sont situés sur l’avenue du Parc, aurait encaissé plus de 14 millions de dollars, selon Revenu Québec. Or, la société aurait déclaré moins de 2 millions de dollars au fisc. Revenu Québec a exécuté huit mandats de perquisition hier à Montréal et à Laval. «Les perquisitions nous permettent d’aller chercher des preuves pour compléter notre analyse», a dit la porte-parole de Revenu Québec, Nadia Di Vita. Cyberpresse

La direction de la RAMQ avait décidé de bouger, consciente qu’elle risquait d’être accusée d’avoir été négligente pendant plusieurs années. Car cette semaine, le ministère du Revenu a annoncé qu’il menait aussi une enquête, similaire, sur une société de consultants en immigration, Décision Immigration 2000, sise avenue du Parc. Avec deux employés, son administrateur, Nizar Zakka, aurait, selon Revenu Québec, mis en place un «stratagème sophistiqué» permettant «d’obtenir frauduleusement des bénéfices de certains programmes gouvernementaux». On ne sait pas s’il s’agit du même dossier.

Des pratiques révélées en 2003

En 2003, La Presse avait révélé l’existence de telles pratiques, au Maroc notamment. Le ministre Philippe Couillard avait ordonné à la RAMQ de faire enquête. Après six mois, au printemps 2004, la Régie avait conclu qu’il «n’existait pas de réseau organisé». Elle n’avait trouvé qu’une quarantaine de cartes illégales au Maroc, essentiellement détenues par des gens liés à Royal Air Maroc, la compagnie aérienne nationale. Même la conjointe d’un très haut dirigeant de la compagnie aérienne, résidant à Casablanca, avait dû remettre sa carte à la RAMQ.

Seule mesure prise alors par le président de l’époque, Pierre Roy, la RAMQ avait décidé de resserrer le contrôle quand de nombreuses cartes étaient délivrées pour une seule adresse – on n’enquêtait alors qu’à partir du moment où plus de 12 cartes avaient la même adresse.

Cinq ans plus tard, la GRC a découvert le pot aux roses «par hasard», lors d’une perquisition chez le consultant montréalais, pour un tout autre délit. Pas moins de 3000 personnes ont par cette filière obtenu une carte frauduleusement – le réseau concentré en Afrique du Nord avait aussi des ramifications dans l’Afrique francophone et même en Asie, a-t-on appris.

La plupart de ces étrangers ne visent pas à obtenir des soins gratuits; la carte d’assurance maladie du Québec est pour eux une étape importante dans leur demande de citoyenneté canadienne. Elle leur sert de preuve de résidence permanente au Canada. Or, ils ne quittent pas leur pays d’origine. Le passeport canadien vaut de l’or dans beaucoup de pays pauvres. La résidence au Québec permet aussi de faire des études universitaires à une fraction des coûts exigés partout ailleurs.

Officiellement, hier, la RAMQ s’est faite bien laconique. Dans un communiqué, on s’est contenté d’indiquer qu’on avait entamé «il y a quelques mois une enquête auprès de personnes potentiellement impliquées dans un subterfuge sophistiqué (…) en vue de faire croire qu’elles étaient des résidantes du Québec». Ces détenteurs avaient ainsi «cumulé de fausses preuves de résidence et de présence au Québec».

Le porte-parole de la RAMQ, Marc Lortie, s’est contenté de dire que «l’enquête allait prendre encore un bout de temps» et n’a même pas voulu préciser dans quels pays les cartes frauduleuses se retrouvaient surtout. ( Janvier 2009)

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