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Le secret des substances chimiques associées à la fracturation hydraulique

par Alfredo Jalife-Rahme

Alors que la campagne médiatique en faveur de l’exploitation des gaz de schistes se poursuit dans le monde anglo-saxon et ses alliés, un rapport parlementaire états-unien de 2011, tenu secret jusqu’à aujourd’hui, révèle les prétendus « secrets commerciaux » et autres « produits exclusifs » de la fracturation hydraulique. Il s’agit en réalité de substances cancérigènes ou polluantes, presque toutes interdites.

Réseau Voltaire | Mexico (Mexique) | 6 juin 2014

Toute l’industrie pétrolière et gazière des États-Unis s’est lancée dans une colossale campagne publicitaire visant à vanter les prétendus avantages de la fracturation hydraulique, une technique susceptible de faire de la Roumanie « l’Arabie saoudite du XXIe siècle ».

Ainsi, la récente livraison de la revue bimestrielle Foreign Affairs, porte-parole du très influent Council on Foreign Relations (Conseil des relations étrangères, CFR en anglais), considère sans détour la très controversée technique de la fracturation hydraulique comme la nouvelle arme énergétique et géostratégique des États-Unis [1].

En revanche, la critique de cette technique nuisible -extraction de grandes quantités de gaz de schiste par injection massive d’eau et de substances chimiques secrètes- formulée en majeure partie par les milieux scientifiques (géologues, sismologues, chimistes, etc.) n’a pu trouver un écho favorable ailleurs que dans les publications universitaires, comme les revues Science et Proceedings of the National Academy of Sciences, dont les articles ne sont pas adéquatement diffusés par les médias contrôlés par les ploutocraties états-uniennes du gaz et du pétrole.

La critique a reproché à l’inquiétante fracturation hydraulique d’être à l’origine de tremblements de terre -ce que nie, de façon absurde, la très complaisante Commission nationale (sic) des hydrocarbures mise sur pied par le « Mexique néolibéral d’obédience itamiste [2] » sous la houlette des États-Unis-, de causer l’épuisement et la pollution de l’eau (alors que les États-Unis vivent la pire sécheresse des cent dernières années) et de favoriser le réchauffement planétaire en raison des émissions massives de méthane que cette technique produit.

Il ne manque -ou plutôt manquait- que l’identification de la centaine de substances chimiques « secrètes » qui sont injectées en même temps que l’eau.

Un premier rapport dressant l’inventaire à l’échelle nationale des substances chimiques dont se servent les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique a pourtant été rédigé par le Congrès des États-Unis et publié avec un retard de trois ans.

Le mystère entourant l’identification de ces substances chimiques a finalement été élucidé par un rapport rédigé en 2011 par des députés démocrates de la Chambre des représentants des États-Unis siégeant à la commission de l’Énergie et du Commerce, mais révélé simplement maintenant.

La commission en question brocarde l’« innocuité de la fracturation hydraulique », ainsi que le secret qui entoure les substances chimiques utilisées avec les liquides : « aux États-Unis, entre 2005 et 2009, les 14 principales entreprises du domaine de la fracturation hydraulique ont utilisé plus de 2 500 produits chimiques contenant 750 composés parmi lesquels 650 contenaient des substances chimiques considérées comme étant des agents cancérigènes ou de dangereux polluants atmosphériques ».

Où en est cette inquiétante situation aujourd’hui, à cinq ans de distance ?

La commission dénonce l’utilisation d’une grande partie de ces substances chimiques au motif qu’elles « constituent un risque considérable pour la santé humaine et l’environnement ».

Les multinationales pétrolières et gazières, comme Halliburton et Schlumberger, utilisent pour la fracturation hydraulique des produits « contenant 29 substances chimiques ayant trois caractéristiques :

Elles sont reconnues comme étant cancérigènes pour les êtres humains ;

Elles sont assujetties à la Loi sur le contrôle de la qualité de l’eau (Safe Drinking Water Acten anglais) en raison des risques qu’elles comportent pour la santé publique ;

Elles figurent sur la liste des polluants atmosphériques établie par la Loi sur l’air pur.

Par conséquent, pendant le laps de temps susmentionné, les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique ont utilisé 95 produits contenant 13 substances cancérigènes différentes, dont le naphtalène, le benzène et l’acrylamide.

Les entreprises qui « ont utilisé le plus grand volume de liquides contenant une substance cancérigène ou plus sont celles du Texas, du Colorado et de l’Oklahoma ».

Or, le Texas, tout comme le Nouveau-Mexique, est frontalier avec le « Mexique néolibéral d’obédience itamiste » qui a adopté la fracturation hydraulique sans égard pour la santé des habitants des États de Tamaulipas, de Nuevo León, de Coahuila, de Chihuahua et de Sonora en raison de la couardise de ses gouverneurs qui sont pris en otage par le budget fédéral.

La majeure partie des substances chimiques prétendument réglementées en vertu de la Loi sur le contrôle de la qualité de l’eau ont été les composés connus sous le nom de BTEX (benzène, toluène, xylène et éthylbenzène).

Selon le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis, le Centre International de Recherche sur le Cancer et l’Agence pour la protection (sic) de l’environnement (EPA en anglais), « le benzène est une substance cancérigène pour l’être humain » et « l’exposition chronique au toluène, à l’éthylbenzène ou au xylène peut également endommager le système nerveux central, le foie et les reins ». Rien que cela !

Les multinationales du domaine de la fracturation hydraulique « ont injecté dans le sous-sol de 19 États plus de 30 millions de gallons de carburant diesel ou de liquide en contenant » avant que l’EPA publie en 2004 un rapport indiquant que « l’utilisation de carburant diesel dans les liquides servant à la fracturation hydraulique représentait la principale menace des nappes phréatiques », dans la mesure où il contient des substances toxiques, dont les BTEX.

Dans le même laps de temps, les multinationales ont utilisé « 595 produits contenant 24 polluants atmosphériques différents, et notamment le fluorure d’hydrogène, le plomb et le méthanol ».

Le fluorure d’hydrogène est « extrêmement corrosif et il s’agit d’un poison systémique » potentiellement mortel.

Le plomb est un métal lourd « particulièrement nuisible au développement neurologique des enfants » et qui, en outre, « peut causer des problèmes de santé chez les adultes, comme des dérèglements du système reproducteur, de l’hypertension et des troubles nerveux ».

Le méthanol est un polluant atmosphérique toxique « présent très souvent dans les produits de la fracturation hydraulique ».

Ainsi, le fait que « diverses substances chimiques présentes dans les liquides de la fracturation hydraulique utilisés par les entreprises » aient été considérées comme des « secrets commerciaux » ou des « produits exclusifs » est tout simplement une aberration.

Bien sûr, la commission en question a demandé aux multinationales du domaine de la fracturation hydraulique de lui divulguer la composition de ses produits pour s’informer sur « les secrets commerciaux et les produits exclusifs » utilisés, mais elles ont puérilement déclaré être dans l’impossibilité de le faire « faute de ne pas connaître la composition des produits pour les avoir achetés tels quels aux fournisseurs ». Ça se passe de commentaires !

Les membres de la commission en ont conclu qu’il « semble que les entreprises du domaine de la fracturation hydraulique injectent de liquides qui contiennent des substances chimiques inconnues et qu’il leur est difficile de connaître les risques que ces substances présentent pour la santé humaine et l’environnement ». Ces entreprises jouiraient-elles, par hasard, d’un passe-droit néolibéral texan ?

Paradoxalement, le dérangeant rapport se révèle plein d’enseignements pour des apprentis sorciers comme les partisans du « Mexique néolibéral d’obédience itamiste » qui croient au mirage de la pseudo « révolution énergétique du XXIe siècle » construit sur la très controversée exploitation du gaz de schiste -à mon sens, une vulgaire bulle financière créée de toutes pièces par Wall Street- qui porte atteinte à l’intégrité de la biosphère, l’espace où cohabitent l’ensemble des êtres vivants de la planète.

Jusqu’ici, tout pays soucieux de la santé de ses citoyens aurait décrété un moratoire sur la fracturation hydraulique en attendant de déterminer si le jeu en vaut la chandelle. En bioéthique, cette façon de faire est légitimée au nom du « principe de précaution ».

Alfredo Jalife-Rahme

Traduction

Arnaud Bréart

La Jornada (México)

Documents joints

j 

 

j « Chemicals used in hydraulic fracturing », Report by US House of Representatives Committee on Energy and Commerce Minority Staff, April 2011 

(PDF – 161.2 ko)

[1] La livraison de mai/juin 2014 de Foreign Affairs comporte un dossier sur ce sujet : « Power to the People. What Will Fuel the Future ? », par Gideon Rose et Jonathan Tepperman ; « Welcome to the Revolution. Why Shale Is the Next Shale », par Edward L. Morse ; « The United States of Gas. Why the Shale Revolution Could Have Happened Only in America », par Robert A. Hefner III ; « Don’t Just Drill, Baby – Drill Carefully. How to Making Fracking Safer for the Environment », par Fred Krupp. 

[2] L’Instituto Tecnológico Autónomo de México (ou Itam) est la plus prestigieuse unité privée d’Amérique latine. Elle fournit l’essentiel des diplomates mexicains et une grande partie des élites économiques. Son influence au Mexique est comparable à celle de l’École nationale d’administration (Éna) en France.

 

voltairenet.org

Le craquelin vert

Inutile de se faire suer à grands coups de travail, l’humain craquelin est né… Il est séché et enfermé dans les banques. Ne reste plus que la poésie pour refaire le monde, mais un par un…

L’étourdi, l’agenouillé, dans le grand manège terrestre, est désormais une paille à goinfre avec un emballage-pays.

« Mangez-en tous, car ceci est mon quart »

Les trois quarts de vos êtres sont à la nation mystérieusement avalés par la grosse machine à faire des sous pour des sous. Sans dessous-dessous… Déshabillé de l’âme. Enfourné bien tendrement… Religieusé à la carrière et l’argent.

La peur, la très grande peur de tout perdre. Quand on rêve à tout, on a peur de perdre le « tout possible » vendu.

Il y a les acharnés qui gagnent en mangeant de l’humain ont bonne conscience.

Croire en Hollande, croire en mon ami le plus « cher », Monsieur Harper, et tous les  copier-coller de la race flamboyante qui est passée en tous les pays du monde, trouvez donc un authentique. Et non pas un fabricant passager de citoyens qui croit que l’avenir est d’être un moyen-âgeux  arriéré qui croit encore que la politique peut changer la Vie.

Croire, et investir sa personne en un système est une forme d’alcoolisme caché: l’autre est la bouteille qui vous sculptera.

Et c’est ainsi, et guère mieux, que les analystes se fendent l’ego en deux pour « essayer de comprendre le monde ». Alors, ils vous l’expliquent. Et vous comprenez. Alors, vous vous nourrissez du sein de ce savant, par le dos de la mamelle.

C’est pas parce qu’on est intelligent qu’on n’est pas crétin. La preuve est que la masse de crétins habiles de l’esprit est en train d’avaler, de conduire, disant instruire, nos vies.

Les citoyens sont maintenant les petits chaperons rouges livrés au musclé servant de l’économie sabordée par l’invisible.

Un chat aurait neuf vies… Cette théorie a été hélas mise en pratique par les gens de Wall-Street et de leur descendance encore meilleure.

Le monstre de la finance, en voulant se pourvoir de disciple, a mis au monde pire que lui.

Dépassé.

Auschwitz , c’est une cendre parmi les cendres cachotées de l’Histoire.

La pointe de l’Iceberg a maintenant la taille d’une aiguille.

Alors, les curés du Net qui se livrent à de grandes analyses, perdent leur temps et le vôtre.

La troisième guerre mondiale est économique.

Et nous sommes dans le grand train qui conduit nulle part…

Car nous n’y sommes jamais allés. C’est là toute la trouvaille des fabricants; cacher.

***

C’était un délicieux programme de Télé-Gaz et d’Internet-Schiste. L’exploitation de l’humain par fracturation-fractation.

2018: naissance du biscuit.

Et débandade des intellectuels cervicaux, âmées jusqu’aux mots.

Gaëtan Pelletier

3 septembre 2013

Le biscuit silencieux 

Citoyen! Allume!

Alerté par les porteurs de pacemaker ayant subi des interférences électromagnétiques à proximité de ces ampoules, Pierre Le Ruz, directeur scientifique du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM), a vérifié : « Nous avons, entre autres, mesuré des radiofréquences harmoniques jusqu’à 200 volts par mètre, alors que la valeur limite en vigueur est de 27 volts par mètre. » L’électro-pollution ainsi générée entraîne une diminution de la mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l’humeur et inhibe la prolifération des cellules cancéreuses. La revue scientifique The Lancet a publié dès 1978 une étude reliant diminution de la mélatonine et cancer du sein. D’autres études ont montré qu’il en est de même pour l’hypertrophie bénigne de la prostate, le cancer de la prostate, de l’ovaire, du col de l’utérus, du poumon, de l’estomac, de la thyroïde et le cancer colorectal. Autres conséquences à court terme : troubles du sommeil, excitabilité, irritabilité et hyperactivité. Il faut donc éviter les ampoules basse consommation, notamment à côté de la tête. Mieux vaut opter pour les bonnes vieilles ampoules à incandescence. Quitte à réduire la durée d’éclairage pour économiser les ressources de la planète en allant nous coucher… plus tôt. SOURCE

***

Krishnamurti

Qu’est-ce que Krishnamurti fait ici? Justement, il y a des jours où l’on aimerait se reposer un peu de la guerre contre les gouvernements devenus des putains à la solde des compagnies qui n’ont qu’un seul but :

À chaque fois qu’on essaie d’éteindre une bêtise, il y en a dix qui s’allument quelque part dans le monde. On veut bien croire que toute révolution part de soi, mais le malaise par ces   « autres », bien nombreux, qui encrassent la planète et nous tuent à coups de vert falsifié, menteurs et hypocrites vont finir par achever un monde où l’on pourra plus s’adonner à la révolution intérieure… Comme Krishnamurti…

On cultive le « danger » pour nous mettre en état d’alerte et de peur. Figés. Comme une souris devant un chat. Avoir peur, c’est mourir un peu… Avoir peur de tout perdre…

Il n’y a pas de 911 pour la vie. Il n’y a pas de téléphones ni  de e-mails. Il n’y a pas une planète de secours comme la roue dans le coffre de votre voiture. On roule sur les chapeaux de roue…

La peur a un effet très fort sur les foules et ainsi est utilisée afin de contrôler les foules et les peuples. Dans les systèmes totalitaires ou dans l’esclavage traditionnel, l’objet de la peur est clairement identifié, il s’agit d’une menace de punition ou de mort en cas de désobéissance. Dans les systèmes dits démocratiques où une telle menace n’est pas explicite, il importe plus de contrôler ce que pensent les gens, en déformant les informations des médias et avec des menaces plus abstraites ou même virtuelles[3].Wikisaitout

La chandelle contre les puits

Il y a longtemps que l’on parle d’imposer les ampoules fluo compactes aux   ampoules à incandescence trop énergivores… Au point où certains ont songé à se faire une réserve d’ampoules.

La belle culture du vert… Le citoyen pollue, le gouvernement blâme le citoyen.

On questionnait les élèves d’une école. Des enfants de 8, 9, 10 ans.

– Qu’est ce que tu fais pour la planète?

– Je recycle. Je n’utilise pas de plastique et j’ai convaincu mes parents de changer les ampoules de la maison.

Monsieur de Goebbels n’aurait pas fait mieux.

Pendant qu’on souille le sous-sol des USA avec la grande trouvaille du gaz naturel – la richesse sous nos pieds :

* on barbouille une région avec l’or noir des sables bitumineux,

* on laisse les compagnies pharmaceutiques répandre ses poisons e

* on laisse la démocratie dans les mains de développeurs qui engrangent leurs profits dans des paradis fiscaux

* on crée des enfants soldat

* On cultive la peur

* On enrégimente le citoyen

* On ne sait plus faire la différence entre politicien et businessmen

* Le bien est représenté par une blouse ou une cravate, la plupart issus d’un photoshop intérieur.

* les enfants vont à l’école où c’est le temps de jouer où ils apprennent que la vie est une carrière.

* Et on se fait cuisiner à la Monsanto

J’en passe.

On nazifie tout ce qui peut se nazifier sous couvert de progrès et de « développement ». On tue tout ce qui peut se tuer pour nous « faire vivre »… Et quand le citoyen parle, c’est un idiot qui ne comprend rien.

Le savant est dans une éprouvette

L’éprouvette est dans le savant

Mais le savant n’avale pas le contenu de l’éprouvette … Comme c’est le cas dans le documentaire Gasland où l’auteur ayant un pot d’eau « analysée » et certifiée potable, l’a présenté à un PDG et lui a demandé de la boire.

La pollution « économique »

Les saints économiques  n’ont plus d’auréoles, ils ont des diplômes et sont vasectomisés de la vie réelle : ils produisent des spermatozoïdes stériles. Ils couchent mais n’accouchent de rien sinon que de la reproduction de monstres.

Une nouvelle sexualité : la reproduction des salauds.

Le bien-être de l’humanité mes lunettes! Et mon œil avec…

Maximiser la valeur de l’actionnariat signifie
accroître le tribut des paiements à la classe
dirigeante des esclaves. Les revenus de la
classe moyenne ont été rabaissés et les
deux parents d’une famille sont forcés
de travailler afin de maximiser le tribut
des masses. Ça force aussi les parents
à envoyer leurs enfants dans les
établissements communaux de lavage
de cerveau à un âge plus jeune et plus réceptif. Alter Info

Durant la Guerre civile américaine, Morgan s’investit dans la vente d’armes, achetant des fusils obsolètes à l’armée avant de les faire remettre en état, puis de les revendre à l’armée beaucoup plus cher. Cependant, de telles armes sont défectueuses et un scandale éclate. Le gouvernement refuse de payer Morgan, qui doit le poursuivre à deux reprises[6]. Comme beaucoup de gens riches de l’époque, Morgan échappe à l’engagement militaire en payant 300 dollars de compensation[7].

JP Morgan, avait inventé une fausse rumeur de crise économique au début des années 1907, ce qui lui avait permis le rachat de plusieurs milliers de banques aux États-Unis, et ce, en raison du vent de panique que ça avait provoqué. Autour de 1907, la valeur de leur actif était d’environ 1.3 milliard de dollars (près de 6 milliards en dollars des années 2000). En 2007, on estimait cet actif à 2000 milliards ( 2 trillions de dollars ). En 2008, la crise est très profitable à JP Morgan qui rachète des banques à faible coût. Cette thérapie de choc est utilisée dans un contexte de crise déjà latente, et on se rend compte aussi que des actions précises sont mises en place pour renforcer l’idée d’une crise, pour forcer ce qu’on appelle les « ajustements structurels » où on applique l’idéologie néolibérale de manière très brutale. Voir.ca, Pierre Bellefeuille

La soupe terrienne

On se moque des sorcières qui dans leur soupe de pattes de crapauds, de venins de serpents, de poils de rats, et d’une petite raclette de corbeau séché à l’air… Peu importe.

La recette de la soupe 21e siècle n’est guère meilleure. Mais elle a de la classe. Il y a bien des doctorisés qui accrochent leur diplôme au mur et crucifient un monde sans le savoir.

Ils sont échevelés parce que divisés. Ils sont ensemble parce que la vanité est une belle soudure. Ils sont de plus en plus plusieurs dans un « un » d’un sceau apposé.

Les sots sont bien posés…

Les sots sont apposés…

La Terre n’est qu’un Ebay dans l’Univers : tout s’achète,  tout se vend…

Les vendeurs du temple s’impriment entre eux : comme des billets. Ou bien ils sont passés au virtuel… Au moins un progrès.

Que la lumière soit

Le sujet n’est pas nouveau. Plus on invente pour notre bien être, plus on invente de nouveaux poisons.

L’ampoule dite à basse consommation est bien à l’image de notre monde : elle dépense peu d’énergie tout simplement pour transvaser à une élite de Frank Einstein « copier-coller »  une autre richesse.

Les petits génies du mal qui peuvent se passe de « vous ». Du moins une bonne partie…

Les nombrils se reprographient…

Elles fonctionnent au gaz qui est une sorte de flatulence. Au lieu  d’une lumière crue et vivifiante.

La chandelle est une poésie de l’âme…

Ils disent que ça pollue…

La vidéo de la lampe du génie Aladin II, comme dans le conte

Le conte est parsemé d’allégories : la lampe et les pouvoirs magiques du maître pourraient symboliser la connaissance, le voyage, les longues études, et la grotte ténébreuse, l’ignorance. Les deux variantes apparaissent alors comme deux issues possibles de l’apprentissage : selon qu’Aladin maîtrise ou non les connaissances qu’il a eu l’occasion d’apprendre, il pourra se jouer de son maître ou au contraire tout perdre.

La vidéo  ne vous apprendra peut-être rien. Que l’ampoule  crée des cancers? … Regardez-là jusqu’à la fin.

Et vous pourrez aller voir des commentaires tels que le suivant :

Pour ce? qui est du mercure dans ces ampoules, la journaliste à raison.

Pour ce qui est du champ électromagnétique, à moins de garder une ampoule en permanence à 10 centimètre de sa face, il ne devrait pas y avoir de problème. L’intensité d’un champ électro. diminue extrèmement vite avec la distance.? Tant qu’à ça les cellulaires sont au moins 1000 fois pire…

Pour lier le cancer de la prostate avec les ampoules, c’est plutot absurde!

Ça n’a guère d’importance en un sens. Sans doute faut-il sucer l’ampoule pour se rendre malade. Demandez au fabricant de la sucer allumée. Elle ne chauffe pas de toute manière.

Mais vu dans une approche globale, la technologie « scientifique » nous amène à «  penser sous forme de gaz ». On est bien chambrés.  Mais on n’a plus l’éclat de la vieille ampoule. Du moins, on nous jaunit… Nous voilà éthérés et valsant dans le petit tube d’une religion qui n’a qu’un siècle: mais un siècle dévastateur.

Je nommerais cela la scission des citoyens par un procédé de gazéification. Car en gazéifiant la démocratie à la base, en soudant le citoyen dans une « croyance » en la technologie et ses vertus, en la logique, elle le plastifie par la peur et fait de lui le meilleur investissement au « monde ».

Et l’économie serait une science… Le mot « économie » devient alors, de façon concise, synonyme de « science économique » et peut être considéré comme substitut de l’expression « économie politique »

Et c’est pour ça qu’on est de plus en plus pauvres. Pauvres non pas simplement d’argent mais d’une chose qui devrait être le but de cette existence, peu importe le bout du tunnel…

La vie… Pas mourir à tous les jours. Vivre simplement.

Les tours du WTC ce n’est rien à comparer aux dégâts que l’on cause chaque jour aux travailleurs dans un « système » où le bonheur est un avenir qui n’est jamais arrivé. Une promesse de la futurologie, parmi bien d’autres.

Un détour par la futurologie

Naturellement, une portion significative des futurologies de mon temps se sont magistralement cassées la figure. Les tessons multiples de ces prophéties inanes finirent promptement balayées sous le tapis du quotidien et, évidemment, on n’en parle plus trop fort aujourd’hui dans les coins, préférant railler les prédictions plus anciennes, devenues, elles, parfaitement grossières et bouffonnes. Ainsi, je n’oublierai jamais cette illustration utopiste de 1950 nous présentant une ménagère de l’an 2000 totalement prisonnière de son rôle conventionnel mais, mais, mais… récurant désormais la maison familiale d’un seul jet joyeux et libérateur, au boyau d’arrosage, vu que l’intégralité de son intérieur «est» en latex super-lavable ultramoderne (sur le modèle inavoué de son conjoint du temps récurant son garage, en fait).

Ysengrimus, Le lourd passé de la futurologie

Tout ça pour dire qu’il faut se méfier des promesses et des gadgets qui passent pour nous « soulager » de nos tâches.

Si vous avez un cadeau à offrir à quelqu’un, envoyez-lui le lien.

Le citoyen fluo et gazéifié

C’est à ça qu’on nous amène : à nous disperser, fluidifiés, jaunâtres, dépensant peu, mais offrant le même service à une élite qui contrôle le savoir, la science et  la démocratie. La cuisine de l’endoctrinement, de la chaufferie du bateau, fait en sorte que le citoyen n’est qu’une bûche ou un morceau de charbon. On se fiche qu’il vive carbonisé. Il n’est qu’une monture de chair  dans une pub d’élitocrates (sic) qui vous dit en sourdine:

IL CHAUFFE POUR NOUS

Il n’y a plus de pays pour « ça ». Il n’y a que des âmes effritées, brûlées, carburant aux antidépresseurs, où la normale d’une bonne déprime passe par un repos de quelques mois. Même à l’université. À la période de mes études universitaires, je n’ai jamais vu d’étudiants en « burn-out ». Aujourd’hui, ils sont souvent rôtis avant de commencer une carrière.

Heureusement qu’on invente chaque jour des gadgets pour « sauver le monde ».

Mais où sont les fins finauds qui peuvent nous calculer combien de ces ampoules si bienfaisantes sont annulées par un baril de pétrole pris dans les sables bitumineux?

Combien d’eau pour traiter le gaz naturel?

Éclairez-nous!

Il est temps pour les peuples de la planète de s’éclairer eux-mêmes sans attendre la filée de charlatans qui peuvent tout expliquer.

Sauf les 50 dernières années des habitants d’une planète où les joueurs de cartes sont capables de faire tomber des pays.

Gaz de schiste : « Cinq emplois pour 1.000 cancers »

Tunisie

Sophie Chapelle

« On a été informés par la presse en novembre 2012 que le ministère de l’Énergie allait signer un contrat de prospection de gaz de schiste avec la multinationale Shell. Ils nous ont menti. En réalité, le contrat était déjà conclu », constate avec colère Mansour Cherni, coordinateur de la Fédération nationale de l’électricité et du gaz de l’UGTT, le principal syndicat tunisien. Le projet se traduirait par des centaines de forages gaziers, de Kairouan, au centre de la Tunisie, jusqu’à Sfax, au nord-est du pays. « La question est de savoir maintenant quand le gouvernement va passer à l’exploitation », ajoute le syndicaliste.

Selon Mohamed Balghouthi, consultant en stratégie et intelligence économique, cette exploitation aurait commencé dès mars 2010, au sud de la Tunisie, et aurait été diligentée par la compagnie franco-britannique Perenco. « Les compagnies profitent du vide juridique actuel (la Constitution étant en cours de rédaction, ndlr) et de l’absence de principe de précaution pour forer », dénonce t-il.

Eau radioactive

Dans un pays où le taux de chômage approche les 17 %, le gouvernement met en avant la manne d’emplois générée par cette activité. « C’est un leurre, rétorque le syndicaliste Mansour Cherni. 5 à 10 emplois seront créés pour un puits foré mais en contrepartie, 1 000 à 1 500 citoyens auront le cancer », estime-t-il. Car aucune règle ne protègera les habitants des pollutions engendrées par l’extraction. « Cela ne créera pas d’emplois locaux, ajoute Sabria Barka, présidente de l’Association environnementale Eco-conscience. Les compagnies étrangères viennent avec leurs propres techniciens et infrastructures, et les ramèneront avec eux. »

« Notre pays est déjà en situation de stress hydrique », poursuit Mansour. Or, il faut 19 millions de litres d’eau pour une seule injection dans un puits ». Un fonctionnement en continu impliquerait 10 injections par jour, soit 190 millions de litre d’eau quotidiens. Autrement dit, la consommation de 2 000 citoyens pendant un an… « Nous ne disposons pas de l’infrastructure pour traiter les eaux issues de l’extraction, ajoute Sabria Barka. L’eau de fracturation pénètre dans les couches profondes qui peuvent être chargées en éléments radioactifs. Or, les normes actuelles ne cherchent même pas à les doser. Le citoyen peut donc se retrouver avec de l’eau radioactive ».

Un groupe de députés a récemment soulevé devant l’Assemblée nationale constituante la question de la dangerosité de la fracturation hydraulique, seule technique d’extraction utilisée pour les gaz de schiste. « Ces élus ont demandé à ce que le principe de précaution soit appliqué et qu’une étude d’impact soit menée mais ils sont minoritaires », pointe Sabria Barka. « Nous sommes encore dispersés en Tunisie, mais nous travaillons à la création d’un collectif anti-gaz de schiste afin de faire pression ensemble », se réjouit Mansour. Des alliances favorisées par la tenue du Forum social mondial à Tunis où associations environnementales et syndicats multiplient les rencontres.

A l’occasion du Forum social mondial, la rédaction de Basta ! est à Tunis cette semaine. Voir notre dossier spécial.

bastamag.net

Gaz de schiste: Lettre à André Caillé

Gaz de schiste: Lettre à André Caillé

1 octobre 2010 | 0 commentaire(s) | vu 25 fois éditer

Il rencontre de nombreux habitants qui ne peuvent plus boire l’eau du robinet –les compagnies pétrolières leur fournissent souvent de l’eau minérale. Des analyses révèlent la présence de benzène, méthane et de nombreux produits toxiques, parfois dans des concentrations 1.500 fois supérieures aux normes de sécurité. Tellement que chez certains, l’eau du robinet devient inflammable. Dans ces voisinages, des animaux tombent malades et des habitants se plaignent de multiples problèmes de santé. GASLAND

***

L’exploitation du gaz de schiste s’étendra à toutes les régions du monde et aidera les pays en développement à combattre la pauvreté, a prédit jeudi le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), André Caillé.

Le monde fait face à un «cercle vicieux»: quelque deux milliards de personnes sur la planète n’ont pas accès aux sources d’énergie modernes, de sorte qu’elles n’ont pas droit à des services de santé et d’éducation adéquats, ce qui les empêche de se sortir de la pauvreté, a souligné M. Caillé devant le 21e Congrès mondial de l’énergie, qui prend fin jeudi à Montréal. Cyberpresse

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L’image nous révère au documentaire Gasland. Disponible sur le net, je crois. Après l’avoir visionné, on enlève le mot « naturel » au gaz.

L’effet de l’empoisonnement des eaux, aux États-Unis, et autres « inconvénients », a multiplié les cancers et des formes de maladies étranges : on se retrouve sans odorat…

Une maladie parmi tant d’autres.

Ce qu’on a camouflé , aux États-Unis, outre les quantités d’eau nécessaires au traitement, ce sont les 500 à 600 produits chimiques dont on a sciemment caché la liste. Il a fallu une commission et une avocate enragée pour arracher cette  liste  aux  « grand développeurs ».

Oui, la richesse existe, juste en dessous de nos pieds. Les ravages sont tels que pour certains leur vie est gâchée à jamais.

Le plus étrange est qu’on a dit aux citoyens que l’eau était potable … On peut y mettre le feu… Malgré que plusieurs citoyens aient envoyé leurs échantillons à des laboratoires qui ont tout simplement donné comme résultat d’analyse : eau potable.

Mensonges par-dessus mensonges.

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Quand M. Caillé dit « combattre la pauvreté », ce serait plutôt celle des investisseurs.

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Voici une lettre adressée au Devoir.

Libre opinion – Gaz de schiste : les risques existent !

Lettre à André Caillé, président de l’Association pétrolière et gazière du Québec et conseiller de la société Junex

François Cantin, Montréal  21 septembre 2010  Québec

Je suis de près l’évolution du dossier des gaz de schiste et j’ai assisté mardi dernier à la rencontre de Bécancour, à laquelle vous étiez vous-même présent.

À cette occasion, vous avez présenté les opérations entourant l’extraction des gaz de schiste comme ayant des impacts très mineurs et très temporaires sur la nature et les humains.

Vous avez longuement parlé de la gaine de béton entourant chaque puits de forage qui garantit que la nappe phréatique ne sera pas contaminée. Contamination «impossible», selon vos dires. Les ingénieurs ont tout prévu. Pourtant, aux États-Unis, où les compagnies utilisent elles aussi des gaines de béton, de nombreux incidents, cas de contamination et fuites de gaz ont eu lieu. C’est la même technologie. Pourquoi n’y a-t-il pas de danger ici alors qu’il y en a manifestement là-bas?

Vous avez dit publiquement qu’au Canada, les règles de sécurité sont plus sévères. Pour prouver vos dires, vous avancez qu’en Colombie-Britannique, de nombreux puits ont été creusés, et qu’il n’y a pas eu de problème de signalé. Vous omettez toutefois de dire que ces forages ont lieu dans le nord de la province près du Yukon, à 160 kilomètres des lieux habités. Effectivement, aucun problème n’a été signalé, les grizzlys n’excellant pas dans le domaine des plaintes et des recours. Le fait est que dans presque tous les États américains où des forages ont eu lieu en zone habitée, des problèmes ont surgi.

Titanic

Mardi dernier, à Bécancour, un homme s’est approché du micro pour vous rappeler qu’il y a une centaine d’années, des ingénieurs ont conçu un grand bateau, avec une gaine de sécurité, et qu’il était tellement bien conçu qu’il n’était pas nécessaire d’y placer un nombre suffisant de chaloupes de secours. La planète entière connaît l’histoire de ce bateau, et nous savons tous où il est présentement.

La gestion du risque dont vous nous avez parlé mardi dernier, c’est bien. Bien sûr, vous prenez toutes les dispositions possibles pour éviter les accidents. Pour un puits, ça va, pour dix aussi probablement. Mais, un jour, après une centaine de puits, un ingénieur distrait, l’usure des matériaux, ou bien une équipe de techniciens fatigués après un long quart de travail, et boum!, c’est l’accident ou bien la contamination. On n’y peut rien, c’est la loi du nombre.

Des gens alors verront leur vie basculer à cause de cet accident. Une nappe d’eau contaminée, c’est irréversible. Parlez-en aux gens qui vivent près des lagunes de Mercier. Prenez conscience que vous forez sur des terres qui ne vous appartiennent pas.

Les entreprises ont des responsabilités sociales. Elles doivent entre autres agir en «bon père de famille». L’ensemble des informations inquiétantes qui sont disponibles actuellement incitent à la prudence. Un débat social s’impose au Québec afin que chacun connaisse les avantages et les inconvénients de cette industrie ainsi que nos réels besoins en énergie.

D’ici là, soyez responsables, ne profitez pas des lois laxistes actuelles et arrêtez toutes vos opérations. N’attendez pas l’imposition d’un moratoire. Il en va de votre réputation.