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Les bienfaits du nucléaire

Caricature nucléaire

Il faut sauver le rat Ryan

FUKUSHIMA-RAT

Le rat de Fukushima est mort… Il a servi de fusible.

Le rat de Fukushima

Voici un spécimen du nouvel ennemi de l’industrie nucléaire : le rat. Celui-ci s’est fait griller à Fukushima Daiichi et a provoqué un black-out électrique sur le site atomique. En plus de servir de fusibles, les rats, gravement contaminés, sont devenus malgré eux des « déchets nucléaires » mobiles : 15 µSv/h rapportés pour un spécimen qui avait été piégé l’an dernier.

Un déchet nucléaire …mobile. Nous sommes tous mobiles dans notre immobilité à endurer ce monde. Un commentaire d’un lecteur me disait qu’il fallait abolir la pollution de l’esprit…

Je veux bien. Mais la racaille au pouvoir, – puisque nous n’avons plus rien, ou presque, de livré par la nature qui nous a été volée-, s’empresse de tout voler, il ne reste que l’esclavagisme « savant », l’emploi, ce trepalium  où nous sommes pour la plupart crucifiés. Pour le rendement… Le rendement n’a jamais amélioré la vie de personne. Il a amélioré le coffre des compagnies qui s’empressent d’investir dans le rendement.

Nous sommes tous devenus des rats mobiles. Infectés par les croyances néfastes, nébuleuses, givrés par des pubs d’élus.

« J’entends » Orwell nous faire une grimace…

Journée de l’autisme…

On se faisait rassurant, aujourd’hui, en disant qu’une étude démontrait qu’il n’y avait aucun lien entre les vaccins et l’autisme. Aux U.S.A, en une décennie, l’autisme a augmenté de 78%. Presse . On dit que c’est dans les gènes.

Quand, au Canada, il y avait – si ma mémoire est bonne, quelque 250,000 amérindiens, et qu’ils bouffaient n’importe quoi sans trop se fier à l’étiquette écrit sur les cerfs, les bisons, les bleuets, une description des gras trans, des bienfaits….  « Dieu » avait omis les étiquettes… Un amérindien autiste?

Dans ce monde du « travail », des compagnies à numéros qui installent des « mobile industries  », nous voilà devenus des rats de labo, des bras mobiles, des machines à coudre le tissu de l’avoir sans pouvoir être. En fait, pour ne pas s’en cacher, nous voilà tous, de France, du Canada, des U.S.A. de l’Allemagne, et j’en passe, des SDF mondialisés.

Rats d’égouts dégoutés.

Infestés de la propagande des États.

Infestés des mensonges des dirigeants.

Infestés des pubs mensongères.

Infestés de la gangrène de la déshumanisation.

Infesté et décarcassé de nos avoirs.

Floués, dépecés, livides…

Le verbe ratfusibler  

Je ratfusible

Tu ratfusibles

Il ratfusible

Etc,

Mais la plus élégante flouerie consiste à payer des gens inventifs et convaincus de nous soigner. Peu importe l’état du rat… Il faut sauver le rat Ryan. Pas pour le sauver, pour montrer que l’on peut sauver quelqu’un à condition d’avoir le pouvoir de créer une pilule à 90$.

Il y a quelques décennies, nous donnions notre argent aux religions pour qu’ils construisent des temples. Maintenant, on construit des hôpitaux. On n’est pas trop gagnants  dans la colonne du débit et du crédit : la religion nous garantissait une vie éternelle. La science, elle, elle rallonge la vie de 10 ans… Vers la fin.

Nous sommes tellement intelligents que nous avons réussi à donner la faim à 4 milliards d’humains sur 7.

Ouah!

Après ça, les mégalomanes accrédités à blouses blanches viendront se plaindre qu’ils n’on pas d’argent pour la recherche.

Et les universités pour le savoir…

Quel savoir?

L’éducation est une machine à moules. L’éducation, c’est de la propagande avec sceaux.

So So sot!

Nous sommes tous de petits soldats de plomb. Des rats Ryan.

Mais le plus dangereux est que nous sommes mobiles.

L’école transmet l’ignorance. Elle enseigne la technique du présent, sans histoire…

En fait, en attendant les robots, elle se sert des rats que nous sommes.

Non, l’argent n’a pas d’odeur.  Un rameur rat mort, oui.

La vie est un sport extrême : nous vivons sous la tutelle de Wall-Street, des compagnies sanguinaires, d’un système de maladies qui se prend pour un système de santé, et de carrières de plus en plus longues, puisqu’il faut travailler plus longtemps, étant donné que ça rapporte aux écoles de former quelqu’un.

Car plus il apprend, moins il devient critique. Un moule bien cuit durera plus longtemps.

Plus il croit, plus il achète de l’ignorance.

Comme du fromage en tranches…

C’est comme Auswitch ,  mais avec un téléphone intelligent de  144 caractères.

Pour ceux qui aiment l’histoire, quand on s’est livré aux massacres des russes d’abord, on a construit Auswitch. Mais quand ceux qui fusillaient étaient un peu « troublés » par leur mission, et qu’il n’y avait pas d’armée de psys à l’époque, un cerveau administratif eut une idée : rassembler les prisonniers est les faire exploser.

Il en résultat que, trop paresseux pour ramasser les morceaux de cadavres qui perchaient dans les arbres, ils les laissèrent là.

C’est ce qu’on fait avec un monde riche maintenant : les pauvres, on les laisse là. Pas parce qu’ils sont pauvres, parce qu’ils sont si pauvre qu’ils n’on rien à donner.

Addendum :

Le rat 9/11

Surprenant que les terroristes du 9/11 aient choisi une tour à bureaux. Pour faire vraiment des dégâts, ils se seraient dirigés vers les centrales nucléaires. Il y en aurait 26 dans le Nord-est des États-Unis.

Je ne suis pas terroriste, mais je pourrais donner la recette pour anéantir tout New-York en un rien de temps.

Ce ne sont pas les « terroristes » qui manquent d’imagination et de savoir, ce sont ceux qui les ont inventés et les ont rendus mobiles.

Le nucléaire, c’est bon pour la santé.

Mais nous sommes assis sur 436 centrales….

Pour dormir, il ne faut pas les compter…

Gaëtan Pelletier

3 avril 2013

Nucléaire : de la fission aux fissures

Le nucléaire, dans le fond, ce n’est qu’une histoire de plomberie mal étudiée.
Une centrale nucléaire belge en fait ces temps ci la démonstration, mais en France nous ne sommes pas mieux lotis.

Alors que la catastrophe de Fukushima continue de menacer une partie de la planète, un peu partout dans le monde, les « incidents » nucléaires se multiplient, pour l’instant sans trop de conséquences… mais jusqu’à quand ?

On se souvient du « fleuron » nucléaire, le mal nommé « Superphénix  », qui a connu sa fermeture suite, entre autres, à une fuite de sodium longue à élucider. lien

Historique…

Les alarmes signalaient que du sodium s’échappait à raison de 500 litres par jour, mais les gestionnaires du site étaient convaincus qu’il ne s’agissait que d’un défaut électrique.

Voila les fax envoyés à l’autorité de tutelle :

6 mars 1987 « apparition d’une alarme relative à une détection de fuite dans l’espace intercuve du barillet de stockage. Cette alarme n’est pas confirmée en local- des investigations sont initiées sur les chaines d’acquisition ».

9 mars 1987 «  apparition d’une alarme battante correspondant a un défaut d’isolement sur la détection en fond du puits du barillet. Les investigations sont poursuivies sur le traitement des mesures  ».

31 mars 1987 « à l’issu des investigations, un prélèvement dans l’espace intercuve n’a pas montré de trace significative de sodium ».

Arrive la conclusion :

« Depuis, des bilans effectués sur les niveaux de sodium du barillet et du réservoir de stockage du circuit de sodium du barillet et des manœuvres d’exploitation effectuées le 2 avril montrent qu’environ 20 mètres cube de sodium pourraient se trouver dans l’espace intercuve ».

Pour le lecteur qui aurait du mal à se retrouver dans ce charabia un peu technique, on peut le résumer simplement en disant : les exploitants, se refusant à l’évidence d’une improbable fuite de sodium, ont vérifié pendant un bon mois tout le circuit électrique, convaincus qu’il ne s’agissait que d’un problème de câblage, avant de s’apercevoir que le fuite était réelle et que 20 tonnes de sodium s’étaient évacués dans l’espace intercuve. (Le sodium liquide s’enflamme spontanément au contact de l’air, et explose au contact de l’eau). lien

Ils décidèrent donc d’arrêter le réacteur, et la fuite s’arrêta aussitôt, mais dès qu’ils redémarraient celui-ci, la fuite reprenait de plus belle.
Il leur fallu un certain temps pour comprendre que la cuve était fissurée (des micro-fissures) et que celles-ci « se refermaient » dès que la cuve se refroidissait, reprenant de plus belle des que le réacteur redémarrait.
Tout ça venait de l’utilisation d’un acier inapproprié comme l’ont écrit les experts du SEDE le 28 aout 1989 : «  il est pourtant bien réel que les concepteurs de « Superphénix » ont fait au moins une erreur monumentale : l’utilisation d’acier ferritique pour les cuves intérieures et extérieures du barillet constitue une faut d’appréciation caractérisée qui aura couté au contribuable français quelques centaines de millions de francs suisses supplémentaires, rendu « Superphénix » inopérant comme surgénérateur et contraint les exploitants à repenser complètement la manutention des éléments combustibles et à construire sur le site de la centrale une piscine de stockage des éléments combustibles irradiés  ».
Mais tout ça c’est de l’histoire ancienne.
Pourtant, c’est à la lumière de ces péripéties qu’il faut regarder ce qui se passe dans une centrale belge, celle de Doel.
L’AFCN (agence fédérale de contrôle nucléaire) indique laconiquement : « de nombreuses anomalies ont été découvertes sur le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Doel »
Il y a des fissures dans l’acier de la cuve du réacteur, et la question est de savoir si ces fissures sont verticales, ou horizontales, espérant qu’elles ne soient pas verticales, car celles-ci résistent difficilement à des hautes pressions.
Aux dernières nouvelles, l’exploitant Electrabel n’aura pas l’autorisation de redémarrer le réacteur, puisqu’une fissure de 15 à 20 mm a été détectée, et que Willy de Roovere, directeur de l’AFCN, a déclaré être « assez sceptique pour le moment  » en ce qui concerne la réutilisation de la cuve défectueuse. lien
Pour un expert en la matière, Mycle Schneider, c’est peut être plus grave que l’on veut bien nous le dire : « ce type de défaut peut conduire à une explosion nucléaire ». lien
En tout cas, l’AFCN assure que le réacteur restera à l’arrêt au moins jusqu’au 31 aout. lien
Une société, Rotterdamsche Droogdok, disparue aujourd’hui, est à l’origine de cet acier défaillant, ce qui nous rappelle celui du « super »phénix français.
Plus grave, d’autres centrales sont équipées des mêmes cuves, comme par exemple celle de Tihange, laquelle devait être arrêtée pour une révision, l’occasion de vérifier l’état de la cuve.
En effet, ce fabricant disparu a fourni 21 autres cuves de réacteurs dans le monde : 10 sont aux Etats-Unis, 2 en Allemagne, 1 en Argentine, 2 en Espagne, 2 aux Pays Bas, 2 en Suède, et 2 autres enSuisse, toutes ces cuves étant potentiellement dangereuses. lien
Ces évènements inquiétants pour le monde nucléaire soulèvent d’autres questions.
Ces centrales endommagées ne sont pas pourtant les plus vieilles de l’Europe, apportant la preuve que le plan de sortie nucléaire devrait être revu à la lumière de ces problèmes. lien
La France n’est pas à l’abri, et il suffit d’un petit retour en arrière pour découvrir que les fissures et le nucléaire sont de vieilles connaissances.
Ainsi à Chatou-sur-Saône, en 1979, un ouvrier avait découvert des fissures dans la plaque d’acier qui forme la base du générateur de vapeur.
Sur ce lien, on peut suivre les péripéties de cette affaire de fissures, qui concerne tout de même un grand nombre de nos centrales aujourd’hui en activité.
De Gravelines à Fessenheim, en passant par Bugey, ou au Tricastin, toutes sont concernées, et à l’époque les autorités de surveillances ont voulu se montrer rassurantes, affirmant qu’il ne s’agissait que de « défauts superficiels »…
D’ailleurs à Gravelines, des microfissures viennent d’être détectées dans la cuve d’un réacteur, provocant l’arrêt de la centrale. lien
On se souvient que l’ASN (autorité de sureté nucléaire) avait dénoncé dans son rapport du 28 juin 2012 les118 pièces de robinetterie défaillantes d’un grand nombre de centrales nucléaires françaises, (lien) et que les experts avaient constaté de graves défauts de plomberie concernant 31 centrales nucléaires du pays. lien
Au Japon, le peuple citoyen est quasi chaque jour qui passe dans la rue, à crier sa détresse, demandant que la page nucléaire soit définitivement tournée dans leur pays. lien
Ils ont choisi l’énergie populaire contre l’énergie nucléaire et la mobilisation prend chaque jour un peu plus d’ampleur. lien
Alors que les lobbys pro nucléaires entonnent en cœur « toujours pas de morts à Fukushima », (lien) ce qui est faux, (lien) oubliant que le macabre décompte ne sera possible que dans un quart de siècle, comme à Tchernobyl, il n’en reste pas moins que l’on commence à constater des excroissances anormales concernant 36% des enfants de Fukushima, ceci expliquant les nombreux avortements décidés par les japonaises préférant avorter que de prendre le risque d’accoucher d’un enfant handicapé.lien
Au sujet de ces excroissances anormales, les experts ont constaté « une progression beaucoup plus rapide par rapport à Tchernobyl », ce qui tend à prouver que la catastrophe de Fukushima dépasse de loin celle de la centrale ukrainienne. lien
Toujours à Fukushima, un épisode pourrait prêter à sourire si la situation n’était pas si grave.
Tepco avait décidé d’utiliser un ballon captif afin d’explorer l’étage supérieur du bâtiment du réacteur n° 1, secteur impossible à approcher vu le taux de radioactivité.
Mal lui en a pris, le ballon s’est retrouvé coincé, après avoir réussi à prendre malgré tout quelques images.lien
Pas étonnant dès lors que Jeff Immelt, directeur général de G.E. (Général Electric) ait déclaré dans les colonnes du Financial Times : «  l’énergie électronucléaire est devenue si chère comparée aux autres sources énergétiques qu’il est devenu « extrêmement délicat » de la justifier  ».
Evoquant les couts indirects (démantèlement, accidents, sécurité accrue…) de l’électronucléaire il affirme que « ceux-ci la rendent apparemment moins compétitives que d’autres sources, comme le gaz ou certaines énergies renouvelables, dont le cout diminue ». lien
En tout cas, RWE devrait supprimer sous peu 2400 emplois en Allemagne, (lien) ceux-ci étant largement compensés par les 190 000 emplois allemands créés déjà en 2010 grâce aux énergies propres et renouvelables. lien
Comme dit mon vieil ami africain : « la théorie, c’est quand on comprend tout et que rien ne marche, la pratique, c’est quand tout marche mais on ne sait pas pourquoi, avec le nucléaire, nous avons réussi les deux : rien ne marche et personne ne sait pourquoi ! »

Olivier Cabanel

Marc Lafontan, Au bout de la route 

Le Japon bientôt inhabitable?

 

Par Olivier Cabanel

Cela fait trois mois aujourd’hui que la catastrophe nucléaire de Fukushima a eu lieu, et malgré les tentatives du lobby nucléaire qui tente de nous rassurer, la situation est aux antipodes d’être réglée.

Miguel Quintana, journaliste indépendant basé au Japon essaye de faire le point, malgré toutes les tentatives de désinformation lancées par Tepco, et le gouvernement Japonais.

90 000 japonais ont été déplacés, vivant dans 2400 centres d’accueil, et qui malgré les invitations de relogement proposées par le gouvernement, préfèrent rester dans ces centres, car étant sans revenus, quitter ces lieux d’accueil, les priverait de rations alimentaires, et les obligeraient à assurer leur survie, alors qu’ils n’en ont pas les moyens.

D’autre part, les fonds récoltés grâce à la solidarité mondiale tardent à parvenir aux intéressés, suite, semble-t-il à la désorganisation des services sociaux japonais.

Même si l’information a été distillée au compte goutte, Tepco avoue maintenant avoir menti : les réacteurs 1, 2 et 3 avaient effectivement fondus quelques heures après le tsunami.

On peut voir sur cette vidéo, un ralenti saisissant de la première explosion.

Le 7 juin l’agence de sécurité nucléaire et industrielle japonaise a avoué que les doses de radioactivité qui ont été réellement relâchées sont de l’ordre du double de ce qui avait été dit.

L’estimation d’origine était de 370 000 terra becquerels, elle est passée à 770 000, et ces chiffres ne sont pas définitifs, puisque la centrale continue à relâcher chaque jour toujours plus de radioactivité, dans l’air et dans l’eau, car les fuites d’eau contaminée continuent de se produire.

En effet les sous sols de la centrale sont totalement inondés, (plus de 100 000 tonnes d’eau radioactive s’y trouvent actuellement correspondant à 720 000 tbq) et les nombreuses fissures provoquent bien évidemment des fuites continuelles.

Fin mai le ministère des sciences japonais nous annonçait la découverte de niveaux d’irradiation plusieurs centaines de fois supérieurs à la norme au fond de l’Océan Pacifique sur une zone de plus de 300 km de long.

Comme le dit le journaliste, on assiste à un crescendo d’informations.

Quant aux travailleurs qui tentent de travailler dans la centrale, ils sont exposés à des doses de radiation de l’ordre de 4000 mSv/heure dans le bâtiment du réacteur n°1, ce qui fait douter des affirmations de Tepco qui prétend pouvoir régler la situation d’ici la fin de l’année.

Aujourd’hui, personne, Tepco y compris, ne sait ce qui se passe vraiment dans la centrale, et tant que l’eau irradiée y restera stockée, la pollution radioactive continuera de se dégager.

L’interview complète est sur ce lien.

Aujourd’hui, la centrale fumante continue donc à relâcher de la radioactivité qui fait allègrement le tour de la terre, s’accumulant dans l’eau, le sol et nos aliments chaque jour un peu plus comme on peut le constater dans cette vidéo

Les travaux ont été suspendus dans le réacteur n° 3, celui qui pose le plus de problème, puisqu’il fonctionnait au Mox (uranium et surtout plutonium), et on a mesuré sur le site 100 millions de becquerels par cm3. lien

Les travailleurs ne peuvent pas s’approcher plus de 30 minutes des bâtiments, vu le taux d’irradiation, la piscine du bâtiment n°4 menace de s’écrouler, et la situation va se compliquer encore, puisque la saison des pluies va commencer au Japon. lien

C’est une situation insoluble, car d’une part, l’exploitant est obligé d’arroser continuellement les réacteurs, pour freiner la montée en température, et d’autre part, il ne sait que faire des milliers de mètres cubes d’eau radioactive, même si Areva promet de trouver une solution pour traiter cette eau.

De plus l’exploitant envisage de relâcher en mer 3000 tonnes d’eau « faiblement radioactive » provenant de la centrale de Fukushima daini. lien

Au sujet de cette seconde centrale, Tepco se montre peu bavard, et on s’interroge en haut lieu suite à une fuite d’huile inexpliquée, un incendie sur un tableau électrique, et la présence d’eau de mer dans une installation jugée hermétique. lien

Tepco a perdu plus de 90% de sa valeur boursière.

Dans cette vidéo, Yves Marignac, directeur de Wise-Paris propose son analyse de la situation, 3 mois après la catastrophe.

La situation n’est toujours pas contrôlée, les fuites continuent, et tout ce que peut faire l’exploitant, c’est d’arroser en continu les réacteurs en fusion, afin d’empêcher une aggravation de la situation. vidéo

Un rapport gouvernemental confirme la fonte totale des 3 réacteurs, évoquant un emballement du cœur du combustible nucléaire à l’intérieur de ceux-ci, faisant couler celui-ci au fond des réacteurs (syndrome chinois) pouvant traverser l’enceinte de confinement.

Dans une interview donnée au Wall Street Journal, un haut fonctionnaire, Ichiro Ozawa évoque la possibilité de la perte totale du pays, celui-ci pouvant devenir totalement inhabitable. lien

Le journal japonais « Daily Yomiuri  » affirme que nous vivons « le pire aboutissement d’un accident nucléaire ». lien

De plus en plus de personnes sont évacuées chaque jour, lesquelles viennent compliquer la situation déjà précaire, des réfugiés.

Les premiers effets de la radioactivité commencent à être constatés, avec la naissance d’un lapin mutant, sans oreilles. lien

On ne sait pas encore si le Japon va devoir être totalement évacué dans les mois à venir, mais on est sur que la situation devient critique à Tokyo.

En effet, dès le 16 mars, Agnès Buzyn, présidente du conseil d’administration de l’IRSN, et professeur d’hématologie à l’hôpital Necker de Paris, avait envisagé, sur l’antenne de France Info, cette éventualité dans les heures ou les jours à venir. lien

D’ailleurs, le 7 juin, un habitant de la banlieue de Tokyo, compteur à la main, à constaté que le taux de radiation élevée, mesuré dans la rue, chez lui, et sur son toit, ne devrait pas lui permettre de sortir, ni de manger des légumes de jardin. lien

Les mesures ont atteint 48 000 mS/heure, ce qui est la limite maximum autorisée pour les travailleurs du nucléaire. lien

On s’achemine donc vers une évacuation des 36 millions de japonais habitant à Tokyo.

Le nucléaire qui devait être le salut des économies industrielles, est en train d’en devenir le fossoyeur, puisqu’au Japon, on est dans l’expectative : exposer la population aux risques que l’on sait, afin que l’économie reprenne, ou laisser s’achever la débâcle en cours. lien

Pour ceux qui auraient raté l’émission « envoyé spécial  » consacrée sur la 2ème chaine au nucléaire, c’est sur ce lien.

Mais en France, l’autocrate présidentiel droit dans ses bottes continue contre vents et marées de défendre l’indéfendable, au même moment ou une étude confirme la certitude statistique (estimée de 50%) d’un possible accident nucléaire dans notre pays. lien

Aujourd’hui, on sait que, contrairement aux attentes des lobbys pro nucléaires, l’électricité nucléaire est la plus chère.

En effet, entre le démantèlement des centrales, estimé à 17 milliards par EDF, mais qui devrait allègrement franchir la barre des 200 milliards, le traitement des déchets, toujours sans solution acceptable, et le dédommagement des citoyens touchés par un accident, on constate que le prix du kilowatt nucléaire est largement sous estimé. lien

Quant aux fameux tests de résistance prévus en Europe, ils font déjà l’objet de critiques acerbes de la part de nombreux eurodéputés, qui dénoncent leur insuffisance. lien

La profonde divergence constatée par le commissaire Oettinger est surtout basée sur le fait que certains pays, dont la France, refusent d’envisager la possibilité d’une attaque terroriste. lien

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, une pétition pour l’interdiction du combustible mox sur toute la planète. lien

Et sur ce lien, la pétition pour un référendum en faveur de la sortie du nucléaire : elle vise le million de signatures.

Le 11 juin, date anniversaire de la catastrophe, des manifestations auront lieu un peu partout dans le monde. lien

Pour avoir une vision chronologique de la situation à Fukushima, on peut aller visiter avec profit ce très bon site proposé par l’ACRO, ce laboratoire indépendant qui mesure régulièrement la pollution radioactive du sol et des plantes de notre pays. lien

L’échéance donnée par les Mayas pour fin 2012, ou même selon d’autres sources pour octobre 2011 ne devrait rassurer personne, (lien) en ces temps troubles ou de nombreux chercheurs évoquent avec inquiétude le réveil de la ceinture de feu. lien

D’autant que le 4 juin dernier, une centrale nucléaire égyptienne a connu quelques difficultés, puisqu’après une explosion, restée très discrète, une fuite d’eau radioactive a été constatée. lien

Mais comme dit mon vieil ami africain : « Qui s’est brûlé la langue une fois n’oublie jamais de souffler sur sa soupe ».

L’image illustrant l’article provient de « stmichelarchange.org »

Message d’Hiroshima à l’attention des Japonais et de tous les peuples du monde

Hiroshima et Fukushima. Comment ne pas relier les deux évènements ? La fission de l’atome, la pluie noire, le césium, la contamination interne, la maladie, l’exclusion, la souffrance. Voici le témoignage d’une survivante d’Hiroshima, Bun Hashizume, traduit par Pierre Régnier. Dans les moments les plus critiques, elle a toujours gardé la foi en l’humanité et en la bonté de chacun, trouvant les ressources qui lui ont permis de surmonter l’insurmontable. Une leçon de vie et d’espoir pour tous les Japonais touchés par la catastrophe de Fukushima.

Témoignage de Hashizume Bun, survivante d’Hiroshima, le 29 mars 2011.

« Je suis une « atomisée » rescapée du bombardement d’Hiroshima. J’habite à Tôkyô. J’ai 80 ans.

Le 11 mars 2011, lorsqu’a eu lieu le Grand Tremblement de Terre du Nord-Est du Japon suivi de la catastrophe nucléaire de Fukushima, j’étais en train d’écrire un livre sur le bombardement atomique survenu soixante-six ans auparavant et sur la vie de la population civile d’Hiroshima avant et après le bombardement. J’avais déjà rédigé la majeure partie de cet ouvrage, mais accablée par la douleur que provoqua en moi l’accident nucléaire de la centrale nucléaire de Fukushima, j’ai voulu finir la rédaction du dernier chapitre sur le lieu même du bombardement atomique, à Hiroshima, ma ville natale.

Tard le soir, en foulant le sol d’Hiroshima, je sentais un lourd fardeau peser sur mes épaules et, pendant un temps, je ne pouvais plus mettre un pied devant l’autre. A chaque fois que je revenais à Hiroshima, j’avais pour habitude de commencer par me rendre à pied au mémorial pour les morts situé dans le Parc de la Paix et de discuter avec les membres de ma famille qui se trouvent là, ainsi qu’avec mes amis, ou de simples connaissances, et avec tous ceux qui sont morts ce jour-là dans une horreur qui dépasse l’entendement. Mais cette fois-ci, plutôt que de prier, je leur ai demandé :

Donnez-moi encore pour un temps la santé,

Donnez-moi de la force,

Dites-moi ce que je peux faire, guidez-moi s’il vous plaît.

Ce jour-là, j’ai été atomisée à 1,5 kilomètre de l’hypocentre de la bombe. J’ai été très gravement blessée et j’ai frôlé la mort mais j’ai pu survivre grâce à l’aide de trois personnes qui m’ont sauvé la vie.

Lorsque nous vivions dans les baraques, je souffrais de maladies fulgurantes dues à la radioactivité telles que, par exemple, de fortes fièvres, des saignements de nez et des gencives, de terribles diarrhées et vomissements, des taches pourpres sur tout le corps ou la perte des cheveux. Pourtant, là encore miraculeusement j’ai pu survivre. Cependant par la suite et jusqu’à aujourd’hui, j’ai souffert de nombreuses maladies et il n’est pas un seul jour où j’ai été en bonne santé.

Parmi toutes les maladies, un des maux les plus pénibles est le « chancellement des atomisés ». Cette maladie se manifeste par un état d’épuisement difficilement supportable.

Plusieurs fois j’ai imploré le médecin « Docteur, ne serait-ce qu’une journée ou même une heure, faites-moi me sentir fraîche et légère. » Mais cela ne s’est jamais réalisé. En allant me coucher le soir, je priais Dieu, « Faites que je ne me réveille pas demain matin. »

Toutes ces maladies étaient dues à l’irradiation interne. Toutes les substances contaminées par la radioactivité que nous avions ingérées, notamment l’eau que nous avions bue, la nourriture ou l’air, ces substances continuent sans cesse leur réaction à l’intérieur même de l’organisme et bouleversent les gènes. Cela se poursuit jusqu’à la mort.

Finalement, récemment on en parle dans les médias : le césium qui détruit les fibres musculaires serait à l’origine du « chancellement des atomisés », et c’est ici, à Hiroshima, que je l’ai appris tout dernièrement.

Ceux qui ce jour-là étaient sous la pluie noire, ceux qui sont entrés dans la ville pour venir secourir les victimes ou chercher des proches, mais pas seulement les victimes de la bombe, tous les atomisés victimes des essais nucléaires, des accidents des centrales, tous ceux-là sont victimes d’irradiations internes.

L’irradiation interne a toujours été sciemment dissimulée. Maintenant, du fait de l’accident de la centrale de Fukushima, enfin, on voit apparaître le terme «irradiation interne », mais on ne voit quasiment aucune explication précise de ce dont il s’agit.

Sans doute parce qu’alors il ne serait plus possible de continuer à développer l’exploitation des centrales nucléaires.

« L’énergie nucléaire est une énergie propre », « l’énergie rêvée » entendait-on à une époque mais, après les accidents des centrales de Tchernobyl et de Three Mile Island, on l’entendait un peu moins.

Cependant, ces dernières années, beaucoup de pays dans le monde se sont remis à la course à la construction de centrales nucléaires. On a appelé cela « la Renaissance des centrales nucléaires ». Voyant cette évolution, j’ai alerté sur le fait qu’inévitablement, dans un futur pas bien lointain, il y aurait quelque part sur terre un accident dans une centrale nucléaire.

Cela se produit actuellement dans mon pays et qui plus est, chaque seconde, il y a des fuites ininterrompues de substances radioactives très concentrées. Il n’y a pas de moyen pour stopper cela de façon sûre et l’on ne peut prévoir quand cette situation critique prendra fin.

Au Japon, pays de petite superficie et situé en zone sismique, il y a plus de 50 réacteurs nucléaires. De plus, ils sont regroupés et établis sur des plaques produisant de nombreux tremblements de terre, régions à faible population.

Par ailleurs, à Fukushima, dans la centrale numéro 1 de Fukushima, il y a six réacteurs qui forment une chaîne s’enfonçant dans la spirale du danger. En outre, à la centrale numéro 2 de Fukushima, il y a aussi quatre réacteurs qui ont subi des dommages. Après le grand tremblement de terre du Nord-Est, le 15 mars, il y a eu un grand tremblement de terre à Shizuoka. On dit que, dans première moitié de ce siècle, se produira inévitablement Le Grand Tremblement de Terre du Tôkai et de la Baie de Suruga. C’est là que se trouve l’une des centrales majeures qu’est celle de Hamaoka.

Sur la zone très sismique de la côte de la Mer du Japon, les centrales nucléaires sont nombreuses, en particulier dans la préfecture du Fukui que l’on appelle « le Ginza des centrales nucléaires » (en référence au quartier très animé et dense de Ginza à Tôkyô).

À la population du Japon, est-ce une bonne chose que le Japon, victime des bombes atomiques soit devenu le pays coupable d’une telle émission de radioactivité ? Il n’y a plus de temps à perdre. Agissons pour que soient arrêtées les centrales actuellement en activité.

Aux populations du monde entier, je vous en prie, apportez-nous votre soutien. Demandons haut et fort que sur la Terre, naturellement, il n’y ait plus de construction de centrales nucléaires, mais aussi que l’on stoppe toutes les centrales en activité et que soient reclassés les réacteurs nucléaires.

En tant qu’atomisée de la bombe, j’ai lutté contre le nucléaire au Japon et à l’étranger. Cela parce qu’il y a la menace que la vie sur Terre soit détruite, non seulement par les bombes atomiques ou les bombes à hydrogène, mais aussi par les centrales nucléaires.

Même lors de leur fonctionnement ordinaire, les centrales nucléaires rejettent de petites quantités de particules radioactives qui contaminent la mer, l’air et le sol. La dangerosité de ces rejets de particules radioactives en faibles quantités est occultée.

Il n’y a pas que l’être humain qui ait reçu la vie sur Terre. N’est-il pas indécent que l’être humain, pour son propre bénéfice, sacrifie les autres espèces vivantes ? Ouvrir la voie vers une vie en harmonie avec la nature ne devrait-il pas être la sagesse humaine ?

Par ailleurs, nous qui vivons entre le 20ème et le 21ème siècle, nous ne nous sommes vus confier qu’un court laps de temps dans la longue histoire de l’humanité. Est-ce que nous ne sommes pas simplement supposés passer le relais entre nos aïeux et les générations à venir ?

Nous, les atomisés des bombardements ainsi que les atomisés des accidents des centrales nucléaires et des essais nucléaires, avons souffert toute notre vie ; de même, les atomisés de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima souffriront désormais sans cesse.

On voit tous les jours dans les médias les gens endurer des conditions de vie difficiles dans les camps de réfugiés. Et en voyant des nourrissons innocents et des enfants ne pas perdre leur vitalité même dans de telles conditions, j’ai le cœur meurtri mais j’y vois en même temps un espoir. La radioactivité est particulièrement nocive pour les enfants et empêche leur croissance.

La radioactivité ne connaît pas les frontières.

Pour secourir les enfants qui sont l’avenir,

Tous ensemble, dans le monde entier,

Donnons-nous la main et levons-nous contre le nucléaire »

Qui est Hashizume Bun ?

Madame Hashizume Fumiko, Hashizume Bun de son nom de plume, est née à Hiroshima en 1931. A quatorze ans, elle se trouvait à moins d’un kilomètre et demi de l’hypocentre de l’explosion atomique, le 6 août 1945, à 8 h 15. Gravement blessée, elle a survécu miraculeusement non seulement à ses blessures mais aussi à la famine et aux maladies qui s’ensuivirent. Durant plusieurs décennies, comme la plupart des hibakusha (survivants des bombardements atomique), elle ne parvenait pas à évoquer le sujet, se refusant à se remémorer les événements. Elle est finalement parvenue à décrire l’horreur et les conditions extrêmes de la survie après le bombardement en écrivant un livre. A l’âge de 76 ans, elle a engagé toute son énergie pour témoigner à travers le monde du drame humain qu’elle et les siens ont vécu. Elle a notamment fait de nombreuses conférences en Europe, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon. Elle est l’auteur de divers ouvrages en japonais, notamment des recueils de poésie. Son autobiographie, témoignage de ce qu’ont vécu les habitants d’Hiroshima, est disponible en langue française : « Le jour où le soleil est tombé – J’avais 14 ans à Hiroshima », 2007, Ed. Cénacle de France, 219 p.

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Source : Fukushima

Fukushima: peur et inquiétude

Hiroshi HIYAMA
Agence France-Presse
Sendai

La crise nucléaire s’est aggravée mardi au Japon après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1, où les accidents se succèdent depuis le violent séisme de vendredi qui a probablement fait plus de 10 000 morts.

Cet enchaînement d’avaries nourrit les vives craintes d’une contamination radioactive dans l’archipel, ainsi que dans les pays voisins comme la Russie ou la Chine.

Mais les autorités japonaises ont affirmé mardi que la radioactivité n’atteignait un niveau dangereux pour la santé que sur le site même de la centrale, autour des quatre réacteurs endommagés.

«Contrairement à ce qui s’est passé jusqu’ici, il ne fait pas de doute que les niveaux atteints peuvent affecter la santé des êtres humains», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Seuls 50 des 800 employés de la centrale ont été maintenus sur le site, situé à 250 km au nord-est de Tokyo.

L’explosion survenue plus tôt dans le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire serait due à de l’hydrogène, a confirmé l’Agence japonaise de sûreté nucléaire. Elle ajoute que l’enceinte de confinement du réacteur n’était apparemment pas trouée.

Lors d’un point de presse, le premier ministre japonais Naoto Kan a indiqué que le niveau de radioactivité était en forte hausse autour de la centrale. Il a ajouté que le risque de fuites avait aussi augmenté.

Selon le secrétaire général du gouvernement japonais, Yukio Edano, le niveau de radioactivité autour des réacteurs est dangereux pour la santé.

Devant la situation, Naoto Kan a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 km autour de la centrale à demeurer confinées chez elles.

La question du refroidissement des réacteurs

Tepco avait indiqué lundi que le niveau d’eau dans le réacteur 2 avait fortement baissé, rendant très difficile le refroidissement des barres de combustible. Si les barres de combustible n’étaient pas refroidies, elles risquaient de fusionner et d’endommager le coeur du réacteur.

Les opérations d’injection d’eau de mer dans le réacteur 2 de la centrale nucléaire avaient repris mardi aux premières heures pour tenter de refroidir les barres de combustible, selon l’agence Jiji.Selon Tepco, cité par l’agence, le système de refroidissement du réacteur 2 a carrément cessé de fonctionner.

Le niveau de l’eau a tellement baissé que des cartouches de combustible nucléaire ont pu être exposées à l’air libre, a-t-il expliqué. Par conséquent, le contrôle de la chaleur devient pratiquement impossible. Le réacteur est alors difficile à refroidir et les gaines qui retiennent les produits radioactifs n’existent plus.

Le réacteur 2 est le troisième de cette centrale, située à 250 km au nord-est de Tokyo, à connaître une série d’avaries dues à la panne du système de refroidissement. Une explosion était survenue samedi au niveau du réacteur numéro 1 et une autre, lundi, au niveau du réacteur 3.

La station de pompage de la centrale a été endommagée par le séisme et le tsunami de vendredi. Radio-Canada

La situation semble de moins en moins contrôlable à la centrale de Fukushima.
Une explosion s’est produite d’abord au niveau du réacteur numéro 2 cette nuit. L’agence de sûreté nucléaire japonaise a précisé qu’elle était due à de l’hydrogène, comme celles qui se sont produites sur les réacteurs 1 et 3. Le gouvernement a alors admis que l’enceinte de confinement de ce réacteur numéro deux semblait avoir été endommagée. Mais l’information n’est pas confirmée. Au contraire, l’agence de sûreté nucléaire japonaise affirme que l’enceinte de confinement du réacteur n’est apparemment pas trouée.

Puis c’est le réacteur numéro 4 qui a soulevé de nouvelles inquiétudes en prenant feu vers 3 h du matin. Un incendie qui serait éteint, mais l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique, prévient maintenant que le feu a concerné un bassin de combustible usagé et libèré de la radioactivité dans l’atmosphère.

En début de matinée (heure française), les autorités japonaises annonçaient une hausse de la température au niveau des deux derniers réacteurs de la centrale, les numéros 5 et 6.

La radioactivité monte en flèche

Le niveau de radiation sur le site de la centrale augmente spectaculairement : il serait passé de 1,9 millisievert (mSv) par heure à minuit à 400 mSv sur le site.
Même le Premier ministre nippon a déclaré que ce niveau de radiations était dangereux pour la santé. L’opérateur nucléaire japonais Tepco a décidé en tout cas d’évacuer du personnel du réacteur numéro deux. France-Info