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Le pop-corn « Fiat voluntas tua »…

Des rats nourris avec un maïs OGM (organisme génétiquement modifié) qui développeraient des tumeurs grosses comme des balles de ping-pong : l’étude conduite par le biologiste Gilles-Eric Séralini (université de Caen) et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology a fait l’effet d’une bombe, mercredi 19 septembre. L’organisme génétiquement modifié visé : le maïs NK603, commercialisé par le géant américain Monsanto. Le monde.fr

La vie avec un grain de cèdre

Je taillais la haie de cèdre, en fin d’après-midi. Ça fait trente ans que je la taille. Je pense qu’en vieillissant, je raccourci, car l’échelle de 8 pieds suffit à peine à me rendre au dessus.

C’est comme coiffer une tête carrée, verte… Pour la beauté du monde.  Je voyais s’effilocher le ramage sur le sol. Et les douceurs du parfum… C’est comme égrener un chapelet qui pousse tout le temps. Dans ces moments-là, on a des pensées qui surgissent. Si la haie passait sous ma coupe franche et parfois un peu barbare, avec la hâte d’en finir, je me suis arrêté un moment pour voir si c’était « parfait ». En même temps, c’était après avoir lu quelques articles et visionné le documentaire sur la puissance nucléaire terrestre : Unsurvivable ( Sans retour)

Voilà qu’arrive le maïs Monsanto, cité plus haut.

Je me suis dit que je pouvais mourir comme la petite ramure…

Clac!

Des hommes et des armes

Quand t’es enfant, t’apprends pourquoi le ciel est bleu. Quand t’es adulte t’essaies de comprendre pourquoi il est noir, et qu’on étouffe.

C’Est fou ce qu’on a pu inventer pour s’entretuer… et à coûts le moins élevé possible.

Contrairement à l’expression souvent employée, on jetait très rarement de l’huile bouillante sur les assaillants des châteaux forts car c’était un produit trop cher à l’époque. On jetait plutôt des pots remplis de poix, de soufre et de salpêtre ou bien tout simplement de l’eau bouillante.

 

On se tuait à l’eau bouillante…

Tout ce qu’on peut trouver.

 

Mais en 1942, ça s’est amélioré… On a produit de l’anthrax à Montmagny – 80km d’ici-, assez pour faire disparaître 70 fois la population mondiale.

Il y avait plusieurs avantages à développer l’anthrax : on pouvait l’introduire facilement dans des bombes, et on possédait déjà un antidote en cas de contamination. En 1943, le premier ministre britannique, Winston Churchill, pressait les Canadiens d’accélérer la fabrication de bombes à l’anthrax en vue d’une attaque qui visait six villes allemandes, dont Berlin, Stuttgart et Francfort. Ce projet d’attaque a finalement été abandonné. Avec l’arrivée de la bombe atomique et la reddition de l’Allemagne, l’utilisation des armes biologiques n’était plus nécessaire…Fanette

En 1956, la production cessa… Et on aurait détruit l’anthrax et jeté dans le Fleuve Saint-Laurent.

Durant la « guerre froide », une bomme atomique a été lâchée dans le fleuve Saint-Laurent, près d’ici. Mais on ne le sut qu’en l’an 2000. 

Saint-André – L’événement est demeuré secret pendant 50 ans, pourtant le 10 novembre 1950, une bombe atomique américaine de type Mk4 (Mark 4) a explosé au-dessus de Saint-André dispersant 45 kilogrammes d’uranium. L’incident cause alors une contamination radioactive de faible densité.

Durant la guerre froide, les États-Unis établissent une centaine de bases militaires au Canada. L’une d’elles se trouve à Goose Bay, dans le Labrador. Cette base est la plus rapprochée de l’Europe. En août 1950, l’U.S. Air Force y conserve onze bombes atomiques Mk4.

Le 10 novembre, un bombardier américain B-50 transportant une de ces bombes est victime d’une panne mécanique lors d’un vol de routine. L’avion menace de tomber. Dans un tel cas, le protocole demande que la bombe soit larguée pour éviter qu’elle explose avec l’appareil. La charge nucléaire (uranium) et la charge d’ignition sont transportées séparément. L’équipage procède au montage de la bombe au moment de l’attaque, peut-on lire dans Internet. La charge conventionnelle est larguée et explose, vers 16 h, à l’ouest du Petit-Pèlerin, une île située au large du village.

Pendant 50 ans, l’affaire est étouffée. C’est le ministre de la Défense nationale du Canada, Art Eggleton, qui confirme le fait le 25 février 2000. Infodimanche

J’oubliais… On utilisait de l’huile bouillante pour « punir » les condamnés. Il n’y avait pas d’électricité à l’époque…

Les bonnes causes…

Le cancer – sous toutes ses formes- s’est multiplié depuis des décennies. Un « spécialiste » attribue ce constat à… plus il y a de gens, plus il y a de cancers.

Mais il y a de bonnes gens qui font du vélo pour ramasser de l’argent afin de lutter contre le cancer. Des soupers aux spaghettis… Des courses… Des marches. On ne sait plus quoi inventer pour être une mère Térésa. On va finir par être tellement de bonnes personnes qu’on va se mettre un compteur à la cheville dans la maison. Et verser un cent par pas…

Après, on prend une bonne douche à l’eau chaude… Ça n’a jamais tué personne…

Il y a un hic!

Si l’anthrax de 1942 pouvait anéantir 70 fois la population mondiale, quelle est la capacité totale destructrice de l’armement actuel, tous pays confondus?

Je pense que si les E.T. existent, je les comprends de tourner en rond sur la planète et de ne pas trop s’attarder à essayer de parler à un terrien.

T’es rien…

Mais tu as élu un « t’es rien » qui utilise ton argent pour fabriquer des armes qui font que le maïs que j’ai mangé hier est aussi naturel qu’un poisson pêché dans la rivière pas loin des sables bitumineux de l’Alberta.

La pharmacologie alimente des millions de vieillards « nourris » à Big Pharma. Ils urinent tous… Et on prend soin d’eux, en « bonnes personnes ».

Mais, comme disait le philosophe : Où donc va tout cet urine?

Il y a trop de bonnes personnes…

Quand un arbre est pourri,  et que pour le guérir tu suces le bout d’une feuille… C’est peut-être pas assez. C’est une bonne cause, mais c’est pas assez.

Il y a trop de bonnes personnes…

Il y a peu de mauvaises personnes, mais c’est comme si Satan avait enfilé une cravate pour camoufler le serpent lové autour de son cou.

Il faudrait les passer à l’eau bouillante à la manière Moyen-âge.

Quand on a des dirigeants qui veulent nous tuer 70 fois, et de par toutes les manières possibles…

Houston! We’ve got a problem!

Si ça continue, tout le monde ira sur la lune. Mais le retour sur Terre n’a aucune garantie.

***

Demain, je vais finir ma haie. L’expression consacrée est : « Si Dieu le veut ».

En fait, si la persistance d’être aveugle de ne pas voir les dieux en nous, nous ne sommes que des adolescents boutonneux.

La grandeur de l’Univers, sa beauté, celle de la Nature, des animaux, des humains, des fleurs, de la chaleur du soleil en été, des nuages, des vents, de l’amour, des haies à tailler, des enfants à faire et à « instruire » pour prolonger et réussir cette vie, de tâches qui nous attendent… Si tout cela ne s’accomplit pas, la Terre n’est au fond qu’un bouton d’acné dans l’Univers.

La Terre  fera faillite… Mais pas d’électronique pour nous « sauver »… Pas de renflouement.

Rien!

Allah! est grand! Allah! est grand!

Jésus est grand! Jésus est grand!

Pauvres fous que nous sommes!

Les dieux, c’est Wall-Street, Goldman Sachs, et l’industrie de l’armement.

S’il n’existait que « dieu », je pourrais tailler ma haie en paix.

S’il n’existait que « dieu » je pourrais manger mon maïs en paix.

Ne reste que deux options… en fait, trois.

Implosion.

Explosion.

Mélange des deux.

Mais imaginez maintenant – à partir de l’eau chaude – tout le progrès qu’on a fait. Imaginez dans 100 ans!

On pourra tuer un milliard de fois les habitants de la planète.

P.S. : J’ai reporté ma « tâche » de tailleur de haie. Je pense que le pop-corn nucléaire mettra fin au grand cinéma tridimensionnel. Alors, je ne fais plus que regarder les petites choses et me promène à vélo. Voir plus loin que la haie… Tout voir, tout sentir, tout entendre… Tout frémir! La Vie, c’est elle le dieu que nous cherchons… Après, on verra, il y aura une autre haie…

***

Un bouton d’acné aura disparu de l’Univers…

Fiat voluntas tua… ( Que votre volonté soit faite…)

Gaëtan Pelletier

20 septembre 2012

Mort à crédit

Fin du monde oblige, nous ne publions pas de texte aujourd’hui.

En revanche, si rien ne se passe vous deviendrez alors tous des miraculés, des élus ! Vous n’aurez plus rien à perdre. C’est donc l’occasion unique de vous faire plaisir outre mesure. Et nous sommes là pour ça ! Sachant que Noël est dans quatre jours vous ne pourrez résister à cette nouveauté post apocalyptique : LA CARTE DIKTACREDIT !

Le Bonheur c’est simple comme un clic !

Diktacratie

La faim d’un monde

On a beau faire, cette apocalypse s’annonce bien mal emmanchée.

C'est l'heure de rentrer, même s'il est encore tôt...Déjà, ça manque cruellement de délit d’initiés, vous ne trouvez pas ? Une bonne fin du monde, ça se prévoit, certes, un peu à l’avance, mais surtout, il faut que la date soit bien confirmée avant de pouvoir commencer à songer à régler ses petites affaires en cours. Il y a bien eu des fuites, mais rien de très convaincant, en dehors de l’évasion soi-disant fiscale très suspecte et précipitée d’un gros mangeur vers la région de Néchin. Parce que franchement, en dehors d’une info de première main sur la possibilité de passer à travers les mailles du filet apocalyptique, comment expliquer autrement qu’un type échange un magnifique hôtel particulier avec piscine en plein cœur de Paris pour un pavillon Sam’suffit bien glauque dans un bled sinistre paumé au milieu de nulle part, et tout ça, en brûlant systématiquement tous ces vaisseaux ? Hein ? Juste pour une poignée de millions en plus ? À d’autres !

Bref, il faut des gens pour vendre la mèche, sinon, aller dire ses quatre vérités à quelques personnes bien triées sur le volet demain peut s’apparenter à un suicide social dès lundi prochain quand il faudra retourner au taff devant des collègues hilares et nettement plus prévoyants que vous. Parce que c’est ça, le truc bandant avec la fin du monde, c’est que ça commence par être la fin des conséquences. Un monde sans lendemain est un monde où on n’a pas à assumer ses erreurs, ses conneries, ses lâchetés, ses renoncements, ni même sa gueule de bois. C’est un monde sans règles, sans contraintes, sans sanctions, c’est probablement ce qui se rapproche le plus du paradis néolibéral, la triste réalité en moins. Dans la vraie vie, on peut effectivement se lobotomiser à grands coups de mauvaise foi jusqu’à nier superbement les conséquences sonnantes, trébuchantes et agonisantes de ses décisions égoïstes, mais dans un contexte de fin globale imminente, tout acte est égal à un autre, parce qu’il n’y aura plus personne pour présenter l’ardoise à la fin des festivités.
Le truc, c’est qu’on n’est sûrs de rien. Donc, impossible de flamber tout le PEL de la famille dans un aller simple sous les cocotiers, histoire d’avoir une vue imprenable sur le cataclysme, impossible de régler ses comptes, solder ses rancunes, se libérer de ses chaînes. On est condamné à faire comme d’habitude jusqu’à preuve du contraire et à s’imaginer, horrifiés, que la dernière chose que l’on verra du monde sera Ginette, du service comptable, en train de raconter une blague pas drôle devant la machine à café du deuxième étage. Ça, c’est plus déprimant que toutes les fins du monde réunies !
Pire ! Il y a des gens qui misent sur leur survie ! Des gens qui dépensent sans compter depuis des mois, voire des années, pour se bunkériser dans un placard à godasses avec un an de haricots Heinz sur les étagères et deux fois le stock d’armes des Men in Black dans le buffet pour s’assurer une bonne place dans le monde d’après.
Putain, rien qu’à l’idée que je pourrais survivre à la fin de la civilisation pour me retrouver sur la même planète que ces mecs-là, ça me file gravement le bourdon ! Ce serait comme maintenant, mais sans la douche chaude et Internet et avec plus que des killers pétomanes comme voisins ! Franchement, vous avez toujours envie de survivre ?
Parce que voilà, ce qui est bien, avec la fin du monde, c’est que c’est un peu comme la fin de soi (qui, elle, est totalement certaine et garantie !) sauf qu’on peut la mettre sur Google Agenda et qu’on est sûr de ne rien rater ensuite. Tout comme on est sûr que personne ne dira de conneries sur notre tombe et ça, c’est quand même vachement réconfortant.
Ce qui est aussi très réconfortant, mais à un point tellement inimaginable que cela doit bien expliquer en partie l’engouement pour ce genre de mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’existe absolument rien de plus démocratique et égalitaire qu’une bonne fin du monde rondement menée.
Franchement, n’est-il pas réjouissant de penser que Madame Merkel n’a rigoureusement pas plus d’avenir que les Grecs qu’elle a si méticuleusement conduits au bord du suicide collectif ? C’est un peu comme un remake géant des écuries d’Augias, sauf que les chevaux aussi vont y passer. Demain, on nettoie toute la merde, on atomise les blaireaux, les crétins, les profiteurs, les voleurs, les menteurs, les corrompus, les pollueurs, toute la bande d’incompétents qui nous mène tambour battant au bord du précipice dans le plus bel élan de saloperie collective de notre espèce qui n’est pourtant pas novice en la matière. Nettoyés les banquiers, les patrons, les petits-bras, les gros riches et les faméliques. Tout le monde est sur le même bateau et il n’y aura de canot de sauvetage pour personne.
Je pense que c’est cette idée qui rend cette fin du monde tellement populaire. Du passé, faire table rase. Une grande aspiration révolutionnaire de sans-couilles, puisque finalement, on attend tranquillement que la fatalité se charge du boulot à notre place. On attend la fin, comme on a attendu tout le reste, comme un gros troupeau de bovidés blasés et résignés. Une fin de règne animal, le suicide d’une espèce.
Donc, il va y avoir pas mal de déçus dans les jours qui viennent. Et c’est peut-être à partir de ce moment-là que les choses vont devenir nettement plus intéressantes. L’idée que notre univers n’en a rien à secouer de nous. Qu’il n’existe pas deDeus ex machina pour liquider le bordel à notre place. Pas plus qu’il n’y a eu d’homme providentiel jailli des urnes pour nous ouvrir la voie vers des lendemains qui chantent.
Ni Dieux, ni maîtres, ni extra-terrestre, que dalle, bernique… juste nous !
Juste nous, nos vies, nos choix, nos renoncements et notre incapacité actuelle à prendre nos destins en main, à accepter l’idée que la vie, c’est agir et non subir.
Monolecte

Agnès Maillard

Un chinois se construit un Arche de Noé

Par crainte de la fin du monde… 

160,000$ … Jusqu’à maintenant…

20 mètres 

80 tonnes 


1Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

2Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

3Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

4Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

5Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

6Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

7Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

8Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

9Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

10Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

 

11Chinoise arche sauver de la fin du monde (11 photos)

666

C’est le débris total
Dans le formol
La danse fatale
La culture des bémols
 
Les riches fabriquent des pauvres
Les noient dans la sueur
Les font pourrir au grand soir
La léchure des plaies
C’est l’ère des grands flanqués mous
À bordure dorée
Les douleurs sont enterrées
Sous les morts des vers aspirés
 
Qu’on tue ces coiffés et cravatés
Ces petites Bastilles de coin de banques
Ces blancs nègres des idées
Qu’on les pende avec les lacets de leurs souliers
Il n’y a plus de pays
Ni de terre
Rien que du sang imbibé d’argent
J’arracherai vos dents de pouvoir
Comme un dentiste précautionneux
Vous laissant les gencives pourpres
Saignantes
Pour tous les mourirs lents qu’on a semés lentement
Toile de Bush, toile de Bosch, toile de toi
Qu’on les cloue comme des Antéchrist
Qu’on les asperge d’essence et de bouillon acides
Qu’on les laisse se tortiller aux flammes de la colère
 
Gaëtan Pelletier
Mars 2012