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La délocalisation : aux urnes citoyens!

Présentation des éditeurs :
Ce livre révèle que le monde des affaires mène une véritable guerre contre l’emploi. Des milliers de postes, même hautement qualifiés, sont constamment détruits en France, en Europe, comme aux États-Unis, pour être transférés en Chine et en Inde. Une quête du profit à court terme où les salaires sont sacrifiés à l’avidité des actionnaires.

Le scandale des délocalisations entraîne le lecteur dans les coulisses d’une réalité, dont l’ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d’entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fonds crée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l’Union européenne, déjà impuissante à créer des emplois, s’empresse de détruire ceux qui existent.

En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piège, soigneusement tendu par l’Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.

Au terme de cette enquête emplie de révélation, Le scandale des délocalisations pose une question cruciale : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?

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Le phénomène

La délocalisation est loin d’être un phénomène nouveau. On parle de 1980… Mais la dernière décennie a été un jeu de « cycles économiques » qui a accentué une manière de faire des industries qui pourrait amener le déclin de l’Occident. Du bien pour certains, pour d’autres, d’ici peu, elle pourrait mettre à  genoux les sociétés dites développées.

Si on mettait bout à bout tous les « déménagements » depuis cette dernière décennie, le « profil comptable » pourrait avoir l’allure d’un graphique aux courbes en chutes.

Sim  pour les compagnies, les raisons évoquées sont évidemment les coûts de main-d’œuvre, dans certains cas il peu s’agir d’une manière camouflée d’augmenter les profits sans regard aux dommages faits à la classe ouvrière, ni aux « pays ».

La paupérisation des travailleurs des pays  industrialisés peut même coûter très cher si on combine les effets dévastateurs des pertes d’emploi et des petits salariés qui finissent par être soutenus par l’État.

La question suivante est celle-ci : la délocalisation va-t-elle éponger un peu la misère des pays émergents?

Rien n’est sûr.

EXTRAIT ( Le journal du net )

Le racket sur l’argent public

 

« Un employé de Wal-Mart coûte annuellement 2 103 dollars aux contribuables. »

 

« Malgré des revenus, huit fois supérieurs à ceux de Microsoft, la rapacité des dirigeants du groupe reste sans limites. Ils ont détruit l’emploi aux États-Unis mais mettent à contribution  l’État  et les contribuables américains, contraints de payer pour leurs employés trop mal rémunérés.

Ces « travailleurs pauvres » ont fait l’objet d’une enquête accablante. Réalisée par le groupe démocrate au sein du Comité de la Chambre des Représentants pour l’Éducation et le Travail. Elle a conclu que bon nombre de salariés de Wal-Mart sont si mal payés qu’ils ont droit à l’aide gouvernementale pour les plus démunis, malgré un système de protection sociale pourtant peu réputé pour sa générosité.

Selon les calculs effectués, le gouvernement fédéral américain (et donc les contribuables) dépense notamment pour deux cents employés de Wal-Mart 108 000 dollars par an pour les frais de santé aux enfants, 125 000 dollars en crédits et déduction d’impôts, 42 000 dollars pour une aide au logement.

Le rapport conclut que ces deux cents employés de Wal-Mart coûtent annuellement aux contribuables un total de 420 000 dollars soit 2 103 dollars par employé. »

PREMIER EXEMPLE

LONDRES, 6 mars (Reuters) – HSBC (HSBA.L: Cotation)(0005.HK: Cotation) pourrait délocaliser son siège londonien à Hong Kong, selon un article publié dimanche par le Sunday Telegraph.

La première banque d’Europe estime les taxes trop élevées à Londres et l’administration trop lourde. Le journal cite des investisseurs anonymes qui disent avoir compris qu’un déménagement était « plus que probable ».

« Aucune décision n’a pour le moment été prise », a fait savoir un porte-parole, qui a reconnu que de nombreux investisseurs institutionnels s’interrogeaient sur le poids financier que représente pour la banque un siège à Londres.

La nouvelle taxe sur les actifs bancaires qui sera mise en place cette année en Grande-Bretagne coûterait environ 600 millions de dollars à HSBC, au regard du bilan de fin décembre.

Face au mécontentement du contribuable britannique, qui a supporté le coût des sauvetages des banques RBS (RBS.L: Cotation) et Lloyds (LLOY.L: Cotation), et qui voit d’un mauvais oeil l’augmentation des bonus des banquiers, la classe politique britannique se montre de plus en plus offensive en matière de mesures prises à l’encontre

(Rosalba O’Brien et Keith Weir, Catherine Monin pour le service français) Fr Reuters

La délocalisation au Québec

 

Whirlpool

En 2002, l’usine d’appareils électroménagers Whirpool, de Montmagny, sur la Rive-Sud du Saint-Laurent près de Québec, a fermé ses portes, jetant à la rue ses 550 employés tout en semant la consternation dans la population de cette petite municipalité mono-industrielle typique du Québec des années cinquante.

GE

L’année suivante, en 2003, c’était au tour du géant GE – passé dans le giron de l’entreprise mexicaine Camco – de fermer son usine ontarienne de Hamilton pour concentrer toute sa production dans ses installations de Montréal-Est, la seule et dernière usine canadienne où l’on fabriquera encore, en 2013, des appareils électroménagers. Rue Frontenac

Stryker Medical

Et tout récemment, à L’Islet, tout près de Montmagny,   Stryker Médical a décidé de transférer ses installations au Mexique. 300 emplois dans un village de 4,000 habitants.

U.S. Cotton

Le fabricant de tissus cosmétique et médical U.S. Cotton ferme son usine située à Lachine, à Montréal, et délocalise ses emplois aux États-Unis.

Les employés montréalais gagnaient entre 15 et 20$ de l’heure. Selon ce qu’on nous a dit, ces salaires seront plutôt de 12$ de l’heure. En commençant, les employés touchent bien souvent en bas des 10 $ de l’heure.

Électrolux

Aussi soudaine et inattendue qu’elle a semblé, l’annonce de la fermeture de l’usine d’Electrolux de L’Assomption et la mise à pied de ses 1 300 travailleurs d’ici 2013 s’inscrivent par ailleurs dans une logique industrielle très prévisible.

L’usine de L’Assomption, où l’on fabrique un éventail d’appareils électroménagers pour le compte de la multinationale suédoise Electrolux, est un rare vestige de l’époque post-industrielle de production d’objets de consommation de masse. À l’exception de l’usine Camco, dans l’est de Montréal, toutes les usines de fabrication d’appareils électroménagers ont disparu du paysage industriel canadien. . Rue Frontenac

Pourquoi déménager l’usine de l’Assomption à Memphis? La compagnie avait reçu une aide de 2.5$ millions d’investissement Québec. Perdu? Et qui est Investissement Québec?

En fin de compte, le travailleur.

***

Les discussions ne sont toujours pas terminées. Il reste aussi à savoir ce qu’il adviendra du déficit du régime de retraite, qui s’élève à 10 millions de dollars. La fermeture de l’établissement devrait coûter 65 millions.

Electrolux, qui a dégagé un bénéfice de 615 millions en 2010, a justifié sa décision en prétendant que les coûts de transport sont trop élevés au Québec. Elle a aussi insisté sur les généreuses subventions reçues de l’État du Tennessee. Là-bas, le géant mondial s’est effectivement fait dérouler un tapis rouge de 132 millions de dollars. La Ville de Memphis et le comté ont promis de lui verser 20 millions chacun. L’État fournira pour sa part une enveloppe de 92 millions. La construction de l’usine, un complexe de 700 000 pieds carrés qui coûtera 190 millions, commencera en 2011. Elle embauchera 1200 personnes. Le Devoir

Pour abréger l’histoire, la plupart des mouvements de délocalisation avalent une richesse collective et s’en vont ailleurs… pour aller ailleurs.

Pour Memphis, c’est de la relocalisation. Qui sait si dans 10 ans, après avoir siphonné la ville, le pays, Électrolux n’ira pas s’implanter en Inde ou au Mexique?  C’est plus proche. Proche du profit…

Après deux siècles de pauvreté et d’humiliation,

la Chine impose à présent au monde entier ses conditions.

 

Chine, Inde, Russie, Mexique…

Tous ces pays, jadis de « sous-traitance », imposent de plus en plus leurs conditions. Mais l’histoire n’est pas terminée : avec ça, on importe les cerveaux qui vont avec la Hig-Tech.

Externalisation. Beau terme!

Carri-All… Voilà que le transfert porte bien son nom

La fermeture de l’usine et du centre de distribution situé à Pointe-aux-Trembles entraînera à terme la perte de 375 emplois, dont 210 employés permanents et environ 165 travailleurs temporaires ou sur appel. La fabrication de systèmes d’étagères se terminera en mars, tandis que celle de chariots de provisions prendra fin en juin. Cari-All explique sa décision par la montée du dollar canadien et la concurrence chinoise.

C’était en 2008.

La méthode pour garder ces usines est d’aller supplier  ces compagnies,  et cela, sans effet.

La Caisse de dépôt et placement du Québec continue de chercher des solutions dans le dossier Cari-All

Évidemment, l’opération n’a pas réussi. Voici la réponse dans une lettre d’échange.

Qu’a donc emporté Cari-All avec elle?

Monsieur,

 

Vous avez fait valoir par la voie des médias que la Caisse de dépôt et

placement du Québec, à titre d’actionnaire de la société Cari All, aurait dû empêcher la fermeture de l’usine de Marien. Nous vous rappelons que la Caisse est actionnaire minoritaire à la hauteur de 40 % de Cari All et que les autres actionnaires sont : le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS), la famille fondatrice ainsi que la compagnie Wanzl formant la majorité de l’actionnariat. Branchez-Vous

40% de la Caisse de Dépôt, un régime de retraite ( l’OMERS), c’est peu. Bien sûr, ce n’est pas perdu. Du moins, en argent.

Allons voir Wiki :

Au plan social

Les délocalisations ont de nombreuses répercussions sur le plan social dans les pays subissant les délocalisations. Les principales sont de :

  • Générer des licenciements, et des pertes d’emplois indirects, difficiles à compenser dans les pays présentant des faiblesses compétitives.
  • Être utilisé comme une menace et donc comme un moyen de pression sur les conditions de travail (amplitude horaire quotidienne, travail de nuit, durée des congés payés, sécurité sociale, âge et taux de retraite) lorsque celles-ci posent un problème économique.
  • Entraîner la faillite de certains sous-traitants d’entreprises ayant délocalisé. Lorsqu’une entreprise délocalise en pays à bas coût et licencie son personnel, elle s’accompagne souvent également de la suppression d’emplois chez de nombreux sous-traitants directs (fournisseurs de pièces diverses) et indirects (restauration, artisans,…). Par exemple : lorsqu’un constructeur automobile délocalise (Ex: PSA), il ne supprime pas non seulement ses emplois, mais il supprime des milliers d’emplois chez ses fournisseurs (les équipementiers que l’on appelle les rang 1 : ex: Valeo, Faurecia,…) et les sous-traitants des équipementiers (les rang 2 : entreprises d’injection plastique, de découpage,…). Cette situation est d’autant plus difficile lorsque le sous-traitant réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires avec le constructeur ; si celui-ci n’arrive pas à trouver de marché de compensation, il risque le dépôt de bilan !

Ces raisons expliquent pourquoi les délocalisations sont souvent mal vécues par les salariés et les sous-traitants des entreprises concernées.

Mal vécu?

Il me semble que c’est ça le but de la vie, bien vivre, autant sur le plan émotionnel que matériel. On ne parle pas des malaises psychologiques, des érosions des sociétés sur le plan humain. Il n’en est pas question.

La lente érosion n’est jamais visible d’un coup. Ni sur le plan « matériel »…

Détroit :cimetière à gratte-ciel

Peu de villes ont embrassé le vent galopant de l’industrialisation de masse comme l’a fait Detroit. Le déclin de « Motor City » n’en aura été que plus impressionnant, la baisse de la démographie et l’abandon de certains quartiers laissant sur place des écoles, des maisons, et des monstres architecturaux (à l’image de cette gare).

Ces photographies sont avant tout les témoins de cette tragédie humaine et urbaine dans une ville qui représentait également l’eldorado de la musique durant toute la deuxième moitié du 20ème siècle avec la maison de disque Motown, détruite depuis 2006. Comme si la ville avait subit l’arrivée incontrôlable et destructrice d’un virus ou d’une peste dévastatrice, de nombreux bâtiments symboles d’un feu effervescence architecturale comme la gare Michigan Central Station, splendeur de l’immigration ouvrière, ou le Michigan Theater semblent avoir été désertés après l’une des pires catastrophes naturelles.

Plutôt que de financer la rénovation ou la destruction, Detroit, dont l’avenue Grand Circus Park est aujourd’hui surnommée « cimetière à gratte-ciel », préfère laisser faire le temps et prôner l’abandon, contribuant de ce fait, à son propre déclin.

DETROIT, VESTIGES DU RÊVE AMERICAIN de Yves Marchand et Romain Meffre. Préface de Robert Polidori, introduction de Thomas Sugrue. Steidl, 228 pages, 88 euros. Sorti depuis le 16 décembre.

The ruins of Detroit

Le travailleur en poudre

Toute délocalisation apporte ses ruines. Les grandes, matérielles,  sont « étonnantes ».L es petites passent et repassent en laissant les travailleurs devenir les rameurs des galères des industries qui se déplacent et changent de rameur.

Hélas! Il n’y a pas de photographies pour faire le portrait de ruines intérieures de ces humains qui ont travaillé parfois toute une vie en laissant  un fonds de pension s’effriter, disparaître.

L’industrie de l’alimentation a inventé le café en poudre, le lait en poudre, la pomme de terre en poudre…etc.

Voilà l’ère du travailleur en poudre. Mourir à petit feu en laissant de petites cendres.

Ne reste plus qu’à  lui donner une urne au lieu d’une montre.

Là, il sera vraiment délocalisé…

C’est peut-être pour  cette raison qu’on nous invite à voter :

La diarrhée du citoyen : entre la merde des États et la toilette à grands pas…

J’ai commencé à détester le travail le jour où on m’a demandé de travailler plus vite que mon ombre. Mais pire encore, c’est au moment où j’ai pris conscience que le travail n’était plus une tâche partagée entre les sociétaires, mais une tâche vile pour des intérêts tout à fait étranger à ce …NOUS.

J’en suis à me demander si le monde n’a pas inventé les toilettes pour satisfaire au va vite, sorte de diarrhée constante qui fait courir les gens qui commencent à avoir mal au ventre avant de se suicider.

Le stress…

Une invention de cette ère de suicidaires qui cherchent à s’accommoder à la norme : cette « réussite » factice martelée et vendue par des cravatés. Je me méfie de ces « propres » déguisés porteurs de saletés. Ils ont les dents plus blanches que leurs cheveux. Mais en dedans, ils sont plus crasseux qu’une cheminée qui n’a pas été ramonée.

Les métiers du stress

Avec tous ces éclopés de l’âme est apparue une série de nouveaux métiers : psy, travailleurs sociaux, conseillers, redresseurs patentés. Vous être coupable d’être normal. Vous devez courir au travail, mais pas à la toilette.

On se croirait dans un vestiaire d’équipe d’une équipe de hockey avec ses soigneurs, ses docteurs, ses psys…

Le mental. Le mental.

Et les cuisiniers qui préparent des livres de recettes pour panser les « maux » de vivre.

Les trois tyrannies

La tyrannie du profit. L’exploitation est au cœur de la contradiction capital-travail. Le capitalisme n’existe que s’il génère du profit ; mais l’exacerbation de la concurrence en raison de la mondialisation des marchés a accéléré la course aux profits en accentuant les exigences de rentabilité et les pressions sociales qui lui sont liées. A France Télécom, la remise en cause du statut du personnel qui s’est traduite par 22000 suppressions de postes, sur 100 000 en 3 ans et 14000 « mobilités « internes », obtenues de gré ou de force, a beaucoup rapporté aux actionnaires qui, malgré la crise, ont obtenu 4 milliards de bénéfices. Quand la privatisation tue les uns, elle enrichit les autres.

La tyrannie technologique. Nous sommes entrés dans une société de surveillance et de contrôle permanente où notre temps est mis en coupe réglée, en dehors de toute instance de régulation. Ce flicage permanent des gens, ces laisses électroniques, ont engendré une tyrannie technologique qui nous grignote de l’intérieur. Le métier n’existe plus, il n’y a plus que des process. L’emprise des écrans, du « on line », du tout internet, en un mot, l’impérialisme numérique, tue non seulement le lien social, engendre la dépossession des individus, mais appauvrit les savoir-faire. Le métier c’était un savoir-faire : une seule chose dans la durée après un temps long de formation. On s’attachait à ce métier, on en était fier. Aujourd’hui, l’employabilité a remplacé le métier. La qualité du produit a été remplacée par le zapping de la production et le culte de l’éphémère. Le travail parcellisé est devenu hors-sol, sa dématérialisation du travail dans de nombreux secteurs engendre des accidents d’un nouveau type : les accidents psychiques du travail.

La tyrannie de la vitesse. Il faut aller de plus en plus vite, dans tous les domaines. Il n’y a plus de temps mort. Vivre sans temps mort et jouir sans entraves, un des slogans de mai 68 est devenu l’étendard du nouveau capitalisme. Il se traduit par un nouveau rapport au travail. Travailler tout le temps, plus et de plus en plus vite détruit l’organisation traditionnelle du travail. La vitesse engendre la fuite en avant perpétuelle, pour gagner du temps, pour le maîtriser, mais elle revient à sa dictature sur nos existences. Stress, souffrance et suicide: le management de la terreur

Avant c’était mieux…

Vous vous dites que c’est de la nostalgie?

Bien non… Car le cerveau humain a passé des milliers d’années à suivre la lente nature. Il était dans l’obligation de la suivre, d’attendre. Mais elle et ce NOUS étions liés, semblables, de la même souche.

Jusqu’à ce qu’un génie décide de faire pousser les légumes plus rapidement. Il ne les trouvait pas assez pressée  pour son compte en banque. Ou alors, il s’était dit que la nature ne faisait pas de profits à court terme. Vite! Un coup de pouce…

Cette rupture avec la nature a fait en sorte que nous sommes devenus des esclaves  du syndrome du petit coin.

J’ai compris cela à 14 ou 15 ans.

La question est de savoir – dépouillé de toute illusion, conscient – de ce que nous devons amasser en  cours d’existence entre l’âge zéro et le compteur de la mort qui fait retomber à zéro cette machine humaine.

Erreur! Ce n’est pas une machine humaine… C’est une créature intégrée à la création. Elle est en vacances de lumière pour l’aventure de la chair. « L’Homme est supérieur aux anges ».

Un petit coup de bible?

Et quel est le  but de cette  vie ?

Vivre! Mais on ne sait plus vivre. Toutes les pubs sur le « futur », votre futur sont trafiquées.

Personne ne se soucie de votre futur. Ceux qui s’en soucient se rongent les ongles sur leurs tableaux de gains et pertes monétaires.

Vous êtes donc la petite pépite que l’on frotte . On vous soigne pour vos bras… Un esclave mort ne vaut pas cher.

Un esclave éméché ne donne pas grand lumière….

La clef

Il est presque déjà là le jour où le citoyen préfèrera rester chez lui et à ne plus participer au NOUS trafiqué par des ombres d’humains. Cette eau de javel de l’existence.

Je vois tous les jours des analyses profondes, parcellaires, des étancheurs de craquelures, de fentes, de rides, de systèmes.

Ils s’inquiètent de la machinerie humaine.

En fait, ces carcasses d’humais – grand amateurs de calculs – n’ont pas compris que la bêtise est la somme de toutes leurs bêtises. Ce qu’a rapidement flairé le citoyen. Le supposément dupe – ne pouvant changer le « système » préfère migrer en d’autres états d’âmes.

Du fait que la méthode des savants (sic) a toujours été celle du scalpel, ils s’évertuent à régler par tranches le « malade global ».

La foi au compte en banque fait de ce dieu un diable plus noir que les ombres qu’il détruit en jetant par terre les humains.

Couché, plus personne n’a d’ombre…

Il faut un ébouriffant illuminé pour croire qu’un baril rempli d’eau qui coule peut être « réparé » par des avocats payés pour la lenteur des procédures.

L’intelligence  n’est pas de savoir des « choses », c’est de savoir les êtres à travers son milieu, son âme et la dynamique de la chaleur humaine.

Quand cette flopée de « connaisseurs » dits rationnels, aura compris que l’humain est un baril rempli d’eau, et qu’il n’est fonctionnel que dans sa structure matérielle et son contenue limpide, délié et souple, on aura fait un pas…

En attendant, courons tous aux toilettes…

Les flammes de l’enfer pédagogique

Le texte est de Raymond Poulin. Envoyé par une enseignante Wallonne. Comme quoi, on se répand… un peu partout dans le monde.

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COMPÉTENCES VÉRITÉ BIBLIQUE

En voyant la foule de gens, Jésus alla sur la montagne. Et lorsqu’il fut assis, les douze vinrent à lui. Il leva les yeux sur ses disciples et dit : « Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient. Bienheureux ceux qui souffrent car ils seront consolés. Bienheureux les doux car ils possèderont la terre. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice car ils seront rassasiés. Bienheureux les miséricordieux car ils recevront la miséricorde. Bienheureux ceux qui ont le coeur pur car ils contempleront Dieu. Bienheureux les pacificateurs, car ils seront appelés enfants de Dieu. Bienheureux ceux qui seront persécutés pour avoir choisi la juste cause, Car le royaume de Dieu leur appartient. »

Alors Simon Pierre dit : « Est-ce qu’on doit apprendre tout ça ? » Et André dit : « Est-ce qu’il fallait l’écrire ? » Et Philippe dit : « J’ai pas de feuille. » Et Jean dit : « Les autres disciples n’ont pas eu à l’apprendre, eux ! » Et Barthélemy dit : « Est-ce qu’on l’aura en devoir  ? » Et Jacques dit : « Est-ce qu’on sera interrogé sur tout ? » Et Marc dit : « Ça sera noté ? » Et Mathieu quitta la montagne sans attendre et dit : « Je peux aller aux toilettes ? » Et Simon le zélote dit : « Quand est-ce qu’on mange ? » Et Jude dit enfin : « Vous avez dit quoi après pauvres… ? »

Alors un grand prêtre du temple s’approcha de Jésus et dit : « Quelle était ta problématique ? Quels étaient tes objectifs et les savoir-faire mis en œuvre ? Pourquoi ne pas avoir mis les disciples en activité de groupe ? Pourquoi cette pédagogie frontale ? »

Alors Jésus s’assit et pleura.

Transmis par une enseignante wallonne, Marie-Luce Bastin. Comme quoi la pédagocratie n’est pas appréciée là non plus..

L’enseignant de la vidéo du meurtre de Lin Jun : une victime de la culture voyeuriste mondiale

L’événement s’est produit dans la matinée du 4 juin dernier. Comme les élèves insistaient pour voir la vidéo, l’enseignant a procédé à un vote à main levée. Il aurait déclaré que si une seule personne s’y opposait, le visionnement n’aurait pas lieu.

Après les faits, dans l’après-midi, l’enseignant a été suspendu avec salaire. Il a exprimé ses regrets dans un courriel envoyé à la direction de l’établissement scolaire.

Jeudi, plusieurs élèves portaient des vêtements blancs pour afficher leur appui à leur enseignant. Une pétition circulait d’ailleurs pour défendre ce dernier. Source

 

Une erreur de jugement, certes. La vidéo se trouve sur internet, et n’importe qui peut la visionner. L’enseignant a sans doute pensé que dans un monde de violence, cette horrible vidéo n’avait plus ou moins d’importance.

Nos enfants ont tout vu…

On a vraisemblablement congédié un bon enseignant, un bel être humain,  selon les dires et l’appui des élèves.

Tout ça est le résultat d’un lent processus historique où la violence et son accessibilité  par tous les moyens d’information.  

Aux enfants victimes en Syrie, ou à ceux démembrés par les bombes en Palestine, en Irak, ou ailleurs dans le monde.

La victime n’est pas seulement cet enseignant, c’est chacun d’entre nous livrés chaque jour à la violence des guerres CULTIVÉES par les États et la machine qui mitraille les informations à coups d’images.

Comme disait Yvon Deschamps, dans un de ses monologues : « On veut pas le savoir, on veut le voir. »

Il n’y a pas que les marchés qui se sont mondialisés, le voyeurisme également. Ce « mouvement » a exacerbé notre « capacité » de voyeurs nés.

Pour un geste, ou gaffe énorme, faut-il toujours couper l’arbre? La société est comme un arbre : tronc, branches, feuilles.

Si un enseignant fait une gaffe et qu’on le congédie, combien de politiciens faudrait-il congédier, de PDG, d’organismes?

Si ma mémoire est bonne – pas autant que celle de Google – , la Caisse de dépôt et de placement investissait dans des entreprise de démolition , de tueries, et de dépeçages de jambes, fabriquant des paysans et enfants unijambistes à l’autre bout du monde.

La Caisse de dépôt et placement du Québec exclut maintenant les fabricants de mines antipersonnel et de bombes à sous-minutions de son portefeuille d’investissement. L’institution a annoncé vendredi la mise à jour de sa politique d’investissement responsable, qui était jusqu’alors peu contraignante.

La Caisse a déjà vendu ses participations dans une demi-dizaine entreprises litigieuses, assure Maxime Chagnon, porte-parole de la Caisse, sans donner plus de détails. Affaires, La Presse

« Il n’est toutefois pas question d’exclure les cigarettiers ni les fabricants d’armes nucléaires, a confirmé Maxime Chagnon, porte-parole de la Caisse »

Ni dans d’autres domaines d’armements.

Selon des rapports 13-F remplis par la Caisse et déposés auprès de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, la Caisse possédait 159 700 actions de General Dynamics, d’une valeur de 11,3 millions US, au 31 décembre 2010. Le gestionnaire d’actif avait par contre liquidé ses positions dans Lockheed Martin et Textron.

En septembre 2010, toujours selon des rapports 13-F, la Caisse possédait des actions d’une valeur de 7,9 millions US dans Lockheed Martin et de 3,1 millions US dans Textron. Elle ne les détenait plus trois mois après. Affaires, La Presse

Que non! Il s’agit d’usines d’armements « officiels ».  On investi sans doute dans les drones et autres machiavéliques inventions, ou dans le mensonge à saveur C.I.A… Là où le sang devient invisible…

Les élèves qui ont tous levé la main, et l’enseignant ne sont que des victimes de sociétés que l’on a créées. Nous sommes les « démembrés » d’un monde qui cultive l’individualisme comme le charognard de  Rockefeller   cultivait l’argent… Et l’hypocrisie…

On a congédié l’enseignant, sans trop vouloir comprendre, ni creuser… Les jocrisses bourgeois, qui ont les mains à journée longue trempées dans des lavabos, on fait leur travail.

Dans ce cas-ci, on aurait dû simplement suspendre l’enseignant pour une période « hypocritement indéfinie » et faire oublier cette erreur lamentable qui n’a ni blessé ni tué personne.

Et vous y connaissez, vous, dans le domaine de l’enseignement?

Ah! Eh! Bien, ce sont les enfants qui ont pris le pouvoir des écoles par le biais des subventions accordés aux têtes dirigeantes d’une nouvelle entreprise.

Une fabrique  à diplômes.

Passons le Jésus de la religion, le prophète si mal compris, mais qui savait bien résumer le monde toujours aussi impur d’une partie  de la race humaine

« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites : ’Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.’ Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé ! »

C’est bien ça, cher Jésus : belle apparence, mais des ossements et des impuretés.

À l’ère du voyeurisme, ce n’est pas tant de s’y adonner, mais de creuser un peu notre regard sur le monde.

Les poissons que nous sommes nagent dans l’eau fabriquée de nos élus.

Quand l’eau est si brouillée, que voyons nous de « vrai » dans cette cataracte à la chaux?

Gaëtan Pelletier

15 juin 2012

 

 

 

L’enseignement intensif de l’anglais en 6e année : Mozart et le plombier


Gaëtan Pelletier

Les systèmes d’éducation ont choisi d’enseigner plus et d’éduquer moins. Avec le temps, l’accent mis sur le contenu cognitif a remis le contrôle de l’école à des « éducationnalistes » et des administrateurs dont la préoccupation est devenue de veiller à ce qu’une masse énorme de connaissances soit déversée sur l’éduqué. Cette vision quantitative de l’éducation a conduit à un encadrement rigide de la fonction de l’enseignant, dont la relation avec l’élève est devenu le rapport de l’entonnoir à l’oie gavée, de sorte qu’aujourd’hui, à vouloir à toute force enseigner de plus en plus, on en arrive à ne plus éduquer du tout. Nouvelle société, Pierre JC Allard________

Cette semaine a été marquée par une publicité conjointe de syndicats d’enseignants montréalais, qui s’unissent dans le but de protester contre le projet d’implanter unilatéralement le bilinguisme dans les classes de sixième année du primaire au Québec. Ce cri du coeur peut se définir ainsi: l’instauration du bilinguisme dans ces classes est une aberrance notoire.Source

«La solution n’est pas d’arrêter, la solution c’est de répondre aux aspirations des Québécois. Donc, on va aller de l’avant, on va le faire de façon très responsable sur cinq ans et je vais le faire même si on choisit la chaise vide», a-t-elle dit. Line Beauchamp, ministre du MELS

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L’idée est plutôt  farfelue.

Dans certaines régions du Québec, là où il n’y a aucun contact avec l’anglais, c’est un défi énorme  pour les élèves, sans compter qu’il faut des profs bilingues pour enseigner…

Je ne peux qu’imaginer que les grandes orgues du Ministère, prétendus  « conseillés pédagogiques », et élevés  entre deux pages de livres jusqu’à  30 ans, soient responsables d’une idée aussi plâtrée. La géographie du Québec, un des grands murs à abattre, et la réalité du terrain.

My tailor is rich est la première phrase d’un cours d’anglais conçu en 1929. Elle était sans doute un souhait à la  crise économique d’alors. Pour l’instant, la pauvreté est celle du bon sens. Il est plus que mal distribué, il est en mode « austérité »…

Les dessinateurs du MELS, avec leurs crocs de Pit-bulls à imprimantes, finissent toujours par « convaincre » la parade des ministres.

Madame Beauchamp dit qu’elle va aller de l’avant… Ça fait vingt ans qu’on va vers l’arrière par en avant.

Chacun naît avec des habiletés différentes. C’est ce qui fait la richesse de l’humanité et qui convient bien aux besoins divers des sociétés. Alors, on utilise et on cultive celles dont sont dotés  les gens. Si Monsieur Charest était né à Saint- Zinzin,  il parlerait sans doute le français bilingue : le québécois chez lui et le français à l’école, avec un accent du Bas-du-Fleuve. Ça, c’est la réalité de la vie. Et ce n’est  pas une boule  de neurones  surchauffés en s’alimentant  par les bûches des livres qui  pourra y changer quoi que ce soit. La réalité est une adaptation et non un souhait factice.

Non.

La factualité de l’existence humaine repose sur le droit de chacun de mener son destin avec ce dont il dispose. Et il fera tout pour l’améliorer, le parfaire. La tâche première  de l’éducation est d’identifier les forces des élèves et les aider à le faire. Tout l’appareillage sophistiqué ne changera rien : l’éducation est un rapporte maître-élève.

De qui vous souvenez vous à l’école?

On se souvient de qui, mais pas nécessairement de quoi… Je doute que vous ayez encore en tête toute la géographie de l’époque.

À toutes les semaines, la CIA s’occupe des modifier les livres…

***

Si nous vivions dans une société de poètes et qu’on  voudrait faire de M. Charest un poète, sans doute s’efforcerait-il de passer l’examen et d’attendre ce à quoi il aspirait : la politique.

Il n’y en a pas en 6e année. Et c’est peut-être là une erreur… J

C’est l’apprenant qui décide de son apprentissage. C’est un constat que l’on a fait il y a bien longtemps : en certaines matières, les élèves se contentent de passer l’examen et  oublient – des études l’ont démontré – en l’espace de 3 à 6 mois   ce qu’ils ont appris.

Si cette idée de rendre tous les élèves bilingues était sensée, toute la région  Bas-du-Fleuve et autres parties unilingues du Québec seraient bilingues. L’anglais est déjà  au programme   à partir du primaire.

Dans les dernières « découvertes » concernant les formes d’intelligence, on s’est crus futés. Mais il y a dans les apprentissages une réalité  qui a pris le large : Apprendre, comme on disait alors, est un acte volontaire.

L’immersion – la véritable – est la meilleure source d’apprentissage dans le domaine des langues.  Pendant une quinzaine d’années, nous avons gardé des anglophones venues étudier l’anglais en immersion, à la maison. 5 semaines, 2 fois par an.  Le milieu ne parle pas anglais. Sauf les profs d’anglais… Alors, j’ai pu constater la manière dont on apprend une langue seconde. Les doués, en 5 semaines, parvenaient à des résultats étonnants. D’autres repartaient avec à peu près le même bagage qu’ils avaient au départ. Je me souviens d’un certain Éric, de Toronto, musicien, qui n’y arrivait pas, malgré tous ses efforts. À son arrivée, cherchant ses mots, il avait une formule : « Quel est le « motte » pour? ».

Il est reparti avec la même formule…

Le premier des  grands problèmes  en éducation et le plus persistant est de croire que l’on apprend davantage en classe par un système complexe et fermé.  Je me suis posé la question à savoir s’il ne valait pas plutôt la peine de dépenser le prix d’un billet d’autobus pour un séjour de travail dans une communauté anglophone plutôt que de passer 5 ans assis sur une chaise pour apprendre l’anglais. Une immersion artificielle?  Les résultats sont…artificiels. On oublie rapidement…

L’argument de ceux qui refusent ce « programme » est le suivant : que fait-ton des élèves en difficulté d’apprentissage? Voilà qu’on mélange encore deux genres de difficultés : ceux qui en ont dans toutes les matières et ceux qui sont doués pour certaines. Bref, il y  a des Éric partout. (C’était un grand musicien) Même si vous leur donnez 10 ans d’anglais sur  un banc d’école, il est possible qu’ils échouent.

Le second grand problème est de la persistance à établir une sorte de démocratie d’apprentissage de tout  pour tous.  On ne fait pas d’un Mozart un financier  en lui enfonçant les théories et vocabulaires ésotériques  des charpentiers de Wall-Street : on cultive son talent.

En ce sens, une consœur de travail me faisait remarquer que le système des années 60 était  meilleur que le système actuel : secondaire général, secondaire « scientifique ».

C’était une appellation à l’époque qui est apparue comme une sorte de racisme intellectuel.

Mais on avait notre plombier qui travaillait à 18 ans et qui payait des impôts, fondait une famille et préparait son avenir. Et sa retraite… Et sa liberté 55…

La longueur des études n’apporte pas nécessairement plus de compétence.

J’ai eu comme prof à l’université un conducteur de camion lourd qui a décidé un jour de retourner à l’école. Il a acquis un doctorat en psychosociologie.

Si on se plaint des échecs des élèves, de la sempiternelle formule « décrochage  scolaire »,l e  Ministère devrait refaire ses devoirs. La rigidité et l’entêtement sont tout à fait contraires à l’évidence du « matériau humain » auxquels se confrontent les enseignants chaque jour.

Également au mode de financement. Les écoles sont administrées comme des entreprises privées. Ils doivent « produire » des diplômés…

La réussite  de l’anglais  POUR TOUS, est une chimère. Vu le nombre de ministres de l’Éducation qui ont avalé ce « concept », le MELS est devenu une aventure de l’esprit dans un pays imaginaire.

Les prêtres défroquent, mais l’Église reste.

Si on continue d’écouter les sottises des « conseillers pédagogiques », le plombier va jouer du Mozart et Madame Marois aussi, mais en anglais…

Le « jeu » du MELS est celui d’investir dans un chapeau de roue alors que moteur de la  bagnole est cuit.

Mais elle  roule avec l’argent des contribuables : du point A au point A.

L’éducation (sic) coûte cher, parce que c’est un Titanic qu’on maintient à flot avec du chewing-gum.

Le chiqué des ministres a assez de zombies pour en faire une parade

Legault?  Faites le CAQ! CAQ! CAQ! , un œuf…

CV : Réforme de l’éducation (qui empêche le redoublement) et aussi la modification de l’enseignement du français (modification de la grammaire). Il était ministre au moment de la mise application du rapport Proulx sur la laïcisation complète des écoles publiques québécoises. (Wikipedia)

Je suis un résidu

Depuis quelques années, je lis beaucoup de commentaires, ici comme ailleurs, sur la piètre qualité des enseignants québécois. On se plaint de leur incapacité à inculquer une certaine culture générale aux élèves. On se lamente de leurs difficultés à maîtriser la langue française. On dit d’eux qu’ils se plaignent le ventre plein! Voyons, ils travaillent moins de 200 jours par année, terminent le boulot à 15h, profitent de deux mois de vacances l’été, deux semaines à Noël, une autre semaine en mars, alouette!

Je n’en peux plus de ce discours dévalorisant! Je n’en peux plus davantage de ce regard de pitié lorsque j’apprends à une nouvelle connaissance que je suis enseignante. Comme si j’avais choisi de pratiquer ce métier pour porter une croix tout le reste de ma vie!

J’ai choisi l’enseignement parce que j’ai toujours aimé le milieu de l’éducation. Les jeunes sont stimulants et quand on les aime, ils savent nous le rendre avec leurs mille et un projets, leur grande créativité et leur inébranlable confiance en l’avenir. Malheureusement, force m’est d’admettre que ce métier qui me faisait tant vibrer à mes débuts comporte de plus en plus de côtés désagréables qui commencent sérieusement à me faire regretter mon choix.

Après une formation universitaire de quatre ans, et après avoir lu partout que le métier d’enseignant était déserté par les jeunes, j’étais sûre de trouver facilement du travail. Pourtant, cinq ans plus tard, je suis toujours une employée à statut précaire qui doit, à chaque fin d’été, une petite semaine seulement avant la rentrée, se rendre à la grande loterie de la séance d’affectation pour quémander un poste dans une école ou une autre. Un «résidu» de tâche, comme le décrit si bien le terme employé dans le milieu.

Bien que certains champs d’enseignement vivent encore une pénurie (l’adaptation scolaire, surtout), la plupart des autres ont d’énormes surplus d’effectifs. Cette année, il n’y avait rien de disponible pour moi lorsqu’est arrivé mon tour de choisir un contrat. Et ce sera le cas pour des centaines de collègues… Je ne sais même pas si je vais pouvoir compter comme résidu, c’est tout dire.

À ce compte, je ne suis plus surprise de lire que 20?% des jeunes enseignants désertent la profession dans les cinq premières années de leur carrière. Ce métier comporte de nombreux irritants, et particulièrement pour les jeunes?: des tâches multiples (il m’est arrivé d’enseigner quatre différentes matières sur quatre différents niveaux du secondaire, dont deux pour lesquelles je n’avais pas la moindre formation), des groupes nombreux (parfois plus de 35 élèves) comportant plusieurs élèves en difficulté d’apprentissage ou éprouvant des problèmes de comportement, des tâches connexes à l’enseignement qui alourdissent considérablement notre travail et auxquelles ma formation ne m’a pas préparée (surveillance des élèves à la cafétéria pendant le dîner, gestion des heures de retenue, contrôle du va-et-vient dans les corridors pendant les pauses) et j’en passe.

Je ne parle même pas des heures passées en soirée à faire des appels aux parents, à se faire dire par ces derniers qu’ils ont déjà bien assez de gérer les frasques de leurs enfants à la maison, qu’ils ne veulent rien entendre des problèmes que vivent leurs rejetons à l’école!

On me demande d’être prof, agent de sécurité, psychologue, technicienne en loisir, médiatrice. On me balance un nouveau programme par-ci, une réforme par-là, un bulletin «critérié», un retour au bulletin noté, un pas en avant, un autre en arrière. Tout ça en surplus d’une tâche d’enseignement déjà lourde et sans même savoir s’il y aura du boulot pour moi l’an prochain. Y a de quoi reluquer vers un autre domaine, vous en conviendrez…

Je veux bien vivre avec toutes les difficultés inhérentes à ma profession: je l’aime assez pour passer par-dessus cela. Mais si on ne peut même pas me garantir de travail… J’ai 33 ans, deux enfants à élever, une hypothèque à payer. Quelque chose ne tourne pas rond avec notre système d’éducation?: on se lamente de manquer de bons profs alors qu’on n’arrive même pas à garantir du travail à ceux qui sont là, pleins de bonne volonté.

Me voilà donc, enseignante qualifiée et passionnée par son travail, maîtrisant parfaitement le français à l’écrit comme à l’oral, animée d’un grand désir de partager mes connaissances et de stimuler le désir d’apprendre chez les élèves, assise à la maison à guetter le téléphone dans l’espoir qu’il sonne. Et à se dire qu’elle aurait dû faire autre chose de sa vie.

_______________

Mélanie Gauthier, enseignante à statut précaire

Source: Lettre,

Cyberpresse

Enseignement : l’évaluation de Jésus

 

Le bœuf demanda à la grenouille : je vais t’évaluer. Car plus je te mange

moins je suis performant 

***

 

Un singe se posa la question à savoir un jour si Darwin existait.

Et Dieu lui répondit, dans un langage « achetez LM »,

LCPA

 ***

Un jour, Jésus passa devant un comité d’évaluation.

–          Et comment j’ai eu?

–          Vous ne répondez pas à nos critères… Votre enseignement est flou. Vous n’avez pas de diplôme…

Jésus se leva, et dit aux 6 membres du comité de sélection payés à 56.92$ l’heure, ceci :

–          Un jour nous serons douze, mais ce ne sera que le un multiplié par six.

–          Nous sommes désolés.

–          Je m’en Christ…

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Rappelons-nous un instant de nos enseignants, les bons comme les médiocres, et nous constaterons qu’il n’y a pas de modèle universel du bon prof, bien que les fondements de la médiocrité soient plus faciles à identifier. Il ne faudrait surtout pas que l’évaluation devienne une machine à uniformiser selon les voeux des pédagogues de l’université ou du MELS. Quant à la modulation des salaires en vertu de l’excellence, c’est une sacrée boîte de Pandore! Marc Simard Professeur d’histoire au collège François-Xavier-Garneau à Québec 

Dans la série journalisé : Faut-il évaluer les enseignants?, c’est bien le meilleur commentaire que j’ai pu voir. Par chance que le risible n’a jamais tué personne, car plusieurs seraient morts. Les administrateurs voient l’échec scolaire sur le plan de l’administration, les économistes sur le plan des « argents manquants ».

Et accorder de meilleurs salaires…

On voit bien que le MELS essaie de trouver des coupables comme les prisonniers de Guantanamo.

La sagesse du mollusque

C’est comme ceux qui cherchent LA cause du cancer de la peau. Le soleil. Et qui dit que les causes ne sont pas une synergie négative de facteurs multiples invisibles? En dedans…

Les connaissances sont belles, mais elles ont l’art de se « spécialiser », ce qui fait en sorte que chacun a sa vision des choses.

Nous voilà dans une ère de transition où les diplômés décident, de par leur propre domaine, de trouver dans leur domaine, la cause…

Et à l’école…

C’est bien là la dernière place où se décide la réussite de l’élève.

La propagande souterraine mitraillée est une pub.

Et c’est de ça ce dont se nourrit le citoyen. L’enfant, surtout. Ce petit parchemin rose qui deviendra dirigeants, PDG, soldat.

En partant, l’éducation est fausse comme un chant d’un gars saoul au bord d’un feu de camp.

Le syndrome du coiffé à droite

Je parlais de synergie négative. Eh! Ben! Si vous faite la somme de toutes les malversations depuis 20 ans, voire davantage, la culture des Elvis en cravate a fait plus de ravages que toutes les guerres de l’Histoire.

Le cabotin sérieux est le pire des clowns : il ne fait pas rire, il pense tout savoir, et il se baigne dans une piscine bien chlorée.

Dans quoi donc baigne notre petit élève qui entre à l’école, dont le but est de faire de lui le croyant de la nouvelle religion de la réussite dans une société parfaite.

Justement, elle ne l’est pas.

C’est une eau trouble et sale, barbouillée, acide, qui décape les âmes pour en faire des peaux pour la réussite des « zentreprises ».

Dans ce monde d’aveugles, la vision périphérique est enfermée dans une lorgnette…

Je ne veux pas faire savant, mais je veux être bien clair sur ces éternels mollusques enfermés qui sont là depuis le commencement de l’Humanité à nous couvrir de sermons.

Non, monsieur, ce n’est pas l’enseignant qui est la cause de l’échec : c’est le TOUT SOCIAL.

Les comiques glouglou!

Dans un système social sain, personne n’a plus d’importance, tout le monde a un rôle. Il y en a qui frétillent avec leur diplôme accroché au mur, leur pouvoir, et un orgueil qui les fait se teindre en une mode de soldats de la mondialisation.

Pauvre vous!

Les crapauds et les lézards vous battent sous tous les terrains.

Payer un enseignant au rendement?

 

C’est l’invention de la roue carrée…

Pourquoi ne pas étendre le système? Et si on procédait à l’inverse? Que les « ensaignants »,   ces tueurs en série de PDG délavés, évaluaient l’efficacité des directions de centre, des commissions scolaire, et du MELS, ces larves visqueuses qui bouillent leurs éprouvettes?

 

Je propose qu’on  évalue tout le monde et qu’on les paie en fonction de leur rendement.

 

Le coiffeur

Le plombier

Les entrepreneurs

Le pompier

L’électricien

Les serveurs de restaurants

Les caissiers (caissières des caisses ou des banques)

Le coupeur de gazon

So on…

Et la putain…

Comme il n’y a pas  que les dés qui soient pipés, savez-vous qui gagneraient la palme?

Pas les putains, elles sont trop honnêtes.

Les entrepreneurs en construction…

Ils ont fait des profits de 30 % de plus.

Ça, c’est du rendement!

Mais c’est nous qui avons payé. Et payons encore…

 

 

P.S. : J’ai engagé un type pour tondre ma pelouse.

Après qu’il eut terminé, je lui ai donné 4$ au lieu de 8$. Je ne lui avais pas dit que le terrain était tellement accidenté qu’il a brisé la tondeuse. Alors, je l’ai poursuivi en justice.  Le pouvoir, c’est ça…

J’en ai engagé un autre.

Finalement, je fais de la mondialisation sur place… Je vais le payer encore moins cher, car en utilisant l’obsolescence programmée, je vais le faire chuter trois fois en bas du tracteur…

Et je vais envoyer un avocat pour ravoir le prix de mon tracteur.

Ce que je peux m’amuser à tuer les autres!

Gaëtan Pelletier

Que la lumière soit

Et Hydro Québec arriva…