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L’horreur du pétrole des sables bitumineux

 

Des échantillons d’air prélevés dans le nord de l’Alberta indiquent que les sables bitumineux sont plus polluants qu’on ne le pense, affirment des chercheurs.

Une nouvelle étude, menée par des scientifiques fédéraux, montre que les sables bitumineux émettent plus de gaz carbonique (CO2) que ce qu’ont indiqué les entreprises pétrolières. Selon les chercheurs, cette découverte pourrait avoir de profondes conséquences sur les stratégies du gouvernement fédéral en matière de changements climatiques.

Les scientifiques, qui travaillent principalement pour Environnement Canada, ont calculé les taux d’émission de quatre principales mines à ciel ouvert. Ils ont utilisé des échantillons d’air recueillis en 2013 à l’aide de 17 déplacements en avion au-dessus de la région.

Les résultats, publiés mardi dans le journal Nature Communications, montrent que les émissions seraient plus élevées de 64 % que ce que déclarent les entreprises pétrolières. Celles-ci se basent sur la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

D’après les chercheurs, cela signifie que les émissions de gaz à effet de serre au Canada seraient plus élevées 2,3 % que celles qui étaient estimées initialement, et ce chiffre pourrait même monter jusqu’à 6 %, s’il s’avère que d’autres sites de sables bitumineux ont également déclaré des chiffres inférieurs aux émissions réelles. Radio-Canada

2019

 

Baïkal: le joyau brisé

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C’est déplorable, mais cela fait partie de l’histoire. Le plus grand réservoir d’eau douce de la planète est en train ( et ce depuis les années 50) d’être pollué.

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Disparition des poissons, propagation des algues et pollution des eaux par des phosphates… Le lac Baïkal est confronté à l’une des plus graves crises écologiques de son histoire longue de 25 millions d’années.

Situé au coeur de la Sibérie, le Baïkal est le plus ancien et le plus profond (1700 m) lac du monde. Il contient à lui seul 20 % des eaux douces non gelées de la planète et «présente une valeur exceptionnelle pour la science de l’évolution», selon l’UNESCO, qui l’a inclus en 1996 au patrimoine mondial de l’Humanité.

La biodiversité du Baïkal est remarquable: près de 3600 espèces végétales et animales, en majorité endémiques, peuplent ses eaux et ses berges. Mais les signaux négatifs s’accumulent.

L’omoul, un poisson typique du lac, est en voie de disparition alors que les algues croissent de façon inquiétante et que plusieurs espèces d’éponges ont déjà disparu.

Début octobre, le gouvernement russe a ordonné l’interdiction de la pêche commerciale de l’omoul, un poisson de la famille des salmonidés, a indiqué à l’AFP l’Agence russe de la pêche. «La masse biologique de l’omoul a été plus que divisée par deux au cours des 15 dernières années», passant de 25 millions de tonnes à seulement dix millions, selon l’agence.

Parmi les causes avancées par Anatoli Mamontov, un biologiste local, la pêche braconnière et les changements climatiques sont en cause. «À cause de la sécheresse, la profondeur des rivières qui alimentent le lac diminue. La surface du Baïkal se réchauffe et l’omoul n’aime pas l’eau chaude», explique-t-il.

Algues envahissantes

Le mois dernier, l’UNESCO s’est inquiétée de la propagation catastrophique des algues Spirogyra, qui recouvrent les plages de sable du lac d’un épais tapis vert.

«Je suis à 150 % convaincu que la raison, c’est la pollution par les eaux usées» des villes et villages situés sur les côtes du Baïkal, particulièrement par des détergents contenant des phosphates, estime Oleg Timochkine, biologiste de l’Institut limnologique à Irkoutsk (Sibérie).

Suite  sur La Presse 

https://www.universalis.fr/encyclopedie/lac-baikal/4-des-decennies-de-pollution/

Demain, on mangera notre eau…

toilettes

 

Coca-Cola a ainsi le droit d’extraire 33,7 millions m3 d’eau par an au Mexique, l’équivalent de la consommation annuelle minimale pour faire vivre 20 000 personnes. Le groupe américain exploite 50 nappes d’eau, dont 15 sont surexploitées [2]. À moindre échelle, la compagnie suisse Nestlé extrait 9 millions m3 d’eau par an dans le pays et exploite 16 aquifères, dont 6 sont surexploités.  Le Mexique va-t-il se vider de son eau?, Mondialisation.ca

Avec toute  l’eau qu’on  massacre par la pollution de par de multiples formes , étant donné que le corps humain est constitué de 70% d’eau, et de 71% ( :-))  chez les politiciens  le « futur » de nos enfants sera une longue lignée d’estropiés invisibles empoisonnés par l’or  translucide : Tous un peu pourris en dedans. L’eau ne nous appartenant plus, il faudra un mot passe pour ouvrir les bouteilles.

Quand j’étais enfant, au temps de la Ford-T, pardon, des voitures-salon qui buvaient de l’essence comme un bon russe  siphonne de la vodka, on pouvait boire l’eau dans les rivières. Maintenant, il faut qu’elle soit filtrée et chlorée, ou  traitée par des moyens chimiques et bientôt électroniques.

La boire, d’un bout à l’autre… 

Comme le disait le Comte de Vichy ( seigneur de L’Étang – vous pouvez vérifier sur Whiskypédia, ):   » Je m’en lève le cœur moi-même, n’ayant pas le temps d’attendre que les autres le fassent ». Bien que je ne vérifiasse pas toutes mes sources, il aurait dû le dire à un certain moment de sa vie.

La science va nous sauver in « extrémiste » ( j’en viens à me décultiver  afin d’écumer les mensonges qui traînent dans l’Histoire),  tout porte ( de garage) à croire  que demains nous boirons l’eau de l’eau qui a été filtrée  par nous d’abord… Et par d’autres, en suite et à la suite… On formera un cordon d’eau tous liés… Menés par l’eauligarchie   ὀλιγαρχία / oligarkhía, dérivé de ὀλίγος / olígos (« petit », « peu nombreux »). (1)

Il faut s’y préparer. Dans certaines parties du monde, les eaux usées, dont celles des chasses d’eau, sont filtrées et traitées, au point de devenir pures et claires comme de l’eau de roche. Si ce n’est plus. La perspective n’est pas réjouissante, mais l’eau recyclée est saine et a le goût de n’importe quelle eau, en bouteille ou du robinet. Comme l’explique la BBC, il faudra la boire un jour.  Buvons l’eau des toilettes

Comme de l’eau de roche?  S’il n’y a plus d’eau de roche, comment on fera pour savoir qu’elle est meilleure que l’eau de roche? Mais bon! Il faudra se résigner. Car nous sommes tous des résignés passifs, , scoliosés, bousillés  de la colonne vertébrale. La trouille de perdre ce qu’on a quand c’est la banque qui l’a.

Les porcs dans la matrice… ( Enfin! De ce que j’en connais…) 

En attendant, je viens de saisir au passage un nouveau mode d’élevage de porcs où pratiquement tout est régulé à distance à l’aide d’ordinateurs ::  la nourriture, l’eau, le lavage, le repassage, etc.  Pour…. bref… Pour ne pas infecter les porcs. Ce doit être la raison pour laquelle disparaîtra un jour l’argent liquide: pour ne pas que les banquiers soient infectés. S’ils en ont eu l’idée, c’est qu’il l’ont eue derrière la tête.

Pour ceux qui aiment la douce philo, comme le dit le « proverbe »: Demain est un autre joug. Un américain (US) « cultivé », dirait: Bonne apitit »! Les champions du totalitarisme à contes gouttes (sic)…

Gaëtan Pelletier

1- Whiskypédia,  le savoir en bouteille

 

L’ONUlissade

Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.

Lapalissade

Après plus de 15 ans de débats, l’Assemblée générale de l’ONU a reconnu mercredi l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

Radio-Canada

Le corps humain serait constitué d’environ 70% d’eau. Les dirigeants de l’ONU doivent avoir de l’antigel dans les veines.

15 ans.

La réunionite est la maladie du siècle. Les attablés se gavent de Naya, de paperasses, et griffonnent des zidées. Et tous les petits fonctionnaires adorent les réunions. Ça fait grand… Important.

C’est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction.

— Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l’eau

S’il y avait des GPS pour le cerveau, ça dépannerait ces oiseaux qui ont perdu le Nord. « Un pas dans la bonne direction… »

J’espère qu’ils n’ont pas manqué de Naya pour faire ce pas…

À cette vitesse, en 2045, on proclamera que manger est un droit humain.

Canada et États-Unis

Ils se sont abstenus…

En votant ainsi, on se garde le droit de commercialiser l’eau, dont le Canada posséderait le quart des réserves… De l’or translucide pour le futur.

Dune, de Frank Herbert

Voilà qui me rame à un roman de Science-fiction : Dune.

Dans un monde raréfié d’au on utilise des Distilles pour survivre.

Le distille recouvre la totalité du corps, mis à part une partie du visage. Des systèmes dans les talons permettent d’activer des pompes lors de la marche. Ainsi, l’haleine, la transpiration et les excréments humains sont récupérés, traités et recyclés et l’eau est acheminée vers des poches où des tubes permettent de s’abreuver. En portant un distille bien ajusté, un être humain est censé pouvoir survivre en ne perdant qu’un dé à coudre d’eau par jour dans le désert profond.(…)

Néanmoins, un bon distille est relativement couteux et rare, puisque seuls les Fremen fabriquent des distilles de qualité. Celles disponibles sur les marchés urbains ne sont que de pâles copies, bien moins efficaces. Distilles

Tant qu’à se livrer à la SF, aussi bien continuer. Qui sait si dans 10 ans si l’eau ne sera pas géré (sic) par une société d’État et livrée par des stations d’eau similaires à celles du Pétrole?

British Pétreaulethomme!

Belle compagnie!

On va se faire forer pas à peu près!

Déjà qu’on l’est…

Tony Spaghetti

Le grand avantage du crime organisé c’est celui des réunions qui ne se font pas à l’eau embouteillée Naya, mais au cognac, au champagne, et aux restes de marchandises non vendues.  Ça vous brasse un cerveau. En plus, ils ne sont pas payés pour travailler à niaiser, ils travaillent pour être payés.

Nous voilà dans un scénario dantesque… Après s’être livré à du trafic de marchandises illicites, – des besoins très secondaires – il se pourrait alors que l’on assiste à un marché souterrain de besoins primaires.

L’eau.

Les réussites de l’ONU

Pétrole contre nourriture est le nom d’un programme visant à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la guerre du Koweït (aussi appelée deuxième guerre du Golfe, la première étant la guerre Iran-Irak). Il est mis en place pour réduire les souffrances prolongées du peuple irakien dues aux sanctions économiques mises en place par l’ONU suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990. Selon certaines estimations, 1,5 millions d’Irakiens auraient péri par manque de nourriture ou de médicaments durant l’embargo international . Hans van Sponeck affirmait alors que les sanctions internationales causaient la mort de 150 enfants par jour.

Temporaire à l’origine, il permet à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU. Il est interrompu suite à l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en 2003.

Conçu comme une « mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien », le programme « Pétrole contre nourriture » fonctionne de 1996 à 2003, brassant en tout 64 milliards de dollars.

Ce système s’accompagne d’un important réseau de corruption, conçu par le régime irakien comme un réseau d’influence international. Il s’étend en France, en Russie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, en Australie, en Inde, et au sein même des rouages de l’ONU, la femme de Boutrous Ghali, le fils de Kofi Annan. Pétrole contre nourriture

L’amputation du bouton à quatre trous

Si le « progrès » continue de nous effilocher, de nous dépiécer, nous allons finir en un « déprogrès » avec un bouton à un trou…

Quelqu’un de sensé peut-il nous expliquer comment on peut en arriver après 15 ans à un délire pareil et  à des coûts astronomiques?

Toute cette machinerie lourde pour aboutir  à une telle « conclusion »…

J’espère qu’un génie du M.I.T se penchera un jour sur la question et nous fera une équation démontrant que plus nous évoluons dans les domaines techniques – en même temps que noyés dans les hyper-organisations finalement stériles- plus nous croulons.

En littérature, on  le théâtre de l’absurde :

La particularité de Eugène Ionesco et Samuel Beckett est qu’ils ont exposé une philosophie dans un langage lui-même absurde qui réduit les personnages au rang de pantins, détruit entre eux toutes possibilités de communication, ôte toute cohérence à l’intrigue et toute logique aux propos tenus sur scène.

L’absurdité des situations, mais également la destructuration du langage lui-même ont fait de ce style théâtral un mouvement dramatique à part entière. Ce type de théâtre montre une existence dénuée de signification et met en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Wiki

La Shoa de la paperasse

L’humanité se perd…

  • 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité
  • plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base
  • environ 2 millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence de sanitaires. Radio-Canada

1

Gaëtan Pelletier

2010, 2014

Encomienda : le vol de la pluie

« La théorie, c’est quand on sait on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : rien ne fonctionne… et personne ne sait pourquoi ! »

Albert Einstein

L’encomienda était un système appliqué par les Espagnols dans tout l’empire colonial espagnol lors de la conquête du Nouveau Monde à des fins économiques et d’évangélisation. C’était le regroupement sur un territoire de centaines d’indigènes que l’on obligeait à travailler sans rétribution dans des mines et des champs : il s’agissait d’un « pseudo-servage »1, d’une « forme rajeunie de régime seigneurial »2. Ils étaient « confiés » (« encomendados »), c’est-à-dire placés sous les ordres d’un « Encomendero », colon espagnol ainsi récompensé de ses services envers la monarchie espagnole3 ; dans la pratique, celui-ci disposait librement des terres des indigènes, bien qu’elles appartinssent toujours à la Couronne4.

Même la pluie…

Le film oublie son propos en chemin : c’est, aujourd’hui comme hier, l’indifférence qui prévaut. Les indiens doivent encore se battre pour avoir le droit à l’eau courante. Et les occidentaux, même les intellectuels, même les artistes, sont d’accord pour dénoncer tout ce qu’il faut tant qu’ils ont, eux, l’eau courante, tant qu’ils rentrent chez eux le soir prendre un bon repas en famille. Le spectateur, après avoir vu Même la pluie, sera lui aussi d’accord pour tout dénoncer, tant qu’il retrouve son petit confort ensuite. Le film est tombé dans son propre piège et perd de vue l’essentiel au moment où l’intrigue historique et l’intrigue contemporaine se dissocient. Dans notre monde libéral, l’hypocrisie est partout. Et chacun se bat simplement pour soi. Source

 

Note du film : 5/10 

On ne sait pas lire, on ne sait pas voir, on ne sait pas creuser entre les lignes, ni déterminer les finesses en même temps que le massacre actuel des sauvages que nous sommes ,  attachés aux pays qui doivent donner un peu de leur or pour gonfler les coffres, non plus d’un pays, mais de rois souterrains, camouflés.

On ne peut guérir une société si on ne comprend pas la trame historique et sa répétition maquillée.

Le monde « moderne » est à la merci des milliers de Christophe Colomb qui n’ont d’autre but que de d’engranger la richesse par les ignorants, les petits, les agenouillés, les croyants au  développement durable , cette notion vendue par le néolibéralisme pour satisfaire la soif de justice du citoyen.

Le film n’est pas une histoire… C’est l’Histoire qui se répète et un film dans un film qui dénote un film raté. Qui serait celui d’une société ratée, soumise à la barbarie nouvelle du développement économique.

Voler la pluie…

Vendre l’eau à l’entreprise privée… Sous un nom  espagnol mais en vérité sous le couvert de Bechtel Corporation. Une autre saleté à la Monsanto…

Vendre ce qui tombe du ciel.

Vendre ce que l’on a sous terre.

Vendre les terres.

Vendre son âme à des acheteurs d’esclaves.

Telle est la vérité du monde actuel.

Il n’a pas changé d’un iota. Il est déguisé. De la puissance de dieu et de la foi chrétienne – évangélisation-vérité,  servant d’outil aux pillages et aux massacres, la foi actuelle est la peur. On craint l’enfer de la pauvreté et de la misère dans un univers riche, une planète abondante en ressources, mais si pauvre en ressources humanistes.

Encore…

On a créé l’enfer ailleurs ( après la mort), alors que la Vie a créé le paradis ici.

Les hurlements de la toile

Depuis quelques années, les dénonciations se multiplient concernant notre « état d’esclave et de paupérisme ».

Au-delà de toutes ces manifestations finaudes, définissant bien les causes, trouvant les recettes de réussites de bonheur, il n’en reste pas moins que le pouvoir est l’œuvre des petites pépites d’or que nous fournissons chaque jour pour entretenir des systèmes à paillettes.  Et des armées de défenseurs de la « vérité » du système néolibéral mondialiste.

En réalité, nous n’avons pas de pouvoir. Car, hurler n’est pas un pouvoir. Malheureusement…

La plus grande invention et naïveté du monde moderne est d’avoir créé le mot « civilisé ».

« On va en discuter ».

Pas de blessures, pas de sang, des avocats par dessus des avocats…

Mais en dessous du maquillage, le massacre des sociétés dites « civilisées » est pire que celui des agents Christophe Colomb. La misère des pays pauvres a empiré et celle des pays riches s’est camouflé sous les malheurs et les souffrances de l’âme, du cerveau, et d’une culture de « guérison » par la pharmacologie, les spécialistes de toutes disciplines, tous des patentés de LA vérité.

Les missionnaires de du 21e siècle n’ont plus de soutanes…

Ils ont de bonnes intentions : sauver des citoyens. Non plus des âmes… Et ils s’acharnent chaque jour à nous convaincre du bien fondé et de la nécessité des richesses supposément collectives.

Mais à quel prix?

Il faut alors revisiter l’Histoire et constater que chaque décennie, chaque siècle a eu ses vérités arrêtées.

Les  nouveaux missionnaires nous parlent d’évolution, de développement, de richesses « nécessaires », du bien des sables bitumineux et des réserves enfouies qu’il faut absolument violer.

Ils pensent en terme « d’argent », avec des évaluations temporelles de cent ans.

Un siècle.

Le temps d’effacer des millions de vérités défendues à coups de gueule, de discussions civilisées.

Plan d’austérité…

Ah!

Avons-nous les moyens de nous payer un enfer dans un paradis mal tressé par des évangélisateurs pseudo-savants?

La vie n’est pas un sacrifice  ni une crucifixion aux fins de nourrir des requins à canne blanche.

Le civilisé d’antan supposait que les autochtones n’avaient pas d’âme.

Nous voilà à l’envers, si nous ne sommes pas naïfs, de penser que les développeurs n’ont pas d’âme.

Il y a des milliers d’années, pas un être humain sur Terre n’aurait pu écrire sur la pierre une nouvelle de science fiction dans laquelle l’Homme vendrait la pluie tombant du ciel.

Il faut avoir persévéré dans la débilité pour penser que c’est normal.

Au fond, nous avons tous  lentement vendu notre âme à des anormaux.

Mais c’est nous qui payons la note…

Houdini, Christophe Colomb, Georges W. Bush, Obama.

On dirait les Beatles en format « économie… »

Il faut distinguer l’amour propre de l’amour sale :

Close your eyes and I’ll kiss you
Tomorrow I’ll miss you
Remember I’ll always be true

All My Loving…

( Paul McCartney)

P.S.: Comme je disais à mon chat : pour avoir du sang, il faut de l’eau, mais chez les humains, pour avoir de l’eau, il faut donner de son sang. Mais pour les maîtres, doués d’eux-mêmes, si on ne donne pas d’eau, ils ne pourront pas avoir de sang…

Le chat n’a rien compris…

Gaëtan Pelletier

16 novembre 2012

Sauver le Québec? C’est artésien…

La privatisation des services de l’eau, notamment en Grèce et au Portugal, est l’une des conditions imposées dans le cadre des plans de sauvetage. Cette privatisation est vivement encouragée par la Commission européenne. Ce qu’elle reconnait explicitement dans un courrier fin septembre adressé à une large coalition de mouvements citoyens qui l’a interpellée sur le sujet. La privatisation des services hydriques peut « contribuer à la réduction de la dette (…), accroît les performances des entreprises, et, par extension, la compétitivité de l’économie, en rendant attractifs les investissements directs étrangers », répond une haut fonctionnaire de la Direction générale des Affaires économiques et financières de la Commission. Sophie Chapelle, Bastamag

Privatiser l’eau?

C’est encore donner au privé mondialiste la plus grande richesse  que possède le Québec.

On a tenté de privatiser l’eau dans certains pays… Ce fut un échec.

Au contraire, pour sortir le Québec du pétrin économique dans lequel il est « noyé », il faut nationaliser l’eau.

Bon! Le Québec n’est pas la France, mais il pourrait servir à transformer l’eau en vin. Jésus l’a fait aux noces de Cana-…Da! ( je parle russe, mais la nuit seulement). Ensuite, il a multiplié les poissons. Tellement qu’en vérité, le secret enfin dévoilé, il ne marchait pas sur l’eau, mais sur les poissons…

Les sous produits

D’ailleurs, Coca-Cola s’inquiète de son approvisionnement en eau pour remplir ses cannettes et ses bouteilles, et ses coffres…

Tout est à base d’eau :  Le pain, Einstein, Sarkozy, Harper, Madonna,  la bière, les boissons énergisantes,  les perce-oreilles, et les bouteilles d’eau…

Exemples de bouteilles d’eau parlantes :

Gérald Tremblé

Il se liche les babine pour boire la sueur qui lui coule sur le front. Manque d’eau!…  Mais en s’évaporant de nervosité, il crée des nuages qui iront vers la mer. ( Snif!). Ainsi, il sert à quelque « chose »…

L’ubiquité à portée de la soif

L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus. C’est le milieu de vie de la plupart des êtres vivants. Wikiwiski

Non, ce n’est pas une paire de fesses! C’est le composé de cet or translucide que voudront nous soudoyer le néolibéralisme et la pègre.

Comme le soulignait le cégépien  élevé au nouveau système d’éducation des pays en voix de développement : « Agissons avant qu’il ne soit trop tord ».

Bush avait raison : « Notre avenir dépend du futur ».

L’eau améliore la courbe des naissances

Au début de notre mariage, ma conjointe et moi lavions la vaisselle avec une lavette et un évier. Un jour, pendant que je travaillais dans un magasin général – avalé par les Wall-Mart et Cie, depuis,  – je découvris un lave-vaisselle dans l’entrepôt.

Le propriétaire, riche, l’avait tout simplement remisé là parce que son épouse se plaignait qu’il était trop bruyant.

Je l’ai acheté. 50$.

Comme disait Proust : «  Ma femme et moi, n’ayant plus à faire la vaisselle, surpris par ce moment de travaux forcés, nous nous mîmes à l’amour. De sorte qu’il en sortit un premier enfant au bout de neuf fois. Et moi, neuf…! Nous répétâmes le coup du lave-vaisselle quelques mois plus tard. Nous eûmes l’idée saugrenue de nommer notre enfant « Lave-vaisselle ». Nous nous tordions de rires. Autant de plaisir!  Kitchen-Aid, Général Électric, Whirlpool, Indésit, Hotpoint… etc, Nous nous postillâmes de rires jusqu’à ce que la dame saisit le manuel d’instruction.

Nous nous écrièrent en cœur :

Manuel

Nous fîmes bien, car le fils est aujourd’hui épousé à une sud-américaine.

L’eau, c’est de l’amour, de l’argent et du plaisir garanti. »

Fin du Proustisme…

Nous avons de l’or sous nos pieds, sans que nous le chassions

Au lieu de tuer les cervidés l’automne, le québécois vert s’adonnerait à la chasse à l’eau. Il y penserait trois fois avant de tirer la chasse d’eau pour un pipi du cubisme d’une éprouvette en lançant son 5 litres d’eau, laisser ainsi aller une mine d’or.

Écervelés que nous sommes!

Le rôle de l’État

Eau lieu de tirer profit des vices des gens qui boivent, fument, et jouent au Casino, à la loterie…

( C’est étrange , j’avais pas remarqué que l’État avait « nationalisé » nos vices au lieu de nos vertues… La trilogie achevée : fumer, boire, et jouer.)

L’État, allais-je dire, pourrait exporter en baril de 45 gallons U.S. cette riches qui nous coule entre les doigts.

Une nouvelle forme de société québécoise  pourrait être crée : « Lavab-Eau ».

Comme dirigeant de la nouvelle société, je suggérerais Monsieur Justin Trudeau. Parce qu’il est B-Eau. Salaire : 2.2$ millions par an. C’est le salaire d’une caissière en mouvement…

***

Bref, pour sortir le Québec noyé de dettes, celui-ci étant à sec et, selon M. Béchand, dans le trou, il suffit de creuser encore plus…

C’est artésien!

Gaëtan Pelletier

30 Octobre 2012

On a oublié le droit humain à l’eau

Dans le cadre des travaux de l’annuelle Assemblée générale de l’ONU, les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays ont tenu une rencontre spéciale sur la crise de l’eau,  qui vient de se dérouler du 23 au 29 septembre. À la base de cette rencontre se trouvait le Conseil InterAction (IAC), un groupe de 40 anciens chefs d’État et de gouvernement, présidé par l’ex-premier ministre canadien, Jean Chrétien.

Or, l’IAC confirme dans un nouveau rapport (The Global Water Crisis: Addressing an Urgent Security Issue) que la planète est confrontée à une crise de l’eau grandissante et que l’impact futur de la rareté de l’eau pourrait être dévastateur. Dès lors, le groupe demande à juste titre au Conseil de sécurité de se pencher spécifiquement sur la sécurité de l’eau et de considérer la question de la ressource eau comme l’une des principales préoccupations de la communauté internationale.

Une initiative louable si il n’y avait pas un hic: dans sa démarche, l’IAC non seulement oublie de mentionner la question fondamentale du droit humain à l’eau et la priorité de la concrétisation de ce droit pour 3 milliards d’êtres humains, mais établit volontairement une opposition artificielle entre  la protection, la conservation et  le bon usage efficient et économique de la ressource eau  — qu’il  considère absolument prioritaires — et le droit humain à l’eau qu’il ignore, voire considère comme un faux problème et un obstacle à une bonne gestion de l’eau et à la solution de la crise mondiale de l’eau. Étonnant ? Oui et non.

Marchandisation de l’eau

Pour bien comprendre la nature de l’enjeu en cause, il faut rappeler qu’en 1992, sous la pression de la Banque mondiale et du monde des affaires, la communauté internationale affirme pour la première fois dans l’histoire que l’eau doit être considérée principalement comme un bien économique — non plus comme un bien social, collectif — et donc soumis aux principes et aux mécanismes de l’économie. Sur cette base, la marchandisation de l’eau et la libéralisation et la privatisation des services hydriques prennent une envolée rapide à travers le monde.

La financiarisation s’en suit massivement. Depuis, on travaille avec acharnement à la monétisation de l’eau en tant que telle (donner une valeur monétaire marchande aux fleuves, aux nappes, à l’eau de pluie, aux glaciers, etc.) dans le cadre de la monétisation généralisée de la nature.

L’approche économique devient omniprésente, elle s’impose en tant que norme, voire dogme. La politique de l’eau devient essentiellement une politique de gestion optimale, par rapport au capital investi, d’une ressource naturelle et industrielle de plus en plus rare.

Les mobilisations et les luttes des peuples, des paysans, des populations autochtones, des citoyens opposés à un tel asservissement de la conception de la vie et de la vision de la planète Terre aux logiques marchandes et financières n’ont pas réussi à renverser la tendance. La domination des intérêts des grands groupes industriels, financiers et commerciaux est adamantine, globale, à quelques rares exceptions. Leur victoire politique et culturelle semble sans faille, définitive.

Puis, grâce à un petit pays comme la Bolivie, une dynamique internationale s’affirme et le 28 juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution reconnaissant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain, c’est-à-dire universel, indivisible et imprescriptible. Quelques mois après, le droit humain à l’eau est inclus dans la catégorie des droits justiciables.

Victoire de la loi juste

Ce fut une grande victoire du droit, de la loi juste, une formidable avancée politique et culturelle réalisée à l’échelle de l’institution politique mondiale la plus représentative de la communauté internationale. Ce fut un choc pour les groupes dominants dont l’opposition à cette résolution se révéla perdante. La résolution fut adoptée à une grande majorité contre la volonté de la plupart des États du «Nord» (États-Unis, Canada, Australie, Japon, Nouvelle-Zélande et 16 États membres sur 27 de l’Union européenne parmi lesquels les plus combatifs furent le Royaume-Uni et la Pologne….).

Les États «perdants» n’ont pas attendu longtemps pour essayer d’effacer l’importance et l’influence de la résolution qui, évidemment, met en question la primauté économique marchande. La résolution a en outre trouvé un soutien remarqué dans le dernier document sur l’eau publié en mars 2012 par le Saint Siège. Pour la première fois dans l’histoire récente, l’Église Catholique affirme clairement que l’eau n’est pas une marchandise et qu’il faut garantir le droit humain à l’eau pour tous. En outre, elle abandonne la position de neutralité vis-à-vis à la question de la propriété et de la gestion de l’eau. Le document du Vatican penche en faveur de l’eau bien commun et d’une gestion plutôt publique que privée marchande.

Ils ont cherché à éviter toute référence au droit à l’eau dans le document final soumis à l’adoption du Sommet de la Terre de l’ONU Rio + 20. Le Canada a été le dernier pays à abandonner la tentative juste trois jours avant la remise du projet du document final aux États participants au Sommet. Oublier, faire comme si la résolution de l’ONU n’avait pas été adoptée ou n’avait aucune valeur. La stratégie de l’oubli a été aussi adoptée par la Commission européenne, dont on connaît la nette orientation marchande et productiviste en matière d’eau et des services publics locaux. Dans le document que la Commission a soumis entre mai et juillet 2012 à une consultation non contraignante en vue de la rédaction du document Plan de sauvegarde des Eaux d’Europe, elle ne mentionne pas  le droit à l’eau et à l’assainissement.

Et les aspects sociaux et humains?

Les 12 enjeux qui, selon la Commission européenne, marqueront la politique européenne de l’eau pour la période 2016-2030 sont tous d’ordre naturel, environnemental et économique. La seule manifestation d’intérêt aux aspects sociaux et humains concerne une rapide référence aux objectifs du développement du millénaire de l’ONU en matière d’eau. Or, le document de la Commission qui sera rendu public en novembre 2012 est destiné à devenir la bible de la politique européenne de l’eau jusqu’en 2030.

Plus forte encore que la stratégie de l’oubli, les opposants au droit humain à l’eau ont adopté la stratégie de la ressource, à savoir mettre tout l’accent sur la rareté de l’eau en tant que ressource naturelle fondamentale et essentielle pour la vie économique et donc pour l’agriculture, l’énergie, pour l’industrie. La thèse est devenue la suivante: s’il n’y a pas d’eau en quantité suffisante et qualité adéquate, il n’y a pas de droit réel à l’eau.

Apparemment logique, cet argument est profondément mystificateur car le «vrai» message qui en découle est qu’il faut avant tout garantir une gestion économiquement rentable de l’eau si l’on veut disposer des énormes capitaux financiers privés nécessaires pour contrecarrer la rareté de l’eau, la finance publique étant incapable d’y faire face. Si la rentabilité est assurée, affirment-ils, l’économie mondiale trouvera les ressources financières et on pourra permettre à tous l’accès à l’eau moyennant, évidemment, paiement et un prix de l’eau abordable et croissant au prix du marché. Au contraire, affirment-ils aussi, si l’on met à l’avant-scène le droit universel à l’eau, qui plus est sur la base du principe de la gratuité du droit, les capitaux privés fuiront sous forme d’évasion fiscale et d’orientation vers d’autres secteurs rentables.

Une escroquerie 

Cette opposition entre «ressource» et «droit» appliquée à l’eau est tout simplement une escroquerie scientifique et politique. En réalité, les groupes sociaux dominants riches ainsi que les grandes entreprises transnationales industrielles et commerciaux ne veulent pas partager la prise en charge du droit à la vie de tous les êtres humains et le droit du vivant de notre Planète. Ce qui intéresse les industries informatiques et des télécommunications, dont les besoins en eau de très grande pureté sont considérables, c’est qu’elles puissent continuer à inonder le monde de iPad, iPhone, ordinateurs et téléphones mobiles.

Le fait qu’il y ait davantage de personnes  ayant accès aux téléphones mobiles qu’aux toilettes ne constitue pas un problème, du moins pour elles, bien que l’on sache qu’on peut vivre sans iPad ou téléphones mobiles alors que, d’après l’UNICEF, cinq mille enfants meurent chaque jour à cause de maladies dues au manque d’accès à l’eau.

De même, Coca-Cola s’inquiète de la pénurie croissante d’eau parce que l’eau est sa principale matière première et elle craint une aggravation de la crise de l’eau. C’est pour cette raison qu’elle cherche à introduire des techniques permettant de diminuer ses besoins d’eau pour pouvoir maintenir sa capacité de produire toujours plus de boissons (en 2008 elle a employé 831 millions de litres par jour, suffisant pour alimenter en Europe une ville de plus de 2 millions d’habitants). Le même discours vaut pour Nestlé, Danone, Pepsi-Cola, Buitoni, Inbev, Monsanto, Syngenta, General Electric, Unilever, BASF ainsi que Alcoa, Rio Tinto (on sait que les industries minières figurent parmi les plus gros utilisateurs d’eau).

Même les compagnies d’assurance sont préoccupées par l’augmentation en nombre et intensité des catastrophes liées aux sécheresses et inondations. Aucune de ces entreprises ne s’active dans le domaine de l’eau en raison d’une passion soudaine pour l’environnement ou par souci de permettre à tout le monde d’avoir accès à l’eau. Pas d’altruisme ni d’écologisme.

Ce qui les pousse à agir est maîtriser le prix de l’eau dans une optique de préservation d’un niveau élevé de profits pour leurs actionnaires. Peut-on dans ces conditions s’étonner que les États, de plus en plus soumis aux intérêts des plus forts, abondent du côté de la gestion optimale de la ressource plutôt que du côté du droit à l’eau, à la vie ? Alerte. Il en va du devenir de l’humanité.

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Riccardo Petrella – Président de l’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau à Bruxelles

Riccardo Petrella : «Un écrivain, c'est un ouvrier... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)