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Ennui mortel

caprice-drone

Gaëtan Pelletier

La réponse pakistanaise à Michelle Obama

La réponse pakistanaise à Michelle Obama

Le Blog de Bernard Gensane

http://bernard-gensane.over-blog.com/2014/05/la-reponse-pakistanaise-a-michelle-obama.html

Avez-vous votre tapette à drones?

Toute sa vie Montaigne a voulu écrire mais il n’a fait que des essais.

(Bourde d’un étudiant du Bacc.

les hommes chômeurs jouent au basket,
les hommes ouvriers au foot,
les hommes cadres au tennis,
les hommes cadres sup au squash,
les hommes patrons au golf,
Conclusion :
Plus leur situation est élevée, plus leurs boules sont petites.
Source

L’humanité à la poubelle : le nouveau resto du NOM.

Il n’y a pas d’armes contre la bêtise humaine : elle s’enseigne toutefois dans les écoles, où les étudiants avalent les produits frelatés de « connaissances » trafiquées, pour un cheminement social   menant à une belle liberté de sujets dépendants et menottés. Ce qu’autrefois l’on nommait esclave.

Tous des Christophe Colomb… Conquérants du « monde ».

Mission : s’emparer de tout.

Quand tout le monde veut s’emparer de TOUT, il ne reste plus qu’une concentration de richesses dans les mains de quelques uns. Le singe a toutes les bananes et sa vie consiste à acheter tous les magasins qui vendent des bananes.

Et on ne forme que des vendeurs de bananes.

À la Monsanto, si possible…

Fabriquer et vendre.

Si les adolescents ont leurs modes  passagères, les employés des états, fabricants de machines sophistiquées, ont leur « machine » à détruire dont ils sont fiers. Ils en sont fiers parce qu’ils ont participé à leur fabrication.

Tous des poissons, l’œil pétrifié à cet or des fous : la technologie frelatée de la marche des États.

La réussite personnelle, peu importe les dommages collatéraux…  La réussite « personnelle »,  en fait, elle n’existe pas, puisque la société est un océan dans lequel chaque poisson que nous somme, y a  couvé et y a  grandi.

Faire et détruire

Nous voici à l’ère du drone, dont le l’embryon a été créé par les allemands lors de la dernière grande guerre mondiale, le V 1. Pour le bienfait de la nation… Et pour la solde. Car voilà que dans une société à la puanteur des guerres et de causticités malveillantes pour fin de contrôle, on nous bâtit des drones « modèles réduits ».

Le bien vient de passer dans le tordeur de l’Halloween…

Le gros drone… Aux armes, citoyens!

Le MQ-9 Reaper. Ce qui signifie « faucheuse », à « l’allégorie de la mort ».

En 2009, il était évalué à environ 16 milles Euro. Il doit frôler les 20 milles Euro aujourd’hui.

États-Unis

En janvier 2010, l’inventaire est de 6 819 drones de tout type, dont environ 200 appareils à haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l’avenir.

L’US Navy consacrera par exemple un budget à ces drones de 2 milliards de dollars américains pour 2013-2015 et qui devrait monter à 7 milliards en 202022. Wikipedia  

En France

En 2007, la France possédait 81 drones militaires (pour les renseignements). Quatre plans sont en cours de traitement pour acquérir de nouveaux appareils24. (Notamment le projet de Dassault Aviation: le nEUROn)

La police s’est dotée en 2008 du drone ELSA pour surveiller par les airs des manifestations ou des violences urbaines25.

Les drones, c’est comme les couteaux de cuisine : on peut trancher la viande ou assassiner  sa femme dans une folie « temporaire ».

Or, présentement, la race humaine semble plutôt vouloir charcuter la planète en utilisant le mauvais angle du couteau.

Les  armes, ce sont également les agents de la C.I.A. et l’armada de collaborateurs invisibles attelés à leurs bureaux pour combattre des ennemis créés pour… vendre des armes de…contrôle à distance.

Eux-mêmes, les avachis devant leur ordinateur-jouet ignorent qu’ils sont contrôlés.

Le pain volant et l’échappatoire par les chiottes

L’argent de nos impôts, de nos taxes, donné à  « l’État »,  (dettes à l’appui, sert à  farcir les dindes des réels meneurs néolibéraux),   mais détourné par  un arsenal de gamins aux cheveux blancs – faux sages des sociétés « modernes » –  se promènent  au dessus de nos têtes pendant qu’on crève de faim ou de désespoir.

Du pain volant…

Et pour l’eau? De la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste et des rivières pour  les sables bitumineux de l’Alberta. On en garde du « propre »  pour l’embouteillage des chérubins des G-20 et leur descendance de singes portatifs, sautillant sur la planète comme des sauterelles nazies.

La société a également son code génétique. Par sa propagande, elle enfante des « modèles ».

Des clones et des drones.

C’est la foi en ce code qui nous esclave jusqu’au puisard actuel mondialisé.

Nous sommes comme ce gamin dans une scène de la  Liste de Schindler  qui,  pour échapper aux gardes, plonge  dans le cercle troué  d’une chiotte.

Jusqu’aux cheveux…

On en est là.

À un poil du « puisard céleste ».

Le paradoxe de la liberté et de l’esclavagisme

Plutôt étonnant!

Un noir javellisé à la présidence des États-Unis qui est soit naïf, soit esclave de fabricants de miroirs produits par les banques « contrôlantes ».

Voilà!

On lutte pour instaurer des démocraties en luttant contre le totalitarisme intérieur  pendant qu’on instaure des régimes totalitaires par bombardements chirurgicaux ailleurs. Ou des massacres…

La résistance américaine se prépare déjà à abattre des drones. (Source ) Car, pour la population, l’ingénierie se dote de drones  pour infiltrer  et surveiller la citoyenneté américaine. Toutefois, les gros calibres ne suffiront pas…

Une bonne tapette à mouches pourrait faire le travail…

L’insecte espion

Ces drones vont de petits avions de surveillance pesant quelques livres à des aéronefs armés transportant des milliers de livres d’équipement et d’armement. Une nouvelle génération de micro-robots volants (« micro air vehicles, MAV ») est en cours de développement qui ne sont guère plus grands que des insectes et capables de pénétrer sans être vus dans des logements et des lieux de travail pour photographier, enregistrer et même tuer.wsws.org ( Tom Carter)

 

Mais les recherches sont en cours, là où les frères Wright ont fait leur premier vol : La Patterson Air Base, Ohio. Oiseaux et moustiques…

Voici le dernier cri :

La perle des drones

Financé par la DARPA, dépendante de l’armée américaine, ce projet vise à “modifier” des insectes, afin de pouvoir les télécommander, pour pouvoir les utiliser comme drones volants. Une vidéo montre les progrès accomplis : la commande à distance de ce gros insecte volant fonctionne !

Certains amis des animaux vont probablement hurler à la maltraitance d’animaux. Ou pas, car un gros scarabée, c’est quand même moins mignon qu’un bébé phoque. Ces chercheurs américains travaillent sur un projet étonnant : brancher sur le système nerveux d’insectes vivants, des appareils permettant de les commander à distance et ainsi, de les utiliser comme drones volants. Ou pour accéder à des endroits innaccessibles à un humain. Ce projet est financé par la DARPA, département recherche et développement de l’armée américaine.

Les progrès accomplis sont étonnants. Les chercheurs ont branché des électrodes sur les nerfs optiques de ce gros insecte volant. Des électrodes sont aussi implantées sur certains muscles de l’insecte, afin de les stimuler sur commande. Attaché sur son dos, se trouve le circuit de réception radio. Grâce à ce système, il est possible de faire décoller ou atterrir l’insecte, mais aussi de le faire tourner à gauche ou à droite ! Le chercheur ne fait qu’envoyer un ordre lorsque c’est nécessaire (tourner à droite par exemple), puis la stimulation s’arrête. L’insecte continue alors à faire tout seul ce qu’il sait le mieux faire, voler.

Les avantages de l’utilisation d’un insecte vivant sont évidents : il sait déjà voler, décoller, atterrir de lui-même. Il peut même par exemple atterrir le plus naturellement du monde sur un mur vertical, ce qui serait extrêmement difficile à programmer pour un drone mécanique. Un insecte peut transporter à peu près 30% de son poids sur son dos, ce qui dans notre exemple, permettrait d’emporter une charge utile d’environ 2,5g. La difficulté est donc de miniaturiser suffisamment l’équipement pour pouvoir en faire une application utile. (2)

Inquiétant, tout l’argent qu’on dépense pour s’entretuer…

Le chat-drone

Je n’ai pas d’arme pour abattre des drones, ni de tapettes à mouches. La mouche domestique a disparu… La tapette verte ou jaune  est depuis longtemps inutilisée. Elle dort sur une tablette…

Ce qui me fait peur, c’est qu’un jour, on fabrique des chats-drones que nous adopterons. Ils dormiront au pied de nos lits, avec leurs grand yeux-caméra…

Brrrr!

Il faudra aller en forêt pour voir de vrais insectes qui ne nous voient pas.

Ce doit être la raison pour laquelle on rase les forêts. ( Le complotiste)

Le politicien-drone

Nous avons déjà des politiciens-drones télécommandés par des banquiers et une quantité infinie d’adeptes du « développement durable ». Ils développent des banques. Et avec leurs résultats, ils développent d’autres banques.

Qu’ils mangent leurs banques!…

En attendant, je pense à ce cher Freud, à qui,  vers la fin de sa vie,  on demanda s’il était optimiste au sujet de l’avenir de l’humanité…

Il demeura silencieux…

Je pense que finalement un grand silence règnera sur le monde et que les insectes, qui peuvent dormir pendant des siècles, se réveilleront.

Tout ça, parce que nous sommes hypnotisés…

Quand ils se réveilleront – LES INSECTES- ils travailleront, en commun, à reconstruire cet Éden massacré.

Le ruban continu de l’Histoire, version VHS

 

Alors, réapparaîtra sans doute une autre créature velue qui passera des milliers d’années à tenter de se nourrir, de se vêtir, de survivre.

Puis, un jour, il découvrira l’électricité. D’abord le courant continu, puis, comme Tesla, le courant alternatif.

Il tuera un chien pour montrer le danger du courant alternatif.

Car, ayant perdu la victoire sur la connaissance et sur l’argent de la connaissance, rien ne pourra l’arrêter.

Un chien, c’est un chien… Après tout, il faut bien voir « de l’ordre » dans l’intelligence de la Vie…

Après la tapette à mouches, il inventera la mouche qui rend la tapette inutile.

On finira par s’entretuer tous pour créer la meilleure invention qui puisse nous détruire.

La meilleure?

Inutile de l’inventer : c’est NOUS.

Gaëtan Pelletier

Référence

  1. http://www.courrierinternational.com/article/2012/06/07/comment-obama-a-appris-a-tuer-avec-ses-drones
  2. Transformer un insecte vivant en drone
  3.  http://wsws.org/fr/articles/2012/jui2012/dron-j22.shtml
  4. http://efg-bnusfoodreserves.blogspot.ca/2012/05/usa-flying-drones-shot-down-in-texas.html

http://solari.com/blog/remote-controlled-mosquito-sized-flying-spy-drone/

Drones : comment des milliers de personnes sont exécutées en dehors de tout cadre légal

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 16 OCTOBRE 2013

Le drone est devenu l’arme de prédilection des États-Unis. Avec le drone, on ne combat plus l’ennemi, on pratique l’exécution de cibles présumées menaçantes. Finis les cercueils de soldats à rapatrier, et les guerres à devoir justifier. La guerre se transforme en chasse à l’homme, décidée dans des bureaux à huis-clos. Une traque en dehors de tout cadre légal ou contrôle démocratique. Pour Grégoire Chamayou, chercheur en philosophie au CNRS et auteur de Théorie du Drone, il y a urgence à penser cette métamorphose et ses impacts juridiques et éthiques. Avant que la France ne s’engage à son tour dans la « guerre des drones ».

Basta ! : Quelle est la place des drones militaires aujourd’hui ? Combien d’attaques de drone ont été menées ?

Grégoire Chamayou [1] : Je me suis intéressé aux drones chasseurs-tueurs, commePredator ou Reaper, utilisés par les États-Unis au Yémen, au Pakistan, en Somalie. Ces drones UCAV, « véhicule aérien de combat sans pilote » [2], sont devenus l’emblème de la présidence Obama, dans la continuité de la « guerre contre le terrorisme » initiée par George W. Bush. C’est l’arme de prédilection pour la doctrine officieuse de la Maison Blanche : « Tuer plutôt que capturer ». Un drone, ça ne fait pas de prisonnier… Les chiffres sont difficiles à établir du fait de l’opacité et du manque de sources indépendantes. Le Bureau for investigative journalism à Londres recense environ 3000 morts rien que pour le Pakistan. Avec, en 2010 par exemple, une frappe de drone tous les quatre jours !

En quoi le drone vient-il transformer en profondeur l’art de la guerre ? Et bouleverse toutes les catégories, spatiales, éthiques, stratégiques ?

La guerre devient unilatérale, avec l’élimination de tout rapport de réciprocité. Le drone est l’instrument de la guerre asymétrique contemporaine. C’est une forme de violence télécommandée, à distance. L’instrument d’un pouvoir impérial, hybride, qui se définit par certains attributs du pouvoir militaire, mêlés à des attributs de police. C’est la prétention de s’arroger le droit d’exercer une police létale à l’échelle mondiale. Avec un modèle stratégique : celui de la « chasse à l’homme », terme que l’on retrouve dans les documents des stratèges américains, avec la rhétorique d’une « guerre cynégétique ». Nous ne sommes plus dans la guerre à la Clausewitz (théoricien militaire prussien du 19ème siècle), définie comme un duel entre deux lutteurs qui se font face ou une multitude de combats enchâssés les uns dans les autres. L’image mentale qui correspond à ce nouvel état de violence, à cette guerre-chasse que théorisent les stratèges américains, c’est la traque, la poursuite. Le problème principal est la détection de l’ennemi, réduit au statut de proie, dans un rapport de pur abattage, d’exécution. C’est une forme de violence sans combat. Nous sommes dans l’exécution extrajudiciaire.

Le drone instaure aussi une verticalisation du pouvoir. La stratégie, c’est la technologie plutôt que l’occupation. Contrôler un territoire, à la verticale, depuis le ciel, sans envoyer de troupes. C’est l’utopie d’un pouvoir qu’on pourrait qualifier « d’aéropolitique » : la question de la souveraineté se pose non plus de manière plate mais tridimensionnelle. La maîtrise des airs et des ondes devient une question cruciale.

Comment l’utilisation du drone s’est-elle développée ?

Les étapes sont assez balisées. Le premier moment, c’est la guerre au Kosovo, en 1999 : des drones, non armés, sont utilisés à des fins de surveillance et de reconnaissance. La deuxième phase, ce sont les drones armés en appui des troupes au sol, pendant la guerre en Afghanistan. La troisième étape, c’est aujourd’hui la chasse à l’homme par les airs, avec des drones armés. La suivante, qui est en préparation, ce sont les drones létaux autonomes, avec pilotage automatique.

Nous sommes dans l’idéal de la guerre à zéro mort – dans son propre camp du moins : le drone est piloté à distance, les soldats ne risquent plus leur vie. La guerre au Kosovo est emblématique : elle a été conduite entièrement par les airs, avec des avions de l’Otan qui volent à une distance de sécurité qui les met hors d’atteinte des défenses anti-aériennes. Les États ne veulent plus assumer le coût politique des victimes, américaines en l’occurrence. Avec cette idée que l’opinion publique n’accepte plus des morts pour des « small wars », des petites guerres dont les enjeux sont flous.

Le drone est l’outil d’une chasse à l’homme « préventive », écrivez-vous. Celle-ci est basée sur la détection « d’anomalies », des déviations dans les conduites et comportements…

La décision de tuer s’opère de deux manières. D’abord avec les « frappes de personnalités » : une kill list est établie par l’appareil de sécurité américain. Lors d’une réunion tous les mardis, surnommé le Terror Tuesday (« mardi de la Terreur »), Barack Obama décide qui va mourir [3]. La deuxième modalité, ce sont les « frappes de signatures ». Le terme « signatures » fait référence aux traces, indices. Dans ce cas, on tue des individus dont on ne connaît pas l’identité, mais dont le comportement signe l’appartenance à une organisation hostile ou terroriste. C’est la méthode du pattern of life analysis, une analyse du mode de vie qui laisse soupçonner avec une forte probabilité qu’il s’agit d’un individu hostile. On convertit un faisceau d’indices en statut de « cible légitime », par des techniques de « probabilisation ». Nous ne sommes plus dans le domaine du constat flagrant, mais dans l’ère du soupçon. On cible des combattants présumés.

On tire sur un « suspect » sans connaître son identité ? Les erreurs sont donc possibles ?

Oui, structurellement. Mais le discours de « l’erreur » est très délicat, car tuer des civils est considéré comme une « bavure ». Une erreur ou une bavure, c’est accidentel. Or les erreurs sont inscrites dans le fonctionnement-même du drone. Le droit des conflits armés impose de distinguer entre civils et combattants. Les partisans du drone disent que c’est une arme plus « éthique » car elle permet de mieux respecter ce principe, en permettant de voir et de surveiller. C’est l’argument promotionnel du drone : une révolution dans le regard, un regard permanent qui permet des filatures de dizaines d’heures, et donc une meilleure capacité à établir cette distinction entre civils et combattants. Nous sommes là face à un paradoxe, en ce que le drone est aussi l’instrument qui supprime le combat. Vous voyez la contradiction fondamentale : comment est-il possible d’établir une distinction entre combattants et non-combattants au moyen d’un instrument qui supprime la condition même de cette distinction, le combat ? Comment distinguer, vu du ciel, un non-combattant d’un combattant sans combat ?

Les fameuses « erreurs » ne sont pas des bavures ou des accidents. L’impossibilité de distinguer entre combattants et non-combattants suppose de s’arroger un droit de tuer, au titre d’une menace indéfinie. Nous ne sommes plus dans le droit de la guerre, ni même dans le droit de la police. On est ailleurs.

Vous êtes probablement hostile, donc on vous tue par anticipation…

Le drone concentre des techniques de pouvoir et les synthétise d’une manière tellement exagérée, hyperbolique, qu’il permet de cerner des logiques à l’œuvre de manière plus générale. Cette technique de ciblage par profil, on la retrouve dans d’autres pratiques sociales : si vous achetez un livre sur Amazon, on peut établir, grâce à votre comportement de client, un profil pour vous recommander par similarité des livres qui correspondent à vos préférences. Avec le drone est utilisée une technologie similaire, fondée sur l’analyse des similarités et l’anticipation de leur récurrence. Et on vous envoie sur la gueule non pas un livre mais un missile…

Mais n’importe qui est un combattant « en puissance »…

John O. Brennan, directeur de la CIA, auparavant conseiller du Président Barack Obama pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, a déclaré que les drones ont fait zéro victime collatérale – expression idéologiquement abjecte en soi ! On avait réalisé la promesse : non seulement on ne mourait plus dans notre camp, mais il n’y avait plus de civils tués en face. L’arme du bien absolu, en quelque sorte. À quoi tenait ce miracle ? Comme très souvent à des manipulations statistiques : les autorités américaines comptabilisent par défaut comme combattant toutes les victimes tombant sous la qualification de « MAM » (military-age male), c’est-à-dire tous les hommes en âge de combattre. Tous ceux qui ont plus de 16 ans – d’après la silhouette vu du ciel. Les chiffres peuvent être corrigés a posteriori si l’erreur est démontrée. Ce que personne n’est évidemment capable de faire sur le terrain. Voilà à quoi ressemblent les miracles de « l’éthique militaire ». « Le temps des bourreaux-philosophes et du terrorisme d’État », dont parlait Albert Camus, nous y sommes.

« Nous entrons dans l’ère des panoptiques volants et armés », dites-vous. Quels sont les effets de cette surveillance permanente, et de cette menace permanente, sur les populations concernées ?

Le drone amène une révolution dans le regard, affirment ses promoteurs. Il instaure un régime de surveillance persistante, 24 heures sur 24. Les témoignages dont on dispose, de journalistes occidentaux détenus en otage au Pakistan, et les conclusions d’une enquête dans la région, évoquent des populations soumises à un état de terreur permanente. Un psychiatre pakistanais parle d’enfermement mental : on n’est plus confiné entre quatre murs, mais pris dans le tournoiement permanent, au-dessus des têtes, d’une arme dont on entend le bourdonnement, et dont on sait qu’elle peut frapper n’importe qui, n’importe quand. Imaginez cette terreur : vivre sous un mirador volant équipé de missiles ! Les stratèges américains théorisent cette « terrorisation de masse ». Ils disent même que c’est l’avantage tactique de cette arme : disloquer la psychologie de l’adversaire, avec une arme venue du ciel contre laquelle il ne peut rien faire. L’ennemi est dans une situation d’impuissance complète. Le drone est l’arme d’un terrorisme d’Etat.

En maximisant la protection de ses militaires, l’Etat oriente-t-il les représailles vers sa propre population ?

Oui. L’utopie de ce pouvoir, c’est la protection. Un idéal d’auto-préservation absolue des vies nationales, y compris militaires. Mais quand il n’y a plus de cibles à abattre sur le terrain, mécaniquement les représailles – puisqu’il y en aura forcément – vont se diriger vers des cibles plus accessibles : des civils, au sein même d’États qui se pensent comme des bunkers, protégés par des murailles. Mais il n’y a pas de murs assez hauts pour endiguer les menaces. Avec les frappes de drone, cette politique entraine la reproduction permanente de la menace qu’elle prétend éradiquer.

Quelles sont les conséquences de cette diminution du risque pour les militaires ?

Il y a une crise latente des valeurs guerrières, qui n’est pas nouvelle mais se cristallise sur le drone. Le drone apparaît très largement comme l’arme du lâche, de celui qui n’expose jamais sa vie. Pour les opinions publiques dans les pays frappés, mais aussi les pilotes eux-mêmes. L’image des pilotes de l’US Air force est celle, en grande partie fictionnelle, des chevaliers du ciel. C’est Tom Cruise dans Top Gun. Mais le drone rend les valeurs traditionnelles – courage, bravoure, esprit de sacrifice – superflues et même impossibles. Comme dans d’autres secteurs professionnels, les pilotes sont confrontés à une perte de statut, une déqualification matérielle et symbolique, avec la robotisation, l’automatisation.

« La guerre devient un télétravail à horaires décalés », écrivez-vous. Pilote de drone, est-ce une activité professionnelle comme une autre ?

Les pilotes de drones savent très bien qu’ils tuent. Mais est-ce qu’ils savent ce que c’est que de tuer ? La guerre devient en partie un travail de bureau pour eux. Pères de famille le matin, tueurs le soir. Ces militaires décrivent des existences schizophrènes. Ils vivent la contradiction d’un État officiellement en paix et pourtant en guerre. Les psychologues de l’armée américaine leur préconisent de cloisonner, de ne pas faire de lien entre les deux formes de vie…

Face à la crise des valeurs guerrières émerge une entreprise de légitimation du drone, une offensive théorique pour le faire accepter socialement et politiquement…

Des stratégies de légitimation du drone, parfois très acrobatiques, sont mises en place. Les académies militaires recrutent des spécialistes de la philosophie morale pour échafauder des justifications théoriques, sur le plan de l’éthique. La philosophie fait partie de l’arsenal militaire, qui accorde désormais une grande importance aux perceptions de « l’opinion publique ». D’où l’importance de contre-attaquer sur ce terrain. On trouve dans ces discours des idées paradoxales : le drone serait une arme « humanitaire » ! Le drone, comme moyen de tuer, serait « éthique ». Il sauve des vies, nos vies. Mais aussi la vie de ceux qu’on est amené à tuer. « Il est plus précis », disent les stratèges, recyclant le discours des « frappes chirurgicales » qu’on nous a servi dès la première guerre du Golfe. C’est l’émergence d’un discours que je qualifie d’ « humilitaire », une combinaison d’humanitaire et de militaire, qui prétend sauver les autres de sa propre violence, de sa propre puissance de destruction, en modérant les effets qu’elle a elle-même engendrés.

Dans quel cadre légal les frappes de drones s’inscrivent-elles ? Comment peut-on justifier ces exécutions ?

Comment un État peut-il s’arroger le droit de tuer n’importe qui, n’importe où dans le monde ? Y compris – ce qui a été le cas à plusieurs reprises pour les États-Unis – ses propres citoyens ? Ce n’est pas un hasard si, aux États-Unis, des républicains montent au créneau. Cela pose la question, de leur point de vue libertarien, des prérogatives de l’État.

Il y a aujourd’hui deux cadres légaux disponibles. Soit vous êtes dans le cadre du droit des conflits armés, ce qui suppose qu’il y ait un conflit, avec une zone, identifiable par un certain niveau de violence, dans laquelle l’homicide est décriminalisé. Mais les États-Unis ne sont pas en guerre avec le Pakistan ou le Yémen. Les frappes ont lieu hors zone de guerre. Le deuxième cadre légal est celui du law enforcement, dans lequel s’inscrit la légitime défense. Très schématiquement, c’est celui qui autorise un agent de la force publique, comme un policier, à faire usage de son arme. Les critères sont très précis : menace sur sa propre vie ou celle d’autrui, directe, imminente, écrasante, sans autre choix… Autant de conditions qui ne sont évidemment pas réunies dans le cas de la guerre des drones. Ces interventions ont donc lieu en grande partie hors du droit. C’est pourquoi les autorités américaines bottent en touche, et se livrent à une sorte de danse du ventre rhétorique. Des avocats, des juristes, travaillent à interpréter le droit des conflits armés, pour rendre légitime cette action. En cherchant par exemple à redéfinir la notion de zone de conflit armé, ce qui permettrait de s’arroger un droit de traque universelle.

Barack Obama a annoncé au printemps dernier sa volonté encadrer juridiquement les frappes préventives de drones. Une des pistes envisagées : mettre en place des tribunaux secrets qui se prononceraient non pas sur la culpabilité, mais sur la dangerosité d’individus. On aurait des tribunaux préventifs, jugeant par contumace des prévenus – non prévenus – dans une totale opacité, pour déterminer s’ils représentent une menace imminente justifiant l’exercice d’un droit de légitime défense préventive ! On marche sur la tête. Ces événements, comme le scandale récent de la NSA, donne l’image d’une bourgeoisie qui n’est plus capable, ni n’a plus la volonté de défendre les acquis historiques de l’État de droit moderne. C’est un projet de dynamitage de l’édifice du droit.

« Qu’impliquerait, pour une population, de devenir le sujet d’un Etat-drone ? », demandez-vous. Quels sont les usages possibles des drones à l’intérieur des États ?

Les guerres sont des laboratoires, analysait Karl Marx. La violence militaire est une sphère dans laquelle s’élaborent des technologies, des procédés, des rapports sociaux qui se diffusent ensuite dans la société. C’est ce qui se produit aujourd’hui, à une vitesse très préoccupante. Les projets de drones policiers sont déjà présents aux États-Unis. Et dans le cadre de la primaire socialiste à Marseille, le parti socialiste se demande si on doit envoyer, dans les quartiers nord de Marseille, l’armée ou des drones !

Le drone rend aussi plus difficile pour les citoyens de contester les guerres. Les peuples doivent avoir un contrôle démocratique sur la guerre : comme ils savent qu’ils en paient le prix, qu’ils en sont les premières victimes, ils font preuve de parcimonie dans la décision, et limitent le recours à la force armée. C’est l’argument kantien, la théorie optimiste du pacifisme démocratique. Le raisonnement des politiques et des états-majors est inverse aujourd’hui : si on peut mener des guerres sans victimes nationales, alors on pourra se délier les mains, se soustraire au contrôle démocratique. L’enjeu, derrière le drone, est donc l’autonomisation encore accrue du pouvoir militaire. C’est un moyen de minimiser les contestations politiques internes concernant les guerres impériales, néo-coloniales, les « sales guerres ». Des projets de drones ont émergé dès les années 70 par exemple en réponse à la crise politique liée à la guerre du Vietnam.

Quelle est la situation en France ? Quels sont les usages des drones ?

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a commandé aux États-Unis une dizaine de drones Reaper, non armés. Les acheter sans missiles permet d’accélérer la procédure. Entre les lignes, on comprend qu’on se réserve la possibilité de les armer plus tard. Le ministre évoque aussi des usages de surveillance du territoire. La doctrine officielle de la France est très floue et très opaque. Va-t-on suivre le même chemin que les États-Unis ? On pouvait espérer que la France condamne ces assassinats ciblés, ces exécutions extrajudiciaires, à l’échelle mondiale. Qu’elle demande l’interdiction des robots tueurs, ou a minima un moratoire. Mais elle n’a pas pris position.

La France est-elle également dans une stratégie de « dronisation » de son armée ?

On observe les signes d’un alignement sur la stratégie américaine, non réfléchi, à la va-vite, suite à la guerre au Mali. Alors même qu’une partie des stratèges américains tire un bilan critique et explique que cette stratégie est totalement contre-productive. On achète un gadget, le dernier iPhone de la technologie militaire, plutôt que d’avoir une réelle stratégie. Le choix français peut se résumer ainsi : de l’improvisation dans la précipitation.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

Photos : CC ministère de la Défense britannique

A lire : Grégoire Chamayou, Théorie du drone, La Fabrique Éditions, avril 2013, 363 pages, 13 euros.

Notes

[1] Grégoire Chamayou est chercheur en philosophie au CNRS, dans l’équipe CERPHI à l’ENS-LSH. Il a publié, à La fabrique, Les chasses à l’homme, (2010).

[2] UCAV, pour « Unmanned combat air vehicle ». Voir la définition ici.

[3] D’après une description du New York Times

Source: http://www.bastamag.net/article3403.html

Le jour où les U.S.A inventèrent le lavabo volant

John Kerry

John Kerry ( montrant du doigt le nouveau drone)

PHOTO YURI GRIPAS

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« En amérique vous avez le droit d’être stupide »

John Kerry

 

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«Bien que nous préférions l’interpellation et les poursuites en justice de terroristes, l’action létale est parfois nécessaire pour protéger des vies américaines» (…)

«Nos actions sont légales. Nous avons été attaqués le 11 septembre 2001 et une semaine après, le Congrès a autorisé l’usage de la force. En matière de législation nationale et de droit international, les États-Unis sont en guerre avec Al-Qaïda, les talibans et leurs affidés», a justifié le chef de la diplomatie américaine, reprenant l’argumentaire développé il y a quelques jours par le président Barack Obama. La Presse

Pour ne plus avoir à se salir les mains des « tristes » dommages collatéraux, les U.S.A viennent d’inventer le drone-lavabo… La machine parfaite qui  ablutionnera les dirigeants et les « pantagonois ». La supposée guerre « parfaite ». Les chasseurs de primes des hautes instances américaines pourront dormir sur leurs lauriers… Ça vous débarbouille une conscience imbibée de saleté.

Le X=47B : l’autodrone assassin

drone

Drone américain de reconnaissance et de combat X-47B (Photo: Archives/US Navy/Northrop Grumman)

Le 14 mai dernier, les Américains ont testé leur nouveau drone qui préfigure l’avion de combat véritablement robotisé et non simplement piloté à distance, un avion-robot qui sera capable de prendre des décisions lui-même et d’attaquer l’ennemi sans intervention humaine.

Le 14 mai 2013, l’engin en forme de losange ressemblant à une raie a été lancé à partir du porte-avions George Bush dans l’Atlantique.

Le prototype de drone de reconnaissance et de combat X-47B a en effet pris son envol ce jour-là du porte-avions George Bush dans l’Atlantique et, après avoir accompli avec succès son programme de vol, s’est posé sur la piste du centre de recherche de Patuxent River, dans le Maryland.

Ce drone à réacteur X-47B, conçu par la société américaine Northrop Grumman dans le cadre du concept UCLASS (Unmanned Carrier-Launched Surveillance and Strike) a une autonomie de vol qui dépasse 3 900 km, son altitude maximale avoisine 12 km, il atteint la vitesse transsonique et peut voler pendant environ 6 heures avec 2 tonnes de charge.

Mise en service prévue: d’ici 2019.

Ce drone mise sur l’importance croissante du rôle de programmes de vols autonomes, par opposition au pilotage à distance par un opérateur comme c’est le cas maintenant.

Le Rapporteur spécial Christof Heyns (Photo :Jean-Marc Ferré/ONU)

«Les RLA soulèvent des questions considérables sur la protection de la vie, par temps de guerre et de paix. S’ils devaient être introduits, ce serait alors des machines, et non plus les humains, qui décideraient qui doit mourir et qui reste en vie », a expliqué ; à Genève le Rapporteur de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Le 4enord

Klaatu barada nikto

La machine décidera qui est bon ou qui est méchant. Mais les bons ont une avance : leur développement technique. C’est comme se défendre avec un coupe-ongles devant un géant muni d’une mitraillette qui fait le choix de la cible.

Le jour ou la Terre s'arrêta

Sorti en 1951, le film de SF, Le jour où la Terre s’arrêta voulait montrer aux hommes le moyen de faire la paix : un robot décidait d’anéantir toute les armes pour mettre fin aux guerres. Lui et l’extra-terrestre sont débarqués à Washington…

Le grand rêve humaniste de  ce chef-d’œuvre est en train de démolir tout espoir pour la race humaine aux mains des serviteurs de la cupidité et de l’ivrognerie  de l’orgueil par ces « porteurs d’espoirs » enclos dans leurs jeux de guerres.

La crucifixion à l’échelle mondiale

Allah, Jésus, Mahomet, Zoroastre… Tous les prophètes – peu importe leur « religion », ont porté un message aux hommes sur la manière de vivre. Leurs messages ont pour la plupart été déformés. Nous n’avons maintenant droit qu’aux robotisés milliardaires, encoffreurs de vérités pour la conduite du monde : Washington et ses têtes à claques cadenassées dans leurs dogmes « infaillibles ».

Avec toute la douleur du monde, sur notre planète, en ce moment, l’humain  est déjà à la merci de la robotisation qui a   infusé les cerveaux.

Les citoyens de tous les pays, les humains – les vrais- , sont déjà « sous influence » et sous les menottes,  dogmatisé à l’idiocratie.

Le grand-père ou l’arrière grand-père de l’épouse de M. Kerry a inventé le  Ketchup Heinz.

Nous voilà maintenant avec des prophètes radoteurs, tueurs, mais fiers de la distinction du lavabo.

On ne se salit plus. Le « monde » est  à laver… On le javellise aux armes qui purifient.

Les Hell’s Angels coulent leurs victimes dans le ciment…

Avec le temps, cette Terre vaseuse va nous sécher à froid.

On dira que c’est la faute des robots.

Gaëtan Pelletier

1 juin 2013

Le sang de la Syrie: les cigognes drones

Nous commençons à être habitués à la recette: on peut tuer des enfants pour du pétrole ou de la « démocratie ». Alors, le petit charbonnier, toujours « négré » dans son « grand pays », ne supporte pas que l’on tue avec des gaz.

La pouponnière des Goebbels entreprend un nouveau « coup ». Éteignez vos chandelles, le monde va pleuvoir de la lumière de bombes. De l’électricité produite à coups d’idées fomentées par la trisomie étasunienne. Pas bêtes les gars du Pentagone. Pas bêtes, mais bêtes….  La merde  est un agenda qui date d’un demi siècle. Le confort par l’horreur. Il fallait y penser.

Ces gens-là font des cadeaux au reste du monde par des cigognes-drones.

Ils sèment de la démocratie en tuant. Liberté! Liberté! Ils sont lardés comme des cochons et rotent en mitraillant leur discours de pompeux preachers . 

On sait bien que les étasuniens veulent blanchir l’Afrique… Il y a un prix. C’est la guerre. Suffit de tricoter un peu, une maille à droite, une maille à gauche, des épingles. Plouf! On va chiffonner de la chair – en fait des âmes – comme si les humains étaient des bêtes d’un grand pâturage à idées.

Pilotes à distance 

Les américains manquent de pilotes de drones. Pourtant, il ne manque pas de chômeurs. Pour la Science Fiction, gageons que le « progrès », dans 10 ans, sera de faire la guerre dans son salon avec un laptot branché sur le Pentagone.

Un métier d’avenir.

En économie, on appelle cela de « la destruction créatrice ». Quand la cheval a été dépassé par la voiture, ça a permis un développement incroyable de boum économique et d’emplois.

Fini le stress du pilotage! On pourra tuer n’importe qui à partir de son salon. Des … je n’ose pas le dire… travailleurs indépendants, à domicile.

Et le trium « vrai-rat » du Royaume-Uni, de la France, des États-unis se lèche les babines pour faire du bien.

P.S.: Je me demande si Sieur d’Obama pète quand il mange des légumineuses… Je dis ça comme ça. J’ai un vieux briquet dormant dans un tiroir qui chercher à allumer quelqu’un. Suffit de le placer dans un concept de frappe chirurgicale.

Gaëtan Pelletier

30 août 2013

Le jeu des drones

Photo: So sad how many children Obama has killed by the drones!