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Hikikomori

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Crédit photo Hensor – Oscar (Fotolia.com) / D.R.

Hikikomori (引き篭り?) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent coupés du monde et des autres, cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels, d’après les spécialistes. ( Le monde nu, La dictature invisible du numérique.  Marc Dugain, Christophe Labbé 

Il y a une dizaine de jours, j’ai semé des graines. Et chaque matin, je suis là, comme un enfant, à les regarder germer, feuiller, fabriquer de la vie, par je ne sais quel miracle. Si je voulais en fabriquer une de mes mains, cela me serait impossible. Comme on ne fabrique pas un humain à partir d’un monde virtuel…  Ils est un proverbe qui dit que le cheval n’est pas différent de la pomme qu’il mange…

Les plantes ne peuvent survivre et se multiplier sans la terre dans laquelle elle pousse. Tout comme l’humain… Nous vivons dans une ère de culture d’illusions aux fins de contrôle, râpés par des compagnies transnationales pour une culture du capital et d’un monde sculpté par des cerveaux et non par des cœurs, des âmes.

Je ne mourrai pas comme un pleurote électronique greffé à une machine, soumis, reprogrammé. La révolution, la vraie, doit commencer par le simple geste du zeste philosophique d’ouvrir les yeux sur la grandeur de l’univers et de la petite feuille qui pousse à travers les milliards de mondes que nous percevons la nuit, là où la lumière de villes n’a pas souillé les ciels.

Aimer, c’est poursuivre l’oeuvre de la nature et non pas la détruire. C’est se distancer de cette masse de de constructivistes sataniques.

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C’est tout beau! Faut-il peindre, écrire, chanter et devenir célèbre?

Je vois dans tout ce monde vivant du printemps, les guêpes, les oiseaux qui se chamaillent dans les conifères du voisin, les feuilles surgir des arbres et verdir la forêt, la chenille qui rampe et qui bientôt se fera papillon, quelque chose de grand. Et cette grandeur est d’une grande simplicité: nous sommes, au fond, tous pareils, à la fois différents. La Vie est un dieu constant et ce monde insaisissable me rend curieux. J’ai des yeux grands comme deux étoiles qui auraient le pouvoir de jeter un œil sur une fleur au mois de mai.

La nature est sauvage. On dirait que la vie nous a livré un matériau brut, vivant, informe, au point de pouvoir en faire tout ce que nous voulons qu’il soit. Il n’y a pas que cet infini d’ailleurs, il y a celui d’ici. Les hommes ont de grandes ambitions… Pendant que les grands, dans leur énorme casino détruisent la simplicité et la magie de cet univers, la petite feuille survivra, ainsi que le perce-oreille. Tout ça peut se passer de nous, mais nous ne pouvons pas nous passer de cela ni de chacun des unités du NOUS qui nous ont construits.

Gaëtan Pelletier

IGuette

 

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Iguette= Il guette

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Arrivera bientôt la montre encore « intelligente » , la IWatch. Avec ça, vous pouvez payer vos comptes.

🙂

On vivra dans un monde de tueries planétaires, crevant de faim, mais sachant l’heure et pouvant payer ses comptes et probablement emprunter avec sa montre. Et ça ne changera en rien l’imbécillité croissante de la petite planète bleue en train d’étouffer, de nous asphyxier lentement, à Gaza, à l’Irak, aux enfants tués dans les guerres et à la déTERRE Iorisation permanente de la race humaine.

Il y a 12,000 ans, on chassait le Mammouth pour survivre. 12,000 ans… C’est court dans les millions d’années de l’histoire d’une petite planète « par hasard » accolée à une étoile en guise de feu de camp pour chauffer la cabane ronde. Maintenant qu’on est au chaud et qu’on dévore du McDo, on dévore également du MAC do… Iphone, IWatch, etc.

Les nouveaux chamans 

On aura une montre et encore des dieux pour s’entre-tuer, parce dans ce cher et périlleux progrès de l’histoire, on aura pour la première fois dans l’humanité été pris dans le filet des miroirs des nouveaux prêtres goebbeliens, sortes  de chamans venus apporter « la bonne nouvelle ».

Son porteur recevra différentes notifications, comme des courriels, des textos, des alertes, des avis de réunion, etc., par le biais d’une légère pulsion au poignet. Il pourra répondre à des messages en utilisant les options variables selon le contexte ou par le biais de la reconnaissance vocale. Siri y est également intégrée. Un haut-parleur permettra les appels ou les messages par walkie-talkie. Deux utilisateurs de la montre pourront échanger des dessins en gribouillant sur l’appareil. Les amoureux pourront même faire sentir à l’autre, en direct, les battements de leurs coeurs!

La Apple Watch pourra contrôler l’Apple TV ou encore servir de télécommande pour l’appareil photo du iPhone.

Plusieurs applications bien connues d’iOS seront disponibles sur l’Apple Watch, comme les cartes, la météo, Passbook, Photos, mais la grosseur de l’écran a obligé les designers d’Apple à les adapter et à trouver une nouvelle façon de les contrôler. La montre est donc tactile (elle détecte aussi la force de la pression), mais se contrôle également à l’aide d’une petite roulette semblable à une montre ordinaire, à droite de l’appareil.

La Apple Watch, résistante à l’eau, plaira assurément aux sportifs puisqu’elle pourra mesurer lors d’une activité sportive la distance parcourue, la vitesse de déplacement, l’intensité de l’effort via le rythme cardiaque et le nombre de calories brûlées. Elle apprendra à mieux connaître son porteur pour éventuellement lui proposer des objectifs pour se tenir en forme. Pierre-Olivier Fortin, Le Soleil 

Dans la prochaine version, on pourra sans doute savoir l’heure de sa mort, la raison de sa mort, combien nous devons en mourant et sans doute que votre compte Facebook, quelques minutes plus tard, rédigé une chronique nécrologique automatique. Puisque Facebook engrange tous les renseignements vous concernant, vous ne verrez plus non seulement votre vie défiler devant vous, mais toute la planète le verra. Fini le tunnel de lumière!  Un système automatisé choisira une photo de vous, – la « meilleure », et lancera un avis de décès triste et émouvant.

Tous vos « amis » seront que vous serez morts. Il y en aura deux ou trois qui larmeront en crocodile… Mais, bon! C’est la vie! comme disent les Iricains.

 À l’écoute des Aléoutes 

Le tribus de Sibérie ou celles frontalières à la Chine, nomades, sous la tente, ont maintenant leur antenne parabolique. Alors, vraisemblablement, sans être Nostradamus, ils auront leur IWatch. On pourra même les voir tuer un renne et boire son sang en HD. Mais ça ne s’arrête pas là… Une fois qu’ils seront trop intégrés, on les mettra sous la tutelle des espèces en voie de disparition et on les subventionnera pour qu’ils poursuivent leurs coutumes qui seront une bonne nouvelle pour les gens bien assis devant leur téléviseur: les voyageurs télé.

Mais bon! Avec les réchauffement de la planète, les rennes volants de Noël, il se pourrait que tout cela devienne fabulation et que les sapins deviennent des sapins de plastique en provenance de Chine. Et la neige pourrait être artificielle. D’ailleurs, les rennes n’ont jamais volé et le père Noël non plus. C’est des inventions d’adultes…

Imagine 

Je vous laisse imaginer le reste.

Mais pour une piste, je suis bon pour un coup de pouce.

On se lèvera le matin, plus besoin de regarder la télé: on a été licencié.

Ou alors, le réveille-matin de la montre sonnera. Le travail! Vous le fermez. Il se met en mode alerte.

– Chérie! Chérie! ma montre est brisée.

Vous allez courir chez le réparateur qui ne répare plus rien mais vous en vendra une autre.

En l’ouvrant, tout sourire de votre nouveau gadget, La IWatch 666, vous aurez accès à Facebook et à la nécrologie annonçant la mort de votre amour. Vous l’auriez su en vous retournant dans le lit pour regarder le regard froid de votre amour!

Comme chantait Piaf! « Dieu sépare ce qu’il a uni »

ET STEVE JOB AUSSI!

Gaëtan Pelletier

9:41

10:36

Lunch: darne de saumon  à base de sardines du Chili. Version améliorée 3.347.10.111

8:20

Pouls: 71

Nouvelle de l’heure: un homme meure suite à un accident de travail. La boîte noire de sa montre sera analysée.

etc.

Des yeux et des dieux…

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On passe sa vie à se faire des yeux. Chaque regard est une voix. Une voix. Avec de la brindille de lumière, des chants doux, des pépites ocellées, avec des cordes de guitares quand on sait lire la musique des êtres. Ce sont des livres sans mots. Il y a des la, des sols, des ré, des Rémis, des réminiscences.

Pourquoi fouiller les ciels pour y trouver des guides? Il suffit d’éteindre le vacarme des litanies de plus en plus burlesques du monde actuel. La débilitante machine à crachailler ses recettes comme une soupe au grand bouillon de la peur. La peur est la corde, les grandes menottes givrées des humains. Affolés que nous sommes! Volés, violés, triturés. C’est la grande guerre économique. Ils vous diront : « Je t’aime, mon peuple! ». Ils vous diront qu’ils ont des projets, des océans d’affaires dans lesquels barbotent des milliards de poissons. Ils vous aiment comme ceux qui ne savent pas ce qu’est l’amour. Ils vous aiment en chiffres, alors qu’il faut aimer en lettres.

C’est ainsi que l’on s’enferme dans les bras d’une femme, dans les bras d’un homme, dans des bras, des étreintes en soupirant.  Comme on s’enferme dans les bras des églises-crésus. Pour se soustraire. Pour se sauver. Pour remettre à  l’éternité ce « grand bonheur ».  Comme on se fait un clan d’un invisible ailleurs. Promis! Juré! On s’agglutine dans des livres. On les prend pour des vérités fixes, sans vie. Et chacun y va à sa manière tout en étant des disciples. Une idée gouru, ça vous va? Cuisinier de la vie cimentée? Tout fige. Dans cette vision, les oiseaux sont en suspend dans le ciel.

Qui donc s’attarde aux bulbes des fleurs? On attend son accouchement… Attendre est une action dans de grands errements qui font avorter la puissance du mouvement. On attend sa beauté, ses couleurs, ses parfums. Mais on laisse – que trop pressés – le regard de la terre, sa caloricité des juillets.

Dieu existe quand je croise un regard, une voix, une « paisibilité » gracieuse.  Dieu existe dans un  sourire. Dieu existe quand les tomates s’offrent à nous dans la brûlure du soleil. Dieu existe mais il n’existe pas divisé… La terre et la tomate, les insectes, le soleil, la pluie en perles, quand le ciel craque et sabre le ciel d’éclairs. C’est dieu ici.

Pour vivre, on ne peut pas n’être que des croyants à la pluie, ni à ceux des éclairs. Là, dans les églises écrasées de bredouilleurs qui s’en vont s’armer, s’écrasent de grands croyants.

Puis ils se battent entre eux. Comme si la pluie n’était pas née de la passion du soleil et de l’eau!

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C’est la faim des tant…

***

Ce matin, quand la neige avait  bouffi de blanc la forêt, je suis allé marcher dans cette manne étrangement blanche, froide et humide. J’y ai croisé des sentiers de petites bêtes en survie. Après deux heures, je ne pendais qu’à l’humidité et le froid qui m’imprégnaient. Le froid comme mantra. La glace pendue aux arbres, et la route à faire vers le petit camp. C’est ma façon de prier, de garder un œil sur ce qui fait mal. Ce qui fait souffrir. Ce qui nous déstabilise. Tout ce que l’on vend se veut nous stabiliser, nous figer, nous transformer en statue de sel. Alors on voit tous ces gens s’étreindre dans des idées. Des idées-amours! Si chéries! Si parfumée, grimées, trompeuses.

Pendant ce temps-là, à Montréal, sur un pont, marchaient à pas de tortue des autos faites pour rouler à 200 km heure. Éperdus, écoutant la radio. Ce Goebbels électronique, coq matinal! Il n’y avait pas que le froid, l’humidité et la neige. Non. Toute la misère du monde  livrée, martelée, subliminale et râleuse. On leur a vendu le confort. Ils sont alors confortables dans leurs coffrets métalliques, sur pneus d’hiver, à se faire enjouer par la belle parlure de six haut-parleurs.

***

Dieu n’a pas deux bras. Dieu a tous les bras. L’œil est une sorte de bassin de vie par lequel on voit un peu de nos semblables. L’œil n’est qu’un pixel de la Vie.

Nous sommes un quelconque destin. La seule consolation est de savoir se prendre dans ses bras. La Vie est le plus baroque du « lonesome » voyage parmi tant d’autres.

Si dans les yeux on peut voir bien des voyages qui ressemblent aux nôtres, il est bon, de temps en temps de se laisser aller, en soupirant, respirer en accolades, en étreintes la vie des autres.

Avez-vous  remarqué que nous le faisons en fermant les yeux?

Se faire aveugle de la chair permet sans doute de voir un peu l’éternité que trop cachée en chacun de nous.

Gaëtan Pelletier

17 décembre 2013

Cours en format compressé concernant la destruction créatrice

La « destruction créatrice » désigne le processus continuellement à l’œuvre dans les économies et qui voit se produire de façon simultanée la disparition de secteurs d’activité économique conjointement à la création de nouvelles activités économiques. Wikipedia 

MÉTIER 1 

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Le bourreau

On les nommait « les exécuteurs de hautes oeuvres ». Ce métier, hélas, n’existe plus. Il a été remplacé comme fut remplacé le Maréchal-ferrant par le mécanicien. Le cheval est dans votre moteur…

C’est dommage…

MÉTIER 2

Obama

Président des États Unis d’Amérique.

Notez que ce métier est doté d’une hache volante: le drone. Le bourreau, lui, avait une tête à couper, tout près de lui. L’immense progrès de l’Humanité a fait en sorte que l’on peut maintenant aller décapiter de manière chirurgicale le terroriste à l’autre bout du monde… Et son AK47 est lui aussi foutu.

Un peu avant, on avait créé la bombe H.

Gaëtan Pelletier

30 novembre 2013

P.S.:

Je suis toujours à chercher à comprendre ce qu’est le progrès. Le prix d’un drone, transformé en aliment, pourrait nourrir des tas de gens. Des enfants, surtout… Qui ne deviennent jamais des adultes. Et ce n’est pas à cause de la médecine. 

Il existe alors une solution radicale: remettre le bourreau au boulot et lui donner la tâche de hacher les têtes flamboyantes. Nous sommes tous des flamboyés avec nos petits x pour voter. 

je  vais faire mon généreux… Comme un coupon-rabais des produits à acheter pour être heureux.

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2008/09/25/le-sans-abris/

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2008/05/21/mon-luxe-est-un-pissenlit/

https://gaetanpelletier.wordpress.com/2008/04/23/le-voyage-du-bagage/

Je suis venu sur Terre, faire un tour
Mon corps  pour  bagage, en voyage
 
Je suis venu m’éblouir, voir un peu
La beauté des lieux  et les âmes
 
 
Je me refuse à suivre des recettes de vie… Je déteste tout ce que l’on vend de par les nouveaux prêtres « d’être ».