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L’humain, une édition limitée

Tout le drame du monde se joue sur le jugement et l’incompréhension. Nous n’avons pas à « comprendre » les autres, mais à garder l’esprit ouvert pour apprendre ce que les autres ont ce que nous n’avons pas.  La réelle compréhension n’est qu’une constatation et une attente…

Chaque petit geste de la vie risque de n’être que la même chose que le massacre des autochtones du Canada qu’on a forcé à se transformer en « bons citoyens », selon les critères, les croyances fixes d’une société dite évoluée.

Les rapports humains sont difficiles puisque la  » majorité » du reste du monde, des gens, n’entrent pas par notre mince ouverture d’esprit. On nous l’a simplement étriqué, et, surtout rendue seulement « sociale ». Limé notre grandeur jusqu’à la servitude et rapetissée jusqu’à l’avoir sans être. C’est bête mais d’une infinie puissance.

Qu’est-ce donc que ce cher mot « aimer », si ce n’est simplement que de respecter? La tâche d’être différent à travers un monde de pareils n’est pas aisée. Mais on peut l’être sans « briser les autres ».  Car en brisant ceux-ci, nous nous brisons.

Être ignorant c’est connaître énormément de choses, de concepts, bref, toutes ces perles intellectuelles à la Houellebecq – petit dieu des intellects universitaires – mais être soi-disant intelligent, c’est mettre le feu à sa curiosité et à la Vie.

 

Gaëtan Pelletier

 

 

Ce qui a un sens…

thereminsoul:</p><br /><br />
<p>Δημήτρης Λέτσιος<br /><br /><br />

 

Ce ne sont pas les mots, ce sont les choses simples de la vie. Le sens du monde dans une vaine recherche ne mène pas au bonheur, mais à disséquer un ensemble pour tenter de le reconstituer. Comme s’il fallait comprendre pour être heureux… Comme s’il fallait tailler un TOUT  en morceaux  et reconstituer.

Il faut seulement être simple. E t c’est de plus en plus difficile, parce que nous avons appris à disséquer nos malheur, à nous faire disséquer comme si la simplicité était une maladie de la Vie.  Comme si ce n’était que le moyen « d’être heureux ».

Nous accordons tant d’importance à l’intellect et à ceux qui croient que l’intellect peut régler nos « problèmes » c’est que notre ignorance provient justement du fait que c’est cette accentuation de l’importance de l’intellect qui a détruit et qui continue de détruire nos vies.

Il n’existe pas de science du bonheur… Il existe une philosophie de vie qui consiste à accepter l’incompréhension et le mystère, les misères, le travail, et si vous trouvez que le Hamburger de McDo est empoisonnant, les analyses, les débats, les guerres, les faux-culs élus, sont bien plus terribles et davantage  tueurs cachés sous un amas de simagrées. 

Et je passe la croûte sèche des arnaqueurs qui s’amusent avec la sueur des peuples, menteurs et trafiquants de vérité.

Un X est une croix trafiquée…

Le pire poison est bien la complexité de ce que nous avons créé au nom du « savoir » qui est une ignorance abyssale. Entre vivre vivre pour le savoir se trouve un volcan qui va nous anéantir. 

Nous en sommes à refaire le coup du dinosaure mais par suicide collectif.

Nous sommes des mailles qui semblent n’avoir pas  su tricoter un tissus humaniste. On peut bien se glorifier de nos « sciences », des lobes du cerveau, mais notre anéantissement sera le fait d’un labeur oublié de nos âmes et du « tout ensemble » pour les semailles.  On ne défriche pas une terre et la cultivons un par un.

Celui qui est nourrit doit  porter un peu de cette « misère » qui – hélas – fait partie de nos vies. On aura bien tenté d’y échapper. Même par la robotisation – vite achetée par les « moneymakers ».

Gaëtan Pelletier

Mai 2014

L’ultime tsunami

Lac Baïkal

« Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente » 

Antoine de Saint-Exupéry « 

Lac du sud de la Russie sibérienne. D’une profondeur de 1 741 m, c’est le lac le plus profond du monde!; il contient un cinquième du volume d’eau douce à l’état liquide de surface de toute la planète. Formé dans une profonde dépression tectonique, le lac était même plus profond avant que ne commence l’entassement de sédiments. Il a une surface de 31 468 km2, ce qui en fait le huitième plus grand lac du monde, le troisième d’Asie, après la mer Caspienne et la mer d’Aral, et le plus grand lac d’eau douce en termes de superficie. Il compte environ 1 963 km de rivage. Le lac, qui a la forme d’un croissant, mesure environ 620 km de long et sa largeur varie entre 15 et 80 km. Il est alimenté par la Selenga, la Barguzin et la Verkhnaja Angara. Son unique émissaire est l’Angara inférieure, qui coule à l’ouest du lac et se jette dans le Ienisseï. C’est sur cette portion de l’Angara que se trouve Irkoutsk, l’agglomération la plus importante. Situé à une altitude de 456 m, le lac est entouré de montagnes, sauf à la hauteur du delta de la rivière Selenga, au sud-est.  Source 

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Il aura fallu 25 millions d’années pour « construire » cette merveille. Comme le reste de la planète, d’ici un autre siècle, il se pourrait que disparaisse ce lac aux eaux si claires que la lumière s’infiltre jusqu’à 40 mètres. La pureté de son eau est calculé à 99%.

« Autonettoyant grâce aux Amphipodes. 

L’Homme s’est écarté de la Nature. De la Vie… Dans son orgueil démesuré, sa vision étroite, sa marchandisation à outrance, la vie sur Terre – du moins celle du singe cravaté – risque de sabrer en quelques siècles toute l’organisation qui aurait pu faire vivre l’humanité dans un confort grâce à une science, à une philosophie, et une organisation sociale dénuée de guerres, d’économie sulfureuse, et de vendeurs du temples.

Au 20 ième siècle, les guerres ont massacré des millions d’humains en souffrances et dommages collatéraux, démesurément,  dans une enfilade de guerres « arrangées », truquées par des motifs économiques. Comme toujours…

Au 21 ième siècle, la guerre économique s’est accentuée, sans pruderie, hypocrite, laissant le pouvoir entre les mains d’un monstre: l’économiste allié au plaisantin pantin répétiteur de formules vides. De l’avide au vide… Le politicien.

L’espoir d’un « monde meilleur » est en train de s’effondrer. Orwell n’était qu’un microcosme d’ADN visionnaire. On dirait maintenant qu’il ne voyait que d’un oeil.

Le plat 

La Terre est une sorte de « plat renouvelable » laissée à l’Homme. Pour des millions d’années. Cet enfant de la Vie n’a su que briser son outil pour en faire un jouet.

L’Homme en détresse pris « SON » dieu. Le philosophe en détresse demande qu’on l’écoute. Le monde s’est transformé en un magma satanique issu de la bête la plus bête jamais implantée sur cette planète.

Priez « dieu ».

Votez.

Marchez sous des pancartes.

Écrivez.

Instruisez vous aux écoles mensongères.

Croyez!

Les maîtres de l’illusion vous ont construits. Les barbares déguisés vous livrent leurs petites machines à sous qui servent à parler. Ipod-miroir. Sauvages d’ici. Enterrés de demain…

Le mot « travail » n’a plus aucun sens, puisqu’il est la servilité sculptée par cette bizarre religion qu’est l’avoir. Et de par cet avoir, l’esclave qui se vêt de la fabrication de serviles esclaves à l’autre bout du monde, se croit libre. Or, il n’est que la pauvreté vêtu d’une autre forme de pauvreté et d’esclavagisme.

On achète maintenant « son » savoir comme on achète un gadget qui deviendra obsolète demain.

On se délivre de l’esclavage en achetant tout ce qui nous rend esclave.

Il est maintenant acceptable d’élire un « morceau de chair » halluciné. Ils ont une espérance de vie de moins d’une décennie. Alors, nous en bouffons de plus en plus pour nous nourrir.

Le politicien, c’est comme le sucre. L’homme d’affaires, c’est comme le gras. Et plus on engraisse, moins nous pouvons nous mouvoir. Il en est ainsi de l’information: plus on en mange, moins elle sert à nourrir vraiment. Sorte de drogue du vide que l’on cultive encore et encore….

En fait, il faut peu pour comprendre: c’est que le trop est une masse graisseuse qui larde.

Nous naissons ignorants. Nous apprenons ce qu’on nous donne à apprendre. On dira que c’est du savoir utile à la société.

Le lac Baïkal est rempli de poissons. Mais le monde a maintenant tellement de pêcheur qu’ils pourront bientôt tout avaler sans savoir qu’ils s’avalent eux-mêmes.

Le mot « bonheur » lui également n’a plus aucun sens, puisque esclave et sans avoirs réels, dans une terre en « destruction permanente », le bonheur ne peut exister si la créature qui y veut y avoir accès n’existe pas, ou bien existe dans un format pire qu’il y a 25 millions d’années.

Jamais un cycle de vie risque de n’être aussi court.

Gaëtan Pelletier

Article à lire:

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/07/21/une-mer-sacree_3450742_3214.html