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L’homme qui regardait la télévision qui le regardait

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Selon les documents publiés, les pirates de la CIA pouvaient entrer dans les iPhone d’Apple, dans les appareils qui fonctionnent avec le système Android et même dans des téléviseurs intelligents Samsung dans le but de récupérer des messages textes ou des messages vocaux. Par la suite, les pirates cryptaient ces appareils à l’aide de logiciels sophistiqués. Radio-Canada 

L’histoire d’Alexis qui regardait la télé le dimanche 

Cette histoire est véridique.

Il était une fois , il y a de ça 40 ans, un homme qui vivait quasiment en ermite sur un petit lopin de terre, dans une maison au bardeau de cèdre noirci par le soleil. Il cultivait sa terre et bûchait son bois pour l’hiver.  Le dimanche, il regardait la télé. Mais, un peu fêlé, disait-on, il s’habillait proprement, ajustant sa cravate, défroissant son veston, certain que les personnages de la télévision le voyaient.

Et tout le village rigolait de ce « Fool on the Hill ». Tout le monde sait que personne dans un appareil de télévision ne peut voir les spectateurs. Mais il tenait à son rituel: jamais il n’ouvrait la télé sans se raser, se laver, et porter ses plus beaux vêtements.

Il mourut quelques années plus tard, sa maison tombant en ruine, on l’acheta pour une bouchée de pain. Puis on jeta  la télé aux ordures-recyclages (sic, quelle belle menterie!).

Voilà qu’aujourd’hui, avec les appareils modernes, il se peut que votre télévision vous regarde, vous épie, et enregistre ce que vous dites, ce que vous faites. Tout est possible. Ce cher totalitarisme – au nom de la sécurité – vous fouille probablement jusque dans vos écrans d’ordinateur. Et pourquoi pas?  Il est devenu difficile d’avoir le contrôle de ses propres appareils… À se demander si l’appareil ne vous contrôle pas, sachant ce que vous bouffez, ce que vous pensez, vos intérêts, vos petits luxes et voilà le portrait de vous que vous ne connaissez même pas.

Désormais, avant d’ouvrir un appareil, assurez-vous de vous habiller convenablement, – idées y comprises – selon les règles de l’État. Le totalitarisme, lui, se présente endimanché, pur, chaste, immaculé.

Depuis que je suis au courant des méthodes CIiennes ( prononcer scie hyène), je me méfie de mon grille-pain, de ma brosse-à-dents électriques, de mon stylo, et même de mon chat. Charlie a des yeux charbonneux et bizarres: on dirait deux caméras qui me surveillent. Et je me demande si cette queue plus que poilue n’est pas une antenne…

Gaëtan Pelletier

Conte des mille et une nuits : La vie de Ben Laden

Vous pourrez raconter à vos enfants, afin de les endormir, l’histoire de Ben Laden.

*** 

Ben Laden est né en Arabie Saoudite. Enfant, il n’avait pas de barbe, pas d’armes, et mesurait 9+11 pouces= 20.

Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l’université du roi Abdulaziz de Djeddah de 1974 à 1978, puis intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.

Il hérite de 25$ à 30$ millions de dollars. À son décès, on évaluera sa fortune à 300$ millions.

Le combattant du soviétisme

En 1980, les soviets envahissent l’Afghanistan et se battent contre les moudjahiddins, dont fait partie un certain Ben Laden. Pour nuire aux intérêts soviétiques, le groupe est aidé et financé  par la CIA par le biais de l’agence de renseignement pakistanaise, l’ISA.

Tous les gars se cotisent pour que les MUJAHIDEENS vainquent les méchants russes. Mais ce n’est pas suffisant… Pour financer le tout, on n’y va pas de main morte : la CIA implante une série de moulins à farine afin de trouver des fonds pour commanditer  les activités. Dans le but d’accélérer l’opération, on ira dans plusieurs pays du monde acheter de la farine blanche. Du pain et des œufs. Inquiets de la qualité de la farine, ils recourent à des chiens renifleurs.

Ce sont des chiens entraînés, qui branlent de la queue si elle est bonne et qui jappent si elle est affreuse.

Des COP. Des Chiens  à Obsolescence  Programmée, vendus par une firme d’ingénierie génétique qui les fabrique pour qu’ils durent 7 ans, dans le but d’en vendre d’autre le plus rapidement possible.

Trajet des financements.

Ben Laden, déjà riche, hérita de 53 demi-frères et sœurs. Son père ayant 22 femmes, s’était éreinté à la « procréance ».

Après avoir vaincu les russes, OBL entra en Arabie Saoudite en héros. Mais cela tourna au vinaigre.

Chassé et privé de sa nationalité, des attentats furent perpétrés, et ceux-ci, comme dirait le québécois, « passèrent sur son dos ».

Après être accusé de plusieurs attentats, et s’en être vanté, il déménage avec ses deux appareils de dialyse. Plus tard il ira à l’hôpital de Dubaï, souffrant d’insuffisance rénale,  depuis 1985.

On l’accusa d’avoir volé deux appareils de dialyse. L’histoire ne dit pas s’il lui fut greffé un rein, mais avec la parenté si nombreuse, il se peut qu’il ait put trouver quelqu’un de compatible.

  Cela se passait en juillet 2001.

Ben Laden, sortit de l’hôpital par la porte d’en arrière. Pendant ses longues nuits de sommeil, il rêva un jour qu’un appareil crashait sur l’hôpital.

Il s’écria : « Euréka », mais en Arabe : karaheu.

TORA BORA

« Après l’appui c’est le beau temps… »

Hommes d’affaires brillant et débrouillard, il continua de faire des affaires à partir d’une grotte. 41 grottes équipées d’électricité, avec des systèmes ultra-sons, un hôpital, tout cela situé à 300 mètres sous terre, avec ventilation et télévision couleur. C’est ce qu’on raconte. On trouva –selon mes sources de renseignement – Système D – 71 grottes avec un char d’assaut.

Voici la porte d’entrée filmée par la télévision américaine.

Les États-Unis, après le 11 septembre, découvrirent par hasard   où se trouvaient OBL.Ils  bombardèrent toutes les montagnes de Tora Bora en Afhganistan pour anéantir Al-Qaïda et son chef barbu.

Hélas! Au grand regret des américains, en particulier GWB,   il s’évada. Pendant des heures et des heures, par un convoi invisible par l’armée américaine.

On l’avait encerclé, laissant 45 degrés de sortie. Après le feu d’artifice, un ancien taliban, Hamad Karzai est « élu ». Comme le dit le cliché : il avait  changé son fusil d’épaule. Un taliban aurait assassiné son père…Il se serait  fâché et se serait  tourné du côté des bons gars.

La disparition de Ben Laden

Ben Laden devient invisible après  les destructions des grottes. Il déménagea à Abbotabad,  au Pakistan, pays qui finançait par les moulins à farine de la CIA, les opérations contre les russes.

Étant surveillé depuis 4 ans, on avait le choix entre prendre un bon sniper ou une équipe de la Navy Seal, la meilleure. On choisit la seconde solution pour plus tard en faire un film.

Capturé vivant, il aurait pu dire des choses affreuses, étant donné qu’il regardait trop la télé. Car à la télé, on dit tout sur ce qui se passe dans le monde.

Il était recherché depuis dix ans, mais trouvé depuis quatre ans.

En Amérique, on compte, mais avec des doigts de Guantanamo.

La vie privée de Ben Laden

Nous en savons peu sur la vie privée de Ben Laden, mais nous savons, d’après les photos, que pour passer complètement inaperçu, qu’ il  utilisait un colorant à barbe, Just for Men.

 

 Mais pour ne pas passer inaperçu, il portait les mêmes vêtements. (voir photo).

La retraite de Ben Laden

À l’approche de la cinquantaine, Ben Laden décide de prendre sa retraite. Il s’achète une maison à Abbottabad. Une résidence discrète de 1$ million, entourée de barbelés de de caméras de surveillance. Mais pas de téléphone ni d’internet. Il passe ses journées à regarder la télé.

Photo trouvée chez Ben Laden, comme preuve, par les Navy Seals.

Les autorités américaines dépensent une fortune en appareils sophistiqués pour trouver en Laden. Pas question d’aller voir sur Google.

Le 2 mai 2011, 24 membres des Navy Seals mènent une opération pour abattre « Géronimo ». Ils abattent Ben Laden, puis lui demande s’il est vraiment Ben Laden.

Une de ses femmes répond : « Oui ». Mais en arabe.  On saisit un matériel de renseignements très important, et on prend soin d’identifier le corps par reconnaissance faciale et code génétique, et quelques films porno. Pendant 40 longues minutes.

C’est bien lui.

Les Navy Seals s’enfuient en oubliant de vérifier si des machines à dialyse se trouvent dans la maison.

Ils s’enfuient.

Leur hélicoptère tombe en panne. On le fait exploser.

Pendant ce temps…

Pendant ce temps en Amérique, tout le gratin de la fourmilière de décisions, s’était réuni dans un local, filmés en secret, pour regarder l’émission en direct. Le facies de Madame Clinton en dit long sur la peine qu’elle éprouva. Les autres également…  Mais aux États-Unis d’Amérique, on ne prend pas de chance. On passa la vidéo de son mari avec une stagiaire…

De retour à l’opération…

L’hélicoptère crashe.

Un autre vient à leur rescousse. L’équipe s’ envole  et fait  glisser le corps dans l’océan. Il meurt une troisième fois, noyé.

20 des 24 membres de la célèbre Navy Seals  mourront 3 mois plus tard dans un crash d’hélicoptère.

Réaction du Pentagone : « Un « Navy Seal », c’est coûteux à former. »

Ben Laden, un vieillard amputé des reins,  criblé de balles, noyé, avait été attaqué  avec quelques femmes et des gardes du corps amateurs,  a été exécuté par une équipe des meilleurs assassins de …l’Univers.

C’était écrit dans son code génétique : il mesurait 20 pouces à la naissance. 9+11.

On donna des médailles aux membres de la Navy Seals, mais pas aux chiens. Mais l’un d’entre eux, se jeta dans le vide, un biscuit à chien ayant resté accroché à la ceinture de Ben Laden. Du moins, c’est ce qui est écrit dans les rapports de la Seals Team.  En fait, c’était une ceinture d’explosifs, car notre héros désirait mourir en martyre après avoir entendu parler de Guantanamo. Le chien avait été envoyé par dans l’équipe : c’était un dépisteur de mines anti-personnelles.

Triste fin…

Mais grâce aux États-Unis d’Amérique, à sa section Navy Seals… oui….

Grâce à eux, nous pourront dormir tranquille…

Grâce à eux, nous pourront dormir tranquille…

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzz…

gp

Terrorisme: les ridadistes infiltrent les U.S.A

lapetitecole: Diane Arbus

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Des « dames » en visite aux États-Unis d’Amérique,  ont été ciblées comme étant un    un réseau de « ridadistes ». C’est en décryptant les doigtées des dames que des spécialistes étasuniens ont découvert que le message transmis par la position des doigts signifiait:  » The President Must Die », grâce à un jeu d’espionnage acheté chez Wal-Mart. Spy-Ghetti. Toutes les boîtes de pâtes en vente dans les magasins ont été retirées du marché, car ils contiendraient non pas de la semoule de blé, mais un nouvel explosif qui,  une fois ingéré par l’organisme humain, déstabilisait le système immunitaire pour se répandre ensuite dans une cocktail à la base de virus Ebola. En quelques minutes, les épicuriens des pâtes alimentaires mouraient. Ajoutées au vin rouge, une substance nouvelle déformait les cadavres au point d’être méconnus. 

Des spécialistes de la CIA, présument  maintenant les 5 dames de complots contre la superpuissance. La dame à gauche de la photo, soupçonnée d’être un mâle a été immédiatement conduite à un centre de détection; 5 chirurgiens auraient ouvert son dos cherchant des traces d’un nouvel amalgame de cyanure pouvant se multiplier par des milliards de fois dû a un précédé copié sur le développement des cellules cancéreuses.

Les dames déguisées prétendaient se rendre à un spectacle dans la région de Woodstock auquel elles avaient participé en 69. 

Mais les spécialistes ont eu un un nez-clair de génie en fouillant – comme moi – sur Wikipedia, en découvrant que les 5 dames étaient en fait les 5 hommes de la photo étalée sur Wikipedia. 

Cinq personnes, cinq doigts… C’est la formation du Pentagone et les 7 notes de musique représenteraient les 7 étages du bâtiment. Woodstock n’a jamais été aussi dangereux… 

Selon des sources discrètes  de la CIA, les 5 hommes auraient changé de sexe depuis. En examinant la photo, les membres de du Contre Espionnage Américain auraient découvert que la sacoche de cuir de la dame  provenait d’une vache d’un village de djihadistes située dans les régions frontalières de la ******** et de la ****** que je ne peux divulguer ici. 

Les cinq dames-hommes sont maintenant au large. Elles se seraient déguisées en décédées en ralentissant leurs rythmes cardiaques et en simulant par un produit encore inconnu une mort momentanée. Bref, elles se sont enfuies par les des convois menant à la morgue. 

La CIA est en ce moment à analyser les images du film de Woodstock afin de décrypter un autre mystère: aucune violence. Les spécialistes sont depuis restés muets devant cette anomalie. Un portrait robot a été divulgué à la presse afin de retrouver les présumés terroristes. 

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Gaëtan Pelletier 

2014, août, 19 

Conscience d’un assassin financier

Conscience d’un assassin financier

LE 06 OCTOBRE, 2013 DANS  PAR

Certains attribuent nos problèmes actuels à une vaste conspiration. Si seulement c’était aussi simple ! On peut dénicher les membres d’une conspiration et les traduire en justice. Ce système s’alimente malheureusement à quelque chose de plus dangereux qu’une conspiration. Il n’est pas guidé par un petit groupe d’hommes, mais par un concept devenu parole d’évangile : l’idée est que toute croissance économique est bénéfique à l’humanité, que plus cette croissance est grande, plus les bienfaits en sont répandus. Cette croyance possède aussi un corollaire : ceux qui entretiennent le feu de la croissance économique doivent être félicités et récompensés, tandis que ceux qui vivent en marge sont disponibles pour l’exploitation.

Cette idée est évidemment erronée. Nous savons que, dans plusieurs pays, la croissance économique ne profite qu’à une petite partie de la population et a même pour résultat une aggravation de la situation de la majorité. Cet effet est renforcé par la croyance qui se trouve à la source de plusieurs de nos problèmes actuels et qui explique peut-être aussi pourquoi abondent les thèses de conspiration. Quand des hommes et des femmes se voient récompensés pour leur cupidité, celle-ci devient facilement un encouragement à la corruption. Quand la consommation vorace des ressources de la planète est associée à un statut proche de la sainteté, que nous enseignons à nos enfants à imiter des gens qui mènent une vie déséquilibrée et que nous considérons comme normal que de large secteurs de la population soient asservis à une élite minoritaire, nous ne pouvons que nous attirer des ennuis.

Dans leur quête d’un empire mondial, les multinationales, les banques et les gouvernements (dénommés collectivement « corporatocratie ») utilisent leur pouvoir financier et politique pour s’assurer que nos écoles, nos entreprises et nos médias soutiennent leur idée fallacieuse et son corollaire. Ils nous ont conduits au point où notre culture globale est devenue une machine monstrueuse qui requiert sans cesse davantage de carburant et d’entretien, tant et si bien qu’elle finira par consumer tout ce qui existe et qu’elle devra ensuite se dévorer elle-même.

La corporatocratie n’est pas une conspiration, mais ses membres partagent réellement les mêmes buts. L’une des fonctions les plus importantes de cette coalition est de perpétuer, d’étendre sans cesse et de renforce le système. La vie de ceux qui ont « réussi », ainsi que tout leur attirail – leurs maisons, leurs yachts et leurs jets personnels -, nous est présentée comme un modèle nous incitant à consommer sans interruption. On ne manque pas une occasion de nous convaincre qu’acheter des biens est un devoir civique, que le pillage de la planète est bon pour l’économie et qu’il sert donc nos intérêts. Des gens reçoivent un salaire scandaleux pour servir le système. S’ils échouent, des hommes de main moins gentils, les chacals, entrent en scène. S’ils échouent également, les militaires prennent le relais.

Dans les années soixante-dix, les assassins financiers servant les intérêts de la corporatocratie faisaient partie de groupes relativement restreints. Ceux qui jouent un tel rôle maintenant sont plus nombreux. Ils portent des titres plus euphémiques et ils hantent les corridors de MonsantoGeneral Electric, Nike, General Motors, Wal-Mart et presque toutes les autres grandes compagnies du globe.

En dernière analyse, l’empire global dépend largement du fait que le dollar est la principale monnaie internationale et que ce sont les États-Unis qui en impriment. Ainsi, nous prêtons de l’argent à des pays comme l’Équateur tout en sachant très bien qu’ils ne pourront jamais rembourser. En fait nous ne voulons pas qu’ils paient leur dette, puisque c’est ce non-paiement qui nous procure une influence sur eux. Dans des conditions normales, nous risquerions de finir par épuiser nos propres fonds, car aucun créancier ne peut se permettre d’avoir trop de débiteurs qui ne remboursent pas. Mais nous ne sommes pas dans des conditions normales. Les États-Unis impriment de l’argent qui n’est pas soutenu par des réserves d’or. En fait, cet argent n’est pas soutenu par autre chose que la confiance internationale en notre économie et en notre capacité de rassembler les forces et les ressources de l’empire que nous avons créé pour nous appuyer.

La capacité d’imprimer des dollars nous procure un immense pouvoir. Entre autres, nous pouvons continuer à octroyer des prêts qui ne seront jamais remboursés et donc accumuler nous-mêmes d’énormes dettes. 
Tant que le monde acceptera le dollar comme monnaie internationale, cette dette excessive ne posera aucun problème sérieux à la corporatocratie. Toutefois, si jamais une autre monnaie venait remplacer le dollar et que certains créanciers des États-Unis décidaient de réclamer leur dû, la situation changerait dramatiquement.

Ainsi nous vivons dans le mensonge, et nous avons créé toute une couche d’apparences qui dissimule des tumeurs malignes. Leur présence est révélée par les rayons X de nos statistiques, qui établissent que l’empire le plus riche et le pus puissant de toute l’histoire du monde possède le plus haut taux de suicide, d’usage de stupéfiants, de divorce, d’abus sexuels sur les enfants, de viol et de meurtre. Chacun d’entre nous en souffre intérieurement. Nous désirons un changement et nous avons envie de le crier très fort. Pourtant, nous retenons sans cesse notre cri et ainsi personne ne nous entend.

Ce serait merveilleux si nous pouvions rejeter tout le blâme sur une conspiration, mais nous ne le pouvons pas. L’empire dépend de l’efficacité des grandes banques, des grandes compagnies et des gouvernements, soit la corporatocratie, mais il n’y a pas de conspiration. La corporatocratie, c’est nous même qui en permettons l’existence, et c’est pourquoi la plupart d’entre nous ont de la difficulté à s’y opposer. Nous préférons imaginer des conspirateurs tapis dans l’ombre, parce que nous travaillons presque tous pour l’une de ces banques, de ces compagnies ou l’un de ces gouvernements, ou en dépendons pour les biens et services qu’ils produisent et commercialisent. Comment oser mordre la main qui nous nourrit ?Comment s’élever contre un système qui nous fournit une maison et une voiture, des vêtements et de la nourriture, de l’électricité et des soins de santé, même si nous savons que ce système engendre aussi un monde où vingt-quatre mille personnes meurent de faim quotidiennement et où des millions d’autres nous détestent ou, du moins, détestent les politiques établies par les représentants que nous avons élus ? »

                           John Perkins (Les confessions d’un assassin financier)

http://diktacratie.com/conscience-dun-assassin-financier/

L’esclave crypté

tintin

Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens. (  René Passet, Bastamag )

Le grand pouvoir de ce monde repose désormais sur la magie contemporaine. Un mélange d’huile de serpents « humanoïdes » ( sic), scandant des slogans à travers une presse quadriplégique, une télévision-mitraillette et  une médecine franchement douteuse,   qui ne sont pas sans rappeler les expériences étranges des saignées et des incantations autour du corps malade.

Magie contemporaine?

Étrangement, nous avons rétrogradé,  sans le savoir, dans une ère de sorciers « mono-vêtus », nouveaux prêtres de la religion : ils s’habillent pareillement, camouflés en une cravate et veston. Une discrétion équivoque…

Le déclenchement de cette fabulation pernicieuse? « Science ». Il y a un rapport entre le shaman bariolé et l’armada de politiciens écrasés par la foi en un néolibéralisme « développeur » : puisque tout est « science », l’économie l’est également. La politique – celle qui se targue de pouvoir et de changement- n’est plus qu’un produit – exempt  du « clan science ».Leur pouvoir se résume à calfeutrer à la hâte les nids de poules creusés par la vitesse d’exécution du totalitarisme de l’économie. Et dans sa foi, sa poursuite à appliquer une recette désuète, le résultat est que l’homme d’État n’est désormais qu’un esclave, mains liées, encagées dans un bateau ivre. Pendant que passent, au-dessus de lui ou elle, les drones rieurs. Manettes à distance.

Les machines à mutiler 1.0

 Shaman 2

Les guerres mutilent. Voici trois images de la fin de la guerre 39-45, en U.R. S.S.

Russie 1

Russie 2

Russie 4

C’était nécessaire, direz-vous, de se débarrasser du nazisme. C’est ce que le citoyen en a retenu… Mais cette guerre fut déclenchée par des « besoins économiques » d’extension afin de faire prospérer L’Allemagne. Les méchants nazis n’étaient que des avares de terres… Hitler s’entoura d’assoiffés de pouvoir qui eurent chacun leur but « personnels ».

Bien avant l’attaque de Pearl Harbor, le président américain avait déjà entrepris des ententes avec l’Angleterre pour « vendre » des armes, pour une dette ultérieure. Hitler, en délaissant la cible « Angleterre », se rua vers l’U.R.S.S. , ses champs de blé et les puits de Stalingrad.

Il a simplement compris que la richesse réelle était ailleurs…

L’interprétation historique vous dira qu’il avait fait erreur. Il avait tout simplement oublié son sens « pratico-pratique ».

La machine à mutiler 2.0

N’ayant plus de « méchants » à combattre, les « méchants javellisés aux idéologies trafiquées » décidèrent alors de crypter les causes des guerres.  Et c’est « ici » que cela se passe.

Si les Nazis  ont utilisé une machine Enigma pour crypter leurs messages, le cryptage « moderne » de transferts d’information a noyé toute compréhension de l’humain, devenu le poisson le plus salé et fumé de la création. Si vous faites un mélange de la « présentation » de la situation terrestre globale, vous ne pouvez pas saisir et analyser réellement ni la somme, ni les composants, ni les changements rapides, ni les mensonges, ni les religions. Ni les réactions humaines, encore plus complexes… De fait, on a créé enfin cette tour de Babel – et dans un but précis-, pour subjuguer quiconque irait se « mêler » à essayer de voir clair dans l’ignominie mondialiste. L’Histoire, pour ne pas laisser de traces, est passée à la déchiqueteuse de minute en minute, d’heure en heure, de jour en jour. Ajoutez à cela le mouvement perpétuel dans un quasi instantéisme, toute capacité de saisir le mouvement de l’Histoire est du domaine de l’impossibilité.

La machine à crypter, Énigme, version 21e siècle a rendu quadriplégique la masse de politiciens-chiots de poche. Ils sont assis et ils parlent.

La machine à mutiler est camouflée, cryptée, invisible, furtive. On vous montrera des corps – aux fins de propagande -, pouvant servir à attiser vos haines, mais on ne vous montrera pas la mutilation psychologique et économique, de vie quotidienne du citoyen d’un pays qui n’existe que sur papier.

On se penchera sur « l’Énigme » des plans d’austérité, de la pauvreté, sans trop de finesse, et le plus étrange est qu’on fera appel à l’entreprise privée pour délivrer les pays riches appauvris.

Pour être à jour, il faut se lever hier…

Une société qui n’a pas de questionnement sur son avenir ignore son passé.

Il n’y a que le camouflage qui change.

La réussite de demain est dans le décryptage de l’Histoire.

C’est la raison pour laquelle on l’a toujours trafiquée,  et que dans les écoles on refuse d’y donner l’importance qu’elle a.

La Terre est une boule de cristal sur laquelle nous vivons tous. Le secret de l’avenir réside sans doute dans ses millions d’années pendant lesquelles elle a permis le développement est la réussite de la race humaine. C’est un grand livre rond que nous nous refusons de lire.

P.S. : Il reste cette merveille électronique sur laquelle j’écris en ce moment. Aux mains de tous, il n’est ni meilleur ni pire. C’est un outil magique, mais il peut également servir à nous berner sur notre liberté d’expression. Une pancarte électronique, c’est également un miroir dangereux pour les petits « sauvages » qui peuvent hurler pendant qu’ils se font mutiler sans cadavres.

C’est le progrès. Il faudra l’arrêter un jour.

Gaëtan Pelletier

14 mai 2013

Mutilation « moderne »: Bangladesh, 2013. L’usine effondrée….

Bangladesh

La Cia et la pêche aux intellectuels

Enfouie dans un article récemment publié par le Washington Post, sur l’expansion des opérations d’espionnage de la DIA (Agence de Renseignement de la Défense) se trouve une phrase qui devrait donner des frissons à tout chercheur, journaliste, étudiant ou intellectuel oeuvrant sur le monde musulman, qu’il soit ou non citoyen américain : « C’est une tâche colossale que de faire passer des agents de la DIA pour des intellectuels, des professionnels et de créer de toutes pièces de fausses identités, ce qui veut dire que, s’ils sont pris, ils ne bénéficieront d’aucune immunité diplomatique »

Mais, il est peu probable que la DIA ait besoin de fabriquer des « intellectuels » vu la propension de ces derniers à signer volontairement pour un tel boulot car la coopération et la collaboration entre les services de renseignement US et ces intellectuels sont une longue histoire.

Il y a presque un siècle, l’anthropologiste Franz Boas fut ostracisé pour avoir révélé que des intellectuels servaient en qualité d’espions en Amérique Latine, une pratique qui a débuté au Mexique puis s’est renforcée au cours de la 2ème guerre mondiale. Boas caractérisait cette déviation qui faisait de la science une couverture pour l’espionnage politique, « comme la prostitution de la science de manière impardonnable et lui (l’individu) déniait le droit d’être classé comme scientifique »…

Les universitaires firent partie de l’effort de guerre dans les années 40-45 dans des capacités diverses, y compris au sein de l’OSS (le Bureau des Services Stratégiques), précurseur de la CIA. Depuis sa création en 1947, cette dernière a recruté, dans les meilleures facultés et universités, des diplômés pour faire de la recherche et de l’analyse. Si cette relation s’est un peu affaiblie entre 1970-1980, elle a rebondi avant les attaques du 11 septembre 2001 et s’est développée dans la foulée.

Quelle que soit la position idéologique d’un individu vis-à-vis de la CIA, il est naturel que les agences de renseignement recrutent des employés de la même manière que le feraient les grandes entreprises. Mais, c’est une chose que de faire de la recherche, pour les institutions militaires, diplomatiques ou le renseignement, et une autre de le cacher…

Les relations de la CIA avec l’Université se sont approfondies au cours des soixante dernières années et sont allées au-delà du simple parrainage de la recherche pour lui faciliter l’analyse des données. L’Agence n’a pas seulement soutenu l’expertise des intellectuels des pays et cultures qu’elle a engagés, mais a financé des recherches et des publications sans publiquement révéler l’origine de ce financement et utilisé ces individus pour l’aider à produire de la désinformation et à s’engager dans des activités directement reliées à l’espionnage.

De plus, en Asie du sud-est (particulièrement dans le Vietnam en guerre), en Amérique latine et en Afrique, les recherches en études de développement et techniques de contre- insurrection du « tiers monde » sont devenues l’aliment de base de la collaboration CIA – intellectuels.

Nonobstant les problèmes éthiques que posent de telles collaborations, des universitaires de renom ont, au cours des années, non seulement apporté leur soutien à la CIA, mais ont occupé des postes importants au coeur même l’agence. Comme Robert Gates, ancien directeur de l’agence de renseignement US et Secrétaire à la Défense, qui avait dirigé le Minerva Research Initiative, où il tentait de « comprendre plus étroitement les populations mondiales et leur diversité pour atteindre des décisions politiques stratégiques et opérationnelles plus efficaces ».

Même la célèbre Université de Berkeley, foyer de la contre-culture, a directement encouragé des recherches sous label universitaire mais en fait, produites par et pour la CIA. Dans le contexte de la guerre froide, des personnalités prétendument de gauche ont largement soutenu la compétition stratégique, politique, économique, scientifique et culturelle avec l’Union Soviétique.

Les véritables universitaires

sont en danger

On peut se demander, étant donné le degré élevé de violence qui caractérise les services du renseignement et les militaires, si le fait que des intellectuels les rejoignent vaut que l’on s’insurge? Oui, il le faut.

Il est déjà difficile de se rendre dans un pays où les Etats-Unis sont engagés, soit dans des activités violentes par la guerre, l’occupation ou l’usage de drones (Irak, Afghanistan, Yémen), soit soutiennent les politiques répressives de gouvernements locaux (Maroc, Bahreïn, Israël, Egypte… etc) ou pratiquent l’espionnage (Iran, Soudan), ou encore essaient de gagner la confiance des militants religieux, sociaux, ou politiques, dans la ligne de mire de services secrets locaux ou étrangers. L’établissement de relations normales dans ce genre de pays est carrément hasardeux, sinon impossible, si on l’apprend que les agences de renseignement US utilisent des intellectuels (ou des journalistes) comme couvertures pour leurs agents.

Il en va de même des accords conclus par les universités, sans le consentement et dans l’ignorance des facultés et étudiants, pour offrir une couverture à des agents clandestins, mettant ainsi en danger ces universitaires sans qu’ils le sachent. Si cette pratique perdurait, elle entacherait définitivement les recherches universitaires dans le monde musulman ou dans sa diaspora en Europe et en Amérique du nord.

Ces dernières années, en plus du Programme Minerve, ceux de Human Terrain Systems (HTS) ont essayé de placer des universitaires dans ce qui est appelé des « opérations kinétiques » afin de développer des objectifs militaires et stratégiques en Afghanistan et en Irak. Que ces derniers espionnent les peuples qu’ils étudient de telle sorte que leurs études aboutissent directement à la « chaîne de la mort », le plus arbitrairement du monde, est tout simplement déplorable. (…)

Fonds inconnus, travail clandestin

Le Guardian rapportait, à la suite de l’article du Washington Post, que l’espionnage pourrait être utilisé pour accroître l’efficacité du programme de drones US qui, par « des frappes signées », cible et tue des gens supposés dangereux par ceux qui appuient sur le bouton.

Le succès des programmes Minerve et HTS, auprès des journalistes et étudiants, volontairement ou par nécessité, se lit comme la conséquence des coupes budgétaires pour financer la recherche. Mais il existe un monde parallèle à l’université qui ne manque pas d’argent privé en provenance du gouvernement, des entreprises et du privé : les think tankou réservoirs de pensée, très proches, idéologiquement et professionnellement des agences de renseignement et de leurs vues politiques…

En 1982 et 1985, la Middle East Studies Association a voté deux résolutions interdisant aux universitaires d’accepter des fonds inconnus ou de travailler en clandestin tout en étant enregistré à l’Association en tant que membres. D’autres institutions professionnelles comme l’American Sociological Association et l’American Academy of Religion, se sont dotées de codes d’éthique forts, mais ne visent pas précisément la question de la coopération dans la chaîne de la mort, entre universitaires, militaires et renseignement.

Ce qui est clair, c’est que la communauté scientifique doit ériger un mur entre elle-même et les institutions militaires et du renseignement avant qu’un plan ne soit mis en place pour recourir au monde universitaire comme écran pour l’espionnage et activités clandestines. Si cela n’est pas fait très vite, le sort (arrestation, emprisonnement, mort) des ces universitaires, ou de ceux avec qui ils travaillent, sera de notre seule responsabilité.

Par Mark LeVine (revue de presse : Al Jazeera.com – Extraits – 5/12/12)*

Traduction et synthèse : Xavière Jardez – Titre et intertitres : AFI-Flash

* Titre original : Scholars and spies: A disastrous combination, par Mark LeVine (Al Jazeera – 5/12/12)

aljazeera.com

Mark LeVine est professeur à la Middle Eastern history à l’Université d’Irvine et professeur honoraire au Centre for Middle Eastern Studies à l’Université de Lund en Suède. Il est l’auteur du livre à venir sur les révolutions dans le monde arabe The Five Year Old Who Toppled a Pharaoh.

Dans le ventre de la bête

[Note perso : Complémentaire à Un gigantesque centre d’espionnage en construction dans le désert américain  …  quand on sait comment Darpa et autre entité militaire laisse passer ses découvertes au compte goutte , on peut entrevoir à quel point on est déjà depuis pas mal de temps sous le règne de la surveillance globale…rajoutez y les fichiers nationaux, banques d’ADN, passeports et autres ID biométriques, réseaux sociaux,  GPS, simulations, mixez la tambouille et jetez un coup d’oeil au dessus de votre épaule …. ]

Surveiller en temps réel l’intégralité des communications mondiales – Internet, téléphone, satellite –, même « cryptées », un rêve d’espion impossible ?

La NSA – l’agence américaine chargée du contre-espionnage, l’équivalent de notre DCRI – s’est lancée dans plusieurs projets qui vont lui permettre de réaliser ce rêve. C’est ce que révèle une longue enquête du magazine américain Wired, écrite par James Bamford, un des meilleurs spécialistes de la question.

Un gigantesque complexe
Bluffdale, une bourgade de l’Utah de la banlieue de Salt Lake City, l’agence s’est lancée début 2011 dans la construction d’un complexe – top secret –, d’une ampleur totalement inédite, destiné à stocker et à analyser des quantités phénoménales de données. Les chiffres donnent le tournis :
  • un coût de deux milliards de dollars ;
  • une surface d’un million de m2, soit cinq fois la taille du Capitole à Washington ;
  • 10 000 ouvriers habilités « top secret » ;
  • une consommation électrique de 65 mégawatts (soit un quart de la puissance électriqueconsommée par Google) ;
  • plusieurs milliers de m2 de serveurs, parqués sous deux gigantesques hangars.
A compter de sa mise en service, programmée en septembre 2013, ce centre va être abreuvé des données recueillies par les satellites, les antennes à l’étranger et les postes d’écoute secrets de la NSA dispatchés sur tout le territoire américain.
L’objectif ? Etre capable de traiter des « yottabits » de données. Soit environ 1 000 milliards de fois plus que les disques durs de grande taille disponibles dans le commerce aujourd’hui. Bamford écrit :
« Etant donné la taille des bâtiments et le fait qu’un terrabit de données peut désormais être stocké sur un disque grand comme le petit doigt, la quantité d’informations qui pourront être stockées à Bluffdale est réellement prodigieuse. Tout comme la croissance exponentielle de la quantité de données qui sont récoltées par la NSA et les autres agences. »
Opération Vent stellaire
Bamford apporte de nouvelles informations concernant l’opération Vent stellaire, lancée en 2001 par la NSA afin de surveiller toutes les connexions Internet et téléphoniques entre les Etats-Unis et le reste du monde, mais aussi à l’intérieur du pays. Bamford explique que l’ampleur de la surveillance opérée par l’agence est bien plus grande qu’imaginée jusqu’ici :
« L’opération Vent stellaire ne comportait pas seulement la surveillance des conversations téléphoniques, mais également l’inspection des e-mails. »
William Binney, ancien mathématicien de la NSA, révèle à Wired que pour ce faire, l’agence a déployé sur tout le territoire des Etats-Unis des postes d’écoute, positionnés sur tous les nœuds importants d’Internet.
Il nous apprend également que la NSA utilise le « deep packet inspection » (DPI), une technique complexe qui permet d’inspecter le contenu de tout ce qui passe par le réseau : e-mails, messagerie instantanée (tchats), contenu des pages Internet consultées, notamment grâce à un logiciel développé par une filiale de Boeing. Bamford écrit :
« Le logiciel cherche dans les e-mails des adresses précises, des lieux, des pays, des numéros de téléphone, des noms de personnes recherchées, des mots-clés, des phrases. Toute communication qui éveille les soupçons est automatiquement copiée, enregistrée. »
« On est à ça d’un Etat totalitaire »
On apprend également que ce programme avait accès aux détails de facturations – l’équivalent des fameuses fadettes – du mastodonte des télécoms américain AT&T, ce qui lui permettait de savoir « qui appelait qui aux Etats-Unis et à travers le monde ».
Binney a quitté la NSA pour protester contre la direction prise par l’agence. Peu avant, il lui avait suggéré d’adapter la surveillance des gens en fonction de leur proximité avec une cible. La NSA a rejeté cette suggestion. « Ils stockent tout ce qu’ils récoltent », estime Binney.
Avec ces données, il est facile de tracer un portrait extrêmement fidèle d’un individu, explique-t-il : « On peut regarder tout le monde, tout le temps. » Et d’ajouter :
« On est à ça d’un Etat totalitaire clé en main. »
Un « super-ordinateur » top-secret
On connaissait l’existence du « jaguar », ce super-ordinateur lancé en 2004, classé un temps comme le plus puissant au monde (aujourd’hui dépassé par un ordinateur chinois).
Mais on apprend dans l’article de Wired que la NSA a également mené un projet parallèle, un super-ordinateur top secret bien plus puissant que son homologue public, achevé en 2006.
Cryptographie : « Une énorme percée »
On apprend (encore) que, dotée de cette puissance de calcul sans équivalent dans le monde, la NSA s’est lancée dans une course que tout le monde croyait perdue d’avance : parvenir à casser les systèmes de chiffrage (la terminologie correcte pour ce qu’on appelle généralement « cryptage ») de données les plus complexes jamais conçus.
L’un d’eux – appelé AES – est aujourd’hui réputé inviolable. La NSA elle-même l’a adoubé. Il est aussi l’un des plus utilisés (par les services secrets, les entreprises, les activistes, les terroristes…). Et l’auteur de nous apprendre que l’agence américaine a récemment établi une « énorme percée » dans ce domaine… sans préciser laquelle. Il explique :
« Le super-ordinateur secret de la NSA est modifié spécialement pour la crypto-analyse, et utilisé pour déchiffrer un ou plusieurs algorithmes spécifiques, comme l’AES. »
C’est ainsi que les pièces du puzzle se mettent en place. Jamais rêve d’espion n’avait été aussi proche de la réalité : des capacités de stockage dantesques, des super-ordinateurs d’une puissance inouïe, des sources de données quasi-illimitées et des technologies de chiffrage susceptibles d’être cassées.
Les contre-espions américains sont « à ça » de pouvoir surveiller, intercepter, analyser et comprendre toutes les télécommunications qui transitent sur la planète.

1 Geostationary satellites

Four satellites positioned around the globe monitor frequencies carrying everything from walkie-talkies and cell phones in Libya to radar systems in North Korea. Onboard software acts as the first filter in the collection process, targeting only key regions, countries, cities, and phone numbers or email.

2 Aerospace Data Facility, Buckley Air Force Base, Colorado

Intelligence collected from the geostationary satellites, as well as signals from other spacecraft and overseas listening posts, is relayed to this facility outside Denver. About 850 NSA employees track the satellites, transmit target information, and download the intelligence haul.

3 NSA Georgia, Fort Gordon, Augusta, Georgia

Focuses on intercepts from Europe, the Middle East, and North Africa. Codenamed Sweet Tea, the facility has been massively expanded and now consists of a 604,000-square-foot operations building for up to 4,000 intercept operators, analysts, and other specialists.

4 NSA Texas, Lackland Air Force Base, San Antonio

Focuses on intercepts from Latin America and, since 9/11, the Middle East and Europe. Some 2,000 workers staff the operation. The NSA recently completed a $100 million renovation on a mega-data center here—a backup storage facility for the Utah Data Center.

5 NSA Hawaii, Oahu

Focuses on intercepts from Asia. Built to house an aircraft assembly plant during World War II, the 250,000-square-foot bunker is nicknamed the Hole. Like the other NSA operations centers, it has since been expanded: Its 2,700 employees now do their work aboveground from a new 234,000-square-foot facility.

6 Domestic listening posts

The NSA has long been free to eavesdrop on international satellite communications. But after 9/11, it installed taps in US telecom “switches,” gaining access to domestic traffic. An ex-NSA official says there are 10 to 20 such installations.

7 Overseas listening posts

According to a knowledgeable intelligence source, the NSA has installed taps on at least a dozen of the major overseas communications links, each capable of eavesdropping on information passing by at a high data rate.

8 Utah Data Center, Bluffdale, Utah

At a million square feet, this $2 billion digital storage facility outside Salt Lake City will be the centerpiece of the NSA’s cloud-based data strategy and essential in its plans for decrypting previously uncrackable documents.

9 Multiprogram Research Facility, Oak Ridge, Tennessee

Some 300 scientists and computer engineers with top security clearance toil away here, building the world’s fastest supercomputers and working on cryptanalytic applications and other secret projects.

10 NSA headquarters, Fort Meade, Maryland

Analysts here will access material stored at Bluffdale to prepare reports and recommendations that are sent to policymakers. To handle the increased data load, the NSA is also building an $896 million supercomputer center here.