Archives de Tag: chanson

La réponse de Dieu

À ceux qui se demandent où je suis
Je suis ici et là
Las qu’on me cherche ici
Sans me trouver partout

On me prie chaque jour
À travers tous les dieux
Épargner les êtres qui vont souffrir
Pendant qu’ils se battent entre eux

Je suis une image que l’on pend aux murs
Je suis le murmure qui sort de vos bouches
Je suis celui qu’on accouche
Quand on cherche l’enfant que vous êtes tous

Je suis la goutte et l’océan
Les étoiles, les yeux des enfants
Je suis la Terre, le Paradis
Je suis bel et bien ici

Je suis l’espoir des aveugles
Et toutes les graines de tous vos printemps
Apprenez vous même à voir
Un peu de moi en vous de temps en temps

Je suis Allah, Jésus, Jéhovah
Vous m’avez toujours divisé en trois

Ne cherchez plus, ne cherchez plus
Si vous ne savez me trouver
Je suis le diable que vous avez inventé

P.S.: Extrait d’un texte de chanson en collaboration avec
Michel Schwingrouber, chef de choeur, auteur, compositeur-interprète Français.

Gaëtan Pelletier
1998

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Jacques Brel – Voir un ami pleurer

Les cannibales pleurent aussi…

« Con! Naît-toi toi même » 

GP

***

Un Korowaï, même si ça mange du prochain, ça pleure.

J’ai passé la nuit dernière à regarder la vidéo de la visite de Zazie chez les Korowaï. Je ne connaissais pas Zazie… Encore moins les Kaowaï, aux maisons juchées à 10 ou 15 mètres du sol pour éviter les moustiques et les animaux.

Ils ont été découverts dans les années 70. La région est tellement humide que les satellites n’avaient pas repérés le dizaines, voire centaines de peuplades dans cette jungle au bout du monde.

Ils bouffent de ces bestioles qui nous soulèvent le coeur , mais pas de McDO, et trouvent le produit d’un arbre qu’ils transforment en farine  . Tout ce qui peut se manger se mange. Même les ennemis qu’ils ont tués. Mais ce n’est qu’une note de la belle et étrange mélodie de la vie. Ces racines millénaires sont encore en nous…

Je suis allé au lit vers 2h30. Avec les larmes aux yeux… Car les Korowaï ne connaissaient pas la guitare ni la musique. Et quand Zazie a chanté, un Karowaï s’est mis à pleurer. Sans rien comprendre des mots… Il devait y avoir de la tristesse dans cette mélopée qui fait vibrer les âmes, même de ces peuplades « classées » sauvages.

C’est interdit au moins de 18 ans. Dommage! Car on devrait montrer aux enfants comment sont les âmes du bout du monde. Comment l’Homme va en guerre après les  multiples querelles des clans. Bizarre! Rien n’a vraiment changé.

Bien sûr, qui donc à 1h46 de vidéo à se payer  pour un  peuple aux pieds noyés dans l’eau, sans Ipod, sauvages, les femmes aux seins plats et un travail quotidien pour la nourriture?   Eh! ben! Pleurer un peu pour toutes les différences et les similitudes de la race humaine. Pleurer assez pour comprendre et s’étonner de l’ébahissement des enfants, des visages rayonnants.

Un Koroaï a demandé à Zazie comment étaient les maisons dans nos sociétés. Et quand il s’est questionné concernant les autos, il a dit que c’étaient des maisons mobiles… Et pour rien au monde il n’irait vivre dans un tel univers.

Avec tout le fatras, l’arnaque, les culbute « cirque-du-soleil-cervical » de nos idoles embaumées dans leurs grandes œuvres, qui prennent de temps en temps la place de « Dieu », c’est apprendre vraiment que de s’attarder aux racines de l’Humanité.

La culture du factice  

Qui sait si une bonne coulisse de larmes ne vaut pas tous les livres du monde. La chair n’est sans doute qu’un feuillet vivant qui cache la grandeur des émotions et de sa capacité à lire la réelle connaissance. Il y a un sauvage en nous. Il a un philosophe en nous. Il y a un traître en puissance.

Et ce marchand du temple, dont parlait un certain Jésus,  est maintenant à Wall-Street.

Les vibrations de la guitare de Zazie font pleurer ces « sauvages » émerveillés.

Pour le factice, nous sommes doués. Pour être le singe le plus habile en ville, nous sommes doués. Pour l’art de tuer, nous sommes doués. Nous, occidentaux, grands « pavaneurs ».

Tuer et mangez, ceci est mon âme… Cannibalisme V.2

Ô! le bel étonnement: ils se mangent entre eux.

Et nous?

Nous sommes des sauvages clinquants, créature mitoyenne en train de s’enfoncer dans la machine, détruite par la machine qui devait nous faire vivre une vie pacifique, de loisirs, paisible, sans tuerie.

Mais non! Le cannibalisme moderne a gardé sa capacité de détruire les corps, les torturer pour « renseignements », – HOMELAND SECURITY- et autres appellations adoucies des monstres qui ont fait un soufflé de nos vie.

Dans notre monde frelaté, les zombies du modernisme ( sic) mordent les autres,  non plus avec des dents mais avec des idées martelées. De la propagande filtrée, mesurée, contrôlée. Et richesses déviés…

Le gouvernement a bien dit au Korowaï de ne pas se manger les uns les autres, PARCE QU’ILS ÉTAIENT HUMAINS, DONC SEMBLABLES.

Le monde actuel a ajouté au cannibalisme de chair celui de l’âme.

Mais, Ô miracle, nous sommes bouffés par des machines – et machines incluent tous les gouvernement hypocrites, débilisés, avec tous une teinte cachée du nazisme difficile  à abattre.

 

Zazie: drôle de rencontre avec les Papous

Merci à Zazie! Une belle âme…

«Je n’aimerais pas tomber dans une tribu cannibale qui aime les grandes brunes!»

***

Les cannibales pleurent aussi… Même  GW Bush…  Et la suite des élus d’une démocratie à la dent sucrée pour le PIB, ce pseudo-bonheur vendu à tous les coins de  pays et pour l’art de la guerre économique en cours: celle des peuples contre la façade des politiciens et les compagnies qui tueraient un missionnaire pour nourrir un actionnaire.

Gaëtan Pelletier

19 mars 2014

Jacqueline Boyer – Comme au premier jour – 1960

Noël et sa « nostalgie »

Accident de Noël

Cher père Noël,

C’est le dernier cadeau que je te demande: voudrais-tu, s’il te plaît, placer une bombe dans ton ventre et faire sauter toutes les chansons de Noël qui passent à la radio, et ailleurs.

Il m’a semblé que les nazis utilisaient la musique pour torturer leurs « ennemis ». Pour vendre, on nous envoie tous les airs mitraillés à la

….je vais essayer de l’écrire:  Kalachnikov. Après lui, la musique de Noël est la pire des armes inventées pour nous faire cracher une carte de crédit.  Le monsieur est mort à 94 ans, mais sa mitraillette en tuera plusieurs. Il paraît que la Chine en vend en Afrique pour les luttes entre Musulmans et  Chrétiens.

Je ne sais qu’une chose: il ne faut jamais passer par des intermédiaires. Si Jésus est né, c’est pour enseigner au monde à ne pas tuer. Et l’autre avait la même mission.

Les chansons de Noël, c’est des balles, Monsieur Noël. Si je comprends bien, Kalachnikov ce n’était rien… Au fond, les religions sont des intermédiaires…  Qui n’ont rien compris… Moi, la nostalgie, les religions, les lamentations de chanteurs à voix qui serinent et me traversent le corps de leurs maudites belles voix, ça me fait crever.

On s’entre tue.

On vend.

Et le gramophone crache ses airs pour nous emballer comme des cadeaux pour les marchés…

Je suis à bout.

Je me sens liposuccioné cérébralement et émotivement. On m’avale comme un comprimé pour « sauver » l’économie mondiale. Noël, ça ne veut plus rien dire, sauf pour les enfants. Eux, ils croient. Ils sont comme les adultes: ils aiment croire.

Dites-leur que vous n’existez pas. Et que papa et maman se font chier le portefeuille pour qu’ils achètent des objets bizarres sur lesquelles ils passent leurs doigts. Et plouf, toutes les images du monde y sont.

Coca-Cola veut sauver les ours polaires… Pas les rennes.  Alors, cessez de boire…

Petit papa Noël 
Quand tu descendras du ciel 
Avec tes magasins familiers 
N’oublie pas tes tabarnak de souliers… 
 
Et crash sur les pales… 
 
P.S. 

Pour cadeau?

300 kilos de ouates!  Pas des watts. Des OUATES. Des bouches-oreilles! De la surdité. Emballe moi des oreilles qui ne fonctionnent pas.

En plus, voilà que l’on essaie de vendre de appareils auditifs en parlant de Beethoven.  Il souffrait ostéosclérose.  Ce dont j’ai souffert également. J’étais sourd, on m’a ramené les sons des oiseaux, les bruissements du vent, la voix des femmes, et les

CHANSONS DE NOËL!

Gaëtan Pelletier

Décembre 2013