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Meurtre par faux souliers et cure-dents

New balance

Sur son site internet, la société Yue Yuen affirme être le premier fabricant mondial de chaussures de sport et elle indique sous-traiter notamment pour les marques Nike, Adidas (ci-dessus), Puma, Asics, Converse et New Balance. La Presse, 2014 

Dans l’usine de fabrication de baskets du groupe américain New Balance, située devant une mer grise et mouvementée à Flimby, au nord de l’Angleterre, des équipes de quatre salariés passent leur journée à assembler des milliers de paires de chaussures de course à pied. La semelle tout comme la tige ont été fabriquées… en Chine. Ce qui n’empêche pas, grâce à la législation européenne en vigueur, ces produits d’être estampillés « made in England ».

Sur ce site, seules 20 % des chaussures sont réalisées de A à Z. Il s’agit des modèles « lifestyle » (mode décontractée), dont la fabrication nécessite la coupe et l’assemblage de 46 pièces de cuir ou de tissus synthétiques. Une bonne partie de la couture est automatisée, mais certaines ouvrières réalisent encore les petits points les plus complexes à la machine. Moins de trois heures sont désormais nécessaires pour réaliser une paire de ces baskets haut de gamme, vendues entre 120 et 200 euros. Le monde

Au moment où j’écris ces lignes, le budget du Canada de Joe Oliver n’est pas encore  précisé… C’est demain.

Cool le Monsieur Oliver. Il s’achète des souliers de course New Balance… 🙂 Fabriqués aux États-Unis et en Angleterre… Selon Wikipedia. En 2009 on prêchait toujours la grande marque comme une « résistance » à l’envahisseur chinois car, en théorie, le soulier serait encore fabriqué aux États-Unis … en entier. Ou en Angleterre. Mais comment fêter la réussite canadienne en ne pouvant même pas s’offrir une pauvre paire de souliers de course fabriqués au Canada? On dirait qu’il n’y a plus de souliers fabriqués au Canada. Comme les boîtes de conserves de tomates dont la dernière usine a fermé il y a quelques années.

Les chinois viennent d’investir dans le Cirque du Soleil, fleuron – dit-on- de l’industrie du Québec. On est bon à sautiller et à fabriquer des clowns. Tout a commencé par un clown et le clown a finit par valoir 2 milliards de dollars.

TESTER

Pour un test, asseyez-vous, et regarder alentour de vous. Vous tapez sur un clavier chinois et si vous jeter un œil alentour, tasses, téléphones, écouteurs, imprimantes, guitare, ventilateurs, claviers, ciseaux, souliers, bottes d’HIVER, manteaux, fils électriques, télévision, table de cuisine, batteries AHAHAH, C, D.   Nous sommes asiatisés  de fond en comble. Si vous avez un AK-47  – je dis ça par hasard -, il y a de fortes chances qu’il soit un produit de Chine.

LE SIROP D’ÉRABLE

Brrrrr!  On a les sables bitumineux et le sirop d’érable, le bois de la Colombie Britannique.

Pour le sirop d’érable, à force de rendre le produit autant industrialisé, je pari que dans 5 ou 10 ans, on achètera les grands producteurs et on ira planter des érables en bordure de la Mongolie. On aura du sirop d’érable bridé.

Mais où est donc notre belle réussite? Notre Ministre des Finances marche étasuno-chino-canadien.

Comme disait la québécoise en visite au pays du beau Kamouraska:  » Par chance qu’il y a les vaches »!

Je sais, il faut faire confiance en son pays. On est bien chaussés…

Alors, je m’en vais au pays du dodo. Je me déshabille lentement de mon gilet chinois, de mes pantoufles chinoises, de mes pantalons chinois, de mes bas chinois, de ma montre chinoise, et je regarde mon cadran chinois dans la nuit. Demain, j’irai dans la forêt embrasser les arbres et leur dire de ne pas partir, de ne pas se laisser acheter,  aux petites fraises des champs de rester, au marguerites de pousser, et à aux bulbes de ne pas se décourager.

J’enlève mes pantoufles chinoises et je garde mon t-shirt chinois pour m’enfiler dans des draps canadiens. Avec un grand sourire… 🙂 . Mais en éteignant la lampe de chevet, je constate qu’elle est de fabrication chinoise, ainsi que deux meubles. Les RIDEAUX?  Peu importe. Je viens de me laver les mains avec du savon chinois, de me débarbouilletter chinois…

J’ai dû oublier bien des choses. Entre autres le ruban adhésif, les clefs USB, la caméra, …

***

Dodo.

Je me réveille en plein milieu de la nuit. Un flash: le cure-dents! Le contenant était chinois. Je ne sais pas si c’est l’arbre que j’ai embrassé. Ils l’ont multiplié par des millions de petites parcelles pointues.

Fatigué, le lendemain, j’entends la sonnette d’entrée: Ding Dong! Je me précipite. C’est le gars du câble venu installer notre nouveau système de réception de télévision. Il entre avec son terminal chinois, ses fils chinois, ses vêtements chinois, ses bottes chinoises et il se dit fier de travailler pour un autre compagnie fleuron de l’industrie québécoise.

Je le laisse s’installer et je mange des cacahuètes en lisant l’emballage: Chine.

Je sors mes cure-dents et j’ai soudain envie de piquer le gars ici et là, jusqu’à l’assassiner par acupuncture.  Il est penché sur la télé, parle de hockey, et je m’approche avec ma boîte de cure-dents, avec un grand sourire. Il me montre un nouveau canal qui présente de vieux films. On en est à la scène du gars du Motel  qui assassine la dame dans une douche. Les violons raillent et mon gars déraille…

J’ai toujours su qu’un jour les pays ne deviendraient que des motels…

Gaëtan Pelletier

Le Plan Nord: la science fiction à la portée de tous

Le Plan Nord risque de s’avérer une nouvelle de SF version années 50.

Le dernier budget de Monsieur Bachand  comporte des « investissements » dans le Plan Nord.

Traduction : prendre l’argent des contribuables pour engraisser des compagnies volatiles qui viennent prendre des bouchées de vos sols, en extraire l’or, le cuivre, et autres métaux pour fabriquer des gadgets en Chine qui, une fois obsolètes, seront jetés quelque part dans le monde, dans des pays pauvres… qui en ont sous leurs pieds.

Plus les moyens des souliers neufs? Le ministre change ses lacets.

Toujours critiqués, décortiqués, analysés, nous voilà avec un violon monocorde qui grince quand tous les orchestres des partis politiques viennent de passer vous faire le concert de « L’Avenir ».

Il y a 20 ans, l’avenir c’était aujourd’hui…

Ramasser de la brume à la poignée pour faire de l’eau

Le Plan Nord est un ramas de « peut-être » dans un monde de « peut-être ». C’est le puzzle du Titanic monté à coups de marteaux sur les pièces parce que l’Iceberg n’est pas inclus.

Les budgets sont des leurres. La preuve? Après une enfilade de budgets, la dette du Québec, qui était de 173$ milliards de dollars – avec 25 millions d’intérêt par jour – vient de « s’endetter » de 10$ milliards. Encore… D’autres l’estiment à 192$ milliards.

Quand on ne sait pas ce que l’on doit, imaginons ce qu’est la réalité de « l’avoir futur ».

Le Plan Nord n’est qu’un nom suite à un collage  de projets en développement avec une carte d’un monde pas encore violé.

C’est la carte postale électronique d’un avenir incertain et douteux.

Parallèlement à cela, le gouvernement a annoncé mardi qu’il soutiendra le développement d’infrastructures gazières, électriques et ferroviaires, des projets qui ne permettront cependant pas à Ressources Québec d’obtenir des actions des entreprises qui en profiteront.

La société Gaz Métro recevra un soutien de 30 millions $ pour réaliser une étude de faisabilité pour un gazoduc sur la Côte-Nord, un projet de 750 millions $.

Hydro-Québec investira cette année 10 millions $ pour étudier le prolongement du réseau de transport d’électricité vers le Nunavik, au nord du complexe La Grande, ce qui profiterait aux entreprises minières et aux communautés locales.

La Caisse de dépôt et placement du Québec s’associera aussi au Canadien National (CN) pour la construction d’un chemin de fer de 800 km entre le port de Sept-Îles et le secteur au nord de Schefferville, où se trouvent plusieurs gisements.

Le montant de la participation de la Caisse à ce projet de 20 milliards $ n’est pas spécifié, mais le budget indique qu’il s’agira d’une réalisation du secteur privé.

Par ailleurs, à compter du 1er janvier prochain, le gouvernement réduira le crédit d’impôt dont bénéficient les sociétés minières. Source: Cyberpresse

La culture du « mal-faire »

Le Plan Nord est une menterie. Et tous les budgets qui passent sont des calfeutrages de nid-de-poule des manières de faire qui sont désuètes et passées date.

On ne peut pas faire un budget qui nous appauvrit sans cesse en ne modifiant pas les modèles des appareillages gouvernementaux, y compris l’éducation et la « santé ».

Les intouchables!

Ah!

On a enlevé 1% des budgets dans certains secteurs… Aussi bien se couper les cheveux quand on souffre d’obésité.

Toujours les vieilles recettes dans les mêmes marmites : la multiplication des mécanismes de gestion.

Ce qui signifie… davantage de gestionnaires.

C’est génial! On coupe d’un côté et on rallonge de l’autre.

On peut toujours rêver du Plan Nord et des budgets à venir. Qualifiés de responsables…

Si on ne connaît pas l’avenir, on peut au moins connaître le passé : les « responsables » nous ont endettés.

Le Québec est riche. Comme le Congo. Là où on a planté pendant des décennies des régimes de dictateurs toujours et encore disposés  par les rongeurs étatsuniens.

Le résultat est le suivant :

L’intention cachée des États-Unis en Ouganda, en Afrique centrale et dans la Corne de l’Afrique est la conquête du pétrole et des ressources minérales stratégiques. La poursuite de Joseph Kony et la protection des enfants ougandais ne sont qu’un écran de fumée, un prétexte pour une « intervention humanitaire » dans une région où les « guerres civiles » soutenues par les États-Unis (Soudan, Rwanda, République démocratique du Congo, Somalie, Éthiopie) ont fait plus de huit millions de morts au cours des 20 dernières années. Mondialisation.Ca

Vous me direz que ce n’est pas la même chose…

Ah!

Non. Nous n’avons pas 6 millions de morts de guerres intestines. Mais dans une continuation de manière de faire, nous avons tous le syndrome de la Grèce.

Le Plan Nord est un gros miroir pour les sauvages que nous sommes.

Pendant qu’en arrière, les vautours sans âmes s’apprêtent à profiter de la manne lancée par un facturier qui encage notre richesse humaine et sociétaire dans un calcul borgne et discutable.

Mais nous aimons bien discuter… D’un budget à l’autre. D’un projet à l’autre.

Pendant ce temps, les rats dévorent nos richesses collectives.

Chaperon rouge: « Comme vous avez de grands yeux! »

« C’est pour mieux te manger mon enfant »

Gaëtan Pelletier

Mars 2012

 

 

Budget Bachand : remède de cheval par une équipe d’ânes


Le Québec a longtemps vécu au-dessus de ses moyens. Sa situation financière est intenable. Le ministre des Finances pouvait-il faire autrement ? Et si oui, comment ? Sybelpresse

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Le parti libéral a tenté de trouver tout l’amidon  disponible pour recoller les grands morceaux de leur vase grec échappé au ralenti pendant sept ans.

Les politiques à court terme, ou pas de politique du tout – sauf celle de l’asphalte et du serpent keynésien qui se ronge la queue avec l’argent des québécois –  le parti libéral est vraisemblablement le meilleur coureur de fonds aux olympiques de l’auvent couvert. ( Bon! Un petit jeu de mots de temps en temps, ça relaxe un peu…)

Le parti « rouge » porte bien son nom. On en est rendu à cracher le sang de nos portefeuilles.

Un parti de cireurs de souliers de coins de rue…

On frotte la cuirette jusqu’à s’en faire un miroir de Narcisses qui se vautrent dans le pouvoir pour noyer le citoyen.

Du nid de poule au Grand Canyon

Si le parti libéral avait pour tant soit peu être sérieux dans sa démarche, telle que stipulée en 2003, il aurait lentement évité ces « vieilles manières de faire »  tout au long de ses 7 années de « règne ». Comme les garderies à 7$ et le dossier du financement des universités, et des cadres moins « peinturés ». Une œuvre d’art au Louvre des SS… Comme dans tsutt! Silence on tourne.

Il a lancé le Québec dans un vaste programme de « mise en chantier »… Au point tel, ou l’offre était plus forte que la demande. De sorte que les ouvriers et les « ensembles » de l’industrie de la déconstruction se sont gavés du plat à en avoir les babines rouge-à-lèvre.

Comme un petit air sournois de vampires dont les canines sortent même la bouche fermée.

On avait un nid de poule… On a un Grand Canyon.

Et là, on cherche la terre et les camions pour remplir cette béance. Pour faire pire, il ne reste plus qu’un météorite frappant la Terre.

Mais essayez donc de faire un film avec un budget?

Le pas fait et  « l’à faire » …

Le résultat de la brique  reçue avec tous ces fanaux, c’est qu’elle  aurait due être fragmentée avant d’être lancée. En ce sens, tous les gouvernements qui passent ont la manie de sauter la réalité en se disant que pour un mandat, bof!  À force de laisser moisir l’eau et le ciment, ça fossilise un État et le fige.

Et dans le collier de perles de ces mandats, les successifs gouvernements  se renvoient leurs erreurs, leurs lichettes, comme des bouviers en mal de se faire aimer. Et Dieu sait qu’ils ont la langue longue et la gueule d’une grue de chantier.

On se lègue et relègue des chantiers abandonnés.

C’est le peuple qui ramasse les morceaux.

Quant aux « coupures » dans la fonction publique, on verra. Mais il n’y a jamais eu quelque chose à voir dans ces mesures de pastiche de morale. La chorale des petits chanteurs  à voix de bois aurait besoin de cesser de faire du lip-synch…

À vouloir rouler au dessus de la limite permise, M. Charest a pris le clos. Le voilà à tenter de recoller les morceaux du véhicule  accidenté qu’est le Québec.

Les politiciens sèment, les citoyens récoltent.

Mais il n’y a jamais assez de blé pour nourrir un enclos de cowboys pour qui nous sommes des vaches.

La hache 1 du parti Passe-Partout

Et les 220 $ Millions pour l’escouade de l’aiguille? Et toutes ces publicités pour nous annoncer une Shoah québécoise? Et ces salles louées non utilisées? Et les bavures cachées?

Il faudrait se trouver une « Truth One One . Le camouflage est le mensonge gris des ânes a recouvert un énorme tapis avec sept années de poussières.

Oublions la petite balayeuse à succions (budget) pour déloger la crasse. Je ne fais pas que le procès du parti libéral, mais d’une succession de déculottés qui mignardent un peuple au lieu de le respecter. Car le percevoir incapable de comprendre ce qu’il faut pour un Québec en santé financière, c’est faire preuve d’irrespect. Ne rien faire pour le rendre fier et fort, c’est le considérer comme bas et à la hauteur d’un petit représentant de la race canine à dresser.

Un tort à partager

Il n’y a pas que M. Charest de frisé au Québec. Les ânes ont hélas bien des moutons!  Et une filière de journaux et de postes de télévision qui ont la peau épaisse comme un ballon de fête. Avec un petit ruban rose… Même Radio-Canada nous a présenté une barbe-à-papa dans le dossier de ce célèbre H1N1. De quoi se méfier des autres dossiers traités   par la suite.

L’agenouisme (sic)  commence à coûter cher au peuple.

Ne reste plus qu’à trouver un vaccin pour les hachoirs de nos avoirs. Du moins ce qu’il en reste…

On a la tête sur le billot…

On a un passé de bûcherons…

Ce qui me rappelle une chanson :

Laissons-les

Laissons-les

Laissons-les s’aimer…

Je veux bien, mais les rejetons de ces aventures de lit sont bardés de trop de préservatifs pour enfanter.

Au Québec, on fait la culture des fœtus depuis des décennies.

On se croirait dans cirque des années 20 – de l’autre siècle – mais c’est nous qui regardons les fêtards recroquevillés dans le bocal.